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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 20:36

Dernières nouvelles

 

A Paris

 

Freyssinet.jpg

Intérieur halle Freyssinet (photo DR)

 

◊          LA HALLE FREYSSINET, UN CHEF-D’OEUVRE EN SURSIS

Situé dans le nouveau quartier Paris-Rive Gauche en cours d’aménagement, le bâtiment des « messageries « » de la gare d’Austerlitz construit entre 1927 et 1929 par Eugène Freyssinet est aujourd’hui menacé. La démolition partielle, envisagée dans le cadre du projet d’aménagement urbain en cours, porterait une atteinte définitive à l’architecture et à la qualité exceptionnelle du volume intérieur de cet édifice. Projet charnière dans l’œuvre de Freyssinet, cet ouvrage technique majeur présente une dimension historique et patrimoniale de première importance. Depuis le printemps 2009, le groupe Jaulin, une société évènementielle y organise avec succès, 200 jours par an, des manifestations artistiques et des défilés de mode. Preuve que les « messageries » ont un réel potentiel d’avenir (Texte Nicolas Nogue-Construction Moderne/Annuel Ouvrages d’art 2011).

Un parapluie de béton

Long de 300 m, il reprend l’échelle qu’atteignent alors les trains de colis et marchandises qui viennent alimenter la capitale. En raison de la nature même du programme (un simple abri), jamais jusqu’alors l’ingénieur Freyssinet n’avait conçu un édifice à poteaux porteurs et couvertures en coque aussi légers. Il en résulte un volume intérieur aux qualités esthétiques saisissantes. La halle marque un jalon important dans la genèse de la précontrainte du béton, fruit des réflexions de Freyssinet. Il dépose d’ailleurs le brevet fondateur en octobre 1928. L’édifice constitue la première illustration de l’application maîtrisée du concept.

L’esthétique repose sur l’extrême légèreté structurelle induite par l’intelligence de la conception et la maîtrise technique hors pair du constructeur: fins piliers pyramidaux, épaisseur réduite des coques (5 cm), façades ajourées au maximum. Pour la mise en œuvre du béton, Freyssinet utilise en outre son procédé de vibration des coffrages, d’où l’excellent état actuel de l’ouvrage. Si la halle peut être considérée comme un catalogue des inventions de Freyssinet antérieures à 1928, elle témoigne aussi de sa capacité à innover en fonction du défi posé par le programme. Afin d’accroître les surfaces vitrées en façade tout en utilisant le minimum de matière, l’ingénieur met au point une solution inédite pour les auvents extérieurs qui représente l’innovation technique majeure du bâtiment.

L’exceptionnelle tenue du béton, demeuré quasiment intact malgré le manque d’entretien et les conditions environnementales et d’exploitation particulièrement agressives, témoigne du savoir-faire hors pair de l’ingénieur.

Cette « cathédrale » des temps modernes n’a pas encore livré tous les secrets de sa solidité pour une structure aussi légère puisque les actuels spécialistes du béton ne sauraient pas forcément la reconstruire à l’identique. Sa solidité, malgré la légèreté, tient à une conception d’ensemble. Retirer une partie de cet édifice reviendrait à fragiliser les éléments restants. Conservons cette prouesse technique pionnière comme un témoignage du génie humain. (Extrait d’un texte de l’Association Eugène Freyssinet).

Dans le BMO du 12 Août 2011 (Bulletin municipal officiel) de la Ville de Paris a été publié le PC dont l’intitulé est le suivant :

13e arr. (PC-075-113-11-P-0038). — 55 au 59, bd Vincent Auriol, 36 au 48, rue Louise Weiss.

Pét. : M. Daniel SIMON, SNCF CSC MOM POLE ILE DE FRANCE. — Arch. : M. Didier BIGOT, 99, rue de Vaugirard, 75006 PARIS.

Démolition partielle de la halle Freyssinet avec suppression de locaux à usage de bureau, d’entrepôt et d’intérêt collectif et création de nouveaux pignons. S.H.O.N. démolie : 5 910 m2. — Date d’enregistrement : 27-06-2011.

Nous sommes inquiets sur le devenir de la Halle Freyssinet. Une mobilisation s’organise contre la destruction, même partielle, de ce bâtiment qui doit absolument garder son volume total. Nous restons vigilants !

 

◊          AMENAGEMENT DU « TERRAIN AUX LAPINS »

Ce terrain se situe 9-17, rue Gustave Geffroy dans le XIIIe arrondissement, juste en face de l’Hôtel de La Reine Blanche. Le terrain est au centre d’un îlot historiquement à vocation industrielle, né dès le XIe siècle au bord de la Bièvre. La percée de la rue Gustave Geffroy en 1906 a divisé en deux cet îlot qui correspond à la cour et aux ateliers de l’ancienne Manufacture Royale des draps et teintures de Jean de Julienne, manufacturier (1686-1766). Il est probable que des restes des ateliers seront mis au jour lors de fouilles archéologiques prévues dans le futur aménagement.

La parcelle de 1 300 m² jouxte l’enclos de la Manufacture des Gobelins qui la surplombe, précisément au niveau de la Fosse Aux Ours, fossé de l’ancienne enceinte du village de Saint-Marcel, dont une partie est encore visible. Une porte (verrouillée) dans le mur séparatif, permet d’ailleurs la communication d’une parcelle à l’autre. Actuellement ces vestiges ne sont visibles qu’à l’intérieur de l’enclos des Gobelins.

L’aménagement du « Terrain Aux Lapins » prévoit la construction d’une crèche de 66 places, d’une halte garderie de 30 places et d’un centre de la Protection Maternelle et Infantile.

