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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 21:46

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REVUE DE PRESSE

 

- L’hôtel de Miramion a enfin trouvé preneur.

Le bâtiment était sur le marché depuis près d’un an, mais il ne trouvait pas preneur. L’assistance publique des Hôpitaux de Paris (APHP), a indiqué hier que la vente de l’hôtel Miramion pourrait enfin être conclue dans les semaines à venir. Situé sur le quai de la Tournelle (Ve) face à Notre-Dame, ce bâtiment du XVIIe siècle fait partie des fleurons du parc immobilier de l’APHP.

Depuis 1934, cet hôtel particulier de près de  4 000 m2 – dont une partie est classée monument historique – n’abrite plus que le musée des hôpitaux de Paris ainsi que quelques services administratifs. Rien d’essentiel à la bonne marche des différents établissements de santé de l’institution qui cherchait depuis longtemps à s’en séparer pour renflouer ses caisses.

L’hôtel particulier a déjà été vidé de toutes ses collections. Une grande partie des 8 000 pièces du musée a été transférée vers d’autres sites de l’APHP. Le reste va être montré au public lors d’expositions qui vont tourner dans les divers hôpitaux de l’institution. A terme, le musée sera transféré dans de nouveaux locaux à l’intérieur de l’Hôtel-Dieu, dans le cadre du grand plan de réorganisation de cet hôpital.

Une fois la vente de l’hôtel Miramion achevée, l’APHP n’en aura pas fini avec les grandes manœuvres immobilières. L’institution a en effet l’intention de céder son siège de l’avenue Victoria (IVe) pour transférer les bureaux vers l’Hôtel-Dieu. Le produit de cette cession servira à financer, en partie, la réorganisation du vieil hôpital de Paris, évaluée à 150 M€ (extraits de l’article de Benoit Hasse, Le Parisien du 5/10/2012).

 

- Pétition lancée pour sauver l’église des animaux .

Un projet immobilier menace l’église Sainte-Rita de la rue François-Bonvin, trop coûteuse à entretenir et vendue par le diocèse, mais qui risque d’être démolie pour laisser place à des logements sociaux. Une pétition en ligne vient d’être lancée pour sauver l’édifice, les paroissiens et les défenseurs du patrimoine espèrent obtenir l’appui et l’intervention de la Commission du Vieux Paris. Elle a été créée il y a près de cent vingt ans (extraits du Parisien 23/10/2012).

 

- « L’Asie en vogue » à Pagoda Paris, 48 rue de Courcelles.

EXPOSITION - L’une des plus anciennes galeries d’art asiatique de la capitale réunit une série d’œuvres uniques sur le thème de la mode.

Depuis 1928, cette façade se singularise dans un quartier largement dominé par le style haussmannien, au cœur du VIIIe arrondissement, à deux pas du parc Monceau. Ce qui était à l’origine un hôtel particulier fut transformé en pagode librement adaptée d’une forme architecturale traditionnelle chinoise par l’architecte Fernand Bloch à la demande de Ching-Tsai Loo. Cet antiquaire, collectionneur et homme d’affaires éclairé, disparu en 1957, y abrita ses trésors et sa société. La galerie d’art asiatique, l’une des plus anciennes de la capitale, rénovée à l’identique, retrouve ses couleurs et s’offre une nouvelle vie en ouvrant, pour la première fois, ses portes au public. Ce qui était autrefois l’appartement et les réserves a été restauré et converti en espaces d’exposition, tout comme les troisième et quatrième étages. Les aménagements réalisés dans les différentes salles préservent le caractère original et unique – notamment les plafonds à caisson et les boiseries – d’une galerie qui dispose également d’un fonds d’archives exceptionnel. La bibliothèque recèle des pièces rares.

Pagoda Paris accueille pour trois mois une exposition taillée sur mesure, « l’Asie en vogue » qui réunit des pièces anciennes et modernes, sur le thème de la mode, et des costumes.(Extrait de l’article de Catherine Deydier, le Figaro du 14/10/2012).

 

Des tractopelles ont détruit la mosaïque de la Ruche

Il ne reste que des fragments épars de la mosaïque de Lino Melano, que les artistes tentent, tant bien que mal, de récupérer au milieu des gravats. « Melano, c’était un grand céramiste. Il avait travaillé avec Léger, Braque et Chagall » se désole Ernest Pignon-Ernest, le vice-président de la Ruche, la célèbre cité d’artistes du XVe.

Très tôt lundi matin, les tractopelles ont fait tomber le mur de briques qui protégeait le jardin de cette résidence historique, fondée en 1902 par le sculpteur Alfred Boucher. Accrochée à une extrémité, la mosaïque a été littéralement pulvérisée. « Sans prévenir personne, les ouvriers du chantier d’à côté ont tout cassé en quelques minutes seulement » raconte Francis Herth, le représentant des artistes.

Un document avait été signé en 2007 avec les propriétaires du terrain d’à côté pour protéger le mur. La Ruche a été conçue comme un petit monastère. En gardant cette enceinte de briques, l’idée était de protéger la cité des regards extérieurs.

