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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 21:48

Musee-Montmartre.jpg

 

Revue de presse

 

Le passage Brady commence à rêver d’un destin à la hauteur de la beauté des lieux. Niché entre le boulevard de Strasbourg et la rue du Faubourg-Saint-Denis (Xe), cette voie ouverte au XIXe siècle, abritée sous une verrière, est passée par toutes les affres, et même la pire d’entre elles : un terrible incendie qui a causé, voici cinq ans, la mort de deux femmes et d’une fillette hébergées dans un appartement insalubre.

Mais, désormais, la funeste année 2007 est loin de Brady : chassés des lieux, les marchands de sommeil ont quitté le passage, et la Petite Inde, comme l’ont baptisé les guides touristiques qui conduisent chaque année des milliers de curieux à la découverte des échoppes et restaurants indiens, s’apprête à retrouver beauté et sérénité. Des caméras de vidéosurveillance, annoncées à chaque entrée de la voie couverte, balaient désormais jour et nuit le passage devenu au fil des années un haut lieu de la toxicomanie mais également de la prostitution : « les passes se déroulent dans les halls, la nuit tombée, sous le nez des gens qui vivent ici, soupire l’un des soixante quinze copropriétaires de Brady. Grâce aux caméras, les filles se montrent plus prudentes, et peut-être quitteront-elles définitivement le passage. Quant aux toxicomanes, ils n’aiment guère être filmés non plus… C’est une initiative qui ne peut qu’être bénéfique pour le lieu ». Bien décidés à prendre en main leur destin, les habitants ont en outre programmé la réfection totale du sol du passage, très dégradé par les années. « Il sera comme en 1826, à l’identique ! s’enthousiasme Jean-Michel Beau, l’un des habitants du passage. Nous avons signé avec les entreprises et la copropriété a déjà réglé 80% des 450.000 € que coûteront les travaux. Ils devraient durer six mois, à partir du 1er octobre prochain » ?

 

La bataille contre les marchands de sommeil gagnée.

Pour assurer plus de tranquillité, les grilles du passage sont désormais fermées à 23 heures et ne s’ouvrent que grâce à un code. Un nouveau combat pout la Petite Inde qui a déjà gagné la bataille contre les marchands de sommeil qui ont longtemps hébergé des familles dans des logements totalement délabrés. Depuis 2011, chaque hôtel a été vérifié, des remises aux normes ou la fermeture exigées, et douze établissements recevant du public se sont vu prescrire des travaux qui ont été réalisés. Petit à petit, Brady dessine son avenir… (Cécile Beaulieu, Le Parisien, 6/08/2012).

 

Massacre à Molitor 

L’ancienne piscine Art déco, œuvre de Lucien Pollet, avait beau être protégée, elle est aujourd’hui en grande partie détruite. Après des années d’abandon et de bataille pour éviter sa démolition, les promoteurs sont presque arrivés à leur fin puisque seuls quelques fragments anciens, le petit bassin, la porte, un vestige de façade et quelques éléments de décor, seront intégrés au nouveau projet. Depuis 2008, le site, propriété de la Ville de Paris, a été pris à bail par Colony Capital, en association avec Accor et Bouygues, pour y installer un hôtel de luxe avec thalassothérapie et restaurant bordant un bassin d’été flambant neuf. Le projet a été conçu sous la houlette des architectes Alain Derbesse, Jacques Rougerie et Alain-Charles Perrot, par ailleurs architecte en chef des Monuments historiques. La piscine Molitor, fermée en 1989 alors qu’elle était encore très fréquentée, ne sera donc plus que l’ombre du chef-d’œuvre qu’elle fut. Obtenue en plein combat pour sa sauvegarde, en 1990, l’inscription au titre des Monuments historiques n’aura pas empêché ce massacre (J.-B. R., page rédigée par Sophie Flouquet, Vieilles Maisons Françaises).

 

La carrière de Port-Mahon sauvée.

C’est une victoire après une longue bataille. Le 11 mai, le tribunal administratif de Paris a donné raison au Collectif de Port-Mahon et de la ferme Montsouris en annulant l’autorisation de travaux délivrée un an plus tôt par le ministère de la Culture et la préfecture d’Île-de-France sur le site de la carrière du Chemin de Port-Mahon (Paris, 14e arrondissement), classée monument historique depuis 1994. Depuis une dizaine d’années, le collectif se bat pour s’opposer à une opération de promotion immobilière sur le site de cette ferme parisienne, construite au-dessus d’une ancienne carrière d’exploitation de pierre de taille, datant du XIVe siècle, la dernière encore existante à Paris. Plusieurs rapports ont confirmé le risque pesant sur ces sous-sols fragiles en cas de construction en surface d’un nouvel ensemble immobilier. En mai 2011, après maints épisodes, le ministère de la Culture avait pourtant autorisé le promoteur à procéder à des travaux de fondation, impliquant notamment le comblement de la partie inférieure de la carrière. Un jugement en référé, daté de juillet 2011, en avait toutefois suspendu l’exécution. Le tribunal a désormais tranché : il a estimé que ces travaux consisteraient en un « déclassement partiel » du monument historique, déclassement qui ne peut être obtenu que par un décret en Conseil d’État. Si cette décision pouvait bien définitivement geler le projet, le site et notamment l’ancienne ferme ont d’ores et déjà été dégradés de manière irréversible par plusieurs démolitions autorisées par la Ville de Paris (J.-B. R., page rédigée par Sophie Flouquet, Vieilles Maisons Françaises).

 

Un français rachète l’hôtel de la Salle.

La société d’investissement américaine Cartyle vient de vendre l’hôtel de la Salle à un acquéreur français anonyme. Situé au 21 rue de l’Université, cet hôtel particulier du XVIIème siècle est inscrit sur l’inventaire des Monuments historiques. Il a été restauré et abrite 1700 m2 de bureaux. La nouvelle société propriétaire y aménagera en septembre. Il fut bâti en 1639 pour Thomas de Bragelonne, président du parlement de Metz. C’est l’État, qui abritait depuis deux siècles la direction des douanes, qui le vendit en 2005 à Carlyle pour 165 M€. Le prix de la nouvelle transaction n’a pas été dévoilé.(Le Parisien 17/07/2012)

 

Trente cinq tonnes de verre pour la mantille du puits…

Lumière - Rue Blanche, au cœur du IXe arrondissement parisien, l’architecte Franck Hammoutène a réhabilité, pour le compte de Carlyle Real Estate, un immeuble métallique du début du XXe siècle. Afin de « faire scintiller la lumière naturelle » jusqu’au cœur de l’édifice et de ses 20.785 m2 de plateaux de bureaux, celui-ci a imaginé, avec le concours de l’architecte et ingénieur Jean-Marc Weill (C§E Ingénierie), un joyau de verre monumental, la mantille…