Dans le BMO du 12 Août 2011 de la Ville de paris, un PC a été publié dont l’intitulé est le suivant :

13e arr. (PC-075-113-11-V-0041). — 9 au 17, rue Gustave Geffroy. — Pét. : M. Jacques MONTHIOUX, VILLE DE PARIS - D.P.A. Direction du Patrimoine et de l’Architecture. — Arch. : Cabinet RH+ARCHITECTURE, 2, rue Saint-Joseph, 75002 PARIS. —

Construction d’un bâtiment de 1 à 2 étages à usage de crèche (66 places), d’une halte garderie (30 places), d’un centre de PMI et d’un logement de fonction avec pose de panneaux photovoltaïques en toiture (25 m2). S.H.O.N. créée : 1 605 m2. S.T. : 1 312 m2. Hauteur du projet : 10 m. — Date d’enregistrement : 28-06-2011.

Or, le projet de l’Agence RH+ ARCHITECTURE, retenu par le jury de concours, n’est pas respectueux du site et des bâtiments environnants puisqu’il propose une architecture très actuelle, sans adaptation au cadre environnant. Une association s’est constituée dans le but de faire évoluer favorablement le projet pour une meilleure intégration urbaine de la crèche dans ce cadre exceptionnel.

Nous gardons l’espoir qu’au fil des concertations entre la Ville de Paris, le Conseil de Quartier Gobelins et l’association Quartier Gobelins, le projet évoluera vers une architecture plus réfléchie et harmonieuse.

 

◊          LES FONTAINES DE LA REPUBLIQUE CHERCHENT UNE NOUVELLE ADRESSE

Elles sont belles, mais imposantes. Situées de chaque côté de la statue géante de Marianne, elles ne sont plus en fonctionnement depuis des années et sont transformées en immenses poubelles. Mais les riverains de la place de la République y sont attachés. « Or dans le cadre du réaménagement de la place, leur implantation n’est pas prévue », indique la mairie du XIe arrondissement. Les ré-aménageurs prévoient de faire un vaste espace convivial et festif. Résultat, il n’y a – à ce jour – aucun avenir précis pour ces deux immenses fontaines aux Dauphins conçues par l’architecte Joseph Bouvard et réalisées en 1882. Lors du dernier Conseil de Paris, Jean-Christophe Mikhaïloff, adjoint au maire du XIe, s’en est ému, espérant une autre installation sur son arrondissement. Lors de cette séance à l’Hôtel de ville, la mairie du IIIe s’est également portée candidate. Mais où ? « La réimplantation de ces fontaines devra être faite de manière à ce qu’elles soient mises en valeur. Il faut donc que nous trouvions un espace adéquat…. » a souligné Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris en charge du patrimoine. Pas question d’abandonner ces œuvres dans un hangar. Reste à leur trouver une nouvelle adresse ! (Article E.L.M.-Le Parisien du 29-10-2011).

 

◊          BOUCICAUT : PLACE NETTE POUR L’ECO-QUARTIER

L’Hôpital Boucicaut se transforme peu à peu en éco-quartier avec la construction, à l’horizon 2015, de 420 appartements dans des immeubles certifiés basse consommation. Une pépinière d’entreprises verra également le jour dans l’ancien pavillon de l’hôpital.

Table rase et plus encore. Après six mois de déconstruction et de démolition, il ne reste plus grand-chose de l’hôpital Boucicaut (sauf quelques bâtiments et la chapelle). L’ensemble de brique rouge édifié à la fin du XIXe siècle cède la place à un éco-quartier de 3 ha à l’angle des rues de Lourmel et de la Convention (XVe).

A l’abri des palissades, les engins de terrassement finissent de viabiliser le site, après neuf mois de déconstruction. La majeure partie des gravats de béton, une fois triés et concassés, va servir à réaliser les remblais. La petite chapelle de l’ancien hôpital, seule au milieu d’un champ de ruines, avoisine désormais un immense tas de ferraille. Celui-ci attend d’être évacué pour être recyclé.

« Nous travaillons dans une démarche écologique : on valorise tout ce qu’on peut et nous faisons en sorte de réduire au maximum les nuisances pour le voisinage », affirme le promoteur de l’éco-quartier, SemPariSeine. Pour éviter que les poussières de démolition n’envahissent le quartier, le site est régulièrement arrosé a l’aide de brumisateurs géants, au rythme de « 5 000 m3 d’eau par trimestre », selon DSD Démolition, l’entreprise chargée des travaux. Sa mission est presque achevée : les premières pierres de l’éco-quartier seront posées en janvier. Boucicaut, entièrement piéton, va voir émerger 420 appartements, dont une moitié de logements sociaux. Les parkings seront souterrains et les immeubles certifiés basse consommation. Sur les toits, des panneaux solaires serviront à chauffer l’eau courante. Les arbres centenaires de l’hôpital, sauvés des pelleteuses, trônent au centre du lotissement dans un square ouvert à tous. Enfin, une pépinière d’entreprises doit être aménagée dans l’ancien pavillon de l’hôpital donnant sur la rue Lourmel. Ce dernier était occupé jusqu’en 2010 par les laboratoires de recherche de Jussieu.

« L’éco-quartier abritera une grande mixité sociale mais aussi d’usage, promet Claude Dargent, conseiller (PS) du XVe arrondissement et président de SemPariSeine. Il comportera à la fois des logements, des services, des commerces et de l’activité ». Mais pendant encore longtemps, c’est l’activité des ouvriers et des engins qui rythmera les abords de Boucicaut. L’éco-quartier, livré par tranches à partir de 2013, ne montrera son visage définitif qu’en 2015. (Article Christel Brigaudeau-Le Parisien Octobre 2011).

 

2e arrondissement

4 RUE TIQUETONNE

PC-075-102-11-V-0041 — Date d’enregistrement : 14-09-2011.

