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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 14:11

Pour mieux comprendre cette situation inouïe, il faut revenir à la définition du cavalier législatif : il s'agit d'un article de loi qui introduit des dispositions qui n'ont rien à voir avec le sujet traité par le projet de loi. Ces articles sont souvent utilisés afin de faire passer des dispositions législatives sans éveiller l'attention de ceux qui pourraient s'y opposer !

La constitution, dans son article 45, dispose que les amendements parlementaires ne doivent pas être dépourvus de tout lien, même indirect, avec le texte en discussion et en général, le Conseil constitutionnel, d'ailleurs, censure ce type de dispositions. Comme nous pouvons craindre qu'aucun groupe parlementaire ne le saisisse, espérons que ce conseil de sages n'hésitera pas à se prononcer d'office.

 

Rappelons maintenant l'affaire qui nous préoccupe honteusement : les députés UMP et PS ont approuvé le 15 février dernier, en commission, un amendement au texte sur le livre numérique visant à "permettre la poursuite, dans les meilleures conditions, de la construction du musée d'art contemporain" de LVMH à Paris, dans le bois de Boulogne. Ce cavalier législatif devrait permettre la poursuite des travaux suspendus après l'annulation du permis de construire par le tribunal administratif de Paris en janvier . Voir la suite...

 

On lira aussi avec intérêt le lien suivant.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:08

Ecole d’architecture de Nanterre – architecte Jacques Kalisz

 

Plus de 100 personnes se sont  rassemblées le samedi 29 Janvier 2011 à Nanterre, lors de la journée de mobilisation organisée par les deux associations Les amis de l’école d’architecture  et Docomomo France.

Habitants de Nanterre, architectes, étudiants en architecture, élus, citoyens, conscients de l’intérêt architectural inédit de cet édifice du patrimoine XXe, ont unanimement exprimé le souhait  qu’il soit sauvegardé.

Considérée comme un chaînon de l'histoire de l'architecture, cette architecture de métal industrialisé participe de la force symbolique des objets métalliques courants, de la voiture à l'avion.

Travaillé par analogie aux combinatoires biologiques, le bâtiment fut imaginé pour permettre, grâce à sa conception modulaire,son cloisonnement démontable,  d'organiser des lieux favorisant les relations entre étudiants des différents niveaux d'enseignement à l'intérieur de l'école, ainsi que  les relations entre les étudiants et la population environnante.

Cette conception souple permet alors d'envisager de multiples réutilisations du bâtiment.

Personne ne peut se résoudre à ce que 10000 m2 construits en 1972 dans le parc André Malraux à proximité immédiate du RER,  puissent continuer à se dégrader, et à engendrer un gâchis économico-social.

Pour répondre à cet enjeu qui nécessite la protection de l’école au titre des monuments historiques, les deux associations lancent une pétition française et internationale .

 

Signez cette pétition en cliquant sur cette phrase.

 

Contacts :

Association des amis de l’école d’architecture - tél : 06 74 04 25 02 ou 06 80 07 23 47

DoCoMoMo France - tél : 06 22 71 40 05 ou 06 50 50 50 09

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 17:37

Nous publions ce courrier, révélateur d'un certain malaise. Son auteur est seul responsable du contenu. Le patrimoine et la mémoire ne sont ni de droite, ni de gauche, ils nous sont communs et sans idéologie, c'est l'héritage de la Nation construit à l'unisson. Mesdames et Messieurs les élus, restez vigilents et faites tout pour éviter que nous gâtions nos racines. Cette lettre va dans ce sens.

 

 

Le 15 février 2011

Lettre ouverte

 

 

Monsieur le maire,

 

Lorsque nous vous avons élu, en 2001, nous pensions que l’ère précédente était close et qu’enfin Paris allait connaître un nouvel urbanisme, une nouvelle vie.

Pour mémoire, le président de Gaulle avait commis la première faute lourde en supprimant le département de la Seine pour des considérations tristement électoralistes, coupant administrativement Paris de sa proche banlieue. Son successeur, le président Pompidou, voulut « adapter Paris à l’automobile » en  transformant la berge de la rive gauche en autoroute, ce contre quoi nous nous sommes vigoureusement opposés.

Son successeur, le président Giscard nous a entendus. Il eut aussi l’heureuse idée d’ouvrir Paris à la démocratie en lui octroyant le statut communal ordinaire, mais il se trompa dans ses calculs et Chirac devint maire (pas grâce à moi) ; mais enfin il fut élu, et s'opposant comme il est de règle dans vos milieux à celui qui l’avait fait roi, il s’autodéclara « l’architecte des Halles » avec le succès que l’on sait. Pour mémoire, il voulut aussi innover en confiant la place d’Italie à Kenzo Tange qui la défigura en 1991 ; c’était dans le XIIIe arrondissement, donc sans grande importance.

