Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 14:31

128-Gal-Leclerc.jpg

 

Dernières nouvelles

 

A SAISIR : L’ETAT VEND QUATRE HÔTELS PARTICULIERS DANS LE VIIe

Les biens devraient être mis aux enchères en mars. La cession, probablement à des Russes, des Chinois ou des princes Qataris, rapporterait 250 M€.

Patrimoine. Affaire à saisir. Du moins si l’on appartient au club très fermé des plus grosses fortunes de la planète. Courant mars, l’Etat va vendre aux enchères quatre somptueux hôtels particuliers, situés dans le très chic VIIe arrondissement de la capitale.

Les visites n’ont pas encore démarré mais on peut toujours aller jeter un œil à l’hôtel de Clermont, rue de Varenne, qui abrite le ministère des Relations avec le Parlement. Edifié au début du XVIIIe, classé monument historique depuis 1980, il comporte 4243 m² et un splendide jardin.

Un tantinet moins grand (3374 m²), l’hôtel de Vogüé, rue de Martignac, date pour sa part de la fin du XIXe et abrite pour l’heure le Centre d’analyse stratégique. Nettement plus spacieux cette fois, l’hôtel de Broglie, actuel secrétariat d’Etat chargé de la prospection et du développement de l’économie numérique, s’étale rue Saint-Dominique sur pas moins de 7158 m². Enfin, pour avoir une vue imprenable sur la Seine, il reste encore l’hôtel de Mailly-Nesle, quai Voltaire, siège de la Documentation française.

Seul hic : pour devenir l’heureux propriétaire de l’un de ces joyaux immobiliers, les futurs acquéreurs vont devoir se montrer extrêmement généreux : « Le but, c’est de trouver de l’argent. Deux cent cinquante millions d’euros au total, ce serait formidable » a déclaré à l’AFP Yves Deniaud , président du Conseil de l’immobilier de l’Etat (CIE). A ce niveau de prix, seuls les riches étrangers se portent généralement acquéreurs. Il pourrait s’agir « soit de princes Qataries, soit de Russes, soit encore de Chinois », estime Yves Deniaud.

Le produit de cette vente devrait servir à financer la rénovation d’un grand complexe immobilier de 56000 m², au 20 de l’avenue de Ségur, censé accueillir en 2016 la plus grande partie des services du premier ministre, deux cabinets ministériels, ainsi que des autorités indépendantes.

Sur les 500 hôtels particuliers que compte encore la capitale (voir éditions du 27 octobre 2011), beaucoup appartiennent toujours à l’Etat. A l’image, outre de Matignon et l’Elysée, de l’hôtel de Rochechouart ou de celui de Brienne, par exemple. Mais, pour se désendetter, la puissance publique n’hésite plus aujourd’hui à s’en séparer. En 2010, l’Etat avait annoncé vouloir vendre quelque 1700 biens d’ici 2013. De quoi donner des sueurs froides aux défenseurs du patrimoine historique. Pas sûr toutefois que ce type de bâtiments, très coûteux à réaménager et à entretenir, trouve si facilement preneur. (Article Caroline Sallé- Le Figaro du 13-02-2012).

 

BIENTÔT UN NOUVEAU SON DE CLOCHES A NOTRE-DAME

Pour son 850e anniversaire, l’an prochain, Notre-Dame de Paris sera dotée de nouvelles cloches. Les anciennes ont été « déposées » lundi soir 20-02 2012.

Les Parisiens, les fidèles et les touristes présents sur le parvis de Notre-Dame de Paris ne se sont sans doute aperçus de rien. Mais hier soir, la prestigieuse cathédrale a perdu une partie de sa « voix ». Les quatre cloches trônaient en haut de la tour nord depuis près de 150 ans ont été descendues pour faire place, dès l’an prochain, à un nouvel équipement sonore. Pour fêter dignement les 850 ans de la cathédrale, l’association le Jubilé de Notre-Dame a en effet prévu « d’offrir » à l’édifice religieux neuf nouvelles cloches : huit petits instruments (d’environ 1 tonne tout de même) qui seront installés dans la tour nord et un nouveau bourdon (une très grosse cloche) qui rejoindra Emmanuel, le bourdon historique, dans la tour sud.

Pas d’immense grue ni d’échafaudage monumental installé le long de la cathédrale pour lancer la première phase de ce chantier exceptionnel. Lundi soir, c’est par l’intérieur de la tour – et par des ouvertures aménagées par Viollet-le-Duc lors de la restauration de la cathédrale au milieu du XIXe siècle – que les cloches ont été descendues. A 20 heures précises, au son de l’orgue, c’est Angélique-Françoise, une cloche de 1,9 tonne solidement arrimée à un câble, qui apparaît en premier.

Une musique que vous pouvez déjà entendre sur internet

Suivent Antoinette-Charlotte, Hyacinthe-Jeanne et Denise-David… En un peu plus de trois heures, les cloches rejoignent le sol… sans fausse note. Dans l’assistance, Régis Singer, le campanologue expert du ministère de la Culture qui travaille sur le projet depuis 2009, a les yeux qui pétillent. « C’est historique », note cet amoureux des cloches. A ses côtés, Paul Bergarno, le président de la Fonderie Cornille Haward qui a décroché le marché, semble un peu plus crispé. Son entreprise, installée en Normandie (l’une des trois dernières fonderies en activité en France), réalisera les huit nouvelles cloches de la tour nord. Le nouveau bourdon (baptisé Marie) sera lui, fondu par une fonderie néerlandaise puis installé en haut de la tour sud par ses collègues normands.

« Ces fondeurs travaillent dans une très bonne entente », se félicite Régis Singer, en rappelant que la conception du nouvel ensemble sonore a été dictée avant tout par des considérations musicales. « Nous avons construit les harmonies des futures cloches d’après le timbre du bourdon Emmanuel, qui est exceptionnel. Nous allons retrouver la musique que la cathédrale avait avant la destruction de la plupart des cloches à la Révolution, s’enthousiasme l’expert. A la différence des cloches déposées qui appartenaient à l’Etat (comme l’ensemble de la cathédrale, classée monument national), les futures cloches financées par l’église appartiendront au diocèse. Le projet coûtera 2 M€. « Nous appelons à la générosité des fidèles », concluait Mgr Jacquin, recteur de la cathédrale, en les renvoyant vers le site internet du Jubilé… sur lequel on peut déjà entendre le futur son de cloches de Notre-Dame.

 

Une histoire tourmentée

La configuration des cloches de Notre-Dame a considérablement varié au fil des huit cent cinquante ans d’existence de la cathédrale. Elle a atteint son apogée en 1769 avec un total de 20 cloches, dont les deux bourdons (de grosses cloches au son très grave) de la tour sud.

Cet ensemble sonore, qui pouvait se faire entendre d’un bout à l’autre de la capitale, a été mis en sourdine par la révolution. On avait alors déposé, brisé et fondu toutes les cloches des tours… pour en faire des canons. Seul le bourdon Emmanuel (un instrument de 12 t qui produit un ƒa dièse d’une pureté exceptionnelle selon les spécialistes) avait miraculeusement échappé à la destruction. Replacé dans sa tour en 1802, sur ordre de Napoléon 1er, il a été complété par un ensemble de quatre petites cloches en 1856 après la rénovation de la cathédrale par l’architecte Viollet-le-Duc. Problème : ces quatre nouvelles cloches, à la mauvaise qualité acoustique, n’ont jamais pu sonner en harmonie avec le bourdon de la tour voisine. (Article de Benoit Hasse-Le Parisien du 21-02-2012).

