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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 14:18

On lira l'article de Libération, daté de ce 1er mars 2012.

 

 

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 16:18

à la halle Freyssinet, organisée en partenariat avec Paris historique, a attiré près de 400 auditeurs. Elle était soutenue par l’association des architectes du Patrimoine, l’association Eugène Freyssinet, Avenir et Patrimoine, CIMbéton, le Groupe Jaulin et la Plateforme des associations parisiennes d’habitants.

 

TR-Freyssinet-141211.jpg

© photo : Sébastien Rosset

 

 

Intervenants : J. Abram, R. Ricciotti et M. Virlogeux

Modérateurs : G. Morel-Journel et J.-P. Robert

 

Bernard Jaulin, président du groupe homonyme affectataire de la halle – bien connu pour le brillant parti qu’il tire des deux tiers de l’édifice, actuellement dévolu à un événementiel souvent très haut de gamme – prononce un mot de bienvenue. Pierre Housieaux, Patrick Guiraud et Jean-François Cabestan exposent ensuite les attendus de cette table ronde. Il s’agit de porter sur la place publique et d’examiner le projet de permis de démolir déposé fin juin 2011, soumis à l’expertise de la Commission du Vieux Paris le 15 septembre 2011, et retiré depuis.

Parole ayant été donnée aux intervenants, l’historien Joseph Abram souligne l’importance de l’édifice au regard du patrimoine du XXe siècle. Témoignage d’une aventure humaine et intellectuelle hors du commun, cette halle est une cristallisation de la pensée constructive de l’un de concepteurs les plus éminents de la modernité. Elle offre le spectacle magnifique d’une structure organique, unitaire et segmentée, qui travaille aux limites de la matière. Sa conservation dans un quartier en pleine mutation est une chance rare dont il faut s’emparer. C’est un hommage que l’on doit rendre au génie universellement reconnu de son auteur.

« La halle est un autoportrait de Freyssinet. Elle cristallise une pensée structurelle unique. C’est un miracle qu’elle nous soit parvenue intacte. Il faut intégralement la conserver. »

 

Insérant l’édifice dans l’histoire des inventions techniques, l’ingénieur Michel Virlogeux exalte un morceau de bravoure où grâce à une prémonition de son auteur sur le comportement de la matière, l’économie de celle-ci a été poussée à un paroxysme. La halle est un ouvrage majeur, une étape fondamentale dans le passage du béton armé au béton précontraint, à une époque où la conception de ce type de béton – la dénomination est plus tardive – était encore expérimentale. La tenue dans le temps de l’édifice dont les conditions de son équilibre demeurent à élucider est remarquable. À ces titres, la halle représente un jalon essentiel de l’histoire de la construction contemporaine.

« … La halle est une étape fondamentale du passage du béton armé au béton précontraint, un jalon essentiel de l’histoire de la construction contemporaine… »

 

L’architecte Rudy Ricciotti vante l’économie remarquable d’un édifice durable, d’autant plus vulnérable qu’il est fait d’un matériau peu apprécié du public : le béton. Il prêche pour que la halle soit comprise et aimée des connaisseurs, mais aussi des citoyens et riverains. À l’écart de tout processus de fossilisation, sa programmation, son accessibilité, son allégeance aux normes, sa grande longueur et le destin de ses extrémités méritent de susciter une nouvelle réflexion urbaine. Celle-ci doit affronter la complexité du problème autrement que par des hypothèses destructives et permettre d’envisager la reproduction et la continuité de la cité autour d’une halle revitalisée.

« … Je suis totalement opposé à la démolition de l’extrémité est de la halle… Je m’accrocherai à la façade le jour où les bulldozers viendront pour l’empêcher… »

 