Nous pensions qu’il était difficile de faire pire et souhaitions ardemment votre élection.

Il y eut, c’est vrai, un frein à l’« adaptation » à l’automobile et quelques améliorations à la circulation des vélos que des mauvaises langues attribuent à votre « opposition interne ». Mais de façon générale hélas, il fallut déchanter.

Nous pensions, naïvement, que la rénovation des Halles allait permettre d’introduire un peu de lumière et d’humanité dans la plus grande gare de métro et de RER de Paris. Nous ignorions que, droite ou gauche, c’était Unibail qui régnait. Les usagers du métro resteront donc enfouis lugubrement sous terre dans ces couloirs sinistres et glauques tandis que le Centre commercial pourra s’étendre et que les pelouses pousseront (?) à l’abri de cet immense parapluie que, pour votre majorité, il serait préférable d’inaugurer après les prochaines élections.

Ce pourrait être un « loupé ». Mais la persévérance avec laquelle vous démolissez tous les immeubles bas des quartiers périphériques pour densifier la capitale qui n’en peut mais, montre qu’il n’en est rien et que, comme vos prédécesseurs de droite, vous voulez accroître la population intra-muros, ignorant

superbement que la densité de la population est trop forte à Paris et qu’une ville n’est pas faite que de ses monuments ; elle est aussi faite par ceux qui l’habitent et qui y ont construit au fil du temps des bâtiments souvent banals, mais dont un air de famille donne leur caractère, parfois même leur charme, à ses quartiers. Les « Trente piteuses » ont sérieusement mis à mal Italie, la place des Fêtes… n’achevez pas ce que les spéculateurs des années 1960 n’ont pu ravager.

Cerise sur le gâteau, comme on dit : Roland Garros. Qu’importe les Serres d’Auteuil ! Il faut densifier et ne plus laisser un mètre carré libre au sol. Pourquoi donc ne pas l’installer sur ce grand espace vide qu’est la Concorde ? Entre l’Assemblée nationale, l’hôtel Crillon, l’Automobile-Club et ce que l’ancien président Giscard nous réserve, ce serait vraiment un signe fort de la volonté de la nomenklatura régnante de démocratiser le sport.

À force de jouer dans la même cour, gauche et droite allez nous contraindre à suivre l’exemple de nos amis tunisiens et égyptiens.

Avec mes salutations consternées et révoltées.

 

Bernard Marrey

Grand prix de la critique d’architecture

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 08:51

Paris, le 7 février 2011

Le Président du Collec tif

Jean Bouin Auteuil Les Princes

 

Aux membres décideurs de l’avenir

de la Fédération Française de Tennis

 

 

Mesdames, Messieurs,

 

Le week-end prochain, vous aurez à décider de l’avenir du Tournoi de Roland Garros en choisissant un site parmi les 4 villes candidates.

Ce projet soulève de nombreuses questions et débats au vu des enjeux et conséquences qu’il comporte.

Le Collectif Jean Bouin Auteuil les Princes que je représente, regroupe des associations environnementales locales parisiennes et boulonnaises, les députés maires du XVIe arr. et de Boulogne-Billancourt, les fédérations de parents d’élèves de l’enseignement public et privé sous contrat, des associations sportives locales.

Le projet proposé par la ville de Paris consiste à étendre le stade actuel de Roland Garros dans le jardin des Serres d’Auteuil, et à annexer le stade du Fonds des Princes et le stade Hébert, uniques équipements sportifs de proximité dévolu au sport scolaire et associatif.

Notre Collectif ne saurait rester indifférent à votre choix devant les menaces que comporte le projet d’extension parisien sur le patrimoine architectural et environnemental de notre quartier et les équipements sportifs dévolus aux scolaires et associations sportives.

Ce projet recèle de graves faiblesses juridiques et a également comme inconvénient majeur de susciter l’opposition des associations environnementales parisiennes et boulonnaises mais également celle d’Ile de France Environnement regroupant 370 associations environnementales franciliennes

Il fédère, également, contre lui l’ensemble des associations de parents des 20 000 élèves d’élèves de l’enseignement public et privé sous contrat (FCPE, PEEP, APPEL) du XVIe arrondissement, les professeurs d’EPS et les associations sportives, regroupés dans un Comité de Défense du Sport de Proximité, soutenu par le syndicat des professeurs d’EPS SNEP-FSU Paris.

Il a provoqué, la semaine dernière, l’indignation de 14 experts de la commission du Vieux Paris écartée de toute étude en amont sur la faisabilité du projet, obérant la future adhésion de ces commissaires experts au projet.

