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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:15

36 rue Marcadet

 

Dernières nouvelles

 

LA PLUS VIEILLE HORLOGE DE PARIS PREND UN COUP DE JEUNE

Commandée par Charles V vers 1371, plusieurs fois remaniée, cette horloge est la première à avoir été créée dans la capitale. Elle vient d’être totalement restaurée.

Seuls les restaurateurs ont pu l’admirer de près. Encerclé par l’immense échafaudage qui recouvre encore la Conciergerie, se cache un des joyaux de la capitale, l’horloge du palais de Justice. « Elle a été la première horloge publique de Paris, commandée par Charles V vers 1371. On peut imaginer que tous les Parisiens venaient ici, au palais royal, prendre la référence du temps », souligne Alain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments historiques, qui a supervisé le chantier.

La dernière restauration de ce superbe vestige du Moyen Age date de 1952. « Mais avec les années, toutes les couleurs étaient passées et l’horloge elle-même était dans un très mauvais état », indique l’expert. C’est donc avec le plus grand soin qu’il a fallu travailler à sa remise à neuf.

Les détails du passé ressuscités

Retour sur une longue histoire. C’est en effet après que Charles V a abandonné ce palais de la Cité pour le château du Louvre que le bâtiment a été entièrement affecté aux services judiciaires. Le cadran a ensuite été largement remanié sous Henri III, en 1586. Germain Pilon en profita pour créer des sculptures en bas-relief de chaque côté de l’horloge, l’une représentant la Justice et l’autre la Loi. Mutilé sous la Révolution, le cadran a été refait en 1849, puis largement restauré en 1852.

« Nous savions qu’un descriptif de cette horloge avait été fait en 1852. Encore fallait-il retrouver le document », explique Florent Richard, de l’agence Perrot. C’est dans les archives de la Bibliothèque nationale que le fameux livret a finalement été retrouvé. « Nous sommes partis de ces indications pour travailler », précise Alain-Charles Perrot. Le fond azur des fleurs de lys a été tamisé. Mais des dorures (24 carats) éclatantes et des couleurs vives et brillantes redonnent à l’ensemble toute sa beauté. Chaque détail retrouve son importance : les inscriptions latines, les deux couronnes de Pologne et de France (portées par Henri III) et les sculptures, avec leurs symboles.

Dans un mois, l’ensemble de l’échafaudage sera retiré. Les Parisiens retrouveront la façade de la Conciergerie restaurée et son horloge rayonnante. Une renaissance, à tel point qu’une demande officielle a été faite à la Ville d’abattre l’arbre qui, la moitié de l’année, cache son horloge historique. (Article Éric Le Mitouard-Le Parisien du 19-04-2012).

 

DANIEL FEAU EN CHARGE DE LA VENTE DE L’HÔTEL MIRAMION

Mis en vente depuis l’automne, Miramion n’a toujours pas trouvé preneur. L’avenir de cet hôtel particulier du Ve, qui abritait jusqu’ici le musée de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), est désormais entre les mains de David Féau, un groupe spécialisé dans l’immobilier haut de gamme. L’AP-HP, en pleine restructuration et confrontée à un déficit important, espère retirer plusieurs dizaines de millions d’euros de cette vente. L’édifice classé du XVIIe siècle, dont les 3 820 m² bordent la Seine sur le quai de la Tournelle, devrait être entièrement libéré des collections du musée cet été. Une partie des 8 000 pièces ont déjà été transférées dans d’autres hôpitaux de l’institution, en attendant le choix définitif du nouveau site du musée de l’Assistance publique. (Article Le Parisien du 20-04-2012). 

 

LE CHANTIER SECRET DE L’HÔTEL LAMBERT SE DEVOILE EN PARTIE

Un tourniquet faisant entrer les ouvriers au compte-gouttes. De hautes palissades de bois qui entourent le chantier à la pointe de l’île Saint-Louis et des bungalows dans tout le jardin. Le chantier de l’hôtel Lambert est top secret. « Le ministre de la Culture est passé visiter les lieux il y a quelques jours. Mais il n’a même pas pu être accompagné » regrette Jean-François Cabestan, qui a participé avec Paris historique, à la signature d’un protocole d’accord en janvier 2010 pour assurer la protection de ce joyau parisien du XVIIe siècle. Une mesure qui s’était imposée après une étape devant le tribunal administratif, alors que de vastes travaux de rénovation – pour le compte du frère de l’émir du Qatar – étaient annoncés.

Un an après le début de ce chantier hors norme et la pose d’une immense bâche au-dessus de l’édifice classé monument historique, peu d’informations ont filtré. Seul le retrait de l’échafaudage qui protégeait le ravalement et la rénovation de la façade a été effectué il y a quelques jours. Et, surprise, on découvre les premiers effets de l’opération menée par Bouygues Rénovation privée sous la responsabilité de l’architecte Alain-Charles Perrot : l’apparition de pots à feu tout autour de la crête du toit. La réaction a été immédiate. Et, notamment, les critiques de Didier Rykner, de La Tribune de l’art.

« C’est absolument désastreux. La taille disproportionnée des pots à feu et leur forme bizarroïde écrasent la façade de Louis Le Vau », dénonce-t-il. Certes, architectes et comité scientifique ont travaillé sur la base d’une gravure d’époque. Un document publié par Mariette en 1737 a servi à cette reconstitution. « C’est le choix du départ. Nous devons retrouver l’âme du monument et être au plus près de l’architecture d’origine de Le Vau », soulignent les experts chargés du chantier. Avec une taille de plus de 1,20 m de hauteur et une forme réinterprétée, il y a aujourd’hui de quoi surprendre. » Cela fait un peu prétentieux et un peu kitsch » estimait un architecte australien en promenade samedi sur le pont de Sully. « C’est totalement ridicule. Aucun document ne permettait de faire une restauration satisfaisante de ces pots à feu », souligne de son côté Jean-François Cabestan. Pour juger réellement de l’effet de ces ajouts, il faudra cependant attendre de voir l’ensemble du bâtiment, une fois les bungalows retirés.

