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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 10:32

Poste-du-Louvre.jpg

 

 REVUE DE PRESSE


- PARIS HISTORIQUE – Déjà un demi-siècle au chevet du patrimoine

L’association Paris historique, qui fête ce week-end ses 50 ans, a multiplié, souvent avec succès, les combats pour préserver les bijoux architecturaux de la capitale.

 On lui doit en partie la réhabilitation du Marais. L’élément déclencheur fut le danger qui pesait sur ce quartier. A l’époque, il était question de construire une voie transversale qui aurait relié Châtelet à Bastille, projet qui supposait la destruction de la rue du Parc Royal et de l’hôtel de Vigny », rappelle Pierre Housieaux, président depuis 2001 de cette association. Si les petites rues du Marais et leurs hôtels particuliers, fleuron de l’architecture du XVIIe siècle, doivent beaucoup à la loi Malraux de 1962, il n’en demeure pas moins que les chantiers des bénévoles de Paris historique ont contribué à la restauration d’un quartier qui comptait alors

plusieurs îlots insalubres.

« Réhabiliter plutôt que détruire puis reconstruire, et lutter contre cette idée fausse selon laquelle la deuxième solution coûterait moins cher que la première » : de l’hôtel de Beauvais au café de la Gare, le Marais fourmille d’exemples où ce principe, formulé par Pierre Housieaux, a été mis en œuvre avec succès. Las, la méthode n’a pas été appliquée aux Halles voisines et la démolition, à la fin des années 1960, des pavillons Baltard, hérités du Second Empire, apparaît aujourd’hui comme la faute d’urbanisme la plus lourde du dernier demi-siècle. Pierre Housieaux conclut : « Paris Historique s’est opposé en vain au projet de destruction du préfet de Paris. Nous regrettons tellement la disparition des Halles que nous avons préféré ne pas prendre position sur le chantier actuel ». (Extrait de l’article de Philippe Baverel – Le Parisien du 05/10/2013)


- Destruction du mur de la Ruche : les artistes attaquent

On croyait la hache de guerre enterrée entre les artistes de la Ruche et le promoteur Soférim. Il n’en est rien. C’est même tout le contraire. La société immobilière, qui projette de construire des logements de standing sur le terrain voisin de la célèbre cité d’artistes du 15e arrondissement, semblait plutôt fière d’annoncer, mardi dans un communiqué, la fin de la reconstruction du mur séparatif qu’elle avait abattu, l’an dernier, « au titre du principe de précaution ». Une destruction réalisée au petit matin, sans prévenir personne, et qui avait de surcroît entraîné la perte définitive d’une mosaïque de Melano, céramiste de renom qui a notamment travaillé avec Léger, Braque et Chagall.

Dans son communiqué, le promoteur s’enorgueillissait d’être « allé encore plus loin qu’une simple reconstruction à l’identique, en utilisant des briques de facture artisanale et de trois teintes différentes, dans un souci d’esthétisme ». Et d’ajouter : « A la demande de l’architecte des Bâtiments de France, le mur a été construit 60 cm plus haut que l’ancien, afin de garantir encore plus de sécurité et de confidentialité aux résidents de la Ruche ». Sur place, la fameuse séparation est bien là. Immense et dénuée de toute végétation, là où grimpait jusqu’à l’an dernier un lierre quinquagénaire qui conférait un certain charme à cet écrin de verdure, classée espace vert protégé.

« Ils sont gonflés de pavoiser. Le mur n’est même pas fini. Il manque encore trois ou quatre mètres », s’étonne le plasticien Ernest Pignon-Ernest, une des figures de la Ruche. « Nous allons bien sûr terminer le travail. Nous sommes en fait bloqués par la présence d’un réseau ERDF nous empêchant de démolir la maison en ruine qui se trouve sur le terrain », explique Anne-Sophie Vassort, directrice de programme à la Soférim.

Loin d’être apaisée par cette reconstruction partielle, la fondation a assigné hier le promoteur. Elle entend obtenir 25.000€ de réparation pour la mosaïque de Melano et 50.000€ pour le « trouble anormal de voisinage » occasionné par la destruction du mur original. Par la même occasion, la Ruche a entamé un autre bras de fer avec le promoteur. « Nous avions signé un protocole qui prévoyait d’attribuer un local de 84 m² pour un loyer modique à la Ruche afin qu’elle en fasse un lieu d’exposition », explique Michel Freudiger, l’architecte de la cité. En contrepartie, la fondation acceptait d’occulter des petites fenêtres donnant sur le futur ensemble, ce qui permettait au promoteur de construire davantage. Seulement voilà : la Soférim considère que ce protocole ne tient plus, dans la mesure où son projet a été modifié. Ce que conteste l’avocat de la Ruche. En attendant une décision de justice sur le fond, il a réclamé l’arrêt des travaux. (Article de Joffrey Vovos – le Parisien du 03/10/2013)


- La nouvelle vie de la gare de Saint-Ouen

Restaurant, bar avec terrasse, salle de spectacles et ateliers culturels ouverts aux adultes et aux enfants. Après des années d’incertitude, la gare de l’avenue de Saint-Ouen (18e), l’une des stations désaffectées de la ligne de la petite ceinture, vient de s’inventer un nouveau destin. Résolument ouvert sur le quartier. Dès l’automne 2015, l’association le Hasard Ludique, qui a remporté l’appel d’offres, ouvrira les portes des 465m² de ce petit bijou architectural du XIXe siècle, longtemps laissé à l’abandon, avant d’accueillir un vaisselier discount, finalement expulsé des lieux.

