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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 22:35

Dernières nouvelles au cours de l’été - A Paris

  

 

 110-boulevard-de-Belleville-etat-actuel.jpg 110 boulevard Belleville projet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE MUSEE DE MONTMARTRE RENOVE EN 2014

« Nous allons d’ici à trois ans vers un renouveau du musée de Montmartre, explique Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris, chargée du patrimoine. Après un appel à projet pour restaurer les bâtiments et gérer le musée, la société Kléber-Rossillon a été choisie (vote du Conseil de Paris du 17 mai dernier). Autrefois haut lieu de la vie montmartroise, le site du musée est composé de l’hôtel de Rosimond (XVIIe siècle) qui accueille le musée, d’un bâtiment du XVIIe siècle qui longe la rue Cortot, et de l’hôtel Demarne (XVIIe-XIXe siècles), tous bâtiments protégés au titre du PLU de Paris. « Il s’agit notamment de procéder à des ravalements, des rénovations, la principale portant sur l’hôtel Demarne », souligne l’architecte Marc Chabanne. Un sort particulier est réservé aux trois jardins (2500 m²) : leurs ambiances seront inspirées des tableaux peints au musée et à Montmartre par Renoir. L’atelier de Suzanne Valadon sera rénové, un espace de projection, une salle pédagogique et une librairie seront créés. La surface actuelle d’exposition sera doublée (atteignant 560 m²) et la surface d’accueil du public triplée (700 m²).

Bail emphytéotique

La ville de Paris (propriétaire des lieux) a signé un bail emphytéotique de 53 ans avec Kléber Rossillon. L’association du Vieux Montmartre a aussi conclu une convention avec la société qui prévoit la mise en dépôt de ses collections pour la durée du bail (100000 documents, 6000 œuvres d’art). Le nouveau parcours muséal propose un complet renouvellement thématique et une politique d’expositions dont la première pourrait être « Renoir et Montmartre ». La fréquentation actuelle (40000 entrées/an) devrait grimper à 200000 entrées en 2014. Investissement : 6 millions d’euros HT pour le bâti et la nouvelle muséographie. Après le dépôt du permis de construire fin janvier 2012, les travaux devraient se dérouler en 2012 et 2013. En 2014, le nouveau parcours muséographique sera réalisé pour une ouverture dans la foulée. (Article Hervé Guénot-Le Moniteur de juillet 2011).

 

LA DERNIERE FERME PARISIENNE AU CENTRE D’UN LONG CONFLIT IMMOBILIER

La bataille judiciaire a repris rue de la Tombe-Issoire (Paris 14e) entre les défenseurs du patrimoine et un promoteur qui tente depuis plus de dix ans de mener à bien ses projets immobiliers. Au cœur du contentieux : le site de la dernière ferme de Paris et des carrières médiévales classé monument historique. Le tribunal administratif, réuni en urgence en référé, le 13 juillet, a jugé l'affaire suffisamment importante pour suspendre une autorisation de travaux accordée par le préfet de Paris.

Cette parcelle de 2 730 m2, Thomas Dufresne, le président du collectif qui se bat pour la préservation du site, la qualifie de "mille-feuille de l'Histoire". Le Moyen Age y croise les restes d'un aqueduc gallo-romain, tandis qu'un immeuble de rapport en mauvais état, un pavillon néorenaissance dit "Troubadour" et deux maisons de faubourg évoquent le Paris du XIXe siècle.

De la ferme de Montsouris elle-même, une "ferme de nourrisseur" qui a fourni du lait frais aux Parisiens jusque dans les années 1930, il subsiste une grange, un cellier voûté et une grande cour. Les carrières de Pont-Mahon, en souterrain, ont également fait partie de l'un des premiers circuits des catacombes de Paris.