Il suscite la vive opposition du groupe Europe Ecologie Les Verts Paris et EELV- Ile de France qui a promis de s’opposer au projet de construction par tous moyens politiques et contentieux.

Les retombées négatives d’un tel projet dépassent largement le cadre strictement parisien.

Il a déjà provoqué l’émoi des botanistes et scientifiques du monde entier, alarmés par les atteintes irréversibles qui seraient commises sur les collections végétales rarissimes du Jardin des Serres d’Auteuil rassemblant des arbres et plants disparus de leur milieu d’origine.

Ce projet d’extension a également généré la mise en ligne d’une pétition en faveur de la préservation des serres menacées, ayant recueilli, en 3 mois, 35 000 signatures (cf. le site (www.petitions24.net/signatures/serresdauteuil).

Il suscite la mobilisation de personnalités artistiques, intellectuelles, et de paysagistes de renommée mondiale regroupés en un Comité de Soutien des Serres d’Auteuil. Ainsi que l’union des associations nationales de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager, reconnues d’utilité publique, déterminées à combattre le projet par tous les moyens légaux disponibles.

Si ce projet devait être retenu, de nombreux recours administratifs et juridiques deviendraient alors inévitables, compromettant sa réalisation et rendant hautement improbable sa mise en oeuvre.

Ces difficultés juridiques, financières et administratives ont été relevées par les directions techniques de la ville lors de réunions internes dont vous trouverez le compte rendu en pièce jointe.

Si le projet d’extension à Paris était choisi, vous placeriez la Fédération Française en situation d’illégalité :

- au titre de la loi du 2 mai 1930 réorganisant la protection des Monuments naturels et des Sites classant le Bois de Boulogne parmi les sites.

- Au titre de l’arrêté de classement du 23 septembre 1957 qui inclut le Jardin des Serres d’Auteuil dans la délimitation du Bois de Boulogne, dans un plan annexé à cet arrêté.

- Au titre de la jurisprudence constante émise par le Conseil d’Etat (arrêt « Ville d’Auxerre » 11 /01/1978) et la Cour de Cassation (12/06/2006) quant à la protection du Bois de Boulogne interdisant « toute dénaturation, ou modification tant dans sa vocation que son aspect », «toute destruction ou modification de son état » et « l’abattage de toutes les plantations existantes », bref tous travaux si ceux-ci sont contraires au motif pour lesquels le site a été classé.

Au vu du montant financier de ce projet, la saisine de la Commission de Débat Public serait également requise.

Au nom de notre Collectif, je tiens à vous rappeler que nos associations regroupées au sein du Collectif et de la Coordination du Bois de Boulogne ont récemment obtenu auprès des différentes instances juridictionnelles :

- L’annulation par le Conseil d'Etat, le 10 juin dernier, du PLU des zones vertes, naturelles et boisées (dont le Bois de Boulogne) de la Ville de Paris pour insuffisance de protection.

- La demande de confirmation par le rapporteur public de la Cour d'Appel de Paris, le 2 février dernier, du jugement d'annulation du Tribunal Administratif du 18 décembre 2009 de la première délibération municipale décidant la démolition du stade omnisports Jean Bouin voisin et la construction d’un stade de rugby à usage professionnel.

- l’annulation par le Tribunal Administratif, le 20 janvier dernier, du Permis de Construire de la Fondation LOUIS VUITTON dans le Bois de Boulogne malgré l’avancement des travaux.

Mesdames et Messieurs, le 13 février, vous aurez à faire un choix qui engagera durablement l’avenir du tennis français.

Nous ne doutons pas que votre décision sera réfléchie et sincère.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre sincère mais déterminée considération.

 

Pierre SOULAT

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 20:11

PATRIMOINE MONDIAL

 

LA CANDIDATURE DU BASSIN MINIER DU NORD-PAS-DE-CALAIS REMPLACEE PAR CELLE DES CAUSSES-CEVENNES

 

Nous avons appris mardi matin que la France ne présenterait pas le dossier « BMU » à la prochaine réunion du Comité mondial qui se tient en juin 2011. Il est remplacé à la dernière minute par celui des Causses-Cévennes, déjà retoqué à deux reprises.

Profondément indigné par le procédé et le mépris qu’il sous tend, le CILAC vient de rendre public le communiqué qui suit.

 

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UN DENI DE RECONNAISSANCE

 

Ainsi donc, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, vient de remplacer la candidature du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais par celle des Causses-Cévennes à la prochaine session du Comité du patrimoine mondial, qui se réunit en juin 2011. Il semble que l’ordre soit venu de l’Élysée, à la demande d’élus influents du Languedoc-Roussillon, soucieux de leur candidature déjà rejetée à deux reprises par le Comité mondial.