Sofremi, le promoteur qui réalise l’opération immobilière sur le terrain voisin, concède que l’entreprise chargée de la démolition a commis « une bourde ». Mais le maître d’ouvrage se défend de ne pas avoir respecté ses engagements. « Le mur était en très mauvais état et risquait de tomber. Il devait être détruit, puis reconstruit. Nous avions même fixé une nouvelle rencontre entre la fondation et notre architecte pour discuter du calendrier, assure Christine piat, directrice de la communication. De toute façon, un géomètre a établi que ce mur est sur notre parcelle. Il n’y a de surcroît aucune restriction le concernant, ni dans notre permis de démolir ni dans notre permis de construire. »

L’affaire ne devrait pas en rester là. Ironie de l’histoire, dans ses plaquettes, Sofremi a fait de la proximité avec la célèbre cité un argument de vente pour ses logements de standing (Extraits de l’article de Joffey Vovos  (Le Parisien du 24/10/2012) .

Dans un courrier adressé au promoteur, Anne Hidalgo se dit « d’autant plus surprise  que la direction de l’urbanisme lui a confirmé que le dossier de permis de construire comporte bien une pièce explicite relative à la conservation du mur mitoyen avec la Ruche ». « En aucun cas il ne pourrait être admis qu’une société de promotion puisse s’affranchir impunément des préconisations qui lui sont imposées… », avertit la première adjointe, qui somme Sofremi, le maître d’ouvrage, de s’expliquer. Le promoteur s’est engagé à reconstruire le mur d’ici la fin de l’année (Extraits du Parisien, 25/10/2012).

 

- La statue de la République se refait une beauté.

Dissimulée derrière un long voile blanc, la statue de la République se refait une beauté. Les artisans d’art installés sur les échafaudages, gomment les altérations dues au temps et à la circulation en projetant sur les bronzes une couche de cire teintée de pigments naturels avant de lustrer.  Les spécialistes n’ont pas entrepris de restauration lourde car les derniers travaux remontent seulement à 2007. Ils ont seulement effectué un nettoyage approfondi. Les trois statues de pierre représentant l’égalité, la liberté et la fraternité ont également retrouvé leur blancheur immaculée. Les tags laissés par les graffeurs et les manifestants ont aussi été enlevés à l’aide d’un abrasif.

Cette statue monumentale – l’une des plus grandes de la capitale – réalisée par les frères Morice et inaugurée en 1883, montrera bientôt son visage aux automobilistes et aux passants. L’opération de démontage des échafaudages démarrera la semaine prochaine.  La statue de la République, coiffée d’un bonnet phrygien, haute de dix mètres et reposant sur un piédestal de quinze mètres, se mirera dans une lame d’eau aménagée à ses pieds. A la tombée de la nuit, l’eau de ce bassin sera éclairée et légèrement mise en mouvement afin de produire des jeux de lumière. Les Parisiens pourront s’asseoir autour. La statue de la République deviendra alors un nouveau lieu de rendez-vous pour les salariés et les habitants du quartier (Christine Henry, le Parisien du 26/10/2012, extraits).

 

 

VISITES

2e arrondissement

4, place de l’Opéra, 1, bd des Capucines

PC-075-102-12-V1022 - Pét. : S.A.S. MATY. — Remise en état de la devanture, remplacement des stores et réaménagement intérieur avec fermeture d’une trémie de monte-charge d’une bijouterie. Bâtiment inscrit au titre des monuments historiques les 23-02-1993 et 10-03-2006. Surface créée : 1 m2. — Date d’enregistrement : 03-09-2012.

 Cet immeuble magnifique en pierre de taille abrite au rez-de-chaussée la bijouterie Maty. La devanture a gardé une grande partie de son cachet d’origine. Les stores apparaissent effectivement en assez mauvais état, mais il faut noter que leur positionnement actuel offre une discrétion qui respecte totalement la façade.  Etant donné la situation de ce magasin sur la place de l’Opéra et son classement, on peut être confiant sur la qualité des travaux prévus et sur leur bon goût.

 

3e arrondissement

22-24 rue du Grenier Saint-Lazare

PC-075-103-12-V-0013 – Pét. : Mme Françoise PETRUCCI, S.C.I. ZIC – Arch. : M. Philippe AVELINE, 73, rue du Général Leclerc, 78380 BOUGIVAL – Changement partiel de destination de 2 bâtiments de 5 à 6 étages sur un niveau de sous-sol à usage de restaurant en habitation (4 logements créés) avec déplacement de trémies, création de châssis et d’une souche de désenfumage, modification et ravalement de certaines façades et démolition partielle de planchers avec ouverture d’un mur de refend. Surface supprimée : 24 m2. Surface créée : 10 m2. S.T. 206 m2 – Date d’enregistrement : 19-06-2012.

L’immeuble du n° 22 comprend 6 niveaux élevés sur le RDC et comprenant un sous-sol. Le sous-sol, le RDC et les deux premiers étages sont occupés par un restaurant (l’Ambassade d’Auvergne et du Rouergue) qui se développe également sur l’immeuble du n° 24. Les étages supérieurs sont occupés par des logements. L’immeuble du n° 24 comprend 5 niveaux et un sous-sol, occupés dans leur totalité par ce même restaurant.