La gare, aujourd’hui vide, a subi les outrages du temps derrière une façade livrée aux graffeurs… Mais plus pour longtemps : rachetée par la Ville à Réseau ferré de France (RFF), moyennant 1M€, le site est désormais entre les mains d’Hasard Ludique, qui bénéficie d’un bail emphytéotique d’une durée de trente ans.

Une programmation à dominante musicale : L’acquéreur, une société coopérative créée par des professionnels de la programmation artistique à dominante musicale a remporté tous les suffrages, face à ses multiples concurrents : « Ce projet innovant dans la forme choisie, pour associer professionnels, amateurs et habitants du quartier a été très fortement soutenu par le monde de l’économie sociale et solidaire, précise-t-on à la mairie de Paris. Par ailleurs, la reprise par Hasard Ludique permettra à la ville de percevoir une redevance fixe annuelle de 36.000€. Et, à partir de la sixième année d’exploitation, une part représentant 2 % du chiffre d’affaire au-delà de 1,9M€ ». Dans l’opération, « l’esthétique des lieux devra être préservée », souligne Éric Lejoindre, le premier adjoint de Daniel Vaillant, le maire (PS) du 18e.

Début des travaux dès cet été avec, en projet, un espace ouvert du mardi au dimanche, proposant une salle de spectacles de 250 places, un atelier de trente places, notamment et un restaurant-brasserie couvert, du côté des voies ferrées. Mais avant l’ouverture officielle des lieux, des évènements organisés « hors les murs » permettront de s’offrir un avant-goût de la programmation. (Article de Cécile Beaulieu – Le Parisien du 08/10/2013)


- La Ville veut racheter la ferme Montsouris

L’information a fuité il y a plusieurs semaines déjà sur le blog des défenseurs du site. Hier soir, la Ville de Paris a confirmé qu’elle comptait proposer 6M€ à la Soférim pour le rachat des vestiges de la dernière exploitation agricole de Paris, la ferme Montsouris, dans le 14e arrondissement. Un site qui cache également des carrières médiévales classées monuments historiques.

La Soférim avait acheté cette parcelle de 2.700m² en 2003 pour 6,38M€. Elle prévoyait d’y construire 80 logements et des commerces autour d’un jardin de 700m². Après les premières démolitions, une longue bataille juridique s’est engagée avec le collectif de défense de la ferme. Un combat qui, à en croire la mairie, est arrivé à son terme. Selon l’Hôtel de Ville, « le ministère de la Culture » s’apprête « à délivrer dans les prochains jours le permis de construire sollicité par le promoteur immobilier ». La collectivité a donc considéré que proposer le rachat d’une partie du site était « la meilleure garantie pour la préservation de ce patrimoine ». Une décision qui devra encore être approuvée en novembre, lors du Conseil de Paris. Si l’opération est validée, la mairie ne deviendra propriétaire que de deux bâtiments : une grange construite en 1862 et le pavillon Troubadour, modeste édifice de style néogothique érigé sous la Monarchie de Juillet (1830-1848). La Ville envisage de transformer ce dernier en une crèche de 25 places. Des travaux dont le coût pourrait avoisiner les 2M€. Le reste de la parcelle resterait propriété de la Soférim.

Plutôt que de ravir les défenseurs du site, ces velléités de rachat les agacent profondément. « C’est une solution totalement idiote, s’emporte Thomas Dufresne, le président du collectif de la ferme Montsouris. Le promoteur va non seulement encaisser 6M€ pour ces deux bâtiments dont il ne peut de toute façon rien faire – l’acquisition de la grange par la mairie est prescrite par le plan local d’urbanisme et le pavillon Troubadour est protégé par une décision de justice qui interdit de faire des fondations souterraines –, mais, en plus, il va encaisser près de 60M€ grâce à l’opération immobilière qu’il réalisera ».

Hier soir, à 22h30, ni la Soférim, ni Pascal Cherki, le maire (PS) du 14e n’avaient répondu à nos sollicitations. Du côté du collectif, on promet d’engager de nouveaux recours, une fois les permis délivrés. (Article de Joffrey Vovos – Le Parisien du 25/10/2013)


- Le réservoir de Grenelle sacrifié pour un projet immobilier ?

Vu de la rue de l’Abbé-Groult, l’on n’en voit… rien d’autre qu’un sobre petit immeuble blanc des années 1930, dans l’enfilade de bâtiments autrefois faubouriens. Pourtant la grille du 125bis cache l’un des cinq réservoirs d’eau non potable de la capitale, un bassin à ciel ouvert de 6.000m², construit au XIXe siècle au-dessus de plus de 2.000 m² de voûtes. Désormais jugé même « inutile » pour la capitale, dont cette eau permettait initialement l’arrosage des jardins publics et le lavage des rues, le réservoir haussmannien risque de disparaître au profit de trois immeubles, dont une barre de 30 m de long.