Deux ans de travaux à venir à l’intérieur

A l’extérieur, la restauration de la façade prend fin. C’est à l’intérieur que le gros du chantier semble le plus impressionnant. Tous les parquets, lambris, miroirs et éléments de cheminées ont été ôtés le temps, notamment, de percer des maçonneries pour y intégrer les tuyaux de la future climatisation. Dans ce chantier de curetage, les ingénieurs ont découvert sous un faux plafond de l’aile gauche du bâtiment un nouveau trésor : des poutres peintes du XVIIe siècle. Malgré les demandes du ministère de la Culture, elles seront à nouveaux recouvertes. « Mais des trappes permettant de les montrer à des spécialistes seront réalisées », assure-t-on sous le sceau de l’anonymat.

Aujourd’hui le calendrier de cet immense chantier estimé à 45 M€ se poursuit. Dans quelques semaines commencera la restauration de la galerie d’Hercule, peinte par Le Brun. En juin 2013 devrait s’achever cette étape de remise en état pour en faire un hôtel particulier familial de grand luxe. Viendra ensuite une année complète dédiée à la décoration. (Article d’Éric Le Mitouard-Le Parisien du 30-04-2012).

 

Île-de-France

 

 SAINT-CLOUD : LE BÂTIMENT CHARLES-X ACCUEILLERA LES ARCHIVES DES HAUTS-DE-SEINE

Après la signature, le 3 avril, du protocole avec l’État cédant au conseil général des Hauts-de-Seine une partie du foncier et des bâtiments de la caserne Sully, à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), le projet de déménagement des archives départementales, actuellement à Nanterre, sur le site clodoaldien est en marche.

Bibliothèque et espaces d’exposition

Sur cette parcelle de 18000 m² enclavée, occupée jusqu’en juillet 2007 par la Direction générale de l’armement et située entre l’A13, la RD7 et le Domaine national de Saint-Cloud, le conseil général va acquérir de l’État (6,5 millions d’euros), avant la fin de l’année, le bâtiment patrimonial Charles-X (13000 m²), construit sous la Restauration et qui fait face à la Seine, ainsi que 5000 m² de terrain au nord de la parcelle.

« Notre objectif est de sauvegarder et de réhabiliter le bâtiment Charles-X : il n’est ni inscrit ni classé. Nous voulons sa protection et souhaitons travailler avec l’architecte des bâtiments de France. Nous installerons les archives départementales dans ce beau cadre, accueillerons notamment la bibliothèque André-Desguine (55000 ouvrages), et nous créerons des espaces d’exposition, a indiqué Patrick Devedjian, président du conseil général, qui a ajouté : l’implantation des archives départementales à cet emplacement permettra de donner une vocation patrimoniale à l’entrée du Domaine national de Saint-Cloud, et s’inscrira dans le projet de Vallée de la culture développé par le département. » Le besoin d’espace nécessaire pour installer les archives est de 15500 m² Shon. Restructuré et doté d’aménagements souterrains, le bâtiment Charles-X est à même de les fournir. Une autorisation de programme de 10 millions d’euros a été votée par le conseil général. Le chantier est évalué à environ 40 millions d’euros. Dès que le bâtiment et le terrain seront acquis, Patrick Devedjian a assuré que les études commenceront dans la foulée pour environ quatre à six ans de travaux.

Pour le reste de la parcelle (13000 m²), encore propriété de l’État via la Sovafim, le maire de Saint-Cloud, Éric Berdoati, a indiqué qu’aucun projet n’était encore acté. (Article d’Hervé Guénot-Le Moniteur du 20-04-2012).

 

A MEDAN, RESTAURATION DE LA MAISON DE ZOLA

La maison d’Émile Zola, à Médan (Yvelines), inscrite au titre des monuments historiques, fait l’objet d’importants travaux de restauration depuis l’automne dernier. Les deux tours ajoutées au corps central par le romancier, payées grâce au succès de Nana et Germinal ont provoqué des fissures. Et les modifications apportées par l’Assistance publique (AP) – à qui la demeure fut donnée en 1905 – pour la transformer en établissement pour enfants ont encore fragilisé le bâti. Le chantier a démarré par la tour « Nana ». Celle-ci retrouvera son aspect d’origine après la dépose de la toiture de tuiles mécaniques rajoutée par l’AP. A l’intérieur, toutes les pièces seront rénovées avec une mise aux normes de l’installation électrique et du chauffage. Une solution géothermique est envisagée. Ces travaux, d’une durée de trois ans et d’un coût de 2 millions d’euros seront, en partie, financés par Pierre Bergé (à titre personnel), président de l’association Maison Zola-musée Dreyfus, gestionnaire du domaine, par l’État, la région et le département. L’association cherche des mécènes pour boucler son budget. Par ailleurs, une étude est menée sur la création d’un musée de l’affaire Dreyfus dans l’ex-lazaret construit par l’AP, à proximité de la maison de Zola, où serait présentée la collection de Pierre Bergé. Ce bâtiment tout en longueur serait revêtu d’une seconde peau qui permettrait d’y aménager des circulations. Ce projet, sous réserve d’études plus approfondies, est estimé de 1 à 1,5 millions d’euros. (Article Francis Gouge-Le Moniteur du 27-04-2012).

 

3e arrondissement

19 BOULEVARD SAINT-MARTIN – 26 RUE MESLAY

PC-075-103-12-V-0005 — Date d’enregistrement : 21-02-2012.

Pét. : M. NGUY Michel, S.C.I. NGUY. — Arch. : M. BEUZARD Christian, 32, av. Gambetta, 75020 PARIS.

Changement de destination d’un local commercial en habitation (3 logements créés) situé au 1er étage, bouchement d’une trémie d’escalier et modification d’aspect extérieur des façades sur rue et sur cour au niveau du 1er étage. S.H.O.N. créée : 13 m2.

Selon le dossier étudié à Morland, le projet propose de modifier la destination du 1er étage du restaurant, avec fermeture en plancher plein de la trémie des deux escaliers intérieurs circulaires existants, pour la création de 3 appartements à l’identique de ceux existants autrefois, et comme ceux actuellement au 2e étage.

Les travaux se feront à l’intérieur des locaux existants, sauf les modifications de la vitrine du 1er étage avec remplacement de la modénature arrondie des vitrages actuels par 3 fenêtres à la française en bois peint, comme le reste des fenêtres de la façade, avec leur pose entre les poteaux existants.

De plus les travaux à exécuter sur cour, pour recréer de l’habitation au 1er étage, nécessiteront la réouverture de 4 baies pour réaliser 4 fenêtres identiques à celles qui existaient avant la création du restaurant. Si les travaux ont essentiellement lieu à l’intérieur, ceux sur la façade du boulevard devraient redonner à cet immeuble son caractère d’origine. La façade rue Meslay n’est pas touchée.