Pét. : M. Stanislas RAUTUREAU. — Arch. : MM. François LACOSTE et Wandrille THIEULIN, 2, rue Monge, 75005 PARIS.

Modification de la toiture en tuiles remplacées par du zinc, et création d’une terrasse avec garde-corps, côté rue, pour le local d’habitation du 5e étage avec aménagement des combles et construction d’un escalier d’accès à la toiture. S.H.O.N. à démolir : 1 m2. S.H.O.N. créée : 22 m2. S.T. : 92 m2.

Cette rue doit son nom à un boulanger du XIVe siècle, Roger de Tiquetonne, bien que l’appellation actuelle ne remonte qu’à 1868. Antérieurement, elle s’appelait rue du Petit-Saint-Sauveur. C’est dans cette rue qu’Alexandre Dumas fit habiter son célèbre d’Artagnan. Au n° 10 subsiste une enseigne dite de « l’Arbre à liège » qui remonte au Moyen-âge.

Au n° 4, maison de style Louis XVI présentant une façade composée de quatre travées irrégulières et de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Quelques appuis de fenêtres sur consoles. Poutres aux plafonds des appartements. (Edifice référencé in "Le quartier Montorgueil Saint-Denis", étude réalisée pour l'association pour la Sauvegarde et la Mise en valeur du Paris historique, 1992). (Mairie de Paris-Annexe VI-Protections Patrimoniales).

Les travaux envisagés ne seront pas visibles depuis la rue et ne concernent pas la façade de l’immeuble, qui est sous Protection Patrimoniale Ville de Paris.

 

3e arrondissement

23 AU 35 RUE PASTOURELLE – 57B AU 67 RUE DES ARCHIVES – 106 AU 122 RUE DU TEMPLE

PC-075-103-11-V-0034 — Date d’enregistrement : 16-08-2011.

Pét. : M. Alexandre MARTINEZ, S.A. FT IMMO H. — Arch. : CABINET DGM & ASSOCIES, 90-92, rue Baudin, 92300 LEVALLOIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de bureau de 4 étages sur 2 niveaux de sous-sol avec déplacement des liaisons verticales, percements de murs porteurs, ravalement des façades, remplacement des menuiseries extérieures, modification partielle des ouvertures sur cour, création d’une porte d’accès à rez-de-chaussée sur rue, réfection de la toiture-terrasse avec extension de l’édicule d’ascenseur et modification des escaliers extérieurs. Immeuble concerné par une Inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 12-03-1999. S.H.O.N. à démolir : 65 m2. S.H.O.N. créée : 105 m2. S.T. : 10 070 m2.

Aux n° 65 et 67, rue des Archives, construction en 1934 de l’immeuble des P & T sur l’emplacement de l’ancien Hôtel d’Argenson (J. Hillairet).

Compte tenu de l’apparence actuelle de l’ensemble immobilier sur les trois rues concernées, les travaux envisagés sur l’immeuble, bien qu’ ISMH, n’appellent pas de remarques particulières.

 

4e arrondissement

2X IMPASSE DE L’HOTEL D’ARGENSON -18 RUE VIEILLE DU TEMPLE

DP-075-104-11-V-0294 — Date d’enregistrement : 31-08-2011.

Pét. : M. Mathieu RAGUET, LUSH COSMETIQUES FRAIS FAITS MAIN. — Ravalement de la façade côté impasse avec remplacement des menuiseries extérieures et réfection de la couverture en cœur d’îlot avec remplacement des 3 lanterneaux.

Cette impasse mène à l’hôtel particulier du marquis d’Argenson, garde des sceaux de Louis XV, de 1718 à 1720. Le secteur étant sauvegardé, on peut faire confiance à l’Architecte des Bâtiments de France pour faire respecter le bon déroulement des travaux.

La boulangerie, à l’angle de l’impasse et de la rue Vieille du Temple, disparaît pour cause de départ en retraite de son propriétaire. Elle est remplacée par l’installation d’un Spa de « cosmétiques frais faits maison » de la société « LUSH cosmétique » ! Encore un ancien commerce qui disparaît.

 

5e arrondissement

89 RUE MONGE

PC-075-105-11-V-0016 — Date d’enregistrement : 17-06-2011.

Pét. : M. Thierry DE SAINT LEGER, S.N.C. FONCIERE SUFFREN. — Arch. : M. Christian COURTOIS, 22, av. Pierre Brossolette, 94300 VINCENNES.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur un niveau de sous-sol sur rue et jardin à usage d’habitation (3 logements) et de commerce (32 m2), après démolition du bâtiment existant de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol. S.H.O.N. à démolir : 201 m2. S.H.O.N. créée : 306 m2. S.T. : 104 m2.

Immeuble du XIXe siècle. Dans un premier temps, le propriétaire avait décidé de moderniser le bâtiment en déposant un 1er permis en juin 2008, un 2e en février 2009 et un 3ème en juillet 2009, tous refusés. Dans sa séance du 16-02-2010, la Commission du Vieux Paris avait examiné le dossier de faisabilité déposé par le propriétaire pour une démolition totale de l’immeuble validée lors de cette séance. Un permis de construire d’un bâtiment de 5 étages a été déposé le 07-01-2011 (voir CR n° 232 Sauv’Dernière de Mai 2011 présentant un premier projet), celui-ci n’a pas été retenu d’où la publication du nouveau permis ci-dessus montrant le 5e étage en retrait ce qui n’apparaissait pas dans le projet précédent, et l’architecture de la façade ne montre plus un aspect bureau.

 

6e arrondissement

22 AU 24 RUE JACOB

PC-075-106-08-V-0002-01 — Date d’enregistrement : 08-09-2011.