C’est ce qu’ont découvert les riverains, auxquels le gestionnaire Eau de Paris est venu expliquer, à l’occasion d’un conseil de quartier, que ce bassin de Grenelle est devenu obsolète. « On nous démontre alors que les besoins de Paris ont beaucoup diminué, et que le réservoir va être fermé ainsi que deux autres », raconte ainsi Agnès Lozet, dont les fenêtres donnent sur l’eau calme de cette drôle de piscine bétonnée. « Pourtant c’est une aberration, estime-t-elle, surtout quand on sait que le Plan Climat de la ville de Paris comme les climatologues, que Paris connaîtra d’ici 20 ou 30 ans un véritable « Stress hydrique », donc un manque d’eau qu’il faut anticiper! Sinon la capitale devra créer des bassins à grands frais, alors qu’il suffit de préserver ceux qui existent et sont sous-utilisés ».

Le Livre Bleu de la ville préconise en effet de développer l’eau non potable comme « ressource alternative ». Pour autant, le projet de la mairie est néanmoins bien avancé : elle fait réaliser une expertise technique et financière du sous-sol, et a commandé les études de faisabilité. La mairie envisage bien de vendre le terrain, en trois lots destinés à de l’immobilier privé, du logement social et des équipements, au-dessus des fondations de voûtes qui pourraient être conservées. Paris parle de « reconversion », les habitants voient « un massacre et une absurdité écologique », de la part d’une mairie.

Pour ces voisins du réservoir, la crainte de voir pousser tant de logements dans leur champ d’horizon le dispute à celle d’une capitale en manque d’eau. Ils ont donc décidé de se regrouper et de lancer une pétition. « Respiration Paris 15 », l’association initiée par Agnès Lozet, rassemble 110 habitants et sa pétition compte déjà plus d’un millier de signatures, déjà parvenue à Bertrand Delanoë.

« Il y a beaucoup d’exploitations possibles de ce réservoir, insiste Agnès Lozet, qui soupçonne la mairie de « chercher du foncier à tout prix ». Leur espoir de gagner le soutien d’Anne Hidalgo, adjointe à l’urbanisme et candidate à la mairie en mars 2014, risque pourtant d’être douché : ce projet, c’est Mme Hidalgo qui l’a porté… Elle promet « d’y conserver une vocation d’espace de respiration du quartier, en y installant également un jardin public et un équipement petite enfance ». Mais « le besoin crucial de logement à Paris, et la capacité de ce site à pouvoir en accueillir » ne souffrent apparemment pas de restriction. « La ville s’apprête à lancer un marché de prestation urbaniste/paysagiste chargés, à partir des diagnostics techniques, de proposer des scénarios urbains », fait savoir la mairie. D’ici là, les riverains fourbissent leurs armes. (Article d’Élodie Soulié – le Parisien du 01/11/2013)

 

- On a retrouvé le phare du Trocadéro

Sous l’égide de la Société historique d’Auteuil et de Passy, un projet a été lancé pour restaurer et rapatrier dans les jardins du Trocadéro une magnifique lanterne qui coiffait autrefois la colline de Chaillot.

« Sais-tu qu’il y avait un phare au Trocadéro ? ». Surpris et intrigués par cette question de l’historien du 16e arrondissement, Hubert Demory, et après une rapide enquête auprès du service des phares et balises au ministère de l’Écologie et du Développement durable, nous avons découvert que pendant environ une centaine d’années, du milieu du XIXe siècle au milieu du XXe siècle, la colline de Chaillot a été le centre des études et des recherches menées par les ingénieurs du service des phares en matière de signalisation maritime.

En effet, la colline de Chaillot, qui domine un Champ-de-Mars pouvant simuler une étendue maritime, était un site idéal pour étudier la portée et la visibilité de feux de signalisation maritime. D’où la construction en 1869, sur l’actuel emplacement du Conseil économique et social, du dépôt des phares de Paris, dont la terrasse était surmontée d’une lanterne dans laquelle étaient testés les systèmes optiques à base de lentilles de Fresnel destinées à équiper les phares de France, ainsi que certains phares à l’étranger. Le 2 août 1992, lors de la démolition du dépôt des phares, la lanterne qui coiffait le bâtiment et qui devait, selon les termes du permis de démolir, être rapatriée à Paris à la fin des travaux d’extension du Conseil économique et social en vue d’être exposée sur un espace vide à l’angle de l’avenue Albert de Mun et de l’avenue du président Wilson, a été emmenée et stockée « provisoirement » dans le magasin central des finances à Croissy-Beaubourg en Seine-et-Marne. Et c’est là que croupit toujours cette magnifique lanterne de 3,50 m de diamètre et de 5,80 m de hauteur.

Afin de restaurer et de rapatrier dans les jardins du Trocadéro cette lanterne, qui fait partie du patrimoine architectural du 16e arrondissement et qui symbolise l’importance du 16e dans l’histoire de la signalisation maritime en France et dans le monde, un projet a été lancé sous l’égide de la Société historique d’Auteuil et de Passy, avec le soutien de la mairie du 16e en liaison d’une part avec la mairie de Paris, et d’autre part avec l’actuel service des phares et balises au sein du ministère de l’Écologie et du Développement durable. Souhaitons bonne chance à ce projet qui, nous l’espérons, permettra de plus, de répondre au devoir de mémoire que mérite l’épopée des phares lumineux au XIXe siècle. Le bureau de la SHAP.

 

- La maison de Maurice Chevalier est à vendre.

La Louque cherche nouveau propriétaire. Les héritiers de Maurice Chevalier (1888-1972) ont dû se résoudre à vendre la splendide propriété de Marnes-la-Coquette (Hauts-de-Seine) où il a vécu ses vingt dernières années. Une demeure élégante, emblématique de l’architecture des années 1930.