Ce projet est une bonne initiative, mais on peut regretter au rez-de-chaussée l’aspect des deux vérandas du restaurant.

 

4e arrondissement

3 QUAI D’ANJOU

4e arr. (PC-075-104-12-V-0005). — Date d’enregistrement : 21-02-2012.

Pét. : M. Philippe COURTOIS, S.A. DEL BOCA. — Réfection des souches de cheminées. Immeuble concerné par une inscription au titre des monuments historiques en date du 04-07-1988.

Le no 3 du quai d’Anjou est occupé par l’hôtel du XVIIe siècle construit par Le Vau pour lui-même car celui-ci avait épousé la fille d’un notaire, propriétaire du terrain voisin de celui de l’hôtel Lambert. Sa façade est la continuation de celle de l’hôtel Lambert. Par la suite, cette maison devint une annexe de l’hôtel. Ses quatre premiers enfants naquirent ici, sa mère y mourut. Il habita cet hôtel de 1642 à 1650, alors qu’il travaillait à l’hôtel Lambert tout proche. Une fois disparu, en 1670 son hôtel fut la propriété de la famille de La Haye qui était déjà propriétaire de l’hôtel Lambert. Cette famille s’empressa de réunir les deux bâtiments.

Nous profitons de l’annonce des travaux projetés sur les souches de cheminées pour nous interroger sur le bien fondé de la pose, il y a plusieurs années, de vitrages isolants sur la façade, ainsi que la création, semble t-il, d’un étage intermédiaire au-dessus des deux fenêtres de droite. Comment a-t-on pu autoriser ce type de travaux qui viennent enlaidir cette belle façade, n’y avait-il pas une autre solution ? C’est tout bonnement scandaleux !

 

7e arrondissement

49 AU 51 RUE DE L’UNIVERSITE

PC-075-107-12-P-0009 — Date d’enregistrement : 27-02-2012.

Pét. : M. Maixent ACCROMBESSI, S.C.I. VAL AND CO. — Arch. : Cabinet Laurent BOURGEOIS, 6, rue Basfroi, 75011 PARIS.

Réhabilitation d’un hôtel particulier de 1 étage + combles sur 1 niveau de sous-sol partiel avec changement partiel de destination de bureau en vue de l’extension de l’habitation, modification de la façade et création de stationnement (3 places créées), ravalement de l’ensemble des façades, remplacement partiel des menuiseries extérieures et de l’ensemble des fenêtres de toit, réfection de la couverture, modification des liaisons verticales, décaissement partiel du sous-sol et démolition de murs porteurs pour la création de locaux techniques, réfection des 2 cours et abattage et replantation d’arbres. S.H.O.N. démolie : 390 m2. S.H.O.N. créée : 677 m2. S.T. : 5 418 m2. Immeuble concerné par une inscription au titre des monuments historiques en date du 11-06-1926.

Sur une parcelle de dimensions confortables, constituée au début de l’urbanisation du faubourg Saint-Germain, l’ancien hôtel de Soyecourt fut édifié au début du XVIIIe siècle par l’architecte Pierre Lassurance pour le marquis de Maisons entre une cour, dont la clôture fut modifiée au milieu du XVIIIe siècle, et un jardin. Le grand corps de logis double en profondeur, toujours visible, est flanqué d’une basse-cour à gauche. Le premier décor qui ornait cette maison est aujourd’hui perdu de même qu’une large part de la distribution, modifiée au milieu du XVIIIe siècle, sous la direction de l’architecte Pierre-Michel Mouret. Un nouvel escalier fut alors mis en place ainsi qu’un nouveau décor d’une qualité exceptionnelle dont le grand salon doré du rez-de-chaussée reste le meilleur exemple. A l’extérieur, Mouret suréleva légèrement la façade sur jardin et densifia le corps de bâtiment à gauche.

A la fin de l’Ancien Régime, fut construit le portail dorique sur la rue de l’Université et une aile sur le jardin, tandis que la parcelle était réduite au sud. Un texte de cette époque, conservé aux Archives nationales, mentionne un projet de jardin mais la configuration de celui-ci résulte de tracés – et pour partie de plantation – du premier quart du XIXe siècle.

En 1836, l’hôtel passe à la famille Pozzo di Borgo. Deux campagnes principales de travaux conduisirent à l’épaississement de l’aile gauche sur cour pour l’installation d’une salle de bal à rez-de-chaussée. La seconde fut menée en 1880 par l’architecte Lambert, qui éleva le premier étage de l’aile gauche, dans le style des façades initiales. Un nouvel escalier côté rue - conservé – desservit de façon indépendante l’appartement complet qui y était aménagé. Lambert recréa en partie le décor des pièces principales : grand salon néo-Louis XV, galerie et chambre néo-Louis XIV. Les toitures furent légèrement surélevées à cette époque. L’hôtel conserve donc, par les traits principaux de son plan et ses décors du XVIIIe siècle et XIXe siècle, la trace des étapes majeures de sa constitution.

Le nouveau propriétaire souhaite à présent moderniser le fonctionnement de l’hôtel. Le corps de logis principal n’étant susceptible que de transformations très marginales, le projet fait porter sur les anciens communs l’essentiel des interventions.

 

49 AU 51 RUE DE L’UNIVERSITE (suite)

La démolition des escaliers et des planchers de l’aile des anciennes écuries (le long de la limite séparative), datée du XVIIIe siècle en rez-de-chaussée et surélevée au XIXe a été un temps envisagée, ainsi que celle de l’aile en retour côté logis principal (y compris les surélévations XXe sur jardin). Devant la réticence des services de l’État et de la Ville, le projet ne comporte plus que des démolitions modérées. Une galerie technique pour la circulation des fluides serait enterrée à distance de la façade arrière, afin de ne pas altérer les caves, et l’ensemble du jardin sera redessiné sur la base d’une étude patrimoniale. (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 13-04-2012-Bibliographie & sources Alexandre Gady, étude historique 2011).

Dans sa séance du 13-04-2012, la Commission du Vieux Paris a pris connaissance des transformations envisagées dans les anciens communs de l’hôtel particulier et émis des réserves concernant l’impact des installations et des conduites techniques de traitement d’air sur les structures, décors et parquets.