 Le projet consulté à Morland explique que la S.C.I. ZIC envisage de réduire l’activité du restaurant en regroupant celle-ci sur le sous-sol, le RDC, le premier étage et une partie du troisième étage pour conserver les locaux du personnel et les locaux techniques existants. Les locaux ainsi libérés seront transformés en logements (création de 4 logements). L’accès se fera par le hall existant au RDC du n° 22.

 Les travaux envisagés modifient :

- la distribution intérieure des volumes existants : ouverture du mur séparatif entre les deux immeubles pour la création de la circulation horizontale du deuxième étage ; condamnation de l’escalier menant du premier au deuxième étage du restaurant ;

- l’aspect extérieur de façon limitée : suppression des baies existantes au 2e étage;  suppression des baies existantes sur les paliers des 3e et 4e étages de l’escalier situé au n° 24; ravalement sur les façades nord et est du fait des suppressions de baies; changement des menuiseries extérieures éclairant les logements créés avec façon de petits bois identiques aux existants; peinture en noir des garde-corps métalliques.

 

9e arrondissement

2, rue Saulnier,  3, rue Richer

 PC-075-109-12-V1041. — Pét. : S.A.R.L. PLEIN FEUX PRODUCTION. — Changement de destination de locaux commerciaux en théâtre avec modification des façades sur rue et cour, démolition de structures porteuses et de 2 mezzanines dans le volume du rez-de-chaussée avec déplacement d’une trémie d’escalier et mise aux normes de sécurité et d’accessibilité. Surface supprimée : 65 m2. Surface créée : 9 m2. S.T. : 708 m2. — Date d’enregistrement : 16-08-2012.

 Au 2 rue Saulnier, existe un théâtre au nom de « Les Feux de la Rampe », avec une salle de 133 places, en activité.

La production a décidé la création d’une nouvelle scène, et pour cela la transformation, dans la rue voisine, rue Richer, d’un local désaffecté (restaurant) en très mauvais état. Sera aménagée une surface de 517 m2, sur 3 niveaux, à savoir :

-  RDC : une salle de spectacle (244 places) avec accueil du public : salle d’attente, billetterie, toilettes, régie…  341 m2

-  Mezzanine : régie, espace technique (9 m2)

-  Sous-sol : loges comédiens, toilettes, réserve (167 m2).

Concernant l’aspect extérieur, le projet a pour objectif de revaloriser la façade sur rue et de lui donner plus d’homogénéité. Il respectera le dessin de la devanture existante avec la conservation et la reproduction des trames des trumeaux et des habillages par panneaux de bois. Pour plus d’harmonie, les impostes seront alignées et un bandeau plein en bois peint filera tout le long et supportera une enseigne parallèle en inox brossé. Les deux entrées seront conservées mais auront la même hauteur. Les menuiseries seront peintes en marron et les panneaux d’habillage, en couleur brique, pour rappeler la couleur de la façade du 1er  théâtre, Les feux de la Rampe dans la rue Saulnier.

Côté cour, la façade très dégradée sera remise en état avec suppression des ouvertures existantes et leur rebouchage en maçonnerie. Seule,  la porte à double battant, actuelle sera conservée dans son principe mais remplacée par une porte pleine en bois peint couleur brique comme la façade. Une enseigne « Les feux de la Rampe », non éclairée, sera posée. L’apparence rappellera la façade sur rue.

 

11e arrondissement 

62, rue Jean-Pierre Timbaud, 28-30, rue Edouard Lockroy

PD-075-111-12-V-0007—Pét. : M. Olivier LOIRAT, S.C.I. LOIRAT-TIMBAUD. — Démolition totale d’un bâtiment de 1 étage sur un niveau de sous-sol à usage de commerce. — Date d’enregistrement : 07-08-2012.

La maison qui fait l’angle des rues Jean-Pierre Timbaud et Edouard Lockroy date de la seconde moitié du XIXème siècle. Elle présente les caractéristiques traditionnelles des « maisons de faubourg » : construite en pans de bois et moellons enduits, elle ne comporte qu’un RDC avec café-restaurant et un étage carré. Au début du XXème siècle, ce café s’appelait « Les demoiselles de Ménilmontant ».Il était fréquenté par les ouvriers du quartier qui pouvaient y retrouver à l’étage les filles qui arpentaient le trottoir de la rue d’Angoulême (aujourd’hui rue JP Timbaud). Après un incendie en 1998 qui a entraîné la disparition des escaliers et d’une partie des planchers, elle a été restaurée pour accueillir un café sur ses deux niveaux avec nouvelle devanture en RDC.

La démolition totale est demandée en vue de réaliser un immeuble neuf, mais aucun projet architectural n’est aujourd’hui connu (d’après les documents de la CVP, séance du 20 novembre 2012).

On ne peut émettre qu’un avis défavorable à cette démolition. La photo ci-dessus montre que ce bâtiment s’intègre bien dans le bâti environnant.

