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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 18:44

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REVUE DE PRESSE

 

- Une exposition contre la surexploitation des Tuileries… Mobilisation de deux associations

C’est leur combat de longue date. Mais cette fois, ils l’exposent. Les membres de l’association Les Amis des Tuileries et de Paris Historique, qui fête ses 50 ans cette année, présentent depuis lundi une exposition dont le titre est tout un programme : « Les Tuileries, chef-d’œuvre en péril » (*). « Privatisées une grande partie de l’année pour des activités purement commerciales, les Tuileries (1er) souffrent d’une surexploitation qui les endommage », soulignent ces associatifs défenseurs du patrimoine qui dénoncent les installations de salons dans le jardin, avec ses défilés de camions. A travers cette exposition, les Amis des Tuileries rappellent l’importance de ce jardin au cœur de la capitale. (Article E.L.M. Le Parisien du 25/09/2013).

(*) Jusqu’au 13 janvier, tous les jours de 11 heures à 18 heures. 44-46, rue François Miron (4e), le dimanche de 14 heures à 18 heures. Entrée libre.

- Le patron de Free offre à Paris sa vitrine numérique…. Xavier Niel a signé, hier soir, un partenariat avec la Caisse des Dépôts pour la création du plus gros incubateur de start-up au monde.

Seulement trois mois après l’ouverture de son école d’informatique, dans le 17e arrondissement, le patron d’Illiad, la maison mère de Free, se lance dans une nouvelle aventure parisienne : la création du « plus grand incubateur de start-up au monde ». Cette couveuse géante, qui doit ouvrir en 2016 dans le 13e arrondissement, sera hébergée dans la halle Freyssinet, grand bâtiment de 26.000 m² racheté à la SNCF par la mairie et utilisé jusqu’en 2006 pour l’exploitation du service de messagerie de la gare d’Austerlitz.

L’établissement pourra accueillir jusqu’à un millier de jeunes entreprises issues de l’économie numérique. Avant de voler de leurs propres ailes, celles-ci pourront profiter de loyers modérés ainsi que d’une multitude de services.

Hier soir, à l’occasion de la signature, à l’Hôtel de Ville, du partenariat avec la Caisse des Dépôts — qui participera à hauteur de 5 à 10% à ce projet de 120 M€ en échange d’un espace de 1.000 m² réservé à l’implantation de services publics —, le milliardaire Xavier Niel a assuré qu’il s’agissait d’un geste désintéressé de sa part. Son seul objectif serait de « donner les moyens à des jeunes de se lancer et de réussir ». « Beaucoup d’entrepreneurs fortunés font la course aux plus grands yachts. D’autres, moins nombreux, investissent dans le bien commun », a salué Jérôme Coumet, le maire (PS) du 13e arrondissement.

Quant à savoir pourquoi Xavier Niel a décidé de créer un incubateur aussi grand, le magnat de la téléphonie avance une raison toute simple : « Cette concentration fait parler et profitera à tout l’écosystème parisien. » La mairie, qui restera propriétaire de la parcelle entourant le bâtiment, l’entend bien de cette oreille. Elle compte sur cette nouvelle vitrine pour booster le développement de l’ensemble de son tissu numérique.

« Ce projet ne concurrencera pas les incubateurs existants mais sera complémentaire. Il va nous permettre d’attirer des créateurs d’entreprises internationaux », estime Jean-Louis Missika, adjoint (PS) au maire de Paris chargé de l’innovation. Hier soir, l’élu a formulé un vœu plus ambitieux encore : « Notre espoir, c’est de voir un jour émerger le Google ou le Facebook français. »

 

Implantée dans un entrepôt ferroviaire classé

Xavier Niel, le patron de Free, a confié la transformation de la halle Freyssinet à Jean-Michel Wilmotte. Le célèbre architecte a dévoilé hier soir les contours de son projet de rénovation. Racheté 70 M€ à la Ville, ce bâtiment de 26.000 m², classé depuis l’an dernier à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, devrait être divisé en trois grands espaces : un auditorium et des salles de réunion réservées aux rencontres entre les jeunes entrepreneurs et leurs partenaires; un cœur dédié aux espaces de travail ; et enfin, un restaurant prévu pour fonctionner 24 heures sur 24. Dans cette partie de la halle, qui a conservé ses quais et ses voies, Jean-Michel Wilmotte envisage d’insérer de véritables wagons-restaurants. Pour rappeler l’histoire de ce bâtiment conçu dans les années 1920 par l’ingénieur Eugène Freyssinet, il souhaite aussi parsemer l’ensemble de conteneurs qui serviront tantôt de bureaux, tantôt de lieux de stockage. Coût de la restructuration : environ 50 M€. Le permis de construire devrait être déposé au plus tard en décembre.

 

Le quartier accueille déjà près de 30.000 étudiants

L’incubateur géant du patron de Free doit voir le jour dans un secteur particulièrement stratégique : le nouveau 13e. Un quartier appelé également Paris-Rive-Gauche et dont la mue a débuté dans les années 1990. Le temple du numérique de Xavier Niel fera face —ou presque— au temple du papier : la bibliothèque François-Mitterrand.

Deux universités sont implantées à proximité (Paris-Diderot et Pierre-et-Marie-Curie) ainsi que l’école nationale supérieure d’architecture de Paris-Val-de-Seine et le Pôle des langues et civilisations. En tout, le site compte près de 30.000 étudiants, professeurs, chercheurs et personnels administratifs. L’Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) a également en projet de déménager dans le secteur. Outre cette matière grise abondante, le quartier accueille de nombreux bureaux. Et ce n’est pas fini : la Ville prévoit la création de 150.000 m² supplémentaires. (Articles de Joffrey Vovos – le Parisien du 23/09/2013)

Rappelons que ce bâtiment a été inscrit au titre des monuments historique grâce à l’action de Paris historique. Les mêmes élus voulaient, il ya peine deux ans, en détruire une partie, parce que considéré comme sans intérêt !

 

- Serres d’Auteuil : le rapporteur public conclut en faveur des associations.