La Commission s’est étonnée de la proposition de création de jardin à la française, qui de surcroît ne respecte pas l’implantation axiale traditionnelle. (Mairie de Paris-BMO du 22 mai 2012).

On ne peut qu’être d’accord sur les réserves émises par la Commission du Vieux Paris. On peut également ajouter pour la petite histoire que le pétitionnaire est le directeur de cabinet d’Ali Bongo qui l’a acheté à la famille Pozzo di Borgo en 2010 pour environ 80 millions d’euros. Cet hôtel serait, semble-t-il, destiné à l’ambassade du Gabon ?

 

11e arrondissement

18 AU 24 RUE DE CHARONNE

PC-075-111-12-V-0013 — Date d’enregistrement : 24-02-2012.

Pét. : M. BIENVENU Jacques, S.A.R.L. TMRE. — Arch. : Mme MANCINELLI Maryline, 51, rue Pierre Charron, 75008 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de bureau de 5 étages sur un niveau de sous-sol sur rue, cour et courette avec changement de destination partiel en artisanat, commerce et habitation (18 logements créés), modification des liaisons verticales, réaménagement de la cour avec démolition et reconstruction des façades, démolition du bâtiment à rez-de-chaussée, création de 2 toitures-terrasses et ravalement de la façade sur rue. S.H.O.N. à démolir : 620 m2. S.H.O.N. créée : 530 m2.

Occupant le grand virage de la rue de Charonne à proximité du Faubourg Saint-Antoine, ce long immeuble, à la cour inaccessible, va bénéficier de travaux essentiellement intérieurs et sur cour. Une vue satellitaire nous a permis de vérifier que le voisinage arrière de cet immeuble, occupé par d’anciens ateliers avec une cheminée d’usine, n’est pas concerné par les travaux.

 

20 AU 24 RUE BASFROI

11e arr. (PC-075-111-12-V-0016). — Date d’enregistrement : 28-02-2012.

Pét. : M. Robert Patrick DAGNEAUX, PARIS HABITAT OPH. — Arch. : RH+ ARCHITECTURE, 2, rue Saint-Joseph, 75002 PARIS.

Construction de 4 bâtiments sur rue et cour de 3 à 6 étages sur deux niveaux de sous-sol à usage de commerce, habitation (49 logements sociaux créés) et stationnement (37 places), installation de panneaux solaires en toiture (186 m2), création de terrasses végétalisées et réhabilitation d’un bâtiment de 2 étages + combles sur un niveau de sous-sol à usage de commerce et habitation avec réaménagement intérieur, remplacement des menuiseries extérieures, réfection de la couverture et ravalement des façades. S.H.O.N. créée : 3 541 m2. S.T. : 1 352 m2.

Encore de grandes inquiétudes pour la maison du 22 rue Basfroi.

Alors que le maire de Paris avait exigé que l'on préserve cette maison faubourienne du XIe arrondissement, datant de l'époque Henri IV, des doutes subsistent encore sur son devenir, voire son avenir.

Les bailleurs sociaux chargés de restaurer cette maison pour y créer des logements sociaux (ce qu'elle devait être à l'époque) se montrent incapables de produire un projet digne de ce nom et respectueux de toutes les traces historiques encore visibles dans ce lieu mémorable. A les entendre, tous les éléments sensibles et historiques devraient disparaître pour respecter les normes contemporaines - elles commencent à avoir bon dos nos normes contemporaines !

Dans sa séance du 11-05-2012, la Commission du Vieux-Paris, saisie à nouveau et inquiète des images et des plans de reconstruction avec lissage des façades qu'on lui propose finalement, a demandé à ce qu'un architecte du patrimoine se penche enfin sur ce dossier emblématique. Sera-t-elle entendue et verrons-nous enfin un projet de restauration digne de ce nom ? L'exemplarité d'une restauration historique ne serait-elle pas compatible avec la création de logements sociaux ? Certains osent même dire qu'une telle entreprise coûterait trop cher pour ce type de logements. Dommage pour les personnes de condition modeste qui auraient pourtant aimé y trouver un appartement ou un petit studio...

 

12e arrondissement

12 RUE VICTOR CHEVREUIL

PC-075-112-12-V-0004 — Date d’enregistrement : 23-02-2012.

Pét. : Mme Florence et M. Olivier DELANOE. — Arch. : Cabinet FENDLER SEEMULLER ARCHICTECTES, 84, rue de Charenton, 75012 PARIS.

Surélévation d’une maison de ville d’un étage + combles sur rue après démolition de la toiture. S.H.O.N. créée : 41 m2. S.T. : 160 m2.

Construit en 1897 par l’architecte E. Marchand, soit dix ans après l’ouverture de la voie, le pavillon du 12 rue Victor Chevreuil était un petit immeuble locatif de deux appartements de trois pièces, desservis par un escalier central accessible à l’origine par la porte piétonne au centre de la façade. De style brique et pierre, il participe pleinement de l’homogénéité de ce lotissement modeste de ce passage du quartier de bel-Air, constitué de petites maisons élevées d’un ou deux étages, particularités aujourd’hui globalement préservées. Transformé en habitation unique en 1987, il a été doté d’une extension côté cour qui fit disparaître la tonnelle, le garage à vélo, le poulailler et la buanderie indiqués sur les plans du permis de construire d’origine. L’entrée se fait depuis par le côté du pavillon, et la porte sur rue a été bouchée.

Aujourd’hui, une nouvelle extension est envisagée par la construction d’un étage supplémentaire. La surélévation serait réalisée en zinc (couverture et pignon) et présenterait côté rue une terrasse bordée par une large baie vitrée, flanquée de deux « lucarnes » à chaque extrémité de la façade, sur un rythme différent de celui de la façade. Ces deux petits volumes cubiques revêtus de zinc seraient visibles depuis la rue. (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 11-05-2012).

Selon le dossier consulté à Morland, et au vu du schéma présenté de la surélévation, ce projet est inacceptable car il est en décalage avec l’architecture du bâtiment. L’architecte en charge des travaux devrait revoir sa copie même si la notice architecturale précise que le choix adopté est destiné à articuler la surélévation avec le voisinage, en particulier avec le n° 10.

 

10B IMPASSE VASSOU

PC-075-112-12-V-0005 — Date d’enregistrement : 28-02-2012.