Réalisée par l’atelier Banneel, celle-ci est formée d’un chapelet de 50.000 disques de verre (35 tonnes au total) accrochés à une structure de câbles en acier inox (2,4 mm de diamètre), qui tombe en cascade depuis le puits de lumière en toiture (30 m de diamètre). Ces disques de verre matricés ont tous été fabriqués artisanalement au Portugal. (Le Moniteur, 11/07/2012)

 

 

VISITES

 

7e arrondissement

84 rue de Lille

PC-075-107-12-V-0028 – Date d’enregistrement : 20-06-2012. Pét : M. Alain LELOUCHE, SCI 84 rue de Lille – Arch : CABINET LP ARCHITECTES – M. Pierre-Yves VINCENEUX, 17 av Victor Hugo 75116 PARIS – Changement partiel de destination d’un bâtiment de 7 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol à usage de bureau en habitation (13 logements créés) et 523 m² de bureaux conservés avec démolition et reconstruction de planchers à tous les niveaux, modification partielle d’aspect extérieur, remplacement de l’ensemble des menuiseries exceptées celles du 1er étage du bâtiment A sur rue et cour qui seront restaurées, ravalement des façades et réfection des couvertures. Surface supprimée : 329 m². Surface créée : 405 m². ST : 949 m². D’après le dossier consulté à Morland, l’hôtel particulier initial (3 niveaux) a été construit en 1862, puis a été surélevé de 2 niveaux en 1912 et enfin d’un 5e étage à une date inconnue. Le bâtiment B (en arrière sur la cour) a été construit en 1929. Cet immeuble a abrité la Caisse des Dépôts.

Le projet se situe dans le Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV) du 7e arrondissement. Il consiste en la transformation de bureaux en logements haut de gamme, en conservant 2 bureaux à RDC sur rue, avec duplex entresol (et leurs archives en sous-sol). Le porche (voute) et l’escalier, ainsi que la cour, seront mis en valeur; la toiture du bâtiment B deviendra une terrasse accessible avec création d’une passerelle entre les bâtiments. A l’intérieur, les escaliers de service ainsi que tout ce qui a un rapport avec les bureaux (cloisonnement, faux plafonds …) seront démolis. Un ascenseur sera créé. Les combles du bâtiment B seront aménagés. On constate une volonté de revenir à un état antérieur : voûtes anciennes reconstituées en staff avec leurs décors, sols en marbre conservés ; la cour restera pavée à la demande de la Mairie; le volume de la cage d’escalier sera remis en valeur dans l’esprit d’époque d’origine, ainsi que l’étage noble de l’hôtel particulier (1er) le seul à avoir conservé ses moulures et éléments décoratifs. On ne peut que se réjouir de cette transformation.

 

8e arrondissement

6 bd Malesherbes, 2 rue Pasquier, 1-3 rue de l’Arcade

DP-075-108-12-V-0146 - . Date d’enregistrement 16-04-2012. Pét : M. SAYAG Thierry Ste OLIVIER GRANT DIFFUSION. Modification de la devanture d’une boutique avec suppression de la marquise, pose de stores et déplacement d’une trémie d’escalier

La rue de la Madeleine (Boissy d’Anglas) fut prolongée vers la rue des Mathurins en 1792, mais coupée par le boulevard Malesherbes inauguré en 1861 ; la partie nord de la rue prit alors le nom de Pasquier. ; l’immeuble date certainement des années 1870-1880.

Au RDC, il y eut une boutique de vêtements pour homme, fermée depuis plusieurs mois, mais des travaux intérieurs sont en cours (tout l’intérieur a été démoli). Comme il s’agit d’une DP, on ne peut consulter le dossier mais, d’après le rapport présenté par la CVP lors de sa séance du 15 juin 2012, la marquise en question a été conçue en 1939 mais construite après-guerre par l’architecte Robert Lebret pour un décorateur du nom de Flachet. L’ouvrage, qui remplaçait une première marquise en bois, est constitué d’un caisson en tôle à bords moulurés d’un dessin Art Déco moderniste, dont les faces ajourées sont équipées de dalles de verre armé. Un store enroulable tombait sur le côté boulevard et sur l’angle. Cette intervention fut accompagnée du placage en marbre sombre qui pare toujours la devanture. Le projet envisage de remplacer ce placage marbre par du bois et de supprimer la marquise, qui serait remplacée par une corniche de pierre rapportée.

Pourquoi ne pas conserver cette façade, qui a bien résisté au temps, qui est d’une bien meilleure qualité que le placage bois prévu et qui est enfin dans un style plus en accord avec l’immeuble? Pour la marquise Art Déco, il serait certainement possible de la restaurer et de garder à l’ensemble son élégance et sa visibilité, tout en protégeant les vitrines de la pluie !

DP-075-108-12-V-0310 Date d’enregistrement : 12-07-2012 Pét : M. SAYAG Thierry Ste OLIVIER GRANT DIFFUSION. Réfection de la devanture d’un magasin de prêt à porter avec déplacement d’une trémie d’escalier. Surface créée : 4 m². Surface supprimée : 4 m².

Nouvelle DP, qui ne mentionne plus qu’une réfection de la devanture, et n’évoque plus la suppression de la marquise. Les travaux de trémie d’escalier sont en fait déjà en cours (intérieur démoli). La CVP a souhaité, en sa séance du 15 juin 2012, que « cette devanture avec marquise, représentative du design des années 1930, soit conservée dans sa totalité » ; son vœu semble avoir été pris en compte. Soyons optimistes…

 

31 rue Cambacérès, 17 rue La Boétie

PC-075-108-V-0023- Date d’enregistrement : 16-05-2012 - Pét : M. Loïc LECALLO, MMM IARD S.A - Arch : CABINET AGENCE MORRIS ET RENAUD 23 rue de Silly, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT. Réaménagement d’un bâtiment de bureau de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol avec déplacement des liaisons verticales, modification partielle d’aspect extérieur sur rue et cour, démolition et reconstruction de la verrière et de planchers à tous les niveaux. Surface démolie : 73 m². Surface créée : 311 m².

Bel hôtel particulier de style Second Empire, construction de belle facture avec façades sur rue en pierre composée de façon classique (Architecte E. Navarre). Un pan coupé adoucit l’angle saillant formé par les rues Cambacérès et La Boétie. Le dossier a été consulté à Morland. Initialement, il est fait mention d’un hôtel particulier situé au 31 rue Cambacérès, qui jouxtait un bâtiment mitoyen construit au 33 rue Cambacérès, ce dernier se retournant en angle sur la rue La Boétie. Il a été supprimé en 1900 lors de l’élargissement de la rue La Boétie. Une façade est créée sur cette rue et l’hôtel est surélevé d’1 étage. En 1903, il n’est plus utilisé comme hôtel particulier mais loué et donc redivisé. L’ancien RDC est partiellement transformé en magasin. En 1942, 2 baies sont élargies rue Cambacérès.

Les travaux sur ces locaux doivent permettre : leur accessibilité aux PMR, l’amélioration de leur fonctionnalité générale et enfin une certification environnementale (locaux envisagés pour 50 personnes). Le magasin existant au RDC n’est pas touché par ce projet.

