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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:20

33-rue-Picpus.jpg33 rue de Picpus - Paris 12e

 

Dernières nouvelles

 

◊ BIENTOT UN NOUVEAU LIEU BRANCHE SUR LES QUAIS

Le Port autonome veut aller vite pour trouver le futur occupant de la maison du quai des Célestins. Ce lieu du bord de la Seine sera le symbole de la reconquête des quais par les piétons.

Dans sa promesse de reconquête des berges par les piétons, l’Hôtel de Ville a mis en avant une jolie maison rouge, en briques simples, sur le quai des célestins (IVe). Construite en 1861, cette maison des bateliers est aujourd’hui un symbole de convivialité au bord de l’eau, et devrait devenir un des must de la capitale lorsque la voie Georges Pompidou sera transformée en boulevard, l’an prochain. Sept candidats ont déposé un dossier pour faire vivre ce site. Parmi eux, quatre ont été retenus pour défendre leurs idées d’animations.

Longtemps squatté, le site est depuis le 1er janvier 2011 géré par Ports de Paris. Dès le mois de mai, le Port autonome a lancé un appel à projets « pour installer et exploiter une activité commerciale de type bar-restaurant, destinée à animer cet espace et à créer un lieu avec le quai haut en journée et en soirée ». Un équipement qui devrait s’adapter à Paris-Plages et qui permettrait toujours d’y aménager, à ses côtés, la piscine de la station balnéaire.

 

Deux terrasses exploitables

« Nous essayons d’aller vite dans cette procédure pour que ce nouveau lieu puisse ouvrir en 2012. Nous espérons trouver une idée originale, esthétique, qualitative, viable économiquement et qui soit en lien avec le fleuve », précise le Port autonome.

Le lieu a de quoi faire rêver : vue imprenable sur l’île Saint-Louis, avec un rez-de-chaussée de 72 m² et un rez-de-quai de 77 m², ainsi que deux terrasses de 450 m² exploitables des deux côtés de la maison. « C’est l’un des deux seuls lieux à Paris au bord de la Seine qui sera réellement ouvert aux Parisiens. Il ne faut pas le rater », s’enthousiasme Nicolas Lefèvre, jeune entrepreneur qui travaille sur ce dossier depuis des mois. « Cela pourrait être une superbe guinguette contemporaine, où les gens se rencontreraient autour de toutes les formes de cultures gastronomiques ou musicales, et où les associations du IVe auraient leur place », précise-t-il. Son espace de restauration (alimentés en légumes livrés par péniche d’un producteur d’Ile-de-France) promet d’être une « halte sur les berges », un « carrefour d’échanges ». Deux architectes, Cyril Le Bihan et Antoine Decourt, ont aussi travaillé sur le projet. « Nous proposons d’y faire un café avec des plats de légumes, une épicerie avec la vente de produits sélectionnés, des ateliers d’échanges avec des initiations à la cuisine et, sur le quai haut, un départ de livraison à vélo… » Autres candidats déclarés : Mabrouk Mezzouane, propriétaire du restaurant 25° Est sur le canal de La Villette, et Olivier Jamey de la Compagnie de la Seine, qui exploite des bateaux-restaurants. Quant à la mairie PS du IVe, Dominique Bertilotti, qui espère bien avoir son mot à dire, elle aime bien ces idées de livraison, de circuit court et de proximité. « Nous ne voulons surtout pas une grosse chaine de restauration » souligne-t-elle. (Article Eric Le Mitouard-Le Parisien du 4-10-2011).

 

◊ SOUS LE CARREAU DU TEMPLE

Les fouilles désormais terminées

« Pendant toute une année, nous avons fouillé l’enclos des Templiers. Aujourd’hui, c’est terminé indiquait jeudi Gaëlle André, chef de chantier des fouilles archéologiques. « Nous avons libéré le site jeudi soir ». Ces 4 000 m² de terrain encadrés par les poutrelles métalliques représentent un des plus grands chantiers de ce type depuis des années à Paris. En un an, 25 000 clichés ont été faits, près de 500 sépultures du XVIIIe siècle ont été déterrées, et mieux encore, 120 datant du XIIe siècle. Des marques du Moyen Age remontées à la surface… Sur place, l ‘équipe de chercheurs était encore au pied de l’abside de l’ancienne église des templiers dont les fondations subsistent sous l’école Duperré qui prolonge le chantier. Ici, un crâne et des ossements sortent de terre. En plus des tombes, une fosse à rejets a été retrouvée, livrant ses moissons de verres, de pièces de métal et de céramiques anciennes dont un très joli pichet de Paris du XIIIe siècle. Plus loin, le système hydraulique qui alimentait le Temple a également été mis à jour. La moisson a été particulièrement riche à 2 m sous la chaussée. Mais le chantier doit se poursuivre et descendre encore 4 m plus bas. (Extrait article E.L.M.-Le Parisien du 8-10-2011).

 

◊ L’ECOLE DE THEATRE VENDUE A UN MARCHAND DE BIENS

C’est un somptueux hôtel particulier (1901) qui a accueilli durant des années l’Ecole nationale des arts du spectacle. Mais depuis quelque temps, lorsque l’on évoque le 21, rue Blanche (IXe), c’est pour pointer du doigt son retrait du patrimoine de la Ville, dans des conditions qui ont soulevé un certain émoi lors de la dernière séance du Conseil de Paris. L’hôtel particulier de 1 100m², agrémenté d’un jardin de près de 260 m², vient de quitter le giron de la mairie de Paris pour gagner celui d’un marchand de biens, JCS Invest, pour 5,2 M€…. Soit quelque 3 000 € le mètre carré, dans un quartier où il s’envole à plus de 8 000 m².

Pointant « l’opacité » du dossier et des modalités de vente, Delphine Bürkli, conseillère UMP du IXe arrondissement, s’est vivement opposée, suivie des élus verts, à la délibération présentée lundi dernier (17-10-2011). »Tout cela m’a l’air bâclé ! avance-t-elle. Je rappelle que l’hôtel Choudens est un monument historique, qui a vu éclore nos plus grands comédiens français du XXe siècle. Je maintiens, martèle-t-elle, que ce bien aurait pu être utilement affecté aux Parisiens. Mais au lieu de cela, il est cédé à bas prix à une société qui risque de revendre avec une confortable plus-value après y avoir fait réaliser des travaux. Nous avons de toute évidence affaire ici à une opération de pure spéculation immobilière servant des intérêts privés. Des arguments que Jacques Bravo, le maire (PS) de l’arrondissement, balaie d’un revers de main agacé. « C’est un dossier qui me fait souffrir, souligne-t-il d’emblée . Depuis le départ de l’école de théâtre, voici neuf ans, je n’ai cessé de prendre mon bâton de pèlerin pour trouver un repreneur. Mais tous ceux qui se sont intéressés à l’hôtel particulier se sont désistés un à un. Je souhaitais un acquéreur culturel. Cela n’a malheureusement pas été possible. D’ailleurs, poursuit-il , l’hôtel ne peut accueillir du public : il ne possède qu’une entrée sur rue et son classement à l’Inventaire des monuments historiques interdit le percement des issues de secours réglementaires ».