Pét. : M. Eric de RUGY. — Arch. : M. Jacques MOUSSAFIR, 5/7, rue d’Hauteville, 75010 PARIS.

Désolidarisation structurelle côté no 26 avec conservation partielle du jour de souffrance, modification des volets en façade sur cour et des hauteurs de plancher du 1er étage et de la toiture avec diminution des verrières et création d’une lucarne, maintien de la porte d’accès au jardin, modification de la jardinière en toiture et suppression de la cheminée et de son conduit le long du mur mitoyen. Modificatif au PC no 075-006-08-V-0002 délivré le 02-05-2008.

Maison de la fin du XVIIe siècle. Longue façade sur rue réunissant deux maisons. Au n°22, façade présentant des faux refends dans l'enduit et des appuis de fenêtre Louis XVI en tableau. Porte d'origine, à vantaux en bois ajoutée au XIXe siècle. La façade sur jardin du XVIIe siècle est mieux préservée. Au n°24, façade présentant une disposition des baies non régulière et portant des appuis de fenêtre en fer forgé de style Louis XIV. (Mairie de Paris-Annexe VI-Protections Patrimoniales).

Selon le dossier consulté à Morland, les travaux concernent la restructuration d’une maison du XIXe siècle, située en fond de parcelle, faisant partie d’un lot d’environ 300 m² comprenant un jardin privatif. La parcelle est inscrite dans le périmètre de protection des Monuments Historiques en raison de sa proximité directe avec le Temple de l’Amitié. La parcelle se situe également dans une zone de mise en valeur du végétal et dans une zone inondable. Le projet s’inscrit dans un contexte urbain complexe, dans lequel il est proposé une architecture contemporaine et environnementale. Cependant, deux des trois façades de la maison seront conservées (Nord et Est), notamment en restaurant les gravures de la façade Est. Ces deux façades font directement face au temple de l’Amitié et il semble plus sage de ne pas confronter une architecture contemporaine à ce monument du patrimoine parisien. Pour notre bonheur, la façade Sud ne sera pas visible car son architecture dénote avec le paysage environnant.

 

7e arrondissement

13 RUE DE CHANALEILLES

DP-075-107-11-V-0326 — Date d’enregistrement : 06-09-2011.

Pét. : Mme Annicka LEJEUNE.

Déplacement d’une fenêtre, création d’une nouvelle fenêtre au 1er étage sur cour et remplacement de 3 châssis de toit. Très bel immeuble, de style classique, bien entretenu. C’est une déclaration préalable pour des travaux sur cour et sur le toit. A priori, il n’y a pas d’inquiétude à avoir.

 

10e arrondissement

9 PASSAGE DUBAIL – 120 RUE DU FAUBOURG SAINT-MARTIN

PC-075-110-11-V-0052— Date d’enregistrement : 26-08-2011.

Pét. : M. Edip YAKAN. —Arch. : M. Christophe POTET, 139, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS.

Changement de destination d’un local artisanal à rez-de-chaussée sur rue d’un bâtiment de 1 étage, en habitation (1 logement créé), avec ravalement de la façade, modification des baies à rez-de-chaussée et 1er étage sur rue et passage, et création d’une verrière en toiture après démolition de la partie de toiture correspondante.

Selon le dossier consulté à Morland, côté passage Dubail, un premier corps de bâtiment est en colombage bois. Le deuxième corps de bâtiment présente un rez-de-chaussée avec des ouvertures de type « atelier ». Le projet a pour objet de rénover partiellement le rez-de-chaussée de ce deuxième corps de bâtiment, actuellement occupé par une activité artisanale de plomberie, et de le transformer en logement. Les percements du rez-de-chaussée, côté passage Dubail, sont réorganisés pour présenter un aspect plus homogène, en préservant le caractère d’atelier. A l’étage, la façade est conservée à l’identique, les menuiseries bois sont repeintes en grès très clair, les garde-corps également. La toiture en zinc donnant également passage des Récollets a une pente dirigée vers l’intérieur de la parcelle. Une verrière y est aménagée. Elle est invisible depuis l’espace public. Les profilés sont en aluminium laqué gris très clair, les remplissages sont en verre translucide. Les travaux projetés ne peuvent que mettre en valeur ces corps de bâtiments jusqu’alors à vocation artisanale, d’aspect peu esthétique.

 

11e arrondissement

1X COUR DE L’ETOILE D’OR – 75 RUE DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE

PC-075-111-09-V-0010-01 — Date d’enregistrement : 23-08-2011.

Pét. : M. Arnaud DREYFUSS. — Arch. : M. Jacques MOUSSAFIR, 5-7, rue d’Hauteville, 75010 PARIS.

 Modification des ouvertures sur les façades Est et Ouest et création d’un second niveau de sous-sol. Modificatif au PC n° 075-111-09-V-0010 autorisé le 09-07-2009.

Cette cour de l’Etoile d’Or constituait un ensemble traditionnel tout à fait charmant de ces passages du faubourg Saint-Antoine, avec petites maisons d’un étage dans la première cour, anciens bâtiments industriels de 2 étages + combles dans la seconde cour, le tout baignant dans la verdure. Il faut ajouter la présence d’un ancien cadran solaire au fond de la première cour. Nous utilisons l’imparfait pour décrire ce lieu, car un promoteur a réussi à imposer dans la première cour un petit immeuble de 2 étages d’allure résolument moderne. Il est en construction au 1X de ce passage avec l’affichage du même PC que celui qui fait l’objet de notre visite. Ce nouveau PC n’est qu’un modificatif du précédent et il ne va pas changer grand-chose au mal qui est déjà fait par cette construction qui fait tache à côté des constructions traditionnelles existantes. Il concerne une modification des emplacements des fenêtres et l’adjonction d’un second sous-sol.

