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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 22:26

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Dernières nouvelles

A Paris

 

◊ FORUM DES HALLES : POUR LA CANOPEE, LES GEANTS DU BTP JETTENT L’EPONGE

Impossible de construire le futur toit de verre du nouveau Forum des halles. C’est en substance le message envoyé le mois dernier par les géants du BTP à la Mairie de Paris. La nouvelle est tombée le 19 Avril, mais la Ville s’est bien gardée de l’ébruiter. Ce jour-là une commission d’appel d’offres devait attribuer le marché de construction de la Canopée, le toit chapeautant le Forum. Aucun candidat n’a accepté de relever le défi.

Trois groupes ont étudié le dossier : Bouygues, Vinci et Eiffel Construction (une filiale d’Eiffage). Selon nos informations, ces trois entreprises jugent très insuffisant le budget prévu par la ville pour un tel monument. L’enveloppe était de l’ordre de 150M€. D’après certaines indiscrétions, deux candidats estiment que le budget devrait être augmenté de 50% et le troisième juge même qu’il faudrait le doubler ! « D’ordinaire, il n’y a pas d’écarts aussi importants entre l’estimation de la ville et celle des entreprises ! » s’étonne Jean-François Legaret, le maire (UMP) du 1er et membre de la commission d’appel d’offres depuis vingt ans.

Les trois mastodontes du BTP se seraient-ils mis d’accord pour obliger la ville à se montrer plus généreuse ? Les sociétés contactées n’ont pas répondu à nos questions « L’entente entre les candidats, cela arrive parfois. Mais dans le cas présent, j’ai l’impression que chaque groupe a très envie de décrocher ce marché. Construire un monument en plein cœur de la capitale, c’est un projet emblématique tout de même ! » commente un membre de la commission.

Les premiers coups de pioche toujours prévus pour début 2012

« Cela montre clairement qu’avec l’enveloppe budgétaire programmée par la mairie, les entreprises de BTP n’ont pas les moyens de construire le toit de verre conçu par les architectes », tranche l’association Accomplir, farouche opposante du projet.

En attendant la Ville poursuit les négociations avec les trois firmes en lice. La plus compétitive sera désignée à la rentrée, soit cinq mois plus tard que prévu. De quoi retarder d’autant le chantier du cœur de Paris ? Non, selon Dominique Hucher, le directeur du réaménagement des Halles à la société d’économie mixte PariSeine. « Ce scénario avait été pris en compte dans le calendrier des travaux. La construction de la Canopée commencera début 2012 comme annoncée », affirme le responsable. Pas sûr en revanche que la Ville ne soit pas obligée de revoir encore à la hausse le coût du chantier des Halles, estimé à un milliard d’euros par l’opposition municipale. (Article Marie-Anne Gairaud - Le Parisien du 25-05-2011).

 

◊ LES GARES DE LA PETITE CEINTURE VONT REVIVRE

Dans le XVIIIe, la mairie veut transformer la gare de l’avenue de Saint-Ouen et la gare Ornano en lieux culturels ou sociaux. Elle va donc les racheter à Réseau Ferré de France.

Le XVIIIe arrondissement veut redonner vie à ses gares de petite ceinture. Deux jolis bâtiments (Paris en compte vingt-neuf) qui ont subi les affronts du temps et les assauts des tagueurs, mais qui devraient présenter un tout autre visage dans les mois à venir. La gare de l’avenue de Saint-Ouen et sa jumelle de la porte de Clignancourt – baptisée gare Ornano – propriétés de Réseau Ferré de France (RFF), seront rachetées par la Ville de Paris, sur la demande de la mairie du XVIIIe, qui compte en faire des lieux culturels ou sociaux, ouverts au quartier et à ses habitants.

 

Gros travaux à prévoir

« Nous souhaitons également que les gares retrouvent leur aspect d’origine, ce qui nécessitera de gros travaux, souligne Eric Lejoindre, 1er adjoint au maire PS, Daniel Vaillant. C’est pourquoi, lorsque la ville aura acheté les gares, nous lancerons un appel à projet auprès d’opérateurs, en lien avec les quatre conseils de quartiers concernés. » Seul hic : les bâtiments, qui s’étendent sur quelque 400 m², sont aujourd’hui occupés. Gare de l’avenue de Saint-Ouen, le vaisselier discount Tout moins cher, locataire des lieux, devrait rapidement quitter le site. « Liquidation totale pour cause d’expropriation », peut-on lire sur les vitrines du magasin qui brade ses derniers articles.

Porte de Clignancourt, la situation est plus délicate. Si une partie de la gare a été désertée par l’agence bancaire qui y logeait, un fast-food occupe toujours une partie du bâtiment et ne semble guère disposé à l’abandonner. Au grand dam de certains. « Nous avons vraiment envie de voir ce lieu valorisé, confie un riverain de la rue Bellard, membre du conseil de quartier Clignancourt mais les responsables de ce restaurant ne se montrent pas coopérants ! Nous avons déjà dû batailler pour qu’ils règlent le moteur d’aération des cuisines en installant un cache… Je crains qu’ils ne se lancent dans un véritable bras de fer pour continuer d’exploiter le fast-food. » Selon toute probabilité, la réhabilitation de la gare de Saint-Ouen sera donc plus aisée et plus rapide. « L’appel à projet pourrait même être lancé à l’automne, avance Eric Lejoindre. Tandis que pour Ornano, nous n’avons pas encore de calendrier précis ». (Article Le Parisien du 02-06-2011).

 

UNE LIGNE HISTORIQUE DESAFFECTEE

Aujourd’hui désaffectée, la ligne de la petite ceinture fait le tour de Paris. Avec ses vingt-neuf gares, dont la plupart sont à l’abandon (d’Auteuil à Courcelles jusqu’à l’avenue de Clichy, Ornano, avenue de Saint-Ouen, jusqu’à Vincennes, Ménilmontant, Maison-Blanche et Point-du-Jour), elle servait autrefois à affiner la desserte des quartiers parisiens. La voie ferrée, d’une longueur de 32 km, située à l’intérieur des boulevards des Maréchaux, servait uniquement au transport des marchandises entre 1852 et 1869, puis fut ensuite ouverte aux voyageurs. Détrônée au profit du métro, cette ligne de petite ceinture est totalement fermée en 1934, puis interdite aux marchandises dans les années 1990. Désormais, Paris veut reconquérir ses gares et ses talus, en les transformant en jardins partagés, dont certains sont réalisés par des chantiers d’insertion.

 

1er arrondissement

 

 

24 place Dauphine – 37 quai de l’Horloge

PC-075-101-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 25-03-2011.

Pét. : M. Christophe ALDEBERT, CHRIS THO BISTRO. — Arch. : EPSILON Architecture d’intérieur, 23, rue Bardinet, 75014 PARIS.

Modification de la devanture d’un restaurant avec remplacement de la toile du store. Immeuble concerné par une inscription à l’ISMH en date du 20/09/1950.

Ce très bel immeuble en pierre de 5 étages + 1 étage d’attique a des façades identiques côté quai et côté place Dauphine avec boutiques côté quai et un restaurant place Dauphine qui est l’objet de la présente demande. Sa façade est sobre et seul le store rouge de la terrasse se remarque. Dans ce cadre de la place Dauphine, on ne peut que penser que la modification de devanture et de store sera sobre et élégante ?

 

211a rue Saint-Honoré – 202 rue de Rivoli – 6 rue du Vingt-Neuf Juillet

PC-075-101-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 30-03-2011.

Pét. : M. Guy SAIAS, S.A. SAINT-JAMES & ALBANY. — Arch. : M. François DUBUISSON, 11, quai Paul Doumer, 92400 COURBEVOIE.

Reconstruction partiel d’un bâtiment de 6 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’hôtel de tourisme après démolition de l’aile du bâtiment Les Bains et modification de la façade du bâtiment Charles X. S.H.O.N. démolie : 316 m2. S.H.O.N. créée : 300 m2. S.T. : 3 114 m2.

Ici s’élevait un des plus grands et des plus beaux hôtels de Paris, dont les bâtiments et les jardins s’étendaient à l’ouest jusqu’au 229 de la rue Saint-Honoré et au sud jusqu’aux Tuileries. Construit en 1687 par Henri Pussart, conseiller d’Etat oncle de Colbert, il fut acheté en 1711 par Adrien Maurice de Noailles, futur maréchal de France et ministre d’Etat. Il lui donna son nom, fit redessiner les jardins par Charpentier et transforma les bâtiments remodelés par Lassurance en un somptueux musée. Dans la chapelle, une de ses petites filles épousa La Fayette en 1774. L’hôtel de Noailles fut détruit après 1830. Le quartier change de caractère après la Révolution. Sur le site apparaissent deux hôtels, l’un sur la rue de Rivoli, l’autre sur la rue Saint-Honoré et un établissement de bains. L’ensemble prend le nom actuel Saint-James-Albany pour attirer la clientèle anglaise (historique dossier Morland).