 

Dossier opaque selon l’UMP

Quant au devenir de ce bâtiment emblématique de la rue Blanche, Jacques bravo affirme tout en ignorer, supposant toutefois qu’il pourrait être affecté à un ambassadeur. « Je ne connais pas le groupe repreneur et sa vocation première n’apparait pas dans le dossier », soutient le maire. Delphine Bürkli, en revanche, qui s’est rendue au registre du commerce, affirme que JCS Invest, « dont les activités spéculatives sont très claires, possède une vingtaine d’autres sociétés. Mais le dossier reste opaque, tout comme les informations sur la transaction ». (Article Cécile Beaulieu-Le Parisien-Le journal de paris du 21-10-2011).

 

3e arrondissement

25 RUE MICHEL LE COMTE

PC-075-103-11-V-0023 — Date d’enregistrement : 17-06-2011.

Pét. : M. Olivier LEBLANC, S.G.I.M. Société de gestion immobilière des immeubles municipaux. — Arch. : ATELIER DU PONT - M. Philippe CROISIER, 89, rue de Reuilly, 75012 PARIS.

Restructuration d’un ensemble immobilier (29 logements sociaux créés) de 2 à 5 étages sur 1 niveau de sous-sol partiel, sur rue et cour, à usage d’habitation, de commerce et d’artisanat, avec permutation de surfaces artisanales et d’habitation, création de 3 cours après démolition des toitures correspondantes, démolition de planchers et murs porteurs à tous les niveaux, création d’un ascenseur, ravalement des façades, réfection des couvertures et modification de la devanture et construction d’un bâtiment d’habitation et de commerce, de 4 étages, en cœur de parcelle, après démolition du bâtiment existant de 4 étages avec implantation de 50 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture. S.H.O.N. à démolir : 1 215 m2. S.H.O.N. créée : 1 004 m2. S.T. : 1 466 m2.

La construction de l’immeuble sur rue s’étend du XVIIe au XVIIIe siècle. Au milieu du XIXe siècle on y construit de petits immeubles industriels. A l’exception de la couverture de cours dans les premières années du XXe siècle, l’état existant aujourd’hui est celui du Second Empire. (Extrait texte DHAAP du 22-07-2010).

L’ensemble fait partie du PSMV du Marais qui est en cours de révision. L’intervention sur ce bâti doit donc anticiper l’évolution du PSMV tout en respectant les prescriptions de celui-ci.

Selon le dossier étudié à Morland et bien que le projet ait reçu l’approbation de tous les intervenants du comité de pilotage (la mairie du 3ème, l’Architecte des Bâtiments de France, la Direction de l’Urbanisme de la Ville de Paris et la Commission du Vieux Paris), un membre de cette commission s’interroge néanmoins sur l’intérêt de démolir un bâtiment pour reconstruire au même emplacement et au même gabarit. Il s’interroge également sur l’organisation du chantier, compte tenu des difficultés d’accès, et sur les risques de fragilisation des bâtiments anciens lors de la construction de l’immeuble neuf. Toutefois, l’ensemble des travaux se faisant sur cours et à l’intérieur, ils ne viendront pas défigurer la façade du bâtiment sur rue, et 29 logements sociaux seront créés.

 

7 IMPASSE SAINT-CLAUDE – 80 RUE DE TURENNE

PC-075-103-11-V-0031 — Date d’enregistrement : 04-08-2011.

Pét. : M. Alexandre MAURET, HISTOIRE ET PATRIMOINE. — Arch. : Cabinet ATELIER

MONCHECOURT & CORD, 19, rue de Turenne, 75004 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 4 étages sur un niveau de sous-sol partiel avec suppression d’atelier et de bureau en vue de l’extension de l’habitation (45 logements), restauration des façades et des toitures, changement partiel des menuiseries extérieures, démolition d’une partie des toitures et des verrières pour la création d’un jardin et déplacement des liaisons verticales. S.H.O.N. démolie : 1 335 m2. S.H.O.N. créée : 119 m2. S.T. : 1 925 m2.

Cet ensemble, autrefois associé au 80bis rue de Turenne, constitue l’ancien Hôtel Voysin, construit au milieu du XVIIe siècle sur l’ancienne rue Saint-Louis au Marais.

Aujourd’hui, l’ancien hôtel est décomposé en trois immeubles distincts. Deux immeubles sur rue et un immeuble sur cour plus composite à travers lequel émergent encore les bâtiments « nobles » datant du XVIIe et d’autres plus récents liés à l’activité industrielle de la parcelle.

D’après le dossier étudié à Morland, de l’ancien hôtel particulier, profondément dénaturé, il ne reste que deux cages d’escaliers, des éléments de menuiseries intérieurs et extérieurs épars. Des recherches sont effectuées afin d’étayer une partie des restaurations le plus fidèlement possible. Quant au bâtiment industriel, il sera restauré et remis en valeur par des menuiseries métalliques modernes. Démolition des verrières et appentis masquant l’espace de l’ancien jardin.

Les garde-corps sont de différents types: en ferronnerie à rouleaux typiques du XVIIIe siècle, en fonte moulée de 1840 ou en simples lisses horizontales. Les menuiseries sont de modèles disparates. Toutefois, quelques exemplaires de modèles de l’ancien régime ont été localisés et mentionnés comme « à restaurer ».

Les deux anciens escaliers intérieurs, à limon de bois et garde-corps du XVIIIe siècle seront restaurés et remis en valeur ainsi que les paliers. La cour intérieure sera repavée et un grand jardin sera entièrement créé à l’emplacement de l’ancien jardin. Dans l’ancien hôtel particulier, 45 logements de standing seront créés et le bâtiment sur rue va être cédé à la Ville de Paris pour y créer des logements sociaux. Ce projet semble être une bonne réhabilitation.

 

4e arrondissement

29 QUAI DE BOURBON

PC-075-104-11-V-0028— Date d’enregistrement : 01-07-2011.

Pét. : S.A.R.L. LEMA IMMOBILIER. — Arch. : M. FANCELLI Michel, 41, rue des archives, 75004 Paris.

Réfection de la cage d’escalier et restauration de la rampe. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 04-07-1988.

Hôtel Rouaillé de Boisgelin, construit en 1638.

Selon dossier consulté à Morland, les travaux annoncés portent sur la réfection de l’ensemble de la cage d’escalier et restauration de la rampe, ainsi que des canalisations, de l’électricité, restauration des luminaires et appliques, nettoyage et remise en cire des marches d’escalier. Compte tenu de l’inscription ISMH de l’hôtel et la qualité générale de son entretien, on peut imaginer que ces travaux seront réalisés dans les règles de l’art.