Assis au premier rang, Jérôme Coumet, maire du 13e arrondissement, est invité à prendre la parole et rappelle plusieurs faits. Propriété de la SNCF, la halle Freyssinet est à vendre pour 70 millions d’euros, et c’est à certaines conditions que la Ville pourra la racheter. Il évoque la part qu’il a prise dans la préservation d’édifices significatifs, tels les Grands moulins ou les anciens Frigos, et la halle même, qu’on se proposait d’abord de démolir en totalité. Il s’agit pour le maire du 13e d’intégrer la halle dans un processus de régénération et un projet d’urbanisme qui intègrent les contingences de son exploitation et de la faisabilité financière de l’opération, a priori non rentable. Un accord doit être trouvé à cet égard entre la SNCF, la Ville et l’État. Le projet actuel se fonde sur la volonté de recoudre les deux rives que l’édifice sépare du fait de sa très grande longueur (310 mètres), de corriger son absence de visibilité lié à la topographie du terrain, de le désenclaver en lui créant une façade et un parvis, bref, de l’intégrer dans la ville de demain. C’est sont là les enjeux d’une mission qu’il incombera aux architectes de formaliser.

« … il va falloir qu’on lance un concours d’idées, une consultation sur le traitement des extrémités et sur la visibilité de la halle… »

 

Sur le plan architectural, l’historien, l’architecte et les modérateurs s’accordent pour considérer que la Halle Freyssinet consiste en un équipement d’une nature particulière – une place couverte – étrangère au type d’insertion du monument telle qu’on la pratiquait dans la ville traditionnelle. Si les avis sur le bâtiment des bureaux situé à l’ouest sont plus contrastés, la tribune s’insurge contre l’hypothèse d’une atteinte à telle ou telle portion de l’ensemble des trente travées que compte l’édifice. Analogue aux Halles de Baltard autrefois comprimées dans un tissu congestionné, la halle Freyssinet est un parapluie urbain d’un potentiel et d’une fluidité qui la prête selon Joseph Abram à de multiples usages. Michel Virlogeux insiste sur la nécessité de trouver une vocation à l’édifice. Rudy Ricciotti déplore qu’on puisse le soumettre au régime démolisseur d’une « haussmannitude » hors saison. Si l’architecte admet la possibilité d’en dématérialiser certaines clôtures afin de favoriser son inscription dans le futur quartier, il apparaît à tous – un point de vue également défendu par le public en la personne de Pierre Colboc, architecte – difficile de faire l’hypothèse de démolitions sans que celles-ci soient étayées par un projet d’aménagement de ce secteur et d’intentions sur le devenir de la halle. Marie Karel, de l’association SOS Paris, attire l’attention sur le phénomène d’encaissement auquel la halle pourrait être soumise du fait de la future emprise de la dalle, qui dans l’état actuel du projet urbain surplomberait nefs et auvents de 10 m sur son flanc nord.

 

« La tribune s’insurge contre l’hypothèse d’une atteinte à telle ou telle portion de l’ensemble des trente travées que compte la halle »

 

À ce stade, il apparaît que l’instruction du permis de démolir souhaité par la SNCF était précipitée. On s’accorde à penser que c’est à partir de la structure conçue par Freyssinet que doit procéder le projet d’aménagement de tout ce secteur et non le contraire. Jérôme Coumet admet que le traitement des extrémités de la halle est une question d’architecture, et, à la satisfaction générale, déclare qu’il n’est pas hostile à l’idée de réactualiser la réflexion urbanistique autour de la halle. Le maire du 13e évoque la possibilité du lancement d’une consultation d’architectes à ce sujet, mais les solutions devront nécessairement s’intégrer dans le contexte d’une faisabilité, et offrir un compromis entre le questionnement urbain, les enjeux patrimoniaux et les impératifs économiques.

 

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 15:18

ICOMOS-IFLA ISC on Cultural Landscapes

***

 Comité scientifique international ICOMOS-IFLA sur les paysages culturels

  ICOMOS - Conseil International des Monuments et des Sites

 Fondée en 1985, l’ICOMOS est une association professionnelle qui travaille pour la conservation et la protection des sites du patrimoine culturel à travers le monde. ICOMOS compte plus de 10 000 membres qualifiés, architectes, paysagistes, urbanistes, ingénieurs, archéologues, historiens de l’art, anthropologues…

Le Comité scientifique international pour les paysages culturels de l’lCOMOS-IFLA est composé de professionnels dans les domaines de l’étude, la tutelle, la conservation, l’intégrité et la valorisation des paysages culturels dans toutes les civilisations et les écosystèmes.

