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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 22:19

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Dernières nouvelles

A Paris :

La « chasse au foncier » est ouverte dans la capitale

Face à la nécessité de créer des logements, État, Ville, promoteurs et architectes rivalisent d'ingéniosité pour exploiter les dernières pépites foncières de la capitale...

À Paris, «une énorme partie du foncier relève du patrimoine public et la carte des opportunités foncières n'existe pas», prévient Michel Korsakoff, secrétaire général du Club des développeurs immobiliers et fonciers d'Ile-de-France (CDIF). Si le plan local d'urbanisme (PLU) donne des pistes aux quêteurs de foncier, la mutation des sites reste difficile à prévoir. Aussi, quand une pépite foncière est enfin identifiée, «on se retrouve tous, en tant que promoteurs, sur les mêmes projets, raconte Véronique Guillemin, présidente du CDIF. La surenchère est devenue très difficile à mesurer...» Au-delà de 3000 €/m2 SHON (Surface hors œuvre nette, c'est-à-dire réellement constructible), le prix du foncier s'envole. Dans une des dernières vastes friches parisiennes, au cœur du nouveau quartier des Batignolles (XVIIe), la Ville de Paris a cédé, fin 2010, à Cogedim, un terrain à 3 800 €/m2 SHON. Des appartements s'y sont vendus sur plan plus de 8000 €/m2. Leur livraison est prévue en 2012, dans cet éco-quartier économe en énergie. Certains immeubles culmineront à 50 mètres, au-delà des 37 mètres jusqu'à présent autorisés. Le futur tribunal de grande instance atteindra même 200 mètres sur un ancien terrain de la SNCF. Des altitudes réputées énergivores, mais qui pourraient être autorisées par les dernières modifications du plan local d'urbanisme, actuellement soumis à enquête publique.

A Paris, le foncier se cherche un avenir en hauteur. Mais un avenir aussi social. Dans le XIe, boulevard de Charonne, 8000 m2 d'un ancien site industriel accoucheront de 100 logements sociaux en 2014. D'ici là, dans le XIIIe, une Eco Zac fleurira sur le site de l'ancienne gare de marchandises de Rungis, qui mêlera bureaux, logements et équipements sociaux. Dans la chasse au foncier, les ZAC (zones d'aménagement concerté) se taillent, on l'aura compris, la part du lion. Les logements sociaux aussi. Et pourtant, en 2001, seul le vaste ensemble de Paris rive gauche était une zone d'aménagement. Les équipes de l'adjoint au maire de Paris chargé du Logement, Jean-Yves Mano, sont à l'affût de la moindre parcelle. Le service d'intervention foncière de la direction de l'urbanisme n'hésite pas à préempter. «A condition de motiver ce droit de préemption par un projet de logement social ou d'intérêt général, y explique-t-on. En 2010, 11.831 déclarations d'intention d'aliéner (DIA) ont ainsi été instruites. Mais 2736 dossiers seulement ont été étudiés à la loupe, qui ont donné lieu à 68 préemptions.» C'est bien moins qu'en 2009 (93), et surtout qu'en 2008, où 146 préemptions avaient été décidées... La Mairie fait, elle aussi, les frais de la flambée des prix, malgré un budget annuel pour les préemptions de 100 millions d'euros. Dans la VIIIe, le service d'intervention foncière a renoncé à acquérir un immeuble, trop cher.

Paris pourrait rattraper dès 2014 son retard dans le logement social, avec six ans d'avance sur le calendrier. «10% de l'espace parisien sont en mutation urbaine, évalue Jean-Yves Mano. Mais une centaine d'autres parcelles peuvent faire l'objet de négociations, sur lesquelles nous pourrions envisager 15.000 logements...» La Mairie a dressé, depuis quelques années, la liste d'une quarantaine de garages de réparation de voitures... Rue de la Pompe, dans le XVIe, Renault en a cédé un à la Sodearif, filiale de Bouygues. Un autre, avenue Mozart, devrait suivre le même chemin... À chaque fois, la Mairie négocie des logements à loyer modéré, au moins sur la moitié du programme. Promoteurs privés et bailleurs publics travaillent toutefois de concert. Malgré les tensions politiques, dans le XVIe, plusieurs autres chantiers, bloqués depuis des années par des recours de riverains, devraient parallèlement aboutir, ces recours s'épuisant. À la clé, des logements, notamment sociaux.

Engagé dans une politique de cession immobilière, l'Etat apporte sa pierre à la métamorphose du foncier parisien. Selon Jean-Martin Delorme, à la direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL), « en 2009, l'Etat a débloqué du foncier afin que puissent être construits 329 logements, dont 194 sociaux. En 2010, cette participation a progressé, pour que soient produits 1302 logements, dont 859 sociaux. » En 2011, l'État aura consacré au logement parisien une plus grosse enveloppe (100 millions d'euros) que pour les régions Paca et Rhône-Alpes réunies.

 

Des immeubles au-dessus de dépôts de bus

Rien ne se ferait toutefois sans la SNCF, la RATP et Réseau ferré de France (RFF). Le patrimoine foncier de la SNCF ? 156 hectares. Celui de la RATP ? 260 hectares. Quant à RFF, c'est le deuxième propriétaire foncier de France avec 103.000 hectares de terrains. «La RATP n'a aujourd'hui plus de terrains vides», assure pourtant Rémi Feredj, directeur des espaces et du patrimoine de la RATP, qui a permis, dans les années 90, la construction de programmes à Montsouris, dans le XIXe, dans le XVIIe et le XXe. Et pourtant, aujourd'hui, boulevard Jourdan, la RATP collabore encore avec la Ville de Paris pour 200 logements sociaux et 350 logements d'étudiants. Les immeubles s'élèveront au-dessus d'un dépôt de bus. Une prouesse technique. «Ici, dans le XXe, face à nos bureaux, nous allons enterrer un autre dépôt, puis édifier au-dessus des bureaux, un collège et une crèche», ajoute Rémi Feredj. La RATP maintient donc dépôts et ateliers dans Paris, mais imagine un nouveau foncier, tout en superpositions et juxtapositions. Rue Desnouettes (XVe arrondissement), 47 logements surgiront derrière une unité opérationnelle de la ligne 12 du métro. Conformément à un contrat de performance avec l'Etat, RFF s'est engagé à mobiliser son foncier pour 1,2 milliard d'euros sur cinq ans, entre 2008 et 2012. Objectif: créer 15.000 logements en France. Un opérateur privé, Pitch Promotion, a par exemple déjà remporté, fin 2010, un site RFF, rue Castagnary (XVe arrondissement). D'autres sites ferroviaires pourraient encore muter, dans les XIIe, XVIIIe, et XIXe arrondissements. En tout, «1million de mètres carrés SHON à quinze ans», assure-t-on chez RFF. En attendant, dans le XIXe, une nouvelle gare Eole-Evangile verra le jour avec, en prime, 27.000 m2 de bureaux et 1000 m2 de commerces.

En attendant, pour libérer plus de foncier plus vite, des experts, jusqu'à l'Etat, réfléchissent à des mesures fiscales. Ils songent à inverser le régime des plus-values et à taxer les détenteurs de parcelles refusant de les vendre. La taxe sur le foncier non bâti est peu efficace. « On pourrait réfléchir à augmenter la taxe foncière sur les terres urbanisables », suggère Pascale Poirot, présidente du Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal). Certains évoquent une taxe sur la densité minimale. De plus iconoclastes imaginent « d'ajouter un étage aux immeubles de Paris, peu dense car très protégé », évoque Henry Buzy-Cazaux, président d'honneur de l'Institut du management des services immobiliers.

La ville d'Haussmann a longtemps obéi à un idéal de ville moins dense, difficile à concilier avec le foncier en hauteur des urbanistes du XXIe siècle. « On pourrait aussi songer à une rationalisation des recours, souvent abusifs, qui entravent les projets de construction », défend-il. Une idée qui mobilise les acteurs de tous bords de l'univers impitoyable du développement foncier. (Article de Anne-Sophie Cathala-Le Figaro Magazine du 26-03-2011).

 

La misère des églises parisiennes

Ceux qui ont l’habitude d’emprunter la rue de Rivoli auront peut-être remarqué cette façade noire comme du charbon et recouverte de filets. Adossée au lycée Charlemagne, il s’agit de l’église Saint-Paul-Saint-Louis (4e). « Le seul bâtiment qui n’a pas été restauré entre Bastille et la Concorde, râle le père Dominique Renard, curé de la paroisse. On a refait la tour Saint-Jacques, l’hôtel de Sully, mais pas nous ». En 2008, un bloc de pierre de 10 kilos a chuté sur la voie publique. Le fronton sommital a été emmailloté, puis plus rien. Impossible de faire mieux, expliquait-on : la restauration de l’église Saint-Sulpice (6e) pompait encore le budget de la Ville. Face au péril, les travaux sont finalement prévus pour février prochain. Dix-huit mois et 4 millions d’euros – le prix d’une crèche. Et encore, il s’agit uniquement de retaper la façade. Le colmatage des infiltrations d’eau dans la coupole ne sont pas à l’ordre du jour. Ni la mise aux normes du système électrique, alors que sa vétusté empêche d’éclairer correctement un tableau méconnu de Delacroix.