Le CILAC – Comité d’information et de liaison pour le patrimoine industriel – est profondément outré par cette décision de dernière minute qui manifeste le plus profond mépris à l’égard des promoteurs de la candidature du bassin minier et des 1,2 millions de personnes concernées dans ce territoire. La présentation de la candidature du bassin minier en juin 2011 était acquise depuis janvier 2010. Elle avait été validée par le ministère de la Culture et avait suivi toute la procédure nécessaire pour être présentée au Comité mondial lors de la session de 2011. Les très lourds et complexes dossiers constitués par les instances du bassin minier Nord-Pas-de-Calais ont été communiqués aux experts internationaux désignés, et ces derniers ont déjà mené sur place leurs expertises.

Sans contester la légitimité de la candidature du site naturel des Causses-Cévennes, le CILAC tient à souligner l’exceptionnelle qualité de la candidature du bassin minier, préparée depuis bientôt dix années avec une foi, une ardeur et une réflexion continue par les élus locaux associés à la population.

L’exception tient aussi à l’ampleur de cette candidature qui rassemble sur deux départements pas moins de 161 communes étirées sur 120 kilomètres, 8 communautés d’agglomérations ou de communes, 1,2 millions d’habitants, 600 cités minières, 200 terrils. Pour conforter cette candidature sur la Liste du patrimoine mondial, la DRAC Nord-Pas-de-Calais, service déconcentré du ministère de la Culture, a mené en 2009 une campagne exceptionnelle de protections au titre des monuments historiques aboutissant à l’inscription ou le classement de près de 70 infrastructures et équipements d’origine minière.

L’originalité tient quant à elle au sens donné à cette candidature par ses promoteurs. Il ne s’agit ni de l’embaumement d’un patrimoine pour lui-même, encore moins d’une opération dont seules des retombées touristiques seraient attendues. L’enjeu principal est d’abord destiné à la population : lui faire recouvrer une fierté d’elle-même et de son territoire, fiertés érodées par la fin douloureuse d’une activité industrielle, l’extraction charbonnière, qui a duré 250 ans. L’intention n’est pas de gommer le paysage hérité mais de contribuer à en changer l’image que s’en font tant la population qui l’habite que celle que véhicule la population française. Les promoteurs de la candidature du bassin minier au patrimoine mondial entendent favoriser la place de la culture et du patrimoine minier dans une perspective de développement régional, éloigné de toute désespérance mais fondé au contraire sur une histoire commune matériellement visible dans ses paysages. Ce n’est donc pas par hasard que la candidature répond d’une catégorie de sites que promeut l’Unesco sous l’expression de « paysage culturel évolutif » : des hommes et des paysages anthropiques, issus de l’activité humaine dans une perspective d’avenir non figée.

Voilà tout ce qui rend cette candidature du bassin minier exceptionnelle. C’est sans doute l’une des plus fortes de sens par son épaisseur sociale, celle qu’aurait dû porter la France sans la moindre hésitation. Si l’on en juge par l’émotion ressentie à l’annonce de ce retrait et rapportée par la presse régionale unanime, on mesurera le niveau d’adhésion de la population à cette candidature !

Voilà aussi pourquoi le CILAC qui suit cette candidature avec le plus grand intérêt est aujourd’hui profondément déçu : en elle, le patrimoine industriel, mal aimé dans notre pays, trouve sens et reconnaissance. La candidature du bassin minier au patrimoine de l’humanité propose au monde entier un modèle d’usage et de reconversion économique et sociale de sites industriels.

Rendez-vous en 2012, nous dit-on. Qui peut garantir aujourd’hui après un tel affront et un tel déni de reconnaissance d’une population tout entière que, dans un an, une autre candidature ne lui sera pas préférée par le ministre de la Culture ?

 

D'autres infos sur le CILAC : http://www.cilac.com/

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 22:15

Paris le 3 février 2011

 

  

   

Monsieur le Maire,

 

Vous nous avez honorés de votre confiance en nous nommant à la Commission du Vieux Paris en qualité de membres-experts en juin 2008. D’abord sous la présidence de Colombe Brossel, puis sous celle de Danièle Pourtaud, nous avons eu à cœur d’examiner pendant près de trois années consécutives les dossiers patrimoniaux de tous ordres qui accompagnent l’actualité du renouvellement de la capitale. Dans un souci d’efficacité et d’indépendance de la commission, nous voudrions attirer votre attention sur des questions de formes et de méthode. Si l’on se réfère au « Fonctionnement et statuts de la Commission du Vieux Paris » mis à jour par le Conseil de Paris en juillet 2003, comment expliquer les diverses restrictions qui entravent et compromettent aujourd’hui le rôle de conseil, la crédibilité, voire l’utilité de cette instance ?