Il a tenu son assemblée générale, du 25 novembre au 2 décembre 2011, avant et après l’assemblée générale de l’ICOMOS qui avait lieu à Paris au siège de l’UNESCO et à laquelle participaient ses membres.

Les membres du Comité ont visité le 26 novembre les Grandes Serres du Muséum d’Histoire Naturelle ouvertes à nouveau au public après cinq ans d’une rénovation exemplaire et ont félicité l’équipe du Muséum pour leur remarquable travail pédagogique et scientifique.

Le 1er décembre, un groupe de membres experts s’est rendu dans le Jardin botanique des Serres d’Auteuil pour y examiner l’impact que pourrait avoir le projet d’implantation de nouvelles activités dela Fédération française de Tennis et du tournoi de Roland Garros sur ce jardin à vocation scientifique, pédagogique et d’agrément.

Le 2 décembre, réunis au ministère de la Culture, 182 rue Saint Honoré, 75001 Paris, les participants à la réunion du Comité ont adopté la résolution suivante :

Resolution du Comité Scientifique International ICOMOS-IFLA

sur les Paysages Culturels sur le Jardin des Serres d’Auteuil, du 2 décembre 2011.

 

- Vu l’importance de sauvegarder les jardins historiques dans leur totalité comme des monuments culturels,

- Vu l’analyse des très grandes qualités botaniques, architecturales, paysagères et pédagogiques du jardin des Serres d’Auteuil,

- Vu que le Jardin des Serres d’Auteuil est l’un quatre grands jardins constituant le Jardin Botanique de la Ville de Paris, labellisé Jardin botanique de France dans un réseau mondial de 700 jardins au sein de 118 pays,

- Vu que le Jardin botanique des Serres d’Auteuil, inauguré en 1898, inscrit dans sa totalité à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques et des sites (arrêté préfectoral du 1er septembre 1998), est l’un des fleurons d’un ensemble de jardins et d’ouvrages réalisés par Jean-Camille Formigé (1845-1926), architecte des promenades et plantations de Paris pendant 36 ans, auteur de nombreux jardins et monuments (square de la butte Montmartre, ferme du Pré-Catelan, Champ-de-Mars, décor de nombreux ponts dont le pont-passerelle de Bir-Hakeim…), tous monuments significatifs du paysage de Paris,

- Vu la qualité de la mise en scène des serres à vocation scientifique et pédagogique,

- Vu l’unité parfaite entre bâtiments et espaces ouverts, la composition très équilibrée associant un jardin fin dix-neuvième et les innovations techniques de son temps, avec une élégante architecture de métal et de verre contemporain de la Tour Eiffel (réseau de chauffage alimentant les serres, utilisation du verre cathédrale martelé dosant les UV), des décors provenant de l’atelier de Rodin,

- Vu le plan de circulation associant une vue axiale dominante et monumentale, depuis la grille, l’escalier, les rampes à la Grande Serre ou Palmarium avec un remarquable réseau de circulations en creux  permettant de découvrir les serres posées sur des talus, juste à la hauteur du regard,

- Vu le jardin à la française et le jardin des poètes, havres de paix pour les parisiens, les remarquables bâtiments en meulière incrits à l’inventaire.

- Vu les pressions de la Fédération Française de Tennis associée à la Mairie de Paris pour faire valider un projet de construction à l’emplacement des serres chaudes qui ignore les qualités du jardin et en fait un décor pour des manifestions sportives.

- Considère que le Jardin botanique des Serres d’Auteuil est gravement menacé dans son intégrité paysagère et botanique par ce projet d’annexion par la Fédération Française de Tennis d’une partie du jardin, pour y construire les gradins d’un nouveau court de 4 950 places (construction de 8 mètres de haut soit deux étages et demi, juste en contrebas du Palmarium), et privatiser cet espace public pendant cinq semaines,

- Considère que le projet de construction de gradins autour du court projeté ignore la scénographie conçue par J-C Formigé en fermant l’horizon à l’est.

- Considère que le projet alternatif visant à construire des serres de remplacement des serres chaudes autour des gradins du nouveau court, ne répond pas aux caractéristiques techniques pour recevoir des plantes fragiles, (10 000 plantes tropicales et subtropicales, dont 38 ont le label UICN-Union Internationale pour la Conservation de la Nature), qu’il se réduit à un cache-misère décoratif.