 

12e arrondissement

3 RUE NICOLAI

PC-075-112-11-V-0043 — Date d’enregistrement : 16-08-2011.

 Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. —Arch. : Mme Françoise RUEL, 61, bd Saint-Marcel, 75013 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation avec construction d’un local vélos sur cour après démolition d’un appentis, ravalement des façades sur rue et cour avec isolation thermique par l’extérieur de la façade sur cour et remplacement des menuiseries extérieures. Selon le dossier consulté à Morland, ce bâtiment, de facture simple, typique de l’architecture faubourienne, a été édifié dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les travaux de réhabilitation prévoient l’aménagement de 8 logements familiaux dans cet ancien hôtel avec création d’un local de tri sélectif au rez-de-chaussée, de locaux techniques au sous-sol et de huit caves. L’appentis situé dans la cour sera démoli au profit de jardins privatifs (végétalisés).

Les façades seront ravalées sur rue et cour. L’enveloppe sera traitée dans un souci de préservation et de mise en valeur de ce patrimoine faubourien. Les éléments caractérisant les façades (corniches filantes et garde-corps fonte) seront conservés.

Le ravalement de la façade sur rue sera repris à l’identique. La façade sur cour sera traitée avec une isolation thermique par l’extérieur.

Les menuiseries extérieures sont remplacées par des menuiseries prévues en bois.

Au rez-de-chaussée, les persiennes métalliques équipant les baies sont également remplacées. La porte d’entrée à deux vantaux est remplacée par une porte à un vantail (pour des questions d’accessibilité), mais avec réemploi des éléments en fer forgé aux motifs spiralés de l’ancienne porte. A priori, tous les travaux semblent respecter le caractère du bâtiment.

 

13e arrondissement

38 RUE DE PATAY – 37 RUE DU DESSOUS DES BERGES

PC-075-113-11-V-0039 — Date d’enregistrement : 27-06-2011.

Pét. : M. Florian DE LANGSDORFF. — Arch. : M. Florian DE LANGSDORFF, 15, rue Guy Moquet, 75017 PARIS.

Surélévation de deux niveaux de 2 bâtiments de 3 étages côté rue de Patay et à rez-de-chaussée sur rue du Dessous des Berges en vue de la création de 6 logements, après démolition des toitures correspondantes, fermeture de trémies d’escalier et diminution de la surface commerciale à rez-de-chaussée transformée en parties communes. S.H.O.N. à démolir : 12 m2. S.H.O.N. créée : 160 m2. S.T. : 107 m2.

Le terrain est traversant entre la rue Patay et la rue du Dessous des Berges. Il se compose d’un immeuble de 3 étages au 38, rue Patay et d’un garage au 37, rue du Dessous-des-berges.

Selon le dossier consulté à Morland, le projet consiste en la surélévation d’un immeuble de logement qui apportera une surface supplémentaire de 160 m². La surélévation tiendra compte des bâtiments contigus : une plus grande surélévation sera apportée au bâtiment au 38, rue de Patay afin de ne pas réaliser une trop grande surélévation sur la rue du Dessous-des-Berges. L’implantation du bâtiment restera inchangée. L’accès au bâtiment se fera par la rue du Dessous-des-Berges.

Le traitement de la surélévation et l’extension se feront en enduit monocouche ton pierre. Les clôtures seront inchangées.

 

14e arrondissement

5 VILLA BRUNE

PD-075-114-11-V-0002 — Date d’enregistrement : 28-07-2011.

Pét. : M. Frédéric BOURG, KAUFMAN & BROAD DEVELOPPEMENT.

Démolition totale d’un ensemble de bâtiments à usage de bureau. S.H.O.N. démolie : 893 m2.

PC-075-114-11-V-0047 — Date d’enregistrement : 28-07-2011.

Pét. : M. Frédéric BOURG, KAUFMANN & BROAD DEVELOPPEMENT. — Arch. : Cabinet KOZ ARCHITECTES, 89, rue de Reuilly, 75012 PARIS.

Construction de 2 bâtiments de 3 à 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage d’habitation (29 logements) et de stationnement (33 places) avec pose de panneaux solaires (53 m2). S.H.O.N. créée : 2 002 m2. S.T. : 767 m2.

Selon le dossier consulté à Morland, le projet de construction des deux immeubles s’intégra bien avec les bâtiments mitoyens à gauche mais risque fort d’écraser la maison mitoyenne d’un étage à droite, témoin du bâti ancien de la Villa Brune dont il ne reste malheureusement que quelques spécimens.

 

15e arrondissement

1 AU 3 AVENUE SAINTE EUGENIE – 32 RUE DOMBASLE

PC-075-115-11-V-0062 — Date d’enregistrement : 29-07-2011.

Pét. : M. Pierre SOREL, BNP PARIBAS IMMOBILIER RESIDENTIEL PROMOTION. — Arch. : Cabinet François LECLERCQ, 39, rue du Repos, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 3 à 6 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation (41 logements).

Dans la partie sud du XVe arrondissement, l’hôpital Saint-Michel a été créé en 1888 pour améliorer l’offre de soins dans un quartier encore pavillonnaire. Après sa fondation par une œuvre de charité, il s’est développé tout au long du XXe siècle, par constructions successives entre la rue Olivier de Serres, l’avenue Sainte-Eugénie et la rue Dombasle, grâce notamment au soutien de dons privés.

Avenue Sainte-Eugénie, des annexes médico-sociales de l’établissement ont été construites en deux campagnes, avant et après la première guerre mondiale, jusqu’à occuper progressivement un linéaire important de cette impasse par laquelle l’hôpital disposait d’un accès secondaire. A l’entrée de l’avenue, un premier bâtiment d’angle édifié en 1909 abritait à l’origine un dispensaire. Il est à présent utilisé par une consultation de protection maternelle et infantile.