Les façades sur rue restent inchangées à l’exception :

- de la suppression des 2 marches de la porte d’entrée et création d’une imposte moulurée pour compenser la mise à niveau de la porte suite à l’abaissement du seuil ;

- au RDC, du remplacement de la baie existante munie d’une grille de protection par une baie fixe avec vitrage anti-effraction.

L’accès ouvre actuellement sur une cage d’escalier d’une certaine ampleur. La proposition d’aménagement maintient le principe d’un escalier droit, de facture contemporaine, sensiblement reculé par rapport à la porte d’entrée pour laisser un espace suffisant à l’entrée. Les décors existants, en marbre, seront conservés. La large baie prévue pour donner de la lumière dans cet escalier sera ouverte dans le cadre de bois mouluré existant qui ne sera pas touché.

Étage noble : les pièces de cet étage ont été assez bien conservées dans leur état initial ; il n’est donc pas envisagé de mettre en œuvre une isolation intérieure, afin de préserver les décors, corniches et moulures (même chose pour une des pièces du R+2 possédant encore de beaux décors). Les isolations intérieures seront limitées aux niveaux sans décors intérieurs. Les parquets anciens seront retrouvés et restaurés. Les châssis vitrés seront refaits à l’identique et les volets repliables seront conservés. Cette réhabilitation semble prévue dans le respect les lieux.

 

9e arrondissement

21 rue Blanche

PC-075-109-12-V-1020 - Date d’enregistrement : 04-05-2012. Pét : SAS 21 BLANCHE 45 av Georges V – Arch : Architecte en Chef des Monuments Historiques. Réhabilitation d’un bâtiment de 3 étages sur un niveau de sous-sol à usage de pépinières d’entreprises avec réfection de la couverture, des façades sur rue et cour, transformation d’une fenêtre à rez-de-chaussée sur rue en porte et modification partielle des liaisons verticales. Surface à démolir : 32 m². Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments historiques en date du 25-03-1980. –

Hôtel particulier construit en 1901 par Charles Girault pour l'éditeur de musique de Choudens, architecte du Petit Palais. Ce bâtiment a été légué à la ville par l’éditeur de musique, en février 1968 (jugement d’adjudication). Il a abrité, de 1944 à 1997, l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre. Au RDC, une occupation temporaire par des associations a été autorisée par la Ville. Il a aussi été squatté. D'inspiration baroque, l’originalité du décor de l’escalier d’honneur et la modernité du plan qui intègre un ascenseur ainsi que les équipements de confort annoncent l’Art Nouveau. Précisions : Façades et toitures ; escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé ; jardin d'hiver : inscription par arrêté du 25 mars 1980.

État actuel : la façade est dans un état pitoyable (fenêtres détruites, marquise cassée, …). Ce bâtiment a fait l’objet d’articles dans la presse, lors de sa vente par la Ville de Paris, à JGS Invest, pour 5,2 M€ soit quelque 3000 € le mètre carré dans un quartier où il s’envole à plus de 8 000 €. Les façades et la toiture ont conservé leurs traits d’origine, les intérieurs ont été peu modifiés, mais le décor de la salle de spectacle n’existe plus à l’exception de l’extraordinaire plafond à caisson. Le jardin d’hiver a perdu son dôme de verre et de nombreuses portes intérieures et stucs ont disparu.

Sont envisagés des travaux de sauvetage nécessaires pour retrouver les espaces intérieurs et conserver tout ce qui reste de décors anciens. Les mezzanines parasites métalliques installées les dernières années par l’École seront démontées. Le grand escalier avec verrière en stucs et mosaïque sera nettoyé et restauré à minima. Sa rampe en fer forgé sera restaurée ; l’ascenseur d’origine, hors service et non conforme, subsiste dans son volume. Les fenêtres extérieures vétustes et leurs volets seront restaurées et l’ouverture en façade au 3ème étage sera rouverte sur la base des dispositions anciennes. Une fenêtre existante en façade sera transformée en porte, pour respecter les exigences d’accessibilité pour PMR.

A la lecture du dossier, on peut se réjouir de voir ce bâtiment revenir à la vie, dans le respect maximum des structures existantes.

 

14e arrondissement

86, rue Didot, 14 au 16, villa Mallebay.

PC-075-114-12-V-0023— Date d’enregistrement : 23-04-2012. Pét. : M. Laurent PRADEAU. —Arch. : E.U.R.L. ARCHITECTURES JJ LE GUILLEUC, 14, rue du 11 Novembre, 94110 ARCUEIL. — Construction d’un bâtiment d’habitation (1 logement créé) de 3 étages et mezzanine sur rez-de-chaussée et sous-sol après démolition de 2 garages sur rue. Surface démolie : 35 m2. Surface créée : 139 m2. Hauteur du projet : 11 m. S.T. : 36 m2.

L’adresse donnée est trompeuse, en effet le permis ne concerne pas le 86 rue Didot, bien qu’il s’agisse d’une petite maison d’un seul étage, faisant saillie par rapport à l’alignement des immeubles et qui en même temps constitue une sorte de « dent creuse » ; par contre la villa Mallebay débouche dans la rue Didot entre les n° 86 et 88. L’adresse 14-16 villa Mallebay est fausse, comme le montre le dossier vu à Morland, il s’agit en fait du 10 bis occupé par deux garages à rez-de-chaussée

Le bâtiment à construire comporte 3 étages, mais le 3e est nettement en retrait par rapport à l’impasse. Le projet est acceptable.

 

70, av. du Général Leclerc, 1B, rue Thibaud

PC-075-114-12-V-0030 —Date d’enregistrement : 30-05-2012 - Pét. : M. Dominique HEAU, SASIG. —Arch. : CABINET Manuelle GAUTRAND ARCHITECTURE, 36, bd de la Bastille, 75012 PARIS. — Construction d’un bâtiment de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol partiel à usage de cinéma (6 salles et 576 places) après démolition totale du bâtiment. Surface démolie : 1 038 m2. Surface créée : 1 537 m2. S.T. : 460 m2.

Le cinéma Gaumont Mistral est un ancien théâtre qui a été transformé en cinéma au début du XXème siècle. Il constitue un exemple rare d’établissement cinématographique moderne ayant conservé ses dispositifs d’origine.

L’objectif du groupe Gaumont est de progressivement renouveler et améliorer l’image de ses cinémas parisiens (cela concerne le Mistral mais aussi le Gaumont Alésia au n° 73 de l’avenue) qui pourraient être des lieux d’activités multiples : cinémas, salles de spectacle, lieux d’évènements exceptionnels ... Le projet prévoit la démolition totale du bâtiment actuel.

L’objectif de la nouvelle construction est celui d’une double mise en scène, celle de la volumétrie du bâtiment et celle de la façade qui sera formée d’un « plissé de surfaces animées ... un prisme de facettes » : ici 5 grandes trames verticales, sorte de rubans descendant de la toiture. Chaque ruban est le support de plusieurs facettes formées par des panneaux de tissu métallique sur lesquels seront fixées des barrettes de LED (lampe à diode électroluminescente). Ces panneaux, orientés différemment pour former prisme, seront le support possible pour des extraits de film, images ... et en partie basse les rubans se replient vers le haut pour former marquise. Les façades doivent être vivantes, animées, ludiques et gaies.