En 2013, la cathédrale sonnera comme au XVIIIe siècle. (Propos de Mgr Patrick Jacquin, recteur archiprêtre de Notre Dame).

 

LA PLACE RENE-CASSIN BIENTÔT DECAPITEE

La place René-Cassin (1er), ceinte de palissades qui en interdisent l’accès, vit ses derniers jours. Orné d’une tête et d’une main en pierre posées à même le pavé, cet amphithéâtre qui constituait une véritable agora au pied de l’église Saint-Eustache sera détruit cette semaine, dans le cadre du grand chantier de réaménagement des Halles. La sculpture « Ecoute », œuvre d’Henri de Miller, ne bougera pas jusqu’en juin, date à laquelle elle sera déplacée d’une vingtaine de mètres pour être mise à l’abri. Dénonçant ce qu’il qualifie de « massacre urbain inutile et onéreux » d’un espace devenu un lieu de rencontre entre les habitués des Halles, tous âges et milieux sociaux confondus », Jacques Boutault, maire du IIe, déplore aussi « la fermeture au début de la semaine dernière du jardin pour enfants des Halles, alors que les vacances scolaires franciliennes venaient tout juste de commencer ». « Coïncidence malheureuse : » répond Dominique Hucher. Et de rappeler qu’ «une aire de jeux provisoire pour les petits ouvrira côté rue Berger en avril avec les sculptures-jeux d’Henri Marquet ». Les familles du quartier espèrent que tout sera prêt pour les vacances de printemps, qui débutent le 14 avril. (Article PH.B- Le Parisien du 27-02-2012).

 

LA HALLE FREYSSINET ENFIN A L’ABRI

Après de nombreux projets de démolition totale ou partielle, l’ouvrage des années 20, situé près de la gare d’Austerlitz, a été inscrit le 23-02-2012 au titre des monuments historiques.

La mairie de Paris vient de perdre une de ses batailles contre les défenseurs du patrimoine. La halle Freyssinet, ouvrage industriel remarquable de la fin des années 20, près de la gare d’Austerlitz, est désormais entièrement protégée contre toute menace de démolition. Elle a en effet été inscrite au titre des monuments historiques.

Ce bâtiment désaffecté, de 310 mètres de long sur environ 70 de large, situé boulevard Vincent Auriol, est le chef-d’œuvre de l’ingénieur Eugène Freyssinet. Il abritait les messageries de la gare d’Austerlitz, et est notamment connu pour la finesse de ses voûtes semi-circulaires.

La Ville de Paris, qui voulait édifier des logements sociaux et un jardin sur l’ensemble du site du quartier Tolbiac, souhaitait racheter la parcelle à la SNCF, qui avait déposé un permis de démolir. Celui-ci a été suspendu. La dernière proposition de la municipalité prévoyait de détruire 6 des 30 travées de la halle pour en préserver un témoignage architectural. Mais les services du patrimoine ont recommandé de classer l’ensemble. La disposition a été finalement signée, après un long bras de fer avec les associations. Ce qui laisse entière l’interrogation sur l’avenir de cette parcelle, abandonnée par le Sernam en 2006, et dont les bâtiments ont été depuis loués à un organisateur d’évènements. (Article de Vincent Noce-Site internet du journal Libération).

 

2e arrondissement

17 RUE BEAUREGARD

PC-075-102-12-V-0001 — Date d’enregistrement : 06-01-2012.

Pét. : M. Jack BAILLY, S.A.R.L. H.B.N. HOTEL. — Arch. : M. Marko VAGIC, 29, rue de Tourtille, 75020 PARIS.

Réhabilitation d’un hôtel de tourisme avec réaménagement intérieur, ravalement de la façade sur rue, remplacement des menuiseries extérieures et des stores, modification de la devanture, réfection de la couverture avec création de 2 lucarnes côté rue et implantation d’un châssis de désenfumage côté cour.

Petit immeuble, sans doute ancien, de deux travées à quatre étages carrés + un étage mansardé occupé par un hôtel de tourisme. La réhabilitation projetée (ravalement, remplacement des menuiseries et stores) ne pourra qu’être positive pour cet immeuble. Cependant, des questions se posent concernant la modification de la devanture. On peut espérer que cette dernière respectera l’harmonie de la façade. D’autre part, la création de deux lucarnes sur la toiture sera invisible de la rue, de même que le châssis de désenfumage qui sera implanté côté cour.

 

3e arrondissement

35 RUE DU POITOU

DP-075-103-11-V-0405 — Date d’enregistrement : 20-12-2011.

Pét. : M. Gabriel LEVY, S.N.C. JGG. — Arch. : S.A.R.L. ESPACE ARCHITECTURE, 31, rue Pasteur, 92800 PUTEAUX.

Ravalement des façades sur rue et cour avec remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures sur rue, réfection de la couverture et pose d’un conduit d’extraction d’air vicié en façade sur cour.

Petit immeuble, peut-être du XVIIe siècle, de trois étages, plus un étage de mansardes, très intéressant avec ses fenêtres hautes et étroites : des demi-croisées, malheureusement la déclaration préalable étant en cours d’instruction, il n’a pas été possible de voir le dossier et donc de connaître la date exacte de construction. Cependant, il semblerait qu’il ait fait l’objet d’une surélévation de deux étages (permis de construire du 7 décembre 1900, c’est du moins ce qui est indiqué sur le site : « Paris 1876-1939 : les permis de construire »).

Les travaux envisagés : ravalement, remplacement des menuiseries extérieures, réfection de couverture et pose d’un conduit d’extraction d’air vicié, ne devraient pas nuire à son aspect. Néanmoins, il est dommage que la devanture du rez-de-chaussée (un bar-lounge) et la végétation masquent la partie basse du 1er étage. Notre rapporteur se demande si, à l’occasion du ravalement, ces parties de la façade ne pourraient pas être mieux mises en valeur.

 

6e arrondissement

20 RUE DAUPHINE – 6 RUE DE NESLE

PC-075-106-12-V-0001 — Date d’enregistrement : 10-01-2012.

Pét. : Mme Stéphan SEROR, FRENCH INVESTMENT COMPANY S.A.S. — Arch. : M. Georges Bernard ROY, 107/109, rue de Paris, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Changement de destination d’un local commercial à rez-de-chaussée + mezzanine sur rue et cour en habitation (1 logement créé) avec démolition de la couverture au niveau du R + 1 sur cour pour création d’une courette avec modification des façades, création d’une véranda, démolition partielle de la mezzanine et construction d’un d’escalier. S.H.O.N. à démolir : 40 m2. S.H.O.N. créée : 15 m2. S.T. : 715 m2.

D’après le dossier consulté à Morland, le bâtiment du n° 6 de la rue de Nesles fait partie de la copropriété du n° 20 de la rue Dauphine. L’ensemble comporte quatre cages d’escalier et deux courettes intérieures. Le bâtiment donnant sur la rue de Nesle est éclairé sur sa façade arrière (côté nord) par la courette n° 2. L’objet de la demande de permis de construire consiste à rénover en « brut » l’ancien local commercial (night club) destiné, avec l’accord de la copropriété, à être transformé en loft à usage d’habitation.