La présente demande porte sur l’aménagement d’une partie de l’hôtel Saint-James et Albany, 202, rue de Rivoli. Cet édifice, qui s’articule autour de deux cours, est composé de plusieurs corps de bâtiments dont l’élément architectural dominant est un hôtel particulier du XVIIIe siècle, ancien hôtel de Boulogne, inscrit à l’ISMH et appelé aujourd’hui aile « château ». Il est bordé latéralement, sur la cour nord ou cour Saint-Honoré, par les anciens communs et, en face, par un bâtiment donnant sur la rue Saint-Honoré n’appartenant pas à l’hôtel. Sur la cour sud, appelée cour Rivoli, le « Château » est bordé par l’aile Charles Saint-James à l’est, l’aile Charles X à l’ouest et l’aile les Bains en vis-à-vis. Le bâtiment Albany composé de suites locatives fait liaison entre cette cour et la rue de Rivoli.

Les travaux visent à amener cet hôtel 4* au niveau de standard des plus grands hôtels parisiens. Pour cela, des travaux en rez-de-chaussée devront permettre une meilleure circulation intérieure. Les travaux extérieurs sur la cour Rivoli sont prévus pour mettre en valeur le bâtiment historique, image de marque de l’établissement, comme cela a été fait en 1979 autour de la cour Saint-Honoré. Ceci suppose de supprimer une partie du bâtiment les Bains, d’avancer l’aile Charles X jusqu’à la limite du « château » et de surélever les Bains pour rendre l’ensemble sur cette cour plus cohérent.

Aucune objection n’est à faire dans la mesure où les bâtiments concernés par les modifications de façade ne concernent pas des bâtiments classés, qu’ils ne sont pas sur rue et qu’ils seront faits dans un souci esthétique à des fins commerciales.

 

2e arrondissement

Place de la Bourse

PC-075-102-11-V-0018 — Date d’enregistrement : 31-03-2011.

Pét. : M. Jérôme SCHMIDT, Société d’Exploitation GL Events Palais Brongniart. — Arch. : M. Jean-Michel WILMOTTE, 68, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75012 PARIS.

Réhabilitation du palais Brongniart avec changement de destination partiel de surfaces de bureau aux rez-de-chaussée bas et haut en restaurant et café, démolitions partielles de planchers à tous les niveaux pour modifications des liaisons verticales, démolition avec reconstruction de plancher au 5e étage, rénovation avec modification des verrières en toiture partiellement remplacées par une couverture en cuivre et implantation de 150 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, création de vantelles d’aération en vue de l’implantation de locaux techniques sous toiture et création d’une aire de livraison à l’angle est et d’accès supplémentaires, après décaissements partiels. S.H.O.N. à démolir : 739 m2. S.H.O.N. créée : 781 m2. S.T. : 8 304 m2. Immeuble concerné par une inscription à l'ISMH en date du 27 octobre 1987.

Au début du XIXe siècle, Paris est la seule grande place financière d’Europe qui ne possède pas de lieu spécifique dédié aux transactions des valeurs mobilières (alors même que la réglementation sur les agents de change et l’interdiction de négocier dans les lieux publics ont été adoptés dès 1724). Dans le cadre des réformes de la vie économique, Napoléon 1er décide la construction d’une bourse « qui réponde à la grandeur de la capitale et au grand nombre des affaires qui doivent s’y faire jour » (lettre du 12 décembre 1806). L’architecte Alexandre Théodore Brongniart (1739-1813) présente en 1808 le seul projet qui réponde à tous les souhaits de l’empereur : programme mixte associant bourse et tribunal de commerce, coût raisonnable, bâtiment vaste, doté de « promenades », et isolé dans un quartier dont les abords seraient renouvelés à l’occasion de l’édification de ce monument à la fois utile et prestigieux. Ce projet conjugue un siècle de réflexions architecturales sur ce type de programme et les aspirations artistiques de Brongniart, dont c’est la dernière réalisation. Avec l’Arc de triomphe et la rue de Rivoli, c’est le chantier principal conduit à Paris sous l’Empire. Figure emblématique de la nouvelle architecture néoclassique, le « palais impérial de la bourse » figure parmi les monuments rares qui « sont la synthèse historique de l’époque de leur édification » (Georges Montorgueil, séance de la Commission du Vieux Paris du 9 novembre 1899). A ce titre, il a immédiatement été critiqué, notamment pour son absence d’identité. (Mairie de Paris-Extrait texte DHAAP du 09-06-2011).

Le Palais impérial de la Bourse, inspiré du modèle des basiliques antiques, est édifié sur le terrain du couvent des filles de Saint-Thomas, confisqué sous la Révolution. Il sera agrandi latéralement au début du XXe siècle. Ses grilles datent pour la plupart de 1827. Sur les côtés, des statues allégoriques représentent : rue Vivienne le Commerce et la Justice – rue Notre-Dame des Victoires l’Agriculture et l’Industrie. Depuis sa création, la Bourse a cristallisé autour d’elle le monde des affaires, avec l’implantation des sièges des banques. Depuis l’instauration des négociations en 1986, il s’ensuivit la désertification progressive du palais, aussi il fut le cadre de festivités de toutes sortes. D’où la nécessité d’une réhabilitation (Historique Dossier Morland).

 

D’après le dossier étudié à Morland, le projet prévoit des espaces évnementiels – des bureaux – des espaces de restauration s’articulant autour de l’axe. Il veut essayer de faire de ce palais le tout premier bâtiment historique intégrant une production d’énergie solaire intégrée et respectueuse de son architecture historique. Le but est d’ouvrir le palais sur le quartier, de redynamiser les lieux et d’optimiser les espaces.

 

3e arrondissement

76 rue Notre-Dame de Nazareth – 312 au 316 rue Saint-Martin

PC-075-103-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 14-03-2011.

Pét. : M. CHERPANTIER Cédric, S.C.I. SAINT-MARTIN NAZARETH COMMERCIALES. — Arch. : M. PLUZANSKI Stéfan, 126, rue du Temple, 75003 PARIS.

Réhabilitation des locaux de commerce, bureau et habitation du 1er niveau de sous-sol au 1er étage avec changement de destination partiel des locaux commerciaux en habitation (3 logements créés), démolition du local commercial à rez-de-chaussée en vue de l’agrandissement de la cour, création et agrandissement de baies de fenêtres à rez-de-chaussée sur cour, modification de 2 devantures et de 2 fenêtres au 1er étage sur rue, déplacement de trémies d’escalier, transformation des réserves commerciales en sous-sol en caves d’habitation et extension du local poubelles sur cour. S.H.O.N. à démolir : 106 m2 S.H.O.N. créée : 22 m2. Selon le dossier étudié à Morland : immeuble ancien d’angle en bon état. La réhabilitation va se porter sur un changement de destination partiel de locaux commerciaux et bureau en habitations (3 logements créés) entrainant des travaux importants sur cour et une modification de deux devantures sur rue.

L’impact des travaux n’aura, en principe, aucune incidence sur l’aspect de l’immeuble côté rue.

 

58 au 60 rue Rambuteau – 145 au 147 rue Saint-Martin

PC-075-103-11-V-0014 — Date d’enregistrement : 24-03-2011.

Pét. : M. Liu RONG, JL DE LA TOUR.

Modification de la devanture d’un local commercial d’un magasin de prêt-à-porter. Immeuble concerné par une inscription à l'ISMH en date du 23/05/1984.

Au n° 147 rue Saint-Martin, immeuble de 1610. : cour et escalier remarquables. (J. Hillairet).

Cet ancien magasin d’alimentation possédant encore une peinture sous verre va devenir une boutique de prêt à porter. Les travaux sont déjà réalisés. La modernité de la devanture jure par rapport au portail situé juste à côté, c’est regrettable et une faute de goût ! La peinture sous verre a heureusement été conservée.

 

4e arrondissement

9 au 11 boulevard Morland – 10b au 14 quai Henri IV

PC-075-104-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 01-03-2011.

Pét. : Mme Laurence BEARDLSEY, S.N.C. CORESI. — Arch. : LIN Finn Geipel and Giulia Andi, 2-9 Helmotzstrasse 10587 BERLIN - ALLEMAGNE.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol, côtés quai et cour, à usage d’habitation (140 logements créés), de crèche à rez-de-chaussée côté quai (30 berceaux) et de stationnement (180 places - 5 000 m2) avec implantation de 400 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture-terrasse et aménagement paysager de la cour, après démolition d’un ensemble de bâtiments de bureau. S.H.O.N. créée : 12 200 m2. S.T. : 4 060 m2.

La démolition des bâtiments de bureau a été validée par la Commission du Vieux Paris lors de sa séance du 27-01-2011. (Maire de Paris-Texte DHAAP du 09-06-2011).