Il faut noter que la hauteur actuelle du bâtiment à l’aplomb de la rue est de 15,31 m. Le futur bâtiment montera à environ 27 m (la hauteur autorisée par le PLU est de 31 m) ; les mitoyens mesurent 22 et 16 m.

La CVP, réunie le 12/07/2012, a examiné ce projet de démolition totale et de reconstruction du cinéma « Gaumont Mistral ». Puisque la nouvelle construction projetée, en l’état non réglementaire, n’est pas le projet définitif, la Commission n’a pas émis d’observation particulière.

 

73, av. du Général Leclerc, 50, rue d’Alésia.

PC-075-114-12-V-0029— Date d’enregistrement :29-05-2012 - Pét. : M. Dominique HEAU, LES CINEMAS GAUMONT-PATHE S.A.S. — Réhabilitation d’un bâtiment de 4 étages à usage de cinéma avec démolition et reconstruction de planchers à tous les niveaux, création d’un sous-sol (1 435 places conservées), mise aux normes de sécurité et d’accessibilité avec démolition totale des façades et toitures sur rues. Surface démolie : 1 267 m2. Surface créée : 2 359 m2. Hauteur du projet : 21 m. S.T. : 1 230. m2.

Le « Gaumont Alésia » constitue, à l’échelle du XXe siècle, un exemple de l’évolution des établissements cinématographiques parisiens. Derrière une façade relativement banale se cache l’histoire de l’ancien « Montrouge Palace », et plus largement d’une salle considérée par certains historiens comme l’un des prototypes des établissements spécifiquement dédiés au cinéma au lendemain de la Première Guerre mondiale. Il correspond à un moment de développement considérable de l’activité cinématographique qui amena les plus grands architectes à théoriser ces constructions d’un genre nouveau. Si le registre architectural des façades fait référence à celui des salles de spectacle du XIXème siècle, le volume intérieur s’avère d’une modernité remarquable : une voûte en berceau reposant sur sept arches en plein cintre en béton armé définit un volume de 20 mètres de haut qui n’a pour seul ornement que sa structure. L’ensemble, complété par une galerie, permet d’accueillir 2800 spectateurs.

Repris par Gaumont dans les années 30, le « Montrouge Palace sera rénové puis réaménagé en 1973 et enfin en 1986. Il prend alors le nom de Gaumont Alésia. Le bâtiment actuel résulte donc d’un processus de densification, mais conserve néanmoins sa structure intérieure d’origine ainsi que la géométrie de sa façade principale, dont le ravalement a fait disparaître l’ensemble des décors.(extraits du rapport de la CVP du 12/07/2012).

Aujourd’hui, Gaumont prévoit une rénovation lourde du site. Le projet propose une nouvelle organisation intérieure permettant de passer de 7 à 8 salles et une nouvelle façade qui deviendrait un support de communication. Dans le dossier Morland, les architectes disent vouloir créer une façade animée et changeante dont le relief sera créé par un plissé. La partie centrale, vitrée, sera recouverte de LED permettant de présenter des images ou des extraits de films, sur le modèle du cinéma Gaumont Mistral. La Commission du Vieux Paris, réunie le 12 juillet 2012, a examiné le projet de démolition-reconstruction du cinéma Gaumont Alésia. Constatant les nombreuses transformations du bâtiment et de sa façade depuis sa construction en 1921, et dans la mesure où les aménagements intérieurs actuels ne permettent pas de voir s’il reste des éléments de l’architecture d’origine, la Commission a jugé nécessaire, pour se prononcer, la réalisation d’une étude historique retraçant les différentes évolutions du bâtiment.

 

100-106 Rue Didot, 1-29 rue des Mariniers.

PC-075-114-12-V-0031 — Date d’enregistrement : 31-05-2012. Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. — Arch. : ATELIER ROLAND CASTRO SOPHIE DENISSOF ET ASSOCIES, 32, bd Ménilmontant, 75020 PARIS. — Construction de 2 bâtiments, sur rues et future promenade plantée, de 3 et 9 étages sur 2 niveaux de sous-sols, à usage d’habitation (105 logements sociaux), de résidence étudiante (97 logements), de crèche (66 berceaux), d’un centre social, d’un commerce et de 84 places de stationnement en sous-sols, avec végétalisation et implantation de panneaux solaires thermiques en toitures terrasses. Surface créée : 11.796 m2. S.T. : 4 083 m2.

Le terrain d’un peu plus de 6000 m2 en forme de triangle se trouve sur l’arrière de l’ancien hôpital Broussais. Il était occupé par un parking recouvrant les voies du chemin de fer de petite ceinture, la chaufferie de l’hôpital ainsi que des bâtiments longeant la rue des Mariniers qui ont été construits dans les années 1960 pour augmenter la capacité hospitalière, et qui ne sont pas encore démolis. La chaufferie sera conservée et transformée en centre culturel. Une promenade plantée recouvrira la petite ceinture.

Le projet semble avoir évolué, car celui qui est affiché rue Didot n’est pas tout à fait le même que celui-ci.

Sur le permis de construire consulté à Morland, il est question de la construction de 2 bâtiments. Il faudrait plutôt parler de deux ensembles de bâtiments. Deux venelles approximativement parallèles à la rue Didot traverseront la parcelle. Les bâtiments s’étageront de R+5 à R+6 sur toute la rue des Mariniers, à R+9 le long de la promenade plantée, en descendant à R+7 et jusqu’à R+3 à l’intérieur de l’îlot. Il s’agit ainsi d’atténuer la perception de densité du projet. Les toitures seront majoritairement accessibles et plantées, sauf celles qui seront équipées de panneaux solaires.

Bien que l’on puisse regretter le maintien de cette cheminée de 40 m de haut, le projet est acceptable.

 

15e arrondissement

147-155 bd. Lefebvre, 110-118 rue Brancion

PC-075-115-12-V-0026 - Date d’enregistrement : 20-04-12 Fermeture de porches d’un bâtiment d’habitation pour la création de 7 logements pour personnes à mobilité réduite et création d’un local pour les 2 roues et poussettes. Surface créée : 372 m2. S.T. : 29 456 m2. -

Sept petites maisons de bois vont êtres construites, sous ce bâtiment sur pilotis , pour des personnes âgées. Cette utilisation de l’espace est assez originale et elle devrait apporter un peu de gaité à cette barre austère.

 

17e arrondissement

1, place du Général Catroux - Hôtel Gaillard

PC 075 117 12 P 0029 - Date d’enregistrement: 20-04-2012. Pét.: M. Moreau Marc – Banque de France. Changement de destination de locaux d’habitation et de bureaux de l’ancien Hôtel Gaillard en Cité de l’Économie et de la Monnaie avec création et modification de trémies d’escaliers et d’ascenseurs, remplacement des menuiseries, réfection de la couverture, modification ponctuelle en façade, redistribution des locaux à tous les niveaux. Classé monument historique par arrêté du 12/04/1999.