Le programme des travaux sera le suivant : une partie de la cour intérieure n° 2 a été recouverte d’un dallage dans les années 80 afin de créer un espace supplémentaire nécessaire à l’installation d’un night club. Ce dernier a cessé toute activité et l’ensemble des installations correspondantes ont été entièrement démontées. A ce jour, le local, qui se développe sur rez-de-chaussée et premier étage partiel, est totalement vide. La partie aveugle de l’ancienne courette, au fond du local ne permet pas, faute de lumière naturelle, d’y développer une activité commerciale ou tertiaire. Pour ce faire, il y a nécessité à faire pénétrer la lumière naturelle comme cela était le cas avant l’installation du night club. La partie de la courette actuellement située au niveau 1 sera, dans le cadre du projet, rétablie au rez-de-chaussée, permettant ainsi l’éclairement et l’aération du fond du local. Un traitement végétal approprié y sera mis en œuvre. La façade Nesle , en cours de réalisation, correspond à l’état existant à ce jour. On peut penser, a priori, que ce projet sera une bonne réhabilitation.

 

8e arrondissement

14 AU 16 RUE MONTALIVET

PC-075-108-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 11-01-2012.

Pét. : M. Hervé PREVOST, PREVOIR VIE – GROUPE PREVOIR. — Arch. : ATTEA ARCHITECTES, 22, rue de Paris, B.P. 40003, 77221 TOURNAN EN BRIE.

Réhabilitation d’un bâtiment de 4 étages + combles sur rue et cour avec déplacement des trémies d’escalier et création de trémies d’ascenseur, remplacement de la verrière et création d’un auvent à rez-de-chaussée sur cour, modification de la toiture avec création d’un édicule d’ascenseur, pose de fenêtres de toit et d’un châssis de désenfumage, remplacement des menuiseries extérieures et ravalement des façades sur rue et cour. S.H.O.N. à démolir : 57 m2. S.H.O.N. créée : 28 m2. S.T. : 513 m2.

Formant aujourd’hui une seule entité, l’ensemble immobilier du 14-16, rue Montalivet est constitué à l’origine de deux immeubles jumeaux construits en 1861 pour un entrepreneur de maçonnerie, Léonard Mazet. Chacun est composé d’un bâtiment principal double en profondeur, de cinq travées de large sur la rue, et d’une aile en retour de quatre étages carrés et d’un cinquième pour dépendances. Seul un bow-window, vraisemblablement ajouté au début du XXe siècle, permet aujourd’hui de distinguer les deux immeubles. L’ensemble n’a subi qu’assez peu de modifications. La distribution d’origine est encore en place, notamment les escaliers, toutes les huisseries et les décors ont été préservés, exception faite des cheminées.

Suite au vœu de la Commission du Vieux Paris (séance du 15-09-2011) qui s’était élevée contre les principales démolitions visant à transformer ces deux immeubles d’habitation en plateaux libres de bureaux, le pétitionnaire a proposé un nouveau projet. Les murs porteurs et la majorité des cloisonnements sont désormais conservés, ainsi que l’escalier de gauche. En ce qui concerne les décors intérieurs : moulures, porte et fenêtres anciennes..., un relevé détaillé de l’existant a été effectué, et l’engagement a été pris de les restaurer dans la mesure des possibilités règlementaires. (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 06-03-2012). Compte tenu de l’engagement du pétitionnaire, la Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 06-03-2012, a levé le vœu. (Non encore publié dans le BMO de la Mairie de Paris).

On ne peut que se réjouir quand un pétitionnaire s’engage à préserver le patrimoine !

 

13B AU 15 RUE DE MONCEAU – 204 AU 210 RUE DU FAUBOURG SAINT-HONORE

PC-075-108-11-V-0044 — Date d’enregistrement : 21-10-2011.

Pét. : M. Jacques MONTHIOUX, VILLE DE PARIS - D.P.A. - DIRECTION DU PATRIMOINE ET DE L’ARCHITECTURE. — Arch. : S.A.R.L. AMELLER - DUBOIS & ASSOCIES - MM. AMELLER et Jacques DUBOIS, 8, impasse Druinot, 75011 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol partiel à usage d’école élémentaire et d’habitation (3 logements de fonction créés), sur voie piétonne, avec implantation de 30 m2 de panneaux solaires photovoltaïques et végétalisation des toitures-terrasses après démolition d’une crèche de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol, et restructuration d’un bâtiment sur rue et cour, de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol, à usage d’école maternelle, avec transformation d’un logement en salle de classe et création d’un nouveau logement, modification des façades, démolition de la galerie de liaison à rez-de-chaussée sur cour, construction d’une extension du rez-de-chaussée au 2e étage côté rue, démolitions partielles à tous les niveaux de planchers et murs porteurs, reconstruction des liaisons verticales, création d’un ascenseur et réfection des couvertures. S.H.O.N. à démolir : 1 375 m2. S.H.O.N. créée : 3 324 m2. S.T. : 4 307 m2.

Hospice Beaujon construit en 1784 par l'architecte Girardin pour le receveur général des finances, Nicolas Beaujon. De l'édifice d'origine, seuls subsistent la façade et le portail monumental de style néoclassique. Dédié à l'éducation des enfants pauvres, hôpital de 120 lits en 1936, puis école de gardiens de la Paix. Transformé en 1987 en un centre d'exposition, de loisirs et de formation. (Mairie de Paris-Annexe VI-Protections patrimoniales).

Ce dossier avait été présenté dans la réunion du groupe « Sauvegarde » de Janvier 2012, mais compte tenu de l’importance des travaux projetés, une visite à Morland s’imposait pour connaître plus en détail l’ampleur de ceux-ci.

Le projet est situé dans le périmètre du site inscrit de la ville de Paris, soumis à l’avis de l’architecte des bâtiments de France.

Cette école élémentaire en brique rouge, avec un porche décoré de mosaïques au motif de la nef de la Ville de Paris, date de 1907 (architecte : Degeorge) ; le bâtiment est en U autour d’une courette sur la rue et va être restructuré en école maternelle.

Sur la rue de Monceau, une extension prend sa surface dans la courette d’accès à l’école. Le corps central d’origine se lira en transparence derrière la nouvelle paroi vitrée protégée par des brise-soleil horizontaux. Les façades seront nettoyées, les menuiseries extérieures bois seront remplacées par des menuiseries adaptées aux nouvelles réglementations thermiques et retrouveront leur couleur d’origine (bleu canard). On peut regretter la création de cette façade vitrée qui empiète sur la cour côté rue de Monceau, même s’il est indiqué que la façade actuelle sera visible (difficile à croire avec la présence des brise-soleil).

Il est tout de même dommage que la partie arrière de ce bâtiment (crèche actuelle), dans le même style de brique rouge, soit démolie pour faire place à un bâtiment moderne, certes plus lumineux. Il sera dans le même style très actuel que tous les bâtiments du site Beaujon, qui entoureront le dernier bâtiment ancien.