- Considère que le projet entrainerait la disparition de quelque 25 arbres, dont plusieurs arbres remarquables( dont un Pistachier térébinthe, un Celtis koraiensis et un Ailanthe Giraldii),

- Considère que le projet de créer une nouvelle entrée lors du tournoi et d’établir des liaisons avec le court central (15 000 places) modifient totalement  les flux de visiteurs dans le jardin, et dépasse les capacités d’accueil du jardin des Serres d’Auteuil tel qu’il a été conçu.

- Considère donc que le projet très clairement exprimé dans la lettre FFT N°1 d’information et de concertation de faire du Jardin botanique des Serres d’Auteuil un espace vert « écrin » pour les courts et bureaux de la FFT et de privatiser ce jardin durant cinq semaines n’est pas compatible avec sa fragilité, ses objectifs scientifiques, paysagers, pédagogiques, sociaux et d’agrément.  

- Conclut en rappelant une définition du beau énoncée par l’architecte et théoricien Leon Battista Alberti il y a plus de cinq siècles et toujours d’actualité : « Le beau est un ensemble auquel on ne peut rien enlever où ajouter, sinon pour le pire ». ( De re aedificatoria, écrit en 1450, publié en 1485).

- Considère qu’avec l’intérêt croissant du public pour le tennis, le besoin pour la FFT de continuer son développement, de créer de nouvelles infrastructures et superstructures associées à de nouveaux courts de tennis est légitime, et que ce développement devrait se poursuivre dans un espace plus adapté.

- Constate l’opposition au projet d’une partie significative des habitants de Paris et du public en dépit de son intérêt pour le tennis, la pétition « Sauvons les Serres d’Auteuil » a réuni  quelque 47 000 signatures internet et papier de toute la France et nombre de pays étrangers.

- Appelle la Mairie de Paris et la Fédération Française de Tennis à abandonner le projet d’extension de Roland Garros sur le Jardin botanique des Serre d’Auteuil, 

- Suggère de mieux étudier le projet d’extension sur une couverture de la bretelle de l’autoroute A13 ou le déplacement de l’ensemble du complexe sur des terrains qui lui ont été proposés (notamment Versailles), projet qui pourrait s’inscrire dans les réalisations du Grand Paris.

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 20:38

Halle Freyssinet

 

Un débat s'organise autour de la halle Freyssinet

le mercredi 14 décembre prochain à 18h00, organisé par J.F. Cabestan.

RDV au 55 boulevard Vincent Auriol (13e) - M° Chevaleret

 

Le principe est de faire de cette manifestation un événement qui influe favorablement sur les décisions qui sont en train de se prendre. "Paris Historique" prend en charge la responsabilité de cette entreprise en espérant que le préfet de région signera sans tarder l'arrêté de protection du site au titre des monuments historiques.

Au programme, une table ronde suivi d'un débat pour frapper les esprits et rendre l'initiative mémorable. Les participants de la table ronde sont les suivants :

 

Joseph Abram, historien,
Rudy Ricciotti, architecte
Jérôme Stubler, du groupe Freyssinet
Michel Virlogeux, ingénieur

 

 

Carton-Freyssinet.jpg

 

Nous comptons sur votre présence pour soutenir cette action.

N'hésitez pas à le faire savoir partout autour de vous !

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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 10:41

fait connaître, à l'occasion de la révision du schéma directeur de la région Ile-de-France (SDRIF), les recommandations suivantes :

 

Il faut passer de l’association formelle à l’ambition partagée entre l’Etat et la Région sur l’avenir de la région capitale.

-  Ainsi, pour clairement définir le contenu de l’expression  « association » entre l’Etat et la Région (Loi Pasqua du 4 février 1995), le CESER prône une véritable coproduction du SDRIF entre l’Etat et la Région, celle-ci pilotant le processus de révision.

