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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 23:33

 

21-25-Charles-Dallery.jpg21-25 passage Charles Dallery - Paris 11e

 

Dernières nouvelles

 

◊ DES PISTES POUR MIEUX VALORISER LE PATRIMOINE DE L’ETAT

Comment financer le patrimoine culturel de l’Etat ? Depuis « l’affaire » de l’hôtel de la Marine, la question taraude le gouvernement. Faut-il conserver les 20 000 monuments et 1 212 musées nationaux ? Faut-il en vendre une partie ? Sous-traiter leurs exploitations à des opérateurs privés ? Le Conseil d’analyse économique (CAE), qui dépend du premier ministre s’est à son tour penché sur la délicate et très actuelle question de la « valorisation du patrimoine culturel de l’Etat ». Dans leur rapport présenté début mars 2011 au ministre de la Culture, l’économiste Françoise Benhamou et David Thesmar, enseignant à HEC, n’y vont pas par quatre chemins : faire rentrer un argent qui fait toujours défaut à la culture, ils proposent tout simplement d’augmenter fortement le prix des billets d’entrée des grands monuments et musées français.

 

« Une logique de star-système »

L’Etat n’a plus les moyens, rappellent-ils, d’entretenir tous ses châteaux, musées, monuments et sites archéologiques (au nombre de 460 000 !). Il les aura d’ailleurs de moins en moins, compte tenu de la dégradation prévisible des vieilles pierres. Les deux auteurs ne semblent pas considérer que les ventes de biens culturels soient une piste majeure d’économies, du moins pas dans leur rapport. « Un monument historique, même lorsqu’il passera entre les mains d’un propriétaire privé, continuera d’être aidé par l’Etat, par le biais de subventions et d’incitations fiscales », note Françoise Benhamou.

Deux mesures sont donc proposées pour garantir de nouveaux financements : une augmentation de la taxe de séjour payée par les clients d’hôtel (de 2% à 6%) et une augmentation des tarifs d’entrée. Le produit de la hausse de taxe hôtelière, qui serait exclusivement consacrée au patrimoine, représenterait 1 milliard d’euros. Quant à la hausse du prix des billets, elle aurait des effets multiples : « Aujourd’hui, nous sommes dans une logique de star-système : cinq monuments historiques réunissent 56% des visites, tandis que la fréquentation muséale est concentrée sur 1 % des musées », constate l’économiste. Du coup, « l’argent est tout aussi concentré que l’affluence ».

Les auteurs font le pari que les visiteurs des grands monuments ou musées en général plus aisés que la moyenne des Français seraient prêts à payer d’avantage. Les chercheurs ne savent pas combien, d’autant que les Français sont déjà mis à contribution par le biais de leurs impôts. Mais ils rappellent que l’entrée pour un adulte est de 14,60 euros au MoMA et au Metropolitan Museum à New York, ou de 14,50 € à la Galerie des Offices à Florence, contre 10 € au Louvre.

 

Comme les autoroutes

Une étude réalisée par deux chercheurs anglais portant sur le public du British Museum (un musée gratuit) montre par ailleurs que les visiteurs se disent prêts à payer plus si ce surcoût se traduit par une moindre affluence. «Les musées et monuments comme le Louvre, le Mont-Saint-Michel ou la tour Eiffel pourraient, s'ils ne veulent pas augmenter leur prix d'entrée, adopter des tarifications flexibles ou différenciées», poursuit Françoise Benhamou. À l'instar des autoroutes, même si la comparaison est un peu triviale, les grands établissements pourraient élever leurs tarifs aux heures d'affluence, les baisser lors des moments plus creux. L'hiver, les tarifs de la Galerie des Offices passent ainsi à 10 euros. David Thesmar suggère, de son côté, que l'on en passe par une sorte de «préférence européenne»: des tarifs différenciés seraient appliqués aux ressortissants de l'Union européenne et aux autres. «Les touristes asiatiques ou américains ne renonceraient pas à un voyage à cause du prix d'un musée ou d'un monument qu'ils veulent à tout prix visiter», affirme-t-il. Dans un schéma parfait, digne d'un économiste, les recettes ainsi obtenues devraient permettre d'alléger les subventions de l'État pour les grands monuments, afin de les consacrer aux autres, plus modestes. (Article de Claire Bommelaer-Le Figaro du 11-03-2011).

 

A PARIS

 

◊ UNE EQUIPE FRANCO-RUSSE POUR LE FUTUR CENTRE ORTHODOXE DU QUAI BRANLY

Voile high-tech sur église traditionnelle : le futur centre spirituel et culturel orthodoxe russe du quai Branly à Paris, sera le fruit de cette union imaginée par un duo des agences parisienne Sade (Manuel Nunez Yanowsky/Miriam Teitelbaum) et moscovite Arch Group.

 

Concours international

A l’issue d’un concours international, l’équipe associée au bureau d’études Iosis a été désignée lauréate, parmi les dix derniers candidats en lice, par un jury international, le 17 mars. Ses membres, des représentants des Etats russes et français, du patriarcat de Moscou ou de la Ville de Paris, ont classé deuxième le projet de l’équipe de Wilmotte & Associés et Mosproekt 2, et troisième, celui de Frédéric Borel. L’an dernier, la Fédération de Russie a acheté à la France le siège de Météo France. La parcelle de 4200 mètres carrés, dans le VIIe arrondissement de Paris, est un site pour le moins emblématique, en bordure de Seine et proche de la tour Eiffel. Début 2012, doit y être lancé le chantier de ce lieu qui, outre son église, disposera d’espaces d’expositions et de réception. Le cahier des charges stipulait que l’édifice religieux ne devait être « ni caricatural, ni délibérément non contemporain ». Les lauréats ont répondu en dessinant un bâtiment, coiffé de cinq bulbes dorés, ceint par une grande vague de verre, à la fois référence au « voile de la mère de Dieu » et doté de vertus bioclimatiques. Un grand jardin enveloppera également l’église. (Article Marie-Douce Albert-Le Moniteur du 25-03-2011). 

 

◊ LE CAMPANILE DE L’HOTEL BEAUJON RESTAURE

Le campanile placé au sommet de l’hôtel Beaujon (28, rue du Faubourg Saint-Honoré) qui menaçait ruine vient d’être totalement restauré.

L’opération qui a commencé en novembre 2010 est en voie d’achèvement.

Elle a eu pour objet la remise en état et le renforcement de la totalité du campanile en très mauvais état.

Les colonnes, le dôme, le couronnement, le platelage, ont été totalement restaurés ainsi que la toiture du dôme et le platelage au pied du campanile. Les quatre cloches d’origine, après restauration, ont été reposées et un mécanisme de carillon a été mis en place. Celui-ci marquera les heures entre 8h et 20h et à midi jouera un air composé spécialement par François Kerdoncuff, pianiste soliste et directeur du conservatoire Camille Saint-Saëns du 8e arrondissement. L’opération, demandée depuis de longue date par le maire de l’arrondissement, s’achèvera par la rénovation de la rose des vents.

Lors de sa visite sur le chantier, François Lebel a rendu hommage au travail effectué par les artisans qui ont réalisé une restauration de grande qualité dans l’esprit du XVIIIe siècle. (Article PARIS 8e –Vie municipale-Mars 2011).

 

◊ LA PLUS VIEILLE HORLOGE DE PARIS DEPOUSSIEREE

La plus ancienne des horloges de la capitale est en cours de restauration. Seul un trompe-l’œil laisse imaginer ce qui se cache sous la bâche, dressée pour les travaux de rénovation de la tour de l’Horloge du Palais de Justice de Paris. Le chef-d’œuvre créé par Henri de Vic, installé sur le monument de 47 m depuis 1370, demeure la première grande horloge publique de la ville. Elle est désormais entre les mains d’horlogers sculpteurs, peintres et doreurs experts, mobilisés sur le chantier pour redonner à ce patrimoine historique, au mécanisme originel, ses couleurs d’antan. Les travaux devraient s’achever d’ici la fin de l’année. Ils devraient permettre à l’horloge de rythmer de nouveau la vie de l’île de la Cité, comme elle l’a fait pendant plus de six siècles. (Article Direct Matin du 03-03-2011).

 

◊ LA MAIRIE DU 1er VEUT RENOVER SES CLOCHES

Paris ne dispose pas d’un carillon digne de ce nom ! Il en existe bien un dans la capitale en haut du beffroi de Saint-Germain l’Auxerrois qui fait partie de la mairie du 1er arrondissement, mais il donne « des sons aigres et acides », déplore le maire, Jean-François Legaret. Inconnu des Parisiens, il joue néanmoins un petit jingle tous les quarts d’heure, plus longuement, trois fois par jour, et chaque mercredi, Renaud Gagneux, pianiste et compositeur, son titulaire depuis 1970, donne un mini-concert de 13h30 à 14 heures.