La liste est longue des églises mal en point. Saint-Louis-en-l’Ile (4e) est enveloppée de filets et l’herbe pousse entre les pierres. La Madeleine (8e) est emmaillotée, comme le clocher très dégradé de Saint-Pierre-de-Montrouge (14e) et les sculptures de l’église 1930 du Saint-Esprit (12e). La coupole de Saint-Augustin (8e), chef-d’œuvre de Baltard, est protégée de l’intérieur. Son baldaquin, jadis doré, également. Les peintures de Notre-Dame-de-lorette (9e), emblème du quartier de la nouvelle Athènes, sont couvertes de pansements à la suite d’infiltrations. Les cloches devenues dangereuses de Saint-Jacques-Saint-Christophe-de-la-Villette (19e) ont cessé de sonner. Un contrefort de Saint-Gervais (4e) présente des signes de faiblesse… Et pour tous ces éclopés, pas de travaux programmés. « Même si one ne répare pas immédiatement, on protège tous les bâtiments », rassure Laurence Fouqueray, architecte rattachée au bureau des édifices culturels et historiques de la Ville de Paris.

On le sait peu, mais c’est à la municipalité qu’incombe l’entretien de ce patrimoine. Par le Concordat (1801), puis par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, elle est propriétaire des édifices religieux construits avant 1905. Au total, 96 : 85 églises catholiques (hors Notre-Dame, à la charge de l’Etat), 9 temples protestants et 2 synagogues. Lourde tâche dont Bertrand Delanoë, lors de son premier mandat (2001-2008), s’est honorablement acquitté. Comme son prédécesseur Jean Tiberi, il s’est intéressé aux bâtiments qui se voient : la tour Saint-Jacques (vestige de l’église Saint-Jacques-de-la-Boucherie détruite en 1793), ultra centrale ; Saint-Eustache (1er), ultra dynamique par sa programmation musicale ; Saint-Sulpice, ultra visitée par les lecteurs de « Da Vinci Code », et qui vient de retrouver sa tour nord. Mais il y a mis plus d’argent : 80 millions d’euros, trois fois plus que la candidature précédente. Et les décors intérieurs ont aussi eu leur lot de restauration : autels (Saint-Paul-Saint-Louis), chapelles (Saint-Eustache), quelques-uns des 130 orgues (Saint-Jean-de-Montmartre, 18e)… Une quarantaine d’opérations au total. Années fastes.

On n’en dira pas autant du deuxième mandat. Crise oblige, la direction du Patrimoine a dû faire un trait sur plus de 35 millions d’euros. « On a pu engager six projets, explique Laurence Fouqueray. On espérait le double. » De quoi finir Saint-Sulpice et partager les investissements avec les autres cultes (la rénovation de l’oratoire du Louvre, protestant, est prévue pour 2011, et celle de la grande pagode du bois de Vincennes, bouddhiste, pour 2012)… Et pallier le plus urgent : la façade de Saint-Paul-Saint-Louis qui s’effrite, les murs de Saint-Germain-de-Charonne (12e) qui s’effondrent. Cette ancienne église de village, rendue célèbre par une scène des « Tontons flingueurs », glisse sur son instable promontoire de gypse. Fermée au public en décembre dernier, et maintenue debout par un « corset » intérieur, elle devrait bénéficier de lourds travaux (4 millions d’euros) dès 2011.

Faute de moyens, c’est donc l’urgence qui préside au destin des édifices. Saint-Philippe-du-Roule (8e) dont la chapelle de la Vierge prend l’eau les jours de pluie, pourrait bénéficier d’un coup de pouce. « L’affaire est en cours, nous n’avons pas les 4 millions d’euros pour financer les travaux, mais nous avons demandé 500 000 euros supplémentaires pour protéger les toits », annonce Danièle Pourtaud, adjointe au maire en charge du Patrimoine. Réponse lors des arbitrages du Conseil de Paris. Et pour l’accessoire (décors intérieurs), lumières…) ? Recherche mécènes désespérément ! Parfois ça marche : la Ville vient d’obtenir un million d’euros de la fondation Sisley pour restaurer la précieuse fresque de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption (1er), grâce à la communauté polonaise parisienne qui la fréquente. Mais Notre-Dame-de-Lorette, qui n’a pas cette chance, n’a toujours pas mobilisé la générosité. « 96 églises, dont au moins 10 ont la taille de cathédrales de province, comme la basilique du Sacré-Cœur, Saint-Eustache ou Saint-Sulpice, c’est potentiellement un gouffre financier !, explique Laurence Fouqueray. Les toitures, les façades, la sécurisation des œuvres… C’est infini. » « Pour le stade Jean-Bouin, on ne cherche pas de mécènes !, rétorque Didier Rykner, fin connaisseur du patrimoine qui s’apprête à publier dans sa « Tribune de l’Art » une série sur les églises parisiennes. Avec ces 200 millions d’euros qui lui sont affectés, on pourrait restaurer toutes les églises parisiennes ! » Question de priorité (Article Morgane Bertrand-PARIS actus 2011).

 

L’hôtel du Grand-Veneur reconverti en logements

Situé au 60, rue de Turenne (3e), l’hôtel du Grand-Veneur, prestigieux hôtel particulier du Marais datant du 17e siècle, va connaître une nouvelle vie. Acquis auprès d’une société d’investissement espagnole pour un prix non indiqué, le bâtiment, construit en 1637 pour Hennequin, duc d’Ecquevilly, capitaine général de la vénerie du roi, et protégé au titre des monuments historiques depuis 1925, va être transformé en appartements. Cet hôtel particulier qui a abrité jusqu’en 2007 la salle d’exposition d’un fabricant de salles de bain, se compose de trois corps de bâtiments formant un U autour d’une importante cour pavée, l’ensemble présentant actuellement une surface globale de 3 380 mètres carrés et disposant de 56 emplacements de parking. Il s’agit d’une opération privée, mais les investisseurs auraient accepté, après négociations avec la Ville de Paris, de « pratiquer des loyers modérés sur une partie des logements en location ». (Revue de l’Habitat-Février 2011).

 

La nouvelle vie d’un hôtel particulier

Restructurer un bâtiment du XVIIe siècle pour y abriter des bureaux modernes et les nouvelles technologiques qu’ils nécessitent, le défi architectural est réel. C’est ce qui vient d’être fait à l’hôtel de La Salle, à l’initiative du fonds d’investissement Cartyle Real Estate. Rue de l’Université, dans le VIIe arrondissement de Paris, ses 1 600 mètres carrés viennent d’être entièrement restaurés. Systèmes électriques, réseaux informatiques, ventilation, chauffage, tout a été repensé en préservant l’esthétique et la qualité architecturale de ce bâtiment classé. (Article Le Figaro-Avril 2011).

 

Une halle réhabilitée à Paris 3e

Les démolitions achevées, la structure métallique du Carreau du Temple, à Paris IIIe, révèle toute sa finesse. Réhabilitée dans l’esprit d’origine, maçonneries en briques exceptées, la halle aux cuirs, édifiée en 1865 et inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, accueillera un espace culturel et sportif. Les fouilles archéologiques dues à la présence de l’ancien cimetière de l’église Sainte-Marie-du-Temple dureront jusqu’en novembre, Maître d’ouvrage : Ville de Paris, Architecte : Studio Milou. Entreprises : Pradeau-Morin, Eiffel.

 

Paris-Aubervilliers : le canal Saint-Denis sera réaménagé

Les architectes paysagistes Gautier+Conquet ont été retenus parmi six équipes pour aménager les berges du canal Saint-Denis entre le pont de Stains à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) et le carrefour des canaux de La Villette (Paris XIXe). L’appel d’offres restreint a été lancé par un groupement de commandes réunissant Plaine Commune, la Semavip et la Ville de Paris, celle-ci assurant la maîtrise d’ouvrage déléguée.

Sur 1,6 km, Gautier+Conquet, mandataire d’une équipe également composée des BET OGI et Soberco Environnement et de l’éclairagiste d’Agache Argod, propose un projet évolutif fait de séquences qui rythment le linéaire en préservant les caractéristiques des lieux traversés par le canal : plaine maraîchère des Vertus ou ZAC Claude-Bernard.

 

Jardins partagés

« Parmi nos intentions : diversifier les pratiques le long du canal (se promener, s’installer, jardiner), préserver des fonctions liées à la navigation, laisser se développer le vivant (faune et flore) dans cet univers très minéral », explique Stéphane Conquet. Des jardins partagés – référence à l’histoire maraîchère du site – jouent à la fois un rôle environnemental, social et mémoriel. Fonction pédagogique et urbaine, ils retournent la ville vers le canal. Le projet Gautier+Conquet établit une continuité urbaine, estompant les limites administratives Paris/Banlieue. « Créant une nouvelle respiration verte pour les territoires du nord et de l’est de la métropole parisienne, ce projet assure la mutation en douceur des berges, ce qui permet aux riverains de se réapproprier ces zones urbaines trop longtemps délaissées », souligne Marie-Anne Belin, directrice générale de la Semavip. Les travaux devraient débuter en 2012 pour être livrés en 2013. Coût 9,6 millions d’euros HT pour 19000 m² à aménager. (Article Hervé Guénot-Le Moniteur-22-04-2011).