Le rapporteur public de la cour administrative de Paris a demandé de rejeter la demande de la Ville de Paris. Celle-ci souhaite en effet que la délibération du conseil municipal des 11 et 12 juillet 2011, autorisant la signature d’une convention d’occupation du domaine public (CODP) sur le jardin des Serres d’Auteuil avec la Fédération Française de Tennis, soit validée. Le tribunal avait en effet annulé cette délibération en première instance et la ville avait, bien entendu fait appel.

On sait déjà quelle va être la réaction de la municipalité : pour elle, tout ceci n’a aucune importance puisqu’une nouvelle convention a été signée avec la FFT. Sauf que cette nouvelle convention – aussitôt attaquée par les associations – présente à peu près les mêmes défauts que ceux qui ont causé l’annulation en première instance et provoqueront probablement, si le tribunal suit les conclusions du rapporteur, son annulation en appel : défaut d’information du conseil municipal, redevance trop faible versée à la Ville, et indemnité trop élevée de la Ville à la FFT au cas où le projet ne se ferait pas. Il faut donc attendre la décision du tribunal qui interviendra le 17 octobre.

L’obstination de la Ville et de la FFT à vouloir construire sur les Serres d’Auteuil a un côté jusqu'au-boutiste qui frise le ridicule. La détermination des associations est entière et le nombre de procédures en cours va au minimum retarder encore de plusieurs années les premiers coups de pioche (à supposer qu’ils aient lieu un jour). Les actions sont les suivantes :

- recours en annulation devant le tribunal administratif de la révision simplifiée du PLU sur la zone Roland-Garros ; l’audience aura lieu prochainement ;

- recours en annulation de la seconde convention d’occupation du domaine public dont nous parlions plus haut : l’audience aura lieu dans environ dix-huit mois ;

- les demandes de permis de construire déposées cet été sont en cours d’instruction et ne devraient être délivrés que dans dix-huit mois environ, après avis de la commission départementale des sites, de la commission nationale des sites, enquête publique et autorisation du ministère de l’Environnement ; tout cela n’est donc pas fait, d’autant que les associations attaqueront, bien sûr, ces permis.

Le président de la FFT, Jean Gachassin, déjà discrédité par ses récents démêlés avec la Qatar, n’a décidément pas de chance. Tout cela n’aura probablement qu’une conséquence : l’attribution à un autre pays du tournoi du Grand Chelem et la fin de Roland Garros comme compétition internationale majeure. Il est peut-être temps que les vrais amoureux du tennis réclament à la FFT ce que les défenseurs du patrimoine demandent en vain : un projet viable de Roland Garros en dehors des Serres d’Auteuil (d’après l’article de Didier Rykner, La Tribune de l’Art du 3/10/2013).

 

- Le quartier Charolais-Rotonde sort de terre.

Situé à deux pas de la gare de Lyon (Paris 12e), le nouveau quartier Charolais-Rotonde est en train de se construire sur 1,5 ha de délaissés ferroviaires, le long de la voie ferrée. Avec la création d’une rue (Jorge-Semprun), ce quartier, aménagé par Espaces ferroviaires Aménagement, filiale de la SNCF, avec Richez Associés comme urbaniste, est mixte dans ses types de logements et ses fonctions.

Logements et équipements publics

Le volet habitat (12.700 m²) comprend ainsi 37 logements sociaux familiaux, 66 en locatif libre, 341 studios en résidence sociale (dont un foyer de 216 chambres réhabilité, destiné aux roulants), 90 logements destinés aux chercheurs, et 35 appartements en accession à la propriété.

Un premier programme, sous maître d’ouvrage d’ICF Habitat La Sablière, conçu par MDNH, a été inauguré en juillet. Il se compose d’une résidence sociale de 60 studios et de 20 logements sociaux. « Par la double alternance des matériaux, nous avons cherché à donner un rythme aux façades –partie lisse verre blanc, partie rugueuse sombre–, rappelant la connotation ferroviaire du lieu », soulignent les architectes Marie Degos et Nicolas Hartun. Les livraisons des différentes opérations s’échelonneront jusqu’en 2015.

Deux équipements publics complètent ce programme : une crèche de 60 berceaux réalisée par ICF Habitat La Sablière vendue en l’état futur d’achèvement à la Ville de Paris, et le futur conservatoire du 12e arrondissement, signé Bernard Desmoulin, qui ouvrira ses portes en septembre 2014. Enfin, deux à trois commerces donnant sur une placette et trois immeubles de bureaux réalisés par Soferim (13.000 m², architecte : du Besset-Lyon) seront livrés en mars 2015. Nouveau quartier mixte, Charolais-Rotonde pourrait donc constituer aussi le noyau d’un futur quartier d’affaires à la gare de Lyon. (Article H.G. – Le Moniteur du 27/09/2013)

 

- Cet immeuble factice cache une cheminée géante… Depuis trente ans, rue La Fayette (10e), la RATP dissimule une bouche d’aération du RER B derrière une façade haussmannienne.

Le paysage urbain recèle parfois des curiosités si bien ficelées qu’elles sont quasi indécelables. Le numéro 145 de la rue La Fayette, à deux pas de la gare du Nord, en est le meilleur exemple. Il cache un secret dont la découverte en a scotché plus d’un. Chaque jour, pourtant, des centaines de passants défilent au pied de la bâtisse haussmannienne, trop pressés ou distraits pour repérer le moindre indice. L’absence de sonnette, de boîtes à lettre et de rideaux aux fenêtres, par exemple. Ou les places d’Autolib ‘ situées juste devant le garage.