Il a été installé en 1860 lors de la construction du beffroi de Saint-Germain l’Auxerrois, place du Louvre, édifié pour combler le vide laissé par la démolition de l’ancien cloître de Saint-Germain l’Auxerrois, entre l’église et la nouvelle mairie. Haut de 38 mètres, il abrite le carillon formé à l’origine d’autant de cloches, dont le poids varie d’une dizaine de kilos à trois tonnes pour la plus grave. Certaines furent refondues en 1930 et en 2001. On rajouta alors deux cloches aiguës, portant ainsi leur nombre à quarante. Le constructeur du carillon imagina à l’origine un clavier dit à coup de poing : le musicien frappe les

Touches avec le tranchant de la main et actionne ainsi les marteaux qui cognent les cloches via une tringlerie. Mais ledit système de tringlerie s’avéra si compliqué qu’il fallut attendre 1960 pour qu’il fonctionne pour la première fois, grâce à son électrification. Les marteaux, commandés par un simple clavier de piano, son activés électriquement, ce qui interdit toute nuance. Une initiative catastrophique que cette électrification, selon Renaud Gagneux, qui rend le carillon « injouable ». « Le temps de réponse, quelques fractions de seconde, est intolérable. On a toujours le son derrière soi. Et puis les touches sont trop sensibles, à peine effleurées les cloches se mettent à jouer.» Il faudrait rétablir le clavier à coup de poing mais en revoyant tout le mécanisme. Refondre les cloches qui ne l’ont pas encore été pour modifier leur densité et porter leur nombre à 48 pour arriver à cinq octaves. Aucun budget n’a été établi mais on parle de 300 000 à 500 000 euros, une somme hors de portée pour la mairie du 1er. Une association, Un carillon à Paris, a été créée en 2010. Présidée par Mathilde Bargibant, jeune femme dynamique qui a commencé à jouer du carillon à l’âge de 6 ans à Saint-Amand-les-Eaux (59), elle ambitionne de réunir les fonds nécessaires et de mobiliser les énergies. Une rencontre est ainsi prévue à l’Hôtel de Ville avec Christophe Grand, adjoint à la culture du maire de Paris.(Article Francis Gouge-Le Monde pour Direct-Matin du 05-04-2011).

 

◊ LE PROJET DE TOUR TRIANGLE RELANCE

Le Conseil de Paris a approuvé, le 29 mars, un protocole d’accord entre la ville et Viparis – filiale d’Unibail –Rodamco et de la chambre de commerce et d’industrie de Paris – relatif à la conclusion d’une promesse de bail à construction pour la réalisation de la tour Triangle, à la porte de Versailles XVe. « Cet accord constitue une étape importante. Il nous permet de lancer le projet et de mener à bien la révision simplifiée du PLU, destinée notamment à déplafonner les hauteurs », se félicite Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris, en charge de l’urbanisme et de l’architecture.

 

Engagement ferme

En dévoilant, en septembre 2008, ce projet de tour pyramidale de 180 m de haut, le maire de Paris et le PDG d’Unibail-Rodamco avaient annoncé sa livraison en 2013. La crise économique a modifié le calendrier. « Elle nous a tous obligés à retravailler. Mais l’engagement d’Unibail est ferme », poursuit l’élue.

Viparis, gestionnaire du parc des Expositions de la porte de Versailles, dans le cadre d’une concession avec la Ville de Paris qui court jusqu’en 2026, a conçu ce projet pour dynamiser le site. La municipalité a considéré que l’opération ne pouvait pas s’inscrire dans le cadre de la délégation de service public. Le protocole prévoit donc la construction de la tour sur une parcelle d’environ 7500 m², le long de l’avenue Ernest Renan, qui sera extraite du périmètre du parc des Expositions puis déclassée. Pour offrir l’emprise nécessaire, une partie du hall 1 sera démolie. Plutôt qu’une vente du terrain d’assiette, la municipalité a opté pour un bail à construction de 80 ans, jugé financièrement plus intéressant. « Pour que cet IGH réponde aux objectifs du plan climat (50 kWh/m².an) sans sortir à des coûts prohibitifs, il aurait fallu minorer la charge foncière », explique Anne Hidalgo. La Ville touchera un loyer fixe de 2 millions d’euros HT auquel s’ajoutera une part variable d’au maximum 4,5 millions, indexée sur les valeurs locatives des bureaux de la tour. Viparis prendra aussi à sa charge les frais de libération et d’aménagement de la parcelle (8 millions HT).

 

Belvédères

Conçue par l’agence Herzog et de Meuron, l’IGH développera 92500 m² SHON : 88000 m² de bureaux, 1500 m² de commerces en rez-de-chaussée et un équipement d’intérêt collectif. Le projet comporte deux belvédères accessibles au public, l’un en étage intermédiaire, l’autre en partie haute de la tour animé par des restaurants, des cafés… ainsi qu’un ascenseur panoramique sur l’arête nord. Certains éléments initiaux du programme ont été abandonnés, dès 2009, comme l’hôtel et le centre de congrès. « L’exploitation d’un hôtel dans un IGH pose un certain nombre de difficultés, notamment au regard du respect du plan climat. Il est aussi apparu que le projet, compte tenu de son coût de construction d’environ 3500 euros HT le m², ne devrait comporter que des bureaux pour être rentable », ajoute Anne Hidalgo. L’investissement avoisine les 530 millions d’euros.

Au pied de la tour, la ville aménagera un jardin de 8000 m² le long du boulevard Victor.

Le calendrier prévoit la signature de la promesse de bail à construction une fois le PLU révisé et le terrain libéré et désaffecté (au plus tard au quatrième trimestre 2014). Le permis de construire devrait être déposé en 2012. La livraison n’est pas envisagée avant 2017. (Article Nathalie Moutarde-Le Moniteur du 01-04-2011).

 

◊ REVISION DU PLU SUR ROLAND-GARROS

Comme elle s’y était engagée auprès de la Fédération Française de Tennis, la Ville de Paris lance une révision simplifiée du PLU sur le site de Roland-Garros pour permettre la mise en œuvre du projet d’extension. Il s’agit notamment de porter le plafond à une hauteur de 31 m (contre 18 m actuellement) pour permettre la couverture du court central Philippe-Chatrier. L’enquête publique se déroulera en juin et juillet. L’approbation définitive pourrait intervenir fin 2011. (Le Moniteur-Avril 2011).

 

EN BANLIEUE

 

◊ 94 : JOINVILLE-LE-PONT : SAUVETAGE REUSSI DE VILLAS MENACEES DE DEMOLITION

L’action militante a pu à la fois sauver des maisons anciennes et permettre l’agrandissement d’une maison de retraite.

Sur le quai de la Marne, le long de la rivière, subsistent encore de superbes demeures patrimoniales aux architectures typiques des bords de Marne. Elles font partie des 204 maisons de la commune protégées par le nouveau plan local d’urbanisme de la ville, entré en vigueur le 19 janvier 2008. Il interdit notamment toutes démolitions ou modifications extérieures des façades de ces villas qui font partie du patrimoine de la ville.

Malheureusement, à la veille de la mise en place du PLU, la précédente municipalité de Joinville avait discrètement accordé des permis de démolir et de construire au bénéfice d’une maison de retraite qui souhaitait s’agrandir, mettant à profit, au dernier moment, l’existence de l’ancien POS qui, lui, autorisait de telles démolitions.

Grâce à une surveillance régulière des permis de construire affichés en mairie mais absents sur place, l’ASEP, Association pour la sauvegarde de l’environnement de Polangis et du quai de la Marne, a été informée et a pu préparer des recours en annulation auprès du tribunal administratif de Melun. Mais, le jour même où ils allaient être déposés devant la justice, le 21 Février 2008, un voisin alerta l’association, la prévenant que les pioches des démolisseurs étaient entrées en action, en même temps que les panneaux d’information sur le permis de démolir et de construire étaient apposés sur le terrain.

Procédure qui est parfaitement illégale puisqu’elle empêche le recours en annulation qui peut être fait par des citoyens ou des associations dans les deux mois suivant le dépôt des permis en mairie.

 

Démolition surprise

Se rendant immédiatement sur place vers les 8 heures du matin, et après avoir alerté l’ancien Maire pour lui demander de faire cesser ce massacre, l’ASEP a réussi à faire arrêter la démolition. Mais rien qu’en une heure de temps, des tuiles avaient été arrachées aux toitures, des fenêtres et des portes intérieures enlevées. Heureusement l’essentiel des éléments architecturaux a pu être sauvé, notamment les pots à feux, les œils-de-bœuf, les lambrusques et un bas-relief.

