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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 13:29

Chaufferie-hopital-Broussais.jpg

 

 

REVUE DE PRESSE

 

- Une façade parisienne pittoresque détruite sans permis. Dans le quartier de la Mouzaïa (XIXe), les riverains sont scandalisés. Le propriétaire d’une maison des années 1930 a abattu la façade lors des travaux, alors que la Ville le lui avait interdit. Françoise, cette riveraine amoureuse de son si joli passage du quartier Mouzaïa (XIXe), pleure la maison de son voisin. Au 5, villa Jules-Laforgue, juste à côté de chez elle, les pelleteuses ont balayé la façade. Depuis la semaine dernière, il ne reste plus rien des deux étages du bow-window des années 1930, des ferronneries, des briquettes anciennes. Roger Madec, le sénateur-maire du XIXe arrondissement, qui considère que « ces villas font partie du patrimoine parisien » résume la situation: « De ma vie d’élu, des travaux de démolition sans autorisation de cette envergure, je n’avais encore jamais vu ça! » En janvier dernier, les conditions d’achat du bien, situé dans l’un de ces passages verdoyants qui figurent dans les guides de Paris avaient déjà fait grincer les dents de l’association de riverains ainsi que de certains élus. Ce petit pavillon avait été acheté par un agent immobilier du quartier pour lui-même au prix de 550.000€. « Un sacré bon coup », commentait alors un expert qui chiffrait cette maison de deux étages en mauvais état, mais flanquée d’un jardin de 100 m2, à 800.000€… En janvier dernier, l’agent immobilier qui voulait la transformer en construction moderne, s’était vu refuser le permis de démolir par la Ville. Pour finir, il avait obtenu un permis de démolir l’arrière de la maison mais l’interdiction formelle de toucher à la façade. Le propriétaire affirme qu’elle « est tombée toute seule . On l’avait consolidée. Mais ça n’a pas tenu». Coup de force du propriétaire? Hier soir, Roger Madec indiquait qu’il « avait saisi les services de la Ville pour qu’ils constatent l’infraction » (extraits de Céline Carez, le Parisien du 28/09/ 2012). Le propriétaire hors la loi dans le collimateur de la mairie. L’étau se resserre autour du propriétaire qui a contourné son permis de construire. François Dagnaud, premier adjoint au maire du XIXe, a confirmé la venue d’un inspecteur de la Ville. Il a été ordonné à l’occupant de stopper tous les travaux, à l’exception de ceux destinés à renforcer le bâtiment. « La Ville a dressé un procès-verbal, indique François Dagnaud, transmis au procureur, elle a demandé l’arrêt du chantier et mis en demeure de déposer des dossiers de permis de démolir et permis de construire sous huit jours, avec l’objectif d’une reconstruction à l’identique ». Au passage, l’élu menace, en cas de non respect, le propriétaire de sanctions judiciaires pouvant aller jusqu’à six mois d’emprisonnement (extraits de Céline Carez, Le Parisien du 8/10/2012).

 

- Le théâtre Michel met au jour sa fresque oubliée.

Didier Caron le directeur de ce petit théâtre à l’italienne de la rue des Mathurins (VIIIe), a profité de la trêve estivale pour mettre à jour des peintures murales centenaires qui étaient cachées sous la voûte de la salle. Ce petit trésor pictural oublié dormait depuis des décennies sous deux épaisseurs d’un atroce papier peint à fleurs brunâtres.

C’est un petit incident qui a permis de le découvrir. Le régisseur du théâtre avait noté que la chaleur des projecteurs de scène avait décollé des pans du papier peint. En montant pour inspecter l’ampleur des dégâts, il a constaté que des visages de chérubins et des fragments de fresque apparaissaient sous le papier..

La direction du Théâtre Michel a fait appel à une entreprise spécialisée dans les travaux de restauration (l’Atelier Bis) pour offrir à nouveau la peinture centenaire aux yeux des spectateurs. « Nous avons découvert une peinture murale sur toile marouflée aux tons très mordorés qui représente des scènes pastorales, commente Sylvie Henocque, cogérante de l’Atelier Bis. On y voit des représentations du théâtre antique, des allégories de la poésie, de la commedia dell’arte, des angelots, des lyres… Contrairement à ce qu’on avait pu craindre, cette peinture n’avait subi que peu d’altérations ».