Tenez-vous bien : cet immeuble en pierre de taille n’en est pas un. Il s’agit d’une vraie fausse façade dont la RATP se sert pour cacher la bouche d’aération du RER B. Bref, une gigantesque cheminée. « Alors là, ça me surprend énormément ! s’exclame Maryse. J’emprunte souvent ce trottoir pour me rendre à la gare Saint-Lazare et je n’ai jamais rien vu. Comme quoi, les plus proches voisins peuvent être les moins au courant ! » Georges, un habitué du quartier, n’est pas moins étonné. « Moi qui suis un spécialiste de Balzac, Proust et Zola… Tous ont écrit sur cette rue. » Soudainement très inspiré, le sexagénaire pense à voix haute : « Je me verrais bien avoir un logement là… » C’est malheureusement impossible. « Il n’y a qu’un trou à l’intérieur, d’environ six mètres sur sept, décrit Ahesan, l’épicier de l’échoppe mitoyenne. Je le vois lorsque les agents de la RATP interviennent et quand je vais chez le médecin, en face, dont le cabinet est au sixième étage. En tout cas, poursuit ce même voisin, cette bouche d’aération ne produit ni bruit, ni poussière. »

Des allures de maison hantée

Construit peu après 1850, l’immeuble sur six niveaux a été habité pendant près d’un siècle. Son destin a déraillé au début des années 1980, avec le prolongement du RER B de Châtelet-Les-Halles à la gare du Nord. Le système de ventilation du tunnel de la ligne devait s’intégrer à l’architecture environnante. La régie publique a donc décidé de ne conserver que la façade du bâtiment, ses balcons et ses balustrades. Derrière, les planchers séparant les étages ont été remplacés par de simples grilles. On les aperçoit au travers des vitres, en forçant l’observation. « C’est très bien fait. Il y a même les fissures ! s’amuse une Nantaise de passage à Paris. Plus sérieusement, il faut reconnaître que la façade est totalement décrépite. » Des carreaux manquent, les autres sont troublés par la poussière. La pollution a déposé une épaisse couche noire sur la peinture claire, parfois taguée, et les huisseries auraient besoin d’un sérieux coup de lasure. Tout cela donne à l’immeuble des allures de maison hantée ! « Il a d’ailleurs été squatté, se souvient un riverain. Mais la RATP a fini par verrouiller les fausses portes d’entrée et de garage. ».

Au 174 rue du Faubourg-Saint-Denis (10e), une installation similaire masque le puits de ventilation de la gare de Magenta. Il ne vous reste qu’à ouvrir l’œil pour découvrir les autres façades factices de la capitale ! (Article de Lucile Métout – Le Parisien du 06/09/2013)

- Une résidence étudiante posée sur un centre-bus en 2017.

La résidence universitaire que l’architecte Eric Lapierre devrait livrer en 2017 dans le 14e arrondissement de Paris est une pièce d’un puzzle gigantesque. L’élément principal de ce jeu de construction existe depuis la fin du XIXe siècle : le centre-bus de la porte d’Orléans, qui se développe boulevard Jourdan sur 1,7 ha. Au moment d’engager sa remise à neuf, la RATP a souhaité valoriser l’emplacement en développant des programmes en superstructure de l’équipement. Ainsi, au dessus des ateliers et garages, l’Atelier Seraji réalisera 190 logements sociaux, l’agence Combarel & Marrec (ECDM) 80 logements privés, tandis qu’Eric Lapierre a, lui, emporté en 2006 le concours pour un projet de logements étudiants. Sur la parcelle qui lui est dévolue, il reconstruira pour la RATP une partie du dépôt : des locaux de maintenance et de remisage ainsi que des bureaux. Au dessus, il posera 12.500 m² Shon d’habitat universitaire pour Logis-Transports, la filiale de la régie qui gère du patrimoine locatif social. Aux yeux de l’architecte, ce programme de logements allie le « banal » -du logement- au monumental car il s’étirera sur 100 m sur la rue de la Tombe-Issoire. « Il était intéressant de se pencher sur cette question du « monument domestique » auquel les architectes du XXe siècle ont longuement réfléchi », explique Eric Lapierre.

Une faille dans le bâtiment

Pour le côté domestique, son agence, associée au BET Batiserf (structure), BMF (économiste), Inex (fluides) et Peutz & Associés (acoustique), a conçu 365 logements tout en longueur. En rationalisant la salle d’eau, le projet dégage le maximum d’espace de vie dans chaque chambre. Par ailleurs, pour assurer l’éclairage de ces pièces en profondeur, la façade sera totalement vitrée. Alors, pour éviter d’imposer dans le paysage une masse de verre sans réelle âme, Eric Lapierre a entaillé son bâtiment en diagonale. Cette grande faille, qui marquera ostensiblement la façade, sera formée par une succession d’espaces collectifs en double hauteur. A chaque étage, les résidents profiteront de lieux partagés généreux, qui trouveront leur prolongement sur les terrasses de la face sud du bâtiment. « Le temps des études est celui où l’on amasse le maximum d’informations, en cours mais aussi au gré des rencontres et des discussions. Ces lieux informels que nous proposons permettront ces nécessaires croisements. Nous faisons confiance aux étudiants pour les occuper de manière positive », argumente Eric Lapierre. Les appels d’offres sont en cours. Le chantier devrait être lancé à l’automne 2014.

(Article de Marie-Douce Albert – Le Moniteur du 13/09/2013).

 

VISITES

 

2e arrondissement

 

130 au 134, rue Montmartre.

DP-075-102-13-V0196 — Pét. : PARIS HABITAT-OPH. — Remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, d’une porte d’entrée et création d’un abri vélos sur cour et isolation thermique par l’extérieur. — Date d’enregistrement : 15-07-2013.

Ces trois immeubles de 4 étages, avec ou sans mansardes, et RDC en commerces forment un très bel ensemble, avec l’immeuble du n° 136, très bien décoré. Les façades des n°130 et 132 ont de belles modénatures et il faut vraiment espérer que l’isolation thermique par l’extérieur ne touchera que les façades sur cour et pas celles sur rue.

 

6e arrondissement

 

11, rue Saint-André des Arts et 1, rue Danton

PC-075-106-13-V1012 — Pét. : CCPMA PREVOYANCE. — Modification des accès au hall de l’immeuble. Immeuble concerné par une Inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 16-10-1964. — Date d’enregistrement : 10-06-2013.