Le site est aujourd'hui la propriété de la Société française d'études et de réalisations immobilières (Soférim), qui s'est impliquée dans l'affaire au début des années 2000 et a racheté les lieux en 2003. Depuis, plusieurs demandes de permis de construire ont été déposées dans le but, selon les cas, de construire des immeubles, des logements sociaux ou de restaurer certaines parties du site. La dernière autorisation de travaux requise concerne ainsi uniquement la "rénovation et la consolidation des carrières" par des "techniques ancestrales", explique Anne-Sophie Vassort, directrice de programme à la Soférim. La société compte ensuite allier restauration "selon le plan local d'urbanisme" et création de nouveaux logements autour d'un espace vert développé dans la cour de ferme. La DRAC a donné son accord, et la mairie du 14e, après avoir longtemps défendu un projet de rachat et de restauration de l'ensemble, s'est rangée du côté du promoteur.

Le collectif de trente-sept associations, qui s'est formé pour défendre ce monument historique "rarissime", évoque une "pseudo-restauration" qui servirait à poser les "fondations d'immeubles neufs". La juge des référés du tribunal administratif de Paris lui a donné raison le 13 juillet en estimant le projet "susceptible de porter atteinte à l'intégrité du monument", une décision qui a "surpris" la Soférim, selon Mme Vassort. Le collectif garde ainsi temporairement l'avantage, le Conseil d'Etat ayant également statué en sa faveur par deux fois ces dernières années. Le feuilleton judiciaire menace cependant de laisser les lieux se détériorer encore quelque temps. La Soférim estime aujourd'hui les travaux urgents, rapports techniques à l'appui, tandis que le collectif lui oppose ses propres experts et l'accuse de "jouer la montre" en n'entretenant pas les constructions existantes. Plusieurs propositions de rachat et de restauration soutenues par des fondations ont pourtant vu le jour, assure M. Dufresne, qui permettraient au promoteur de faire un léger bénéfice à la vente et au quartier de voir naître une ferme bio ou des équipements culturels. La Soférim dément, quant à elle, avoir été contactée à ce sujet, et s'apprête à déposer un recours en cassation contre la décision du tribunal administratif. (Article Laura Cappelle-Le Monde du 28-07-2011).

 

2e arrondissement

30 AU 32 RUE DU SENTIER

PC-075-102-11-V-0019 — Date d’enregistrement : 29-04-2011..

Pét. : M. David CASTILLA MORA, CASTMOR FRANCE. — Arch. : M. Richard MARTINET, 3, rue Danton, 75006 PARIS.

Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments de 3 à 4 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol, à usage de bureau, de commerce et d’habitation en hôtel de tourisme (122 chambres) avec démolition et reconstruction de planchers à tous les niveaux, modification d’aspect extérieur, remplacement et création de verrières en toitures sur cour de bâtiments à rez-de-chaussée et 1 étage, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, ravalement des façades et réfection des couvertures. S.H.O.N. démolie : 2 458 m2. S.H.O.N. créée : 2 432 m2. S.T. : 2 988 m2. Hauteur du projet : 22 m. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 23-03-2001.

La réhabilitation annoncée concerne l’hôtel RIVIE du XVIIe siècle, bâti par l’architecte Nicolas d’Orbay, possédant des sculptures de façades attribuées à Nicolas Pineau. Les travaux sont à l’étude depuis une dizaine d’années. Une étude historique a également été établie.

La Commission du Vieux Paris a examiné en 2000, 2006 et 2010 le projet de restructuration. Dans sa séance plénière du 21-10-2010, elle s’est prononcée en faveur du respect des vœux déjà formulés en 2000, puis en 2006, à l’occasion des précédents projets de restructuration. Elle réitère donc la demande de conservation des bâtiments à usage d’ateliers construits au XIXe siècle à l’emplacement de l’ancien jardin, formant une cour régulière explicitement visée par la protection au titre du PLU, et contre la couverture par une verrière de la cour d’honneur de l’hôtel particulier d’origine. Un soin particulier devrait également être apporté à la conservation des éléments patrimoniaux de l’existant visés par la protection au titre des monuments historiques (décors intérieurs et distribution). (Mairie de Paris-BMO du 23-11-2010).