Si les restaurateurs n’ont pas pu trouver trace d’une signature, ils ont cependant daté la peinture oubliée du début du XXe siècle, 1906, date de la création du théâtre (extraits de Benoit Hasse, 5/09/2012).

 

- Dominique Perrault en poste rue du Louvre.

L’imposant bâtiment historique de la Poste, rue du Louvre à Paris (Ier), bien connu des parisiens puisqu’il abrite un bureau de poste ouvert 24h/24, va être métamorphosé. Christian Cléret, directeur général de Poste immo/directeur immobilier du Groupe La Poste, et l’architecte Dominique Perrault ont présenté le 6 septembre le projet de restructuration de cet immeuble de 35.000m2.

Fleuron du patrimoine immobilier du Groupe La Poste, ce bâtiment-îlot massif de près de 100m de côté, œuvre de l’architecte Julien Guadet (1888), sera intégralement réaménagé et reconverti, de telle sorte qu’il « s’ouvre à a ville, tout en abritant de nouveaux services publics pour le quartier, des commerces, des bureaux, des logements sociaux et un hôtel/restaurant quatre étoiles, ainsi que l’a précisé Christian Cléret, tout en améliorant les conditions de travail des agents . Il s’agit de passer d’un îlot industriel fermé, monolithique intraversable, à un îlot urbain ouvert sur son quartier ».

Les travaux, dont le coût s’élève à 80 millions d’euros HT, devraient démarrer au deuxième semestre 2013 pour une livraison prévue début 2017 (extraits de Jacques-Franck Degioanni , Le Moniteur du 14 septembre 2012).

 

- La Samaritaine, nue et vide, prépare sa mue.

Le paquebot de la rue de Rivoli, fondé en 1870, qui a fermé il y a six ans, va entamer ses travaux en 2013. La Samar va transformer le quartier. Sur un îlot de 80.000 m2, elle abritera un immense complexe en plein cœur de Paris avec un hôtel de luxe, commerces, bureaux, crèche, logements, le tout livré en 2015, si tout va bien… Aujourd’hui, les permis de construire ne sont pas encore finalisés.

Hier, LVMH, son propriétaire depuis 2001, qui a mis sur la table plus de 450 M€, a entrouvert ses antres à une vingtaine de journalistes.

Aujourd’hui, ce qui fut l’un des plus grands magasins de Paris, une ruche sous Cognacq-Jay, ressemble désormais à un vaisseau fantôme silencieux et sombre, gardé par des vigiles. Hier matin, les architectes japonais (agence Sanaa, prix Pritzker 2010, Palme d’or des architectes) chargés du projet et les communicants ont déplié le calendrier des travaux et le cahier des charges de ce vaisseau partiellement classé aux Monuments historiques pour sa façade Art Déco. Le but de l’opération était aussi de rassurer les détracteurs du projet et les riverains inquiets d’un chantier énorme qui va mobiliser 1 200 personnes pendant plus de deux ans.

Élisabeth Bourguinat, de l’association Accomplir, qui regroupe 130 riverains, estime que la proportion de logements est trop faible (10%). Elle aurait aimé « 25% de logements dans ce quartier qui perd peu à peu ses habitants ». Les commerçants, eux, se réjouissent. « Ca va redonner vie au quartier, analyse Mathieu Guyon, président de l’association Louvre-Rivoli. Entre la fermeture du magasin et le départ de petites entreprises, on a perdu 2 000 personnes. C’était devenu mort. On ne voit plus que des touristes et des gens de passage ».. Sur le look du LVMH, Mathieu Guyon estime que « c’est un projet homogène qui respecte l’esprit de la Belle Époque et la touche moderne ». Élisabeth Bourguinat, elle, regrette que « la Ville ait autorisé LVMH à relever de plusieurs mètres les hauteurs, ce qui va donner un bâtiment très écrasant ». De son côté, LVMH assure que la nouvelle Samar, tout comme le futur musée d’art contemporain – la Fondation LVMH du bois de Boulogne – contribueront au rayonnement international de Paris (extraits de Céline Carez – Le Parisien du 22 septembre 2012).