Commençait alors une très longue procédure juridique. Partant donc du tribunal administratif de Melun, elle passa ensuite par le tribunal de grande instance de Créteil, puis par la Cour d’appel de Paris, et enfin la Cour de cassation. Pendant cette période qui s’est étalée sur 2 ans et demi, une autre procédure, menée par les descendants des anciens propriétaires de la clinique, devenue maison de retraite, n’a fait qu’entretenir un nouvel imbroglio juridique.

 

Un nouveau projet satisfaisant

Mais l’ASEP a tenu bon, sur son seul objectif, défini par ses statuts : sauver ces maisons désormais protégées, les faire réhabiliter et les intégrer dans un nouveau projet architectural souhaité par la société Orpea, propriétaire des lieux. Partant d’un premier permis de construire qui voulait imposer au bord de la Marne une immense façade en verre, après démolition des maisons remarquables, puis passant par un projet d’immeuble-barre style années 1970, derrière ces maisons de la fin du 19e siècle, Orpea a enfin proposé un projet architectural acceptable, avec une ligne de maisons de ville, comportant des toitures et des fenêtres traditionnelles, reliant par l’arrière les quatre maisons protégées, auxquelles s’en est ajoutée une cinquième, une parcelle limitrophe, jadis incluse dans l’immense propriété, leur ayant été vendue.

Le 5 juillet 2010, l’ASEP a donc signé une convention avec la société Orpea, instaurant la préservation, la restauration et la mise en valeur des maisons protégées, ainsi que le nouveau projet architectural destiné à agrandir la maison de retraite. (Article Michel Riousset, président de l’ASEP-Liaison IDF-Environnement n) 132 de Février 2011).

 

2e arrondissement

 

11 PASSAGE CHOISEUL – 8 RUE DALAYRAC

PC-075-102-11-V-0002 — Date d’enregistrement : 04-01-2011.

Pét. : Mme LA ROCCA Sylvie, S.C.I. GRAIN DE LUNE.

Ravalement de la façade sur rue avec agrandissement des baies et réfection de la couverture avec remplacement du châssis de toit. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 07-07-1974.

La rue Dalayrac est très pittoresque longeant l’ancienne « salle Ventadour » (Opéra Comique), qui aujourd’hui abrite des services sociaux de la Banque de France. La façade de l’immeuble sur la rue Dalayrac est en très mauvais état, avec des fenêtres obturées partiellement par des planches !

Le ravalement projeté ne pourra qu’embellir cet immeuble. Quant aux autres travaux, l’immeuble étant classé ISMH, ils ne pourront être faits que dans les règles de l’art.

 

74 RUE DE CLERY

PC-075-102-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 07-01-2011.

Pét. : M. Guillaume de la TULLAYE. — Arch. : M. Guillaume d’ASTORG, 134, rue de Rivoli, 75001 PARIS.

Fermeture partielle de la courette au niveau du 3e étage en extension d’un local d’habitation, avec pose d’un garde-corps sur la porte-fenêtre.

S.H.O.N. créée : 4 m2.

Les travaux projetés supposent peut-être qu’ils se porteront sur une sorte d’excroissance en encorbellement, mais au détriment de la luminosité des pièces situées aux étages inférieurs. Malheureusement, notre rapporteur n’a pu pénétrer dans la cour et aucun renseignement n’a été possible au niveau des boutiques du rez-de-chaussée car ces dernières étaient fermées.

 

7 AU 9 BOULEVARD DES ITALIENS – 20 RUE FAVART

PC-075-102-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 14-01-2011.

Pét. : Mme Dominique BARROY, BOETIE PARTNERS — Arch. : M. Benoît REISCH, 8 bis, rue Deguerry, 75011 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 7 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation, de commerce et de bureau avec couverture d’une cour sur 3 niveaux, modification des liaisons verticales et transformation de locaux d’archives en locaux techniques en sous-sol. S.H.O.N. créée : 84 m2. S.H.O.N. démolie : 129 m2 S.T. : 780 m2.

La réhabilitation d’un bâtiment de 7 étages pose la question où vont se situer les travaux ? Car d’après notre rapporteur, l’immeuble est en parfait état comme si la réhabilitation venait d’être terminée. En ce qui concerne la couverture de la cour : selon les photos vues dans le dossier à Morland, elles ne correspondent pas à ce qu’a vu sur place notre rapporteur. Il s’agit sans doute d’une autre cour, ou plutôt d’une courette non accessible.

 

3e arrondissement

 

33 RUE DES TOURNELLES

PC-075-103-11-V-0003. — Date d’enregistrement : 25-01-2011.

Pét. : M. Sydney GAD. — Arch. : M. Thierry RECEVSKI, 32, rue Jean Lecoz, 92500 RUEIL MALMAISON.

Construction d’une maison individuelle en fond de parcelle de 3 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation (1 logement créé). S.H.O.N. créée : 461 m2. S.T. : 674 m2. Hauteur du projet : 10 m.

Selon Plan Perspectif de Sauvegarde et Mise en valeur du Paris Historique : petite maison à façade Louis XV sur rue.

La construction d’une maison individuelle va s’enserrer entre trois hauts murs, en fond de cour et ne pourra bénéficier que d’une seule façade, orientée Est, largement vitrée avec des balcons aux 2e et 3e étages, une piscine en sous-sol !, et un espace vert de 190 m. Les matériaux : verre, métal, pierre. La maison ne sera pas visible de la rue, et c’est une bonne chose pour le quartier !

 

3 RUE VILLEHARDOUIN – 52 AU 54 RUE DE TURENNE

PC-075-103-11-V-0001 — Date d’enregistrement : 07-01-2011

Pét. : M. Jacques MONTHIOUX, VILLE DE PARIS - D.P.A. - DIRECTION DU PATRIMOINE ET DE L’ARCHITECTURE. — Arch. : LA GARE ARCHITECTES, 11, rue

Tocheport - Le Ciella, 24160 EXCIDEUIL.

Ravalement de la façade sur rue du groupe scolaire avec suppression de 3 appuis de fenêtre au 1er étage, réouverture de 3 soupiraux et inscription de la devise républicaine. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 09-01-1926.

Hôtel habité de 1607 à 1663, par Claude de Bourdeville, comte de Montrésor, fougueux frondeur et époux en secret de Mlle de Guise. Divers propriétaires se sont succèdes jusqu’à l’acquisition en 1707 par Armand-Jacques de Courgues, marquis de Vagres. Il restera dans cette famille jusqu’à son dernier propriétaire Guillaume-François de Courgues, marquis de Vayres et d’Aulnay, décapité en 1794. Cet hôtel affecté à des écoles maternelle et primaire de garçons depuis 1880, a été acheté par la Ville en 1908. Il a perdu son oratoire et ses boiseries ; il est appelé, soit hôtel de Montrésor, soit hôtel de Courgues. Ses façades sur rue et sur cour sont ISMH. (J. Hillairet).

Les travaux projetés pour le groupe scolaire sont de supprimer 3 appuis de fenêtres au 1er étage (en fait il s’agit d’appuis de béton en saillie qui seront remplacés par des appuis en zinc pré-patinés), de ré-ouvrir des soupiraux, d’inscrire la devise républicaine au-dessus du portail d’entrée (en lettres peintes)…

 

4e arrondissement

 

4A RUE AUBRY LE BOUCHER – 34A AU 44 RUE QUINCAMPOIX - 109A AU 123 RUE SAINT-MARTIN

PC-075-104-11-V-0001/0002/0003/0004/0005 — Date d’enregistrement : 18-01-2011.

Pét. : M. Olivier LEBLANC, S.G.I.M. - SOCIETE DE GESTION IMMOBILIERE DES IMMEUBLES MUNICIPAUX. — Arch. : M. Guillaume d’ASTORG, 134, rue de Rivoli, 75001 PARIS. Réfection de la couverture et des souches de cheminées, versants rue et cour. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 12-04-1974.

L’îlot Quincampoix se situe entre les rues Quincampoix et Saint-Martin. Avant la révolution c’était le quartier de la corporation des Merciers-Joailliers dont le bureau se trouvait à l’emplacement des maisons des 117-119, rue Saint-Martin et des 38 et 40, rue Quincampoix, entrée principale signalée par une inscription de 1904. (J. Hillairet).