 

11e arrondissement

14 RUE POPINCOURT

PC-075-111-11-V-0054 — Date d’enregistrement : 27-10-2011.

Pét. : M. Dominique DUTREIX, COFFIM S.A. — Arch. : M. Alain COUPEL, 9, av. Mac Mahon, 75017 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (31 logements), d’un parc de stationnement (66 places, 666 m2), de commerce et d’artisanat avec pose de panneaux solaires en toiture (38 m2), après démolition totale de l’ensemble des bâtiments. S.H.O.N. démolie : 2 136 m2. S.H.O.N. créée : 3 377 m2. S.T. : 1 062 m2. Hauteur du projet : 19 m.

D’après le dossier étudié à Morland : la rue Popincourt apparait sur les plans de Paris au début du XVIIIe siècle. Elle se caractérise par une succession d’impasses privées protégées par des grilles. De part et d’autre de ces impasses, immeubles alignés, maisons particulières et petits jardins fleuris se succèdent et se mélangent pour offrir des lieux intimes et variés.

Au n° 14, la parcelle est occupée par plusieurs constructions rez-de-chaussée + 1 ou 2 étages, vétustes et abandonnées. Le long de la rue, l’immeuble construit sur la parcelle se décompose en deux volumes nettement plus bas qui laissent apparaître les murs pignons des constructions qui l’encadrent.

L’ensemble du rez-de-chaussée de l’immeuble est constitué d’un commerce en activité et du porche d’accès vers la cour intérieure. Une fois le porche franchi, on découvre des constructions disparates qui ont été ajoutées au fur à mesure des besoins et reliées ensemble par une vaste toiture vitrée. Aujourd’hui, ces locaux ont été abandonnés et sont inoccupés.

Le futur projet prévoit un programme immobilier composé :

- En bordure de la rue Popincourt, d’un immeuble R+5 de logements accessions et sociaux incluant au rez-de-chaussée, un commerce.

- Un deuxième corps de bâtiment implanté dans le cœur d’îlot appuyé contre le mur mitoyen de l’immeuble n° 12, destiné à des ateliers d’artisanat et à des logements duplex situés aux derniers étages. Le projet, dans son ensemble, sera respectueux vis-à-vis des bâtiments environnants.

 

14e arrondissement

115 AVENUE DU GENERAL LECLERC – 59X RUE BEAUNIER – 64X RUE DU PERE CORENTIN

PC-075-114-12-V-0001 — Date d’enregistrement : 03-01-2012.

Pét. : M. Yanick QUEMERAS, SEERI. — Arch. : M. Louis PAILLARD, 55, rue des Prairies, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur un niveau de sous-sol partiel à usage de commerce et habitation (4 logements créés) après démolition d’un bâtiment d’un niveau. S.H.O.N. créée : 745 m2. S.H.O.N. démolie : 139 m2.

PC-075-114-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 03-01-2012.

Pét. : M. Yanick QUEMERAS, SEERI. — Arch. : M. Louis PAILLARD, 55, rue des Prairies, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’habitation (10 logements) et de commerce (200 m2), de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol partiel, sur rues et voies ferrées, avec implantation de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques en toiture-terrasse, après démolition du bâtiment commercial de 1 étage existant. S.H.O.N. à démolir : 139 m2. S.H.O.N. créée : 745 m2. S.T. : 343 m2.

D’après le dossier consulté à Morland, les nouveaux immeubles seront construits dans l’ancienne emprise de la gare de Montrouge et sur les voies de la ligne de la Petite Ceinture, appartenant à Réseaux Ferrés de France (RFF).

Le futur immeuble de 5 étages respectera le gabarit ferroviaire en tout point afin, qu’une fois réalisé, la ligne ferroviaire puisse continuer à être exploitée. L’immeuble sera mitoyen à un immeuble du XXe siècle. L’architecture proposée semble raisonnable mais pas géniale. Quant à l’immeuble de 7 étages, sa construction ne touchera en rien la ligne ferroviaire ainsi que la jolie maison de caractère rue Beaunier. Il s’inscrira parfaitement dans l’hétéroclisme des bâtiments environnants.

 

124 AVENUE DU GENERAL LECLERC – 19B RUE FRIANT – 2 AU 16 RUE DE COULMIERS

PC-075-114-12-V-0002 — Date d’enregistrement : 03-01-2012.

Pét. : M. QUEMERAS Yanick, STE SEERI S.A.S. — Arch. : M. PAILLARD Louis, 55, rue des Prairies, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 6 étages + combles sur un niveau de sous-sol sur rue et cour à destination d’habitation (114 logements créés dont 55 logements sociaux), de commerce et de stationnement au 1er niveau de sous-sol (84 places de stationnement créées) et réhabilitation du local commercial d’un étage sur rue et des escaliers d’accès au quai (ancienne gare de Montrouge) avec démolitions du parc de stationnement du 1er niveau de sous-sol au 1er étage, des 2 ailes commerciales sur rues et sur rail, des locaux de bureau, aménagement d’espaces verts, végétalisation des toitures-terrasses et pose de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques (137 m2). S.H.O.N. à démolir : 2 388 m2. S.H.O.N. créée : 8 356 m2. S.T. : 3 659 m2.

D’après le dossier consulté à Morland, nous sommes sur le site de l’ancienne gare de Montrouge. Outre la construction d’un bâtiment de 6 étages, le projet prévoit la déconstruction et la réhabilitation de cette gare de la fin du XIXe siècle. La gare sera restaurée, ses arcades seront reconstituées suivant leur aspect originel. Les couvertures actuellement en zinc, en très mauvais état, seront remplacées par des toitures neuves également en zinc. Les fenêtres en bois, ainsi que les volets persiennes bois, seront réhabilités et reconstitués à l’identique. L’horloge fronton antérieure, apparemment disparue, sera aussi reconstituée. Suivant le projet architectural, les circulations verticales sont revues. Les escaliers et cages d’ascenseurs créés seront en béton. Selon leur état de conservation et leur possible adéquation avec le projet, les planchers existants seront restaurés, au besoin renforcés. Les escaliers de part et d’autre de la trémie donnant sur la petite Ceinture, qui desservent les quais depuis la gare, seront également restaurés. Cette opération permettra de retrouver une respiration urbaine autour de la gare en dégageant ainsi un véritable aménagement paysagé et un accès possible vers les quais de la petite Ceinture. Ces accès feront l’objet d’une remise aux normes actuelles. A la vue de l’état actuel du site, ce projet ne pourra que l’améliorer. Réjouissons-nous de la réhabilitation de la gare. (Voir photo haut de page).

 

15e arrondissement

93 AU 95 RUE BRANCION

PD-075-115-12-V-0002 — Date d’enregistrement : 12-01-2012.

Pét. : Mme BRODOVITCH Céline, SOREQA.

Démolition totale d’un bâtiment de 3 étages à destination d’habitation et de commerce.

A l’emplacement d’une maison de la fin des années 1860, un petit hôtel-restaurant de deux étages est construit vers 1900 face aux abattoirs dits - de la rive gauche- qui occupaient l’emplacement de l’actuel parc Georges Brassens. Il est surélevé d’un troisième étage pour le même usage en 1911 et paraît avoir été exploité de manière continue tandis que le bâti voisin se renouvelait. Il a conservé sa physionomie, bien que les ravalements, peu fréquents mais appuyés, aient gommé la trace de sa surélévation, que seul confirme le prolongement de l’escalier. L’intérieur, sans confort, n’a pas reçu de décor spécifique.