 

- La plus vieille horloge de Paris revit.

C’est une doyenne qui se dévoile enfin. Soustraite aux regards pendant plus d’un an et demi, la plus vieille horloge de Paris se montre à nouveau sur la façade du palais de justice (1er). Commandée en 1371 par Charles V, l’œuvre a fait l’objet d’une restauration minutieuse par le cabinet Alain-Charles Perrot. Un travail rendu possible grâce à un document retrouvé dans les archives de la Bibliothèque nationale. Le fond bleu de l’horloge a été tamisé, faisant ressortir des centaines de lis. Quant aux dorures, sculptures et inscriptions latines, elles ont retrouvé leur lustre d’antan (Nicolas Richofer de Métro – 7 septembre 2012)

 

L’hôtel particulier des Grands Boulevards retrouve son luxe.

L’hôtel particulier Mercy-Argenteau, 16, boulevard de Montmartre, retrouve son éclat! Construit en 1778 par l’architecte Firmin Perlin, dans le IXe arrondissement, cet immeuble emblématique avait depuis longtemps perdu son lustre. Le comte de Mercy-Argenteau, précepteur de Marie-Antoinette et ambassadeur d’Autriche à Paris, avait racheté cet hôtel particulier construit à l’origine pour un banquier. Au début du XIXe, l’édifice a été surélevé et étendu pour devenir un bâtiment prestigieux, l’un des plus anciens du boulevard de Montmartre.

Après deux ans et demi de travaux, cet hôtel particulier abritera au sein de ses 6 000 m2 des commerces (en cours d’attribution), des bureaux et aussi 22 appartements, dont 6 logements sociaux. Quelques-uns des logements, aménagés au 5e et au 6e étage, ont des vues imprenables sur Montmartre.

Au premier étage, les sept salons, dont le grand salon et le salon Garnier, inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques, ont déjà trouvé preneur. Les bureaux, installés au 2e et au 3e étage, sont également entièrement loués. Ils bénéficient d’un accès direct au RDC sur le boulevard. Les premiers occupants arriveront à la fin de l’année (d’après C.H. – Le Parisien du 21 septembre 2012).

 

VISITES

 

2e arrondissement

6 au 10, rue Favart, 85 au 89, rue de Richelieu, 29 au 39, rue Saint-Marc

PC-075-102-12-V1020 — Pét. : S.A. ALLIANZ - VIE. — Construction d’un bâtiment à usage de bureau de 6 niveaux sur 4 niveaux de sous-sol, après démolition totale d’un bâtiment de bureau. Surface supprimée : 33 484 m2. Surface créée : 30 918 m2. S.T. : 6 283 m2. — Date d’enregistrement: 24-07-2012.

Cet îlot de bâtis montre, du moins sur l’extérieur, les dommages dus au temps. Le projet consiste à tout démolir pour de nouveaux bâtiments. Il est à remarquer que cet ensemble se situe entre les monuments phares tels que l’Opéra comique – l’opéra Garnier – le palais Brongniart ou encore les sièges historiques des grandes banques françaises.

Les nouveaux immeubles seront dans un style actuel, comme les anciens qui sont encore en très bon état, mais le RDC de la construction ne sera plus sur pilotis. Des magasins occuperont cet espace. Encore une densification.

 

10 rue des Petits Carreaux

PC-075-102-12-V1019 — Pét. : S.A. FONCIERE IMMOBILIERE DE PARIS. — Restauration du décor d’une devanture d’un magasin de parfums. Devanture inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en date du 23-05-1984. — Date d’enregistrement : 10-07-2012.

Ces immeubles sont construits entre 1810 et 1836 sur les parcelles du 10 et du 12 de la rue des Petits Carreaux. En 1890 sont mises en place les boiseries pour la devanture du RDC et de l’entresol. En 1980 les locaux du RDC sont vendus individuellement: le n°10 est transformé sans respecter la composition ancienne de la devanture. L’ensemble de la devanture est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1984.

Si les n°10 et 12 sont d’élévation différente, correspondant à deux entités foncières distinctes, ils sont liés par un même soubassement ordonné.