L’immeuble du n° 36 de la rue Quincampoix est l’exemple du style ordinaire exposé par le Muet dans son traité de 1624 pour une maison de rapport, le principal changement étant l’apparition des garde-corps en fer forgé à la place des allèges pleines. (Paris Grand Siècle-Nicolas Courtin).

Les PC concernent la réfection de la couverture et des souches de cheminées de plusieurs immeubles qui semblent en avoir bien besoin.

 

7e arrondissement

 

96 RUE DE SEVRES – 33 RUE DU GENERAL BERTRAND

PC-075-107-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 28-01-2011.

Pét. : M. Olivier LEBLANC, S.G.I.M. - SOCIETE DE GESTION IMMOBILIERE DES IMMEUBLES

MUNICIPAUX. — Arch. : VERDIER + REBIERE ARCHITECTES, 10 ter, rue Bisson, 75020 PARIS.

Restructuration d’un bâtiment sur rue de 3 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol,

(6 logements sociaux créés) avec permutation partielle des affectations commerce et habitation à rez-de-chaussée, redistribution intérieure avec démolition partielle de murs porteurs, reconstruction avec modification de la volumétrie de la toiture et de la verrière, création de lucarnes, de châssis de toit, ravalement des façades avec création de baies, remplacement des menuiseries extérieures et surélévation du mur de façade de la partie en rez-de-chaussée côté rue du Général Bertrand, après dépose de la clôture. S.H.O.N. à démolir : 22 m2. S.T. : 182 m2. Immeuble construit dans les années 1780-1790 ayant subi diverses transformations dont la façade dans les années 1950. C’est une restructuration importante qui est annoncée dans le PC. On peut espérer qu’elle sera faite dans les règles de l’art et que ces travaux, dont le ravalement des façades, redonneront son lustre à cet immeuble ancien.

 

24 RUE DU GENERAL BERTRAND

PC-075-107-09-V-0004-01 — Date d’enregistrement : 27-01-2011.

Pét. : M. Gilles DUPIN, SOCIETE CIVILE CENTRALE MONCEAU. — Arch. : CABINET PALISSARD

ARCHITECTURES, 10, rue de la Fontaine à Mulard, 75013 PARIS.

Reconstruction de la façade d’origine au droit de la passerelle démolie avec habillage d’éléments techniques en toiture d’un bâtiment de 6 étages sur 3 niveaux de sous-sol à usage de bureau. Modificatif au PC n° 075-107-09-V-0004 délivré le 14-09-2009. Immeuble de bureaux de 6 étages dont la façade d’origine va être reconstruite. Travaux en cours.

 

4 SQUARE RAPP

PC-075-107-11-V-0001 — Date d’enregistrement : 10-01-2011.

Pét. : M. David CHEZEAUD, S.A.R.L. CPPR.

Ravalement de la façade rue. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 25-04-1997.

Bel immeuble construit en 1912 par l’architecte Louis Lefranc et siège de la Société théosophique de France. Le ravalement projeté ne pourra qu’embellir cette belle façade.

 

8e arrondissement

 

37 RUE DE MOSCOU

PC-075-108-11-V-0002 — Date d’enregistrement :31-01-2011.

Pét. : Mme Any TINGAY-TOURNAYRE. —Arch. : M. Thierry DES NOYERS DE BIEVILLE, 50, bd Malesherbes, 75008 PARIS.

Agrandissement de 2 baies en brisis avec création de 2 balconnets, côté rue, et d’un balcon en brisis, côté cour, avec remplacement de 2 baies par 3 portes-fenêtres.

La rue de Moscou fut ouverte en 1810. Selon notre rapporteur, il existe déjà un balconnet en toiture côté 39, rue de Moscou. Il s’agit donc de répéter la même chose, de transformer deux baies en portes-fenêtres et de créer les balconnets. Il restera en l’état une baie (côté n° 35) mais d’un modèle différent des autres. Impossible de pénétrer dans la cour.

 

10e arrondissement

 

88 AU 92 PASSAGE BRADY

PC-075-110-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 26-01-2011.

Pét. : Mme RANGASWAMY Patricia, S.C.I. 87 BRADY. — Arch. : CABINET S.A.R.L. D’ARCHITECTURE SURIA, 13 bis, rue de Ville d’Avray, 92310 SEVRES.

Changement de destination d’un local de bureau au 1er étage en vue de l’extension d’un local d’habitation situé au 2e étage sur passage avec modification des ouvertures aux 1er et 2e étages. S.H.O.N. supprimée : 5 m2. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 07-03-2002.

Le passage Brady est l’un des deux passages couverts du 10e arrondissement. Construit en 1828 par un commerçant du nom de BRADY. Le passage reliait autrefois la rue du Faubourg Saint-Denis à la rue du Faubourg Saint-Martin avant d’être scindé en deux parties par la percée du boulevard de Strasbourg en 1852.

A l’origine, cette partie formait un ensemble homogène avec une élégante rotonde qui compensait le léger travers de son tracé. Dès 1831, c’est un bazar à friperies où les cabinets de lecture abondent. Les plans de l’époque montrent la présence de bains. Le passage Brady fut délaissé au début du XXe siècle, puis vers 1970-1980 on voit se créer une concentration de commerces et restaurants indiens et pakistanais. A l’heure actuelle, le manque d’hygiène et d’entretien, présente une très sérieuse menace et son classement et la restauration en cours n’y changeront rien.

Aux 88, 90 et 92 de la partie couverte, un changement de destination d’un local de bureau en habitation est envisagé. Cela ne pourrait qu’être salutaire si ce n’était le mode de vie des habitants des lieux. Il est à déplorer que la modification des ouvertures va faire disparaître des vestiges des aménagements d’autrefois.

 

64 RUE DU FAUBOURG SAINT-MARTIN

PC-075-110-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 11-01-2011.

Pét. : M. MAILHES Michel, EUROPA FLATS. — Arch. : M. DE SAINT-LEGER Edmond, 20, rue Saulnier, 75009 PARIS.

Changement de destination d’un local commercial à rez-de-chaussée sur cour et passage en habitation avec démolition et reconstruction de la façade sur passage en vue de son recul, création de 2 verrières en toiture et d’une baie de fenêtre côté cour. S.H.O.N. à démolir : 12 m2.

La rue du Faubourg Saint-Martin doit son nom au fait qu’elle est le prolongement de la rue Saint-Martin, mais à l’extérieur du mur d’enceinte, symbolisé aujourd’hui par la Porte Saint-Martin : elle n’est plus ainsi dans le bourg mais dans le faubourg.

Au n° 64, changement de destination d’un local commercial à rez-de-chaussée en habitation. Les travaux envisagés n’appellent pas de commentaires et ne seront pas visibles de la rue.

L’immeuble est d’aspect assez élégant, mais l’activité commerciale a complètement dénaturé la partie entresol. L’immeuble voisin au n° 62 possède une façade de grande qualité.

 

56 AU 58 RUE RENE-BOULANGER

PC-075-110-11-V-0001 — Date d’enregistrement : 03-01-2011.

Pét. : Mme Michèle ATTAR, ESH TOIT ET JOIE. — Arch. : M. Aurélien STEFAN, 98, rue de Sèvres, 75007 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment d’habitation et bureau de poste avec pose d’une isolation thermique extérieure, remplacement des menuiseries extérieures, changement de destination partiel du bureau de poste au niveau du sous-sol en habitation et en local vélos avec démolitions partielles d’un mur porteur et de plancher pour le prolongement de l’ascenseur du rez-de-chaussée au sous-sol. S.H.O.N. à démolir : 3 m2. S.H.O.N. créée : 3 m2.

La rue René-Boulanger fut principalement bâtie entre 1770 et 1840, sous les règnes de Louis XVI et Louis Philippe. Elle s’appelait au XVIIe siècle « chemin de la voirie, puis devint rue des Fossés Saint-Martin, rue Basse-Porte-Saint-Martin, rue de Bondy de 1771 à 1944, et enfin son nom actuel en hommage à René Boulanger, résistant, mort pendant la Seconde Guerre mondiale.

En face du 56-58, bel exemple des horreurs architecturales des années 1960-70, construit à l’emplacement du Théâtre de l’Ambigu Comique. A droite, au n° 54, hôtel d’Aligre, orné de bas-reliefs représentant « les Quatre Saisons », copies de ceux réalisés pour cet hôtel par Clodion en 1772. A gauche, au n° 62, hôtel de Rosambo, construit en 1780 par l’architecte Nicolas-Claude Girardin. Acquis ensuite par la comtesse Merlin qui y tint un des salons les plus importants du début du XIXe siècle, accueillant Georges Sand, Prosper Mérimée, Honoré de Balzac, Alfred de Musset, le compositeur Rossini… A partir de 1840, le baron Taylor y fonda ses sociétés de bienfaisance.