 

8e arrondissement

78 AVENUE MARCEAU

PC-075-108-11-V-0033 — Date d’enregistrement : 25-07-2011.

Pét. : Mme Judith ABOULKHEIR, SCI-AW-MARCEAU. — Arch. : Cabinet ESPACE ET PATRIMOINE, 6, bd du Général Leclerc, 92115 CLICHY.

Surélévation partielle d’un niveau d’un bâtiment de 3 étages en vue de la création d’un appartement de fonction (1 logement) avec création d’une terrasse. S.H.O.N. créée : 92 m2. S.T. : 346 m2.

Encore une surélévation partielle d’un hôtel particulier !

Après consultation du dossier à Morland, il s’agit d’un hôtel particulier de 1870, avec trois étages pleins côté avenue Marceau et un retour R+1 sur cour correspondant à d’anciens communs. Il a déjà été rénové, surélevé par création d’une toiture avec lucarnes sur brisis, sans doute au cours du XXe siècle. Il ne reste de caractéristique que la façade sur l’avenue Marceau et quelques pièces avec leurs décors et le décor sur cour. Le volume créé sera implanté en retrait de la façade existante (d’environ 1 m).

La surélévation, même si elle dépasse évidemment de la toiture actuelle, comme le montre le plan, ne devrait pas être trop visible depuis l’avenue. D’ailleurs, peut-on refuser la création d’un logement de fonction d’une pièce de 92 m² ? On peut aussi en rêver.

Remarque : une DP 075-108-11-V-0182 du 09-06-2011 est affichée et concerne la réfection du mur et de la dalle de la cour. Travaux en cours.

 

10e arrondissement

39 BOULEVARD DE STRASBOURG – 1 AU 28 PASSAGE REILHAC – 54 RUE DU FAUBOURG SAINT-DENIS

PC-075-110-11-V-0050 — Date d’enregistrement : 05-08-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. — Arch. : Mme Emmanuelle CHEVALLIER, 82, av. du Président Wilson, 93100 MONTREUIL.

Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments de 1 à 6 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation, de commerce et de local artisanal avec surélévation d’un étage d’un des bâtiments, changement partiel de destination pour l’extension de l’habitation, démolition et reconstruction de mezzanines, modification des liaisons verticales, ravalement de l’ensemble des façades et remplacement des menuiseries extérieures. S.H.O.N. à démolir : 337 m2. S.H.O.N. créée : 179 m2. S.T. : 2 189 m2.

L’état actuel du 54, rue du Faubourg Saint-Denis résulte de la constitution de la parcelle au 18e siècle et de sa modification sous le Second Empire à l’occasion de l’ouverture du boulevard de Strasbourg.

Les religieuses de l’Annonciade céleste de Saint-Denis sont propriétaires depuis 1687 d’une longue parcelle en lanière sur la rive droite de la rue, correspondant à la bande sud de l’actuel n° 54. Il s’agit de maisons de rapport pour cette petite congrégation installée à Saint-Denis. En 1775, elles acquièrent la parcelle voisine au nord, de même superficie, formant ainsi une vaste parcelle aboutissant à l’égout. Après démolition de tous les bâtiments existants, elles font édifier (avant 1786) quatre immeubles de rapport entre les mitoyens, échelonnés tout le long de la parcelle, avec deux bâtiments bas en aile dans la 3e cour, le long des limites latérales, supportés par des colonnades (état représenté sur le plan de la censive de l’archevêché en 1786 et sur le plan de Vasserot de 1836). Chaque immeuble est élevé de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée, sous combles, et distribué par un passage central permettant de passer d’une cour à l’autre et d’accéder aux cages d’escalier (une dans les deux premiers immeubles, deux dans les autres, dont plusieurs sont aujourd’hui encore en place). Les rez-de-chaussée sont commerciaux sur la rue et servent d’ateliers dans les cours.

Propriété des religieuses jusqu’à la Monarchie de juillet, la parcelle appartient à Emile Baillet, duc de Fortin, sous le Second Empire.

L’ouverture du boulevard de Strasbourg entraine l’expropriation d’une petite bande de terrain au fond de la parcelle et la construction d’un bâtiment sur la nouvelle voie. Il s’agit d’une construction basse à usage d’activités. Désormais accessible par ses deux extrémités, le terrain adopte naturellement une typologie de passage, de raccourci entre le boulevard et la rue (mais sans jamais avoir été couvert). A cette occasion les bâtiments bas de la 3e cour sont démolis en 1864 et reconstruits en ateliers. Probablement à ce moment, le bâtiment sur la rue du Faubourg est doté d’une nouvelle façade et d’un nouvel escalier. Sous la IIIe République, après l’acquisition par le comte Albert de Reilhac, les cours sont progressivement densifiées avec la reconstruction ou la création de nombreux ateliers. (Source : Commission du Vieux Paris).

Selon le dossier consulté à Morland, l’ensemble immobilier est composé de six bâtiments. Il comporte actuellement 69 logements en étages, dont 13 liés à des baux commerciaux.

Le passage Reilhac comportera, après travaux, 64 logements sociaux conventionnés et un logement réservé au gardien.

Une demande de dérogation a été faite par la RIVP suite à l’impossibilité de créer un ascenseur d’accès aux étages dans les bâtiments 1, 2, 5 et 6. Seul le bâtiment 3 du 18e siècle possèdera deux ascenseurs. Pour des raisons patrimoniales, les cages d’escalier des bâtiments 1, 2, 3, 5 et 6 sont conservées et restaurées bien que leurs dimensions ne soient pas conformes à la règlementation.

Le passage de Reilhac conserve également de jolis vestiges : fontaines, statue, niche qui bien sûr seront conservés. Cette importante réhabilitation redonnera à cet ensemble immobilier un meilleur aspect car actuellement les bâtiments, pour certains,

 

11e arrondissement

1 PASSAGE PIVER – 13 AU 15 RUE DE L’ORILLON

PC-075-111-11-V-0036 — Date d’enregistrement : 20-07-2011

15, rue de l’Orillon. — Pét. : M. Olivier MONS, LOGEMENT FRANCILIEN. — Arch. : ARCHITECTONIA S.A.R.L. M. Hugues JIROU, 22, rue Salomon de Rothschild, 92151 SURESNES CEDEX.

Construction d’un bâtiment d’habitation (14 logements sociaux) avec commerce à rez-de-chaussée (52 m2), de 5 étages, sur passage et rue, après démolition du bâtiment existant de 4 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol. S.H.O.N. à démolir : 645 m2. S.H.O.N. créée : 891 m2. S.T. : 215 m2.