Ancien hôtel particulier du banquier Gaillard, construit en 1882 par l’architecte Jules Février. Il est l’un des exemples les plus remarquables d’éclectisme de la fin du XIXe siècle parmi les bâtiments de la plaine Monceau. Après différentes opérations dans ce nouveau quartier de la capitale, Émile Gaillard, régent de la Banque de France et administrateur des biens du comte de Chambord, fit construire trois hôtels particuliers: deux sont destinés à la location sur les rues Thann et Berger, dans le prolongement du bâtiment qu’il se réserve pour son usage privé. Cet hôtel se distingue par l’ampleur de son programme, son style néogothique flamboyant et sa typologie en rupture avec la conception classique de l’hôtel particulier. Hôtel protégé au PLU et classé monument historique en totalité par arrêté du 12 avril 1999.

Les trois bâtiments distincts seront réunis en 1922 à l’occasion du rachat par la Banque de France. Le projet, réalisé par Alphonse Defrasse, consiste alors à transformer une résidence privée en agence bancaire. La majeure partie des espaces de l’hôtel a été réutilisée en évitant toute modification notable. La principale intervention correspond à la création d’une nef sur deux niveaux qui, occupant la quasi-totalité de l’ancienne cour, relie les trois corps de bâtiment d’origine. Bien plus tard, la Banque de France procèdera à la réfection complète de l’aile Thann, qui entraînera la disparition de cet hôtel particulier (extrait du rapport de la CVP, séance du 15/06/2012).

Le projet de création de Cité de l’Économie et de la Monnaie par la Banque de France dans cet établissement nécessite une évolution muséographique et ludique de ce lieu classé qui sera ouvert au public. La présente demande porte sur trois aspects:

- la mise aux normes pour un accès aux PMR;

- l’implantation de dispositifs de muséographie;

- la modification des toitures de façon à permettre l’accès aux terrasses , le couvrement d’une cour pour l’aménagement d’une cafeteria en place de sanitaires Art Déco remarquables.

La CVP, consciente de la qualité de ce bâtiment qu’elle a contribué de manière décisive à faire classer, se félicite de la perspective de son ouverture au public avec la création de la Cité de l’Économie et de la Monnaie qui motive sa reconversion. Elle regrette cependant que certains choix muséographiques ne participent pas à la mise en valeur de ce lieu, et bien que la muséographie prévue soit donnée comme totalement réversible, elle s’inquiète de son impact sur l’ensemble du décor. Enfin, elle souhaite que la mise aux normes, nécessaire pour un bâtiment accueillant du public, ait le moins d’impact possible sur le décor intérieur et l’aménagement des toitures (CVP, séance du 15/06/2012).

 

25 rue Nollet, 28 rue Truffaut

PC-075-117-12-V-0033 – Date d’enregistrement : 22-06-2012- Pét : M. Grégory AXCERIAS, SARL 25 rue Nollet – Arch : CABINET IDEES D’ARCHITECTES, 22 rue Pasteur, 92380 GARCHES – Réhabilitation d’un bâtiment de commerce d’1 étage en fond de parcelle avec changement de destination partiel en habitation (7 logements créés), démolition de planchers et de 2 toitures en vue de la création de 2 cours et d’une toiture-terrasse et surélévation d’un niveau pour création de bureaux. Surface supprimée : 426m². Surface créée : 416 m².(PPVP)

Ensemble d'habitation de la première moitié du XIXe siècle. Deux petits bâtiments organisent la séquence d'entrée dans la cour intérieure en forme de demi-lune. Architecture du type "corps de garde" d'inspiration néoclassique, donnant accès au corps principal présentant une façade enduite composée de trois étages carrés sur rez-de-chaussée et d'un étage de combles, situé au milieu d'une parcelle profonde. Porte en plein cintre à vantaux de bois ajourés par des grilles et surmontée d'un fronton arqué et d’un mascaron. Fenêtres ornées de frontons plats soutenus par des consoles. Corniche à modillons. Cette description concerne en fait seulement le 28 rue Truffaut.

Le projet consulté à Morland concerne la partie arrière du bâtiment du 25 rue Nollet, ancien local commercial s’étendant sur une longueur de 58 m depuis la rue Nollet. Ce projet vise à requalifier le bâtiment par la dépose du toit en shed et la création de 2 cours végétalisées et pavées sur 3 niveaux (R+2) avec un mix de locaux d’activités (523 m) et d’habitation (546 m²). Les façades créées autour de la cour seront en enduit ton pierre, briquettes grises, menuiseries extérieures en alu RAL 7016. Les ouvertures sur les façades du bâtiment existant seront conservées et remplacées aussi par des menuiseries alu. Seront créés 5 logements (un 3 pièces et quatre 5 pièces).

L’accès (piéton et 2 roues) se fera depuis la rue Nollet, par un porche. Ce projet est acceptable car il ne touche pas (ou peu) les bâtiments plus intéressants décrits plus haut.

Nota: dans un nouveau PC-075-117-12-V-0043, il est question de 7 logements, ce qui ne change rien à cette analyse.

 

14-52 boulevard Berthier

PD-075-117-12-V-0007— Date d’enregistrement : 03-07-2012. Pét. : M. Didier BAILLY, PARIS BATIGNOLLES AMENAGEMENT. — Démolition de 2 bâtiments de 1 étage, sur boulevard et cour.

C’est en 1895 que Charles Garnier (1825-1898), l’architecte de l’Opéra Garnier, construit les magasins des décors de l’Opéra, sur le terre-plein du bastion 44 des fortifications de Paris.

Un pavillon de gardien mène au grand bâtiment central (le mur pignon est très élégant avec ses grandes ouvertures cintrées) qui abrite des ateliers destinés aux peintres, aux serruriers et aux menuisiers. De chaque côté du bâtiment sont implantés perpendiculairement deux magasins de décors symétriques, qui longent le boulevard Berthier. L’ensemble des magasins est construit en meulière, avec des pilastres de pierre calcaire et des éléments décoratifs en brique. Le tout ne manque pas d’allure, mais les façades mériteraient un bon coup de nettoyage. L’édifice central et le pavillon d’entrée sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.

En 1958, l’architecte Michel Roux-Spitz fut chargé d’ajouter deux nouveaux magasins aux anciens, en béton armé et en toits-terrasses.

Aujourd’hui, les magasins de décors de l’Opéra sont occupés par l’Odéon-Théâtre de l’Europe qui s’en sert de salle annexe à celle du Théâtre de l’Odéon. Régulièrement des spectacles y sont organisés dans la salle appelée Ateliers Berthier. Le magasin de gauche sert de salle de répétition tandis que celui de droite sert de salle de spectacle. » (Source : "Architecture industrielle" aux éditions Parigramme).