D’après le dossier étudié à Morland : il s’agit, sur une parcelle libérée par le démantèlement de la Société Nationale des Poudres et Explosifs, de démolir un ensemble de bâtiments de bureau situés entre le boulevard Morland et le quai Henri IV (bâtiments non visibles depuis le boulevard Morland) pour y construire un bâtiment de 7 étages + 2 sous-sols, comprenant 140 logements, une crèche et 180 places de stationnement. Le futur bâtiment présentera la forme d’un U à branches inégales. Les logements situés dans les branches seront des logements sociaux, ceux situés à la base du U seront en accession à la propriété. Ces derniers bénéficieront d’une situation exceptionnelle le long de la Seine et en face du Jardin des Plantes, avec pour certains une vue sur Notre Dame.

 

1 au 3 rue Pierre au Lard – 14 rue Saint-Merri

PC-075-104-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 02-03-2011.

Pét. : M. Frédéric HERVE, S.A.S. MOOVMENT LA GALERIE. — Arch. : M. Sylvain COCHET, 18, rue d’Alembert, 93170 BAGNOLET.

Réhabilitation d’un bâtiment d’un étage à usage commercial en vue de l’installation d’un bar-club avec démolition et reconstruction des planchers des rez-de-chaussée et 1er étage, ravalement des façades et création d’une porte à rez-de-chaussée sur rue. S.H.O.N. démolie : 20 m2. S.H.O.N. créée : 6 m2.

Dans la rue Pierre au Lard, extrêmement étroite, datant du XIIIe siècle et formant un coude, réhabilitation du bâtiment situé dans l’angle pour y installer un club-bar avec ravalement des façades et création d’une porte sur rue. Démolition et reconstruction de planchers. Le bar semble déjà fonctionner car on entend de la musique. Signalons que pour l’installation du bar-club, le pétitionnaire a antérieurement déposés des permis de construire qui ont été refusés et des membres du groupe « Sauvegarde » sont déjà allés à cette adresse. La maire du 4e arrondissement et une association soutenue par des riverains sont contre l’installation de ce bar-club en raison des nuisances qu’il créera.

 

6e arrondissement 

26 au 28 rue Vavin

PC-075-106-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 31-03-2011.

Pét. : Mme Christine SIMON DE KERGUNIC, CABINET LA PAGERIE. — Arch. : M. Jean de VILMORIN, 75, rue du Général Leclerc, 92270 PARIS. Ravalement de la façade côté rue. Immeuble concerné par une inscription à l’ISMH en date du 15-01-1975.

Ravalement d’une façade côté rue : il s’agit de l’immeuble à gradins d’Henri Sauvage et Charles Sarazin, construit en 1912, le 1er du genre à Paris pour lequel ils ont déposé un brevet d’invention. Il s’inscrit dans une conception hygiéniste de l’habitat. Revêtu de carreaux de grès cérame biseauté, il est actuellement emballé dans un filet de protection. En 1988 la restauration des façades avait été décidée par arrêté. Ce ravalement pourra redonner toute sa beauté à ce bel immeuble.

 

12 rue de Buci

PC-075-106-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 07-04-2011.

Pét. : M. Farokh KHALKHALI SHAFARI, LES ECLAIREURS S.A.R.L. D’ANDRESY. — Arch. : M. Krikor BELEKIAN, 25, rue du Dragon, 75006 PARIS.

Changement de destination partiel au rez-de-chaussée d’artisanat en commerce avec modification de la devanture en vue de l’implantation d’un salon de thé et remplacement des stores à rez-de-chaussée et 1er étage sur rue. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 01-04-1947.

Emplacement, en 1628, du Jeu de Paume de la Diligence, baptisé de l’Etoile lorsque les comédiens, qui jouaient à la foire Saint-Germain le répertoire de l’Opéra-comique vinrent s’y installer à des périodes différentes. Favart y joua sa première pièce en 1734. Sur la façade, mascaron et « étoile dans les nuages ». Façade et toitures classées ISMH. (J. Hillairet).

Changement de destination au rez-de-chaussée d’un local d’artisanat en commerce en vue de l’implantation d’un salon de thé, avec remplacement des stores au rez-de-chaussée et 1er étage. Ici encore on peut se demander si les travaux n’ont pas été déjà réalisés, puisqu’il y a déjà un salon de thé, à moins qu’il ne s’agisse de l’agrandissement de cet établissement par la récupération de la petite boutique contiguë.

 

7e arrondissement

52 au 54 rue de Bellechasse – 108 au 112 rue de Grenelle

DP-075-107-11-P-0096 — Date d’enregistrement : 30-03-2011.

Pét. : M. Antony LAROSE, MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE.

Ravalement des façades sur rue de l’ancien hôtel de Rochechouart avec réfection des brisis.

Au n° 110, hôtel de Courteilles. Cet hôtel, dit aussi de Rochechouart, a été construit en 1778, par Cherpitel, pour Mme de Courteilles dont la fille épousa le comte de Rochehouart. Depuis, 1829, ministère de l’Instruction publique, puis de l’Education nationale qui s’est agrandi avec le n° 108 et le n° 112. Ses façades sur cour présentent des pilastres corinthiens cannelés qui embrassent le rez-de-chaussée et le premier étage ; ils sont surmontés d’un entablement, puis d’un attique à balustrade ajourée ; balcon central de la façade sur jardin. Façades sur cour et sur jardin et trois salons du rez-de-chaussée sont classés. Les deux hautes colonnes du portail d’entrée ont été reculées en 1937 car elles gênaient la circulation. (J. Hillairet).

Le ravalement de l’hôtel Rochechouart sera le bienvenu car les façades sont très sales. Il redonnera de la splendeur à ce bâtiment.

 

5 avenue Anatole France

PD-075-107-11-V-0001 — Date d’enregistrement : 05-04-2011.

Pét. : M. Nicolas LEFEBVRE, SETE - Société d’Exploitation de la tour Eiffel.

Démolition des pavillons Eiffel, Ferrié et des pagodes situés au 1er étage de la Tour Eiffel. S.H.O.N. à démolir : 1 601 m2.

PC-075-107-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 05-04-2011.

Pét. : M. Nicolas LEFEBVRE, SETE - Société d’Exploitation de la Tour Eiffel. — Arch. : Alain MOATI & Henri RIVIERE S.A.R.L., 11 cité de l’Ameublement, 75011 PARIS.

Réaménagement du 1er étage de la tour Eiffel avec reconstruction des pavillons Eiffel et Ferrié, remplacement partiel de plancher opaque par un plancher

vitré avec pose de garde-corps, rénovation des façades du pavillon dit « 58 Tour Eiffel » et construction au droit des piliers nord, est et ouest, de 3 abris d’attente pour le public, à parois vitrées. S.H.O.N. créée : 1 496 m2. S.T. : 12 770 m2. Inscription à l'ISMH en date du 24 juin 1964.

Evolution des pavillons

L’architecture des pavillons passe d’une esthétique pittoresque et ostentatoire de parc d’attraction, à une esthétique plus sobre, épurée et discrète. Cette transformation accompagne la mutation du regard du public sur la tour Eiffel, de simple curiosité technologique à objet patrimonial et culturel de style baroque. En 1889, l’ornementation surchargée du premier étage tend à le fondre dans le décorum général de la Tour. L’intervention d’André Granet, 1937, cherche à réduire l’impact de la galerie et des pavillons sur la perception générale de la tour, pour dégager la vue panoramique, sans pour autant nier l’expression architecturale des ouvrages du premier étage. Celle de François Dhôtel 1981, jouant sur les façades et la peinture ton sur ton, cherche d’avantage à se fondre dans le paysage de la construction (Commission des Sites).

Notice architecturale

Le projet propose au public accueilli une approche enrichie, une expérience augmentée de la Tour et de la Ville de Paris qui serait aussi en soi une expérience sensorielle et ludique, un voyage des sons et de la connaissance. Les pavillons abritent les entités fonctionnelles. Ils prennent place entre les piliers de la tour Eiffel. Gustave Eiffel a conçu ces puissants piliers sur un plan oblique pour projeter la tour à 300 m de haut. Chaque étage servant de liens à ces piliers.

Nous avons imaginé des pavillons qui sont sous l’influence de ces piliers. Ils subissent l’attraction de leurs forces en présence. Ainsi ils sont donc obliques dans deux plans. Cette géométrie nouvelle les lie intimement à la tour. Leurs contours tangibles trouvent leur origine dans les géométries des piliers. Le cœur du premier étage de la tour Eiffel est un vide. C’est une petite urbanité suspendue à 57 m du sol de la ville. En périphérie de ce vide, le sol opaque est partiellement remplacé par un sol en verre et le grillage du garde corps par du verre. Le verre, protecteur, procure cette expérience de marcher au-dessus de la structure en encorbellement du premier étage ainsi révélée.

La scénographie n’est pas une expérience rapportée, elle est en symbiose avec le projet d’architecture. C’est depuis la galerie périphérique suspendue entre la Tour et la ville que s’organisent les parcours d’interprétation. Depuis cette galerie on portera un regard au plus près sur la tour Eiffel, cet objet unique qui ouvre sur Paris, qui ouvre sur le monde entier. (Mairie de Paris-Commission des Sites).