 

 

12e arrondissement 

7, passage Brulon

PC-075-112-12-V-0027 - Pét. : Mme Anne MATHIEU, S.C.I. DU 64, RUE CROZATIER. —Arch. : CABINET TECTUM, 2, rue de la Vanne, 92120 MONTROUGE. — Construction d’un bâtiment de R + 3 étages à usage d’habitation (14 logements sociaux créés) sur un niveau de sous-sol à usage de caves et de locaux techniques, après démolition d’une remise. Surface créée : 430 m2 S.T. :199 m2. — Date d’enregistrement : 02-08-2012.

Ce permis fait l’objet d’un projet plus vaste qui englobe les bâtiments anciens des n° 3 et 5 qui seront réhabilités ainsi qu’un autre situé au 10 passage Driancourt. C’est l’aboutissement du projet de rénovation de l’ilôt Brulon-Citeaux dont le but était de créer un nouveau paysage urbain tout en maintenant une relation harmonieuse avec l’architecture typique du quartier du Faubourg Saint-Antoine. Dans le respect de l’esprit du quartier et de son architecture traditionnelle, l’ilôt Brulon-Citeaux est l’exemple d’une réhabilitation réussie, menée en concertation étroite avec les habitants.

Le projet d’immeuble R+3 prévu après démolition d’une remise très dégradée s’inscrit dans un ensemble moderne raisonnable, ce qu’on ne peut qu’approuver.

 

 

13e arrondissement 

2, passage National

PC-075-113-12-V-0024 - Pét. : M. Jérémie DUONG. —Arch. : M. Jean-Claude DELORME,19, passage de la Main d’Or, 75011 PARIS. — Surélévation de2 niveaux d’un bâtiment d’habitation de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol avec extension du sous-sol, création de trémies d’escalier et d’ascenseur à rez-de-chaussée et 1er étage, démolition de la toiture et modification des façades et du mur de clôture sur rue. Surface démolie : 24 m2. Surface créée : 168 m2. S.T. : 197 m !.Hauteur du projet : 11 m. — Date d’enregistrement : 28-08-2012.

Petit passage ancien typique du Paris populaire rescapé au milieu des reconstructions du 13e… malheureusement l’esprit de moderniser à tout va frappe là aussi ! Projet d’une maison contemporaine rompant avec  l’existant … mais avec piscine et salle de home-cinéma !!  Architecture contemporaine banale. Cependant il faudra stabiliser  le sous-sol… une maison moderne a déjà été reconstruite en face.

Cela est peut-être préférable à la construction d’un immeuble, mais on ne peut que s’attrister de voir disparaître les traces du Paris populaire et pittoresque.

 

 

27, rue Michal 

PC-075-113-12-V-0025— Pét. : M. Philippe PERRIERE, ACTUA IMMOBILIER. — Arch. : M. Olivier JULIEN, 20, rue des Colonnes du Trône, 75012 PARIS. —Réhabilitation de 3 bâtiments d’habitation à rez-de-chaussée sur1 niveau de sous-sol partiel, sur rue et cour, avec surélévation d’un étage après démolition de la toiture du bâtiment sur rue partiellement transformé en bureau, redistribution intérieure, végétalisation de la toiture-terrasse (53 m2), reconstruction avec surélévation de la toiture du bâtiment en fond de cour et construction d’une véranda. Surface créée : 69 m2. S.T. : 160 m2. — Date d’enregistrement : 12-09-2012.

Actuellement, on trouve à cette adresse une petite maison dans cette rue en contre-bas de la Butte aux Cailles, donnant sur le côté de l’église Sainte-Anne. Cette maison fait partie d’un ensemble de maisons basses construites sur des parcelles étroites développées en profondeur, ayant un accès rue  et un accès sur un chemin (privé) longeant la parcelle. La maison actuelle sur rue - certes un peu basse -  s’intègre parfaitement dans le construit environnant, crépi gris et style ancien.

 Le permis parle de réhabilitation,  en réalité plutôt reconstruction…Il  est radical : «  le parti choisi pour la façade sur rue est la brique et l’acier laqué noir » !  Les ouvertures sont modifiées… Cette façade moderne et très sombre sur une rue étroite n’a rien à voir avec l’environnement actuel !

Comment un projet peut-il être aussi en inadéquation avec  le bâti existant ? Mais il y a malheureusement des précédents dans le quartier.  Ce projet n’est pas acceptable en l’état.

 

14e arrondissement

41-41 bis villa d’Alésia

PC-075-114-12-V-0043 – Pét : Mme Caroline PIGOZZI – Arch : Cabinet BDVA, 21 rue de Châtillon 75014 PARIS – Surélévation d’un niveau d’une maison individuelle d’un étage, création d’un sous-sol à usage de cave et démolition partielle de plancher entre le rez-de-chaussée et le 1er étage. Surface supprimée : 62 m². Surface créée : 84 m². S.T. : 921 m² - Date d’enregistrement : 01-08-2012

Le dossier à Morland révèle que la maison du n° 41 bis est l’objet de la surélévation .  Adossée au mur mitoyen de la maison du n° 43, elle conservera le caractère architectural du bâtiment existant.