Les surfaces disponibles par étage ne permettant pas une réutilisation conforme aux critères de l’habitat actuel, sa démolition est demandée afin de reconstruire des logements sociaux. Dans cette hypothèse, le règlement permettrait une construction plus haute à cet endroit. (Maire de paris-Texte DHAAP du 06-03-2012). Dans sa séance du 06-03-2012, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition de cet immeuble.

Cependant, on peut déplorer la disparation du bâti ancien des rues de Paris.

 

16e arrondissement

14 HAMEAU MICHEL ANGE

PC-075-116-11-V-0086 — Date d’enregistrement : 22-12-2011.

Pét. : M. BOROT Damien. —Arch. : M. YOUNAN Marc, 13, rue Le Brun, 75013 PARIS.

Surélévation d’un étage partiel d’une maison de ville de 2 étages sur rue et cour avec création d’une toiture-terrasse, démolition et reconstruction du plancher du 2e étage et transformation d’une surface de stationnement à rez-de-chaussée en vue de l’extension d’une habitation. S.H.O.N. à démolir : 42 m2. S.H.O.N. créée : 117 m2. S.T. : 184 m2. Hauteur : 13 m.

D’après le dossier consulté à Morland, les travaux seront les suivants : après dépose du toit, construction d’un deuxième étage en brique de parement maçonnée, approchant au mieux l’existant, percé d’une grande baie aux menuiseries style années 50. Un large cadre en saillie autour de la baie en rappel des fenêtres du 1er étage. Pour délimiter le RDC, prolongation de l’auvent sur toute la largeur de la façade. Le 3e niveau est conçu comme une maison sur le toit. Penthouse autonome, posé sur terrasse et couvert d’une terrasse, largement vitré de part et d’autre, transparence Est-Ouest. Garde-corps vitrés, platelage bois sur les terrasses ponctuées de jardinières. La façade arrière reprend la même sobriété que l’existant.

Ces modifications apportent une unité dans ce hameau où existent d’autres maisons en brique, percées de baies semblables. La toiture, style cabane, la petitesse de la maison, le rouge criard de la brique peinte, faisaient trop contraste.

 

6 PLACE LEON DEUBEL – 47 RUE LE MAROIS

PC-075-116-11-V-0088 — Date d’enregistrement : 29-12-2011.

Pét. : M. DIDES Laurent. — Arch. : CABINET ESPACES LIBRES ARCHITECTURE - M. PLUZANSKI Stefan, 126, rue du Temple, 75003 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur 2 niveaux de sous-sol à destination d’habitation (11 logements créés), de bureaux, de commerce à rez-de-chaussée et de stationnement en sous-sol (22 places créées) avec végétalisation des toitures-terrasses et après démolition de 2 bâtiments à destination d’habitation (2 logements inoccupés supprimés), de commerce, de bureaux et de stationnement en sous-sol. S.H.O.N. à démolir : 440 m2. S.H.O.N. créée : 1 187 m2. S.T. : 586 m2. Hauteur du projet finale sur rue : 21 m.

A l’angle d’une petite place pavée, une vieille grille limite quelques maisons basses, disparates, dans une cour-parking. La parcelle, très étendue en profondeur, laisse en son centre un vide qui appelle dangereusement les pelleteuses. Seront rasés, une maison en bon état, années 40, à toiture en tuile et des petits ateliers à usage de bureaux en fond de parcelle. Sans trop de regret.

Construction d’un immeuble d’habitation, 6 niveaux sur 2 s/sol-parking et commerces en RDC. L’espace libre central qui réunit les cours des deux immeubles, 6 et 4 Place Deubel, devient un cheminement piéton. Il dessert les commerces par une voie bordée de plantes en pot. Au fond, un jardin en pleine terre prolonge les jardins avoisinants ; un petit bâtiment 1930 préservé, comprenant l’habitation de la propriétaire et un local bureau au RDC, en aura l’agrément.

L’attique de l’immeuble est couvert d’un bardage de cassettes zinc, bleu cendre. Volets recouverts de ce même zinc L’alignement en hauteur est conforme à celui de la rue et de la place. Les hauteurs diminuent vers le jardin au fond pour rejoindre l’échelle de la maison conservée et restituer l’esprit campagne. Les bons points sont la mise en valeur de l’articulation entre la rue et la place, l’élimination complète des voitures et l’espace jardin.

 

94 AU 96 RUE LAURISTON

PC-075-116-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 09-01-2012.

Pét. : Mme Martine LABROSSE CRAMPES CHANCEL, SCMPB. — Arch. : STE EQUATOR PARIS, 3, square Vermenouze, 75005 PARIS.

Réhabilitation et changement de destination de 2 bâtiments de 5 et 6 étages, à usage commercial et artisanal, en bureau, avec extension du sous-sol pour création de locaux techniques et de 22 places de stationnement, modification des liaisons verticales, démolition avec surélévation des façades du n° 96 et création de façades vitrées sur rue et cour, suppression d’édicules en toiture-terrasse, démolition de planchers à tous les niveaux pour création d’un patio intérieur et d’un jardin en pleine terre, démolition de la toiture de l’hôtel particulier au n° 94 pour reconstruction avec modification de la volumétrie et ravalement avec remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures. S.H.O.N. à démolir : 2 454 m2. S.H.O.N. créée : 2 187 m2. S.T. : 1 240 m2.

Trois phases principales de construction se sont succédé pour aboutir à cet ensemble immobilier de la colline de Chaillot constitué de deux entités : un hôtel particulier de brique et pierre et un garage occupant le reste de la parcelle.

Au n° 96, un hôtel particulier édifié par Henri Couture pour un certain M. Guiot, est affecté en 1906 à l’activité de louage du propriétaire en communication sur l’arrière avec les remises à voitures, les niveaux hauts étant aménagés en appartements. Sa façade sur rue, très soignée, présente notamment de belles menuiseries métalliques dont le dessin fait référence aux verrières d’ateliers d’artistes. Une surélévation a complété cette façade au XXe siècle. L’escalier d’origine subsiste malgré l’évolution de la distribution qui a occasionnée le retournement de son départ. L’étage noble conserve de nombreux décors : un salon Louis XVI, un salon mauresque sur rue, ainsi qu’une salle à manger Renaissance côté cour.

Selon les documents d’archives, l’ensemble se présente donc, jusqu’au milieu du XXe siècle, comme une vaste écurie pour quarante chevaux dans trois bâtiments de type industriel sur deux niveaux (localement trois) avec ascenseur et infirmerie, autour d’une cour couverte centrale.

Le –Garage Lauriston – est créé en 1951 en remplacement des écuries par l’architecte Georges Dumont qui remplace une partie de leur structure et la complète largement par des plateaux de béton armé. (Marie de Paris – Texte DHAAP du 06-03-2012).