 

1er arrondissement

265 rue Saint-Honoré

DP-075-101-11-P-0002 – Date d’enregistrement : 06-01-2011.

Pét. : M. TERRIEN Gérard, COUR DES COMPTES.

Remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures du bâtiment Saint-Honoré. Le remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures sur un immeuble récent, sans intérêt, n’appelle aucun commentaire.

 

2e arrondissement

12 rue Saint-Augustin – 2 rue de Gramont

PC-075-102-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 18-02-2011.

Pét. : M. Alain KOCER, Société des Hôtels Métropole. — Arch. : M. Nicolas CHEVRON, Route de Saint-Hilaire, 78910 BEHOUST.

Restructuration d’un hôtel de tourisme de 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol, sur rues et cour, avec démolitions partielles de planchers pour reconstruction à tous les niveaux, décaissement pour l’extension du 2e sous-sol, ravalement des façades sur cour avec suppression de la gaine d’ascenseur, démolition de la toiture de la cour à rez-de-chaussée pour l’implantation d’un plancher de verre surplombant la piscine en sous-sol, modification des circulations verticales, de la devanture côté rue de Gramont, et création d’un châssis de désenfumage en toiture. S.H.O.N. à démolir : 143 m2. S.H.O.N. créée : 143 m2. S.T. : 289 m2.

La rue Saint-Augustin (ancienne rue Neuve Saint-Augustin) relie la rue de Richelieu à l’avenue de l’Opéra. Ouverte en 1650, se terminait alors à la rue de Gaillon.

La rue de Gramont, ouverte en 1705 sur l’emplacement de l’hôtel de Gramont, d’abord appelée rue de Grammont, non rectifiée en 1830.

A l’angle des rues Saint-Augustin et de Gramont, l’immeuble de facture sobre, mais ne comportant aucun élément remarquable, ni intérieurement, ni sur ses façades, pourra très bien supporter les travaux envisagés sans altérer l’harmonie du carrefour.

 

1 place Boieldieu – 1 rue Favart – 2 au 4 rue Grétry

PC-075-102-11-V-0012 — Date d’enregistrement : 25-02-2011.

Pét. : Mme Sabrina BARINET, Sté Rotiss’ Express.

Mise en peinture de la devanture d’un établissement de restauration rapide. Immeuble concerné par une inscription à l'ISMH en date du 11-08-1975.

La place Boieldieu, ouverte en 1780 sous le nom de la Comédie-Italienne, s’est appelée des Italiens de 1816 à 1852, année où elle a reçu le nom du compositeur Boieldieu (1775-1834).

Hôtel de Choiseul-Stainville et Opéra-Comique – L’îlot compris entre les rues de Richelieu, Grétry, de Gramont et le boulevard occupe les terrains du vaste hôtel de Choiseul-Stainville construit en 1706. Au n° 1 de cette place naquit en 1824 Alexandre Dumas fils. (J. Hillairet).

Les travaux de mise en peinture de la devanture d’un établissement de restauration envisagés n’appellent aucune remarque, malgré qu’ils portent sur un immeuble concerné par une ISMH. La mise en peinture est de toute façon une intervention réversible. L’aspect de la place a déjà été saccagé par l’édification de bâtiments qui ne respectent absolument pas les règles d’urbanisme et de protection du patrimoine en vigueur.

 

16 rue des Jeuneurs

2e arr. (PC-075-102-11-V-0006). — Date d’enregistrement : 04-02-2011.

Pét. : M. Thierry PICARD BLEU, S.C.I. JEUNEURS 16.

Changement de destination partiel de locaux de bureau du rez-de-chaussée au 3e étage, en habitation (4 logements créés) avec démolition partielle de la toiture pour la création d’un jardin, pose de châssis de toit et ravalement de la façade avec modification des baies à rez-de-chaussée. S.H.O.N. à démolir : 71 m2.

La rue des Jeuneurs tient son nom de la « rue des Jeux-Neufs », car au XVIIe siècle des jeux de boules viennent d’être établis sur cet ancien chemin de ronde entre l’enceinte de Louis XIII (les grands boulevards sont à l’emplacement des fossés) et celle de Charles V (l’ancien nom de la rue d’Aboukir était la « rue des Fossés-Montmartre ».

L’ancienne rue des Jeux-Neufs allait de la rue du Sentier à la rue Montmartre, tandis que la section entre les rues Poissonnière et du Sentier portait le nom de « Petite rue Saint-Roch » avant de fusionner en 1846.

Les travaux prévus n’appellent pas de commentaire particulier. L’environnement a été très dégradé par l’adaptation des immeubles aux activités liées au textile. Ces activités quittant progressivement le quartier, de nombreux immeubles se reconvertissent pour l’habitation.

 

1 au 2 galerie Feydeau – 17 au 21 galerie Montmartre – 1 au 2 galerie Saint-Marc

PC-075-102-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 15-02-2011.

Pét. : M. MOREL, CABINET DIMORA. — Arch. : M. CROUE François, 17, rue Victor Duruy, 75015 PARIS.

Ravalement des façades sur rue. Immeuble concerné par une inscription à l'ISMH en date du 07-07-1974.

Les travaux de ravalement concernent la façade de l’immeuble sur la rue Saint-Marc, d’où partent les trois galeries Feydeau, Montmartre et Saint-Marc.

L’immeuble « des années 30 » est postérieur à la création des galeries qui ont été maintenues. La façade en parement de pierre a effectivement besoin d’un bon nettoyage. Pas de remarque particulière.

 

3 arrondissement

75 rue des Archives

PC-075-103-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 25-02-2011.

Pét. : M. TUCHMANN Philippe. — Arch. : M. FOUSSARD Vincent, 24, rue Dombasle, 75015 PARIS.

Changement de destination d’un local artisanal à rez-de-chaussée sur cour en habitation avec remplacement d’une fenêtre (1 logement créé).

Au n° 75, les travaux envisagés ne concernent que la cour. Ils ne présentent aucun inconvénient.

 

4e arrondissement

6 au 8 rue Massillon – 10 rue du Cloître Notre-Dame

PC-075-104-11-V-0007 — Date d’enregistrement : 01-02-2011.

Pét. : M. Gérard LEROY, ASSOCIATION DIOCESAINE DE PARIS. — Arch. : CABINET HERVE MONTAUFFIER, 141, bd Murat, 75016 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment socio-cultuel du rez-de-chaussée au 7e étage sur un niveau de sous-sol partiel avec création de trémies d’ascenseur et d’escalier, percements de murs porteurs, création d’une toiture-terrasse végétalisée après démolition de la toiture, construction d’un bâtiment de liaison sur cour, surélévation de 3 étages du bâtiment à rez-de-chaussée et démolition de sa façade et modification de la façade sur rue. S.H.O.N. à démolir : 72 m2. S.H.O.N. créée : 324 m2. S.T. : 1 156 m2.

La rue Massillon tient son nom du célèbre prédicateur, auteur du « Petit Carême » (1663-1742).

Au n° 8, hôtel Roger de Gaillon occupé, depuis 1455, par la maîtrise de la cathédrale. Reconstruit en 1740, il a toujours la même affectation. (J. Hillairet).

La rue du Cloître Notre-Dame, qui longe la cathédrale Notre-Dame au nord, doit son nom au cloître qui s’y trouvait, habité par les chanoines.

Au n° 10 de la rue du Cloître Notre-Dame et aux 6 et 8 rue Massillon, les travaux envisagés ne dégraderont pas la façade côté Cloître Notre-Dame, ni la façade principale rue Massillon, seul un doute subsiste pour le n° 6 qui doit être modifié. Sur le trottoir de la rue du Cloître Notre-Dame, des immeubles de la Préfecture de Police ne s’inscrivent pas dans l’environnement de la cathédrale.

 

5e arrondissement

89 rue Monge

PC-075-105-11-V-0001 – Date d’enregistrement : 07-01-2011.

Pét. : Thierry DE SAINT-LEGER, S.N.C. FONCIERE SUFFREN – Arch. : M. Christian COURTOIS, 27, av. Pierre Brossolette, 94300 VINCENNES.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur un niveau de sous-sol sur rue et jardin à usage d’habitation (3 logements) et de commerce (32 m²), après démolition du bâtiment existant de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol. S.H.O.N., à démolir : 201 m². S.H.O.N. créée : 311 m². S.T. : 104 m².

Sur une parcelle de 7 m de large, le bâtiment à démolir forme une dent creuse. Le dossier consulté à Morland explique le parti architectural envisagé dans la nouvelle construction qui comportera 5 étages: continuité du front bâti, simplicité dans l’expression de la façade, largement vitrée. La partie non construite de la parcelle restera en jardin pleine terre. L’architecture de l’immeuble est plutôt décevante car elle s’applique plus à un immeuble de bureaux qu’à celle destinée à l’habitation.

 

61 rue Lhomond – 4 square Vermenouze

PC-075-105-11-V-0002 – Date d’enregistrement : 11-01-2011.

Pét. : Mme Gaëlle Monique BAZENERVE – Arch. : M. Jacques METAILIE, 87, rue Pascal, 75013 PARIS.