La composition décorative de 1890 avait pour objectif d’unifier le RDC et la partie entresolée. Au centre de la façade du 1er étage, une céramique de Crommer « Au planteur » témoigne de l’activité originale. Le décor d’accompagnement est réalisé à base de coffrages de bois formant boiseries d’inspiration néo-classique. La composition des deux façades, bien qu’unifiée par le décor, diffère d’une adresse à l’autre, suite à la vente individuelle des parties commerciales qui a entraîné des modifications d’une partie de la façade.

- le n° 12 a conservé ses boiseries anciennes. La façade de la boutique se compose d’une entrée magnifiée par un tympan cintré avec, de part et d’autre, deux vitrines carrées qui clôturent les baies bordées de faux pilastres.

- du côté du n° 10, la composition a été modifiée. L’entrée de l’immeuble à l’extrémité droite oblige à une composition de vitrines qui se développe jusque sous le panneau central de céramique. La porte d’entrée de l’immeuble s’identifie par le tympan cintré à l’image de celui qui marque l’entrée de la boutique du n°12, bien que plus resserré.

La volonté d’entretenir la façade sur rue, et notamment le décor du XIXe siècle, n’a pu jusque-là être réalisée, notamment en raison de la double propriété d’un ensemble qui appelle une intervention unique et homogène.

Le dossier Morland révèle que l’ensemble du soubassement décoré présente globalement un mauvais état. Certaines parties boisées sont particulièrement préoccupantes et nécessitent une intervention rapide. Les bois à bout d’usage seront remplacés en bois à l’identique, les panneaux de bois conservables seront nettoyés avant une mise en teinte selon l’étude de recherche de polychromie ancienne effectuée par un restaurateur. Les parties en céramique seront nettoyées.

Les différentes couches de peinture successives sur la porte seront enlevées afin de retrouver toute la finesse et la nervosité des décorations. Sur la devanture, les couches de peintures les plus anciennes étaient d’un camaïeu de gris. Le projet envisage donc une remise en teinte de la devanture avec deux teintes de gris. Une variante propose la restitution de dorures sur certains éléments sculptés.

Le placage de marbre du soubassement de la devanture sera minutieusement nettoyé et les joints refaits. La couverture en plomb de la corniche sera restaurée dans son intégralité.

On ne peut que se réjouir de ce projet qui respecte au mieux le patrimoine tant pour la restauration des boiseries que des couleurs.

 

11e arrondissement

5, cité Durmar

PC-075-111-12-V-0058 – Pet. M. Xavier COHEN, S.A.R.L. X2J. – Arch.: M. Nasser KELOUA, 72 bis, av. Pasteur, 93100 MONTREUIL. – Construction d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur impasse, à usage d’artisanat et d’habitation (3 logements). Surface créée: 630 m2. S.T.: 212 m2. – Date d’enregistrement: 25-07-2012.

PD-075-111-12-V-0006 – Pet. M. Xavier COHEN, S.A.R.L. X2J. –– Démolition d’un bâtiment de 1 étage sur impasse – Date d’enregistrement: 25-07-2012.

Cité fermée située 154 rue Oberkampf, classée en zone de protection de l’industrie et de l’artisanat. Elle est occupée actuellement par des entreprises de communication et des artistes, avec quelques résidents. Bien que certains intérieurs aient été refaits, les façades anciennes ont été conservées en l’état. La cité est en émoi au sujet des projets de réhabilitation. Un lot au fond a déjà disparu.

Le lot concerné par le permis de construire semble libéré de ses habitants. Il est prévu sa démolition complète et la construction d’un ensemble de même hauteur avec sous-sol complet, avec locaux commerciaux et deux appartements au 1er étage, en recul de 6m.

D’après les vues il y aura un revêtement en briquettes blanches et brunes au niveau de l’entrée. De grandes baies vitrées, mais pas un ensemble vitré comme actuellement. Les baies du RDC assureront l’éclairage du sous sol.

On peut regretter la disparition progressive de ces longues cours artisanales fréquentes dans cet arrondissement. Elles sont le lieu d’une mixité sociale qui risque de disparaître si les promoteurs s’en emparent. Il serait souhaitable de protéger le bâti qui crée l’ambiance paysagère de l’ensemble architectural (voir l’article qui est consacré à cette cité Durmar dans la Lettre d’Ourscamp de Novembre- décembre 2012). Le projet proposé détonne par rapport à l’existant.