La toiture sera démolie et la nouvelle toiture sera créée en employant les mêmes matériaux.

Un sous-sol sera créé devant pour servir de cave, éclairée par des ouvertures vitrées, par abaissement partiel du passage entre le bâtiment et le jardin, donc invisible de la rue.

Une surélévation qui conserve donc le style du bâtiment existant : on ne peut que s’en réjouir.

 

 

14, rue Hallé

PC-075-114-12-V-0044 – Pét : M. Hervé Nicolas MOTEL – Arch : M. Alain BAUDOIN, 51 rue Boulard 75014 PARIS – Modification de la toiture pour réaménagement des combles, démolition de l’extension, création d’un perron, agrandissement de 2 fenêtres et réouverture de 2 soupiraux à rez-de- chaussée sur rue et création et modification de 4 fenêtres de toit sur rue et cour d’un bâtiment d’habitation de 1 étage et combles sur sous-sol. Surface supprimée : 7 m². Surface créée : 25 m². Hauteur du projet : 10 m. S.T. : 515 m² - Date d’enregistrement : 01-08-2012.

Le dossier Morland précise les travaux prévus :

- la surélévation et le réaménagement des combles : le faitage sera aligné sur celui du n° 16 dans le respect du PLU de la Ville, avec une toiture en zinc couleur quartz, avec 4 ouvertures dans le toit, 2 par face, de type châssis d’atelier de couleur quartz, dans l’alignement des fenêtres du 2e étage.

- la destruction de l’avancée sous marquise en façade sur rue et ensuite un remaniement pour aligner la façade sur celle des voisins, et la création d’un perron extérieur protégé par une marquise en fer forgé,

- le remplacement de la porte d’entrée qui sera replacée en façade comme à l’origine.

Ces travaux certes augmentent  la hauteur de la maison, mais l’alignent sur celle d’à côté (surélevée il y a quelques années) et vont dans le sens de retrouver une harmonie des façades qui avait disparu au fil des années, sur cette place arrondie pleine de charme. L’arrière de la maison est aussi modifié mais ce ne sera pas visible, compte-tenu de la forme du terrain.

Ce projet de remaniement donnera un résultat heureux.

 

15e arrondissement 

 54-58, rue Mademoiselle, 53-57 rue de l’Amiral Roussin

 DP-075-115-12-V-0307- Pét. : Mme Catherine MERLE, SCI CLM2A .Surélévation d’un bâtiment de 1 étage + comble à usage de commerce et habitation en vue de l’extension de l’habitation avec création d’une terrasse en toiture et création d’une trémie d’escalier.  Surface supprimée : 11 m2.  Surface créée : 11 m2.  S.T. : 535 m2.  Date d’enregistrement : 22/06/12

Ce petit bâtiment qui fait l’angle de la rue Mademoiselle et la rue de l’Amiral Roussin va perdre son caractère typiquement faubourien avec la surélévation d’un étage et la création d’une terrasse en toiture.

Le permis a fait l’objet d’un avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France qui considère que le projet, par son aspect (rupture importante avec les constructions avoisinantes créée par les matériaux et la coloration) nuit à la protection de cet édifice protégé. Il conclut qu’il doit être fait opposition aux travaux. Le projet a été refusé par la Commission du Vieux Paris.

 

 

16e arrondissement

 

26, rue Chalgrin

 PC-075-116-12-V-0054—Pét. : M. Régis de PAMPELONNE, VIVARAIS ASSOCIES. —Arch. : M. Stefan PLUZANSKI, 19, rue Saint-Georges, 94700 MAISONS-ALFORT. — Restructuration, surélévation de1 étage et extension à tous les niveaux d’un bâtiment d’habitation de 3 étages sur sous-sol avec démolition de murs porteurs, d’une partie de toiture et de façade, création de terrasses aux 3e et 4e étages, végétalisation des toitures terrasses, modification des façades sur rue et cour, réfection de la verrière à rez-de-chaussée sur cour, du mur de clôture sur rue et réaménagement du jardin. Surface créée : 250 m2. Hauteur du projet : 17 m. S.T. : 243 m2. — Date d’enregistrement : 03-08-2012.

 Ancienne maison de rapport, construite en 1854. En 1900, elle devient un hôtel bourgeois confortable. L’ancien pavillon de concierge (bleu) sera démoli et sera remplacé par une véranda à deux perrons avec une terrasse au-dessus.

Le projet (consulté à Morland) concerne l’extension et la surélévation à l’usage d’une famille, la rénovation du portail et la restauration de ses piliers et enfin les balcons au 1° et au 3° étage. En hauteur, l’écriture sera plus moderne façon atelier d’artiste. Les toitures seront végétalisées. La pierre calcaire sera conservée.

 Cette maison individuelle se modernise avec la perte de ses modénatures de façade, mais reste harmonieuse, dans un style différent. On ne regrettera pas la maison de gardien mais peut-être le charme de la maison initiale.