Changement de destination d’un local commercial à rez-de-chaussée sur rue en habitation (1 logement créé) avec modification de la façade. D’après le dossier consulté à Morland, divers travaux vont être faits à l’intérieur de l’ancien local commercial. Les travaux les plus significatifs décrits vont se situer sur la façade de l’immeuble, en rez-de-chaussée : dépose des anciennes menuiseries et du mur de façade provisoire, mise en place de menuiseries métalliques, pose d’une porte pleine en chêne naturel vernie, pose d’un treillage métallique de couleur vert sombre.

 

7e arrondissement

278 boulevard Saint-Germain – 109 rue de Lille

PC-075-107-11-V-0005 – Date d’enregistrement : 03-02-2011.

Pét. : M. MALANDAIN Vincent, STE THELEM ASSURANCES – Arch. : M. HERAULT Vincent, 1 bis, rue Omer Talon, 75011 PARIS.

Réhabilitation d’un immeuble de bureau de 6 étages sur rues avec changement de destination du rez-de-chaussée et du sous-sol en commerce, déplacement d’un ascenseur et création de trémies d’escalier à tous les niveaux, transformation d’un local technique en sous-sol en réserves commerciales, ravalement des façades avec remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, création d’une devanture en applique à rez-de-chaussée et d’un châssis de désenfumage en toiture. S.H.O.N. à démolir : 65 m², créée : 54 m². Bel immeuble, de type post-haussmannien, bien entretenu. Nous espérons que les menuiseries extérieures qui doivent être changées le seront en bois et non en PVC. Quant à la création de la devanture, elle va sensiblement changer le rez-de-chaussée de l’immeuble.

 

8e arrondissement

76 au 78 avenue des Champs-Elysées – 59 rue de Ponthieu

PC-075-108-10-V-0015-01) – Date d’enregistrement : 18-02-2011.

Pét : M. Ludovic RODHAIN, SAS CONSORTIUM PARIS BUREAUX – Arch : Cabinet FARCOT & ASSOCIES, 112-114 rue La Boétie 75008 PARIS

Construction d’une mezzanine au 1er niveau de sous-sol d’un local commercial après démolition de la mezzanine existante – SHON à démolir : 918 m², créée : 616 m² - Immeuble ISMH en date du 21-03-91.

C’est le modificatif du PC initial, affiché, concernant la réhabilitation de locaux commerciaux d’un étage sur 2 niveaux de sous-sol sur rue, cour, galerie avec démolition partielle et reconstruction de planchers. Modification de façade au RDC et 1er étage sur rue et galerie. Beaucoup de travaux, a priori entamés si on en croit les sacs de gravas côté rue de Ponthieu. Les lieux ne sont pas accessibles car internes à la galerie ou en sous-sol. Rien à dire de plus.

 

23 avenue George V – 3 impasse du docteur Jacques Bertillon

PC-075-108-11-V-0004 – Date d’enregistrement : 07-02-2011.

Pét : M. FELLOWS Peter, Culte de la Cathédrale Américaine de la Sainte-Trinité – Arch : M. BERTHIER Gilles, 48 bis rue Louis Rolland, 92120 MONTROUGE – Réhabilitation d’un lieu de culte avec extension du bâtiment à RDC en limite séparative, modification des ouvertures sur cloître et sur avenue, création de 2 rampes extérieures pour personne à mobilité réduite, création de trémies d’ascenseur, extension du 1er niveau de sous-sol et création d’un 2e niveau de sous-sol à destination de salle de cours et de réserves, création d’un ascenseur extérieur sur avenue, modification de la grille sur avenue et ravalement des façades de la galerie et sur cloître. Immeuble ISMH en date du 27-08-1997. SHON à démolir : 33 m², créée : 400 m²

Histoire : Les travaux de construction de la Cathédrale américaine de Paris débutèrent en 1881 d'après les dessins de l'architecte anglais George Edmund Street. L’église de style néo-gothique fut inaugurée en 1886. La flèche fut construite en 1904-1906 par Arthur Edmond Street, après le décès de son père. En 1911, construction du presbytère par l'architecte Pett et installation en 1923 d'un mémorial aux soldats américains. Les 42 vitraux de l'église ont été réalisés par le maître verrier James Bell de 1883 à 1893 sur le thème du Te Deum.

Précisions : la Cathédrale et son clocher ainsi que la galerie couverte bordant la façade sud de l'église sont classés monuments historiques.

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 05-04-2011, a demande que le projet de modification des circulations soit revu dans un sens plus respectueux de l’existant, en particulier en ce qui concerne la galerie de cloître latérale, dont le sol et les emmarchements seraient démolis pour faire place à une rampe très mal adaptée au lieu. Elle s’est également prononcée contre la création de surfaces en sous-sol, dont les lanterneaux d’éclairage dénatureraient la petite cour-jardin. Après consultation du dossier à Morland, il s’agit surtout de mise en conformité du site avec les normes PMR et de sécurité, qui ne touchent pas les parties classées de la cathédrale, sauf pour la façade, mais le style architectural du bâtiment sera conservé. On en profite pour étendre les espaces en sous-sol. La seule modification visible sera liée à la création d’une cage d’ascenseur en fond de patio mais sera invisible de la rue. Notre rapporteur se réserve le droit de ne pas être tout à fait d’accord avec le vœu de la Commission du Vieux Paris.

  

92 avenue des Champs-Elysées – 2 rue de Berri

PC-075-108-09-0025-02 – Date d’enregistrement : 15 -02-2011.

Pét : M. Franck DATTEE, Société Foncière Lyonnaise – ARCH. : SARL d’Architecture Cortes Associés, 42 av Montaigne 75008 PARIS – Modification partielle d’aspect extérieur à rez-de-chaussée, réaménagement avec changement partiel de destination d’habitation et de commerce en bureau et de bureau e commerce. SHON démolie : 3558 m² - SHON créée : 3331 m² - ST : 1364 m – modificatif aux PC 108-09-V-0025 et 108-08-V-0025-M1 délivrés les 23-10-2009 et 15-10-2010

Immeuble protégé au titre du PLU : Quartier des Champs-Elysées. Immeuble de rapport construit en 1898 par l'architecte Paul Friésé. Il a subi des modifications successives dès 1926 (décor commercial à rez-de-chaussée) et 1934 (transformations extérieures et intérieures) mais reste par sa volumétrie imposante l'un des immeubles les plus marquants dans le paysage des Champs-Elysées. Remarquable porte piétonne conservée. (Texte DHAAP-01-10-2009).

Dans sa séance du 01-10-2009, la Commission du Vieux Paris avait émis le vœu que soient conservées et restaurées les menuiseries à petit bois d’origine de l’immeuble bâti par Friésé pour le papetier Paul Darblay en 1897-98, qui participent à la définition stylistique et à la qualité architecturale de cet édifice caractéristique des grands immeubles des années 1900. (Mairie de Paris-BMO Octobre 2009).

Actuellement la façade sur les Champs est entièrement bâchée. On peut espérer que la CVP suit les travaux relatifs à ce modificatif n° 2.

 

9e arrondissement

7 au 9 rue Boudreau – 22 au 24 rue de Caumartin – 2 au 6 square de l’Opéra-Louis-Jouvet

PC-075-109-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 23-02-2011.

Pét. : M. COHEN Georges, S.A. GOUPAMA IMMOBILIER. — Arch. : M. FRANCOIS Alain, 112-114, rue La Boétie, 75008 PARIS.

Modification de la façade d’un local commercial à rez-de-chaussée sur cour. Immeuble concerné par une inscription à l'ISMH en date du 13-06-2005.

La rue Boudreau fut ouverte en 1779. Au n° 7, emplacement de l’hôtel du Comte d’Imécourt, construit sur un marais, démoli au XIXe siècle. (J. Hillairet).

Il s’agit du pâté de maisons incluant le théâtre de l’Athénée. Une cour, derrière le théâtre, donne sur la rue Caumartin, mais non accessible. Du fait que les travaux concernent un local sur cour, il ne devrait pas y avoir de problème.

 

19 rue des Martyrs

PC-075-109-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 04-02-2011.

Pét. : M. LINHARDT Joël, OEUVRE NOUVELLE DES CRECHES PARISIENNES. — Arch. : M. DAVID Thibaut, 44, rue Bouret, 75019 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 2 étages + combles sur un niveau de sous-sol partiel en fond de parcelle en vue de l’installation d’une crèche (66 berceaux), avec démolition et reconstruction d’une annexe à rez-de-chaussée, modification des liaisons verticales, rehaussement partiel du plancher du 1er étage, création d’une toiture-terrasse au 1er étage, ravalement des façades, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, modification des ouvertures en toiture et création d’une aire de jeux. S.H.O.N. à démolir : 66 m2, créée : 46 m2.

Dans sa séance du 05-05-2011, la Commission du Vieux Paris a présenté et examiné le projet de restructuration d’un pavillon de la fin du XIXe siècle accueillant aujourd’hui une école et protégé au titre du PLU. Le bâtiment sur rue remontant à la fin du XVIIIe siècle a été surélevé de deux étages bas de plafond, révélateur de la spéculation qui a conduit à la densification du quartier dans la première moitié du XIXe siècle. On peut comparer la façade avec sa voisine du n° 17 qui a conservé son gabarit initial. Le porche mène à une cour plantée sur laquelle donnent deux pavillons dont celui de devant remonte sans doute à l’origine. C’est là qu’habita le député saint-simonien Jacques-Antoine Manuel (1775-1827) qui laissa son nom à la rue d’en face. Le second pavillon datant probablement du Second Empire au fond de la cour-jardin abrite une école maternelle et élémentaire. Ancien siège de la Revue Blanche dans un entresol sur cour.