 

5, rue Gambey

PC-075-111-12-V-0053 - Pét.: Mme Michèle AUDEVAL.- Arch.: M. Jorge LOPEZ, 156, rue Saint-Denis, 75002 PARIS. – Surélévation après démolition de la toiture, d’un bâtiment d’habitation de 1 étage + combles, en vue de leur aménagement, avec construction d’une terrasse surplombant le bâtiment de 1 étage sur cour. Surface créée: 36 m2. S.T.: 96 m2. – Date d’enregistrement: 11-07-2012.

Maison avec façade en ciment et toiture en tuiles entre deux bâtiments nettement plus hauts dont celui de droite légèrement en retrait.

Le volume rajouté sera tourné vers la cour en arrière où il est prévu des ouvertures et une terrasse. Sur la rue ce sera un mur presque aveugle avec une seule ouverture style velux. La surélévation aura un pan coupé côté droit et l’angle supérieur coupé côté gauche.

La façade étant au nord, l’architecte, trouvant la rue sombre et peu ensoleillée, a choisi de la tôle pré plaquée ARVAL bleue sombre pour la façade de la surélévation et la toiture, et beige clair pour les pans coupés. Cela semble devenir une tendance de réaliser des étages aveugles sur la rue, ce qui changera l’atmosphère des rues.

 

14e arrondissement

Rue des Mariniers (hôpital Broussais)

PC-075-114-12-V-0036 - Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. — Arch. : M. Pablo KATZ, 11, rue Albert, 75013 PARIS. — Construction d’un bâtiment de 6 à 9 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage d’habitation (80 logements) et de stationnement (67 places - 1 895 m2) avec pose de panneaux solaires (120 m2). Surface créée : 5 540 m2. S.T. : 1 325 m2. — Date d’enregistrement : 15-06-2012.

PC-075-114-12-V-0037—Pét. : R.I.V.P. — Arch. : ATELIER D’ARCHITECTURE ET D’URBANISME Marjolijn BOUDRY et Pierre BOUDRY, 3, rue Titon, 75011 PARIS. — Construction d’un bâtiment d’habitation (42 logements créés) de 6 étages sur rez-de-chaussée et 2 niveaux de sous-sol, installation de panneaux solaires (52 m2) et végétalisation de la toiture-terrasse sur rue et cour. Surface créée : 2 690 m2. Hauteur du projet : 21 m. S.T. : 798 m2. — Date d’enregistrement : 15-06-2012.

Construit en urgence en 1883 pendant l’épidémie de typhoïde, le premier hôpital Broussais fut édifié en bois. Déjà conçu comme un grand volume, il offrait de nombreux pavillons à escalier extérieur répartis selon un plan en peigne. La construction rapide s’était achevée au mois de mai, en même temps que l’épidémie.

Cinquante ans plus tard, l’ensemble a été reconstruit en brique, sur le même plan, de 1928 à 1940, ainsi que le beau bâtiment de la chaufferie avec sa haute cheminée, côté rue Didot.

Actuellement l’hôpital est entièrement démoli, suite au regroupement des services de cardiologie dans l’hôpital Georges Pompidou.

Premier projet : 80 logements sur sous-sol. Seule la chaufferie, un peu à l’écart, sera réhabilitée pour un espace culturel et un accueil de personnes âgées (voir photo de l'état actuel, ci-dessus).

Le plan d’ensemble dessine un triangle dont la base est la rue Didot, les côtés sont tracés par la voie ferrée couverte de la Petite Ceinture et la rue des Mariniers. L’environnement bâti est ingrat, disparate, mais aéré, sans densité. Ce sont de hauts blocs d’immeubles de 20 étages, bien espacés. Les futurs bâtiments de 6 et 9 étages veulent tirer parti de l’espace lumineux sans l’encombrer, en offrant des logements très ouverts sur l’extérieur : oriels, balcons, terrasses, le tout protégé au sud par des écrans mobiles « persiennés », avec un ajout de vitrages prévu au nord. L’allée privée qui servait de parking au-dessus de la voie ferrée, prolonge la charmante rue des Arbustes, sur dalle également: une suite de verdure, tonnelles, grands arbres, potagers publics, jusqu’à la rue Raymond Losserand. Cette allée bordée de la façade rose-brique de La Charité-Broussais sera plantée. Des tapis posés transversalement modèleront un relief adouci pour créer des zones végétales variées, des abris, et rompre la monotonie. En cœur d’îlot, des immeubles de 5 étages, des espaces plantés, une venelle de liaison. L’entrée se fera par la rue de Mariniers.