 

En juillet 2008, lors de son discours d’accueil aux membres fraîchement nommés, votre adjointe Colombe Brossel avait insisté sur l’utilité de se saisir et d’examiner les dossiers très en amont, de manière que la prise en compte des aspects patrimoniaux puisse être intégrée aux données des projets. Depuis quelques mois cependant, il apparaît que certains sujets d’importance sont écartés de l’ordre du jour ou présentés dans des délais tels que les membres sont mis devant le fait accompli, lorsque tout est scellé. Le désaccord survenu lors de la dernière séance du 24 janvier dernier entre la Présidente Danièle Pourtaud et dix des membres de la Commission offre une illustration aussi éclatante que fâcheuse de cet état de fait. Afin que la Commission du Vieux Paris retrouve une faveur momentanément écornée, il est nécessaire que soient réaffirmés les points suivants, par ailleurs  contenus dans les statuts qui en régissent l’action souhaitée, et notamment :

 

1) Que l’ordre du jour des séances s’applique à coller fidèlement au déroulé de l’actualité patrimoniale de la capitale, et, le cas échéant, comme cela aurait dû être le cas pour les Serres d’Auteuil, en amont du projet considéré, c’est-à-dire au niveau de la faisabilité.

 

2) Qu’il soit admis corollairement qu’un membre-expert ait la faculté de faire inscrire à l’ordre du jour – dans un délai à prévoir – tel dossier dont l’urgence ou l’importance auraient échappé à la Présidente ou la Secrétaire générale de la Commission.

 

3) Qu’un bilan de l’impact des recommandations et vœux qu’exprime la Commission soit établi et débattu à des échéances régulières, ce qui n’est pas  le cas actuellement. Ainsi, les membres pourraient s’appuyer sur une connaissance précise et sans cesse renouvelée de leur incidence sur un cadre de la production en constante évolution.

 

4) Que des séminaires de réflexion alternent avec l’examen de cas réels, de sorte qu’un corps de doctrine permette de progresser sur des thèmes complexes (patrimoine et logement social, reconversion d’équipements, patrimoine parisien versus patrimoine francilien, etc…) et de régler avec efficacité les cas de figure récurrents (surélévations, isolation par l’extérieur, trémies d’ascenseurs, etc.).

 

Très désireux de poursuivre notre action en faveur d’une intégration toujours plus savante et contemporaine des préoccupations patrimoniales au sein de la croissance et du renouvellement urbains, nous espérons que vous nous ferez l’honneur d’entendre ce message, et qu’il fournira – notamment lors de votre venue parmi nous le 11 février prochain – l’occasion d’une réaffirmation de vos attentes vis-à-vis d’une Commission marquée au coin de l’intégrité et la sincérité d’intentions de chacun de ses membres.

 

Au vu de l’imminence des décisions qui doivent être prises, il va de soi qu’une manière de restaurer le climat de confiance qui prévalait jusqu’ici entre vos services et la Commission serait d’inscrire le dossier des Serres d’Auteuil à l’ordre du jour de cette séance du 11 février.

 

 

Nous vous prions de croire, Monsieur le Maire, à l’expression de notre profond respect.

  

 

Jean-Pierre Babelon, Michel Balard, Henri Bresler, Jean-François Cabestan, François Chaslin, Mark K. Deming, Françoise Dubost, Françoise Hamon, Pierre Housieaux, Olivier de Monicault, Monique Mosser, Thierry Paquot, Pierre Pinon, et Christian Prévost-Marcilhacy, membres experts de la Commission du Vieux Paris

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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 10:24

 

 

Chère Françoise Hardy,

 

 

Nous nous permettons de publier ici, sur ce blog, l’intégralité de votre appel pour refuser l’extension de Roland Garros sur les serres d’Auteuil, paru dans l’édition du Monde du 26 janvier 2011.

 

Merci pour votre action exemplaire visant à sauver de la destruction nos serres d’Auteuil, si chères aux Parisiens.

Sachez que nous vous soutiendrons sans réserve et inlassablement, et avec toute la force de nos convictions, dans ce « combat » pour la préservation in situ et intégrale de cet héritage inestimable, unique au monde.

Il est inacceptable qu’un tel lieu, riche d’autant d’architecture, de sciences et tout simplement du travail des hommes - nos pères -, soit sacrifié aussi injustement.

 Sachez aussi que les ministres et le maire de Paris ont en leur possession tous les moyens légaux pour protéger sans délai ce site. Il s’agit de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque.

 A cette époque, pas si lointaine, et contrairement à une certaine tendance actuelle, on avait pris réellement conscience des valeurs patrimoniales et environnementales. Prenons donc exemple !