A l’emplacement des numéros 56-58 s’élevait un immeuble ou Charles Christofle fonda en 1842 son premier atelier d’argenture, actif jusqu’en 1933. L’immeuble, objet du présent PC, pour des travaux d’isolation thermique extérieure et remplacement des menuiseries extérieures est tellement incongru dans ce cadre historique par rapport à ceux qui l’encadrent, qu’il n’appelle aucun commentaire.

 

11e arrondissement

 

21 AU 25 PASSAGE CHARLES DALLERY

PC-075-111-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 25-01-2011.

Pét. : Mme Marie-Pascale JOUANNO, BOUYGUES IMMOBILIER. — Arch. : M. Jean-Marie BLEAS,

5 bis, rue Casteja, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Extension avec surélévation de 2 niveaux d’un bâtiment à usage d’habitation de 2 étages (43 logements créés dont 12 logements sociaux) et d’artisanat à rez-de-chaussée, sur rue et cour, après démolition de la toiture et de tous les planchers, création d’un niveau de sous-sol, implantation de 56 m2 de panneaux solaires photovoltaïques en toiture-terrasse, création de baies en façades et modification de la façade arrière avec création de jardins. S.H.O.N. à démolir : 2 874 m2. S.H.O.N. créée : 3 168 m2. S.T. : 1 056 m2.

Le passage Charles Dallery fut tout d’abord un cul de sac débouchant rue de la Roquette, formé en 1627 sur les terrains de l’Abbaye Saint-Antoine et dépendant du terroir de Basfroi. Lorsque l’état vendit, en 1840, l’hôtel de Mortagne, il se réserva sur les dépendances de cet hôtel, le terrain nécessaire au prolongement de cette impasse jusqu’à la rue de Charonne. Ce fut le passage Vaucanson qui reçut en 1877, le nom de Charles Dallery (1754-1835), célèbre pour ses travaux sur la navigation à vapeur (J. Hillairet).

Dans notre CR n° 219 Sauv’Dernière de mars 2010, nous présentions le bâtiment industriel en pierre meulière, construit en 1897 par l’architecte Georges Farcy, où il était demandé par SA Bouygues Immobilier la démolition totale de ce bâtiment. La Commission du Vieux Paris, réunie le 01-04-2010 constatant que le projet de démolition totale proposé est sensiblement le même que celui examiné lors de la séance du 21-04-2009, a renouvelé le vœu demandant que soit étudiée, dans le cadre du programme immobilier envisagé, la réutilisation du bâtiment existant, qui par sa visibilité dans la rue, la composition originale de sa façade, la franchise et l’aspérité de ses matériaux (meulière, brique, bois), la structure ouverte de son ossature en bois – atout pour une transformation – porte témoignage du passé industriel du quartier. (Mairie de Paris-BMO du 27-04-2010).

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 05-04-2011, constatant que cette nouvelle version du projet prend en compte la résolution émise par la Commission lors de sa séance du 21-04-2009, qui demandait la réutilisation du bâtiment existant, témoignage du passé industriel du quartier, la Commission a levé son vœu et ses objections au projet. (Mairie de Paris-publication prochaine dans le BMO). En conclusion, nous sommes satisfaits que ce bâtiment soit conservé malgré la surélévation.

 

62A RUE DE MONTREUIL

PC-075-111-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 21-01-2011.

Pét. : M. JOBARD Olivier. — Arch. : M. MEIRA Jacques, 204, av. de la République, 94700 MAISONS ALFORT.

Extension d’une maison de ville d’un étage sur cour avec création d’un niveau de sous-sol, de 2 soupiraux et d’une mezzanine dans le volume du 1er étage. S.H.O.N. créée : 68 m2. S.H.O.N. démolie : 2 m2. S.T. :1 030 m2.

La rue de Montreuil, ancien chemin de Paris à Montreuil, devient « rue » vers 1750 suite à l’installation de fabricants de papiers peints dans le quartier du Faubourg Saint-Antoine ; à la fin du XVIIIe siècle on y compte 16 fabriques. Le premier d’entre eux, Jean-Baptiste Réveillon, à la fin des années 1750, ayant boutique rue de l’Arbre Sec, dans le quartier du Louvre, marchand mercier de formation, se lance hardiment dans l’aventure de la production de papiers peints (le système corporatif parisien lui interdisant toute activité productive). Il se « délocalise » au Faubourg Saint-Antoine et s’installe définitivement dans « la Folie Titon » rue de Montreuil en 1761 jusqu’à son retrait de la manufacture en 1791 suite à la révolte des ouvriers en avril 1789, évènement déclencheur de la prise de la Bastille. (Revue histoire contemporaine).

Nos rapporteurs ont pu entrer dans la cour, encombrée en fond de cour d’anciens ateliers industriels, mais ne sont pas arrivés à localiser la maison de ville. De toute façon, rien ne sera visible de la rue.

 

12e arrondissement

 

2 AU 80 AVENUE DES TERROIRS DE France – 82 AU 92 QUAI DE BERCY – 72 AU 84 RUE BARON LE ROY

PC-075-112-10-V-0004-01 — Date d’enregistrement : 31-01-2011.

Pét. : M. Benoît DELACOUR, S.A.S. BRE BERCY. — Arch. : SOCIETE ARCHIGRAPHE, 22, rue Gustave Eiffel, 78300 POISSY.

Création de 2 mezzanines dans les volumes du rez-de-chaussée et du rez-de-dalle et changement de destination de locaux commerciaux à rez-de-dalle en bureau avec diminution des surfaces de plancher créées aux rez-de-chaussée et entresol. Modificatif au PC no 075-112-10-V-0004 délivré le 20-07-2010. S.H.O.N. créée : 2 361 m2 (au lieu de 2 405 m2). S.H.O.N. démolie : 2 361 m2. Ce permis de construire est un modificatif à un premier permis délivré en Juillet 2010. Il concerne des travaux qui vont se situer dans des locaux commerciaux avec changement de destination en bureau. Ils n’appellent aucune observation particulière.

 

19 RUE BECCARIA

PC-075-112-11-V-0002 — Date d’enregistrement : 11-01-2011.

Pét. : M. Jean-Charles RUE. — Arch. : M. Patrice RODRIGUEZ, 11-19, rue Michelet, 93100 MONTREUIL.

Changement de destination d’un local à rez-de-chaussée sur cour à usage d’atelier en habitation (1 logement créé) avec remplacement des menuiseries extérieures. Immeuble de 4 étages typique du quartier, situé près de la place d’Aligre. Notre rapporteur n’a pu voir la cour (accès par digicode) où vont se situer les futurs travaux mais rien ne sera visible de la rue.

 

13e arrondissement

 

2 RUE DE POUY – 9 RUE DE LA BUTTE AUX CAILLES

PC-075-113-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 18-01-2011.

Pét. : Mme Brigitte MAUGENDRE. — Arch. : M. Marcos DA SILVA, 6, passage Louis Daquin, 93300 AUBERVILLIERS.

Réhabilitation d’une maison de ville, de 1 étage, sur rue et cour, avec création d’un patio après démolition des parties de plancher et toiture correspondants, déplacement de l’escalier intérieur, fermeture de la cour par le prolongement de la terrasse du 1er étage, reconstruction de la toiture après démolition, création de fenêtres de toit, ravalement des façades avec pose d’une isolation thermique extérieure et modification des baies en façade par la création d’une nouvelle porte d’entrée. S.H.O.N. à démolir : 18 m2. S.H.O.N. créée : 16 m2. S.T. : 204 m2.

Cette maison d’angle d’un seul étage, propriété privée, construite en 1885 par l’architecte Armand Laporte, fait partie de ces petites maisons de faubourgs donnant forme au tissu urbain périphérique de Paris. On aurait pu craindre une réhabilitation avec surélévation d’un étage pour s’aligner sur les immeubles de 2 étages sur lesquels elle s’appuie. En fait il n’en est rien. La réhabilitation a deux objectifs : redistribuer l’espace intérieur existant pour l’adapter aux nouveaux besoins des propriétaires et répondre aux demandes officielles de réduction de pertes caloriques par une isolation extérieure des façades, pose de doubles vitrages et isolation du toit qui sera rehaussé de 20 cm. La petite cour arrière deviendra une pièce au R.C. et donnera sur un puits de jour intérieur. L’espace de la cour deviendra terrasse au 1er étage. La façade rue sera peu modifiée en dehors de l’ouverture d’une seconde porte sur la rue de Pouy et du remplacement des volets à 2 battants par des volets pliants, ce que l’on peut regretter. Malgré tout, cette petite maison gardera son aspect maison de faubourg.