 

8e arrondissement

2 avenue Bertie Albrecht – 14 rue Beaujon

DP-075-108-11-V-0119 — Date d’enregistrement : 14-03-2011.

Pét. : M. DOLLE Alain, Sté STE HOTELIERE PORTE DE SEVRES « SHPS ». Réhabilitation d’un bâtiment de 9 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage d’hébergement hôtelier avec ravalement des façades sur rue, cour et courette, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures avec pose de stores en façade sur rue, transformation des locaux techniques aux 8e étage et 2e et 1er niveaux de sous-sol en circulation, réserves et local poubelles, agrandissement des trémies d’ascenseur, création d’un escalier de secours, fermeture de trémies de monte-charge et démolition de 2 édicules d’ascenseur en toiture. S.H.O.N. à démolir : 52 m2. S.H.O.N. créée : 69 m2.

A part le ravalement qui sera le bienvenu (nettoyage nécessaire), beaucoup des travaux envisagés se situent à l’intérieur de ce bel immeuble construit en 1925 par l’Architecte : J.A. Tisseyre, avec des décors et ferronneries d’époque. Cette déclaration préalable semble remplacer le PC 075-108-09-V-0013 du 04-09-2009 affiché, pour la rénovation et la mise en conformité de l’hôtel, pour SOFITEL Luxury Hotel. Pas de commentaire particulier.

 

31 rue Daru

DP-075-108-11-V-0127 — Date d’enregistrement : 17-03-2011.

Pét. : M. Rizwan KASSIM.

Aménagement d’une toiture-terrasse avec création d’un édicule d’escalier d’accès et pose de garde-corps.

Rue ouverte en 1790 (J. Hillairet). Au n° 12, cathédrale russe.

A priori, les travaux ne poseront pas de problème, situés au niveau du 6e ou 7e étage des immeubles mitoyens, sur un immeuble construit en 1987 (Architecte Gallizia) qui, pout notre rapporteur, est un exemple de ce que l’on peut créer dans un style actuel en restant compatible avec les styles des immeubles plus anciens qui l’encadrent.

 

42 avenue Gabriel – 1 rue du Cirque

PC-075-108-11-V-0012 — Date d’enregistrement : 24-03-2011.

Pét. : M. Raouf FINAN, SC CEF CAPUCINES. — Arch. : M. Christophe BELLAT, 49, rue Vaneau, 75007 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 5 étages sur un niveau de sous-sol sur rue et cour à usage d’hébergement hôtelier et d’habitation avec changement de destination total des locaux d’habitation en hôtel, démolition partielle du bâtiment d’un étage en fond de parcelle et du bâtiment à rez-de-chaussée sur cour, démolition et reconstruction du plancher du 1er niveau de sous-sol et création d’un 2e niveau de sous-sol, démolition partielle des planchers à tous les niveaux, ravalement de l’ensemble des façades, modification des ouvertures en façade et en toiture et suppression de l’ascenseur extérieur en façade sur cour. S.H.O.N. à démolir : 946 m2 S.H.O.N. créée : 942 m2.

L’avenue Gabriel fut ouverte en 1670 ; le n° 42 correspond à l’ex-hôtel d’Edmond Blanc qui fit beaucoup pour la race chevaline. La rue du Cirque fut ouverte en 1847 et doit son nom au cirque des Champs-Elysées détruit en 1899. (J. Hillairet).

Bel immeuble classique de la fin du XIXe siècle, déjà occupé en partie par un restaurant et un hôtel. Tous les travaux se feront en interne, derrière les façades, et seront donc invisibles de la rue. Les ouvertures en toiture ont déjà été largement modifiées si on en croit leur état et leur nombre.

 

9e arrondissement

80 au 80t rue Taitbout – 1 au 9 square d’Orléans

PC-075-109-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 02-03-2011.

Pét. : M. Benoît REISCH, Agence RUILLIER & Architectes Associés. —Arch. : Agence RUILLIER & ARCHITECTES ASSOCIES, 8bis rue Deguerry, 75011 PARIS.

Ravalement des façades côté square d’Orléans. Immeuble concerné par une inscription à l'ISMH en date du 30 décembre 1977.

Le square d’Orléans, lieu privé, est un ensemble architectural néo-classique remarquable. Il est composé de quatre cours fermées par des bâtiments construits dans les années 1830 pour les plus anciens. Autour de la grande cour d’honneur, « 4 corps de bâtiments en carré reposent sur des bâtiments en contrebas du sol, protégés par une fosse qu’enjambent les perrons ». On ressent là l’influence de l’architecte d’origine anglaise (Crésy), de même que l’utilisation de la brique, qui était assez rare à cette époque pour des bâtiments aussi importants. En 1856, la cour d’honneur a été agrémentée d’une fontaine avec arbres et pelouse. L’entrée de l’ensemble, à l’origine rue Saint-Lazare, s’est déplacée vers la fin des années 1850, au 80, rue Taitbout, par le prolongement de ladite rue vers le nord avec la construction d’un nouveau bâtiment et de l’entrée monumentale que l’on connaît. Le projet prévoit le ravalement des façades intérieures. En fait, celui-ci est déjà commencé. Le square est protégé et les travaux surveillés.

 

12 rue du Cardinal Mercier

PC-075-109-11-V-0012 — Date d’enregistrement : 04-03-2011.

Pét. : M. François LACOSTE, LACOSTE & THIEULIN. — Arch. : MM. François LACOSTE et Wandrille THIEULIN, 2, rue Monge, 75005 PARIS.

Reconstruction du pylône d’ascenseur en façade sur cour après démolition de l’existant.

Immeuble concerné par une inscription à l’ISMH en date du 31 juillet 1990.

En fait, la rue du Cardinal Mercier est une impasse fermée par une fontaine en pierre (inscrite ISMH). Le 12 est le dernier numéro et concerne l’hôtel particulier de la chanteuse d’opérette Anna Judic, très célèbre à son époque. Construit en 1884 par l’architecte Drevet, en style néo-renaissance, le bâtiment est très beau. Extérieurement, avec une façade de pierre sculptée, porte sculptée et un grand vitrail. L’immeuble est inscrit sauf l’appartement sur 2 niveaux qui, lui, est classé. Lieu privé donc impossible d’y pénétrer. Il y avait un ascenseur dans la cour. Le projet prévoit la reconstruction du pylône de l’ascenseur sur cour. Rien à dire.

 

17 rue Hippolyte Lebas – 12 rue des Martyrs

DP-075-109-11-V-0079 — Date d’enregistrement : 02-03-2011.

Pét. : Mme Chantal HORTUS, PLISSON IMMOBILIER.

Ravalement du pignon du 12, rue des Martyrs après démolition, du 1er au dernier étage, du bâtiment commercial attenant du 17, rue Hippolyte Lebas avec remplacement d’un auvent en zinc surplombant les commerces à rez-de-chaussée. S.H.O.N. à démolir : 100 m2. S.T. : 56 m2.

La plus grande partie du n° 12 rue des Martyrs a été emportée lors du percement de la rue Hippolyte Lebas en 1861. Ne reste qu’un triangle étroit qui s’allonge sur la rue Hippolyte Lebas avec le n° 17, et un départ de mur contre le n° 10 de la rue des Martyrs. Le bâtiment concerné, qui est d’époque, est vitré avec une armature de bois, en très mauvais état. Il servait plus ou moins de lieu de rangement ou de présentation de réalisations d’un atelier d’arts plastiques. Au rez-de-chaussée, on y trouve un cours des halles et au n° 17, une boutique de fleuriste. En 2009, le Conseil de Quartier signalait la vétusté et le risque qui en découlait. La Préfecture a fait poser des filets.

Le lieu est mystérieux : comment accède-t-on aux étages ? Qui est le propriétaire ? Le conseil de quartier souhaite une restauration du bâtiment. La Mairie, mise au courant, est favorable. Notre rapporteur, dans une lettre du 03-06-2011, adressée à la DRAC Ile-de-France, a demandé une protection monuments historiques. Affaire à suivre…

 

11e arrondissement

1 au 4 cour de l’Industrie – 37b rue de Montreuil

PC-075-111-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 14-03-2011.

Pét. : M. Philippe TAILLET. — Arch. : M. Dominique ROUSSEAU, 13, rue du Mont-Louis, 75011 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 2 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’artisanat à rez-de-chaussée et d’habitation (1 logement créé) après démolition d’un local artisanal à rez-de-chaussée sur rue. S.H.O.N. démolie : 82 m2. S.H.O.N. créée : 181 m2. S.T. : 1530 m2. Hauteur du projet : 11 m2.

Dans notre CR n° 229 Sauv’Dernière de février 2011 nous vous avons parlé de cette adresse suite au dépôt d’un permis de construire n° PC-075-111-10-V-0085 en date du 13-12-2010. S.H.O.N. à démolir : 104 m² - S.H.O.N. créée : 244 m² - S.T. : 4 533 m².