Le second, ajouté en 1924, est de facture plus simple mais a conservé l’essentiel de sa configuration. Il rassemblait les laboratoires d’analyses médicales de l’hôpital. (Mairie de Paris-Extrait texte DHAAP-du 21-10-2011).

Tout ce qui existe sera détruit et c’est dommage pour le bâtiment d’angle de la rue Dombasle, dont le style (1909) et le retrait de la rue s’accordent mieux avec l’environnement que celui qui va être construit, beaucoup plus haut (R+6) et qui remplit tout l’angle.

D’après le projet consulté à Morland,

-  « l’avenue Ste Eugénie sera prolongée au cœur du projet Village St Michel, dont le PC est en cours d’instruction, au travers d’équipements médico-sociaux jusqu’à rejoindre l’impasse Lhuillier menant à la rue Olivier de Serres ».

-  « le bâtiment Ste Eugénie (R+3) sera construit dans un esprit « atelier » dans la tradition architecturale des immeubles faubouriens » : on peut en douter un peu !

Le projet ne prévoit pas suffisamment de parking pour respecter la norme mais reporte le problème sur le parking du 33 rue Oliver de Serres (PC-075-115-11-V-0034). Une densification de plus qui supprimera tout ce qui faisait encore le charme de ce quartier.

 

16e arrondissement

4 AU 6 RUE LE MAROIS

PC-075-116-11-V-0059 — Date d’enregistrement : 22-07-2011.

Pét. : M. Marcel COHEN, S.C.I. MAROIS 4.

Réhabilitation partielle du n° 4 et construction au n° 6 d’un bâtiment R+5 + C. à usage d’habitation (6 logements créés). Démolition du bâtiment à rez-de-chaussée existant au n° 6. S.T. : 305 m2. S.H.O.N. créée : 496 m2. Hauteur : 19.30 m.

Selon le dossier consulté à Morland :

Au n° 4, large maison d’habitation fin XIXe siècle de trois étages+comble en brique et pierre totalement peintes en gris ; bâtiment non concerné par le projet, à l’exception d’un retour à l’arrière qui sera annexé par la construction mitoyenne projetée.

Au n° 6, démolition totale d’un local commercial d’un seul niveau, sans intérêt. Création d’un immeuble, tout logement, de R+5 desservant des logements en duplex et les deux niveaux de terrasse. Du R+1 au R+3, annexion d’un volume sur cour du n° 4, avec marches pour relier les deux niveaux, série de balcons.

Les façades seront habillées de dalles de béton blanc cassé. Le rez-de-chaussée et les niveaux en retraits seront couverts de panneaux imputrescibles, imitation acier rouillé, les menuiseries seront en alu laqué noir. L’intention avouée est de créer « l’évènement architectural de la rue ». On demande à voir !

 

47 RUE CLAUDE LORRAIN

PC-075-116-11-V-0060 — Date d’enregistrement : 27-07-2011.

Pét. : Mme Florence SCHAAL, S.C.I. 47, RUE CLAUDE LORRAIN. — Arch. : S.A.R.L. B. TRILLES & T. DUMONT, 9, rue d’Arsonval, 75015 PARIS.

Surélévation avec création d’un 3e étage d’un bâtiment d’habitation de 1 étage + combles sur 1 niveau de sous-sol avec création de toitures-terrasses accessibles côté jardin et de lucarnes côté rue, construction d’une extension de 1 étage côté jardin, changement de destination partiel du rez-de-chaussée côté rue transformé en bureau, et ravalement des façades avec remplacement et modification partielle des baies. S.H.O.N. créée : 146 m2. S.T. : 207 m2.

Dans sa séance du 12-08-2006, la Commission du Vieux Paris avait examiné un projet de surélévation d’une maison datant du début du XXe siècle et l’aménagement d’un garage au rez-de-chaussée. La Commission avait formé un vœu en faveur du maintien des percements du rez-de-chaussée et de l’utilisation des matériaux existants de la couverture.

Le bâtiment concerné par les travaux est situé dans un alignement assez pittoresque et coloré, bordé de très petites villas homogènes, mais avec hauteurs et lignes de corniches discontinues et de styles disparates. Hélas, l’alignement en face, côté pair, est une suite de barres, années 60-70, de 8 étages.

Le projet prévoit la création d’un 3e niveau avec deux terrasses à l’arrière. La toiture sera plus haute dans sa partie médiane, mais les lucarnes refaites à l’identique resteront en place en réutilisant les éléments valides. Modification de largeur de + 0,15 m, en prolongement des ouvertures de façade. Visuellement rien ne change si ce n’est un toit plus élevé en retrait.

A l’arrière, l’extension prévue en R+1 sur jardin s’appuiera sur une construction déjà réalisée au cours des années 1940. Au total, 4 logements seront créés.

 

26 RUE LECONTE DE LISLE

DP-075-116-11-V-0375 — Date d’enregistrement : 12-07-2011.

Pét. : Mme JABES Aliza.

Création d’une terrasse accessible au R+2, avec pose d’un platelage bois, agrandissement d’une porte et pose de garde-corps, après démolition du terrasson, côté rue et jardin.

Cette adresse a déjà été visitée par notre rapporteur (voir CR n° 225 d’Octobre 2010).

En attente d’avoir la possibilité de consulter le dossier définitif, puisque dans le cas présent, nous sommes dans une déclaration préalable, on constate qu’il n’y a aucun travaux en cours depuis 2010. Cette terrasse pourrait combler, au niveau toiture, un vide qui n’apporte pas d’intérêt particulier à la façade, début XXe siècle, cela, sans menace de surélévation. Il s’agit de l’extension des combles, côté rue, dans la toiture actuelle. La future terrasse serait accessible côté jardin. La souche de cheminée serait également démolie.