 

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« Madame la Ministre de l'environnement, Madame la Ministre des sports, et Monsieur le Ministre de la culture, nous souhaitons vous faire part de notre vive inquiétude concernant le projet d'extension sur le site doublement patrimonial des serres d'Auteuil, haut lieu architectural et botanique remontant à Louis XV, d'une valeur inestimable au plan parisien, national et même international. Certes, le projet présenté par la Fédération française de tennis et la Ville de Paris devant la commission départementale de la nature, des paysages et des sites de Paris le 24 novembre 2010 n'a reçu qu'un blanc-seing pour en poursuivre les études, jugées trop vagues.

Cependant, un certain nombre de propositions nous inquiètent. Tout d'abord, l'idée de construire un court de tennis de 5 000 places, à usage polyvalent, à quelques mètres seulement des aériennes serres de fer et de verre imaginées il y a cent dix ans par un brillant élève de Baltard et d'Eiffel. Outre que l'on peut se demander ce qu'un stade de sport viendrait faire dans l'un des quatre pôles constituant le jardin botanique de la Ville de Paris (imaginerait-on un court de tennis de 5 000 places à Bagatelle ?), nous craignons qu'une telle construction ne dénature et ne défigure ce lieu conçu dans les moindres détails par leur créateur, Jean-Camille Formigé, homme d'art et de science.

Car il s'agit bien d'un site homogène, à l'ordonnancement équilibré entre espaces verts, arbres rares et collections, témoignant d'un savoir-faire accumulé depuis plus de cent ans par des générations de botanistes et de jardiniers pratiquant la biodiversité bien avant que le mot ne soit inventé. Nous sommes indignés par l'idée même que, pour construire un stade de sport polyvalent, on puisse envisager de démolir sans états d'âme une série de neuf serres chaudes (le couloir et des éléments des neuf "chapelles" sont d'origine) présentant chaque jour au public, aux élèves, aux scientifiques et aux admirateurs venus du monde entier quelque 10 000 plantes rares dont beaucoup sont en voie d'extinction, 38 d'entre elles ayant le statut de l'Union internationale pour la conservation de la nature.

Nous nous demandons ce que deviendraient les bégonias asiatiques (collection ayant reçu l'agrément du Conservatoire des collections végétales spécialisées, CCVS), les orchidées tempérées ou tropicales "qui sont au monde des plantes ce que l'homme est au règne animal", les pépéromias et les broméliacées (agrément CCVS) apparues il y a trente millions d'années, les caladiums avides de soleil (agrément CCVS), les fougères denses tapies dans l'ombre, dont le placyterium, originaire des forêts équatoriales, disparu de son milieu d'origine, toutes très fragiles, toutes savamment acclimatées dans leur serre. Sachant qu'aucune structure adaptée n'existe au Parc floral de Paris pour les accueillir, nous sommes convaincus que l'on assisterait aux prémices du démantèlement des collections.

Nous craignons aussi que les engins nécessaires aux éventuels travaux n'ébranlent ce fragile espace, notamment la quinzaine d'arbres rarissimes situés à moins de dix mètres des serres chaudes, dont les précieux Celtis koraiensis, le micocoulier de Corée, et Pistacia terebinthus, le pistachier térébinthe, tous deux d'une taille exceptionnelle. Quand on sait que les racines des arbres doivent pouvoir explorer le sol, parfois le sous-sol, souvent à plusieurs dizaines de mètres de distance de l'arbre, il y a de quoi trembler pour ces quinze spécimens, tout comme pour les huit autres, juste un peu plus loin, dont l'exotique Ailanthus giraldii, une rare variété de faux vernis du Japon. Car tous ces arbres ont une valeur historique.

Nous nous étonnons en outre que la Fédération française de tennis puisse envisager d'envahir, des semaines durant, un lieu ouvert toute l'année au public, dont le sol même, sur une surface totale de six hectares, est inscrit sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques, ainsi que nombre de bâtiments et d'éléments décoratifs sortis notamment de l'atelier de Rodin. Nous nous étonnons que cette fédération puisse imaginer, le temps du tournoi, installer restaurants et espaces de relations publiques dans les magnifiques bâtiments de l'orangerie et du fleuriste, tout aussi inscrits sur l'inventaire des monuments historiques que les serres de Formigé. Comment ne pas se demander ce que deviendraient le matériel entreposé, les bureaux et les services sommés de dégager, et comment l'ensemble du jardin pourrait continuer à fonctionner ?