Après consultation du dossier à Morland, il apparait que le remplacement du petit bâtiment sur rue, effectivement peu esthétique, ne justifie pas néanmoins un projet aussi provocant et inesthétique que celui proposé.

 

59 rue Saint-Sébastien – 21 rue de la Folie-Méricourt

PD-075-111-11-V-0002 — Date d’enregistrement : 07-03-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P.

Démolition d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rues et cour.

Un permis de démolir concernant cette adresse avait été présenté en novembre 2006. Son examen avait été reporté en attendant qu’il soit possible aux agents de la DHAAP d’accéder au site. Une série de photographies et un rapport d’huissier ont été transmis au DHAAP sans pour autant pouvoir remplacer l’examen in situ des éléments patrimoniaux et leur évaluation. Deux rendez-vous sur place ont été sollicités et obtenus, sans permettre d’entrer dans des bâtiments. Ainsi, il a été impossible au DHAAP de présenter le dossier à la Commission avec tous les éléments permettant de se faire une idée précise de l’existant. A défaut de pouvoir visiter les lieux, une étude historique et topographique a été menée par le département d’Histoire de l’Architecture et d’Archéologie qui, sans être achevée, montre que la maison à l’angle des deux rues a été construite entre 1806 et 1823, la partie donnant sur la rue Saint-Sébastien modifiée en 1847. Le bâtiment au fond et en aile à gauche dans la cour a été reconstruit en 1852. Par ailleurs, il est attesté qu’il existait à cet endroit un pavillon dans les années 1730.

La Commission du Vieux Paris s’est prononcée en faveur de la conservation de l’ensemble bâti au 59, rue Saint-Sébastien et 21, rue de la Folie-Méricourt et elle a demandé qu’une véritable étude du bâti existant soit menée avant d’envisager tout projet de démolition. (Mairie de Paris-Texte DHAAP).

A contrario du vœu de la Commission du Vieux Paris, notre rapporteur décrit le bâtiment comme très ordinaire, évacué de longue date, dont le remplacement sera une mesure d’assainissement du quartier. En tout état de cause, ce bâtiment aurait pu être réhabilité. Que dire sur le projet d’immeuble qui le remplacera si ce n’est qu’il ne s’intègre pas du tout avec les immeubles environnants !

 

224a boulevard Voltaire

PC-075-111-11-P-0016 — Date d’enregistrement : 13-04-2011.

Pét. : M. Christophe LAMONTRE, RATP. — Arch. : ARM ARCHITECTURE, 86/88, rue Edmond Rostand 13006 MARSEILLE.

Construction d’un bâtiment de 3 étages sur 2 niveaux de sous-sol après démolition d’un bâtiment à usage de services d’intérêt collectif de 2 étages sur deux niveaux de sous-sol et réhabilitation partielle d’un bâtiment à usage de bureau de 8 étages sur 1 niveau de sous-sol avec modification et végétalisation des façades et toiture. S.H.O.N. créée : 1 619 m2.

S.H.O.N. à démolir : 4 407 m2. S.T. : 3 258 m2. Hauteur du projet : 15 m.

Sujet problématique dans la mesure ou le n° 224 est un très bel immeuble, anciennement « Cusenier » occupé à présent par l’administration du « Grand Paris ». La partie concernée par le PC est sans doute sur l’arrière, donnant sur la rue Bouvier, ce que nous n’avons pu vérifier, le dossier étant en instruction. A surveiller de près.

 

  

13e arrondissement

16 passage National

13e arr. (PC-075-113-11-V-0017). — Date d’enregistrement : 07-03-2011.

Pét. : M. Thoai chuong HO, EGLISE CHRETIENNE MISSIONNAIRE CHINOISE DE FRANCE. — Arch. : M. Andréa BALISTRERI, 16 cité Paradis, 75013 PARIS. — Surélévation de 2 étages d’un bâtiment à rez-de-chaussée à usage cultuel.

S.H.O.N. créée : 95 m2. S.T. : 206 m2. Hauteur du projet : 10 m.

D’après le dossier étudié à Morland : le bâtiment va être surélevé de deux étages et revêtu d’un bardage de bois en mélèze ou pin douglas d’aspect naturel. La nouvelle clôture sera fermée par un bardage métallique sur muret en maçonnerie. On peut dire que le projet n’est pas des plus heureux !

 

16 rue Michal

PC-075-113-11-V-0022 — Date d’enregistrement : 01-04-2011.

Pét. : Mme Sybille FAYAT, S.C.I. SYLA. — Arch. : Cabinet ATELIER D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME Mme & M. BOUDRY, 3, rue Titon, 75011 PARIS.

Construction d’une maison individuelle de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (1 logement) avec pose de panneaux solaires en toiture. S.H.O.N. créée : 248 m2. S.T. : 83 m2. Hauteur du projet : 14 m.

Un permis de démolir PD-075-113-10-V-006 a été déposé le 17-12-2010.

Le bâtiment à démolir est sans intérêt. Mais que dire du projet qui remplacera ce bâtiment par une construction d’une maison individuelle à l’architecture plutôt « détonante » qui ne va pas s’intégrer aux bâtiments environnants.

 

14e arrondissement

1 au 1b rue du Parc de Montsouris – 6 rue Emile Deutsch de la Meurthe

PC-075-114-11-V-0021 — Date d’enregistrement : 08-04-2011.

Pét. : M. Bernard SCHOTTER. — Arch. : M. Davide SICILIA, 3, rue des Lions Saint-Paul, 75004 PARIS.

Surélévation partielle d’une maison de 1 étage avec modification des ouvertures en toiture, déplacement d’un escalier intérieur, démolition d’un bâtiment à rez-de-chaussée sur jardin et construction d’un bâtiment de 2 étages à usage d’habitation (4 logements créés). S.H.O.N. créée : 163 m2. S.H.O.N. à démolir : 48 m2. En façade, changements mineurs sur la toiture, pour rehausser la partie la plus basse du toit et permettre ainsi de créer 3 fenêtres de toit, dans le style de celle qui existe et sera déplacée. Le reste des travaux concerne l’intérieur de la maison et sera donc invisible. Dans la cour, le studio existant sera détruit et remplacé par un bâtiment de 3 niveaux, accolé à la maison, le tout adossé à un mur aveugle ; il ne sera pas visible de la rue Deutsch de la Meurthe et dépassera peu le haut du bâtiment du n° 1ter jointif et déjà dans un style moderne. Rien à dire même si, en effet, cette rue est tout à fait charmante et qu’elle perd peu à peu son ambiance.

 

13 villa du Parc de Montsouris

PC-075-114-11-V-0022 — Date d’enregistrement : 11-04-2011.

Pét. : Mme M. LEVRAT. — Arch. : M. Alain BARRABAND, 35, rue des Prés Saint-Martin, 91600 SAVIGNY SUR ORGE.

Extension d’une maison de ville côté rue, par l’alignement de la façade du 1er étage sur celle du rez-de-chaussée avec surélévation partielle du 2e étage après démolition de la véranda existante et démolition de la toiture pour création d’une toiture-terrasse côté arrière. S.H.O.N. à démolir : 13 m2. S.H.O.N. créée : 34 m2. S.T. : 118 m2. Cette maison a déjà fait l’objet du PC-075-114-10-V-0017 (voir CR n° 224 de Septembre 2010), avec le même architecte.

Maintenant, on ne parle plus de surélévation d’un étage de la maison mais d’extension côté rue par l’alignement de la façade du 1er étage sur celle du RDC (SHON créée : 34 m² au lieu de 88 m²), démolition de la véranda pour une surélévation partielle du 2e étage.

Cette maison est au bout de la villa du Parc Montsouris, bordée de petites maisons de styles différents, mais toujours aussi fleurie. Cela ne devrait pas changer beaucoup le cadre de la rue.

 

15e arrondissement

39 au 45 rue Lacordaire – 126 au 144 rue de Lourmel – 77 au 91 rue des Cévennes

PC-075-115-11-V-0019 — Date d’enregistrement : 08-04-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, RIVP. — Arch. : M. Michel GUTHMANN, 10bis, rue Bisson, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 8 étages sur un niveau de sous-sol à usage de logements (57 logements créés), de foyer de travailleurs migrants de 49 studios et de services d’intérêt collectif. S.H.O.N. créée : 6 543 m2. S.T. : 2 094 m2.

Après démolition d’un ancien bâtiment de l’hôpital BOUCICAUT, un nouvel immeuble de 8 étages va être construit avec création de 57 logements. Celui-ci sera d’une architecture résolument moderne.

 

72 avenue Félix Faure – 8 au 12 rue Tisserand

PD-075-115-11-V-0004 – Date d’enregistrement : 13-04-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, RIVP.

Démolition totale d’un bâtiment d’un étage sur 1 niveau de sous-sol. S.H.O.N. à démolir : 803 m².