 

 

18e arrondissement

 28-30  villa des Tulipes

 PC-075-118-12-V-0023 – Pét.: Mme Frérérique LONGUET MARX – Extension avec surélévation d’un étage de la partie R+1 d’un bâtiment d’habitation de 2 étages sur un niveau de sous-sol sur impasse et villa, avec création d’une terrasse accessible au R+2, élargissement d’une baie intérieur au R+2 du mitoyen et pose de montants et traverses porteurs en façades . Surface créée : 28 m2. S.T. : 102 m2.- Date d’enregistrement : 30-03-2012.

 Dans cette charmante impasse protégée par une association « Tulipe de l’Ecuyer » qui semble très active, les maisonnettes se transforment les unes après les autres*.

Le projet consulté à Morland montre que l’extension se ferait dans l’alignement de la façade précédente (disparition du jardinet de façade), formant un bâtiment très géométrique, peu élégant, mais sans provocation vis-à-vis de son voisinage. 

 

2 au 2B bd Barbès, 126  bd de la Chapelle

PC-075-118-12-V-0024 — Pét. : M. Michel VITRAC, S.C.I. LATARAL - C/O DENISE LADOUX. — Arch. : CROUE LANDAZ ARCHITECTE, 17-19, rue de la Plaine, 75020 PARIS. — Reconstruction, suite à sinistre incendie, de la toiture, du plancher et de la façade du 2e étage d’un bâtiment de commerce et bureau de R + 2 étages, sur rues, avec création d’un escalier menant du rez-de-chaussée au 1er étage. Surface démolie : 67 m2. Surface créée : 65 m2. S.T. : 303 m2. — Date de décision: 31-07-2012.

 

La rotonde, ancien café de la Belle Epoque puis café Charles (1908) et café Rousseau (années 1950), est plus connue dans le quartier sous le nom de Vano, super-marché discount. À côté, l’Académie Vachette, dont le joli fronton a disparu avec l’incendie de Vano, proposait des « Match » de Billard.

Après le terrible incendie qui l’a totalement ravagé en juin 2011, ce temple des bonnes d’affaires, avait abandonné ses activités. Installé depuis des décennies face à son concurrent Tati, il  s’apprête à se muer en bistro tendance

Répondant aux voeux de l’association « Action Barbès », le propriétaire de la parcelle de la pointe tient ses engagements vis-à-vis de la mairie : il vient d'obtenir son permis de construire et a sélectionné un candidat pour l’installation d’une brasserie « traditionnelle et de qualité» face au Cinéma le Luxor dont la prochaine réouverture est  prévue en 2013 après une longue restauration. Environ dix-huit mois de travaux sont prévus.

Ces deux établissements devraient donner une image plus conviviale et positive de ce carrefour Barbès.

 

8, rue Labat

PC–075–118–12–V1048 -  Pét. SIEMP.-Construction d’un bâtiment R+5 étages à usage de logements sociaux avec un local commercial à RDC. Surface créée : 556 m2. ST : 193 m2  Date d’enregistrement : 30-07-2012 

 

Dans une rue aux constructions homogènes, un immeuble de faubourg (4 travées, 3 étages plus 1 en attique), faisant l’objet d’un arrêté d’insalubrité (PD affiché), doit être démoli. Il est bordé d’un autre immeuble de faubourg (5 étages + combles) à l’Ouest et d’une petite maison de 1 étage + combles à l’Est. En fond de parcelle, une courette. L’immeuble à construire contiendra 9 logements sociaux et un local commercial au RDC. Il sera de 4 étages + 1 en attique avec terrasse sur rue au 5ème, et des balcons sur cour.  Pour limiter la consommation d’eau et d’énergie, les dernières normes environnementales seront mises en application. La couverture en zinc recevra des panneaux solaires pour la production de l’eau chaude. La façade sur rue, orientée plein Sud, sera recouverte de plaquettes de terre cuite (sauf au 5e qui sera enduit) afin de fournir une bonne isolation thermique. Ce projet est acceptable.

Par ailleurs, il est envisagé une mutualisation de la cour avec celle du 47 rue Marcadet et la  plantation de quelques arbres. 

 

19e arrondissement

58 , rue David d’Angers

PC-075-119-11-V-0002-01— Pét. : M. Marc MIMRAN, S.C.I. LA MAISON DE LA FRATERNITE. — Arch. : M. Stéphane THONAT, 5, rue Rébéval, 75019 PARIS. — Surélévation d’un étage d’un immeuble R + 2 étages à usage d’habitation. Surface créée : 43,77 m2 — Date d’enregistrement : 03-08-2012.

Les travaux ont déjà bien débuté et la toiture est enlevée.

La maison d’un étage est située entre une autre maison de même hauteur et un petit immeuble de 2 étages.  Le rehaussement l’amènera à la hauteur du petit immeuble. Le corps de bâtiment sera agrandi à l’arrière du fait de la démolition d’un bâtiment dans la cour. Ceci permettra la création d’un jardin planté.