Sur cette parcelle, se trouvent deux constructions distinctes, la plus ancienne côté rue présente un bel escalier du début XIXe siècle. L’immeuble en retour sur cour est, quant à lui, plus récent. Les façades sur la cour ont été ravalées au ciment et les fenêtres changées, mais l’ensemble est entretenu et conserve le caractère des immeubles du quartier. Après plusieurs campagnes de travaux, les désordres générés par la démolition du n° 15, rue de l’Orillon, nécessitent de plus amples travaux et le Logement Francilien, propriétaire depuis 1981, se pose aujourd’hui la question d’une opération de démolition-reconstruction. (Extraits séance CVP du 01-03-2011-Texte DHAAP).

Après l’examen du dossier lors de sa séance du 01-03-2011, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition totale de l’immeuble. Elle a réitéré cette démolition dans sa séance du 21-10-2011.

La démolition de cet immeuble ne vise qu’à la densification de la parcelle. Elle contribuera également à la dénaturation de l’aspect de la rue et à la destruction du pittoresque des faubourgs.

D’autre part, on peut également s’interroger sur les décisions prises par la Direction de l’Urbanisme de la Mairie de Paris et les pétitionnaires en regard des désordres engendrés par certaines démolitions d’immeubles dont les mitoyens ont à souffrir. Ces désordres ne sont-ils pas calculés ?

Selon le dossier étudié à Morland, le futur immeuble de trois étages plus deux étages en retrait aura une architecture plutôt banale.

 

155 RUE DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE

DP-075-111-11-V-0419 — Date d’enregistrement : 29-07-2011.

Pét. : M. CORTADELLAS Matthieu, S.C.I. TURDINELLAS.

Modification de la façade sur rue avec pose d’une isolation thermique extérieure, réfection de la couverture et remplacement et création de châssis.

Il est à craindre que la modification envisagée avec pose d’une isolation thermique extérieure ne contribue à la détérioration de l’aspect esthétique de la façade de l’immeuble. Il a déjà passablement souffert dans sa partie basse et aucune restauration des ouvertures n’est envisagée.

 

12e arrondissement

4 AU 4A AVENUE DE SAINT-MANDE – 33 AU 33BA RUE DE PICPUS

PC-075-112-11-P-0042 — Date d’enregistrement : 10-08-2011.

Pét. : M. Jean-Yves MARTIN, MINISTERE DE L’AGRICULTURE MAAPRAT. —

Arch. : Cabinet DE PORTZAMPARC, 1, rue de l’Aude, 75014 PARIS.

Construction d’un ensemble de bâtiments de 2 à 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage de bureau avec pose de panneaux photovoltaïques (950 m2), végétalisation des toitures et création d’un parc de stationnement (176 places - 5 393 m2) après démolition totale des bâtiments existants. S.H.O.N. démolie : 10 545 m2. S.H.O.N. créée : 34 546 m2. S.T. : 11 357 m2.

Ce permis est géré par la Préfecture, il n’est donc pas visible à Morland. Notre rapporteur a été informé que le dossier est actuellement en commission. Il faudra rappeler dans deux mois.

Le bâtiment situé au n° 33 de la rue de Picpus est celui de l’Institut des Sacrés Cœurs, créé en 1804, et qui assurait la formation du Clergé (séminaire) sur les terrains d’un ancien couvent des chanoinesses de Saint-Augustin de la victoire de Lépante (1647). Il a été aussi occupé par le ministère de l’Agriculture de 1950 à 1990.

Nous sommes une nouvelle fois devant un scandale de destruction abusive ! Nous attendons des informations de la part de la préfecture. Affaire à suivre… (Voir notre photo).

 

15e arrondissement

81 RUE LECOURBE

PC-075-115-11-V-0055 — Date d’enregistrement : 01-07-2011.

Pét. : M. LISCIO Louis, S.A.R.L. BERYL IMMOBILIER. — Arch. : M. D’ASCIA Silvio, 35, rue Washington, 75008 Paris.

Surélévation d’un niveau d’un bâtiment de 1 à 4 étages après démolition des toitures, ravalement des façades sur rue et cour avec remplacement des menuiseries extérieures, réfection des marquises, modification de la porte d’accès au porche sur rue, création de balcons en façade sur cour, suppression d’un local technique dans la cour en vue de la création d’un local poubelles et vélos et d’un ascenseur extérieur. S.H.O.N. créée : 221 m2. S.T. : 827 m2.

C’est une surélévation de plus dans le paysage urbain qui est annoncée sur un immeuble, certes à l’architecture simple, mais en harmonie avec les immeubles environnants. Il possède encore aux 1er et 2e étages des volets. Seront-ils remis en place lors du ravalement ? Hormis la surélévation, les travaux annoncés ne pourront qu’améliorer l’aspect de l’immeuble.

 

16e arrondissement

50 AVENUE D’IENA

PC-075-116-11-P-0005 — Date d’enregistrement : 31-01-2011.

Pét. :M. Ahmed BIN NASSER AL MAHRIZI, AMBASSADE DU SULTANAT D’OMAN. — Arch. : M. Jean-Marie BLEAS, 5 bis, rue Castéja, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Restructuration de l’ambassade du sultanat d’Oman avec démolitions partielles de murs porteurs, création d’escaliers monumentaux entre les rez-de-chaussée et sous-sol et les 2e et 4e étages, construction d’une extension sur la terrasse, côté rue, au 5e étage, création d’un sous-sol partiel sous la cour, ravalement des façades sur rue et cour, remplacement des menuiseries extérieures, création d’une porte à rez-de-chaussée sur rue, création d’une terrasse végétalisée au 1er étage sur rue et végétalisation des pignons. S.H.O.N. à démolir : 20 m2. S.H.O.N. créée : 313 m2. S.T. : 632 m2.

Le dossier étant un permis préfecture, les informations ont tardé à venir. L’immeuble R+3 de l’ambassade du sultanat d’Oman est construit en retrait de la rue, avec de hautes fenêtres, des baies arrondies au 1er étage, immeuble hélas masqué à hauteur du rez-de-chaussée par un mur qui reprend l’alignement mais dont les ouvertures fonctionnelles déparent l’ensemble. Ce mur supporte la terrasse du 1er étage et son retour.

Le projet prévoit la création d’une porte d’entrée à la place d’une des fenêtres jouxtant la porte cochère. Ce sera mieux. La surélévation d’un étage, très en retrait derrière une terrasse plantée avec un revêtement gris de l’ensemble donnera, de loin, l’illusion d’un toit parisien à mansardes. D’autres travaux sont prévus dans la cour. A l’intérieur du bâtiment, l’escalier du hall est conservé, un escalier dit « monumental » ; en vis-à-vis, sera créé pour l’accès au consulat au sous-sol. Un autre escalier, avec accès direct à la rue, pour service est prévu.

En conclusion, l’ensemble des travaux semble satisfaisant.

 

7 RUE MALLET-STEVENS

PC-075-116-11-V-0057 — Date d’enregistrement : 19-07-2011.