PC-075-115-11-V-0020 — Date d’enregistrement : 13-04-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, RIVP. — Arch. : LAPS ARCHITECTURE, 9, rue Nollet, 75017 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’équipement d’intérêt collectif et de résidence sociale (30 logements créés) avec installation de panneaux solaires en toiture (50 m2). S.H.O.N. créée : 1 667 m2. S.T. : 584 m2.

Il est regrettable que ce bâtiment typique soit remplacé par un bâtiment sans doute moderne et banal, mais 30 logements y seront créés. La mairie du 15e arrondissement a émis un avis défavorable à la démolition du bâtiment du patronage laïc (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 09-06-2011).

 

27 rue François Bonvin

PC-075-115-11-V-0016 – Date d’enregistrement : 01-04-2011.

Pét. : M. Thierry MAINGUET, LOCEANE S.A.R.L. – Arch. : Cabinet ALLEGRE+BONANDRINI, 54-56, rue Mirabeau, 94200 IVRY-SUR-SEINE.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (19 logements créés) et de stationnement (19 places – 628 m²) après démolition d’un édifice religieux ?. S.H.O.N. démolie : 431 m². S.H.O.N. créée : 1 117 m². S.T. : 421 m². Hauteur du projet : 24 m.

Destruction de la chapelle Sainte-Rita construite en 1900 par les architectes Paul Gravereaux et Th. Judlin. La Commission du vieux Paris, dans sa séance du 19-11-2010 a considéré que cette chapelle ne présentait pas un intérêt architectural et historique suffisant pour s’opposer à sa démolition.

Selon le dossier étudié à Morland, cette église sera remplacée par un bâtiment de 7 étages, plutôt banal, pour un programme de logements.

 

16e arrondissement

8 rue de l’Yvette

PC-075-116-11-V-0013 — Date d’enregistrement : 24-02-2011.

Pét. : M. Michel HAIZE. — Arch. : M. Pascal VALOGNES, 36, bd Jean Jaurès, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Extension à rez-de-chaussée et 1er étage d’une maison avec création d’une toiture terrasse et modification de la lucarne. S.H.O.N. créée : 57 m2. S.T. : 172 m2.

D’après le dossier étudié à Morland : dans l’ancien secteur des sources d’Auteuil, une maison d’un étage, plus combles, sur soubassement en meulière, est encore entourée de quelques demeures de même style. Construction d’une certaine préciosité datant de 1910. La façade donne directement sur la rue, l’entrée est sur le côté dans le passage de 3 mètres qui mène à la cour. L’extension prévue, d’un étage sur rez-de-chaussée, avec toiture-terrasse accessible, va s’insérer totalement dans ce passage en s’appuyant sur le mur de la maison voisine, actuellement couvert de lierre.

L’entrée est conservée, mais une des fenêtres latérales sera englobée pour desservir l’accès de l’étage créé. La lucarne sera déplacée pour l’accès terrasse. Sur cour, un retour d’angle, jusqu’au droit des fenêtres, 1 mètre, pour un meilleur volume de l’annexe (3,71 mètres). Côté rue, la minuscule façade à deux ouvertures sera végétalisée. Projet aussi discret que possible.

 

46 au 50 rue de la Pompe

PC-075-116-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 02-02-2011.

Pét. : M. Julien PEMEZEC, SODEARIF. — Arch. : MM. Mathurin HARDEL et Cyrille LEBIHAN, 11, cité de l’Ameublement, 75011 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage d’habitation (80 logements dont 38 logements sociaux), de crèche et de commerce après démolition d’un garage automobile de 5 étages. S.H.O.N. créée : 7 361 m2. S.H.O.N. à démolir : 13 061 m2. S.T. : 2 101 m2. Hauteur du projet : 25 m.

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 15-09-2010, a examiné la demande de démolition totale du garage situé 46 au 48, rue de la pompe.

La Commission a jugé que si l’intérêt architectural de cet édifice ne justifiait pas nécessairement sa conservation, une étude historique, en revanche, devait être réalisée par le maître d’ouvrage, afin de documenter le bâtiment dont la démolition est demandée. (Mairie de Paris-BMO du 08-10-2010).

Selon le dossier étudié à Morland : destruction du garage Renault avec sa façade aux alignements stricts des années 1930, puis 1950 pour la partie en retrait. A l’intérieur, sur 64 mètres de profondeur, un ensemble hétéroclite d’ateliers et d’espaces commerciaux.

Construction d’un ensemble de 4 immeubles :

- 2 immeubles de 6 étages pour 38 logements sociaux (en bleu sur le plan).

- 2 immeubles (6 et 7 étages) pour 42 logements en accession à la propriété.

- Une crèche sur la totalité du rez-de-chaussée des deux immeubles sociaux.

- Commerce sur la façade sur rue de la partie en accession.

Peu de verdure dans les cours intérieures, mais les larges terrasses seront végétalisées. Les habitants de la Villa Guibert, au fond de la parcelle, ne semblent pas inquiets et ne regrettent pas le garage bruyant.

 

113 rue de Longchamp

PC-075-116-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 08-02-2011.

Pét. : M. Naji SALAME, S.A.S. INCET. — Arch. : Mme Isabelle ROUYER, 154, rue de Picpus, 75012 PARIS.

Remplacement de la porte d’accès de l’immeuble, fermeture d’une baie à rez-de-chaussée en façade sur rue par des vantelles, végétalisation d’une toiture-terrasse au 1er étage sur cour, transformation d’une fenêtre en porte-fenêtre au 2e étage sur cour et pose d’un escalier extérieur pour la création d’un accès à la terrasse du 2e étage et déplacement d’un édicule de ventilation en toiture. D’après dossier étudié à Morland : hôtel particulier néo-classique, avec une modénature soignée, décor de brique, balustres, dont certains ont été posés ultérieurement, ferment l’accès d’un escalier disparu.

Le rez-de-chaussée, avec ses portes de cave prévues pour être cachées par l’escalier, dépare la façade.

 

111 rue de Longchamp

PC-075-116-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 09-02-2011.

Pét. : M. Samuel GELRUBIN, S.C.I. ONE ELEVEN. — Arch. : M. Robin GIRAUD, 11/13, rue Henry Michaux, 75013 PARIS.

Extension et surélévation d’un étage d’un bâtiment de 4 étages à usage de bureau et de commerce avec changement de destination partiel des locaux de bureau en habitation, construction de planchers à tous les niveaux et d’une nouvelle façade en extension côté cour (2 logements créés). S.H.O.N. créée : 389 m2. S.H.O.N. démolie : 21 m2. S.T. : 503 m2. Hauteur du projet : 22 m.

Selon le dossier consulté à Morland : Agrandissement d’un immeuble du XIXe siècle dont les parties hautes ont déjà été rehaussées d’un 4e niveau.

La surélévation est projetée, à titre dérogatoire, d’un 5e niveau en vue de la création de deux logements.

Agrandissement des niveaux actuels, côté cour, par adossement d’une construction neuve de logements aux 3e et 4e étages. Report des bureaux et commerces existants aux 1er et 2e étages. La surélévation partielle, en retrait de la façade, ne sera pas visible de la rue, mais le petit hôtel particulier voisin, au n° 113, déjà bien écrasé, le sera encore plus.

 

1 rue Lancret

PC-075-116-11-V-0021 — Date d’enregistrement : 29-03-2011.

Pét. : M. Jean-Marc PETTER, CIFOCOMA 2. — Arch. : M. Yves DUBALEN, 34/38, rue Saint-Yves, 75014 PARIS.

Changement de destination partiel d’un local commercial en habitation (1 logement créé).

La rue Lancret s’est d’abord appelée passage des Miracles de 1837 à 1864, année où on lui donna le nom du peintre Nicolas Lancret (1600-1743). (J. Hillairet).

Très bel immeuble Art nouveau de l’architecte Hector Guimard, ravalé récemment. Le remplacement des trois fenêtres ne devrait pas altérer la façade.

 

24 rue Chardon-Lagache

PC-075-116-11-V-0022 — Date d’enregistrement : 29-03-2011.

Pét. : Mme Carole NAHON, S.C.I. CHARDON 24. — Arch. : ACROBATE Architectes, 138, rue Jehan-Ango 76520 FRANQUEVILLE SAINT PIERRE.

Construction d’une extension de 2 étages accolée au pignon latéral gauche d’une maison individuelle de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol, avec modification partielle des baies en façade sur rue et jardin. S.H.O.N. créée : 90 m2. S.T. : 236 m2.

Selon dossier Morland : l’extension projetée se situera uniquement sur le pignon latéral. Mais dommage qu’elle s’accompagne d’une modification des ouvertures sur la façade de la maison existante qui est en très bon état.

 

17e arrondissement

145b rue Cardinet – 6 rue Christine de Pisan – 116 au 166 rue de Saussure

PC-075-117-11-V-0019 —, Date d’enregistrement : 15-03-2011.