Pét. : M. Marc LEVY. — Arch. : M. Luis VARGAS ALVAREZ, 369, rue du Bas Breteuil, 78670 VILLENNES SUR SEINE.

Surélévation d’un niveau d’un bâtiment d’habitation de 1 à 2 étages + combles avec création d’une toiture-terrasse. S.H.O.N. créée : 61 m2. S.T. : 126 m2. Hauteur du projet : 10,87 m.

Le dossier consulté à Morland indique que le petit ensemble du 10 bis est composé de deux ailes, la première, d’un étage, perpendiculaire à l’impasse, sera surélevée d’un niveau et couverte d’une toiture-terrasse.

Quant à la deuxième aile (qui comporte deux étages + comble), elle est parallèle à l’impasse ; les murs périphériques seront surélevés d’un mètre afin de rendre les combles habitables. L’ensemble est isolé de l’impasse par un haut mur et une grille pleine élevée.

A priori, les travaux projetés ne posent pas de problème et aboutiront à l’embellissement du bâtiment.

 

13e arrondissement

8 IMPASSE DAMESME

PC-075-113-12-V-0006 — Date d’enregistrement : 12-03-2012.

Pét. : M. Guillaume COUPARD. — Arch. : M. Laurent PILLAUD, 41, rue du Moulin de la Pointe, 75013 PARIS.

Surélévation d’un étage d’une maison de ville de 1 étage + combles, sur impasse, après démolition de la toiture. Surface de plancher créée : 23 m2. S.T. : 50 m2.

Située au fond de l’impasse Damesme, cette maison est la dernière des petites maisons de ville qui bordent cette impasse, en dehors d’un bâtiment de logements en face de cet alignement de maisons, sans caractère particulier ni grand intérêt architectural ; on comprend que le propriétaire souhaite s’agrandir au vu de l’étroitesse apparente des pièces existantes et de la surface totale que doit avoir cette maison qui ne doit pas dépasser les 60 m². Puisque la parcelle n’a pas de jardin permettant de s’étendre en largeur, l’agrandissement se fera par le haut, par une surélévation du bâtiment et donc une démolition de la toiture. L’architecte a fait le choix du bois pour cette élévation, ce qui sera assez réussi et s’inscrira bien dans le cadre discret de l’impasse. La toiture-terrasse végétalisée apportera même un peu de charme verdoyant à cette impasse qui en manque un peu. Toutefois, il faut espérer que le bardage vieillira bien.

 

1 IMPASSE DAMESME – 57 RUE DAMESME

DP-075-113-12-V-0067 — Date d’enregistrement : 12-03-2012.

Pét. : Mme Ruth SEFTON GREEN et M. Roland CAHEN.

Surélévation partielle de la toiture d’un bâtiment de 3 étages + combles, sur rue et impasse, après démolition de la toiture existante, avec création d’une terrasse accessible. Surface de plancher à démolir : 3 m2. Surface de plancher créée : 3 m2.

Le bâtiment de 3 étages + comble fait l’angle gauche entre la rue et l’impasse Damesme. Le projet prévoit la démolition de la toiture qui ne présente pas d’intérêt particulier. Le bâtiment qui le jouxte, bâtiment des années 90 de 5 étages, essaie de s’aligner sur la façade. Il comporte des balcons et n’a que peu de rapport avec le bâtiment concerné par la surélévation et fait plutôt maison de ville comme celles existantes dans l’impasse. La toiture-terrasse qui sera construite sur ce bâtiment ne va pas jurer dans le paysage de cette rue déjà très hétéroclite.

 

15e arrondissement

27 RUE DE L’ARMORIQUE – 22 RUE DU COTENTIN

PC-075-115-12-V-0010 — Date d’enregistrement : 17-02-2012.

Pét. : Mme PEDRETTI Laurence. — Arch. : Mme BOYER Clémence, 22, rue Popincourt, 75011 PARIS.

Extension de locaux d’habitation aux 1er et 2e étages sur rue avec ravalement de la façade et pose de volets. S.H.O.N. créée : 58 m2. S.T. : 118 m2.

Les travaux projetés vont remplir partiellement une « dent creuse ». Bien que son architecture soit résolument contemporaine, elle embellira le bâtiment existant.

 

42 RUE CAUCHY

PC-075-115-12-V-0021. — Date d’enregistrement : 13-03-2012.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, RIVP. — Arch. : M. BALC’H Philippe, 31, Villa d’Alésia, 75014 PARIS. Construction d’un bâtiment de 3 étages + combles sur un niveau de sous-sol sur rue et cour à destination d’habitation (5 logements sociaux créés) et de commerce à rez-de-chaussée avec pose de panneaux solaires thermiques (20 m2) après démolition totale de bâtiments de rez-de-chaussée à 2 étages. Surface créée : 491 m2. Surface démolie : 290 m2. S.T. : 211 m2. Hauteur du projet : 17 m.

Dans sa séance du 11-05-2012, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition du bâtiment du 42, rue Cauchy de moindre intérêt patrimonial.

Le bâtiment a démolir est en mauvais état et les appartements sont sans doute sans aucun confort moderne. Mais quelle va t-être l’architecture du nouveau bâtiment ?

 

16e arrondissement

36 AU 38 RUE DE LA FAISANDERIE

PC-075-116-12-V-0016 — Date d’enregistrement : 09-03-2012.

Pét. : Mme Albina BOECKLI, S.A. ASTE REAL ESTATE. — Arch. : ACHILLE - M. Emmanuel BENET, 5, rue Campagne Première, 75014 PARIS.

Réaménagement intérieur d’un hôtel particulier de 2 étages + entresol + combles sur 2 niveaux de sous-sol, sur rue, jardin et courettes, avec démolitions partielles de planchers à l’entresol, de murs porteurs et d’escaliers, création de nouvelles liaisons verticales, fermeture partielle des 2 courettes, ravalement des façades côtés rue et jardin avec modifications des baies à rez-de-chaussée côté jardin et réfection des couvertures. Surface de plancher supprimée : 206 m2. Surface de plancher créée : 24 m2. S.T. : 819 m2.