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 05-04-2011, s’est prononcée. contre le projet d’isolation par l’extérieur qui modifierait, en l’appauvrissant, l’aspect de cette maison de faubourg. La Commission a demandé que soient conservés les persiennes et garde-corps anciens. (Mairie de Paris-publication prochaine dans le BMO).

 

67 AU 71 AVENUE EDISON -12 AU 18 RUE NICOLAS FORTIN

PC-075-113-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 17-01-2011.

Pét. : M. MONTHIOUX Jacques, MAIRIE DE PARIS - D.P.A. — Arch. : CABINET AGENCE BROCHET LAJUS PUYEO, Hangar G2 Bassins à Flot no 1 – quai Armand Lalande, 33300 BORDEAUX.

Réhabilitation d’un bâtiment de 3 étages sur un niveau de sous-sol en vue de l’installation du Conservatoire Municipal avec extension du bâtiment à rez-de-chaussée avec un niveau sur pilotis et en sous-sol, démolition et reconstruction des planchers à tous les niveaux, transformation de locaux techniques en salle de classe, démolition d’un local à destination de vestiaire à rez-de-chaussée sur rue, modification de la cour anglaise, création de 2 édicules et d’un local technique en toiture-terrasse et ravalement des façades avec remplacement des menuiseries extérieures. S.H.O.N. à démolir : 242 m2. S.H.O.N. créée : 1 937 m2. S.T. : 2 779 m2.

L’Ecole Française de Meunerie voit le jour en 1924. Initialement située rue Clotilde dans le 5e, elle s’installe en 1938 dans le bâtiment actuel de la rue Nicolas Fortin construit sur un terrain mis à disposition par la Ville de Paris. D’allure navale, cet édifice typique des années 30 s’apparente à la coque d’un cargo: ligne de flottaison en pierre, coque en brique et proue arrondie. En 1965, surélévation d’un étage sur le corps principal et de 2 étages sur la proue (dossier Morland).

Il s’agit d’un très gros chantier de la direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Cette demande concerne le relogement du conservatoire municipal du XIIIe de Paris sur le site de l’ancienne Ecole Supérieure de la Meunerie sise au 16-18 rue Fortin. Le projet s’inscrit dans la continuité de l’esquisse présentée au concours et retenue par le maître d’ouvrage. Il a entre autres été présenté à l’ABF M. Terseur. La parcelle est bordée par la rue Nicolas Fortin au sud et l’avenue Edison à l’est. Elle est actuellement occupée par un vaste bâtiment R+3 (l’ancienne Ecole Sup. de Meunerie qui sera réhabilitée) ainsi que par un petit édifice en RDC ouvrant sur l’Avenue Edison et qui sera démoli.

Le projet prévoit :

(i) la reconversion du bâtiment existant afin de l’adapter aux besoins de fonctionnement et de confort d’un Conservatoire. L’enveloppe du bâtiment ancien est rénovée. La toiture est adaptée, une surélévation du bâtiment a lieu sur le pignon W sur deux niveaux. L’intérieur sera aménagé pour les nouveaux besoins.

(ii) l’extension de ce bâtiment en cœur d’îlot en y adjoignant notamment une salle de spectacle d’une capacité de 250 personnes ainsi qu’un bâtiment sur pilotis perpendiculaire au bâtiment d’origine et relié à lui.

L’entrée du Conservatoire et de la salle de spectacle se fera par l’Av. Edison.

Le jardin suspendu sur la salle de spectacle se cale en fond de parcelle.

Cet ensemble modernisé devrait s’intégrer sans problème aux tours et barres environnantes.

 

41 RUE DE CROULEBARBE

PC-075-113-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 26-01-201.

Pét. : MM. Jérôme FOURNEL et Jean-Paul DEMARCHI, S.C.I. FMJ PATRIMOINE & S.C.I. DELTA. —

Arch. : M. Frédéric FOURNEL, 41, rue Croulebarbe, 75013 PARIS.

Construction de 2 bâtiments de 2 étages à usage d’habitation après démolition d’un entrepôt en fond de parcelle (6 logements créés). S.H.O.N. créée : 302 m2. S.H.O.N. démolie : 343 m2. S.T. : 260 m2.

Ancien « Cabaret de Mme Grégoire ». Aujourd’hui Restaurant basque et Résidence Hôtelière du Vert Galant très coquets dans cette rue calme bordée par le square René Le Gall construit sur la Bièvre. La parcelle est constituée de 2 entités au sein d’une copropriété :

- Le Bât A implanté sur la rue Croulebarbe. : bâtiment de 2 étages pleins et de 3 étages au centre, à double destination: commerce sur les niveaux SS, RDC et R+1 ainsi que 2 logements d’habitation (duplex RDC et R+1 et triplex R1 à R3).

- Le Bât. B implanté dans le prolongement. : ensemble bâti sur toute l’emprise sur 2 niveaux RDC et R+1 intégralement affecté aux activités industrielles, commerciales et de bureau.

La présente demande ne concerne que le bât. B. Le projet prévoit la démolition du bât. B existant et la construction de 2 petits bâtiments à usage d’habitation constitués de 2 niveaux principaux (RDC et R+1) , en fait 3 niveaux avec sous-sol pour le bâtiment de droite, .encadrant un jardin interne qui sera créé en pleine terre. Les élévations d’héberges sont conservées. Elles auront un impact nul sur l’environnement visuel du voisinage. La création du jardin interne (aucun espace végétal n’existait sur la parcelle) permet au bâti d’être aéré et fournira aux voisins de cette copropriété une vue plus agréable. En conclusion, rien ne sera visible de la rue et le projet semble répondre aux différentes normes imposées.

 

15e arrondissement

 

184 AU 184B RUE DE LA CONVENTION

PC-075-115-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 17-01-2011.

Pét. : M. RELIER-DUBOSCQ Dominique, SOFIAM. —Arch. : CABINET C.Z. ARCHITECTURE, 5 bis, route de Saint-Leu, 95360 MONTMAGNY.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol sur rue à destination d’habitation (7 logements créés dont 2 sociaux), de commerce à rez-de-chaussée et de stationnement (7 places créées) après démolition d’un bâtiment d’un étage à destination d’habitation et de commerce. S.H.O.N. à démolir : 374 m2. S.H.O.N. créée :

770 m2. S.T. : 214 m2. Hauteur du projet : 25 m.

Comme cela était prévisible, la petite maison des années 30 va disparaître pour laisser la place à un immeuble moderne de 7 étages qui arrivera au niveau des deux immeubles adjacents plus anciens (R+6 et R+7), et de même hauteur que l’immeuble (années 70) R+13 à l’arrière dont il cachera le pignon imposant et disgracieux. Les matériaux choisis rappellent ceux des constructions récentes avoisinantes (zinc en toiture, béton blanc en bandeau, menuiserie alu laqué, garde-corps en métal laqué, bois bakélisé en attique, enduit monocouche à la chaux aérienne taloché, …). Le projet devrait bien s’intégrer dans l’environnement immédiat, avec même un peu de verdure à l’arrière et en terrasse. Le commerce y sera réinstallé. Des places de stationnement, accessibles par un monte-voiture, seront créées sur 2 niveaux de sous-sol après décaissement de toute la surface du terrain.

Que demander de plus, même si on peut regretter la démolition de cette petite maison ?

 

81 RUE FONDARY – 48 AU 54 RUE LETELLIER – 32 AU 36 RUE DE LA CROIX NIVERT

PC-075-115-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 18-01-2011.

Pét. : M. Olivier LEBLANC, SOCIETE DE GERANCE D’IMMEUBLE MUNICIPAUX.

Arch. : M. Thibault DE LA LAURENCIE, 16, rue des Quatres Cheminées, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Réhabilitation de deux bâtiments avec changement de destination de bureau en habitation (9 logements sociaux créés), extension sur 5 niveaux en façade arrière et surélévation de 2 niveaux

du bâtiment en fond de parcelle et ravalement et modification de l’ensemble de façades. S.H.O.N. démolie : 192 m2. S.H.O.N. créée : 557 m2. S.T. : 4 311 m2.

Il s’agit d’un énorme ensemble de bâtiments recouverts de carreaux céramique blancs, de facture moderne (années 80 ?) compris entre la rue Fondary (en fait juste un passage vers cette rue), la rue Letellier (où l’architecture est la plus accessible visuellement) et la rue de la Croix-Nivert (d’où on aperçoit plusieurs bâtiments du même style architectural). Les travaux sont difficiles à situer mais paraissent plutôt en fond de parcelle ou à l’arrière des bâtiments existants. Aucun commentaire à formuler concernant cette future réhabilitation.