Maurice Chevalier, qui avait séduit Hollywood – et Marlene Dietrich – l’avait acquise en 1952. Il l’avait appelée La Louque, le surnom de sa mère. Située en lisière de la forêt de Fausses-Reposes et du parc de Marnes, elle accueillera une famille ou un acheteur pouvant payer… 8,4M€.

« Elle trouvera vite preneur », pronostique-t-on au sein du Groupe Mercure, chargé de la vente. En attendant la dispersion du mobilier prévue lors d’une vente aux enchères chez Drouot le 9 décembre, La Louque – quinze pièces et 585m² – entretient le souvenir de son ancien occupant : objets, tableaux, photos accrochées aux murs en pierre de taille, cannes, livres, ouvre-lettres, stylos…

Dans ce havre de paix, Maurice Chevalier a accueilli Édith Piaf, Marcel Pagnol, Richard Burton… Les futurs occupants devront faire sans la baignoire. Une œuvre étonnante, réalisée en 1930 par le sculpteur animalier Louis de Monard, qui figurera sur le catalogue de Drouot.

A Marnes-la-Coquette, le souvenir de Maurice Chevalier est partout : le roi du music-hall, qui repose dans le cimetière communal, a donné son nom à la rue dans laquelle se situe La Louque et à l’école élémentaire. (Article de Jérôme Bernatas – Le Parisien du 05/10/2013)


- Bilan de la journée d’étude concernant la poste du Louvre

Alors que le projet de reconversion de l’hôtel des Postes (rue du Louvre) arrive dans sa phase de réalisation, notre association a organisé le 7 novembre dernier une journée d’étude sur le sujet afin de rappeler au public l’importance architecturale de cet ouvrage et d’alerter l’opinion sur les menaces qui pèsent sur lui.

Pour illustrer le fait qu’une reconversion d’un ensemble architectural n’est pas toujours synonyme d’une destruction substantielle de ce dernier, des architectes espagnols sont venus nous parler de la poste centrale de Madrid. El Palacio de Comunicaciones, homologue de la poste du Louvre a été effectivement rénové entre 2005 et 2011 dans la perspective d’accueillir de nouvelles activités. Or l’architecte, M. Partearroyo, a su tenir compte et respecter la structure originelle pour cela. Il a, par exemple, recouvert l’ancienne cour de transbordement postal, devenu espace polyvalent, au moyen d’une immense et élégante verrière.

Plusieurs spécialistes (historiens de l’architecture, architectes et urbanistes) sont intervenus durant cette journée et tous ont souligné le caractère exceptionnel de la poste du Louvre. En effet, premier exemple d’architecture postale et oeuvre du Julien Guadet, grand théoricien de l’architecture, le bâtiment se distingue par son aspect monumental et sa fonctionnalité. Cette partie fonctionnelle (usine postale), cachée au public, donne même à ce bâtiment construit sous la IIIe République toute une valeur patrimoniale. Elle est composée de vastes nefs métalliques dont certaines peuvent faire jusqu’à quatre-vingt-dix mètres de longueur.

L’hôtel des Postes est aujourd’hui géré par Poste Immo, opérateur immobilier du groupe La Poste. Depuis 2011, Poste Immo, jugeant le bâtiment obsolète, souhaite le moderniser et l’ouvrir sur la ville. La société a alors élaboré un programme qui prévoit de céder une large place de l’édifice à des activités commerciales (61 % du bâtiment doit être consacré à des activités commerciales, 21 % à des activités postales et les 18 % restant à des services de la ville). Pour assurer la réalisation de ce programme, un concours d’architecte a été lancé. Le lauréat du concours, l’agence Dominique Perrault Architecture (DPA), a été désigné en juillet 2012. Malheureusement, comme l’ont fait plus ou moins tous les concurrents, le projet de DPA implique la destruction d’une grande partie de l’édifice, notamment le corps de bâtiment intermédiaire, afin de réaliser une vaste cour. Cette proposition entraîne également la disparition d’une partie des nefs métalliques et des planchers d’origine.

Le public présent lors de la journée a regretté le conformisme généralisé des participants au concours. Le maître d’ouvrage n’ayant pas assez insisté sur la préservation en l’état des nefs métalliques, les agences d’architecture n’ont pas, par conséquent, réussi à hiérarchiser la valeur des espaces intérieurs. Il est également regrettable que cet édifice, ayant une forte valeur historique et architecturale, ne soit pas protégé au titre des monuments historiques. Un permis de construire a bien été délivré par la direction de l’urbanisme. Une prochaine journée d’étude sur la poste du Louvre aura lieu en janvier 2014.

 

 

VISITES

1er arrondissement

4, rue Duphot

PC-075-101-13-V1028 — Pét. : S.A.S. DUPHOT INVEST. — Réhabilitation d’un bâtiment de 6 étages avec un niveau de sous-sol à usage de bureaux, commerce et habitation avec changement de destination de bureaux en commerce sur les 1er et 2e étages, de bureaux en habitation au 5e étage, redistribution des circulations verticales, modification d’aspect extérieur de la façade sur rue et cour, des menuiseries extérieures, de la devanture et déplacement de la porte d’entrée, démolition de la mezzanine en rez-de-chaussée, de la toiture-terrasse au 1er étage avec extension du volume sur 3 niveaux, création d’un escalier extérieur, d’une verrière au 2e étage sur cour. — Date d’enregistrement : 08-08-2013.