Le lotissement des terrains de l’ancienne faisanderie du château de la Muette a lieu au début de la Troisième République. Le plan parcellaire de 1890 montre une urbanisation déjà avancée et la présence d’une première construction au n° 36-38, remplacée en 1902 par l’hôtel actuel, œuvre de Henri Grandpierre, pour Madame Leboeuf-Nanteuil et son fils peintre. Il s’agit donc d’un hôtel, séparé dès l’origine en appartements superposés disposant d’accès distincts, dont la somptuosité, les dimensions imposantes et le raffinement du décor furent relevés lors de la construction. Derrière une façade symétrique en pierre de taille inspirée du style Louis XVI, la grande profondeur a permis de placer des pièces centrales de distribution : grand vestibule à rez-de-chaussée (et au 1er étage pour l’appartement du haut) et la galerie éclairée zénithalement au second. La suite des salons du premier étage s’ornait d’un décor néo Louis XVI au-dessus duquel se trouvait un atelier de peinture ainsi que des chambres. Sur le jardin, une aile en retour, qui semble entresolée depuis l’origine, complète l’ensemble.

Le décor intérieur a été largement remplacé par les occupants successifs, les derniers ayant profondément remanié l’aile sur le jardin et le sous-sol. Un nouvel acquéreur souhaite réunir en une habitation unique l’ensemble des logements. La distribution, conçue pour séparer les accès par des escaliers indépendants, serait modifiée, pour donner plus de solennité à la séquence d’entrée qui inclurait le porche. Dans le même but, l’escalier principal en limite séparative serait prolongé et son départ serait modifié pour donner sur le vestibule ouvert, pour plus de fluidité.

La distribution serait simplifiée et l’escalier de service disparaîtrait. (Marie de Paris-Texte DHAAP du 13-04-2012).

Dans sa séance du 13-04-2012, la Commission du Vieux Paris rappelle les qualités de l’architecte Henri Grandpierre et souhaite que le projet de restructuration respecte pour l’essentiel les distributions d’origine et notamment le grand escalier, explicitement mentionné dans la motivation de la protection au titre du PLU. (Mairie de Pari- BMO du 22/05-2012).

Nous ne pouvons qu’être d’accord sur le vœu de la Commission du Vieux Paris.

 

7X IMPASSE DES PRETRES – 29 AU 31 RUE DES SABLONS

PC-075-116-12-V-0009 — Date d’enregistrement : 20-02-2012.

Pét. : M. ESTEVE Olivier, TECHNICAL S.A.S. — Arch. : Cabinet PALISSAD ACHITECTURES, 10, rue de la Fontaine à Mulard, 75013 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 6 étages sur rue et impasse à destination de bureau et de central téléphonique avec démolitions et reconstructions de planchers, permutations de locaux, modification des liaisons verticales avec création de trémies d’ascenseur et d’escalier, végétalisation des toitures-terrasses, création de 2 jardins après démolition d’appentis et de la dalle de la cour, ravalement des façades et remplacement des menuiseries extérieures. S.H.O.N. créée : 530 m2. S.H.O.N. démolie : 563 m2.

Selon le dossier étudié à Morland : Central téléphonique du XVIe arrondissement, construit par les PTT en 1904-1908, à proximité de la place du Trocadéro. Bâtiment monumental par sa taille et son style, bien incorporé malgré sa destination utilitaire à la rue bourgeoise qu’il domine de son allure imposante. Les matériaux utilisés sont variés, spectaculaire frise en attique. A l’arrière, trois bâtiments en brique 1930, à 5 niveaux, espace dense sur deux cours sinistres.

En 2001, France-Télécom loue la totalité de l’îlot incluant les nouveaux bâtiments à Technical SAS. Le bail se termine fin 2012. A cette occasion une restructuration des surfaces libérées est projetée pour des zones d’habitations et jardin. Des travaux ont déjà été effectués en 2011 pour la protection des volumes dédiés à France Télécom, regroupés et mis en gaine au sous-sol.

Ce sera une restructuration de qualité pour cet îlot de quatre immeubles dont seule la façade 1900 est sur rue ; l’unique accès voiture s’effectue par un porche à l’arrière, au fond de l’Impasse des Prêtres, sous une étroite façade passerelle entre deux des immeubles sur cour. Matériaux et huisseries seront rénovés à l’identique. Ravalement partout. Les huisseries de la façade noble seront reprises en réplique de l’existant, mais avec effet couleur, acier gris et noir. En place de la toiture d’origine supprimée en 1930, une terrasse plantée. La suppression des cheminées en pignons dégagera la vue exceptionnelle sur tout Paris. Les grandes hauteurs seront divisées par des planchers invisibles derrière les verrières en place. Deux escaliers seront conservés. Seule modification, un accès PMR, à droite de l’entrée par un soupirail, retaillé sans trop de dommage dans le bandeau existant, avec symétrie à gauche pour une simple bouche d’air. A l’intérieur, dix marches pour accéder au RDC surélevé.

Sur cour, démolition de volumes techniques parasites datant de 1950. Les très étroites façades dans l’axe du porche, ainsi qu’une petite annexe, seront isolées de l’extérieur et recouvertes d’une grille métallique cuivre patiné. La façade arrière de l’immeuble 1900, partiellement masquée par ses deux étroits retours en U, sera traitée comme le côté rue. Un jardin essayera de réchauffer l’actuel puits d’ombre glacial qu’est cette petite cour.

 

21 AU 29 RUE RIBERA – 1 AU 9 RUE DE LA SOURCE

PC-075-116-12-V-0013 — Date d’enregistrement : 29-02-2012.

Pét. : M. Didier LE GAL, ASSOCIATION DON GUERANGER. — Arch. : Cabinet MÀ ARCHITECTES, 5, rue de Saint-Germain, 78230 LE PECQ.

Construction de 5 maisons de ville de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation, de stationnement conservé et de bureau après démolition des constructions existantes. S.H.O.N. démolie : 1 121 m2. S.H.O.N. créée : 1 029 m2. S.T. : 747 m2.

Selon le dossier consulté à Morland : l’Association Abbaye Sainte-Marie, a été fondée en 1900 sur des parcelles réunies, comprenant des bâtiments monastiques, une église, plus un petit immeuble de logements à louer des années 50, le tout donnant sur un parc planté.

Ce petit bâtiment sans charme à l’angle des rues Ribera et de la Source est à détruire pour le projet de 5 maisons de ville à 2 niveaux, donnant directement sur le parc. Cette adresse a été visitée en Mai 2011 (voir CR n° 233 Sauv’Dernière Mai 2011).