 

94 AU 96 RUE LAURISTON

PC-075-116-11-V-0067 — Date d’enregistrement : 05-09-2011.

Pét. : Mme Martine LABROSSE CRAMPES CHANCEL, SCMPB. —

Arch. : S.A.R.L. EQUATOR PARIS, 3, square Vermenouze, 75005 PARIS.

Réhabilitation de 2 bâtiments de 5 à 6 étages avec changement de destination des locaux de commerce et d’artisanat en bureau, création d’un parc de stationnement en sous-sol (22 places - 635 m2), démolition des façades côté 96, rue de Lauriston et sur cour, de la toiture de l’hôtel particulier, suppression d’édicules en toiture et à rez-de-chaussée sur cour pour la création d’un patio et d’un jardin pleine terre, démolition partielle et reconstruction de planchers à tous les niveaux, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures et ravalement des façades. S.H.O.N. démolie : 2 021 m2. S.H.O.N. créée : 1 986 m2. S.T. : 1 240 m2.

Selon le dossier consulté à Morland, les numéros 94 et 96 de la parcelle à réhabiliter sont actuellement aussi contrastés que peuvent l’être un petit hôtel particulier et un garage, mais ils risquent de le devenir exagérément après les travaux prévus.

Au n° 94, hôtel particulier, en brique, construit en 1890, défiguré actuellement par l’annexion sur trois étages, comme bureaux, d’un garage et une surélévation au 5e étage. Il va être fidèlement remis en valeur. Il retrouvera son allure d’origine, selon les dessins d’architecture :

-  Rez-de-chaussée refait à l’identique 1890.

-  Huisseries anciennes restituées.

- Surélévation abattue, remplacée par une toiture en zinc et mansardes, à l’alignement de la construction voisine.

Au n° 96, jadis petit garage-atelier, devenu dans les années 50 une concession automobile qui a absorbé tout le terrain et les constructions des deux parcelles, avec de vastes volumes de rampes d’accès à l’arrière, sur six niveaux. L’ensemble du garage sera rasé pour faire place à des immeubles de bureaux aux façades vitrées, sur rue et cour, selon le style transparent actuel. Création d’un seul accès sur rue pour les deux immeubles. Derrière l’alignement vitré de la façade sur rue, la partie en retrait au-dessus de l’entrée laisse voir, par transparence, l’angle de l’hôtel particulier. C’est une bonne idée, mais le vieux bâtiment, si bien restauré et mis en valeur va-t-il en profiter, ou paraîtra-t-il ridiculement désuet et modeste ?

 

19e arrondissement

33 AVENUE SECRETAN – 1 RUE BASTE – 21 RUE BOURET

PC-075-119-11-V-0044 — Date d’enregistrement : 29-07-2011.

Pét. : M. Julien MONNET, SODEARIF — Arch. : M. Patrick MAUGER, 60, rue Vieille du Temple, 75003 PARIS.

Réhabilitation de la halle Secrétan avec création d’un niveau de sous-sol commercial, changement de destination d’une partie du rez-de-chaussée en ludothèque avec construction d’une mezzanine, remise à niveau de la dalle du rez-de-chaussée, démolitions partielles des façades pour création de baies et restauration de la toiture. Bâtiment concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 8 mars 1982. S.H.O.N. à démolir : 52 m2. S.H.O.N. créée : 2 548 m2. S.T. : 1 819 m2.

Attribuée à Victor Baltard, alors architecte du service d’architecture de la Ville de Paris et du département de la Seine, la halle Secrétan fait partie d’un vaste programme directement lié à l’Annexion. Il s’agit de compléter les halles centrales grâce à une quarantaine de marchés couverts construits entre 1860 et 1880, dans une architecture moderne de fer et de verre, rompant avec le modèle traditionnel en maçonnerie. Le marché Secrétan, inauguré en tant que marché de La Villette en 1868, est situé à la limite des anciens villages de Belleville et de La Villette.

La structure de la halle, fragilisée par le temps et la nature des sols, a néanmoins fait l’objet d’importants travaux en 1970. Malgré cette campagne de travaux, les conclusions. du diagnostic technique mentionnent aujourd’hui la dégradation de plus de la moitié des poteaux, certains d’entre eux étant sectionnés ou déjà remplacés par des profilés. Ces dégradations constituent l’une des justifications majeures à la reprise en sous-œuvre de tout le bâtiment, et offrent l’opportunité de créer un niveau complet de sous-sol. La surface du bâtiment passerait de 1800 à 4500 m², permettant ainsi de répondre à l’objectif de mixité du programme. La halle ne serait plus constituée d’un volume unique fermé et autonome, mais d’espaces distincts, tournés vers l’extérieur. Ce découpage se traduit par des aménagements intérieurs indépendants de la structure, la disparition des grilles d’origine, et le remplacement des murs maçonnés par des façades totalement vitrées exception faite des angles du bâtiment. (Mairie de Paris-Extraits texte DHAAP 21-10-2011).

La halle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 8 mars 1982. De ce fait, on peut penser que les travaux projetés seront faits dans les règles de l’art.

 

4 RUE DE CHAUMONT

PC-075-119-11-V-0055 — Date d’enregistrement : 17-08-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. — Arch. : PROJECTILES, 8, passage Brulon, 75012 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 4 à 7 étages sur un niveau partiel de sous-sol à usage de résidence sociale (25 logements) avec pose de panneaux solaires en toiture-terrasse (60 m2). S.H.O.N. créée : 1 251 m2. S.T. : 366 m2. Hauteur du projet : 24 m.