Pét. : M. Marc-Henry MENARD, S.C.I. DU 7, RUE MALLET STEVENS. —Arch. : Cabinet GECELE ARCHITECTURE, 45 bis, rue de Saint-Cloud, 92410 VILLE D’AVRAY.

Démolition et reconstruction du perron à rez-de-chaussée côté jardin et de la toiture de la piscine en sous-sol avec création d’un mur végétalisé et réaménagement du jardin. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monument Historiques en date du 15-01-1975.

Selon dossier consulté à Morland, la Villa de Maillet-Stevens a été construite en 1926 dans une impasse de la rue du Docteur Blanche, en même temps que cinq autres villas. Ensemble très homogène avec une Inscription à l’Inventaire Supplémentaire des monuments Historiques. La façade principale donne sur le jardin. Le perron, démoli antérieurement, est reconstitué d’après photos en reprenant par moulage le décor qui entoure le soubassement de la villa. Le jardin est aménagé avec création d’une verrière en couverture d’une piscine réalisée dans une vieille cave. En protection, création d’une terrasse en bois ajouré, façon canisse, accessible par emmarchement semi-planté, posée dans un axe décalé. Pas de surfaces construites. Au fond, mur végétalisé. Grand arbre conservé. Dans l’ensemble, il n’y a rien d’inquiétant.

 

28 RUE DE L’ASSOMPTION

PC-075-116-11-V-0062 — Date d’enregistrement : 29-07-2011.

Pét. : Mme HARDY Anne, Sté CEGEHA. — Arch. : Cabinet KANOPIA, 66, rue de l’ancienne Mairie, 92100 BOULOGNEBILLANCOURT.

Construction d’un bâtiment de 4 étages sur un niveau de sous-sol, à usage d’habitation, après la démolition totale d’un bâtiment d’un étage. S.H.O.N. créée : 674 m2. S.H.O.N. à démolir : 265 m2.

Selon dossier consulté à Morland, après démolition d’un bâtiment d’un seul niveau, sans intérêt, construction d’un hôtel particulier fait de deux maisons de ville accolées mais distinctes de 4 étages sur sous-sol. La maison mitoyenne, à gauche, est en travaux de surélévation de 2 étages, le nouveau bloc aura donc une hauteur homogène et fera oublier le grand mur nu qui écrasait les deux parcelles. L’alignement respecte la continuité verte de 8 m en retrait de la rue. Création de grandes baies, de bow-windows. Le dernier étage, en retrait, permettra l’accès à une terrasse végétalisée. Les façades seront sobres à l’arrière mais création de petites terrasses au 3e et 4e étages. Gazon et deux arbres conservés. Dans un espace jusqu’ici un peu incohérent, ce petit immeuble est justifié.

 

19 AVENUE KLEBER – 5 AVENUE DES PORTUGAIS – 21B AU 23 RUE LA PEROUSE

PC-075-116-09-V-0023-01 — Date d’enregistrement : 16-06-2011

Pét. : M. Greg DUNN, MAJESTIC E.U.R.L. — Arch. : Cabinet COLLEGE ARCHITECTURE, 3, rue Danton, 75006 PARIS.

Redistribution intérieure en sous-sol et entresol, déplacement de l’entrée de l’hôtel avec création d’une marquise, aménagement d’une suite au 1er étage avec les décors d’origine, suppression de la piscine au 6e étage avec création d’un restaurant panoramique et de patios pour les suites, modification de la toiture au 7e étage avec création de terrasses privatives pour les suites, modification de baies en façade et démolitions partielles de planchers supplémentaires à tous les niveaux. Modificatif au PC n° 075 116 09 V 0023 délivré le 18 juin 2009.

Ce PC fait suite un permis de 2009. L’ancien Majestic, austère, bordé de grilles depuis sa transformation en Centre International en 1936, veut faire de ses 30 000 m², sur six étages, un riant hôtel grand luxe, retour style « Années Folles », pour la « Sté Hong-Kong & Shangaï Hôtel », après rachat à un fond Qatari pour 465 M€.

Les travaux avancent et s’annoncent respectueux. Selon le dossier consulté à Morland, les travaux projetés sont les suivants :

- Suppression des grilles de protection modernes.

- Dégagement des huisseries anciennes toujours en place.

- Débarras des ajouts, des encombrants techniques, des constructions annexes, et de la piscine du 6e étage.

Les modifications seront les suivantes :

-  La grande terrasse surélevée avenue Kléber devient accessible par un escalier central.

-  L’entrée, côté rue des portugais : changement d’une fenêtre pour une 2e porte jumelle, sous une marquise design, discrète.

-  Restaurant panoramique sous une coupole vitrée au tiers.

-   Patios pour les suites sur la terrasse du 7e étage.

-   Courettes en brique émaillée bleu et blanc, restaurées.

-   Décor de 1906 conservé partiellement au 1er étage.

On peut espérer que d’autres parties, s’il en reste après l’occupation des lieux par l’UNESCO, soient conservées dans les salons.

 

17e arrondissement

37 BOULEVARD BERTHIER

PC-075-117-11-V-0050 — Date d’enregistrement : 29-07-2011.

Pét. :Mme MAILLARD-REYNIS. — Arch. : Sté HEPTAGONE, 48, rue de la Sablière, 75014 PARIS.

Rénovation d’un hôtel particulier avec redressement de la toiture et création de six fenêtres de toit. S.H.O.N. créée : 17 m2. S.H.O.N. à démolir : 4 m2.

Ce boulevard est une ancienne section de la Rue militaire, chemin de ronde intérieur de l’enceinte fortifiée de Thiers. Il a reçu en 1864 le nom d’Alexandre Berthier (1733-1815), prince de Neuchâtel, puis de Wagram et maréchal de France.

Chaque numéro impair du boulevard Berthier, entre le n° 19 et le n° 43, possédait son peintre ou son poète. mais rien sur le n° 37 (J. Hillairet).

Selon le dossier consulté à Morland, et comme le montre la coupe jointe (photo) représentant l’état projeté, les travaux seront les suivants :

- Redressement des combles. Ce réaménagement sera invisible depuis la rue (le terrasson est légèrement surhaussé pour une simplification de la toiture), et les ouvertures de châssis de toit ne seront pas visibles depuis le boulevard, ni depuis le jardin.

- Aménagement de deux appartements en surélevant le bâtiment sur l’arrière et la verrière qui le couvre actuellement.

Surélévation malheureusement, mais raisonnable.

 

18e arrondissement

8 RUE LABAT

PD-075-118-11-V-0003 —Date d’enregistrement : 20-05-2011.

Pét. :Mme BRODIVITCH Céline, S.A. SOREQA. — Démolition totale du bâtiment à usage d’habitation suite à un arrêté d’insalubrité.