Comment ne pas s'affoler à l'idée que le parfait jardin à la française ou le poétique jardin à l'anglaise avec leurs "pelouses au repos", les parterres impeccables, les étroites allées bordées d'arbres plus rares les uns que les autres, tout un ensemble demandant attention et respect, soient soudain envahis chaque jour par quelque 40 000 spectateurs du tournoi, une foule d'environ 450 000 personnes au total, traversant le jardin de part en part, semant canettes et papiers, en particulier les 5 000 spectateurs du court de tennis amenés à sillonner le jardin toute la journée ?

Il y a plus grave : quand on connaît les lieux, il est facile de voir que l'ensemble du jardin et des serres d'Auteuil serait pris en tenaille entre le stade de tennis et le site actuel de Roland-Garros. Et nous craignons que peu à peu, d'année en année, le tennis gagne encore sur les espaces verts, et qu'à l'instar des serres chaudes les autres serres soient vidées de leurs collections, jusqu'à ce que la balle jaune ait fait place nette.

Bien sûr, nous comprenons que l'on puisse souhaiter conserver le tournoi de Roland-Garros à Paris, mais nous savons qu'il existe d'autres solutions d'agrandissement (couverture de la bretelle d'autoroute au nord, futur stade Jean-Bouin, etc.). Nous savons aussi que même en empiétant sur les serres d'Auteuil et autres sites voisins, Roland-Garros n'atteindrait que 13 hectares, espace bien inférieur aux trois autres sites du Grand Chelem, l'US Open et l’Open d’Australie s'étant délocalisés depuis longtemps sur 20 hectares.

Mise sur Internet le 13 octobre 2010, la pétition "Sauvons les serres d'Auteuil" a déjà recueilli plus de 30 000 signatures, chiffre qui augmente chaque jour. Autant dire que les signataires dépassent le cercle des riverains parisiens ou boulonnais et viennent de toute la France, et même du monde entier. Car après le Grenelle de l'environnement et la conférence de Cancun, les citoyens ont pris conscience de la valeur irremplaçable d'un patrimoine végétal vivant.

Alors nous vous demandons, Madame la Ministre de l'environnement, Madame la Ministre des sports, et Monsieur le Ministre de la culture, s'il ne serait pas plus raisonnable, au lieu de dénaturer à jamais les serres d'Auteuil pour un tournoi se déroulant deux semaines par an, d'envisager un futur Roland-Garros en projet phare de ce Grand Paris voulu par le président de la République, auquel adhère le maire de Paris. Ainsi pourrait-on rendre aux serres d'Auteuil ce qui leur appartient : les 9 hectares sur lesquels s'étendaient leurs pépinières, annexées en 1928 pour la création du stade Roland-Garros. »

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 11:23

Sources : Tribune de l'art (www.latribunedelart.com)

Opacité autour de l’appel à projets pour la reprise de l’hôtel de la Marine

L’opacité la plus totale règne autour de l’hôtel de la Marine. Les documents promis aux repreneurs potentiels semblent classés Confidentiel Défense puisqu’ils ne sont accessibles, via cette page Internet, que pour les possesseurs du mot de passe...

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 17:49

Ecole-archi-Nanterre.jpg

(© photo : DR)

 

L’école d’architecture de Nanterre, emblématique de l'architecture proliférante des années 1970 est gravement menacée de disparaître. Commandée par le ministère de l'Education nationale, et conçue par l'architecte Jacques Kalisz (Roger Salem, Miroslav Kostanjevac, Max Soumagnac), l’école a été construite en 1971-72 par l’entreprise GEEP INDUSTRIE. Créée comme une combinatoire d’éléments inspirée du vivant, cette architecture modulaire favorise les relations entre les étudiants permettant ainsi une fluidité de l’information et un réel décloisonnement.

La volonté architecturale a été de réaliser un espace nouveau pour un nouvel enseignement de l’architecture.

Fermée en 2004, lors du déménagement de l’école, elle est depuis ouverte à tous les vents, vitres brisées ; la végétation qui l’entoure croît et camoufle aux citoyens un patrimoine architectural laissé à l’abandon. Les bâtiments sont actuellement mis en vente par l’Etat (ministère des Finances). La ville de Nanterre a amorcé une réflexion pour un projet de réhabilitation et de réutilisation de l'édifice et a présenté une offre de rachat sans suite à ce jour.

Les deux associations « Les amis de l’école d’architecture de Nanterre » et Docomomo France vous invitent à proximité du bâtiment

 

le samedi 29 janvier 2011 à 14h30

Salle Le Corbusier à Nanterre

Esplanade Charles de Gaulle, à 2 minutes de la gare RER Nanterre-Préfecture.

 

Après une visite du terrain en présence de Roger Salem (sous réserve) permettant de découvrir toute l’audace de la construction, et l’état d’abandon dans laquelle elle se trouve, nous ferons appel à toutes les forces créatrices présentes pour élaborer des pistes de nouvelles utilisations potentielles du bâtiment et obtenir la protection au titre des monuments historiques.