 

6 IMPASSE DOMBASLE

PC-075-115-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 21-01-2011

Pét. : M. Vincent PEDONE.

Surélévation d’un niveau d’une maison individuelle d’un étage + combles sur un niveau de sous-sol avec modification de l’escalier intérieur et transformation en habitation d’un garage à rez-de-chaussée sur rue. S.H.O.N. démolie : 4 m2. S.H.O.N. créée : 42 m2.

Impasse de 3 mètres de large et de 68 mètres de long (J. Hillairet), très calme et fermée par la grille du patronage ND de la Salette. Les n° 4, 6, 8 sont de petites maisons avec des petits bouts de jardin et l’impasse se termine sur un petit immeuble récent (n° 10, 12, 14). Rien à dire sur ce projet, qui relèvera la maison au niveau de sa voisine.

 

79 AU 93 BOULEVARD PASTEUR – 25 AU 49 BOULEVARD DE VAUGIRARD – 1 AU 17 SQUARE MAX HYMANS

PC-075-115-11-V-0007 — Date d’enregistrement : 01-02-2011.

Pét. : M. COUROUSSE Patrice, SDC MAINE MONTPARNASSE SECTEUR I c/o ICADE PROPERTY MANAGEMENT. — Arch. : CABINET A. BECHU ET ASSOCIES, 82, rue Lecourbe, 75015 PARIS.

Modification des façades sur square et sur voie ferrée avec création de 3 oriels avec terrasses côté square.

Cette demande concerne le remplacement des façades de l’immeuble du Crédit Agricole pour améliorer l’isolation thermique et pour les mettre en conformité avec les façades des immeubles avoisinants qui ont déjà été modifiées.

 

31B AU 33 RUE DU DOCTEUR ROUX

PC-075-115-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 07-02-2011.

Pét. : M. Benoît CHEVRE, S.A.S. QUANIM. — Arch. : LOG-ARCHITECTES, 79, rue du Faubourg du Temple, 75010 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 6 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation (16 logements sociaux créés), de commerce et de bureau avec création d’une toiture végétalisée. S.H.O.N. créée : 1 251 m2. S.T. : 363 m2. Hauteur du projet : 22 m.

Ce futur immeuble sera construit sur un terrain laissé libre après la démolition d’un bâtiment en 2008. Il se situera à côté de l’Institut Pasteur. Le projet prévu s’intégrera sans problème aux immeubles voisins existants.

 

24 AU 28 RUE AUGUSTE CHABRIERES – 250 RUE DE LA CROIX NIVERT

PC-075-115-03-V-0038-01 — Date d’enregistrement : 10-02-2011.

Pét. : Mme Céline TEYSSEDOU, S.C.I. PARIS CHABRIERES. — Arch. : ALTER EGO, 92, bd de Charonne, 75020 PARIS.

Modification des façades sur rue et cour avec création de baies supplémentaires, modification de l’altimétrie du 2e niveau de sous-sol et de l’implantation des édicules en toiture-terrasse. Modificatif au PC no 075-015-03-V-0038 délivré le 03-02-2005.

Ce bâtiment a été terminé en 2010. Cette demande est une régularisation de modifications du projet original qui ont été faites pendant la construction de l’immeuble.

 

6X PLACE DU GENERAL MONCLER – 42 RUE SAINT-AMAND – 53 RUE DE VOUILLE

PC-075-115-11-V-0009 — Date d’enregistrement : 14-02-2011.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, R.I.V.P. —Arch. : Mme LE CHEVALLIER Emmanuelle, 82, av. du Président Wilson, 93100 MONTREUIL.

Pièces complémentaires relatives au respect des règles de sécurité.

Ce permis fait suite à une demande de pièces complémentaires relatives à la sécurité, manquantes dans le dossier.

 

16e arrondissement

 

60 AU 62 RUE DE PASSY

PC-075-116-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 18-01-2011.

Pét. : M. DAGNEAUX Robert-Patrick, PARIS HABITAT OPH. — Arch. : M. BRUGEL François, 6, rue de la Prairie, 92160 ANTONY.

Réhabilitation d’un bâtiment de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol sur rue, cour et courette avec création de trémies d’ascenseur et de gaines techniques, ravalement de l’ensemble des façades avec pose d’une isolation thermique extérieure sur courette et édicule sur rue, remplacement des menuiseries extérieures, réfection de la couverture avec remplacement des châssis de toit, création d’un local poubelles et d’une rampe d’accès sur cour et réfection de la verrière en façade sur cour. S.H.O.N. à démolir : 50 m2.

La réhabilitation projetée concerne deux maisons mitoyennes sur rue et un bâtiment sur cour des XVIIIe et XIXe siècles, au cœur du village de Passy. Le ravalement des façades sur rue est déjà achevé ; il s’est voulu exemplaire malgré des problèmes d’amiante.

La 2e phase concerne la cour où 24 logements vont être créés après les travaux suivants :

- Consolidation des structures.

- Mise aux normes des circulations.

- Changement des menuiseries.

- Réfection de la couverture.

- Badigeon isolant.

- Ravalement total après traitement amiante, plomb et humidité.

 

18e arrondissement

 

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5 AU 7 IMPASSE MARIE-BLANCHE

PC-075-118-11-V-0016 — Date d’enregistrement : 28-02-2011.

Pét. : M. François CHAUSSADE, COGEDIM RESIDENCE. — Arch. : A. BECHU ET ASSOCIES, 82, rue Lecourbe, 75015 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’habitation (19 logements dont 8 sociaux), de locaux à rez-de-chaussée destinés à la petite enfance (190 m2) et de stationnement (42 places - 1 783 m2), de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol, en fond d’impasse, avec implantation de 187 m2 de panneaux solaires photovoltaïques en toitures-terrasses, végétalisation partielle des façades, des murs de soutènement et mitoyen, après démolition du bâtiment à usage de garage commercial existant. S.H.O.N. à démolir : 158 m2. S.H.O.N. créée : 2 874 m2. S.T. : 1 762 m2.

Dans cette impasse, face au garage qui va être démoli (en aout 2010, le PD 075-018-06-V-0073 était affiché) et dont elle est séparée par une courette commune, se situe une maison MH appelée parfois "Castel Eymonaud", construite de 1892 à 1897 par l'architecte Joseph-Charles de Montarnal pour Ernest Eymonaud, sculpteur sur bois et fabricant de meubles. Spécialisé dans les copies de meubles anciens, Eymonaud conçoit sa maison comme un lieu de présentation de ses créations, dans un style néo-gothique. Outre sa décoration, la maison se caractérise par une tour de deux étages, une curiosité dans ce quartier du 18e arrondissement. L'édifice est allongé vers l'ouest en 1900 et agrandi d'une aile en retour en 1910. Cette aile, réalisée en pans de bois, abritait les ateliers de l'entreprise d'Eymonaud, "A l'Art Ancien". Précisions : Façades et toitures de l'ensemble des bâtiments de la parcelle, rez-de-chaussée, premier étage et grand escalier: inscription sur l’ISMH par arrêté du 14 septembre 1995. Eléments protégés : escalier, décor intérieur, élévation. Dans le document consulté à Morland, ce bâtiment est cité comme un reste de l’hôtel de l’Escalopier construit entre 1835 et 1837 dont seule le corps principal nous serait parvenu (serres et bibliothèque démolies en 1882), agrandi en fin XIXe siècle par M. Eymonaud (inscrit au titre des monuments historiques). La « pelle » à l’entrée de l’impasse indique que cet hôtel a été démoli en 1882.

Le garage est très étendu (25 m de largeur par 65 m de longueur) : il est encadré par le cimetière de Montmartre, la rue Cauchois, l’hôtel Eymonaud et une cour couverte desservie par le boulevard de Clichy. Le terrain est en forte pente (environ 7 mètres de dénivelé sur la longueur de la parcelle) et le projet en tient compte puisque le bâtiment donnant sur la courette commune avec la maison classée (en haut de la parcelle) ne dépassera pas le haut de la tour, mais la facture du bâtiment sur cette courette est peu compatible avec le style de la maison en face. Une concertation est prévue avec les propriétaires du MH pour déterminer le choix de la grille qui fermera la courette, une partie piétons et une partie voitures puisque l’entrée du parking se situe ici. Pour le reste, le côté face au cimetière ne pourra qu’améliorer le paysage.

 

17 PASSAGE DUHESME

PC-075-118-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 17-01-2011.