Le nouveau permis ne présente pas de modifications apparentes. Il apporte des précisions sur les matériaux, huisseries, l’organisation des issues, ce qui rend le projet plus attrayant, comparé à celui proposé antérieurement. On construira 5 petites villas reliées par des contreforts à redans maçonnés qui les isoleront, et de plus formeront des bacs à plantes à chaque niveau. La cinquième villa, en décalage avancé sur le jardin, n’aura qu’un seul niveau sous une terrasse gazonnée. Garage en sous-sol pour mettre fin au jardin-parking.

A l’arrière, en RDC sur rue, quelques vitrines et derrière une grille une courette plantée donnera accès à l’église et à une salle d’activité, fermées selon les horaires par une porte coulissante signalée d’une croix.

En conclusion, on construira des studios de rêve pour étudiants, séminaristes, retraites… beaux arbres, calme.

 

17e arrondissement

169 ET 165 AVENUE DE CLICHY – 2X IMPASSE CHALABRE

PD-075-117-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 02-03-2012. Pét. : M. BAILLY Didier, PARIS BATIGNOLLES AMENAGEMENT. Démolition totale.

PD-075-117-12-V-0004 — Date d’enregistrement : 02-03-2012. Pét. : M. BAILLY Didier, PARIS BATIGNOLLES. Démolition totale.

Les immeubles sis au 165 et 169 peuvent être traités ensemble puisqu’ils doivent être purement et simplement démolis pour le même promoteur immobilier, dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Clichy-Batignolles. L’état de ces immeubles (R+4 au 165 et R+2+combles au 169) ne justifie pas leur destruction surtout pour celui du n° 165, immeuble d’angle possédant un certain caractère avec ses bandeaux bien saillants et ses volets classiques.

Quant à l’immeuble de 5 étages + combles au n° 167, ses jours sont peut-être également comptés, bien qu’il paraisse plus récent.

En conclusion, quelle image paysagère aura dans un avenir proche l’avenue de Clichy puisqu’elle aura perdu un certain nombre d’immeubles anciens à l’aspect faubourien ?

 

18e arrondissement

6 IMPASSE PERS

PC-075-118-12-V-0015 — Date d’enregistrement : 22-02-2012.

Pét. : M. Christophe REVEILLEAU, IMPASSE PERS. — Arch. : Mme CHRISTIDIS Nathalie, 49, rue Ampère, 75017 PARIS.

Construction d’un immeuble de 4 étages à usage d’habitation (4 logements créés) après démolition d’un garage d’un étage. S.H.O.N. démolie : 162 m2. S.H.O.N. créée : 223 m2.

Selon le dossier consulté à Morland, le garage existant à gauche sera démoli et l’on construira à la place un immeuble dont la façade, sur l’impasse, sera alignée sur les bâtiments existants et ne présentera aucune saillie. Sur la façade sud, le rez-de-chaussée bénéficiera d’un volume sous verrière avec son patio planté, le 1er étage sera occupé par une terrasse et les deux derniers niveaux auront un balcon. Les menuiseries extérieures seront en métal ou aluminium de couleur anthracite et les panneaux en façade seront soit en métal, soit en matériau composite ton sur ton. L’occultation sera assurée par des volets roulants.

Il y aura ainsi continuité avec la façade du garage principal à droite. Par contre, le ton anthracite des menuiseries aurait pu être blanc, comme sur les deux bâtiments mitoyens. C’est regrettable !

La hauteur du nouveau bâtiment a été alignée sur celle du 12, rue Lecuyer, au sud, en fond de parcelle.

 

5 PASSAGE PENEL – 90 RUE CHAMPIONNET

PC-075-118-12-V-0012 — Date d’enregistrement : 17-02-2012.

Pét. : M. Etienne MONTIEL. —Arch. : Cabinet WKZ ARCHITECTURE, 14, rue Raspail, 92300 LEVALLOIS-PERRET.

Construction d’un bâtiment de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de maison individuelle, après démolition totale d’un bâtiment d’un étage + comble sur 1 niveau de sous-sol. S.H.O.N. démolie : 90 m2. S.H.O.N. créée : 209 m2. S.T. : 70 m2.

Selon le dossier consulté à Morland, le nouveau bâtiment se situera sur la rue Championnet. Il accueillera 3 chambres, un séjour, un garage et une cave ; les 1er et 2e étages seront ornementés d’un oriel qui deviendra balcon au 3ème étage. Quant au 4ème étage, il sera constitué d’une terrasse accessible.

La structure porteuse se fera en béton, dalles et murs avec une isolation thermo acoustique par l’intérieur. Les menuiseries seront en acier à rupture de pont thermique, double ou triple vitrage isolant. Les menuiseries seront de teinte foncée et le vitrage de couleur claire. Les murs, sur rue et passage, seront revêtus d’un enduit de chaux (finition talochée).

Il est regrettable que la maison actuelle soit démolie. Son architecture est sobre et de qualité. Que peut-on dire sur l’architecture du nouvel immeuble ? A chacun d’en juger… Ne fera-t-il pas un peu tâche dans la rue ?

 

36 RUE MARCADET

PD-075-118-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 02-03-2012.

Pét. : Mme Céline BRODOVITCH, SOREQA SAPLA.

Démolition totale d’un ensemble de bâtiments à rez-de-chaussée et 3 étages sur un niveau partiel de sous-sol à usage d’habitation et de commerce.

Le terrain qui reçoit les bâtiments, objet de la demande de démolition, a fait partie d’une parcelle plus grande, puisqu’elle rejoignait au moins jusqu’en 1859 le tracé de l’ancienne rue des Portes Blanches – actuelle rue Ordener – et présentait une de ses faces à la rue Poissonnière. Dans cette portion de Montmartre dont l’urbanisation s’est accélérée dans la seconde moitié du XIXe du fait du développement des grandes emprises de service à la Chapelle (chemins de fer, gazomètres, ….), la division de cette parcelle a donné lieu au terrain actuel. De forme oblongue, il accueille trois corps de bâtiment dont les volumes semblent ne pas avoir évolué depuis 1878. Le principal s’installe en fond de cour et se compose d’un rez-de-chaussée surmonté de trois étages carrés recouvert d’un toit à double versants, et relié à la rue Marcadet par deux ailes en retour adossées aux limites séparatives.