Cet immeuble, dit « Maison Hennebique », est le premier immeuble en béton construit par l’architecte Edouard Arnaud, selon le procédé « Hennebique » en 1901. Les plaques décoratives en grès flammé sont d’Alexandre Bigot. L’entrepreneur Hennebique en fit ses bureaux. L’immeuble a été inscrit au titre des monuments historiques pour sa façade sur rue et la toiture correspondante (voir photo ci-dessus).

Il est distribué de la façon suivante :

-   2 niveaux de sous-sol à usage technique et de réserve ;

-   Rez-de-chaussée : 2 lots à usage commercial ;

-  1er au 6e étages : un plateau de bureaux par niveau ;

-  7e, 8e et 9e étages : triplex et terrasse.

Le projet ne concerne que le rez-de-chaussée et consiste à :

- déplacer la porte d’accès principal sur la rue Danton de 10cm vers l’intérieur du hall d’entrée, afin de pouvoir ouvrir les deux vantaux à 180° au lieu de 90° actuellement,

-  modifier le sens d’ouverture des deux vantaux de la porte secondaire, qui s’ouvrira désormais vers l’extérieur, afin de respecter des dispositions du Code du Travail (calcul des dégagements).

Il prévoit le traitement et la reprise des ébrasements en béton peint dans le coloris existant.

Ces modifications entreprises pour des raisons de commodité de service ne changeront en rien l’aspect de cette façade classée. Elles ne posent en conséquence pas de problème.

 

20, rue Jacob

PC-075-106-13-V1017— Pét. :S.C.I. A L’AMITIE. — Restauration des façades et toiture du bâtiment en arrière cour dit « Temple de l’Amitié ». Bâtiment concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 16-01-1947. — Date d’enregistrement: 12-07-2013.

Le Temple de l’Amitié est un édifice néoclassique à fronton et colonnes doriques datant du Premier Empire ou de la Restauration. Elle est l’un des derniers témoins exceptionnels de la présence du « Petit Pré aux Clercs ». Classé ISMH.

Au RDC, une salle parfaitement ronde est surmontée d’une coupole avec oculus central. Le sol de cette pièce est constitué d’un parquet en toile d’araignée, marqueté en son centre d’une rosace à seize branches portant le même signe « DLV » que le fronton.

 Dans un état général particulièrement vétuste, le Temple de l’Amitié nécessite d’être entièrement restauré en urgence.

Les travaux projetés prévoient de corriger certaines erreurs commises lors de campagnes de restauration précédentes. L’ensemble des maçonneries du soubassement, les dalles extérieures en pierre, les colonnes et leurs chapiteaux en pierre, ainsi que les emmarchements seront nettoyés et restaurés. Toutes les parties plâtrées de l’édifice (architrave – frise – corniche - fronton triangulaire - cadre mouluré et tympan – murs de façades et ornements) seront restaurées à l’identique de l’architecture existante. La couverture en zinc sera refaite à neuf avec un léger rehaussement pour créer un chéneau. La verrière extérieure zénithale du Temple sera remplacée à l’identique. La porte d’entrée sera entièrement restaurée, ses ornements et moulures d’origines seront conservés. Les ferrures béquilles et la serrure seront remplacées. Les deux portes extérieures latérales, ainsi que celle de la cave, ne présentant aucun intérêt architectural ni patrimonial, seront remplacées par des portes neuves de facture classique. Les deux ouvertures existantes de part et d’autre de la porte d’entée seront fermées à l’aide de vitrages fixes. La pièce principale sera refaite à neuf, l’ambiance intérieure sera plus en accord avec son état « initial ». Le parquet existant en « toile d’araignée » sera conservé et restauré, une attention particulière sera portée à la partie centrale marquetée. La cheminée feu de bois existante sera remise en état de fonctionnement.

Dans un souci de préservation, de conservation, d’assainissement et de confort, le projet prévoit la mise en place d’un dispositif de chauffage accompagné d’une isolation thermique intérieure du comble et du sous-plancher du RDC.

Ce projet semble respecter au mieux ce patrimoine historique avec un souci de conservation.

 

75, rue Notre-Dame des Champs

DP-075-106-13-V1214 — Pét. : Mme DE VRIES Chantal. — Ravalement des façades d’un hôtel particulier côté jardin, passage et courette, remplacement des menuiseries extérieures, reconstruction de la toiture après démolition de l’existante et abaissement du sol de la courette. — Date d’enregistrement : 02-07-2013.

Le peintre William Bouguereau (1825-1905), titulaire de ses premières grandes commandes publiques, fait édifier par l’architecte Jean-Louis Pascal, collaborateur de Charles Garnier sur le chantier de l’Opéra Garnier, en 1866, une double construction : hôtel-atelier côté jardin et immeuble de rapport côté rue. Sous un fronton triangulaire s’élève la grande verrière de l’atelier, orientée nord-est et encadrée de pilastres. L’atelier jouissait d’une hauteur de près de sept mètres, ce qui permettait au peintre de réaliser ses tableaux grand format. Bâtiment protégé au titre du PLU.

L’hôtel Bouguereau est élevé, sur un niveau de caves, de deux étages d’habitation et, au troisième étage, d’un atelier à double hauteur. Celui-ci s’éclaire par une verrière en toiture et trois travées sur le jardin, regardant le nord-est. De ce côté, l’élévation générale exprime parfaitement cette partition entre habitation et atelier. Toutefois, une plus grande importance est donnée à l’atelier dont la présence est exprimée avec force par un rythme de pilastres qui scandent une façade très largement ouverte. Les trois baies sont à double hauteur et celle du centre est surmontée par un fronton. Initialement, le balcon qui la précédait était plus vaste qu’aujourd’hui et il était fermé par une structure vitrée, appelée « serre » par la famille. Ce dispositif a été retiré après la mort du peintre.

Resté dans la même famille jusqu’à aujourd’hui, l’hôtel se présente dans un état de conservation exemplaire. L’atelier, notamment, semble être resté dans l’état où Bouguereau l’a laissé.