 

19 rue des Martyrs (suite)

Protégé de la rue des Martyrs par deux cours qui séparent des immeubles de rapport construits entre la fin du XVIIIe siècle et les années 1860, le pavillon de pierre et briques polychromes de fond de parcelle est probablement ajouté dans les années 1880. Il a perdu la presque totalité de son décor lors d’une première transformation en école élémentaire, et doit être à nouveau modifié pour accueillir une crèche.

Afin de rendre le nouvel équipement conforme aux règles en vigueur en matière d’accessibilité et de sécurité – draconiennes pour ce type de programme – il est prévu de modifier profondément la distribution et les circulations verticales. L’usage du perron d’entrée étant à présent jugé impossible, le projet prévoit l’inversion des accès et l’entrée par un nouveau hall sur le côté du pavillon. Cette nouvelle entrée serait desservie par un escalier extérieur, complété par un élévateur pour fauteuils. Ce dispositif gagné sur la cour serait couvert d’une marquise et protégé par des garde-corps rehaussés. L’escalier d’origine serait quant à lui redoublé par un second, et son départ retourné pour s’adapter à la nouvelle distribution. (Mairie de Paris-Texte DHAAP-05-05-2011).

La Commission a demandé, dans sa séance du 05-05-2011, que le projet soit revu dans un sens plus respectueux du caractère domestique de cette architecture, en particulier en ce qui concerne les aménagements liés au nouvel accès sur le côté du pavillon. (Mairie de Paris-BMO du 27-05-2011).

Notre rapporteur a appris que l’école maternelle actuelle va déménager car elle est devenue trop exiguë pour le nombre d’enfants accueillis. La Mairie de Paris va louer les lieux, et c’est elle qui demande les travaux de mise aux normes, pour accueillir une crèche avec un nombre d’enfants beaucoup plus réduit. Espérons tout de même que le vœu de la Commission du Vieux Paris sera suivi d’effet lors de l’exécution des travaux.

 

16 rue Papillon

PC-075-109-09-V-0009-02 — Date d’enregistrement : 15-02-2011.

Pét. : M. Jérôme QUENTIN, S.C.I. PAPILLON 14. — Arch. : M. Ivan LAMBOLEY, 7, rue des Immeubles Industriels, 75011 PARIS.

Démolition du mur porteur entre les numéros 14 et 16, rue Papillon, avec réaménagement intérieur des sous-sol et rez-de-chaussée, et redistribution intérieure du 1er au 6e étage du n° 16 avec modification des portes d’entrée et de secours, côté rue. Modificatif aux PC numéros 075-109-09-V-0009 et 075-109-09-V- 0009-01 délivrés les 26-08-2009 et 09-06-2010.

Immeuble, caractéristique du début du XIXe siècle, bien visible depuis la rue La Fayette, et aujourd’hui utilisé comme hôtel de tourisme. (Extrait texte DHAAP-23-07-2009).

Dans sa séance du 23-07-2009, la Commission du Vieux Paris avait examiné le projet de restructuration de l’immeuble, très dégradé, et avait émis une résolution en recommandant que le projet de surélévation du bâtiment, avec modification du comble, conserve intégralement la corniche, principal élément de l’ornementation de cette façade (Maire de Paris-BMO du 07-08-2009).

Suite à deux PC du 26-08-2009 et du 09-06-2010 concernant des travaux importants de restructuration, qui, nous l’espérons auront suivi la résolution de la CVP, un nouveau PC modificatif vient d’être déposé. Il concerne la démolition d’un mur porteur entre les numéros 14 et 16 de la rue Papillon avec réaménagement de l’intérieur. Sur place, au n° 14, un bâtiment blanc avec fronton arrondi. Il s’agit du « 9 HOTEL », en fonctionnement. A côté, derrière un échafaudage doublé d’une bâche, au n° 16, l’ex hôtel Athéna devenu lui aussi « 9 HOTEL ». Une affichette collée sur une vitrine du rez-de-chaussée annonce, de façon succincte, les travaux déjà commencés. La démolition du mur porteur entre le n° 14 et le n° 16 permettrait la réunion physique des deux immeubles.

 

10e arrondissement

11 au 12 rue Gabriel Laumain – 36 au 38 rue du faubourg Poissonnière

PC-075-110-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 04-02-2011.

Pét. : M. Jean-Marie ANDRE, S.A. RESIDENCES SOCIALES D’ILE DE FRANCE. — Arch. : M. Jérôme MARIN, 7, rue de Malte, 75011 PARIS.

Réhabilitation d’une résidence sociale avec redistribution intérieure, modification des liaisons verticales, création d’un édicule d’ascenseur en toiture, ravalement des façades à rez-de-chaussée et entresol et remplacement des menuiseries extérieures. S.H.O.N. démolie : 30 m2, créée : 7 m2.

La rue du Faubourg Poissonnière est une section du « chemin de la marée » par lequel arrivait aux halles le poisson de la mer en provenance des ports du Nord ; son nom actuel date de 1750 environ (J. Hillairet).

Immeuble du milieu XIXe siècle ; sa façade principale, de très belle facture, se situe côté Faubourg Poissonnière. En pont sur la rue Gabriel Laumain, le verso de l’immeuble par contre est de moindre intérêt. L’immeuble est en bon état. Son ravalement ne peut que le mettre en valeur. Il faut espérer que sa redistribution intérieure et son utilisation respecteront au mieux ses volumes.

 

22 rue du Chaudron

PC-075-110-11-V-0015 — Date d’enregistrement : 15-02-2011.

Pét. : M. HERZOG Thomas, STE ATLANTIS S.A.R.L. — Arch. : M. VICHNIEVSKY Pierre, 7, rue Mandar, 75002 PARIS.

Réhabilitation d’un immeuble de 4 étages sur un niveau de sous-sol sur rue à usage de commerce et d’habitation (1 logement supprimé) avec changement de destination total en bureaux, création d’un plancher dans le volume du 1er étage, démolition partielle du bâtiment d’un étage en vue de la création d’un jardin en fond de parcelle, des planchers du 1er étage du bâtiment principal en vue de la création d’un atrium et de trémies d’escalier et d’ascenseur, modification de l’ensemble des façades sur rue et jardin, réfection de la verrière et transformation partielle des locaux techniques au sous-sol en locaux d’archives. S.H.O.N. à démolir : 153 m2, créée : 153 m2.

Cet ancien central téléphonique fut construit par l’architecte Jean-Marie Boussard en 1896. Derrière la façade se trouvait un équipement technique essentiellement constitué d’une halle, sous verrière, équipée de deux rangées longitudinales de postes pour le travail de nombreuses opératrices. Désaffecté de ses fonctions initiales, le lieu servit un temps de gymnase pour les postiers avant d’être mis en vente.

Dans sa séance du 05-05-2011, la Commission du vieux Paris a émis une recommandation pour la conservation des éléments de la dernière section existante de l’ancienne galerie périphérique, située au fond de la grande salle. (Non encore publiée).

L’acquéreur envisage d’entresoler la halle pour y installer des bureaux avec création d’un atrium entouré de parois vitrées pour assurer l’éclairage naturel des locaux. Faute de conserver l’espace, la charpente serait préservée. L’immeuble sur rue, surélevé de longue date, demeurerait inchangé. (Mairie de Paris-Extraits texte DHAAP-05-05-2011). Espérons également que la recommandation de la CVP sera suivie d’effet. (Voir photo du central téléphonique en haut).

  

11e arrondissement

21x passage Carrière-Mainguet – 22 au 24 passage Courtois

DP-075-111-10-V-0654 — Date d’enregistrement : 24-12-2010.

Pét. : Mme Martine Tourkia SROUSSI, S.A.R.L. SROUSSI-SILVESTRE.

Ravalement des façades avant et arrière, réfection de la couverture avec pose de 10 fenêtres de toit du bâtiment central.

Le dossier étudié à Morland décrit les travaux :

- La pose de 10 fenêtres de toit sur le bâtiment central.

- Le ravalement des façades avant et arrière du bâtiment.

- Les volets et persiennes d’origine maintenus, ceux manquants seront restitués.

- Les menuiseries alu seront remplacées par des menuiseries bois.

L’architecte des bâtiments de France avait préconisé - mais non imposé - de conserver les tuiles du toit, la toiture en zinc est maintenue.

  

48 avenue Parmentier – 4 rue Saint-Ambroise

PC-075-111-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 10-02-2011.

Pét. : M. TALLON Bruno. — Arch. : CABINET METEK, 3, villa de l’Adour, 75019 PARIS.

Modification du volume de la toiture avec création d’une terrasse et d’une mezzanine dans le volume des combles en vue de l’aménagement d’un local d’habitation.