C’est une démolition qui est annoncée pour cet immeuble d’habitation suite à un arrêté d’insalubrité. On aperçoit des vérins soutenant les plafonds. Mais que va-t-on construire à sa place ?

 

22 RUE DES TROIS FRERES

PC-075-118-11-V-0038 — Date d’enregistrement : 07-06-2011.

Pét. : M. Patrick Robert DAGNEAUX, PARIS HABITAT. —Arch. : S.C.P.A. BAPST, 29, rue Miguel Hidalgo, 75019 PARIS.

Ravalement des façades sur rue et cour avec pose d’une isolation thermique extérieure, agrandissement d’une baie à rez-de-chaussée sur la façade arrière du bâtiment B, création d’un abri d’escalier et démolition de locaux de sanitaires du rez-de-chaussée au 3e étage sur cour du bâtiment B. S.H.O.N. à démolir : 22 m2. S.H.O.N. créée : 7 m2.

Le ravalement des façades annoncé sur cet immeuble fin XIXe - début XXe siècle avec pose d’une isolation thermique extérieure risque de changer l’aspect général de celui-ci et de supprimer ses bandeaux. C’est regrettable, pourquoi ne pas faire l’isolation par l’intérieur si elle est vraiment nécessaire ?

 

5 AU 9 RUE CORTOT – 12 AU 14 RUE SAINT-RUSTIQUE

PC-075-118-11-V-0045 — Date d’enregistrement : 11-07-2011.

Pét. : M. Etienne de CHARENTAY, ACEM. — Arch. : SELARL b. PENNRONARCHITECTES, 199, bd Heurteloup 37000 TOURS.

Construction d’une extension d’habitation, à rez-de-chaussée sur cour, après démolition d’un appentis et d’une serre, et surélévation du bâtiment principal de 1 étage, sur rue et cour, avec création d’une toiture à 2 pentes comprenant 3 lucarnes côté rue en remplacement de la toiture mono-pente existante et ravalement des façades avec modification et déplacement de baies. S.H.O.N. créée : 51 m2. S.T. : 261 m2.

La rue Cortot existe depuis 1672 sous le nom de rue Saint-Jean. Depuis 1864, elle honore le sculpteur français Jean-Pierre Cortot (1787-1843).

Domaine de l’Abbaye des Dames de Montmartre, la parcelle du 5-9 rue Cortot est d’origine agricole, sans doute des maisons de vignerons du XVIIIe siècle, depuis modifiées. La présence de la vigne, qui règne sans partage sur la butte, est attestée très tôt au temps des romains. Le proverbe parisien « belle montre, peu de rapport » serait né de la médiocre production des vignes locales.

Les travaux projetés se situent au 9, rue Cortot, sur la butte Montmartre. L’îlot du 7-9 est en secteur de protection de l’habitat et fait l’objet d’une protection patrimoniale. Le site est clos, côté rue Cortot, d’un mur en pierre derrière lequel se trouve un perré de pierre. La rue Cortot est en pente d’Est en Ouest. La différence de niveau entre le seuil du porche et le niveau haut de l’intérieur de la parcelle est d’environ 1,80 m. Le projet consiste à effacer la toiture mono-pente avec création d’un comble invisible côté rue. Les ouvertures de la façade sur rue sont modifiées, uniquement à l’étage.

Une autre partie du projet concerne la création d’une extension à l’intérieur de la parcelle, au niveau jardin, en lieu et place de la serre et de la remise existantes à démolir. (Dossier Morland-Extrait de la notice architecturale). Travaux à surveiller.

 

5 RUE LAGHOUAT

PC-075-118-11-V-0050 —Date d’enregistrement : 27-07-2011.

Pét. : Mme, M. MIOK. — Arch. : GOUDENEGE & ASSOCIESARCHITECTES, 44, rue de Clignancourt, 75018 PARIS.

Construction d’une maison de ville de 4 étages, sur rue, avec implantation de 2 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture-terrasse, après démolition de la maison de ville existante de 2 étages + combles. S.H.O.N. à démolir : 165 m2. S.H.O.N. créée : 187 m2. S.T. : 58 m2.

La rue Laghouat, située dans le quartier Château Rouge, date de 1841. Après les démolitions du n° 7, puis du n° 5 (PC de Juin 2010), le n° 3 sera aussi démoli pour la construction d’une nouvelle maison de ville de type plan climat. Le projet n’est pas pire que d’autres.

 

42 RUE DU NORD

18e arr. (DP-075-118-11-V-0374). — Date d’enregistrement : 19-07-2011.

Pét. : M. Youssef SAUVANET, S.C.I. RESIDENCES DE FRANCE.

Ravalement avec isolation par l’extérieur de la façade rue et des pignons ouest et est avec modification d’aspect extérieur.

La rue du Nord s’est appelée passage des Poissonniers avant 1907, route du poisson venant des Halles.

Le ravalement annoncé embellira sans doute cet immeuble qui a subi une surélévation plutôt hétéroclite. Il est à noter que la rue du Nord a été complètement défigurée car parée, de chaque côté, de constructions sorties de fantasmes d’architectes de ce début du XXIe siècle qui ne peuvent plaire qu’à leur égo. Il reste très peu du bâti ancien dans cette rue.

 

5 PASSAGE DUHESME

PC-075-118-11-V-0065 — Date d’enregistrement : 10-08-2011.

Pét. : Mme Lucienne MINCHELLA. — Arch. : Mme Monica FONTANA, 101, rue François Arago, 93100 MONTREUIL.

Surélévation d’un niveau d’une maison de 2 étages avec pose de fenêtres de toit et ravalement des façades. S.H.O.N. créée : 32 m2.

Le passage Duhesme, datant de 1877, est situé au Nord du XVIIIe arrondissement, proche de la porte de Clignancourt,

La surélévation projetée sur ce bâtiment est regrettable mais elle ne viendra pas enlaidir la rue du fait que cette dernière est déjà parée de constructions nouvelles très discutables.

 

24 RUE THOLOZE

PC-075-118-11-V-0056 — Date d’enregistrement : 01-08-2011.

Pét. : M. VOGEL Ludwig, S.I.E.M.P. — Arch. : Cabinet EQUATEUR S.A.S. ARCHITECTURE, 8, rue de Valois,75001 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’habitation de 4 étages + combles sur un niveau de sous-sol sur rue et jardin (6 logements sociaux créés) avec pose de panneaux photovoltaïques en toiture (85 m2). S.H.O.N. créée : 528 m2. S.T. : 159 m2 Hauteur du projet : 15 m.

La démolition est déjà ancienne sur la parcelle. L’implantation du nouvel immeuble a demandé des études géophysiques complexes en raison de nombreuses carrières de gypse dans le sous-sol de la butte Montmartre. L’immeuble projeté a une architecture plutôt banale mais entre parfaitement dans le cadre du plan climat.

 

19e arrondissement

168 AU 172 RUE DE CRIMEE

PC-075-119-11-V-0037 — Date d’enregistrement : 07-07-2011.

Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch. : METEK, 3 villa de l’Adour, 75019 Paris.

Restructuration de 2 bâtiments sur rue et en fond de parcelle, à usage d’habitation, de commerce et d’artisanat avec changement de destination partiel des surfaces artisanales et commerciales en habitation (14 logements sociaux créés), démolitions partielles de planchers à tous les niveaux pour modification des liaisons verticales et création d’une nouvelle façade et d’un patio intérieur pour le bâtiment en fond de parcelle avec pose de 50 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture, ravalement des façades avec remplacement et modification des menuiseries extérieures, réfection des couvertures avec création de châssis de toit et construction de 3 bâtiments sur cour, de 2 et 4 étages, à usage d’habitation (16 logements sociaux créés). S.H.O.N. à démolir : 1 044 m2. S.H.O.N. créée : 1 446 m2. S.T. : 2 357 m2.

Nous avons déjà parlé de cette adresse dans les n° 222 de Juin 2010 et 225 d’Octobre 2010 de Sauv’Dernière. En effet un permis de démolir avait été publié (avec une date de décision le 25-06-2010) pour une démolition totale de trois bâtiments sur cour et une démolition partielle du bâtiment sur rue, puis un permis de construire déposé le 20-07-2010 pour la réhabilitation d’un bâtiment de 3 étages et la construction de trois bâtiments de 2 à 4 étages avec changement partiel de destination d’ateliers d’artistes en habitation.

Dans sa séance du 27-05-2010, la Commission du Vieux Paris a demandé la conservation intégrale du bâtiment sur rue, sans modification de la façade arrière. Elle a également demandé que la halle en bois de l’ancienne imprimerie de l’architecte Henri Lagache (1912) fasse l’objet d’un traitement soigné et respectueux de l’existant.

Selon le dossier étudié à Morland, et après les différents épisodes précédents, la façade de l’immeuble sur rue sera réhabilitée suivant le vœu de la Commission du Vieux Paris. L’imprimerie, après l’expulsion de l’association artistique du « 168 rue de Crimée »,sera conservée et réhabilitée. Elle va devoir cohabiter, dans cette cour, avec des bâtiments de logements assez « dé-coiffants » mais aux normes du « plan climat ». La cour préservée conservera, en principe, ses pavés et deviendra un lieu d’animation culturelle et artistique du quartier. L’imprimerie abritera à nouveau des ateliers d’artistes ainsi que des logements.

 

23BIS RUE DE BELLEVUE – 28 VILLA SADI CARNOT

PC-075-119-11-V-0035 — Date d’enregistrement : 05-07-2011.

Pét. : M. Gérard HENRIQUET. — Arch. : Mme Hélène DOULKERIDIS, 23, rue du Tunnel, 75019 Paris.

Construction d’une maison de ville de 3 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et voie piétonne. S.H.O.N. créée : 255 m2. S.T. : 75 m2.

Nous sommes dans le secteur « Maisons et Villas – Quartier d’Amérique » qui date des années 1920-1930. Le bâtiment (boxes et entrepôt) qui va être démoli se situe le long de la rue de Bellevue (PD 075-119-11-V-0001 délivré le 17-05-2011). Le terrain est constitué d’une emprise de 75 m² donnant sur la villa Sadi Carnot et d’une cession communale de 43 m² (obtenue par la Ville par expropriation en 1953) pour 100 000 euros côté rue de Bellevue, ce qui conduit à un terrain de 8,74 m de façade sur la villa Sadi Carnot. La maison R+3 sera construite contre la maison existant au n° 26 villa Sadi Carnot, en retrait de 3,96 m de la voie piétonne. Elle respectera le PLU (hauteur en façade : 10 m jusqu’à la gouttière, hauteur de toit : 4,50 m jusqu’au faitage), et les maisons avoisinantes (en arrière, vers le 23 rue de Bellevue, terrasse végétalisée à R+1, en cohérence avec le R+1 de cette maison). Le style retenu (briques au RDC et pierre blanche) ne choquera pas dans l’environnement, même si cette maison écrasera un peu celle du n° 26 de la villa. Comme ce terrain est situé, en partie, au-dessus de carrières, une confortation par injection est requise. La construction sera très surveillée.

 

20e arrondissement

12 AU 46 BOULEVARD DAVOUT – 2 AU 4 RUE PAGANINI – 1 AU 29 RUE REYNALDO HAHN

PC-075-120-11-V-0060 — Date d’enregistrement : 13-07-2011.

Pét. :M. DAGNEAUX Robert-Patrick, Paris HABITAT. — Arch. : M. BÜLHER Bernard, 5, quai de Bacalan 33000 BORDEAUX.

Construction de 2 bâtiments d’1 à 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol sur rues à destination d’habitation (48 logements créés), de 3 équipements de petite enfance côté rue Reynaldo Hahn, de commerce côté bd Davout et de stationnement en sous-sol (74 places créées) après démolition de la crèche à rez-de-chaussée côté rue de Lagny et de boxes de stationnement (28 places supprimées). S.H.O.N. créée : 5 317 m2. S.H.O.N. à démolir : 1 008 m2.

Selon le dossier consulté à Morland : le groupe Davout Lagny, situé au sud du 20e arrondissement, est inclus dans le périmètre du Grand Projet de Renouvellement Urbain (GPRU) de la porte de Montreuil. La parcelle constitue un îlot délimité par le boulevard Davout et les rues Reynaldo Hahn, Lagny et Paganini. Elle se compose actuellement d’une crèche et de quatre entités d’habitation.

Les 28 boxes de parking présents le long de la rue Reynaldo Hahn seront démolis dans le cadre du projet et reconstitués en sous-sol, et deux immeubles en R+7 seront construits à la place de ceux-ci. Leur implantation sera faite de façon à ne pas gêner la visibilité pour les occupants du bâtiment existant qui leur fera face. Les équipements de petite enfance existants à l’angle sud de la parcelle seront également démolis une fois les équipements neufs livrés.

Il est important de rappeler que le présent permis de construire est la première tranche d’un projet plus global dont la seconde tranche fera l’objet d’un permis de construire ultérieur.

La politique de la Mairie de Paris est de construire, avant la fin de la mandature de 2014, 5 000 logements sociaux dans le 20e arrondissement – information donnée par la mairie du 20e -.Ce secteur proche de la porte de Montreuil en fait partie. Bien que le projet propose de nouveaux équipements (crèche et halte-garderie, 65 logements sociaux, aménagement paysager des espaces extérieurs (1ère tranche), locaux d’activités avec création d’un espace jeunes et d’une bibliothèque (2e tranche)), on ne peut que regretter le surcroît de densification de ce secteur.

 

12B PASSAGE BOUDIN

PC-075-120-11-V-0046 — Date d’enregistrement : 16-06-2011.