-  Le CESER demande que le SDRIF soit véritablement le « cadre de cohérence des politiques publiques » au niveau régional. Il propose qu’un document introductif au Schéma directeur affiche l’accord des deux partenaires sur les grands enjeux auxquels la région capitale est confrontée pour les années à venir, et sur les objectifs thématiques majeurs du SDRIF. Il prendrait naturellement en compte les changements intervenus depuis le projet de SDRIF de 2008.

 

Le SDRIF doit être plus lisible et plus compact dans sa forme. Il doit aussi être juridiquement robuste et répondre strictement à sa vocation de « document d’urbanisme opposable aux plans locaux d’urbanisme et schémas de cohérence territoriale ».

- Le CESER incite donc à la construction d’un SDRIF court et concis, juridiquement solide en faisant clairement ressortir les dispositions prescriptives.

- Dans cet esprit, le CESER approuve la proposition d’associer, tout au long de la procédure, un pré-rapporteur du Conseil d’Etat, s’assurant de « pointer » les éventuels défauts et de proposer les amendements juridiques correspondants.

 

Les objectifs sectoriels du SDRIF (développement économique et emploi, mobilité et transports, logement et aménagement urbain, équipements et services, environnement), doivent concilier ambition et réalisme, dans un contexte de crise économique et sociale où s’exacerbe la concurrence entre les grandes villes-monde.

- Le SDRIF doit prendre en compte les évolutions démographiques envisagées à l’horizon 2050 pour définir les perspectives en matière d’emploi, en cherchant à les faire coïncider avec une ambition commune de croissance partagée par l’Etat et la Région. L’élaboration de plusieurs scénarii permettrait de mieux prendre en compte les évolutions du contexte économique et financier aux plans national et international.

 

Le SDRIF doit dépasser le cadre strictement régional.

Le CESER rappelle l’importance qu’il accorde à l’inscription du SDRIF dans le cadre plus large du Bassin parisien mais aussi de l’Europe du Nord-Ouest.

Le CESER rappelle aussi que le principe de subsidiarité doit être strictement appliqué, permettant le développement des projets relevant des seules autorités départementales et locales qui doivent conserver de larges marges de manœuvre.

- Face à la complexité nouvelle introduite par la création et la mise en place des « contrats de développement territorial », le CESER considère que les CDT doivent s’inscrire dans les enjeux et objectifs généraux du SDRIF. Les objectifs des CDT doivent donc être compatibles et complémentaires avec ceux du SDRIF.

- Le CESER rappelle qu’une attention toute particulière doit être portée aux territoires interrégionaux et ruraux alors que les projets majeurs se focalisent sur l’agglomération centrale.  

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 09:36

"La volonté de l’équipe de Delanoë de traiter l’habitat insalubre, de construire des logements dans Paris et de contribuer ainsi à réduire la pénurie criante de l’offre d’habitat en Île-de-France est juste et louable. Mais face à une crise complexe tissée de logiques contradictoires, l’emballement de cette politique au tournant de la seconde mandature, le passage de la médecine à la chirurgie, de la qualité à la quantité, transforment un projet équilibré en une pure performance aux effets contreproductifs : prime au formalisme architectural le plus spectaculaire, désintérêt pour la complexité sociale et historique de la ville existante et finalement – faisant mentir les promesses de campagne –, aggravation de la disparité Est-Ouest dans la répartition de l’habitat social." (...)

 

Ce court extrait d'un texte de Pierre Chabard, L'inhabitable rasé,  publié dans la revue Criticat de septembre 2011, montre à quel point la politique des bailleurs sociaux de la Ville, en matière de logement est en train, tout en étant loin d'atteindre son but, de porter atteinte irrémédiablement au paysage et au patrimoine de nos faubourgs parisiens. Ceci, de plus en plus, contre l'avis d'une majorité d'acteurs et de citoyens qui veulent qu'on tienne compte de leur avis et que l'on respecte la ville.

 

2 rue Cavé 25 rue Stéphenson sept 2011 MC Lhommet

 

Politique, que nous dénonçons depuis plusieurs mois déjà...

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 21:18

Pluie dans Saint-Philippe-du-Roule, chutes de pierres à la Madeleine: faute d'un budget suffisant, la Ville peine à entretenir les édifices cultuels dont elle est propriétaire...