Les espaces verts sont agréablement présents dans le projet, mais la mode durera-t-elle de ces façades qui peuvent se couvrir ou se découvrir entièrement d’écrans « persiennés », et qui se généralise ? En position fermée, les panneaux donnent une allure fantomatique à l’immeuble. Ouverts, ils découvrent les désordres des balcons-débarras, mélange de meubles, d’ustensiles, de paquets. En conséquence, ouverts ou fermés, ce n’est jamais réussi.

 

15e arrondissement

33, rue Blomet, 2-4, rue Copreaux (le Bal Nègre)

PC-075-115-12-V-0038 — Pét. : M. Guillaume CORNUT. — Arch. : M. Laurent ZAGURY, 24, quai du 4 Septembre, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT. — Restructuration de 2 bâtiments commerciaux sur rues, à rez-de-chaussée + mezzanine et 1 étage sur 1 niveau de sous-sol, avec démolition de planchers pour création de 2 niveaux de sous-sols supplémentaires, suppression de la toiture entre les 2 bâtiments pour création d’une terrasse en R + 1, reconstruction après démolition totale des planchers du bâtiment en fond de parcelle pour création d’un hébergement hôtelier (4 logements), réfection de la toiture avec remplacement de la tuile par du zinc et création de 3 chiens assis avec modification des 3 verrières, ravalement des façades avec modification de la devanture et des baies en façade sur la rue Copreaux. Surface à démolir : 362 m2. Surface créée : 713 m2. S.T. : 269 m2. — Date d’enregistrement : 04-07-2012.

Le Bal Nègre est situé dans un quartier où les salles de spectacle sont rares. Il a connu son plus grand succès entre les années 1900 à 1930. Un premier projet, finalement refusé, a déjà été présenté dans le Sauv’Dernière n° 239 de janvier2012. Le projet actuel propose la réhabilitation de ce lieu culturel emblématique. Afin de ne pas déranger le voisinage, il prévoit la reconstruction du Bal Nègre en sous-sol, sur la totalité de la parcelle, incluant la maison rue Blomet, ainsi que la création de 4 appartements dans le volume de la grange. Le Bal Nègre sera reconstitué dans son esprit d’origine (salle de cabaret, volume, coursives) mais modernisé pour offrir un confort de travail aux artistes et aux spectateurs et être conforme aux normes en vigueur. Les quatre appartements, en hébergement hôtelier, sont prévus pour accueillir en priorité des artistes lors de leur séjour à Paris.

Les façades de la maison de la rue Blomet seront ravalées au plâtre à l’ancienne, suivant les directives de l’ABF et les menuiseries à l’étage et combles seront restaurées ou remplacées à l’identique. Sur le retour, la fenêtre à guillotine existante sera conservée, les nouvelles fenêtres seront réalisées sur le même modèle. A RDC, la devanture est habillée de pilastres d’encadrement droit et d’un bandeau en chêne sur lequel sera peint le Bal Nègre.

La façade de la rue Copreaux est conservée et 4 verrières toute hauteur en acier laqué seront créées pour l’accès aux appartements et pour leur éclairage.

 

16e arrondissement

1, rue Alfred Bruneau

PC-075-116-12-V-0047— Pét. : Mme Florence FAVRE LEDOUX. — Arch. : MEIER + ASSOCIES ARCHITECTES, 38 bis, rue du Môle 1201, GENEVE- SUISSE. — Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol, sur rue et cour, à usage d’habitation (6 logements) et de stationnement (10 places - 147 m2), après démolition des bâtiments existants à rez-de-chaussée et 1 étage. Surface supprimée : 211 m2. Surface créée : 800 m2. S.T. :245 m2. — Date d’enregistrement : 26-07-2012.