Bel immeuble de haussmannien construit par l’architecte Louis-Antoine Bernard pour son compte, occupant massivement l’angle de l’avenue Parmentier et de la rue Saint-Ambroise. Bien que le descriptif des travaux soit très sobre, cela masque une réalité surprenante. En effet, le dossier consulté à Morland décrit la réalité du projet. Deux photos montrent une coupe des transformations envisagées qui doivent augmenter la surface du logement d’au moins 50 % et lui ajouter une terrasse. Cette conception originale et astucieuse d’agrandissement est tout à fait acceptable pour un habitat individuel, nous parait totalement déplacée sur l’immeuble. Nous estimons que la réalisation de ce projet défigurerait la belle perspective haussmannienne à un carrefour particulièrement agréable.

 

13 rue des Bluets

PC-075-111-09-V-0067-01 — Date d’enregistrement : 10-02-2011.

Pét. : Mme Noëlle BUTON, ASSOCIATION ABC PUERICULTURE. — Arch. : M. Philippe ROUSSEL, 29, rue des Orteaux, 75020 PARIS.

Changement de destination de la loge du gardien à rez-de-chaussée côté rue en extension de la crèche, réaménagement des locaux à rez-de-chaussée de la crèche, modification partielle de la couverture avec création de lanterneaux et d’un châssis de désenfumage et déplacement de la porte de sortie de secours sur rue. Modificatif au PC no 075-111-09-V-0067 délivré le 29-07-2010.

Bel immeuble en très bon état. Ce nouveau PC est un modificatif et concerne des travaux pour la création d’une crèche de 62 berceaux par la Mairie de Paris, bizarrement intitulée « réhabilitation » sur l’affichage règlementaire. Le chantier, traversant, occupe le rez-de-chaussée dont la façade va être modifiée sans toutefois altérer l’aspect général de l’immeuble.

 

12e arrondissement

1 au 7 avenue de Corbera – 15 au 17 rue Crozatier

PC-075-112-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 08-02-2011.

Pét. : M. Miguel PARADA, FITNESS FIRST S.A.

Changement de destination d’un local artisanal en sous-sol et rez-de-chaussée, en salle de sport, avec modification de la devanture côté rue Crozatier et de l’issue de secours côté avenue de Corbera, construction de plancher et démolitions partielles de planchers pour la création d’un escalier et d’un ascenseur. S.H.O.N. à démolir : 13 m2, créée : 13 m2.

Immeuble de 8 étages, situé entre la rue de Charenton et la rue Crozatier, de construction récente, style HLM. D’après le dossier étudié à Morland, le local commercial concerné par les travaux est actuellement occupé par un commerce chinois. Le projet consiste en la création d’un centre de remise en forme qui sera exploité sous l’enseigne FITNESS FIRST. Il occupera partiellement le rez-de-chaussée et le sous-sol, l’entrée et la sortie se feront par la rue Crozatier. Une nouvelle devanture est prévue. Elle sera en harmonie avec celles de cette rue. En principe, pas de problème.

 

13e arrondissement

7 au 9 impasse Baudran

PC-075-113-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 02-02-2011.

Pét. : M. MENDOUSSE Lionel. — Arch. : Mme VIEILLESCAZES Catherine, 22, rue du Petit Musc, 75004 PARIS.

Rehaussement de la toiture côté cour en vue de l’aménagement des combles d’une maison de ville de 3 étages + combles sur impasse et cour. S.H.O.N. créée : 25 m2. Hauteur du projet : 14 m.

Le rehaussement de la maison de ville ne sera pas visible de l’impasse.

 

49 rue Bobillot – 42 rue Vandrezanne

PC-075-113-11-V-0007 — Date d’enregistrement : 02-02-2011.

Pét. : M. René NOCIN, ASSOCIATION GROUPE SCOLAIRE SAINT-VINCENT DE PAUL. Extension de locaux à usage d’enseignement primaire en vue de la création d’une salle de lecture à rez-de-chaussée sur cour. S.H.O.N. créée : 107 m2. S.T. : 4 768 m2.

L’extension de locaux en rez-de-chaussée sur cour permettra la création d’une salle de lecture qui sera invisible de la rue, même quand le portail d’entrée sera ouvert. En effet, on voit sur Google Maps que l’entrée de l’école semble se faire par une sorte de couloir qui masque la cour.

 

14e arrondissement

23 rue du Parc de Montsouris

PC-075-114-08-V-0021-01 – Date d’enregistrement : 07-01-2011.

Pét. : Mme M. Paul CHEDID – Arch. : M. François MALISAN, av. de la Commune de Paris – Ferme de Maison Neuve, 91220 BRETIGNY-SUR-ORGE.

Création d’une fenêtre et d’un balcon au 2e étage d’une maison de ville, prolongement de la toiture de l’extension à rez-de-chaussée côté jardin, création d’un châssis de toit, remplacement des pavés de verre au niveau du pignon par du zinc et modification de la clôture et du portail sur rue avec création d’un nouveau portail. Modificatif au PC-075-014-08-V-0021 délivré le 05-11-2008.

Maison individuelle en meulière, située dans une des jolies voies privées proches du parc de Montsouris. La maison est peu visible de la rue. Il y a de grands arbres qui en cachent une partie. Les travaux auront peu d’incidence sur la vue que l’on a de cette propriété.

 

4 boulevard Brune – 2 au 14 place de la Porte de Vanves

PC-075-114-11-V-0003 – Date d’enregistrement : 14-01-2011.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, R.I.V.P. – Arch. : M. RIPAULT Jacques, 43, rue des Tournelles, 75003 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 10 étages à destination de résidence étudiante (67 logements créés) avec pose de panneaux photovoltaïques en toiture (25 m²). S.H.O.N. créée : 2 403 m2. S.T. : 320 m². Hauteur du projet : 31 m.

Il y a actuellement sur ce terrain, situé entre la place de la Porte de Vanves et les voies ferrées venant de la gare Montparnasse, un immeuble de services techniques de la ville de Paris, en brique. Il reste un peu d’espace sur le côté de ce terrain. Sans doute est-ce là où l’on va loger les étudiants, sur 10 étages, au calme entre le boulevard Brune et les voies ferrées, à moins que l’immeuble actuel soit démoli, mais l’emplacement reste le-même. Mais ce sera politiquement correct au niveau environnemental puisque des panneaux photovoltaïques sont prévus.

 

2 au 30 rue Giordano Bruno – 66 au 68 rue des Plantes

PC-075-114-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 25-02-2011.

Pét. : Mme BOUCARD Laurence, S.A. RSIF. — Arch. : Cabinet ATELIER ZÜNDEL ET CRISTEA, 23, rue de la Forge Royale, 75011 PARIS.

Construction de 2 bâtiments de 3 et 5 étages sur un niveau de sous-sol à destination d’Etablissement d’hébergement pour personnes agées dépendantes (EHPAD-98 chambres créées), foyer d’accueil médicalisé (66 chambres), crèche (64 berceaux) et stationnement en sous-sol (44 places créées) après démolition de 2 bâtiments de 3 et 5 étages et réhabilitation d’un bâtiment de 3 étages en vue de l’installation d’un centre médico-psychopédagogique et aménagement d’espaces verts. S.H.O.N. à démolir : 14 075 m2 S.H.O.N. créée : 12 366 m2. Selon le dossier étudié à Morland, cette demande de permis de construire concerne l’hôpital Notre-Dame-de-Bon-Secours dont les bâtiments, qui sont entourés par un grand parc, ont été construits de 1875 à 1994. Trois bâtiments vont être remplacés, dont la maternité construite en 1994. L’architecture des nouveaux bâtiments est contemporaine et ne s’intègre pas particulièrement bien avec les bâtiments anciens.

 

15e arrondissement

6 au 8 place Etienne Pernet

PC-075-115-11-V-0002 – Date d’enregistrement : 19-01-2011.

Pét. : M. CHICHEPORTICHE Eric, S.A.R.L. LES HOSTELINES – Arch. : M. MAIDENBERG Philippe, 8, rue de l’Isly, 75008 PARIS.

Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments de 2 étages sur rue et cour à destination d’hôtel avec surélévation d’un étage du bâtiment en fond de parcelle après démolition et reconstruction de la toiture, création de mezzanines dans le volume du 2e étage, déplacement des trémies d’escalier, démolition partielle de mur porteur, démolition de l’appentis à rez-de-chaussée sur cour, ravalement de l’ensemble des façades sur cour avec modification des ouvertures à rez-de-chaussée et remplacement des menuiseries extérieures, réfection des toitures et modification des façades sur rue avec remplacement du portail. S.H.O.N. à démolir : 11 m². S.H.O.N. créée : 71 m². Haut du projet : 13 m.

Le projet envisagé depuis fin 2009 vise une mise aux normes de l’Auberge de Jeunesse et surtout un meilleur accueil : chambres indépendantes, munies de sanitaires, au lieu des dortoirs actuels. Cette modernisation qui doit rapprocher l’établissement des standards internationaux de confort en matière d’Auberges de Jeunesse, nécessiterait une surélévation afin de conserver le nombre de chambres et d’équilibrer économiquement l’opération.

Dans sa séance du 28-01-2010 : « La Commission a estimé que malgré une surélévation ancienne, cet ensemble avait gardé le caractère faubourien et l’échelle domestique typiques du lotissement Violet et explicitement visés par la protection au titre du PLU. Elle s’est donc prononcée contre la surélévation proposée, qui altère ce caractère et cette échelle ».