La rénovation générale de l’hôtel vise principalement le dégagement de la courette, la restitution de la verrière de l’atelier, le ravalement des façades et le remplacement de l’ensemble des menuiseries. A l’exception de la partie basse de la fenêtre de l’atelier donnant sur le balcon, les fenêtres en place sont d’origine. Dans l’atelier, leur dessin est soigné, avec des châssis en bois dans la partie inférieure, et métalliques dans la partie supérieure. Pour la grande baie centrale, l’imposte est divisée par trois montants et une seule traverse métallique assez fine. Les carreaux inférieurs sont bords à bords, fixés sur une simple baguette de cuivre côté intérieur pour créer une partition la plus discrète possible et un éclairage maximum. Le projet prévoit leur remplacement par des menuiseries en aluminium d’une section plus large que les fers existants et par des double-vitrages (d’après le rapport de la CVP du 20/09/2013).

La CVP a émis le vœu que les vitrages actuels de l’atelier, originaux et de grande qualité, soient maintenus en l’état et doublés par une grande verrière extérieure. Nous ne pouvons qu’approuver une telle demande.

 

7e arrondissement

 

44, rue de Bourgogne

PC-075-107-13-V1018 — Pét. : S.A.R.L. HOTEL DE VARENNE. — Changement de destination d’un local de commerce pour l’extension d’un hôtel de tourisme avec modification et remise en peinture de la façade sur rue et transformation d’une baie à rez-de-chaussée sur cour. —Date d’enregistrement : 11-06-2013

Rue ouverte par arrêté de 1707, nommée en l’honneur du duc de Bourgogne, fils du Dauphin, entre la rue de Varenne et le quai de la Grenouillère (futur quai d’Orsay), sur des terrains provenant du Pré-aux-Clercs.

Le projet a pour objet l’extension de l’hôtel, par l’annexion d’un ancien commerce de librairie sur le 44, l’hôtel occupant le RDC sur cour et les étages de l’immeuble. La librairie sera transformée en 2 chambres d’hôtel avec accessibilité handicapé.

Façade sur le passage et cour : démolition d’une fenêtre pour la création de la porte d’entrée de la chambre 1. Remplacement de 2 fenêtres pour une harmonisation des fenêtres au RDC.

Façade sur rue : démolition de la devanture existante, création d’une devanture en alignement avec la façade de l’immeuble, qui sera en bois peint dans le ton de l’immeuble avec cadres, corniche en partie haute, et 6 châssis en acier et vitrage feuilleté clair (persiennes en bois intérieures). La fenêtre à gauche du porche sera modifiée par suppression des barreaux.

Le projet de la devanture façade rue est à revoir; il ne correspond pas au style de cet hôtel de tourisme, ni à l’environnement proche de l’hôtel d’Anlézy.

 

10e arrondissement

 

179, rue Saint-Maur

PC-075-110-13-V1029— Pét. : S.E.M. SIEMP. — Construction d’un bâtiment en R+6 de 14 logements sociaux et d’un local commercial au rez-de-chaussée avec pose de panneaux solaires en toiture (30,70 m²). Surface de plancher créée : 1 041,1 m². Hauteur de la construction : 20.65 m. S.T. : 278,80 m². — Date d’enregistrement : 24-07-2013.

Actuellement, au n°179 se trouve un immeuble désaffecté, à façade en ciment, qui abritait un hôtel meublé ainsi qu’un ancien local festif, le « 9 billards ». L’ensemble, repris par la SORCA, a fait l’objet d’un permis de démolir délivré le 21/05/2013. Il est encadré, au n°177, d’un immeuble R+4+Combles en bon état, et au n°181 d’une maison R+1+Combles en état très moyen.

La SIEMP envisage la construction d’un immeuble R+6 avec façade en béton lisse lasuré teinte blanc et fenêtres sans balcons ni appuis extérieurs. L’immeuble sera en L pour dégager à l’intérieur de l’emprise un jardin de 51m2. La façade du RDC sera entièrement vitrée, et le local commercial sera transparent pour dégager la vue sur ce jardin. Les menuiseries et les stores de la façade seront en bois et les garde corps en verre. Le pignon au dessus de la maison sera en béton lasuré clair avec des jours de souffrance.

Côté n°177, le profil du mur suivra celui des combles de l’immeuble voisin et sera donc incliné à partir des derniers étages. Côté n°181, comme la façade de la maison est légèrement inclinée, la façade de l’immeuble sera inclinée depuis les étages inférieurs. Il y aura donc une façade tordue !

L’ensemble formera une grosse masse bétonnée qui ne s’intégrera pas aux immeubles voisins et n’aura aucune élégance, contrairement aux immeubles récents voisins cités dans le permis de construire. (n°150,141, etc.. rue St Maur). Ce projet est vraiment regrettable.

 

11e arrondissement

 

41, rue Saint-Sébastien

PC-075-111-13-V0040 — Pét. : NOFLAK. — Restructuration et surélévation de 3 étages avec création de toitures-terrasses d’un bâtiment de1 à 2 étages et combles sur 1 niveau de sous-sol avec démolition de planchers, de murs porteurs, de façades et de toitures à tous les niveaux sur rue et cour, changement de destination des planchers conservés de bureau en hôtel (38 chambres), création d’un 2e niveau de sous-sol avec piscine, aménagement d’une cour, végétalisation partielle des façades sur cour et modification des ouvertures en façade sur rue. Surface à démolir : 704 m². Surface créée : 792 m². S.T. : 394 m². Hauteur du projet : 19 m. — Date d’enregistrement : 23-07-2013.

La rue Saint Sébastien est située à mi-distance des places de la République, au Nord, et de la Bastille au Sud. C’est une rue typiquement faubourienne.

Le n°41 est situé entre un immeuble moderne de 7 étages sur la gauche et un immeuble de 2 étages + comble, avec façade identique sur la droite. Cinq corps de bâtiments sont répartis sur le pourtour de la parcelle et au centre, dont un corps principal sur rue de 2 étages + comble aménagé. La façade sur rue est en maçonnerie traditionnelle en moellons. Le toit est en zinc naturel. Les menuiseries sont en bois pour les plus anciennes et en aluminium pour les autres. Cet immeuble semble en bon état.