Pét. : M. Jean-Michel DUPEYRAT, S.C.I. PEREIRE CARDINET. — Arch. : Sté HARDEL + LE BIHAN ARCHITECTES, 11 cité de l’Ameublement, 75011 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 7 à 8 étages sur 3 niveaux de sous-sol à usage de bureau et de stationnement (70 places -2 117 m2) avec végétalisation de la toiture-terrasse et pose de panneaux solaires (60 m2). S.H.O.N. créée : 12 270 m2. S.T. : 1 591 m2. Hauteur du projet : 34 m.

PC-075-117-11-V-0022 — Date d’enregistrement : 29-03-2011.

Pét. : M. DE CONSTANTIN Laurent, Sté VINCI IMMOBILIER RESIDENTIEL SAS. — Arch. : M. MAUPIN Stéphane, 171, rue de la Convention, 75015 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 3 niveaux de sous-sol sur rue et jardin à destination d’habitation (136 logements créés), de commerces à rez-de-chaussée et de stationnement en sous-sol (196 places créées) et réhabilitation du bâtiment de bureau de 4 étages sur rue et jardin avec changement de destination en habitation (6 logements créés) et commerce, transformation partielle des locaux situés à rez-de-jardin et en combles en locaux techniques et pose de panneaux solaires en toiture (200 m2). S.H.O.N. créée : 10 772 m2. S.H.O.N. démolie : 142 m2.

PC-075-117-11-V-0026 — Date d’enregistrement : 06-04-2011.

Pét. : M. Hervé FONTAINE, ICF LA SABLIERE S.A. D’HLM. — Arch. : BARTOLO ET VILLEMARD ARCHITECTES, 2, rue de la Roquette, Passage du Cheval Blanc, Cour de Mai, 75011 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’habitation (98 logements sociaux), d’équipement pour la petite enfance (405 m2) et de stationnement (98 places - 2 802 m2), sur rue et jardin, de 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol, avec végétalisation des toitures-terrasses et implantation de panneaux solaires. S.H.O.N. créée : 7 860 m2. S.T. : 2 725 m2.

Les permis de construire concernant les trois adresses : 145B, rue Cardinet, 6, rue Christine De Pisan et 16 au 166, rue de Saussure font partie d’un ensemble urbain nouvellement constitué : le quartier Clichy-Batignolles. Ces terrains sont situés au sud du faisceau ferroviaire de la gare Saint-Lazare. La S.H.O.N. totale s’élève à 64 000 m². Rue de Saussure, le bâtiment en briquettes du début XXe siècle est préservé, ainsi qu’un autre dans la rue Cardinet.

 

18e arrondissement

6 villa Championnet

PC-075-118-11-V-0022 — Date d’enregistrement : 10-03-2011.

Pét. : M. Alain CARTOUX. — Arch. : M. Pierre STOPAR, 2, rue Calmels, 75018 PARIS.

Extension en façade côté passage d’une maison de ville de 2 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol, après démolition partielle de la façade pour agrandissement des baies, décaissement pour création d’un accès en sous-sol, ravalement des façades avec isolation thermique par l’extérieur et réfection de la couverture avec suppression d’un châssis de toit et implantation de 9 m2 de panneaux solaires thermiques. S.H.O.N. créée : 14 m2. S.T. : 131 m2. Ce permis de construire a été rejeté.

 

21 rue Caillié – 27 rue du Département

PC-075-118-11-V-0028 —

Date d’enregistrement : 06-04-2011.

Pét. : M. Ludwig VOGEL, SIEMP. — Arch. : M. Jérôme MARIN, 7, rue de Malte, 75011 PARIS. Réhabilitation d’un bâtiment de 6 étages pour la création de 9 logements sociaux avec fermeture de la cour du 3e au 6e étage après démolition des passerelles de distribution sur cour et des planchers de l’aile en retour pour création d’un ascenseur, reconstruction du plancher des caves, isolation thermique par l’extérieur, suppression des souches de cheminées, remplacement des menuiseries extérieures et modification de la devanture. S.H.O.N. créée : 168 m2. S.H.O.N. à démolir : 217 m2.

En 2002, la Ville de Paris a confié à la SIEMP l’aménagement de l’îlot Caillé dans le cadre d’une convention publique d’aménagement pour l’éradication de l’insalubrité. Le diagnostic réalisé par Odile Seyler – architecte coordonnateur – sur le secteur a mis en évidence le mauvais état général du bâti existant et ne proposait que trois réhabilitations d’immeubles sur l’ensemble des 10 lots - dont celui situé à l’angle des rues Caillé et du Département. Construit en 1885 par l’architecte Petrissard, ce bâtiment est aujourd’hui le seul et unique témoignage du XIXe siècle dans ce tronçon de la rue du Département. Le front bâti qui donne directement sur le jardin Eole, s’avère en effet extrêmement hétérogène, mêlant les constructions de facture contemporaine à des opérations des années 1980.

Le projet consiste à réhabiliter le bâtiment et à l’adapter aux exigences actuelles pour la création de neuf logements. A noter dans les travaux : le ravalement à la chaux pour préserver le caractère faubourien du bâtiment, la dépose des garde-corps existants et des persiennes d’origine, remplacées par des persiennes métalliques en tableau, Les planchers sont conservés ainsi que l’escalier malgré un complet remaniement du rez-de-chaussée (Texte DHAAP-Mairie de Paris). On peut regretter la dépose des persiennes et des garde-corps d’origine.

 

11 rue André Barsacq

DP-075-118-11-V-0160 — Date d’enregistrement : 01-04-2011.

Pét. : M. Claude MAZET, Cabinet MAZET ENGERRAND & GARDY.

Construction d’une véranda sur la terrasse du 3e étage, côté rue, en extension d’un local d’habitation. S.H.O.N. créée : 12 m2. S.T. : 63 m2.

Cette rue sur la pente sud de Montmartre, depuis 1879, prolongeait la rue Berthe. Et puis, un beau jour du mois d'août 1978, elle a été rebaptisée. La pauvre Berthe, fille d'un propriétaire foncier, se trouva amputée de 140 mètres au profit d'André. André Barsacq, donc, fut choisi et à juste titre puisqu'il habita pendant des années le numéro 2. Il rejoignit Charles Dullin au théâtre de l'Atelier, à trois cents mètres plus bas. Il y travailla avec Antonin Artaud, J.L. Barrault ou Roger Blin. En 1940, Dullin lui confia son théâtre... André Barsacq travailla également avec des grands cinéastes comme L'Herbier, Grémillon ou Max Ophuls. Il participa à de mémorables spectacles d'opéra, notamment avec Callas dans Médée et La Tebaldi dans Tosca (blog Chriswac).

La construction de la véranda remplacera la rambarde et les paillons existants. Espérons que l’architecte respectera ce joli petit immeuble « comme un décor de théâtre » ainsi que son voisin de droite, lui dans le style atelier d’artiste.

 

19e arrondissement 

17 villa de Bellevue

DP-076-119-11-V-012 – Date d’enregistrement : 26-04-2011.

Pét : Mme Isabelle MILVAQUE – Arch : M. d’ARTEMARE Vincent, 9 rue Saint Martin 75004 PARIS

Réhabilitation d’une maison de ville avec ravalement des façades, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, création de 3 fenêtres sur la toiture en fond de parcelle, remplacement des matériaux de couverture, installation d’une terrasse en bois sur cour et réfection de la clôture sur rue.

Villa ouverte en 1881 (J. Hillairet)

Même si cette maison n’a pas grand style, dans cette villa sympa et fleurie qui monte vers la rue de Bellevue et ses barres d’immeubles, les travaux ne posent pas de problème car ils ne seront pas visibles pour la partie qui se situe en fond de parcelle et cour inaccessible et invisible de la rue. Un petit coup de fraîcheur ne sera que bienvenu sur la façade.

 

1 au 3 rue Jomard – 160 rue de Crimée

PC-075-119-11-V-0011 — Date d’enregistrement : 08-03-2011.

Pét. : M. Francis BOUTEN, Association Moissons Nouvelles. — Arch. : Atelier d’Architecture Chaix & Morel, 16, rue des Haies, 75020 PARIS.

Restructuration d’un ensemble de bâtiments de rez-de-chaussée à 4 étages sur un niveau de sous-sol à usage de centre éducatif avec démolition du bâtiment de 4 étages en cœur d’îlot, construction d’un immeuble de 4 étages côté rue Jomard, création d’une aile de liaison à rez-de-chaussée entre le bâtiment sur rue et le bâtiment en fond de parcelle, ravalement et modification des façades des bâtiments conservés. S.H.O.N. démolie : 1 062 m2. S.H.O.N. créée :1 062 m2. S.T. : 1 309 m2.

La commune de La Villette achète en 1832 une vaste parcelle accessible par la rue de Bordeaux (actuelle rue de Crimée), au centre de laquelle se trouvait une maison qui fut alors réaménagée en mairie. La construction de l’église (Lequeux architecte, 1841), de deux écoles primaires et l’aménagement d’une place firent de ce lieu, pendant quelques décennies, le centre de cette vaste commune. La propriété passe à la Ville de Paris, en 1860. La construction qui s’y trouve continue de servir de mairie du XIXe arrondissement jusqu’à la construction par Gabriel Davioud de la mairie actuelle, en 1876, aux Buttes Chaumont.