Dans la mesure où le permis de démolir ne mentionne pas l’ISMH, il est vraisemblable qu’il concerne les bâtiments récents. Cela pourrait donc permettre une mise en valeur les bâtiments ISMH.

 

18e arrondissement

8 au 14, rue Cortot, 17 au 19, rue Saint-Vincent (Musée de Montmartre, voir photo ci-dessus)

PC-075-118-12-V1039— — Date d’enregistrement : 26-06-2012. Pét. : CABINET CHABANNE Marc. — Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments à usage d’habitation supprimée (seul un appartement de fonction est conservé) en vue de l’extension du musée existant avec reconstruction de planchers à tous les niveaux et mise aux normes de sécurité et d’accessibilité, modification d’aspect extérieur, remplacement de l’ensemble des menuiseries, réfection des couvertures et ravalement de toutes les façades. Surface créée : 2 650 m2.

Accessible depuis la rue Cortot, le site est constitué d’un bel ensemble de bâtiments des XVIIe et XVIIIe siècles, dernier souvenir de la vie de campagne à Montmartre. Il comprend:

- la maison dite de Rosimond qui a probablement appartenu au comédien de la troupe de Molière, Roze de Rosimond. Plus vieille maison de la Butte, elle est entourée d’un jardin au nord et au sud. Au nord, elle domine les vignes et ouvre sur une vue étendue qui laisse deviner la vallée de la Seine avant de se perdre dans le lointain de la forêt de Montmorency.

- le bâtiment du XVIIe siècle longe la rue Cortot. Il est composé de deux ailes et d’un porche ouvrant sur le jardin sud du musée.

- la maison Demarne, bâtiment de style néoclassique, qui ouvre sur le troisième jardin ombragé par le jardin sauvage.

Au début du XXe siècle, ce site fut un lieu de rencontre et de résidence qui attira de nombreuses personnalités, comme Suzanne Valadon, Utrillo, Utter, Reverdy etc. Auguste Renoir y eut son atelier et y réalisa des toiles majeures, parmi lesquelles, « le Bal du Moulin de la Galette », « la Balançoire », ou « Danse à la Ville », pour laquelle Suzanne Valadon servit de modèle. Plus tard, « les Fauves », Émile-Othon Friesz et Raoul Dufy, firent jaillir dans les ateliers du premier étage leurs saisissantes couleurs.

La société Kléber Rossillon, repreneur du Musée de Montmartre suite aux difficultés financières des années 2010, s’engage dans un ambitieux programme de restauration des immeubles du 8 au 14 rue Cortot et de valorisation des collections de la Société « Le Vieux Montmartre ».

Les surfaces d’exposition seront doublées, un espace de projection sera créé ainsi qu’une nouvelle salle pédagogique.

Les bâtiments du 8 au 14 rue Cortot rappellent les styles architecturaux des XVIIe et XVIIIe siècles, en Ile de France. C’est à la fin du XIXe siècle que s’ajouta aux bâtiments le célèbre atelier, où se succédèrent Émile Bernard et Suzanne Valadon. Leur restauration sera exemplaire de l'état de l'art et de la connaissance de ce patrimoine en 2011, comme l'avait été en son temps celle de 1959.

Leur état extérieur sera intégralement préservé, hormis la transformation de l’entrée actuelle du Musée sur la rue Cortot en fenêtre à persiennes, qui est son état d’origine.

La scénographie du musée sera refaite entièrement mais le lieu conservera son ambiance de maison de campagne. L’entrée en rez-de-jardin sud sera ouverte à nouveau et l’agrément de son perron sera restitué. La double orientation des grandes pièces du rez-de-chaussée et du 1er étage sera mise en valeur. Cette disposition permettra de profiter d’une part de la vue sur le jardin en pente et de la vallée de la Seine ainsi que du jardin sud.

Les renforcements de plancher et la création d’un escalier permettront d'accueillir les visiteurs dans la maison du 8-10, rue Cortot. (Communication 2011 Société Kléber Rossillon).

Le permis de construire consulté à Morland reflète exactement les travaux proposés en 2011 par le Société Kléber Rossillon pour les bâtiments longeant la rue Cortot. On ne peut que se réjouir que ce site unique et son musée retrouvent une nouvelle vie tout en conservant le charme actuel de ses bâtiments.

 

72-82 bd de Rochechouart , 1 rue de Steinkerque (Élysée Montmartre)

PC-075-118-12-V1036 — Date d’enregistrement : 15-06-2012. Pét. : S.A.R.L. 72 ROCHECOUART. — Réhabilitation d’un bâtiment à usage de salle de spectacle avec reconstruction de plancher, réfection de l’ensemble des structures et des toitures suite à un incendie, avec mise aux normes de sécurité et d’accessibilité. Immeuble concerné par une inscription sur l’I.S.M.H. en date du 04-04-1988. Surface supprimée : 27 m2. Surface créée : 9 m2. S.T. : 3 672 m2.

Fondé en 1807, l’Élysée Montmartre est un « jardin implanté hors murs » dans le faubourg nord de Paris. L’établissement perdure sous cette appellation durant un demi-siècle dans son affectation d’origine de jardin abritant des activités populaires de bals et de jeux.

En effet depuis 1791, cette zone qui entoure Paris était limitée à des constructions légères ; c’est pourquoi le caractère principalement végétal du lieu restera longtemps préservé, avec sa panoplie de balançoires, stands de tirs, gloriettes ; caractère également assorti d’une réputation licencieuse, notamment en fin de XIXe siècle avec des réunions syndicales, des bals des 4 z’arts ou autres.

Dans les années 1860, c’est la grande époque des cabarets de Montmartre : le Moulin Rouge, le Lapin agile ; on pratique alors à l’Élysée Montmartre un nouveau style de danse : le quadrille naturaliste ou cancan immortalisé par Toulouse Lautrec et la Goulue, tout en conservant les activités de plein air.

En 1894, le jardin de l’Élysée est amputé côté rue de Steinkerque pour l’ouverture d’un café concert : le Trianon concert, où débutera Mistinguett; l’appellation de Trianon subsistera pour la partie occidentale des lieux.

Peu avant l’incendie de 1900, la salle sera divisée en 2 : une partie bal, une partie théâtre. Pour ce faire, l’architecte Édouard Niermans réutilise la structure du Pavillon de France édifié par Gustave Eiffel pour l’exposition universelle de 1889.

Après l’incendie de 1900, l’Élysée Montmartre sera reconstruite par Hurand et Audin ; l’établissement sera alors largement ouvert sur le boulevard de Rochechouart, devenu l’axe principal du quartier et non plus sur la rue de Steinkerque, comme à l’origine. La salle se fera plus polyvalente, en faisant la part belle aux activités ludiques, sportives: elle devient une salle de patinage très populaire, sport à la mode, tout en continuant de recevoir les réunions festives ou politiques, ainsi que de grands bals pour lesquels la salle sera ornée de décorations rococo, et sa façade d’un bas relief (qui subsiste aujourd’hui) venu du bal Mabille.