Dans notre CR n° 237 de novembre 2011, nous vous présentions un permis de construire déposé le 05-09-2011. Or la Commission du Vieux Paris avait examiné, dans sa séance du 22 septembre 2008, un premier projet et avait émis un vœu pour la conservation de l’hôtel particulier du XIXe siècle, édifié en 1899 par l’architecte Henri Couture, et signalé la qualité de la façade du garage mitoyen édifié en 1951.

Dans sa séance du 06-03-2012, la Commission du Vieux Paris a examiné un nouveau projet et a émis le vœu que constatant que le projet s’apparente à une opération de façadisme puisqu’il prévoit pour l’hôtel particulier la démolition de planchers, la disparition de décors au 3è étage, et la création d’une seconde façade à l’arrière de celle existante, constatant également que le projet propose la transformation complète de la façade de l’ancien garage, la Commission du Vieux Paris a renouvelé son vœu de septembre 2008, (Mairie de Paris-non encore publié dans le BMO).

Nous espérons que le vœu de la Commission sera suivi par le pétitionnaire.

 

17e arrondissement

53 BOULEVARD PEREIRE – 114B RUE DE TOCQUEVILLE

PC-075-117-11-V-0080 — Date d’enregistrement : 19-12-2011.

Pét. : M. Claude DELABEYE. — Arch. : M. Jean-Louis CUZOL, 78 bis, bd de Belgique, 78110 LE VESINET.

Construction d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol conservé en vue de l’extension d’une habitation après démolition totale du bâtiment existant à usage de commerce et ravalement des façades de la maison existante. S.H.O.N. démolie : 32 m2. S.H.O.N. créée : 53 m2. S.T. : 54 m2.

Selon le dossier consulté à Morland et afin d’augmenter leur surface d’habitation, les propriétaires d’une petite maison située rue de Tocqueville ont acquis le bâtiment contigu, plutôt laid, qui fait l’angle avec le boulevard Pereire. La surface au sol est de 18 m2, sur deux niveaux. Après démolition, verra le jour une nouvelle construction de 2 étages sur rez-de-chaussée, le tout couronné par une terrasse (n’oublions pas que la surface au sol est de 18 m2). Cet ajout aura également le mérite de dissimuler le pignon de la maison. Celle-ci sera ravalée. L’ensemble sera uniformisé et on aura une maison de ville simple et moderne. Le projet semble soigné et le résultat devrait être tout à fait satisfaisant.

 

18e arrondissement

90 BOULEVARD BARBES

PC-075-118-11-V-0089 — Date d’enregistrement : 19-12-2011.

Pét. : M. Gérard DESBOIST, E.R.I.M. S.A.R.L. D’ARCHITECTURE. — Arch. : E.R.I.M. S.A.R.L. D’ARCHITECTURE - M. Gérard DESBOIST, 15, rue du Maine, 92600 ASNIERES.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et cour, à usage d’habitation (17 logements) et de locaux paroissiaux pour l’église attenante. S.H.O.N. créée : 1 098 m2. S.T. : 504 m2.

PD-075-118-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 19-12-2011.

Pét. : M. Gérard DESBOIST, E.R.I.M. S.A.R.L. D’ARCHITECTURE.

Démolition de 2 bâtiments sur rue et cour, à rez-de-chaussée et 1 étage, à usage de locaux paroissiaux pour l’église attenante.

D’après le dossier consulté à Morland, les permis déposés concernent le bâtiment de la sacristie et celui de la loge du gardien, de même style que l’église, situés à droite de l’église protestante Saint-Paul de Montmartre, de style romano-byzantin, construite entre novembre 1896 et novembre 1897, par Auguste Rey, architecte d’origine protestante.. Les salles sont en très mauvais état, des problèmes de sol se posent, et ces locaux ne correspondent plus aux besoins, en surface et qualité, de la Paroisse.

Le projet surprend par son parti architectural : la façade sur rue étant réduite et la totalité du linéaire de part et d’autre étant constituée d’immeubles d’ordre haussmannien de diverses époques, le parti pris est la continuité du front bâti. Le futur immeuble sera construit en pierre de taille massive pour l’ensemble de la façade sur rue, comme on en fait plus !

 

75 RUE DU RUISSEAU

PC-075-118-11-V-0090 — Date d’enregistrement : 19-12-2011.

Pét. : Mme Anne-Laure et M. Guillaume HEDON. — Arch. : HARDEL ET LE BIHAN ARCHITECT, 11, cité de l’Ameublement, 75011 PARIS.

Construction d’une maison de 5 étages sur un niveau de sous-sol. S.H.O.N. créée : 181 m2.

Rue ouverte en 1730 où finissait de couler l’eau en provenance de la fontaine du Buc, honorée comme une divinité sous la haute Antiquité, le ruisseau desservait une villa gallo-romaine au hameau de Clignancourt (place Constantin Pecqueur).

Pour implanter la nouvelle construction, l’ensemble des ouvrages présents sur place sera démoli La végétation sauvage sera également abattue

Si par sa hauteur, l’édifice se rapproche plus de l’immeuble de rapport que de la maison de ville, la composition des différents volumes associés en trois ensembles distincts permet de le lire comme une maison de ville, à l’image des hôtels particuliers ou des ateliers d’artistes

Le rez-de-chaussée, en retrait de 1m80 par rapport à la rue, abrite une entrée qui profite d’un jardin. Une clôture délimite le terrain côté rue du Ruisseau sur une hauteur de 3m20, laissant passer les regards vers le jardin.

Le mur mitoyen Sud supporte des panneaux photovoltaïques et une structure en inox permettant d’y faire grimper des plantes ; le mur mitoyen Nord en meulière est laissé brut. La volonté de l’architecte est d’inscrire la future maison dans le paysage urbain dense, de répondre aux proportions de la rue et à l’échelle des constructions mitoyennes.

 

32 RUE POLONCEAU

PC-075-118-11-V-0091 — Date d’enregistrement : 21-12-2011.

Pét. : M. JOBBE DUVAL Stanislas, BATIGERE ILE DE FRANCE. — Arch. : M. D’AVIAU DE TERNAY Hervé, 15-19, rue Michelet, 93100 MONTREUIL.

Construction d’un immeuble d’habitation de 5 étages sur un niveau de sous-sol sur rue et jardin avec pose de panneaux solaires. S.H.O.N. créée : 1 272 m2. S.T. : 418 m2.

Deux immeubles du XIXe siècle, mal habités, mal entretenu ont été démolis l’un situé angle des deux rues Eckermann et Polonceau en août 2008, l’autre au n° 32 rue Polonceau en novembre 2011. Ce dernier immeuble de 1873 possédait de beaux garde-corps Art déco.

Selon le dossier consulté à Morland, le nouvel immeuble projeté est destiné à une résidence sociale de 55 studios d’environ 18 m² chacun, avec volets glissants pour les fenêtres et aucun commerce n’est prévu en rez-de-chaussée. Quand on regarde les anciens bâtiments démolis, on constate qu’ils s’intégraient parfaitement dans le paysage environnant, mais que dire sur l’architecture proposée du nouvel immeuble…. On constate, également que la rue Polonceau, avec ses nombreux immeubles neufs, est devenue morne et triste.

 

50 RUE DOUDEAUVILLE – 5 AU 7 RUE D’ORAN

PC-075-118-12-V-0002 — Date d’enregistrement : 06-01-2012.