Cette adresse a été visitée à plusieurs reprises par le Paris historique (voir CR Sauv’Dernière n° 225 d’Octobre 2010). Selon le dossier étudié à Morland les travaux consistent à effectuer les modifications suivantes :

- Sur le bâtiment Rivié (bâtiment central ou bâtiment B) : dégagement maximum des façades du bâtiment en démolissant les constructions qui l’obstruent (les passerelles qui relient ce bâtiment aux autres) et en les remplaçant en partie par des constructions de verre.

- Sur le bâtiment A (bâtiment sur rue) : couverture du passage cocher par une verrière transparente située en haut du premier étage, qui permet de profiter de cet espace d’accueil. Création d’un brisis en ardoise au dernier étage de la partie gauche de la façade sur rue.

- Dans le bâtiment A (bâtiment sur rue) : modification de la verrière située dans les anciennes parties communes.

- Dans la cour arrière, conservation du bâtiment existant avec les modifications suivantes : sur l’aile Nord avancé de la façade des étages à l’aplomb de celle du RDC. Création d’une surélévation partielle.

On peut noter également que l’escalier d’honneur, construit au XIXe siècle dans l’hôtel Rivié, est conservé et remis en valeur. Quant à la verrière située dans la première cour, elle ne couvrirait que la sortie du passage, entre les deux ailes XIXe (elle n’aboutirait plus contre la façade de l’hôtel Rivié). Dans la seconde cour, un compromis est proposé : deux des trois bâtiments industriels sont conservés et restaurés, alors que le troisième, à gauche, peu épais, est reconstruit à un alignement légèrement différent de manière à rendre fonctionnelle cette partie de l’hôtel, avec la reconstitution de sa façade à l’identique.

Suite au vœu de la CVP d’Octobre dernier et en regard des travaux décrits ci-dessus, le projet ayant été modifié, la Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 09-06-2011, a levé le vœu. En conclusion, il est heureux que ce projet d’ensemble hôtelier, dernier des projets proposés durant une dizaine d’années, soit accepté car il respecte les structures classées existantes.

 

3e arrondissement

19 AU 21 RUE PASTOURELLE – 76 RUE DES ARCHIVES

PC-075-103-11-V-0018 — Date d’enregistrement : 10-05-2011.

Pét. : Mme KLEIN Eva. — Arch. Mme DELECROIX Sophie, 72, rue du Faubourg Poissonnière, 75010 PARIS.

Réfection de la terrasse au 2e étage sur cour avec remplacement des garde-corps. Immeuble concerné par une Inscription sur l’ISMH en date du 12-07-1982.

La rue porte le nom de Roger Pastourel, seigneur de Groslay, membre du parlement en 1378. Antérieurement propriétaire d’une maison dans la rue qui prit son nom. Au n° 5, hôtel de Montaugan sous Louis III et au n° 23, maison du culottier Bérard, auteur de la chanson « La Carmagnole » 1793.

Au n° 76 de la rue des Archives : hôtel construit en 1633 pour le conseiller Jean Fabry.

La réfection de la terrasse située sur cour n’appelle pas de remarques particulières et s’agissant d’un monument classé, les travaux ne peuvent être faits que dans les règles de l’art. 

 

4e arrondissement

24 QUAI D’ORLEANS – 1 RUE LE REGRATTIER

DP-075-104-11-V-0146 — Date d’enregistrement : 12-05-2011.

Remplacement des menuiseries extérieures, agrandissement de deux fenêtres et création d’une ouverture.

Dans ce très bel immeuble d’angle, quai d’Orléans et rue Le Regrattier, les remplacements de menuiseries extérieures seront identiques à l’existant. Les agrandissements de fenêtres sont sans doute sur la rue Le Regrattier car des fenêtres ont été murées totalement ou partiellement dans le passé. Ce sera l’occasion de revoir cette partie de façade qui a souffert de fuites de chenaux.

 

6e arrondissement

100 RUE D’ASSAS – 8 VOIE B/6

PC-075-106-10-V-0022 – Date d’enregistrement : 01-07-2010

Pét. : M. DECHERY Bertrand – Arch. : Cabinet COLLET & BURGER – M. BURGER Dominique, 6, av. Jean-Jaurès, 92240 MALAKOFF.