Malgré les deux guerres, la salle va poursuivre son activité ludique ; y triompheront les stars du music hall, mais peu d’efforts financiers seront consentis pour préserver la salle des dégradations inexorables.

Entre 1968 et 1988, l’Élysée Montmartre accueille des représentations théâtrales ( la compagnie Renault Barrault s’y installera en 1968), des concerts pops et même une opérette de Francis Lopez.

En 1989, la salle est reprise par la société Garance productions et depuis 1996, on y programme tous les 15 jours le Bal de l’Élysée Montmartre (rendant ainsi la salle à sa vocation première) ainsi que des concerts de musique de variété.

Outre l’activité de divertissement, les bâtiments composant l’Élysée Montmartre comportent depuis l’origine de l’activité commerciale qui a évolué au cours du temps. En 1879, deux familles de Lavallois Perret font la navette pour vendre leurs tissus pour vêtements face à la butte du Sacré Cœur. En 1920, ils décident de s’installer définitivement dans ce quartier populaire. Leur succès attire rapidement d’autres commerces qui font une place à la mode du tissu au mètre, à une époque où toute famille possédait une machine à coudre: ainsi est né le marché Saint Pierre. Suite aux bouleversements dans la distribution du tissu et à l’arrivée du prêt-à-porter, la majorité des commerçants se reportent sur le tissu d’ameublement, avec pour stratégie la vente des fins de séries à des prix défiant toute concurrence.

D’où, au fil des ans, des modifications dans les vitrines laissant la place aux néons disgracieux mais accrocheurs, surmontés par des façades dégradées et en état d’abandon qui bénéficient aujourd’hui d’un Permis de Construire harmonisant l’ensemble des façades et des vitrines. (extrait du dossier Morland).

La présente demande de Permis de Construire, consécutive à l’Incendie du 22 mars 2011 qui a détruit la plus grande partie de la salle, a pour finalité de lui restituer son identité par une reconstitution fidèle, tout en introduisant des éléments nouveaux nécessaires à la mise en conformité. La réhabilitation fidèle de l’architecture tant extérieure qu’intérieure de l’Élysée Montmartre, que les architectes s’engagent à réaliser, permettra de redonner un nouveau souffle à cet établissement chargé d’histoire et témoin de multiples péripéties.

 

19e arrondissement

26 rue de la Mouzaïa, 1 rue Eugène Leblanc

PC-075-119-12-V-0023 - Date d’enregistrement : 10-05-2012. — Pét. : M. Yigal KLEIN. —Arch. : M. Rudy WILLIG, 29, bd Jean Jaurès, 45000 ORLEANS. — Surélévation partielle de 2 niveaux d’une maison de ville de 2 étages + combles et suppression d’une souche de cheminée. Surface créée :25 m2.

La villa Eugène Leblanc a été ouverte en 1913. Les maisons des n°24 et n°26 étaient certainement jumelles à l’origine (pierres meulières, formes carrées, toitures tuile) mais celle du 26 a été modifiée : création d’un garage et donc d’une terrasse pour accéder à l’entrée, plus un jardin d’hiver en limite de parcelle avec le n° 3 de la Villa.

Le vœu de la commission du Vieux Paris du 9 juin 2001 a été finalement respecté : pas de surélévation de maison, le toit détruit a été reconstruit à l’identique. La réhabilitation totale de la maison est tout à fait remarquable.

Le nouveau permis stipule la surélévation partielle de 2 niveaux sur l’arrière de la maison au-dessus du jardin d’hiver qui en soi comble un espace « disgracieux » avec la maison voisine. Sauf que le dessin du projet proposé est peu satisfaisant par rapport à la qualité de la maison et devrait être retravaillé (adresse déjà mentionnée dans le Sauv’Dernière 233 de juin 2011)

 

18 impasse Pétin, 3 rue Paul de Kock

PC-075-119-12-V-0027— Date d’enregistrement : 25-05-2012. — Pét. : M. Bruno GACCIO. —Arch. : M. HenriREBOUH, 12, route de Verneuil, 78130 LES MUREAUX. Extension avec surélévation et construction d’un 3e étage après démolition de la toiture et du plancher des combles d’un bâtiment d’habitation de 2 étages + combles sur rue et impasse avec remplacement de la toiture de la véranda côté impasse par une terrasse accessible depuis le R + 2 et remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures. Surface créée : 23 m2. S.T. :181 m2.

La surélévation d’un niveau d’étage se substitue au volume du comble actuel. Invisible sur la rue Paul de Kock, elle s’inscrit dans la continuité des volumes dominants de l’immeuble attenant, ce qui crée une certaine cohérence avec le bâti qui caractérise cette rue avec une mixité d’habitats de type maisons de ville et tertiaire et des esthétiques confondant ancien et moderne. L’immeuble attenant, le plus important de la rue en impose, et incite l’architecte à s’y adosser en donnant l’impression de le prolonger. Coté impasse, en lieu et place de la toiture de la véranda, est créée une terrasse paysagère .Les façades de brique seront conservées et rénovées, rappelant l’ancienneté et la spécificité ( maison de ville) de la construction d’origine. Les bandeaux d’étage et le niveau créé, ainsi que les maçonneries extérieures, seront traitées avec un bardage bois naturel. Les menuiseries extérieures, les volets roulants ou persiennes seront en aluminium thermo -laqué coloris gris anthracite.

Bon exemple de la prise en compte des bâtiments mitoyens coté Impasse tout en conservant le côté maison de ville sur la rue.

 

6, quai de la Seine

PC-075-119-12-V-0031— Date d’enregistrement : 25-06-2012. Pét. : M. Alain LE VEEL, COFITEM-COFIMUR. — Arch. : E.U.R.L. ATELIER ACG - M. GINSBURGER, 85, rue de l’Agriculture, 92700 COLOMBES. — Changement de destination de locaux à usage de bureau, en sous-sol et rez-de-chaussée, en restaurant, sur quai et rue, avec démolitions partielles de plancher pour création d’un escalier et de parties de murs porteurs pour redistribution intérieure, ravalement des façades, modification de la devanture à rez-de-chaussée côté quai avec construction d’une marquise et création d’une baie en façade arrière. Surface à démolir : 3 m2.

Cofitem-Cofimur est titulaire avec la ville de Paris d’une convention d’occupation du bâtiment dit « La Maison des Canaux » situé 6 quai de Seine. Le projet concerne le changement d’affectation de locaux de bureau au RDC en café et en restaurant, incluant le sous-sol, avec création d’une terrasse extérieure accessible. Les deux activités seront indépendantes et le PC actuel ne concerne que l’activité de restauration en RDC et sous-sol.