C’était la dernière maison villageoise du coin, avec jardinet d’angle, perrons et beaux arbres. Cernée depuis le début XXe par des immeubles de 7 et 8 étages, de plus en plus modernes, elle continuait à faire bonne figure appuyée sur un très haut mur joliment maçonné et refait à neuf. L’étroitesse du terrain explique sans doute sa longévité, mais la voilà condamnée, le projet futur est déjà affiché : 7 étages pour seulement 6 logements, 800 m2 créés sur 2 niveaux de parking, (moins 200 m2 détruits), les arbres abattus. La face latérale du bel immeuble d’angle à l’arrière, début XX°, 9 étages, 3 ouvertures par niveaux, deviendra mur mitoyen et sera privé de la lumière de ses couloirs, sur toute la hauteur. Projet dévastateur. Les panneaux mobiles occultant dits « persiennés » rendent les constructions sinistres et favorisent l’envahissement des balcons qui deviennent des débarras.

 

18e arrondissement

8 au 12, rue Norvins, 3 au 5, rue Saint-Rustique.

DP-075-118-12-V1333— Pét. : STARBUCKS COFFEE FRANCE - Mme Catherine KIRCHER. — Modification de la devanture en vue de l’implantation d’un salon de café, côtés rue Norvins et Saint Rustique, avec pose d’un store côté rue Norvins. — Date d’enregistrement : 10-07-2012.

 

8 au 10, rue Norvins.

DP-075-118-12-V1338— Pét. : STE STARBUCKS COFFEE FRANCE — Modification de la devanture d’un commerce avec pose d’un store. — Date d’enregistrement : 10-07-2012.

La consultation n’est pas encore possible à Morland pour ces déclarations préalables un peu différentes. Avec la place du Tertre, la rue Norvins est la plus touristique de Montmartre. On ne peut que s’émouvoir de la disparition de deux restaurants et d’un restaurant-cabaret (Chez ma Cousine) qui participent à l’atmosphère très particulière de la place du Tertre, pour les voir remplacés par un Café de la chaine Starbuck, sans âme, sur l’ensemble de ces trois surfaces, rompant ainsi la diversité et le pittoresque des lieux. Nous espérons que la Commission du Vieux Paris se penchera sur la question. Affaire à suivre.

 

20e arrondissement

36, rue de Belleville

PC-075-120-12-V-0052 — Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch. : ATELIER DU PONT PHILIPPE CROISIER, 89, rue de Reuilly, 75012 PARIS. — Construction d’un bâtiment de commerce et d’habitation (19 logements sociaux) de 6 étages sur 1 niveau de sous-sol avec végétalisation des toitures-terrasses. Surface créée : 1 256 m2. S.T. : 542 m2. — Date d’enregistrement : 27-07-2012.

Le 36 rue de Belleville a déjà fait l’objet du Sauv’dernière de mars 2011. Le Paris historique a appuyé, en septembre 2011, l’Association des Amis de l’îlot Belleville–Tourtille pour dénoncer la démolition et la construction en place d’un immeuble incongru de 6 étages, à l’architecture contestable, rompant l’harmonie de la ligne d’immeubles de la rue Belleville datant de la Monarchie de Juillet et de son angle avec la rue de Tourtille typique de l’habitat faubourien.

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 20-10-2010, a protesté à l’unanimité contre le processus de ce projet et a souligné l’importance et la fragilité du paysage urbain de ces quartiers et de la nécessité d’en conserver les fragments encore intacts. A ce titre, la rue de Belleville apparaît, dans le paysage de l’Est Parisien, comme l’une des plus cohérentes et des mieux conservées, donc tous les segments méritent attention. Presque 2 ans après, la SIEMP persiste et présente ce projet quelque peu allégé et végétalisé dans sa partie supérieure !

L’Association des Amis de l’ilot Belleville-Tourtille nous a fait part du refus de ce permis de construire par la Mairie de Paris, mais pas du permis de démolir ! Par contre la mairie du 20e rejoint l’Association sur la révision du programme et la contre proposition de l’Association de réhabilitation du 36 pour préserver l’équilibre de la rue (les façades des 34, 38 et 42 sont inscrites au Patrimoine de l’Architecture Faubourienne).