Le projet modificatif comprend 2 retraits en façade, donc 2 terrasses.Les matériaux de façade sont prévus strictement identiques aux actuels. La nouvelle toiture reprend les matériaux de l’immeuble voisin, zinc, tuiles et lucarnes. De même pour les gardes corps des terrasses.

On passe quand même d’une maison à un petit immeuble, mais dans le même style que l’immeuble d’à côté.

 

 

46, rue d’Aubervilliers

PC-075-119-12-V-0041 — Pét. :  Mme Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch. : CABINET  HAMONIC+MASSON, M. Jean-Christophe MASSON, 93, rue

Montmartre, 75002 PARIS. — Construction d’un bâtiment de 4 à 6 étages à usage d’habitation (28 logements). Surface créée :

2 215 m2. S.T. : 663 m2. — Date d’enregistrement : 10-08-2012.

Le permis consulté concerne le 46 et le 48 rue d’Aubervilliers.

Actuellement, on trouve au 46 un terrain en friche et au 48 un immeuble, faisant l’angle avec la rue P. Laurent, qui fait l’objet d’un permis de démolir (cf  SD 239 de janvier 2012). Nous sommes dans un secteur en pleine rénovation : Jardin Eole et ilot Caillé.

Il  est projeté un immeuble avec structure en béton et revêtement de façade en briquettes émaillées blanches (Chamonix). Un espace couvert et planté est prévu rue Paul Laurent.

Rien de choquant dans l’environnement de ce quartier.

 

20e arrondissement

8 au 10, rue du Guignier

PC-075-120-11-V-0066  — Pét. :  M. MONTHIOUX Jacques, DIRECTION DUPATRIMOINE ET DE L’ARCHITECTURE. — Arch. : M. DEVAUX David, 19, rue de la Forge Royale, 75011 PARIS. — Construction d’un bâtiment de 3 niveaux sur rue et jardin à destination de crèche et d’habitation (1 logement de fonction créé) avec pose de panneaux solaires. S.H.O.N. créée : 1 11O m2. S.T. : 794 m2. Hauteur du projet : 10 m. Date d’enregistrement : 20-07-2012

Un premier dossier avait été déposé le 29/07/2011, complété et modifié les 24/08 et 03/10/2011, et les 01/06 et 03/07/ 2012. Les résultats d’analyses mettaient en évidence la présence de métaux dans les remblais (Agence Nationale de Santé). L’avis favorable est conditionné à plusieurs dispositions pour y remédier,  notamment reposer le bâtiment sur un vide sanitaire de 60 cm .

 

La parcelle était composée de bâtiments inoccupés et vétustes: des ateliers d’artisans depuis 1945; un ancien atelier de serrurerie depuis 1925, un garage et des habitations. Ils sont démolis à ce jour.

La pente du terrain sera conservée, établissant un  R+2 sur cour et R+3 sur rue. Le  bâtiment sera adossé  au n° 6 et dans sa continuité, avec le n° 12.  Le tracé géométrique est parallèle à l’immeuble du n° 21 rue des Rigoles.

 

La construction est dans la ligne actuelle, ne tenant pas compte de l’environnement de la rue, mais similaire à celles de la rue des Rigoles parallèle.

 

15, rue Ferdinand Gambon,  74-76, rue des Maraîchers

 

PD-075-120-12-V-0009 - Maitre d’ouvrage : Mme Laurence BOUCARD RESIDENCE SOCIALE DE FRANCE. Démolition d’un ensemble de bâtiments de 2 étages sur rues et cour.- Date d’enregistrement : 23-07-2012.

 

PC-075-120-12-V-0048 — Pét. : Mme Laurence BOUCARD, RESIDENCE SOCIALE DE FRANCE. — Arch. : DAUFRESNE, LE GARREC & ASSOCIES, 10, rue Bonouvrier, 93107 MONTREUIL. — Construction d’un bâtiment de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et cour, à usage de foyer d’accueil pour personnes handicapées (56 lits), avec végétalisation et implantation de 100 m2 de panneaux solaires photovoltaïques en toiture-terrasse. Surface créée : 3 016 m2. S.T. : 824 m2. Date d’enregistrement : 23-07-2012.

Le bâtiment  industriel existant date de 1934. Il est situé sur le versant Est de la butte de Belleville.  Il n’existe pas de carrières au droit du site.

Le quartier est marqué par l’architecture de faubourg. Cependant, la nature des bâtiments rencontrés dans les rues alentour est assez hétérogène : les immeubles de la rue des Maraîchers, de 2 et 6 niveaux (revêtus de briques, de pierre ou d’enduit de couleurs diverses), ont été construits entre 1900 et 1970 ; les immeubles de la rue Ferdinand Gambon, bordée sur un coté par la « Petite Ceinture », où les constructions de 4 à 7 niveaux remontent de 1900 à 1990.

Le travail architectural est d’offrir les meilleures conditions de vie aux résidents en les incluant sans les stigmatiser dans le paysage de la ville. Au  RDC alternent  béton lazuré gris foncé et larges baies vitrées ; sur les façades un enduit taloché blanc et des menuiseries extérieures en bois . En toiture, des panneaux solaires seront visuellement atténués par le couronnement en bardage bois ajouré; une cour intérieure de 29m2 sera engazonnée et plantée.