Cet immeuble a fait l’objet de nombreuses modifications depuis son origine. La volonté des propriétaires est de redonner une homogénéité à cet immeuble, avec un programme fédérateur de type « maison de couture ». Toutefois le bâtiment doit permettre, au niveau de sa façade d’entrée, de distinguer la partie commerce de la partie logement en assurant à chaque fonction une certaine indépendance. La lisibilité de la façade sur rue sera préservée. L’intervention se situe essentiellement au RDC. A la place de la porte cochère, non conservée, sera aménagée la vitrine du magasin. Les portes d’entrées de celui-ci et de l’accès aux logements seront de part et d’autre de la vitrine.

Les deux magasins se traduiront en un seul, au prix de faire disparaître la porte cochère, celle-ci faisant partie du caractère de l’immeuble et du quartier.

Les portes cochères faisant partie de l’architecture parisienne, cette suppression crée une rupture de style. Ce nouveau RDC moderne risque de faire disparaître les bandeaux et refends qui décoraient la façade au RDC et à l’entresol, d’où une banalisation de cette façade sur rue.

 

2e arrondissement

48, rue du Caire, 2, place du Caire et 107-109, passage du Caire

PC-075-102-13-V0018 — Pét. : S.A.S. RENE MARC HELENE. — Modification de la devanture d’une brasserie et d’un bar à vins avec implantation d’un ascenseur dans la cage d’escalier des parties communes du bâtiment. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 28-04-1964. — Date d’enregistrement : 08-08-2013.

Le projet consiste à transformer le magasin de textile, à l’angle de la rue du Caire et de la place du Caire, en bar à vin (36m2). Cette surface sera « rattachée » à la brasserie existante qui donne sur la place, séparée d’elle néanmoins par le passage du Caire qui se termine sur la place.

La devanture actuelle de la brasserie sera déposée et une nouvelle devanture sera installée dans le plan des pilastres du RDC, cachés par l’actuelle devanture, pour redonner une lecture complète de la façade. Sur la rue du Caire, l’actuelle devanture du magasin sera déposée et remplacée par un triple coulissant. Les menuiseries sur les devantures modifiées seront réalisées en aluminium noir et les vitrages seront clairs. Les enseignes reprendront la teinte des menuiseries. Un ascenseur sera installé dans la cage d’escalier de l’immeuble : il prendra place dans le vide de la cage en préservant le limon en bois.

Ce projet est présenté comme respectueux du patrimoine dans la mesure où le RDC sur la place retrouvera son harmonie avec le reste de la façade.

 

11e arrondissement

23, passage Beslay

PC-075-111-13-V0042.- Pét. : LA SOCIETE DU PASSAGE. — Réhabilitation avec extension d’un bâtiment de R+1 étage sur un niveau de sous-sol, changement de destination de commerce en hébergement hôtelier, extension en toiture avec la création d’un niveau supplémentaire, ravalement des façades, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures sur rue et cour, création d’un patio de verdure sur cour en lieu et place du sous-sol et création d’une galerie de liaison à rez-de-chaussée sur cour et d’une extension de l’hôtel avec toiture végétalisée. Surface supprimée : 183 m². Surface créée : 315 m². S.T. : 520 m². — Date d’enregistrement : 01-08-2013

Il s’agit d’un bâtiment d’un étage + comble sur rue avec commerce en RDC, auquel s’ajoute un bâtiment de deux niveaux sur cour. Cet ensemble nécessite des travaux importants.

Le projet consiste en la réhabilitation de l’ensemble pour créer un hôtel de 32 chambres avec un restaurant au RDC de l’immeuble mitoyen (qui fera l’objet d’un autre PC). S’y ajoute la création d’une surélévation d’un niveau en retrait sur le bâtiment sur rue, traitée en zinc pré-patiné et en vitrage type « atelier ». L’anatomie des façades sera conservée : maçonnerie et ossatures métalliques. Elles seront recouvertes d’un enduit blanc de Saint Astier avec des rehausses de profils et linteaux métalliques rivetés. Des volets seront restaurés en bois identiques à l’existant avec des garde-corps en ferronnerie traditionnelle, les menuiseries en châssis bois peints en gris ou vert ancien avec double vitrage. Les descentes d’eau pluviales seront refaites en zinc, cuivre et fonte décorée. Sur rue, le soubassement sera en pierre claire.

Le projet sur rue est satisfaisant et raisonnable avec sa surélévation d’un seul niveau entre deux immeubles nettement plus hauts.

 

98, rue de la Folie-Méricourt

 DP-075-111-13-V0424 — Pét. : S.E.M. RIVP. — Réhabilitation d’un immeuble d’habitation avec un commerce à rez-de-chaussée, ravalement des façades avec ITE sur rue, cours et en pignon, remplacement des menuiseries et réfection de la couverture. — Date d’enregistrement : 01-08-2013.

Cet immeuble comporte trois étages pleins + RDC avec commerce. C’est un petit immeuble du milieu du XXe siècle avec des garde-corps traditionnels.

Le risque de l’ITE est de faire disparaitre les quelques modénatures ainsi que les ferronneries et de supprimer le petit côté sympathique de cet immeuble. En revanche il a certainement besoin d’être au moins ravalé.

 

13e arrondissement

13, rue Buot.