Pendant ce temps, l’immeuble se dégrade de plus en plus…

 

23, rue du Capitaine Marchal

PC-075-120-12-V-0040 — Pét. : M. François ROUSSET. — Surélévation d’un niveau d’une maison individuelle sur rue. Surface créée: 36,4 m2. S.T. : 157 m2. — Date d’enregistrement : 09-07-2012.

La rue du Capitaine Marchal, proche de porte de Bagnolet, fut particulièrement industrieuse du milieu 19e siècle jusqu’à ces dernières décades. Depuis 20 ans, mondialisation oblige, ces ateliers n’ont plus de raison de perdurer. Conjugué au prix du m2, on assiste depuis une année à la démolition systématique des ateliers encore existants . Ils font place à des immeubles de logements ou, encore plus recherché, ils sont transformés en maison individuelle originale avec atelier d’artiste ou d’architecte, à l’instar de ce projet. On peut le regretter, mais le projet n’est pas choquant.

 

69, rue des Orteaux

PC-075-120-12-V-0030— Pét. : M. David DAUTREY, EXCELYA S.A.S. — Arch. : STE A.U.4.G., M. GIRAUD, 60-62, rue de Wattignies, 75012 PARIS. — Construction d’un bâtiment d’habitation (13 logements créés) et de commerce de 5 étages sur rez-de-chaussée sur rue après démolition d’un bâtiment d’habitation (1 logement) et d’entrepôt de 1 étage partiel sur rez-de-chaussée. — Date d’enregistrement : 12-06-2012.

Disparition de cet atelier-hangar, vestige d’une très ancienne ferme du village de Charonne du début 19e siècle. Ce nouveau PC, après le projet d’une maison individuelle proposé il y a quelques mois (voir le Sauv’Dernière n°237 de novembre 2011), nous révèle un immeuble de 5 étages qui occulte la vue et la lumière de l’immeuble voisin !

Contrairement à l’exemple précédent, nous avons ici le second modèle de réutilisation de ces espaces artisanaux du XXe arrondissement, modèle qui répond davantage aux exigences de densification de la ville.

 

2, rue Hélène Jakubowicz, 101 au 99, rue Villiers de l’Isle Adam.

PC-075-120-12-V-0011— Pét. : PARIS HABITAT OPH. — Arch. : Mme Nelly BRETON, 10, rue Vicq d’Azir, 75010 PARIS. — Réhabilitation d’un bâtiment d’habitation de 5 étages sur un niveau de sous-sol avec démolition de murs porteurs et d’un escalier, ravalement des façades sur rue, isolation thermique par l’extérieur de la façade sur cour, remplacement des menuiseries extérieures, mise aux normes de garde corps, réfection de la couverture, modification de la porte d’accès sur rue et construction d’une extension de 4 étages au niveau du pignon gauche (11 logements sociaux créés). S.H.O.N. créée : 363 m2. S.T. : 285 m2. — Date de la décision : 04-07-2012.

Notice de l’architecte : Le projet s’inscrit dans le tissu de ce faubourg urbain parisien, hétérogène sur le flanc de la colline de Ménilmontant. Dans ce contexte, la présence de la brique utilisée en façade constitue un élément identitaire du quartier. C’est pourquoi les façades du bâtiment neuf seront traitées en briques de terre cuite.

Sur la rue Villiers de l’Isle Adam, cette façade, dessinée sobrement, a pour vocation d’assurer une continuité urbaine pourtant difficile à tenir du fait de la différence considérable de gabarit imposée par le PLU entre les immeubles du 99 et du 101. Quoique traitée dans un registre résolument contemporain, elle recherche des correspondances avec certaines caractéristiques de la façade conservée : dimensions des percements, alignements des niveaux en particulier, emploi de terre cuite.

En effet, au regard du projet proposé, l‘unité des deux façades principales « moderne– ancienne » est réussie par l’alignement des fenêtres et par l’emploi d’un revêtement de la terre cuite, chacune affirmant son propre style. Cette réhabilitation du bâtiment actuel et son extension ne pourront qu’améliorer l’aspect de l’immeuble préexistant sans choquer, dans ce quartier où les bâtiments modernes prédominent.

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