Pét. : Mme Tanya KLYNE. —Arch. : Mme Tanya KLYNE, 1 bis, rue Cadet, 75009 PARIS.

Changement de destination d’un entrepôt en vue de l’aménagement d’une maison individuelle avec création d’une terrasse en toiture, démolition d’une partie du bâtiment pour la création d’un patio et décaissement partiel du plancher à rez-de-chaussée. S.H.O.N. créée : 36 m2. S.T. : 145 m2. Hauteur du projet : 8 m.

Les travaux concernent le réaménagement d’un rez-de-chaussée artisanal en locaux d’habitation et la création d’une terrasse sur l’arrière, à l’étage. Derrière la grille, le rez-de-chaussée ne se voit pas. Ces travaux ne posent pas de problème. Le caractère de ce petit passage campagnard n’en sera pas modifié.

 

7 PASSAGE PLANTIN

PC-075-120-11-V-0061 — Date d’enregistrement : 21-07-2011.

Pét. : M. Colin KRAMER. — Arch. : M. Jérôme LEROY, 39, rue Godot de Mauroy, 75009 PARIS. Réhabilitation avec surélévation d’une maison de ville sur passage, de 1 étage + combles sur rez-de-jardin et rez-de-chaussée, après démolition de la toiture en vue de l’aménagement des combles, modification des liaisons verticales, redistribution intérieure, ravalement des façades avec isolation thermique par l’extérieur, construction d’un local poubelles à rez-de-chaussée sur jardin et démolition du mur de clôture avec dépose de la grille pour reconstruction. S.H.O.N. créée : 54 m2. S.T. : 102 m2.

Ce passage, qui relie la rue du Transvaal à la rue des Couronnes par un escalier, est un endroit protégé, bordé de pavillons avec petit jardin implantés sur un seul côté. Ces pavillons sont bien cachés derrière une clôture métallique et de la végétation. Au n° 7 passage Plantin, la réhabilitation passe par une surélévation d’un étage. Bien que ce lieu n’ait pas le charme de la Mouzaïa ou de la Campagne à Paris, il est tout fait regrettable de détruire le caractère campagnard de ce passage en transformant ces pavillons en petits immeubles.

 

35 RUE LEVERT

PC-075-120-11-V-0064— Date d’enregistrement : 28-07-2011.

Pét. :M. Serge DELICATA, S.A.S EDMOND COIGNET. — Arch. : AEV ARCHITECTURES - Mme Sylvie PIAT, 11, rue des Templiers, 91730 MAUCHAMPS.

Construction d’un bâtiment d’habitation (14 logements créés), de 4 étages, sur rue, cour et courette, après démolition du bâtiment artisanal existant de 1 étage. S.H.O.N. à démolir : 562 m2. S.H.O.N. créée : 863 m2. S.T. : 337 m2.

Le projet concerne à la fois la destruction d’un bâtiment artisanal R+1 qui occupe l’ensemble de la parcelle et la construction d’un immeuble d’habitation R+4 de 14 logements. La parcelle est limitée à sa gauche par un immeuble de deux étages et à sa droite par un immeuble de cinq étages. Le projet est tout à fait raisonnable.

L’attention doit surtout être attirée sur le fait que l’aqueduc de Belleville (classé) passe sous le trottoir de ce côté de la rue Levert. Le dossier Morland dit que l’immeuble artisanal ne possède pas de sous-sol et le projet ne mentionne pas non plus de sous-sol, mais la présence de l’aqueduc n’est évoquée à aucun moment. Il faudra suivre avec attention la construction des soubassements de l’immeuble afin qu’ils respectent l’aqueduc. L’ASNEP (Association Sources du Nord Etudes et Préservation) a été informée.

 

1 CITE DE L’ERMITAGE

DP-075-120-11-V-0304—Date d’enregistrement : 26-07-2011.

Pét. : M. Jean-Pierre FERREY, S.A.R.L. FONCIERE MARIE INVESTISSEMENT.

Ravalement des façades, sur impasse et jardin, avec isolation thermique par l’extérieur, révision de la couverture avec création d’un châssis de désenfumage, suppression d’une volée de fenêtres côté cour mitoyenne et modification avec création de baies de fenêtres et portes en façade côté impasse.

Cette maison de deux étages a effectivement bien besoin d’être ravalée et améliorée. Les fenêtres sur la façade mitoyenne vont être supprimées, et pour cause, parce que la nouvelle construction qui va se faire au n° 3 doit s’appuyer sur cette maison. Une demande préalable a déjà été faite et la société affichée « Foncière Marie Investissements » est la même que celle qui fait les travaux au n° 3 pour la construction de la maison individuelle.

 

3 CITE DE L’ERMITAGE

PC-075-120-11-V-0063 — Date d’enregistrement : 26-07-2011.

Pét. : M. Jean-Pierre FERREY, Indivision FMI FRI. — Arch. : M. Gilles ROQUELAURE, 84, rue Lemercier, 75017 PARIS.

Construction, après démolition du bâtiment d’habitation existant de 1 étage, d’une maison de ville de 2 étages avec édicule d’accès en toiture-terrasse (1 logement créé), sur 1 niveau de sous-sol, sur impasse et jardin, avec végétalisation des façades sur patio. S.H.O.N. à démolir : 144 m2. S.H.O.N. créée : 417 m2. S.T. : 280 m2.

Il est dit dans le dossier Morland que ce projet s’inscrit dans une démarche environnementale soucieuse de la biodiversité à un point tel que l’on en est irrité !

La construction prévoit deux étages sur sous-sol. Les surfaces créées sont de 113 m² au rez-de-chaussée et 85 m² au 1er et au second étage. Le bâtiment va s’appuyer sur les bâtiments limitrophes du n° 1 et du n° 5 de la Cité de l’Ermitage. La surface de jardin est réduite à la partie avant gauche du terrain, il y aura beaucoup d’habillage de bois et de végétalisation. Le projet parle de construction individuelle. Cette demeure n’est pas plus haute que d’autres dans cette Cité. Mais il faut reconnaître qu’elle va détonner par rapport aux autres, plus modestes mais en fond de parcelle, et laissant plus de place à la partie jardin sur le devant, et d’une architecture très différente.

On ne comprend pas la présence, sur le portail, d’un affichage de PC 075-120-10-V-020 daté du 26-01-2011 concernant cette même construction et sur lequel des voisins ont inscrit : « Sacrifier l’histoire au nom de l’écologie. N’y a-t-il pas un consensus à trouver ? ».

Ce précédent permis aurait-il finalement été refusé ? Le nom du pétitionnaire a changé. Ce n’est plus la « Foncière Marie investissements » qui intervient également au n° 1. Le nouveau projet semble avoir été réduit d’un étage, mais est-ce suffisant pour que son intégration soit satisfaisante dans la cité ? Les travaux n’ont pas commencé.

 

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