Pét. : M. Stéphan LETT. —Arch. : M. David DEMANGE, 84, quai de Jemmapes, 75010 PARIS.

Surélévation d’un étage côté rue, après démolition totale de la toiture, d’un bâtiment d’habitation de 1 étage, sur rue et cour, avec changement de destination du local artisanal à rez-de-chaussée transformé en extension de l’habitation et reconstruction de sa façade côté cour. S.H.O.N. créée : 17 m2. S.T. : 1 053 m2.

Selon le dossier consulté à Morland, pour l’immeuble du 7, rue d’Oran donnant sur la cour du 50, rue Doudeauville, l’état de vétusté de la toiture nécessite le remplacement complet de la charpente et de la couverture ; l’état sur cour nécessite aussi une rénovation lourde. Les lieux ne sont pas habitables, et le bâtiment se dégrade énormément. Le bâtiment sur cour, à rénover, sera surélevé par rapport à la toiture moyenne de l’ilot, et permettra la création d’une surface d’habitation complémentaire. La hauteur des toitures permettra de créer, coté rue, une surélévation de la façade. Les ouvertures seront dans la continuité de l’étage au-dessous et de l’immeuble mitoyen. La façade sur rue sera enduite à l’identique de l’existant et la toiture revêtue de tuiles plates proches de l’actuel. Lors de leur visite sur place, nos rapporteurs ont rencontré une copropriétaire s’occupant efficacement de la conservation de la cour et de ses bâtiments, et continuant sa lutte pour la préservation de l’aspect ancien des bâtiments de gauche et la préservation d’un escalier. Elle assure les plantations. Bel exemple.

 

57 BOULEVARD ORNANO – 70 RUE CHAMPIONNET

PD-075-118-12-V-0001 — Date d’enregistrement : 09-01-2012.

Pét. : PARIS HABITAT OPH.

Démolition de trois bâtiments à rez-de-chaussée et 2 étages sur rue et cour.

Le boulevard Ornano fait partie des grandes artères parisiennes avec un gabarit assez élevé et des immeubles de type haussmannien relativement soignés. La parcelle traversante du 57, boulevard Ornano et 70, rue Championnet fait donc figure d’exception : côté Ornano, un petit immeuble de rapport en pierre de taille de deux niveaux ; côté Championnet, une construction de type industriel, avec magasin et ateliers sous verrière. L’ensemble, construit en 1882 par le même architecte, P. Chavottier, n’a, semble-t-il, pas subi de changements significatifs et reste aujourd’hui en bon état de conservation.

L’immeuble Ornano, dont la façade sur rue est relativement étroite : 9m50 et trois travées, présente un logement unique par niveau. L’accès se fait par un rez-de-chaussée légèrement surélevé, un hall assez soigné avec décor de sol en mosaïque, un vaste escalier éclairé sur cour.

Réserve de logement social, cette parcelle a fait l’objet de plusieurs études de faisabilité. Paris Habitat préconise un programme de logements étudiants (63 chambres), avec une crèche associative en rez-de-chaussée. Malgré le bon état du bâtiment côté Ornano, Paris Habitat exclut toute hypothèse de réhabilitation pour des questions d’équilibre financier (32 chambres seulement par rapport aux 63 prévues en construction neuve) et écarte celle de conservation /surélévation en raison des surcoûts de reprise sous-œuvre. Le projet se déploie sur deux immeubles d’alignement construits au maximum du gabarit autorisé : huit niveaux côté Ornano et six côté Championnet. (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 05-05-2011).

Dans sa séance du 05-05-2011, la Commission du Vieux Paris, consultée sur la démolition des deux bâtiments avant lancement du concours, avait acceptée cette démolition.

Dans sa séance du 06-03-2012, la Commission du Vieux Paris a confirmé sa validation pour la démolition des bâtiments.

Une nouvelle fois, on peut regretter la démolition du bâti ancien mais ces immeubles n’ont aucune chance de survie car ils forment une dent creuse par rapport aux mitoyens. Affaire à suivre lors de la prochaine demande de permis de construire.

 

19e arrondissement

14B RUE DE MOUZAÏA – 14 RUE DES MIGNOTTES

PD-075-119-11-V-0010 — Date d’enregistrement : 20-12-2011.

Pét. : R.I.V.P.

Démolition d’un bâtiment à rez-de-chaussée à usage d’habitation sur cour. S.H.O.N. à démolir : 64 m2.

DP-075-119-11-V-0368 — Date d’enregistrement : 20-12-2011.

Pét. : R.I.V.P.

Ravalement des façades sur rue, isolation extérieure des façades sur cour, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures et création d’un hall d’entrée, d’un local à poussettes et d’un local à poubelles en remplacement d’un garage avec remplacement et modification des portes à rez-de-chaussée sur rue. S.H.O.N. créée : 11 m2.

Bâtiment en briques rouges (architectes Nanquette et Nicolas), avec de sérieuses fissures en façade (signalées par des témoins blancs), côté rue des Mignottes. Au rez-de-chaussée, 3 garages dont un, assez glauque, mais il est difficile de savoir celui qui sera utilisé pour créer un hall d’entrée. Le bâtiment à détruire est invisible de la rue et ne doit pas être important (SHON à détruire : 64 m²). Le ravalement ne peut qu’être bénéfique à cet immeuble s’il conduit à une remise en état et à un meilleur accès des habitants à leur immeuble.

 

20e arrondissement

6 VILLA DE L’ERMITAGE

PC-075-120-11-V-0092 — Date d’enregistrement : 21-12-2011.

Pét. : M. Raymond PISKOR IGNATOWICZ. — Arch. : M. Jean HARARI, 69, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 PARIS.

Surélévation de 2 niveaux d’une maison de ville de 1 étage, en fond de parcelle, pour création d’un logement, avec construction d’un escalier extérieur du 1er au 2e étage. S.H.O.N. créée : 121 m2. S.T. : 221 m2.

La villa de l’Ermitage est très accueillante avec la végétation qui a été mise en bordure tout le long de la voie, mais elle est bordée de maisons et petits immeubles tout à fait hétéroclites. Au n° 6, la maison de ville n’est absolument pas visible derrière le grand mur plein et les deux portes métalliques, l’une pour piétons, l’autre pour voitures. La surélévation de 2 étages se fera sur un bâtiment R+1 à toit en terrasse situé en fond de parcelle, sans démolition .Elle ne dépassera pas la hauteur limite fixée à 13 m dans cette zone (PLU). Le projet se présente comme la superposition de 2 volumes de dimension décroissante : au R+2, le volume principal ne couvre pas la totalité de la superficie de l’ancienne toiture, ménageant à l’est une terrasse de 19 m2; le volume du R+3 est établi en retrait de 1,90 m, formant un volume en attique qui ne sera pratiquement pas visible de la rue. L’accès au R+2 se fera par un escalier métallique hélicoïdal accessible par l’escalier droit extérieur adossé au mur mitoyen est. Afin de réduire le poids de la nouvelle construction sur la structure existante, la surélévation sera réalisée en charpente et ossature bois et la toiture à une seule pente couverte en zinc. La surélévation, dans son aspect extérieur, s’inscrit dans le registre de l’existant. Projet acceptable.

 

1 CITE DE L’ERMITAGE

DP-075-120-11-V-0452 — Date d’enregistrement : 22-12-2011.