La Ville, après construction d’une nouvelle école et d’un dispensaire, échange le terrain restant, après le percement de la rue Jomard, à un entrepreneur de travaux publics qui le cède à son tour aux sœurs de la Charité de Saint-Vincent de Paul en 1880. Celles-ci conservent l’ancienne mairie, sans doute comme logis. Elles conservent également le dispensaire (à l’alignement sur la rue Jomard), et font bâtir une chapelle à l’arrière du terrain. Elles construisent aussi, à usage de dortoir, de réfectoire et d’ouvroir du foyer de protection de l’enfance qu’elles administrent. C’est l’immeuble d’angle qu’on voit aujourd’hui (surélevé dès 1887) fermant le débouché sur la rue de Crimée.

Alertée par plusieurs fissures de l’ancienne maison, l’administration actuelle du foyer a fait procéder récemment à une auscultation de sa structure et à l’étrésillonnement de ses fenêtres. Le choix de la démolir a été retenu en raison des fissures en façades et pour faciliter l’exploitation du site par un bâtiment aligné sur la rue Jomard et relié à l’immeuble d’angle. Ce dernier, conservé, sera adapté aux normes d’accessibilité, ce qui suppose la démolition de ses deux escaliers. Les architectes consultés ont proposé un immeuble à plein gabarit qui s’annonce très visible, la place devant l’église s’ouvrant largement sur le quai. (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 05-05-2011).

Ces bâtiments sont actuellement sous l’intitulé « Association Enfant et Santé » – Centre de Protection Infantile agréé par la Direction des Affaires Sanitaires et Sociales de Paris. Au n° 160, rue de Crimée, bâtiment du XXe siècle, sans décor (sauf l’encadrement de la porte avec une croix très stylisée), et pas en très bon état si on considère les filets sur la façade arrière. On avance le bâtiment de 4 étages en cœur d’îlot vers le bord de la rue, en gardant la même surface totale. Pas de commentaire particulier si ce n’est de voir disparaître l’ancienne mairie de la commune de La Villette.

 

26 rue de Mouzaia – 1 villa Eugène Leblanc

PC-075-119-11-V-0016 – Date d’enregistrement : 12-04-2011

Pét : M. Yigal KLEIN – Arch : M. WILLIG Rudy, 29 bd Jean Jaurès 45000 ORLEANS

Surélévation de la toiture d’une maison de ville de 2 étages sur rue et passage avec extension de la toiture-terrasse du 1er étage. SHON créée : 50 m²

La villa Eugène Leblanc a été ouverte en 1913. Les maisons des n°24 et n°26 étaient certainement jumelles à l’origine (pierres meulières, formes carrées, toitures tuile) mais celle du 26 a certainement été modifiée : création d’un garage et donc d’une terrasse pour accéder à l’entrée, plus un jardin d’hiver en limite de parcelle avec le n° 3 de la Villa.

Selon dossier étudié à Morland : l’extension et la surélévation (de 1,76 m) seront construites en agglo enduit à la chaux (une saillie de 40 cm soulignera le changement de nature du mur) ton pierre, les menuiseries seront en alu laqué blanc et les serrureries extérieures en métal peint en vert anglais ; la toiture sera refaite en tuile mécanique brune comme existant et avoisinant. La surélévation du toit servira à redistribuer les chambres : les 3 chambres du 1er étage feront place à une seule chambre de 60 m² avec salle de bain, spa et dressing. Les 2 chambres supprimées sont refaites au 2e étage. La toiture-terrasse actuelle entre le 1 et le 3 de la Villa sera remontée d’un étage. Le jardin d’hiver sera conservé. On peut regretter que la symétrie actuelle entre le n° 26 et le n° 24 disparaisse de plus en plus même si le projet est établi « en respectant au mieux le caractère de l’architecture locale ». Avis très réservé. (Voir photo de la maison de ville en haut de page). Dans sa séance du 09-06-2001, la Commission du Vieux Paris a émis un vœu contre le projet de surélévation. (Non encore publié dans le BMO de la Mairie de Paris).

 

20e arrondissement

118 au 122 boulevard de Charonne

PC-075-120-11-V-0021 — Date d’enregistrement : 17-03-2011.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, REGIE IMMOBILIERE DE LA VILLE DE PARIS-RIVP. — Arch. : M. MEHEUX Olivier, 27ter, rue du Progrès, 93100 MONTREUIL.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur 2 niveaux de sous-sol sur bd et jardin à destination d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes - EHPAD (112 lits), de halte-garderie à rez-de-chaussée et d’habitation (2 logements de fonction créés) au 1er étage avec pose de panneaux solaires (80 m2) et végétalisation des murs de clôture. S.H.O.N. créée : 8 021 m2. S.T. : 2 680 m2. Hauteur du projet : 23 m.

Ce permis fait suite au permis de démolir décrit dans le CR n° 230 Sauv’Dernière de mars 2011.

Pour l’hébergement des personnes âgées dépendantes, une attention particulière a été portée au dessin de la fenêtre de la chambre, considérée comme un lieu d’échange, ouverture lumineuse et échappée visuelle vers le jardin, vers la ville et au-delà. Chaque baie bénéficie ainsi d’un claustra.

Le cœur de la parcelle actuelle est un espace libre en partie planté d’arbres de hautes tiges. Le terrain est soumis à une prescription d’Espace Vert Protégé (trame verte) d’après le PLU de la ville de Paris pour une superficie de 500 m². Le nouveau projet a pour but essentiel de permettre un meilleur accueil aux personnes âgées qui ne pouvait se faire avec les immeubles anciens d’où leur démolition. C’est une architecture contemporaine qui s’installera sur le boulevard, mais ce dernier est déjà occupé par plusieurs immeubles modernes. Donc rien à dire.

 

16 rue Botha

PC-075-120-11-V-0023 — Date d’enregistrement : 25-03-2011.

Pét. : Mme MONTHIOUX Jacques, VILLE DE PARIS-DPA. — Arch. : Cabinet ATELIER MEANDRE, 99, rue de Stalingrad, 93100 MONTREUIL-SOUS-BOIS.

Construction d’un bâtiment d’un étage sur un niveau de sous-sol à destination de crèche (55 places). S.H.O.N. créée : 863 m2. S.T. : 655 m2.

La rue Botha est une toute petite rue, très étroite et peu longue. Elle aboutit à une résidence composée de deux immeubles modernes de grande hauteur. La grille de cette résidence porte les numéros 10 et 12. A gauche, on ne trouve pas les numéros 14 et 16 mais c’est un grand square qui occupe le terrain.

On peut supposer que l’implantation de la crèche va se situer dans l’emprise de la résidence qui possède un grand terrain planté d’arbres. Le déplacement à Morland ne semble pas utile pour ce projet.

 

228 rue des Pyrénées

PC-075-120-11-V-0017 — Date d’enregistrement : 01-03-2011.

Pét. : M. Stéphane UZAN, S.N.C. 228 PYRENEES. — Arch. : M. Valentino BUGLIONI, 122, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol avec surélévation de 4 étages en vue de l’extension de l’habitation (17 logements créés), changement de destination partiel de commerce en habitation, modification d’aspect extérieur, ravalement de la façade existante, démolition totale de la toiture et partielle de planchers à tous les niveaux pour la réalisation d’une trémie d’escalier et d’ascenseur. S.H.O.N. démolie : 22 m2. S.H.O.N. créée : 508 m2. S.T. : 432 m2. Hauteur du projet : 22 m.

Cet immeuble figure une « dent creuse » qui va être surélevée de quatre étages, et va dépasser ses voisins. Difficile d’aller contre cette surélévation dans la mesure où 17 logements seront créés par un programme privé.

 

37 rue Bisson – 48, rue Ramponeau

PC-075-120-11-V-0027 — Date d’enregistrement : 15-04-2011.

Pét. : Mme Suzel GALLIARD. — Arch. : M. Cyril ROS, 6, rue des Goncourt, 75011 PARSI.

Reconstruction d’un bâtiment de 2 étages à usage d’atelier et d’habitation sur un niveau de sous-sol (1 logement créé). S.H.O.N. créée : 112 m2. S.H.O.N. à démolir : 48 m2. S.T. : 1 039 m2.

La rue Bisson est une rue du bas Belleville, entre la rue Ramponeau et la rue des Couronnes, autrefois nommée rue des Montagnes ; cette voie reçut en 1867 le nom d’Hyppolite Bisson (1796-1827, enseigne de vaisseau.

Cet îlot, autrefois industrieux et populaire, a été depuis 40 ans complètement défiguré et transformé en ghetto de logements sociaux pour une population issue de l’immigration. Seul cet endroit semble préservé. Actuellement encore une miroiterie. Le permis ne spécifie pas l’emplacement de reconstruction du bâtiment de deux étages à usage d’atelier et d’habitation.

 

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