 

De quoi frémir encore, lie l'article du Figaro du 5 octobre 2011, en cliquant ici.

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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 14:22

2 rue Cavé 2 25 rue Stéphenson sept 2011 MC Lhommet2 rue Cavé 25 rue Stéphenson sept 2011 MC Lhommet

 

 

Les immeubles du 2 rue Cavé ont été démolis le 20 septembre 2011 !

 

Môssieur Delanoë, sortez de votre léthargie et interdisez définitivement cela...

 

Ce sont les gens simples, ceux qui habitent ces lieux magiques et de mémoire qui vous le demandent.

 

Blum disait : "On est socialiste à partir du moment où l'on a cessé de dire : c'est l'ordre des choses et l'on n'y peut rien !"

 

 Montrez donc, Monsieur le Maire, que vous y croyez encore !

 

 

Egalement, le sort du 36 rue de Belleville est incertain... Signez la pétition !

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 14:21

 

BASFROI-1.jpg

  

COMPTE RENDU

 

 

de la visite du 22 rue Basfroi organisée par Paris Habitat et la mairie du 11e arrondissement le mercredi 7 septembre, établi par Jean-François Cabestan et en présence François Vauglin, conseiller de Paris, conseiller du 11e arrondissement, chargé de l'urbanisme et représentant le maire du 11e arrondissement :

 

 

Étaient présents :

- François Vauglin,

- Jean-Yves Buresté, représentant de Paris Habitat

- Alix Héaume, architecte, agence rh + architecture, et deux de ses collaborateurs

 

- Alain Terseur, architecte des bâtiments de France du 11e arrondissement

Les membres ou invités du conseil de quartier :

- Frédéric Bobay, animateur du conseil de quartier Bastille-Popincourt

- Olivier Dortu, Comité de Sauvegarde du 22, rue Basfroi

- Marie-Claude Lhommet, représentant le Président de Paris historique et membre de la commission du Vieux-Paris

 

- Jean-François Cabestan, université Paris 1, membre de la Commission du Vieux-Paris.

 

La visite qui a démarré à 17h30 s'est prolongée pendant deux heures. Elle a permis aux participants de prendre la pleine mesure de ce qu'est l'édifice situé 22, rue Basfroi. Tous les étages ont été parcourus, des caves aux combles. Seule la pointe du comble a dû être négligée, faute d'échelle pour y accéder.

Il est apparu qu'en dépit de son abandon depuis plusieurs années mais grâce aux étaiements réalisés par les Charpentiers de Paris, l'édifice est momentanément stabilisé. Un linteau de bois filant qui forme chaînage au niveau haut du premier étage carré présente un important désordre en façade, car il est pourri. Les murs mitoyens, dénudés lors de la destruction des immeubles qui encadraient l'édifice, sont boursouflés et crevassés. La visite a néanmoins pu se dérouler sans encombre.

 

La haute valeur architecturale et patrimoniale de l'édifice est apparue à tous les connaisseurs. Le 22, rue Basfroi offre à l'heure actuelle un témoignage désormais rarissime d'une maison faubourienne de catégorie moyenne des débuts du XVIIe siècle, destinée à un usage mixte (commerce et habitat). Peu transformée au cours des âges, elle se présente aujourd'hui dans un état d'authenticité remarquable.

Outre le puits et l'escalier sur lesquels se concentre parfois l'attention des profanes, et qui revêtent effectivement une réelle valeur archéologique, on reconnaît que la distribution de tout l'édifice présente elle aussi un très grand intérêt. Les voûtes des caves (belles pénétrations), les planchers et les partitions verticales sont tous et toutes en place. L'état de conservation de ces ouvrages est globalement satisfaisant.

Il a été constaté que le lattis et les plafonnements visibles à chacun des étages carrés ne remontaient qu'à une campagne de travaux postérieure à la construction de l'immeuble. Ils ont sans doute été ajoutés au XVIIIe siècle. Là où les plafonds avaient été crevés, l'état original des débuts du XVIIe siècle est encore visible : les solives très correctement dressées étaient apparentes. Entrevous et solives sont encore recouverts de leur badigeon gris clair original, miraculeusement conservé sous les lattis rapportés.