Le projet vise à transformer cet immeuble de bureaux en hôtel de tourisme 4*. La partie sur rue sera surélevée de 3 niveaux après démolition de son comble. Son sous-sol est agrandi pour implanter une piscine et des locaux techniques. La façade existante sera conservée et renforcée et recevra une isolation extérieure avec bardage de finition. La nouvelle partie aura pour habillage un complexe d’isolation renforcée à très haute performance énergétique. Une résille de fils plats métalliques grimpera de manière aléatoire sur la façade en faisant le lien entre la partie « faubourg » et la partie contemporaine, et permettra d’implanter un éclairage led qui animera la façade. Celle-ci se retournera en forme de vague pour créer un auvent au dessus de la porte d’entrée. Le RDC sera équipé de larges châssis vitrés classiques.

Cette résille est regrettable. Elle n’apporte rien et complique sérieusement l’unité des façades.

 

62-62B, rue Oberkampf

PC-075-111-13-V0031— Pét. : RIVP. — Construction d’un bâtiment d’habitation (17 logements sociaux créés) de 6 étages et de commerce à rez-de-chaussée. Surface créée: 1 239 m2. S.T. : 411 m2. — Date d’enregistrement : 07-06-2013.

Le RDC héberge une « ressourcerie », à savoir un magasin solidaire qui donne une deuxième vie à des vêtements ou des objets.

La Commission du Vieux Paris avait d’abord émis un vœu sur cette adresse, au cours de sa séance du 6 mars 2012 : après avoir examiné le projet de démolition totale d’un petit ensemble immobilier du XIXe siècle, elle a demandé la conservation du bâtiment sur rue, daté de 1849, compte-tenu de sa représentativité et de la parfaite inscription de sa façade dans le paysage de cette section de la rue Oberkampf.

Ce vœu a été levé dès la séance suivante du 13 avril 2012, après avoir pris connaissance d’éléments techniques intéressant la faisabilité de la démolition du bâtiment sur rue.

L‘ancien hôtel meublé préempté par la Ville de Paris, à la demande de la Mairie du 11e, va donc faire l’objet d’une démolition-reconstruction permettant la réalisation, par la RIVP, de 17 logements sociaux ainsi que d’un local d’activité au RDC. Côté architecture, le concours a été remporté par l’agence Barrault et Pressacco, qui a fait le choix ambitieux de construire le bâtiment en pierre massive. Ce projet permettra par ailleurs, sur rue, une insertion fluide respectant l’aspect des immeubles adjacents et, en cœur d’îlot, de dégager un maximum d’espace pour donner une respiration à ce quartier dense. Le niveau de performance énergétique du bâtiment sera par ailleurs conforme aux objectifs du Plan Climat de la Ville de Paris, label BBC EffiEnergie.

Les projets d’appartements sur cour, avec leurs terrasses, sont plus réussis que la façade sur rue.

 

12e arrondissement


3-5, passage Brulon

PC-075-112-13-V0017 — Pét. : R.I.V.P. — Changement de destination de deux bâtiments de 1 et 2 étages à usage de bureau en habitation (5 logements créés) avec surélévation de la toiture, reconstruction de planchers à tous les niveaux, création de trémies, de terrasses, de châssis de toit, modification et ravalement des façades avec pose d’une isolation thermique extérieure. Surface créée : 17 m². — Date d’enregistrement : 22-07-2013.

Le passage Brulon relie la rue de Cîteaux à la rue Crozatier. Devant ces deux immeubles (le n°3 d’un étage et le n°5 de deux) se trouve le square Léo Ferré.

Il s’agit d’une parcelle rectangulaire (33 x 11m). Ces immeubles sont composés de caves inaccessibles, d’un RDC qui occupe toute la surface, d’un 1er étage en forme de U autour d’une cour et de combles aménagés en mezzanine pour le n°5. La façade du n°3 sur rue est composée de pans de fer avec remplissage en maçonnerie brique (11cm), enduit au plâtre, un toit de tuiles et enfin des menuiseries et des stores en PVC. La façade du n°5 est composée d’une ossature bois avec remplissage en maçonnerie brique, enduit au plâtre. Toit en zinc et menuiseries bois pour le n°3, un toit en zinc et des menuiseries bois pour le n°5.

Le projet consiste en la création de 5 maisons individuelles ouvrant sur le passage. La rue étant en pente, les planchers actuels seront refaits pour permettre l’accessibilité aux PMR, avec un accès indépendant pour chaque maison qui aura son propre escalier et s’articulera autour d’une cour en RDC. La façade sur rue sera isolée par l’intérieur afin de respecter l’aspect extérieur. Les menuiseries seront en bois peint et en retrait dans l’épaisseur de l’isolant. Les façades cour seront neuves et réalisées en bloc cellulaire avec isolation par l’extérieur et enduit. Les baies seront en bois. La couverture de l’ensemble sera en zinc à joints debout.

Cette restructuration se fait dans le respect du bâti existant de la rue et ces maisons seront certainement agréables à habiter. Cet ensemble améliorera le passage.

 

16e arrondissement

 

7 au 9 B, rue du Bouquet de Longchamp

PC-075-116-13-V1027 — Pét. : S.A. ORPEA. — Construction d’un bâtiment de 5 étages sur 4 niveaux de sous-sol à usage d’établissement pour personnes âgées dépendantes, d’équipement sportif et de stationnement (54 places) avec création d’une toiture-terrasse végétalisée. Surface créée : 4 513 m². Hauteur du projet : 19 m. — Date d’enregistrement : 12-06-2013.

Dans une rue résidentielle bordée d’immeubles fin XIXe, une façade en retrait, d’aspect fonctionnel, balafrée d’un décor années 1970, est fermée d’une porte ornée d’une croix. C’est le site de la Nicolaïte, une association sportive, éducative et culturelle, fondée en 1895, qui dépend de la Paroisse de Chaillot. Le terrain est grand, les bâtiments, dont une chapelle ouverte au public, sont hétéroclites et banals, invisibles derrière la façade. L’ensemble a vieilli malgré différentes réhabilitations ; les cours sont tristes, les équipements sportifs hors normes. Le terrain sera rasé.