Un premier projet proposait une surélévation brutale du bâtiment du fond, augmenté d’un « bloc « de deux niveaux qui n’avait aucun rapport avec la motivation de la protection du PLU. A la suite des recommandations de la Commission, un deuxième projet a été envisagé, sur le principe d’une surélévation sous forme de comble brisé. Dans un premier temps généralisé aux trois ailes, il est maintenant limité au fond de la cour. (Mairie de Paris-Texte DHAAP-05-04-2011).

Dans sa séance du 05-04-2011, la Commission du Vieux Paris a pris acte du nouveau projet, qui renonce à surélever les bâtiments d’un bloc de deux étages (incompatible avec le respect de la motivation de protection au titre du PLU), au profit d’une surélévation d’un seul étage, sous forme de comble brisé, limité au bâtiment de fond de cour. Jugeant cette proposition plus respectueuse de l’existant, la Commission a levé son vœu du 28-01-2011. (Mairie de Paris-BMO non encore publié).

Malgré la levée du vœu de la Commission du Vieux Paris, les travaux projetés vont quand même dénaturer le style très XIXe de l’immeuble en fond de parcelle qui possède de jolis décors en stuc ; mais l’auberge de jeunesse doit également se moderniser et être mise aux normes actuelles… Dilemme.

 

16e arrondissement

21 au 29 rue Ribera – 1 au 9

rue de la Source

PC-075-116-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 07-02-2011.

Pét. : M. Nicolas Marie VINOT PREFONTAINE, VILLA SAINTE-MARIE. — Arch. : CABINET MÀ ARCHITECTES, 5, rue de Saint-Germain, 78230 LE PECQ. —

Construction de 5 maisons de ville de rez-de-chaussée à 2 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation et de commerce et décaissement du terrain pour la création d’un parc de stationnement (13 places - 554 m2) après démolition d’un bâtiment de 3 étages à usage d’habitation. S.H.O.N. démolie : 1 112 m2, créée : 1 073 m2. S.T. : 747 m2. Hauteur du projet : 11 m.

Le dossier étudié à Morland montre que l’Abbaye bénédictine Sainte-Marie, fondée en 1893, liée à l’Abbaye de Saint-Wandrille, occupe un vaste parc boisé et clos dans un quartier tranquille. Elle comprend une église cachée derrière un haut mur en pierre de taille percée de baies, des bâtiments monastiques et un petit bâtiment appuyé à l’abbaye, mais hors de l’enclos, destiné aux hôtes de passage. Ce bâtiment, années 1970, R+2, inutilisable en raison de la présence d’amiante, sera démoli. A la place, cinq maisons individuelles R+2, dites évolutives vont être construites. Séparées par un refend épais, elles ont courettes et terrasses plantées à tous les niveaux, côté jardin. A l’arrière, façade entièrement vitrée pour des commerces, dans l’alignement de l’église. Le perron de l’église est inchangé mais dans une cour fermée d’une porte coulissante.

 

31 au 33 rue du Général Delestraint

PC-075-116-11-V-0009 — Date d’enregistrement : 07-02-2011.

Delestraint. — Pét. : M. BOUGARTCHEV Vladimir. — Arch. : M. BATTISTELLI Jean-Pascal, 20, passage d’Enfer, 75014 PARIS.

Fermeture partielle d’une cour avec création d’une toiture-terrasse et d’un mur végétalisé. L’immeuble, construction faubourienne de 8 étages, délimité avec l’immeuble mitoyen de 8 étages en retour d’aile, et une petite cour très encaissée. D’après le dossier étudié à Morland, le rez-de-chaussée et le 1er étage sont entièrement dédiés au commerce d’huiles naturelles pour le textile qui envahit la cour de nuisances esthétiques et sonores. La copropriété demande de couvrir la cour. Une dalle plantée avec trémie de 4 x 6 m pour petit arbre. Au droit de la trémie, un mur sera végétalisé.

 

42 au 46 rue Saint-Didier

PC-075-116-11-V-0012 — Date d’enregistrement : 09-02-2011.

Pét. : M. Sylvain FORESTIER, LA MAISON BLEUE. — Arch. : M. FROMENT Lucas, 79, rue du Dessous des Berges, 75013 PARIS.

Changement de destination d’un local de bureau à rez-de-chaussée sur rue et jardin en crèche (17 berceaux) avec création d’une issue de secours sur rue, pose d’un habillage bois sur le parvis, installation d’un élévateur pour personnes à mobilité réduite et pose d’un caillebotis bois sur la verrière côté jardin.

Le dossier étudié à Morland donne la description suivante : au rez-de-chaussée d’un immeuble moderne, des locaux à usage de bureaux seront aménagés pour une crèche « LA MAISON BLEUE ». Les locaux situés sur jardin en contrebas de 50 cm, accessibles par un escalier de 4 marches, nécessitent un platelage en bois, pour mise à niveau de la crèche et accès aux poussettes.

 

17e arrondissement 

38 au 40 rue Lantiez

PC-075-117-11-V-0002 – Date d’enregistrement : 14-01-2011.

Pét. : M. Serge NJAMFA, S.C.I. MALISE SA – Arc. : M. David HAOND, 8, av. du Président Wilson, 93320 LES PAVILLONS-SOUS-BOIS.

Création d’une terrasse au 1er étage en façade arrière d’un bâtiment d’un étage + combles.

Petit immeuble très étroit. Façade en briques grises. Bon état même si le ravalement serait nécessaire. L’objet du permis consiste en la création d’une terrasse au 1er étage de la façade arrière dont l’accès est inaccessible.

 

5 au 9 rue Jacques Bingen

PC-075-117-11-V-0012 — Date d’enregistrement :21-02-2011.

Pét. : Mme Muriel AUBRY, LA MONDIALE. — Arch. : HARDEL + LE BIHAN ARCHITECTES, 11 Cité de l’Ameublement, 75011 PARIS.

Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments de bureau et stationnement, sur rue et cour, de 5 à 7 étages sur 3 niveaux de sous-sol, avec extension du 1er sous-sol, démolitions partielles de planchers, murs porteurs et escaliers à tous les niveaux pour reconstruction, construction d’une extension côté cour pour les numéros 7 et 9, ravalement des façades avec habillage partiel des niveaux supérieurs et végétalisation de toitures-terrasses. S.H.O.N. à démolir : 3 670 m2, créée : 3 668 m2. S.T. : 1 874 m2.

Cet ensemble immobilier résulte de la construction et de l’évolution séparée de 3 hôtels particuliers, distincts à l’origine, édifiés dans le contexte de la plaine Monceau à la fin du XIXe siècle. Ils avaient en commun l’implantation générale autour d’une cour avec un grand corps de logis sur rue, des constructions en ailes et des annexes en fond de parcelle.

L’hôtel n° 5, édifié en 1883 par l’architecte Esnault-Pelterie, présentait à l’origine une architecture néo-Renaissance caractérisée par la richesse de son décor sculpté et par l’originalité de son plan organisé autour d’un vaste patio intérieur. En 1929-1930, il est profondément transformé par son agrandissement et sa reconstruction partielle visant à créer un nouvel immeuble de bureaux d’architecture Art Déco (architecte J. Monchicourt), complété, en 1950, par une surélévation partielle sur cour ; sa distribution intérieure est largement restructurée en 1979-1980.

L’hôtel n° 7, édifié en 1881-1883 par l’architecte Le More, et l’hôtel n° 9, édifié par l’architecte Latapy en 1889, se rapprochaient davantage de la typologie de l’immeuble de rapport avec appartements sur plusieurs niveaux, chambres de services et écuries. L’hôtel n° 9, déjà agrandi en 1901, l’est de nouveau en 1929 par la construction d’un bâtiment en fond de parcelle, afin d’être transformé en immeuble de bureaux. L’hôtel n° 7 reste plus longtemps affecté à l’habitation, des bureaux n’étant installés à certains étages que depuis 1949. En 1959-1960, les 2 hôtels sont réunis en un seul immeuble de bureaux par la surélévation des corps de bâtiments sur rue, la construction d’une aile sur cour et d’un premier parking dans la cour du n° 7, le passage cocher du n°9 étant supprimé.(Historique dossier Morland).

Selon le dossier, le n°5 sera entièrement réhabilité et optimisé, le n°7 sera démoli et reconstruit, le n°9 en partie démoli et reconstruit. Les parties démolies sont en fond de parcelles mais aussi, plus grave, sur la façade du n°7 et les allèges communes au n° 7 et n° 9. Cette façade sera, malheureusement, très modernisée, sans âme. Etait-ce vraiment nécessaire ?

 

163 boulevard Malesherbes

PC-075-117-11-V-0015 — Date d’enregistrement : 28-02-2011.

Pét. : M. Jorge SANZ, SIIC de PARIS. — Arch. : Sté AXC/ARCURE, 88, rue Jouffroy d’Abbans, 75017 PARIS.

Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments à usage de bureau avec modification des liaisons verticales, démolition des extensions à rez-de-chaussée sur cour, ravalement des façades et remplacement des menuiseries extérieures des bâtiments sur rue et en fond de parcelle, réfection de la couverture, suppression de fenêtres de toit et démolition d’une mezzanine à rez-de-chaussée du bâtiment sur rue, démolition de l’édicule en toiture, réfection de l’étanchéité de la toiture-terrasse et pose d’un escalier extérieur en façade arrière du bâtiment en fond de parcelle, construction d’un bâtiment de liaison de 2 étages et extension des sous-sols. S.H.O.N. démolie : 223 m2. S.H.O.N. créée : 219 m2.

L’ensemble de bâtiments concernés est constitué, en façade sur la rue, d’un hôtel particulier de 1897 (architecte A. Equer) et en cœur de parcelle d’un bâtiment de 1952, reliés par une extension à rez-de-chaussée et mezzanine. Les travaux consistent à mettre en conformité les bureaux et à les rendre accessibles à des PMR (ascenseurs…), ce qui conduit à la démolition de cette extension sur cour (qui sera remplacée par une aile de liaison à R+2), la création de trémies d’ascenseurs dans les deux bâtiments. Tout se passe derrière la façade sur rue.

 

19e arrondissement

202 avenue Jean-Jaurès – 28 rue Eugène Jumin

PC-075-119-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 11-02-2011.

Pét. : M. Philippe REYMOND. —Arch. : M. Christian NANCEY, 20, rue Deparcieux, 75014 PARIS.

 Surélévation d’un bâtiment d’habitation de 2 étages, côté cour, après démolition de la partie de toiture correspondante, en vue de l’aménagement des combles. S.H.O.N. créée : 76 m2. S.T. :1 169 m2.

Nous sommes en présence d’un ensemble de constructions disparates comprenant un immeuble de 6 étages (dont un sur brisis) à 2 travées de fenêtres flanqué d’un bâtiment d’angle d’un étage sans fenêtres en partie surmonté d’un toit en brisis avec 2 fenêtres. L’ensemble est encore plus complexe sur la rue Eugène Jumin, avec des bâtiments sans étage ou avec plusieurs étages, et fenêtres donnant sur cour. Les RDC sur avenue et rue sont entièrement occupés par des commerces et la seule porte d’entrée d’immeuble, pour tout cet ensemble, est au 202 avenue Jean Jaurès. Le bâtiment concerné borde la rue Eugène Jumin, sans fenêtres sur cette rue. Le mur de façade est sur cour et la toiture à un seul pan descend vers la cour. Il est proposé de surélever la toiture d’un mètre en son point le plus haut et de réaliser un toit avec charpente à deux pentes, avec brisis muni de velux sur cour. Cette modification permet de rendre les combles habitables. Rien à dire pour cet aménagement développé sur cour.

 

82 avenue de Flandre – 11b rue Duvergier

PC-075-119-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 10-02-2011.

 Pét. : M. David GOSLAN, MMGS. — Arch. : M. André ILLEMASSENE, 35, route de Chartrettes, 77000 VAUX LE PENIL.

 Construction d’un bâtiment d’habitation (13 logements) de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol sur cour, et surélévation de 3 niveaux d’un bâtiment sur cour, de 1 étage, d’habitation et d’artisanat transformé en habitation (2 logements créés), avec déplacement de l’escalier, décaissement pour la création d’un niveau de sous-sol (4 places de stationnement créées), ravalement avec remplacement des menuiseries extérieures et habillage des façades. S.H.O.N. démolie : 117 m2, créée : 840 m2. S.T. : 725 m2.

Les bâtiments concernés se situent en fond de parcelle de la copropriété : un bâtiment R+1 et un bâtiment sans étage, tous deux à usage artisanal. Un bâtiment d’habitat collectif, en L, sera construit (R+4 pour partie, et R+7 pour l’autre) en lieu et place des bâtiments précédents qui seront démolis. Terrasse végétalisée sur le bâtiment R+4 et 2 jardinets en RDC. 4 places de parking seront créées en sous-sol. Rien ne sera visible de la rue donc le projet ne pose en principe pas de problème. On peut cependant craindre que le bâtiment R+7 nuise à la luminosité au niveau des autres bâtiments de la copropriété (R+1 à R+4 maximum) car la cour est étroite.

 

16a rue Petit

PC-075-119-11-V-0007 – Date d’enregistrement : 11-02-2011.

Pét. : M. Laurent PIRON.

Restructuration de 3 corps de bâtiments d’habitation, de 1 étage, sur cour (4 logements créés), avec surélévation partielle d’un étage, après démolition des parties de toitures correspondantes, démolitions partielles de planchers pour création d’escaliers, construction d’une extension en façade du bâtiment de gauche, modification des baies de fenêtres et de portes et suppression de 3 appentis à rez-de-chaussée. S.H.O.N. à démolir : 32 m2, créée : 168 m2. S.T. : 496 m2. Nous sommes en présence d’une situation courante de surélévation d’un étage de bâtiments R+1 sur une vaste cour. On peut le regretter mais les immeubles voisins sont beaucoup plus hauts. Par conséquent, il n’y aura pas de défaut de luminosité de ces logements d’habitation qui donnent tous sur cour. Les travaux de démolition intérieure ont déjà commencé.

 

20e arrondissement

4 villa du Borrego

PC-075-120-11-V-0016 — Date d’enregistrement : 16-02-2011.

Pét. : M. Matthieu CHAPELON. — Arch. : M. Laurent Alfonso LO MONACO, 3, rue Voltaire, 75011 PARIS.

Rénovation d’une maison de ville en fond de parcelle, avec agrandissement d’une baie à l’entresol, construction d’une mezzanine sous combles, ravalement de la façade et réfection de la couverture avec remplacement des tuiles par du zinc, création de châssis de toit, démolition des constructions à rez-de-chaussée et 1er étage côté rue, pour création d’un jardin avec construction d’une serre et création d’un portail d’entrée. S.H.O.N. créée : 14,5 m2. S.T. : 82 m2.

La villa du Borrégo est une voie étroite. Le programme de travaux annoncé sur une propriété dont on aperçoit les étages en fond de parcelle (la façade étant en partie cachée par un garage donnant sur la rue) ne pourra qu’améliorer cette maison de ville en la mettant en harmonie avec les maisons voisines.

 

11 passage des Soupirs

PC-075-120-11-V-0013 — Date d’enregistrement : 07-02-2011.

Pét. : Mme Emmanuelle ROSENFELD. — Arch. : M. Philippe BERTHOMIER, 17, rue du Chemin de Fer, 93500 PANTIN.

Surélévation d’un niveau d’une maison d’habitation d’un étage + combles avec création d’une verrière en toiture, modification des baies à rez-de-chaussée et démolition d’un appentis à rez-de-chaussée sur jardin. S.H.O.N. créée : 24 m2. S.H.O.N. à démolir : 12 m2. S.T. : 119 m2. Hauteur du projet : 10 m.

Le passage des soupirs est une voie étroite du 20e arrondissement. C’est une maisonnette, assez ordinaire, mais intégrée dans un alignement qui va malheureusement être rompu par la surélévation.

 

38 au 40 avenue Gambetta – 14 au 14b rue Malte Brun

PC-075-120-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 03-02-2011.

Pét. : Mme Janine VAN POUCKE, S.C.I. 38/40, AV. GAMBETTA. — Arch. : Mme Alejandra PINTO, 58, rue Custine, 75018 PARIS.

Extension avec surélévation d’un bâtiment à usage de commerce et d’habitation (8 logements créés dont 2 sociaux), de 1 étage + combles sur un niveau de sous-sol, après démolition de la toiture correspondante, construction de deux mezzanines au dernier niveau, transformation des réserves commerciales au sous-sol en caves et ravalement des façades. S.H.O.N. créée : 18, à démolir : 115 m2. S.T. : 255 m2.

Immeuble d’un étage se terminant en pointe à l’angle de l’avenue Gambetta et de la rue Malte-Brun, ce qui donne un fort impact sur l’aspect du débouché vers la place Gambetta. Il masque la façade récemment très bien rénovée du théâtre de la Colline. Nous pensons que le projet de surélévation est trop brutal pour la façade sur l’avenue Gambetta car les refends, présents en rez-de-chaussée et 1er étage, seront totalement absents au 2e étage. De surcroît, le décrochement de toiture n’est pas du meilleur effet.

 

54 rue Irénée-Blanc

PC-075-120-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 01-02-2011.

Pét. : Mmes Danièle et Françoise FESTIN. — Arch. : M. Jean- Louis VALENTIN, 3, impasse Cortin, 10410 RUVIGNY.

Extension avec surélévation d’un étage, après démolition de la toiture, d’une maison de ville de 1 étage + combles sur 1 niveau de sous-sol, avec redistribution intérieure, pose d’une isolation thermique extérieure, remplacement des menuiseries extérieures et création d’un oriel avec passerelle extérieure et escalier menant au jardin. S.H.O.N. créée : 34 m2. S.T. : 104 m2.

Cette maison de ville s’inscrit dans l’alignement d’une des voies principales de la romantique Campagne à Paris, proche de la porte de Bagnolet. Certes, d’autres surélévations ont été réalisées, sans trop de dommage, sur des maisons voisines, mais ces interventions successives détruisent, progressivement la sage perspective des paisibles rues.

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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