Pét. : M. LORRAIN Franck. — Arch. : M. JBEILY Abdo, 5, rue Michel Turbelin, 95110 SANNOIS.

Réhabilitation d’une maison de ville d’un étage + combles avec surélévation de la toiture, création d’une mezzanine dans le volume des combles, création d’une toiture-terrasse végétalisée, modification de la façade principale et réfection de la clôture sur rue. S.H.O.N. créée : 233 m2. S.T. : 150 m2. Hauteur du projet : 11 m.

Dans le passage, encore campagnard, proche de la porte de Clignancourt, le rehaussement a déjà été pratiqué sur les constructions voisines. Cette dernière va se mettre à niveau, et au gout du jour avec sa terrasse végétalisée.

 

3 RUE TARDIEU

PC-075-118-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 18-01-2011.

Pét. : M. Benjamin MIMRAN, BM 8. — Arch. : Mme Marilyne MANCINELLI, 7, rue Houdon, 75018 PARIS.

Changement de destination d’un local commercial en local artisanal avec ravalement des façades, création de baies de fenêtres, et remplacement des menuiseries extérieures.

L’immeuble se situe au pied de la Basilique de Montmartre. Les travaux projetés ne semblent concerner que la devanture d’une boutique sans grand intérêt, ni risque.

 

23 VILLA DES TULIPES

PC-075-118-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 20-01-2011.

Pét. : Mme PINAUD Céline. — Arch. : CABINET DJURIC-TARDIO ARCHITECTES, 17, rue Ramponeau, 75020 PARIS.

Surélévation de la toiture d’une maison de ville de 2 étages sur rue et jardin en vue de l’aménagement des combles. S.H.O.N. créée : 45 m2. S.T. : 110 m2. Hauteur du projet : 10 m.

Découverte charmante d’une ruelle champêtre, certes modeste, mais calme et romantique à deux pas du bruyant boulevard Ney et du carrefour de la porte de Clignancourt.

La surélévation annoncée de la maison de ville au n° 23, à demi cachée par la verdure, est regrettable mais elle se hausse à la hauteur de ses voisines qui l’ont déjà fait.

 

19e arrondissement

 

58 RUE DAVID-D’ANGERS

PC-075-119-11-V-0002 — Date d’enregistrement : 20-01-2011.

Pét. : M. Marc MIMRAM, LA MAISON DE LA FRATERNITE. — Arch. : M. Stéphane THONAT, 5, rue Rébeval, 75019 PARIS.

Extension avec surélévation d’un étage (12 logements créés) d’un bâtiment d’habitation, sur rue, de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol, après démolition de la toiture, ravalement des façades et démolition du bâtiment secondaire existant à rez-de-chaussée sur 1 niveau de sous-sol pour création d’un jardin. S.H.O.N. à démolir : 63 m2. S.H.O.N. créée : 169 m2. S.T. : 151 m2.

Bâtiment situé en bordure du quartier de la Mouzaïa, face à la silhouette très navale du moderne Lycée Diderot. L’aspect rénové de la façade semble montrer que les travaux ont été réalisés proprement. Il s’agit sans doute de 2 logements créés et non 12. Quant au bâtiment secondaire rasé, il est, comme le jardin, invisible et de la rue et de celle de la Fraternité à l’arrière.

 

25B RUE DE BELLEVUE – 28 VILLA FELIX FAURE

PC-075-119-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 24-01-2011.

Pét. : Mme Florence et M. Frédéric MARCOUT. — Arch. : CABINET AARKA S.A.R.L.

D’ARCHITECTURE, 51, rue Saint-Louis en l’Ile, 75004 PARIS.

Surélévation d’un comble suite à la démolition d’une toiture d’un bâtiment de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation avec déplacement et agrandissement d’une trémie d’escalier, création d’une verrière et de 2 fenêtres de toit. S.H.O.N. créée :

35 m2. S.T. : 75 m2. Hauteur du projet : 10 m.

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 05-04-2011, s’est prononcée contre la surélévation de cette maison, située dans un lotissement populaire de la fin du XIXe siècle particulièrement homogène, et dont l’unité architecturale est encore intacte aujourd’hui. Elle a d’ailleurs rappelé que le cahier des charges fixé par la Ville de Paris lors de la construction de ces maisons imposait qu’elles se limitent à un étage carré, en raison de la fragilité du sous-sol. (Mairie de Paris-publication prochaine dans le BMO).

Sur la bordure sud du quartier de la Mouzaïa, cette petite maison cubique vieillie va être surélevée d’un étage comme sa voisine d’en face. On constate de plus en plus de demandes de surélévation de petites maisons, c’est dans l’air du temps, mais bien que regrettable pour un certain nombre d’entre elles.

 

20e arrondissement

 

80 BOULEVARD DE MENILMONTANT

PC-075-120-11-V-0009 — Date d’enregistrement : 27-01-2011.

Pét. : M. Jean-Louis de VICOSE, SFI COURTOIS. — Arch. : M. François CHAUVEAU, 23, rue Nicolo, 75116 PARIS.

Surélévation de 2 niveaux d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol avec aménagement et modification d’un local poubelles à rez-de-chaussée sur cour, création d’une terrasse, élargissement d’une trémie d’escalier et ravalement des façades. S.H.O.N. démolie : 2 m2. S.H.O.N. créée : 173 m2. S.T. : 287 m2. Hauteur du projet : 16 m.

Immeuble de deux étages en bon état, petits balcons au 2e étage, commerces au rez-de-chaussée. Les travaux projetés concernent une surélévation de deux étages de ce bâtiment pour rejoindre les immeubles qui l’encadrent. C’est une surélévation de plus dans le paysage urbain. On ne peut que le regretter !

 

70 RUE JULIEN LACROIX

PC-075-120-08-V-0049-01 — Date d’enregistrement : 19-01-2011.

Pét. : M. Laurent CHICHEPORTICHE, E.U.R.L. L’HOTELIERE. —Arch. : CABINET EQUILIBRE ARCHITECTES, 105, rue de Charenton, 75020 PARIS.

Réaménagement intérieur des locaux, décaissement du sous-sol en vue de l’aménagement de locaux sociaux, création d’une trémie d’escalier au rez-de-chaussée, modification de la façade sur cour et de la devanture sur rue et diminution de l’emprise du local à rez-de-chaussée sur cour. S.H.O.N. créée : 5 m2. S.H.O.N. démolie : 11 m2 (au lieu de 2 m2). Modificatif au PC no 075-020-08-V-0049 délivré le 13-10-2008. Petit immeuble de deux étages en pleine réhabilitation comportant deux commerces au rez-de-chaussée. Les travaux projetés portent sur un réaménagement intérieur du bâtiment, actuellement en cour. On peut se féliciter que cet immeuble ancien soit conservé et réaménagé.

 

4 RUE LAURENCE SAVART

PC-075-120-11-V-0007 — Date d’enregistrement : 25-01-2011.

Pét. : Mme Sophie HERSZKOWICZ, S.C.I. GULP. — Arch. : Mme Sophie HERSZKOWICZ, 4, rue Laurence Savart, 75020 PARIS.

Extension avec surélévation d’un étage d’un bâtiment d’habitation de 1 étage, sur jardin, après démolition de la toiture. S.H.O.N. créée : 48 m2. S.T. : 122 m2.

La rue Laurence Savart est très pentue depuis la rue Boyer. Elle aboutit à la rue du Retrait. Elle est bordée de petits immeubles mais surtout de maisons. Le coin est charmant. L’extension et la surélévation d’un étage sur jardin de cette jolie maison va modifier son aspect. En fait, elle va être agrandie sur le jardin entrainant la démolition de la toiture. Espérons que ces travaux ne se verront pas trop de la rue.

 

25 RUE DU TELEGRAPHE

PC-075-120-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 18-01-2011.

Pét. : M. Olivier DARY. — Arch. : M. Christian GUENNO ZAKI, 8, rue Emile Dubois, 75014 PARIS.

Surélévation d’un étage + combles de la partie du bâtiment d’habitation à rez-de-chaussée, sur rue et cour, après démolition de la toiture, ravalement et démolitions partielles des façades pour création de baies. S.H.O.N. créée : 36 m2. S.T. : 513 m2.

Immeuble de 7 étages avec un commerce au rez-de-chaussée, bien entretenu mais à l’architecture plutôt quelconque. Les travaux de surélévation vont se situer sur une partie du bâtiment en rez-de-chaussée sur rue et cour. De la rue, on a du mal à situer ces travaux, mais ils n’auront, en principe, aucune incidence sur l’aspect général de l’immeuble.

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