Le projet prévoit : un EHPAD de 87 lits en deux bâtiments séparés, un établissement sportif moderne de caractère spécial (1600 m²), une chapelle ouverte au public, et un sous-sol de 3 niveaux. La nouvelle façade reprend l’alignement de la rue en s’appuyant sur les pignons mitoyens. Elle aligne les quatre accès propres à chaque organisme ; une ouverture supplémentaire de même format, protégée par des plantes, sera réservée à l’éclairage du hall de l’EHPAD. Les bâtiments sur cour restent invisibles, à l’exception du bâtiment nord qui donne sur l’étroite voie privée Villa Boissière, sans y avoir accès. Il sera traité en façade principale et fermé par des plantations. Les façades de 4 et 5 niveaux sont ceinturées de coursives qui permettent l’accès vers l’arrière. Des stores abritent les baies. Les deux derniers étages en retrait, teintés gris ardoise, laisseront visibles le haut des pignons voisins et leurs cheminées. Les surfaces vertes sont nombreuses, au-delà des normes demandées : surfaces de jeux, de sports de plein air, jardins décoratifs ou contemplatifs.

Pour une fois on ne peut que se féliciter d’une démolition. La nouvelle façade est accueillante. D’un modernisme discret, elle trouve sa place dans la rue qu’elle réintègre.

 

27 au 29, villa Dupont

PC-075-116-13-V1031. —.Pét. : S.C.I. ERC. — Restructuration d’un hôtel particulier (1 logement) de 3 étages sur jardin avec surélévation d’un étage après démolition de la toiture et d’une des parties en saillie pour reconstruction d’un volume partiellement vitré, création d’un ascenseur et d’un escalier desservant tous les niveaux, décaissement du sous-sol pour agrandissement de la cave, construction d’une véranda à rez-de-chaussée avec toiture-terrasse accessible, ravalement des façades avec modification des menuiseries extérieures et aménagement paysager du jardin. Surface supprimée : 12 m². Surface créée : 121 m². S.T. : 427 m². Date d’enregistrement : 28-06-2013.

Une maison ancienne est accolée à une maison de même configuration et de même époque XIXe. L’entrée et le jardin de 450m2 ferment l’extrémité de la Villa Dupont, voie privée qui comporte encore quelques maisons individuelles à côté des nouveaux immeubles. L’arrière de la maison donne sur le Boulevard Extérieur, près de la porte Maillot, caché par une grille et de grands arbres. Une tourelle en brique avec toiture à chapeaux baroques, vraisemblablement d’origine, signe l’éclectisme des constructions de cette époque.

Le projet veut rendre les combles habitables par une surélévation.

Les combles plats seront démolis pour une toiture en ardoise. Dans ce nouveau volume, une grande verrière cintrée sera créée, en écho à celle de la maison mitoyenne. Les ouvertures seront modifiées sur les deux derniers niveaux. La tourelle en brique sera partiellement démolie; les volumes conservés seront repris dans un style contemporain par un voile de béton et un vitrage. Des traces de brique seront conservées en mémoire du passé.

Création d’un jardin d’hiver surmonté d’une terrasse d’agrément. Les arbres sont conservés et les zones gravillonnées remplacées par du gazon.

La surélévation de l’annexe et la démolition de la tourelle vont casser l’unité éclectique de cette demeure XIXème. La CVP s’oppose à la destruction de la tourelle d’origine.

 

23, rue Desbordes-Valmore

PC-075-116-13-V1032— Pét. : Mme Fanny et M. Philippe BAYET. — Surélévation et extension d’une maison de 2 étages avec agrandissement de fenêtres à rez-de-chaussée et création de 4 jours de souffrance sur la façade arrière. Surface créée : 50 m². — Date d’enregistrement : 08-07-2013.

Cette grande maison de quatre niveaux, orientée Sud, est bâtie en fond de parcelle dans un jardin, entre deux limites séparatives avec un comble à la Mansart et brisis ardoise. Des fenêtres s’ouvrent sur toutes les façades sauf au nord qui est aveugle. En rez-de-jardin, une extension à deux niveaux, couverte d’un toit terrasse au premier étage, est accolée à la façade latérale Est.

Le projet concerne l’extension qui sera surélevée de deux étages avec de grandes baies donnant sur le jardin sud. Les deux fenêtres jumelles du RDC seront transformées en conséquence pour l’unité. Le nouveau volume reprendra les moulures et encadrements des baies existantes. Le brisis sera prolongé à l’identique de celui de la maison principale en utilisant les mêmes matériaux. Les grilles des fenêtres du rez-de-jardin seront supprimées, le tout remplacé par un vitrage anti effraction.

Cette extension par surélévation n’empiète pas sur la surface du jardin en s’inscrivant sur un volume existant, mais elle aurait gagné à conserver le style de rez-de-jardin existant dont les fenêtres étaient en accord avec celles du corps de bâtiment principal, comme cela a d’ailleurs été prévu pour les combles.

 

17e arrondissement

 

33, rue Nollet

PC-075-117-13-V1014 — Pét. : S.C.I. 33 RUE NOLLET. — Construction d’un hôtel de tourisme de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol après démolition totale du bâtiment - Surface démolie : 364 m² - Surface créée : 598 m² - S.T. : 201 m² - Hauteur du projet : 15 m. — Date d’enregistrement : 18-04-2013

            Certes, le bâtiment n’est pas en très bon état mais le joli décor en bandeau au-dessus de la porte d’entrée en fait le charme. Pourquoi ne pas seulement surélever ?

Le dossier consulté à Morland fait état d’un avis favorable pour la démolition donné par le maire du 17e en 2009. Cet avis avait été donné « sous réserve que le projet emporte l’assentiment de toutes les parties concernées et notamment de l’ABF ». Depuis, on note un classement PLU pour intérêt patrimonial, culturel et paysager.

D’après le dossier, le bâtiment existant (qui est un hôtel résidence R+3) aurait été construit de manière économique : plancher bois, escalier unique non réglementaire, enduit en façade principale et arrière, sans ornementation hormis le bandeau décoratif en staff. La structure serait un mélange bois et remplissage non homogène. Bref, il faudrait le détruire « car il paraît impossible à réhabiliter pour répondre aux normes actuelles de l’hôtellerie ».