Quelques portes palières anciennes possèdent leurs gonds et leurs pentures d'origine. Du point de vue du second oeuvre, et à l'exception d'un chassis de réemploi dormant dans la partie inférieure de la cage d'escalier, on constate toutefois que rien ne mérite d'être conservé.

Impressionné par l'épaisseur patrimoniale du bâtiment, Alain Terseur

(ABF) s'est interrogé sur les possibilités de maintenir l'esprit de cette construction et certains des ouvrages les plus authentiques à l'adresse d'un public qu'on pourrait accueillir notamment lors des Journées du Patrimoine.

Force est de reconnaître que le ton s'est immédiatement durci avec la maîtrise d'ouvrage, dont le programme de logement social engendre l'application de normes incompatibles avec la mise en valeur de l'existant. S'il paraîtrait par exemple souhaitable de rendre apparents les solives et leurs entrevous plâtrés, les contraintes acoustiques et thermiques s'opposent résolument à ce type de voeu.

L'élargissement des portes palières qui occupent à l'heure actuelle toute la largeur des paliers et que les normes d'habitabilité exigent de porter à 90 cm entraînerait par exemple un démantèlement d'éléments porteurs absolument contraire à la préservation de l'édifice.

Consciente de ces problèmes, la maîtrise d'oeuvre rh + architecture s'est montrée demandeuse d'expertises et de conseils.

 

 

On ne peut toutefois que s'inquiéter de la disproportion qui existe entre la valeur patrimoniale de l'édifice et l'application des normes de l'habitat social. Si ces dernières doivent s'appliquer sans les nuances qu'exige le bâtiment, la conservation de ce dernier deviendrait inutile : une perte sèche - patrimoniale et financière - étrangère à l'intérêt public.

Il est à souhaiter que le partenariat qui s'est esquissé entre les intervenants fonctionne, et qu'on s'emploie toutes compétences confondues à tirer le meilleur parti d'une situation où pour l'instant, il serait à craindre que chacun campe sur ses positions.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 15:55

Vignette-faubourgs.jpg

 

Notre association s'inquiète.

Nombreux sont les associations et comités locaux, conseils de quartier, spécialistes et passionnés du patrimoine, ainsi que la commission du Vieux Paris, qui s'inquiètent du devenir de nos Faubourgs parisiens. Que vont-ils devenir ?

L’importance et la fragilité de ces paysages urbains typiques et la nécessité d’en conserver les séquences encore intactes sont remises en question de façon inconséquente.

La rue de Belleville, par exemple, qui apparaît dans le paysage de l’est parisien comme l’une des plus cohérentes et des mieux conservées, et dont tous les segments méritent attention, risque la "dénaturation"...

 

Sommes-nous dans les années 60, où Paris historique mettait au monde le Festival du Marais pour empêcher la vandalisation du centre historique ?

Vivons-nous les années 90 où des centaines de milliers d'acteurs et de citoyens se sont mobilisés pour défendre l'avenir d'un petit marché couvert du 3e arrondissement, celui des Enfants-Rouges ?

Ou comme tout récemment, devons-nous recommencer les actions menées qui nous ont permis que l'on respecte enfin l'hôtel Lambert ?

 

Il suffit... Il faut nous mobiliser pour empêcher cela. Notre patrimoine social a aussi sa raison d'être.

 

Vous trouverez en cliquant ici le lien vous permettant de télécharger notre dossier "Faubourgs : la déchirure". Faites-le connaître, diffusez-le, parlez-en autour de vous, dans vos quartiers, vos villes, à vos amis et collègues. Publiez-le sans modération sur vos réseaux sociaux !!!

Nous comptons sur vous !

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  • : Sauv'dernière est le blog de l'association pour la Sauvegarde et la Mise en valeur du Paris historique. Il publie l'actualité de la défense du patrimoine de tous les quartiers parisiens et des communes d'Ile-de-France...
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  • Entreprendre et mener toute action permettant de promouvoir, protéger et faire connaître les quartiers de Paris et des communes d'Ile-de-France, afin de faire reconnaître et de sauvegarder leur harmonie architecturale, urbaine et sociologique.
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