PC-075-113-13-V-0002— Pét. :M. Vincent CLAES. — Arch. : M. Louis D’ALENCON, 48, rue Jean-Jacques Rousseau, 94200 IVRY-SUR-SEINE. — Extension avec surélévation et construction d’un 2e et 3e étages + mezzanine, de la partie en fond de parcelle d’un bâtiment d’habitation de 1 étage, après démolition de la toiture et réaménagement intérieur avec démolition d’une partie de mur porteur à rez-de-chaussée. Surface créée : 41 m2. S.T. : 72 m2. — Date d’enregistrement: 11-01-2013.

Ce projet consiste en la surélévation de deux étages plus comble d’une maison de ville sur rue. Celle-ci, de deux travées, va se retrouver avec des proportions hauteur/largeur disproportionnées ; quant au choix de la toiture, un étage plus comble est massif.

Au vu de l’espace d’implantation, ce projet hétéroclite aurait mérité une étude plus adaptée. Il semble prendre exemple sur la maison du n° 9 de la même rue.

 

14e arrondissement

21, rue Edouard Jacques

PC-075-114-13-V1037— Pét. : Mme STEU Stéphanie. — Surélévation d’un étage, après démolition de la toiture, d’un bâtiment d’habitation de 4 étages + combles, sur rue et cour, avec végétalisation de la toiture-terrasse. Surface créée : 19 m². S.T. : 115 m². — Date d’enregistrement : 20-08-2013.

Actuellement cet immeuble de 4 étages pleins et 4 travées avec façade en ciment est coiffé d’une toiture double pente en tuiles, non visible de la rue. Il est flanqué, au n°19, d’une maison moderne nettement plus basse et au n°23 d’un immeuble haussmannien légèrement plus élevé.

Le projet prévoit la démolition de la toiture et des combles, et la pose, sur le dernier niveau ainsi dégagé, d’une construction d’un étage en panneaux de bois massif recouvert de zinc patiné et surplombé d’une toiture végétalisée. Cette construction sera en retrait avec balcons côtés rue et cour.

Cette surélévation ne sera pas visible de la rue, donc ne posera pas de problème.

 

24, rue Edouard Jacques

PC-075-114-13-V1036— Pét. : S.C.I. XIV. — Construction d’une maison de ville à R+5 sur sous-sol après démolition d’une maison en fond de parcelle et de ses appentis. Surface de plancher créée 271 m². Surface de plancher à démolir : 85 m². — Date d’enregistrement : 09-08-2013.

Actuellement, au fond d’une petite cour encombrée, et donc peu visible de la rue, une maison début XXe siècle surélevée en 2002. Au 22 un immeuble en brique, au 26 un immeuble en pierre de taille de bonne facture. Le projet propose une maison de ville R+5. Dans un souci de ne pas reproduire un ensemble monolithique comme la maison du n°19 de la rue, les architectes proposent une maison tout en verre, légèrement en retrait et masquée par une résille métallique transparente couvrant toute la façade placée au droit de la rue.

Cette construction choquera sûrement et s’intègrera mal aux immeubles voisins.

 

42, avenue du Général Leclerc

PC-075-114-13-V1032 — Pét. : S.N.C. 42 GENERAL LECLERC. — Construction de 2 bâtiments de 2 à 7 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (28 logements créés) et de commerce à rez-de-chaussée côté rue avec mise aux normes BBC et végétalisation de la toiture du 1er étage côté jardin après démolition d’un ensemble de bâtiments d’habitation et de commerce. Surface supprimée : 762 m². Surface créée : 1 646 m². Hauteur du projet : 23 m. S.T. : 600 m². — Date d’enregistrement : 01-08-2013.

Sur la parcelle actuelle ont été construites 2 maisons de deux étages, une sur rue et une sur cour, maisons fin XIXe début XXe, sur une emprise en L. Ces maisons sans grand intérêt architectural sont en piètre état de conservation. De part et d’autre se trouvent, au n°40 un immeuble haussmannien en pierre de taille et, au n° 44 un immeuble XIX/XXe s. avec façade en ciment.

Après démolition totale de ces 2 bâtiments, le projet prévoit la construction de 2 bâtiments :

- un bât. A de 7 étages + terrasse sur rue.

- un bât. B de 4 étages + terrasse en fond de parcelle.

La façade sur rue sera revêtue d’un isolant extérieur et recouverte d’un micro mortier à base de chaux blanc. Les fenêtres auront des menuiseries extérieures en alu thermo-laqué gris moyen, des garde- corps en ferronneries thermo-laquées gris noir et seront équipées de volets roulants PVC gris clair.

Le nouvel immeuble supprimera une dent creuse peu esthétique et sa façade sur rue, sobre, devrait s’intégrer dans son environnement.

 

196, rue Raymond Losserand

PC-075-114-13-V1034— Pét. : E.U.R.L. ISOLATIONS. — Construction d’un bâtiment basse consommation de 5 étages à usage d’habitation (20 logements créés) après démolition totale d’un bâtiment d’habitation et d’atelier d’un étage. Surface supprimée : 285 m². Surface créée : 601 m2² S.T. : 190 m². Hauteur du projet : 18 m. — Date d’enregistrement : 08-08-2013.

Actuellement, à cette adresse se trouve un immeuble d’un étage des années 1950 en brique rouge, à toiture en terrasse, en retrait intermédiaire entre une église et un immeuble :

- au n°194, l’église Notre Dame du Rosaire construite en 1910 avec façade en brique jaune ;

- au n°198, un immeuble R+3 avec façade en ciment, faisant l’objet d’un permis de construire accepté. Les travaux en cours ne modifieront pas sa façade qui sera rénovée sans modification d’aspect. Après démolition de l’immeuble actuel du n° 196, le projet prévoit la construction d’un immeuble R+5 avec niveau 5 en retrait légèrement inférieur à l’actuel. Sa façade sera en maçonnerie enduite, partiellement recouverte de briquettes rouges. De même pour le pignon côté église. Les menuiseries et la porte d’entrée seront en métal teint foncée.