Cette adresse a été visitée par un rapporteur (voir CR Sauv’Dernière n° 230 de Mars 2011, vous y trouverez l’immeuble existant avant sa démolition). D’après le dossier consulté à Morland, le projet de résidence sociale, dans un premier temps, a reçu un avis défavorable le 28-01-2011 au plan de la sécurité incendie et a donc été représenté avant de recevoir un avis favorable le 23-08-2011. La façade du futur bâtiment sera constituée de panneaux de verre au rez-de-chaussée et sur cour ; en élévation, elle sera constituée « d’un rythme de cassettes métalliques pleines ou perforées ». Pour notre rapporteur, la pauvreté des représentations du futur immeuble laisse perplexe quant à l’esthétique et à la qualité de cette réalisation…

 

20e arrondissement

56 AU 58 RUE PIAT

PC-075-120-11-V-0053 — Date d’enregistrement : 01-07-2011.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, RIVP. — Arch. : Cabinet ATELIER D’ARCHITECTURE TEQUI, 3, rue de Paradis, 75010 Paris. —

Construction d’un bâtiment d’habitation de 5 étages sur un niveau de sous-sol sur rue et cour (10 logements sociaux créés) avec pose de panneaux solaires thermiques en toiture. S.H.O.N. créée : 716 m2. S.T. : 203 m2. Hauteur du projet : 17 m.

Selon le dossier consulté à Morland, le projet concerne la construction d’un immeuble à R+5 avec un niveau d’attique (R+5 et moitié du R+4) pour 10 logements sociaux. Il sera en retrait par rapport à l’alignement sur rue afin de s’inscrire dans le gabarit parisien imposé. L’accès à l’immeuble se fera par un porche en double hauteur en partie haute de la parcelle, ouvrant vers une petite cour plantée à laquelle on accède par un passage couvert. Une autre cour plantée est prévue. Les appartements sont traversants et les pièces principales sont sur rue (orientation sud) et disposent d’un balcon. Au R+4 et au R+5, deux appartements disposent d’une terrasse plus large dégagée par le retrait de la façade. Le traitement de façades résulte de la volonté d’offrir un maximum de lumière aux pièces principales ouvertes sur un balcon continu. Les façades courantes (sur rue et cour) seront lisses, donnant un aspect d’enduit plâtre s’apparentant aux façades voisines. Afin d’équilibrer la façade, les parties en attique seront revêtues d’un bardage vertical en acier thermolaqué, de même que la partie en RDC devant le logement. A l’intérieur, les espaces collectifs du RDC et les paliers auront un éclairage naturel. En raison de la fragilité du sol dans cette zone de Belleville anciennes carrières de gypse), des sondages du sol ont été demandés pour tester sa résistance aux pressions et son éventuelle pollution chimique. Ces sondages entre 14 et 40 m de profondeur révèlent la présence de marnes gypseuses qui ont été exploitées au XVIIème siècle. Des remblais aux très mauvaises caractéristiques ont été rencontrés sur une épaisseur de 3 m. A certains endroits, pas de remblais du tout. Des recommandations sont faites sur le type de fondations à privilégier : la fondation sur pieux semble la plus sûre avec adaptation en fonction de l’état de la carrière. Des directives sont données sur les caractéristiques que devront avoir ces pieux. La pollution chimique n’est pas dramatique mais il faudra envoyer les gravats des fondations vers un site spécial. En conclusion, l’aspect de cet immeuble ne jurera pas dans cette rue aux constructions plutôt récentes. En revanche, l’assise sur laquelle il va reposer est plus inquiétante et les fondations devront suivre scrupuleusement les recommandations des géologues.

 

50 RUE DE LA REUNION

DP-075-120-11-V-0329— Date d’enregistrement : 17-08-2011.

Pét. : M. DEHAN Christophe.

Réhabilitation d’un bâtiment sur rue et cour avec réfection de la couverture, suppression partielle de souches de cheminée, ravalement des façades avec pose d’une isolation thermique extérieure et remplacement des menuiseries extérieures, remplacement des garde-corps, rehaussement de la toiture du bâtiment sur rue et modification de la devanture à rez-de-chaussée. Cette réhabilitation, dans le cadre d’une déclaration préalable, ne peut qu’améliorer l’aspect du bâtiment. Cependant, nous déplorons l’isolation thermique par l’extérieur qui aura pour conséquence la dénaturation de cet immeuble faubourien, et le remplacement des menuiseries et des garde-corps.

On peut supposer que la modification de la devanture est prévue sur la boutique de droite qui en a bien besoin.

 

21 RUE HAXO

PD-075-120-11-V-0014 — Date d’enregistrement : 13-09-2011.

Pét. : Mme BRODOVITCH Céline, S.A. SOREQA.

Démolition totale des bâtiments sur rue et cour. C’est un ensemble de bâtiments qui va être démoli comprenant un immeuble d’habitation de trois étages et un ancien bâtiment d’Eau de Paris, style « Perret », assez dégradé. Que va-t-on construire à la place ? Dossier à suivre…

 

69 RUE DES ORTEAUX

PC-075-120-11-V-0076 — Date d’enregistrement :06-09-2011.

Pét. : Mme Sarah BITTER. —Arch. : METEK + MOPA, 3, villa de l’Adour, 75019 PARIS.

Construction d’une maison individuelle sur rue et cour de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol, avec implantation de 4 m2 de panneaux solaires photovoltaïques en toiture-terrasse, après démolition d’un bâtiment à rez-de-chaussée à usage d’entrepôt. S.H.O.N. à démolir : 99 m2. S.H.O.N. créée : 157 m2. S.T. : 99 m2.

C’est à nouveau une disparition de l’activité artisanale dans ce quartier. Le dossier consulté à Morland montre la construction d’une maison individuelle à l’architecture résolument contemporaine ne correspondant pas à l’environnement de la rue.

 

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