 

On peut regretter ce bâtiment industriel de 1934, en bon état, mais Il n’y a rien à dire sur le projet d’une simplicité volumétrique s’incluant dans la continuité de l’atmosphère du quartier. A noter, suivant les dispositions actuelles, une étude approfondie des sous-sols en proximité de 2 installations classées en tant qu’ICPE présentant un risque de contamination des sols et de l’aquifère (Centre hospitalier de la Croix Saint-Simon, et ancien Félix Potin).

 

 

35-39, rue de Ménilmontant

 

PC-075-120-12-V-0045–Maitre d’ouvrage: Mr David GRIMAL -  Surélévation d’un niveau d’un bâtiment d’habitation (extension d’un logement) et de commerce de 1 étage sur rue, remplacement d’une toiture par une toiture-terrasse sur cour et ravalement des façades sur rue et sur cour. Surface créée : 100m2.  Hauteur du projet : 12 m.  Date d’enregistrement 17—07-2012.

 

La rue de Ménilmontant est emblématique du Paris des faubourgs avec sa ligne de maisons à un étage du n° 27 au n° 39 de la rue.  Le bâtiment concerné par le PC est situé au n° 39 de la rue. Il comporte un étage+combles avec magasin en RDC, actuellement Picard Surgelés. Les aménagements successifs des commerces ont beaucoup dégradé la façade. Ce petit immeuble est le  premier élu à la surélévation et les architectes ont tenté de rétablir un meilleur équilibre de la hauteur de la devanture et de la taille des enseignes afin de redonner de meilleures proportions au premier étage.

 

Extrait du projet de l’architecte : « Le projet consiste, à l’occasion de la nécessaire réfection de la couverture, à ajouter un étage en combles, selon le prospect figurant au PLU. Cet étage est destiné à un studio de répétition pour l’actuel propriétaire, le violoniste David Grimal.

Nous avons intégré les remarques formulées par la commission d’urbanisme en décembre 2011 sur la base d’une première esquisse. Dans cette optique, nous avons remonté le mur de façade, en retrait de la façade d’environ 1,20 m pour atteindre la cote autorisé, et fait démarrer la toiture selon une droite suivant l’angle requis. La partie en retrait, vitrée en respectant le rythme des fenêtres du 1er, forme un attique qui met en valeur la partie principale de la façade… ». Sur l’arrière, une petite terrasse sera installée. La toiture en zinc sera similaire à celles des constructions mitoyennes.

 

Le projet de surélévation, bien que se voulant en attique, donnera un curieux aspect à ce bâtiment très classique, surtout en vue perspective depuis le bas de la rue de Ménilmontant.

 

4 au 6, rue Pierre Mouillard, 56, rue du Capitaine Ferber

PC-075-120-12-V-0056.—Pét. : M. Gabriel ERCEAU, S.C.I. LES STUDIOS FERBER. — Arch. : M. Didier BEAUTEMPS, Atelier COS 32, rue du Temple, 75004 PARIS. —Construction d’un bâtiment à usage d’habitation de R + 3 sur 2 niveaux de sous-sol (14 logements créés) et d’un studio d’enregistrement après démolition totale de l’ancien studio. Surface créée : 1 529,48 m2. Surface à démolir : 900 m2. S.T. : 675 m2— Date d’enregistrement : 08-08-2012.

 

Le Studio d’enregistrement Ferber,  studio mythique Parisien, date des années 1970. Il a vu passer des artistes français et internationaux. Le bâti environnant est assez hétérogène; la rue Ferber présente un alignement d’immeubles en briques de différentes couleurs et hauteurs. De l’autre côté de la rue se  trouve la « Campagne à Paris » avec son esprit village.

Le projet est implanté en retrait de la rue Ferber pour dégager un espace libre à végétaliser, offrant ainsi des jardins aux appartements du RDC. Au cœur de la parcelle, une cour intérieure est créée en continuité avec les cours des immeubles voisins. Les appartements des étages bénéficient de grands balcons, ceux du dernier niveau sont traités en «  petites maisons » dans l’esprit de la Campagne à Paris, revêtues d’un bardage bois clair « mélèze » qui se déploie en toiture, retombe sur la façade, et se retourne au niveau du sol formant le platelage des grandes terrasses bordées de jardinières. Les façades sont revêtues d’un parement en brique avec isolation par l’extérieur  dans la continuité des immeubles coté Ferber, de couleur gris anthracite en contraste avec les maisons en bois clair. Les baies sont prévues avec des panneaux coulissants en bois, le niveau RDC offre une façade lisse avec aspect béton. La clôture est prévue en métal déployé avec les portails d’accès intégré.

 

En conclusion, seul le coté mythique est à déplorer dans la démolition. Le projet a le mérite de conserver le studio et de créer 14 logements. En revanche, on peut regretter le parement de couleur gris et les maisons en toiture en bois clair apportées pour donner une touche contemporaine. Au contraire, cela enlève l’homogénéité avec les immeubles voisins.

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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