Pas de rupture de style avec la configuration actuelle. Le nouvel immeuble s’intégrera à l’ensemble.

 

41, rue Gazan

PC-075-114-13-V1025 – Pet. STE S.C.C.V. AR GAZAN – Construction d’un bâtiment d’habitation (10 logements de R+7 niveaux) avec pose de panneaux solaires et végétalisation partielle en toiture-terrasse sur rue après démolition d’un bâtiment d’habitation de R+1+ combles.- Surface à démolir 261 m². Surface créée : 760 m². S.T. 181 m². Date d’enregistrement : 11/07/2013.

La rue Gazan a été ouverte en lisière du parc Montsouris lors de sa création. Elle commence à être lotie, à partir de 1865 , d’une succession de maisons individuelles sur un seul côté. Les maisons ont été progressivement remplacées par des immeubles de 4 à 6 étages : seule une maison de brique avec pignon sur rue, comparable à celles du lotissement d’origine, subsiste au 41, rue Gazan. Elle est élevée d’un étage et comble sur RDC avec accès latéral par un jardin qui occupe la moitié de la parcelle. Sa construction remonte au début du XXe siècle.

La destruction totale de cette maison doit permettre la construction d’un immeuble contemporain sur pilotis, au gabarit et à l’alignement de ses voisins. Une première demande de permis a été examinée par la CVP (14/05/2013) qui indique « que la typologie de ce pavillon et de son jardin est un rappel du lotissement initial… et considère que son échelle participe à la qualité du rapport entre la rue et le parc Montsouris. En conséquence, elle s’oppose à la démolition de cette maison et son jardin ». Ce permis a été refusé et c’est donc le second que nous examinons, un copier-coller du premier projet de construction, sauf peut-être pour le RDC dont la hauteur réduite n’abrite peut-être plus des arbustes sous la dalle !

Ce charmant pavillon de brique pourra-t-il résister aux assauts immobiliers ?

 

16e arrondissement

117, rue de la Tour

DP-075-116-13-V-1493--Pét. : S.C.I. PANARA. --- Modification de façades à rez-de-chaussée sur rue et cour, création d’un ascenseur desservant tous les niveaux et dépose de la véranda existante. Surface créée : 19m2. Surface supprimée : 14 m2. --- Date d’enregistrement : 07-08-2013.

C’est un immeuble de style Art Nouveau, dans sa tendance néogothique avec une façade abondamment décorée, flamboyante à souhait dans la partie supérieure. Le bâtiment est surmonté d’une haute toiture d’ardoise qui participe au style de la façade, justement par cette hauteur, mais aussi par la forme des fenêtres de toit à fronton trilobé. Le dernier niveau a été peint couleur ardoise avec le souci de l’incorporer à la toiture dont il augmente d’autant le volume ; peut-être un peu trop. Mais c’est une façon de délimiter et mettre en valeur la façade sculptée.

Le projet annonce des modifications de façades avec dépose de la véranda côté cour, mais ne précise rien pour le RDC côté rue. La porte d’entrée n’étant visiblement plus aux normes sera sans doute concernée ; et que deviendront les grilles latérales en fer forgé ?

L’immeuble est occupé par des bureaux, sans pour autant trahir son aspect hôtel particulier. Côté cour, visibles par GPS, cinq paraboles d’une taille hors normes alignées sur toute la largeur du toit indiquent cependant des activités intenses.

Au RDC, les soupiraux ornés de belles grilles et les ouvertures comportant des éléments sculptés sont autant de parties sensibles qui méritent d’être surveillées.

 

18e arrondissement

24 rue Tholozé

PC 075 – 118 – 13 – V0032 - Pét. : SIEMP- Construction d’un bâtiment d’habitation de R+5 sur 1 niveau de sous-sol (6 logements sociaux créés). Surface créée : 412m2 _ ST : 159m2_ Date d’enregistrement : 16/08/2013

A la place d’un bâtiment démoli en 2009 pour dangerosité, la SIEMP veut construire un immeuble de logements sociaux s’élevant à R+4 plus un local technique au dernier étage. Le sous-sol, en partie constitué de caves voûtées, a été conservé et sera réaménagé. Le bâtiment sera à l’alignement des mitoyens (épaisseur et hauteur équivalentes) avec une avancée sur cour pour l’escalier. Le volume construit sera proche de celui de l’immeuble démoli. Extérieurement, les façades seront réalisées en maçonnerie de blocs de béton avec une isolation par l’extérieur. L’aspect de l’enduit et sa couleur seront lisses et très clairs, très proches de l’aspect des immeubles faubouriens voisins. Le RDC sera gris foncé. La toiture, qui n’est pas visible depuis la rue, sera en zinc et en panneaux solaires photovoltaïques, d’aspect le plus mat possible et tirant sur le gris.

Un petit jardin de 26m2 est prévu pour le logement du RDC.

Ce sera le premier immeuble neuf dans cette rue. Sa façade est peut-être un peu lisse par rapport aux voisines.