Pét. : M. Hubert DE CHAISE MARTIN, S.C.I. CILMAR.

Agrandissement et création d’ouvertures en façades ouest et sud, réfection de la couverture, isolation thermique par l’extérieur de la façade arrière et réfection des murs de clôture.

Cette maison de 2 étages a effectivement bien besoin d’être ravalée et améliorée. Plusieurs déclarations préalable ont déjà été déposées et la dernière en juillet 2011 (voir CR n° 236 Sauv’Dernière d’Octobre 2011). Le pétitionnaire change à chaque nouvelle demande. On ne comprend pas où sont les problèmes car les travaux ne bouleversent pas l’aspect actuel de cet immeuble. Les fenêtres sur la façade mitoyenne vont être supprimées, et pour cause puisque la nouvelle construction programmée au n°3 va s’appuyer sur cette maison. Une demande préalable a déjà été faite et la Société affichée Foncière Marie Investissements était la même que celle qui doit assurer les travaux au n°3 pour la construction d’une maison individuelle.

 

9 AU 11B PASSAGE PLANTIN

DP-075-120-11-V-0456 — Date d’enregistrement : 26-12-2011.

Pét. : M. Philippe LAIR.

Surélévation partielle de la toiture avec création de plancher et ravalement des murs pignons avec pose d’une isolation thermique par l’extérieur. S.H.O.N. créée : 10 m2.

Ce passage, qui relie la rue du Transvaal à la rue des Couronnes par un escalier, est un endroit protégé bordé de pavillons avec petit jardin implantés sur un seul côté. Ces pavillons sont bien cachés derrière une clôture métallique et de la végétation.

Une visite a déjà été faite en octobre 2011 au 7 passage Plantin pour une surélévation d’un étage (voir CR n° 236 Sauv’Dernière d’Octobre 2011). Maintenant la surélévation concerne les n° 9 à 11bis. On peut regretter que la tendance se généralise dans le passage. Bien que ce lieu n’ait pas le charme de la Mouzaïa ou de la Campagne à Paris, il est tout à fait dommage de détruire le caractère campagnard de ce passage.

 

4 VILLA RIBEROLLE (et non 10 au 8B comme annoncé sur le PC)

PC-075-120-12-V-0001 — Date d’enregistrement : 06-01-2012.

Pét. : M. NAEGELEN Nicolas, S.A. POLYSON S.A.S. — Arch. : M. LESAULNIER Florent, 2, rue Sorbier, 75020 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment à destination d’atelier avec démolition et reconstruction des planchers du rez-de-chaussée au 2e étage, ravalement de la façade et remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures. S.H.O.N. à démolir : 110 m2. S.H.O.N. créée : 110 m2.

La villa Riberolle est constituée de 2 parties : de son départ sur la rue de Bagnolet jusqu’à sa jonction avec la cité Aubry, c’est une petite voie publique. Elle se poursuit tout droit par une courte partie privée qui se termine en cul-de-sac sur la cimetière du Père Lachaise. C’est une ancienne voie bordée encore d’ateliers sous verrière alternant avec des constructions habitées de 1 à 2 étages qui contrastent avec ces ateliers en partie encore utilisés et en partie à l’abandon (au n° 4 par ex.).

Il y a une erreur dans l’adresse du PC : la consultation du dossier à Morland révèle que les travaux portent justement sur l’atelier du 4 villa de Riberolle, actuellement à l’abandon. Ces travaux préservent heureusement le bâtiment actuel. Ils consistent à démolir et à refaire uniquement les planchers sans création de surface supplémentaire et prévoient également la réfection de la façade et le remplacement des fenêtres à l’identique. Les espaces intérieurs seront redistribués en fonction des activités qui vont s’y installer. Il est heureux que cette villa populaire et artisanale n’ait pas encore été conquise par des promoteurs pour y construire uniquement des demeures individuelles de luxe.

 

114 RUE DE BAGNOLET

PC-075-120-11-V-0093 — Date d’enregistrement : 22-12-2011. 

Pét. : M. Xavier ROUY, SEGER. — Arch. : CABINET IMHOTEP ARCHITECTES, 6 bis, rue Richard Lenoir, 75011 PARIS.

Démolition d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de commerce et d’habitation et construction d’un bâtiment de 2 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol à usage de commerce (110 m2) et d’habitation (7 logements créés) sur rue et cour. S.H.O.N. démolie : 250 m2. S.H.O.N. créée : 598 m2. Hauteur du projet : 13 m.

L’immeuble, situé dans le village Saint-Blaise, presque en face de l’église Saint-Germain de Charonne, est composé de 2 corps de bâtiments: celui donnant sur la rue de Bagnolet, d’un étage sur RDC à commerces et toiture mono-pente avec vasistas, contre lequel s’appuie, sur l’arrière, un bâtiment de 2 étages donnant sur une cour ouverte sur la rue Pierre Bonnard. Le village St Blaise conjugue histoire et modernité. Il est composé pour grande partie d’un tissu bâti ancien (XVIIIe et XIXe) en R+2/R+3 dont fait partie l’immeuble concerné par le PC.

L’état de vétusté du bâtiment, et notamment des éléments structurels du plancher RDC, a nécessité un étaiement général de confortement. Le RDC est à usage de commerce (les 2 lots sont actuellement vides), les niveaux supérieurs à usage d’habitation comportaient 6 logements. Cette construction sera démolie et fait l’objet d’une demande conjointe. Le bâtiment projeté, en R+2+combles, comportera 2 lots d’activité en RDC et 7 logements en étage, ainsi qu’une infrastructure à destination de stationnement (6 places voiture + 2 roues motorisées). Le bâti reprend le vocabulaire architectural du quartier St Blaise historique : soubassement à vocation d’activités, baies logement ordonnancées et rythmées en proportion verticale, corniche soulignant la toiture filante, lucarnes à croupe sur plan de couverture en terre cuite. Un espace vert est prévu à la place de la cour ainsi que sur une terrasse au 1er étage. Bien qu’il s’agisse d’une reconstruction après démolition avec ajout d’un étage habitable pour s’aligner sur la hauteur générale, le style traditionnel adopté pour cette construction pourrait convenir mais la Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 6 mars 2012, semble réservée su

Partager cet article

Repost 0
Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Paris historique
  • Le blog de Paris historique
  • : Sauv'dernière est le blog de l'association pour la Sauvegarde et la Mise en valeur du Paris historique. Il publie l'actualité de la défense du patrimoine de tous les quartiers parisiens et des communes d'Ile-de-France...
  • Contact

Profil

  • Paris historique
  • Entreprendre et mener toute action permettant de promouvoir, protéger et faire connaître les quartiers de Paris et des communes d'Ile-de-France, afin de faire reconnaître et de sauvegarder leur harmonie architecturale, urbaine et sociologique.
  • Entreprendre et mener toute action permettant de promouvoir, protéger et faire connaître les quartiers de Paris et des communes d'Ile-de-France, afin de faire reconnaître et de sauvegarder leur harmonie architecturale, urbaine et sociologique.

A l'enseigne de l'Ours

Saissisez Votre Mot-Clé

Le cellier d'Ourscamp

On En Parle Beaucoup...