L’architecte propose la création d’une terrasse englobant l’angle sud-ouest du bâtiment et se prolongeant sur une grande partie de la façade SE. Cet ouvrage intègrera une rampe d’accès sachant que le niveau du RDC du bâtiment se trouve à 95 cm au-dessus du sol. La structure métallique de cet ouvrage sera démontable et posée sur des socles désolidarisés du sol. Une partie de la toiture, celle en limite du bâtiment, sera réalisée en verre afin de préserver la lecture globale du bâtiment. La porte d’entrée principale est conservée dans son état et ses fonctions. Au RDC, démolition de quelques murs porteurs au niveau de la salle de restaurant. Les fenêtres donnant sur la terrasse seront modifiées en porte-fenêtre afin de faciliter la fluidité de circulation entre la terrasse et la salle intérieure et d’améliorer la vue sur le bassin de la Villette.

Cette adjonction d’un caractère contemporain préserve la qualité initiale architecturale du bâtiment tout en le rendant moins austère.

 

20e arrondissement

7, cité de l’Ermitage

PC-075-120-12-V-0026 — Date d’enregistrement : 31-05-2012. Pét. : Mme Sylvie LAURENT et M. Christophe BEGIN. — Arch. : M. Erwan GAYET, 7 bis, impasse de Mont Louis, 75011 PARIS. — Surélévation d’une maison de ville de 3 étages, en vue de l’aménagement des combles, après démolition de la toiture, et construction d’une pergola à rez-de-chaussée côté jardin. Surface créée : 36 m2. S.T. : 163 m2.

Le patrimoine de la Cité de l’Ermitage, jusqu’à présent très protégé par ses habitants, est très sollicité . Après le n° 1 où le ravalement en cours avec isolation extérieure semble réussi par rapport à l’existant, le n° 3 verra la démolition d’une petite maison ancienne, remplacée par la construction d’une grande maison en rupture avec le bâti de la cité.

Le propriétaire du n° 7 souhaite surélever sa maison d’un étage. A la consultation du dossier à Morland, le projet ne permet pas d’évaluer l’emprise visuelle et esthétique de cette surélévation. Dommage d’atteindre à l’intégrité de cette jolie maison.

 

94, rue de la Mare, 381, rue des Pyrénées

DP-075-120-12-V-0161—Date d’enregistrement : 03-05- 2012. Pét. : M. Julien CHRISTEN, S.C.I. CHRISTEN MAJ. — Modification de la devanture en vue de l’implantation d’un restaurant. —

DP-075-120-12-V-0257— Date d’enregistrement : 11-07-2012. Pét. : S.C.I. CHRISTEN MAJ. — Modification de la devanture.

Un ravalement récent a magnifiquement mis en valeur ce lieu d’inspiration néo-classique parfaitement équilibré. L’implantation d’un restaurant laisse dubitatif autant pour la surface que pour la future vitrine !

 

6, rue des Panoyaux

PC-075-120-12-V-0044 — — Date d’enregistrement : 12-07-2012. Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.E.M. SIEMP. — Arch. : M. Thierry ROZE, 3, rue Marcel Duchamp, 75013 PARIS. — Construction d’un bâtiment d’habitation de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol, de 3 maisons individuelles (12 logements créés), d’un local commercial sur rue et réhabilitation d’un bâtiment d’habitation de 18 logements avec remplacement des menuiseries extérieures. Surface créée : 777 m2. S.T. : 1 110 m2.

La rue des Panoyaux se situe dans le quartier de Belleville – Ménilmontant, à proximité du cimetière du Père Lachaise et du boulevard de Ménilmontant, correspondant à l’ancien Mur des Fermiers Généraux. En 1812, la rue des Panoyaux est un sentier traversant un vignoble dit le "Pas noyaux". Ses raisins étaient sans pépins.

Le quartier est fortement marqué par l’habitat social issu des grands aménagements urbains des années 1960 à 1980. La particularité de ce secteur est la vétusté des logements privés de type faubourien édifiés entre la fin du XIXe et début du XXe siècle. La parcelle du 6 rue des Panoyaux, bordée par l’impasse des Panoyaux, présente des dimensions importantes (1110 m2): elle est constituée de 4 bâtiments d ‘habitation. Les proportions de la cour offrent des espaces extérieurs de qualité tout en ménageant des accès individualisés aux différents corps de bâtiments. (extraits du dossier consulté à Morland).

Malgré les protestations de la CVP (séance du 15 septembre 2010) dénonçant les démolitions abusives du patrimoine du faubourg parisien, le bâtiment 1900 sur rue, toujours en place, rare témoignage de son époque, dans un état bien dégradé, est victime de l’ampleur de la parcelle qu’il borde. Il va être démoli (PD délivré le 27 septembre 2011) et remplacé par un immeuble lambda de 4 étages sur rue. 3 maisons individuelles borderont l’impasse, l’important bâtiment de briques en fond de parcelle sera réhabilité. La cour-jardin arborée, dont une partie divisée en jardins privatifs, sera mise en valeur par un nouvel aménagement.

Il faut se réjouir de la réinstallation d’un local commercial avec vitrine au RDC de l’immeuble sur rue, fait rare de nos jours. Il devrait animer l’immeuble et cette morne rue !

 

133 au 135, rue Pelleport, 13, rue des Pavillons

PD-075-120-12-V-0008 —Date d’enregistrement : 02-07-2012. Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Démolition d’un ensemble de bâtiments à rez-de-chaussée, R + 1, R + 2 et R + 3, sur rues et cour.

PC-075-120-12-V-0035 — Date d’enregistrement : 02-07-2012. Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch. : BRUTHER, 124, bd Auguste Blanqui, 75013 PARIS. — Construction d’un bâtiment de 7 étages + rez-de-jardin, à usage d’habitation (25 logements sociaux) et de commerce à rez-de-chaussée, avec végétalisation et implantation de panneaux solaires en toitures-terrasses. Surface créée : 1 588 m2. S.T. : 548 m2.

A nouveau 2 permis simultanés pour ce site :

- Un permis concernant la démolition des 133 et 135 rue Pelleport et du 13 rue des Pavillons, malgré le vœu émis par la commission du Vieux Paris, réunie le 8 juillet 2010, que soit conservée la maison située au 133, rue Pelleport (signalée au P.L.U.) à la fois au titre de sa qualité architecturale propre, représentative des anciens villages suburbains, mémoire du quartier de Belleville, et en raison de sa position particulière dans le tissu urbain. Elle a aussi émis le vœu que cette maison soit protégée par le P.L.U. lors de sa prochaine révision, et que la servitude de retrait d’alignement soit levée afin d’en assurer la pérennité.

- Un permis de construire consulté à Morland reprenant la même argumentation sublimée en toute modestie de l’architecte pour justifier à nouveau son projet du précédent PC du 1er juin 2010 : image accueillante et novatrice de l’architecture domestique … (sic). Le projet a quelque peu évolué, surtout concernant la végétalisation à rez-de-jardin de l’espace entre l’immeuble autarcique de Frédéric Borel des années 90. L’architecte veut « faire naître une singularité urbaine en exploitant les moindres recoins du parcellaire tout en faisant valoir la force d’une écriture architecturale, moins imposante que celle de ses voisins, mais pas moins dénuée de tenue » (sic).

Quelle sera la réaction de la Commission du

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