 

2 au 34, rue Belliard

DP– 075–118–13–V0438 - Pét. :SAS RADOSTY - Restructuration de l’ancienne gare de la Petite Ceinture avec redistribution des locaux intérieurs, création d’un ascenseur extérieur, démolition partielle de la toiture-terrasse avec pose d’une verrière et modification des façades sur rues et quais. Date d’enregistrement : 6/08/2013

La gare Ornano, située à la porte de Clignancourt, a été désaffectée en 1934 puis louée pour des activités commerciales jusqu'à nos jours. Les transformations qu'elle a subies l'ont beaucoup dégradée. Selon un article de mars 2013 paru dans Le Parisien, Réseau Ferré de France l'a vendue à C Développement qui possède déjà 5 lieux insolites tels « le Divan du Monde » (salle de spectacle), le « Comptoir Général ». Ces lieux sont proposés à la location ponctuelle pour des évènements, des séminaires… peuvent recevoir aussi des particuliers, le tout dans une démarche sociale, éthique et éco-responsable!

Le libellé de la DP ne renseigne pas sur l'affectation de ce lieu et il est n’est pas concis quant aux travaux à réaliser; on n'imagine pas d'ascenseur extérieur et on ne voit pas la toiture-terrasse. Le dossier n’est pas encore disponible. Voir l’article du Parisien du 8/10/2013 dans la Revue de Presse présentée ci-dessus.

 

20e arrondissement

302-306 rue de Belleville

DP-075-120-13-V1337— Pét. : RIVP. — Ravalement de l’ensemble des façades avec pose d’une isolation thermique par l’extérieur, remplacement des menuiseries, réfection des couvertures, réaménagement des abords des bâtiments, création de locaux vélos sur cour, réaménagement d’une loge de gardien en local de tri sélectif au rez-de-chaussée sur cour et installation d’un extracteur VMC en toiture. — Date d’enregistrement : 07-08-2013.

A cet emplacement se trouvait au XIXe siècle le cabaret du lac Saint-Fargeau, ouvert en 1859 sur une ancienne carrière de sable que son ingénieux propriétaire avait eu l'idée de remplir d'eau et d'agrémenter d'une île artificielle. Il connut jusqu'à la 1re guerre mondiale un grand succès; on y dégustait le vin suret (acidulé) de Belleville, on y dansait, on y canotait, on y pêchait même. Pour mieux attirer la clientèle, le patron obtint de la compagnie des omnibus que la ligne de Belleville à Paris eut son terminus devant son établissement, c'était la ligne Arts-et-Métiers - Lac Saint-Fargeau, ancêtre de la ligne 11. Cent ans plus tard, il n'existe plus aucun endroit d'une telle démesure dans la capitale. Dommage. (Paname dans l’âme)

Au regard de cet immense ensemble du XXe, aspect brique, le réaménagement des abords s’avère un chantier d’importance. Il faut souhaiter que l’aspect extérieur très cohérent et de belle qualité architecturale ne souffrira pas de l’isolation thermique envisagée.

 

3, cité de l’Ermitage

PC-075-120-13-V1041— Pét. : FMI FRI PAPO ET FONC DEDE INVESTI — Réhabilitation partielle du bâtiment existant à rez-de-chaussée et de la clôture sur rue, pose d’une isolation thermique par l’extérieur sur l’ensemble des façades, remplacement des menuiseries extérieures, réfection des couvertures et de la clôture sur rue, aménagement des espaces verts avec plantation d’arbres, démolition du bâtiment existant à R+1 situé en fond de parcelle en vue de la construction de 2 maisons de ville, surélévation de 2 niveaux du bâtiment existant et construction d’un bâtiment à R+2. surface supprimée : 44 m². Surface créée : 174 m². S.T. : 270 m²— Date d’enregistrement : 05-08-2013.

La Cité de l’Ermitage est l’un de ces lieux pittoresques qui font le charme et la mémoire du quartier de Ménilmontant. Tranquille et cachée de la rue, une fois passé le portique des cerisiers, cette Cité est un méli-mélo de villas enfouies dans les feuilles, de petits immeubles d’habitation et d’anciens ateliers avec leurs jardins secrets. Il fait bon respirer ici l’atmosphère d'un Paris particulier. Photographes et cinéastes apprécient ce décor « à remonter le temps ». Ce paysage, ce site urbain doivent être préservés. Et pourtant, un permis a été délivré pour la démolition d’une petite maison blanche, située au n°3, ainsi qu’un permis de construire pour réaliser à la place une maison-forteresse de 400 m² sur 4 niveaux + un sous-sol. (Blog Paris-Historique juin 2011)

La FMI (Foncière Marie investissements) dépose un troisième projet pour cette parcelle emblématique de la Cité de l’Ermitage. Après un premier projet « forteresse »en juin 2011, suivi en juillet 2011 d’un deuxième dans le style « villa contemporaine » (voir Sauv’dernière octobre 2011), le pétitionnaire propose ce troisième projet de 2 maisons de ville, pastiche sage et aseptisé « néo faubourien ». Le PC mentionne la réhabilitation partielle de la maison la plus typique de la cité avec son perron, sa clôture et son portail qui lui valait le détour des conférenciers et photographes du « Paris Insolite ».

La vue du projeté nous montre qu’en dehors du perron d’entrée, il ne reste rien ni de la maison ni de son portail joliment ouvragé ! Mais les deux maisons prévues sont beaucoup plus conformes à celles existant dans cette cité.

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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