Le projet est de construire un hôtel 3 étoiles de 4 étages sur un niveau de sous-sol, avec le parti pris d’une façade « épurée et lisible » :

-                structure en béton –isolation par l’intérieur- 20 chambres avec en R-1 une salle de sport et un hammam ;

-                façade rue Nollet en brique noire et façade intérieure enduite ;

-                jardin au fond ;

-                toiture en zinc et terrasse.

On ne peut vraiment se réjouir de cette façade noire et plate sur une rue assez étroite.

 

18e arrondissement

 

60 au 62, rue Philippe de Girard, 21B au 23, rue Pajol

PD-075-118-13-V0008— Pét. : S.A. SOREQA. — Démolition totale des constructions contigües. — Date d’enregistrement : 25-07-2013. BMO du 13 août 2013

À la pointe des rues Philippe de Girard et Pajol, sur la trajectoire de la nouvelle Zac Pajol, cet ancien hôtel des voyageurs a terminé sa carrière en « exploitation » par des marchands de sommeil. On ne peut que remarquer, en comparant les photos de 1905 et d’aujourd’hui, de quelle façon radicale les maçons des années 1950 procédaient lors des ravalements en rabotant toutes les modénatures des façades, ce qui leur donne aujourd’hui cet aspect indigent.

Pour l’instant pas de projet connu pour cette grande parcelle d’angle, bien située. Le projet retiendra toute notre attention.

 

20e arrondissement

 

56, rue des Envierges, 99, rue des Couronnes

PD-075-120-13-V1005 — Pét. : S.A. SOREQA. — Démolition d’un bâtiment triangulaire à R+2 sur rue à usage mixte. Surface démolie : 585 m². — Date d’enregistrement : 12-06-2013.

La Soreqa, (opérateur global de traitement de l’habitat dégradé, intervient sur l’habitat dégradé, insalubre, dangereux. Sa mission est de l’éradiquer et de mettre les occupants à l’abri des dangers qu’ils y courent).

Le projet ne concerne que la moitié de la parcelle. L’immeuble situé au 56 rue des Envierges est maintenu. L’immeuble situé 99 rue des Couronnes, construit en 1881, est formé d’une interpénétration de constructions très dégradées et dangereuses.JET

L’objectif de cette opération est la démolition des constructions du 99 rue des Couronnes et la scission de la copropriété avec le 56 rue des Envierges. Un immeuble neuf à R+2/R+4 abritera environ 8 logements sociaux. La configuration permettra l’aménagement d’un jardin, en respectant les surfaces de nivellement d’îlot.

Comment peut-on laisser un bâtiment se dégrader à ce point, sinon pour pouvoir le démolir et reconstruire plutôt que de restaurer?

 

29 au 31, rue de Ménilmontant

PC-075-120-13-V1026— Pét. : S.N.C. LES LOFTS DE MENILMONTANT — Réhabilitation et surélévation de deux niveaux d’un bâtiment à rez-de-cour, rez-de-chaussée et un étage avec changement de destination partiel de locaux à usage de bureau en habitation Surface de plancher créée : 101 m². — Date d’enregistrement : 10-06-2013. BMO du 9 juillet 2013.

Les actuels n° 29 et 31 de la rue de Ménilmontant sont issus du redécoupage et de la construction de trois parcelles repérables sur le plan cadastral de 1812. La parcelle médiane, acquise en 1820 par le menuisier Jean-Baptiste Colombeau avec la parcelle de droite, est agrandie, sans doute immédiatement, par une maison décrite en 1841. Le terrain de gauche (n° 29) est également acquis en 1820 par Jean-François Lebreton, marchand de vin, qui fait construire une maison à l’alignement avant 1841. L’ensemble forme une seule propriété à partir de 1883.

Ces constructions s’inscrivent dans le mouvement général d’urbanisation, au début du XIXe siècle, des abords des barrières d’octroi du mur des Fermiers généraux, par des constructions basses abritant souvent des commerces de vins ou de bouche, comme ce fut le cas pour ces maisons jusqu’à la fin du XIXe siècle. Les maisons sont construites dans leur partie antérieure sur des caves voûtées.

Initialement, ces maisons ne comportaient qu’un étage carré sous comble, côté rue, et deux côté cour. L’évolution de l’occupation et le manque d’entretien des bâtiments ont conduit à la détérioration des façades cour et à un ravalement au ciment côté rue qui a banalisé les élévations.

Le projet de rénovation, aujourd’hui déposé, prévoit la restructuration complète des bâtiments afin d’aménager dix-huit logements et trois commerces. Les transformations envisagées consistent à réunir les trois entités constructives en une seule, desservie par un nouvel escalier commun. Côté rue, l’ajout au n° 29 d’un étage carré sous comble, la reconstruction des toitures du n° 31 (selon de nouvelles pentes et avec l’ajout de lucarnes) ainsi que la régularisation des baies entraînent une élévation d’un dessin nouveau. Celui-ci vise à gommer la distinction entre les trois parties de ce groupe de bâtiments qui ont chacune évolué indépendamment depuis les années 1820 (extraits du rapport de la CVP du 20 septembre 2013).

Le projet proposé, surélevé et uniformisé, reste discutable pour l’ensemble de cette séquence de la rue de Ménilmontant, bien que l’on se réjouisse de la restructuration de ces 3 maisons délabrées depuis des années. Un récent modificatif à l’actuel PC apporte une heureuse diversification de ces trois unités distinctes à l’origine.

 

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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collectif 99 Couronnes 31/05/2016 12:38

Notre collectif se mobilise contre le futur projet immobilier du 99 rue des Couronnes qui s'élèvera bientôt à R+6 et non plus R+4 comme prévu initialement. De 8, le projet est dorénavant passé à 12 logements,avec des proportions complètement hors d'échelle dans un cœur d’îlot qui sera bientôt plongé dans l'ombre...

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