Nous concrétiserons à cette occasion toutes les voies et moyens d’alerter les décideurs, les architectes, les artistes, les associations culturelles, les citoyens de la ville de Nanterre et du monde… Cette journée se conclura par le lancement d’une pétition internationale.

Au plaisir de vous y retrouver nombreux, n’hésitez pas à nous envoyer un message.

 

DOCOMOMO : association pour la DOcumentation et la COnservation des sites architecturaux issus du MOuvement MOderne (XXe siècle), DOCOMOMO France est membre de l’ONG DOCOMOMO International.

 

 

Si besoin : Marie Monfort : 06 74 04 25 02 ou Bernard Perraudin : 06 60 03 59 90

Venez nombreux !

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 12:18

Cinema-Dacia.JPG

 

A l’heure où toutes les capitales civilisées découragent l’utilisation de l’automobile pour favoriser les espaces piétonniers, la ville de Bucarest se voit offrir par sa municipalité un projet d’autoroute en plein cœur d’une zone historique unique en son genre.

Officiellement, le projet vise à fluidifier le trafic très engorgé de la zone par l’élargissement considérable d’une rue de fin XIXe (raisonnement fallacieux s’il en est !). Cela se fait, obligatoirement, avec la démolition de nombreux bâtiments. Dans ce contexte, les journalistes se sont montrés soucieux d’offrir au public des chiffres précis (s’agit-il de 13 ou de 14 immeubles classés qui vont disparaître ? De 80 ou de 82 immeubles en tout ?), sans comprendre que c’est tout un quartier historique de Bucarest qui sera amené à disparaître dans les années à venir.  

En effet, la halle Matache et son voisinage font partie de la géographie mythique de Bucarest. Ce fut  l’un des premiers centres de commerce de la ville et c’est, encore aujourd’hui, une halle de viande qui permet aux habitants du quartier de s’achalander à des prix raisonnables, ainsi que l’un des rares marchés traditionnels à avoir survécu à l’invasion des hypermarchés.

 Outre l’effet pervers que cette reconfiguration entraînera sur le trafic de la zone avec l’apparition de nouveaux immeubles de bureaux et de centres commerciaux gigantesques (de nature à générer un volume de trafic beaucoup plus important qu’à présent et implicitement une plus grande pollution), le projet engendrera surtout une pression immobilière accrue sur tous les immeubles qui n’auront pas été détruits dans un premier temps et l’apparition de nouvelles constructions tout à fait disproportionnées par rapport au voisinage, y compris sur les aires adjacentes. Avec, en prime,  des projets de façadisme préjudiciables à l’aspect général d’un des quartiers les plus pittoresques de Bucarest. En tout, le projet affectera huit secteurs sauvegardés, altérant la trame même de la ville de manière irréversible.  Tout ceci à des coûts insensés. Une partie seulement de ces sommes aurait largement suffi à réhabiliter toute la zone pour lui restituer son potentiel touristique inestimable et ses fonctions traditionnelles. Quant au montant global, il aurait suffi à rénover les quelque 15.000 bâtiments historiques de Bucarest. Dans ce choix, de toute évidence, c’est la folie des grandeurs qui pèse le plus lourd.

Il n’y a eu aucune concertation avec les habitants du quartier. Dans une absence totale de transparence, les autorités municipales n’ont jamais organisé de débat public sur le sujet. Pire, encore, l’évacuation des habitants se fait dans des conditions inhumaines (même à l’époque de Ceausescu les expropriations ne se faisaient pas dans des conditions aussi dictatoriales). Des dizaines de petits commerces vont disparaître quand les échoppes des petits artisans seront rasées et que ceux-ci se verront dans l’impossibilité de trouver d’autres espaces à des loyers similaires). Adieu cordonniers, chapeliers, maroquiniers, horlogers, barbiers, tailleurs, brocantes et antiquaires ; ce qui est proposé à la place ? Un espace inerte, stérile et aliénant.

Décidément, on est les plus forts : notre périphérique à nous traverse carrément le centre-ville. Qui, en Europe, peut se vanter de faire mieux ? Au fait, je me demande, quelle sera la vitesse permise  pour traverser la ville en 20 minutes, comme nous le promet notre maire ?

 A terme, c’est toute une partie de l’histoire de la ville qui est jetée à la poubelle au profit de quelques « investisseurs » occultes, représentant essentiellement une clientèle politique. Je ne sais pas ce qui est le plus dramatique : le fait qu’une partie de notre héritage architectural se perde à tout jamais ou le fait que nos contemporains ne réalisent même pas l’ampleur du désastre.

 

Doïna Vella

Association Pro_Do_Mo

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