L’aile Est se compose d’un rez-de-chaussée et d’un étage carré recouvert d’un toit à simple versant, et partiellement surélevé d’un second niveau recouvert d’un toit à double versant. L’aile Ouest, d’un simple rez-de-chaussée, voit sa partie sur rue consacrée à un commerce dont l’intérêt de la devanture est d’avoir gardé ses dispositions d’origine.

Cet ensemble faubourien a été construit à l’économie, et a subi de nombreuses modifications intérieures. L’escalier –principal -, de facture modeste, a cependant conservé l’ensemble de ses dispositions.

Il est à noter que ces bâtiments voient leurs héberges se constituer de deux hauts pignons.

Par ailleurs, l’application des règles d’urbanisme oblige à construire à l‘alignement. (Mairie de paris-Texte DHAAP du 13-04-2012).

Dans sa séance du 13-04-2012, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition des bâtiments.

Néanmoins, une fois de plus c’est un témoignage du Paris populaire du quartier Château Rouge qui va disparaître. C’est vraiment regrettable ! Quelle architecture d’immeuble va-t-on proposer ? D’autant plus que depuis peu un autre immeuble, au n° 47, qui au départ devait être réhabilité, a été démoli. L’aspect paysager de cette portion de la rue Marcadet change au fil du temps avec la construction d’immeubles neufs à l’architecture plus que discutable. La Mairie du XVIIIe arrondissement n’a pas vocation à garder ses immeubles anciens, ou si peu… (Voir photo en haut de pqqage page).

 

19e arrondissement

84 RUE COMPANS

PC-075-119-12-V-0010 — Date d’enregistrement : 23-02-2012.

Pét. : M. Sélim SAIAH. — Arch. : M. Boris SCHNEIDER, 12, rue Burnouf, 75019 PARIS. Surélévation de deux niveaux d’une maison individuelle d’un étage sur un niveau partiel de sous-sol à usage d’habitation et de commerce avec changement de destination du local commercial à rez-de-chaussée sur rue et cour en local artisanal, remplacement des menuiseries extérieures, ravalement des façades et création de deux châssis de toit versant cour. S.H.O.N. créée : 114 m2. S.T. : 83 m2.

Selon dossier consulté à Morland : petite maison de 1952 coincée entre un immeuble de 5 étages + combles et un restaurant à RDC. Cette surélévation, en ossature bois, portera la hauteur de cette maison à R+2 + combles. Elle sera réalisée, même si on peut en douter en regardant la photo du projet, « dans des matériaux et des couleurs en relation avec l’existant » : toiture et façade en bois à clairevoie, enduit taloché ocre rouge, menuiseries extérieures alu gris anthracite, garde-corps en acier galvanisé, chien assis en zinc.

Le rez-de-chaussée, actuellement une boutique (fermée) et une arrière-boutique, sera transformé en deux ateliers. Le reste de la maison servira à l’habitation.

On peut regretter la couleur retenue qui ne se fond pas vraiment dans l’environnement ; espérons que la couleur figurant dans le dossier est exagérée par rapport à la réalité (ocre rouge ?).

 

23BIS RUE DE BELLEVUE – 28 VILLA SADI CARNOT

PC-075-119-12-V-0016 - Date d’enregistrement : 26-03-2012.

Pét : M. Gérard HENRIQUET - Arch : Mme Hélène DOULKERIDIS, 23 rue du Tunnel 75019 PARIS. Construction d’une maison de ville de 3 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et voie piétonne. Surface créée : 277 m². ST : 117 m². Date d’enregistrement : 26-03-2012

La demande de permis de démolir concernant un garage PD-075-119-11-V-0001, déposée le 23-02-2011, a été délivré le 17-05-2011. Le garage a été détruit.

Un premier PC avait été déposé en Juillet 2011 (voir CR n° 236 Sauv’Dernière d’Octobre 2011). Ce PC a été refusé le 03-01-2012.

Par rapport au précédent projet de construction, les ouvertures dans la toiture et sur les façades ont été modifiées, en nombre et en forme, suivant l’analyse réalisée sur le secteur.

L’isolation des murs sera faite par l’intérieur (contrecloisons maçonnées en brique).

Une charpente traditionnelle en bois à trois pentes, avec des tuiles mécaniques en terre cuite, sera posée.

L’ABF demande que les pierres de la clôture démolie soient récupérées et réemployées dans le futur projet.

Suite à l’analyse du sol (zone d’anciennes carrières souterraines) jusqu’à 45 m de profondeur, il est demandé de faire une confortation des sols par injection jusqu’au niveau des sables de Fontainebleau (4,1/4,3 m de profondeur).

Cette habitation dominera toujours la maison du n° 26 villa Sadi Carnot, mais respectera mieux l’environnement du secteur Mouzaïa.

 

20e arrondissement

8 AU 10 RUE ALBERT MARQUET – 46 AU 46B RUE VITRUVE

DP-075-120-12-V-0090 — Date d’enregistrement : 13-03-2012.

Pét. : Mme Violaine SANSON TRICARD.

Création de 5 fenêtres et d’un œil de bœuf à rez-de-chaussée sur rue.

La déclaration préalable concerne un bâtiment à rez-de-chaussée dont le pignon sur rue prolonge celui de l’immeuble en brique de plusieurs étages. Ces pignons sont décorés avec des motifs insolites accrochés qui ne seront pas touchés par les futurs travaux.

Le percement de fenêtres et d’un œil de bœuf ne devrait pas nuire à l’esthétique de l’ensemble.

 

5 AU 5B RUE STENDHAL

PD-075-120-12-V-0004 — Date d’enregistrement : 28-02-2012.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P.

Démolition d’un ensemble de bâtiments à rez-de-chaussée et 1 étage, sur rue et jardin.

Un premier permis de démolir a été déposé en 2010 (voir CR n° 223 Sauv’Dernière de juillet 2010) mais pour seulement un bâtiment.

Dans sa séance du 24-06-2010, la Commission du Vieux Paris avait validé la démolition de ce bâtiment sans intérêt patrimonial. On peut tout de même regretter la démolition de l’ensemble des bâtiments construit en 1896 et qui servit d’asile de nuit pour femmes. Aujourd’hui, l’un des bâtiments est occupé par des services municipaux.

Quand on regarde le projet du futur immeuble, on peut s’interroger… Peut-on appeler cela de l’architecture ?

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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