Surélévation partielle d’un niveau d’une maison de ville de 2 étages sur jardin après démolition de la toiture et de la terrasse au 1er étage, démolitions partielles de murs porteurs, modification des ouvertures en toiture et façade, extension sur jardin avec création d’une terrasse au 1er étage. S.H.O.N. créée : 32 m². S.T. : 358 m². Date de la décision : 08-12-2010.

PC-075-106-10-V-0022-01 — Date d’enregistrement : 29-04-2011.

Pét. : M. Bertrand DECHERY. — Arch. : Cabinet COLLET & BURGER-M. BURGER Dominique, 6, av. Jean-Jaurès, 92240 MALAKOFF. Modification de la façade et de la volumétrie de l’extension à rez-de-chaussée et 1er étage. Modificatif au PC no 075 106 10 V 0022 délivré le 08.12.2010.

Un de nos rapporteurs est allé en août 2010 étudier le dossier à Morland d’où il ressort que les travaux projetés se situent sur une jolie maison au bout d’une voie commune, avec, au centre de la façade, une avancée avec une toiture en zinc et en arrière de cette avancée une terrasse. Les travaux visent à remplacer cette terrasse par un étage et de remplacer la toiture par une terrasse, en respectant le style de la construction actuelle. Le projet a été soumis à l’ABF. On peut penser que le projet sera harmonieux.

Les travaux concernant le PC modificatif sont déjà commencés et couverts par une bâche. On peut espérer que la modification de la façade et la volumétrie de l’extension ne viendront pas déséquilibrer l’ensemble.

 

19 RUE DE SEVRES

PC-075-106-11-V-0001– Date d’enregistrement : 13-01-2011.

Pét : M. GINET Jean-Christophe – Arch : M. SAUNIER Michel, 21 rue de Fg St Antoine, 75011 PARIS

Réhabilitation d’une maison de ville d’un étage + combles sur cour avec surélévation de la toiture, démolition et reconstruction des planchers du 1er étage et des combles, ravalement de la façade avec pose d’une isolation thermique extérieure et modification des ouvertures à rez-de-chaussée, remplacement des menuiseries extérieures et des garde-corps et création d’une verrière en toiture. SHON à démolir : 50 m² - SHON créée : 65 m² -

Maison du XVIIIe siècle. Façade composée de six travées et élevée de quatre étages carrés sur rez-de-chaussée. Fenêtres soulignées par des moulures. Appuis de fenêtre en fer forgé conservés. Porte cochère aux vantaux moulurés débouchant sur une cour pavée entourée de bâtiments anciens. (Mairie de Paris-Annexe VI-Protections patrimoniales).

Suite à une visite à Morland, le dossier précise qu’il s’agit de la maison à gauche sur cour où le premier étage est couvert d’une glycine. Le seul regret de cette surélévation, qui n’apporte pas à priori de remarque, c’est la disparation de cette magnifique glycine. Le bâtiment en fond de parcelle comporte de très beaux garde-corps en ferronnerie, sans doute du XVIIIe siècle.

 

7e arrondissement

2X RUE JOSEPH GRANIER – 3 AU 5 RUE LOUIS CODET

PC-075-107-11-V-0014 — Date d’enregistrement : 28-04-2011.

Pét. : M. Christian TERRASSOUX, PITCH PROMOTION.

Réhabilitation d’un bâtiment de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de bureau en hôtel de tourisme (76 chambres) avec conservation et extension des locaux de distribution du réseau de fibre optique, suppression et reconstruction de planchers à tous les niveaux, création de 2 patios, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, ravalement de toutes les façades et extension des appareils aéroréfrigérants en toitures. S.H.O.N. : 791 m2. S.H.O.N. créée : 467 m2. S.T. : 1 138 m2.

Immeuble de bureaux d’un certain style dont la réhabilitation va permettre la création d’un hôtel de tourisme de 76 chambres. Les façades seront ravalées ce qui permettra leur embellissement.

 

8e arrondissement

124 AU 126 RUE DE PROVENCE

PC-075-108-11-V-0018 — Date d’enregistrement : 05-05-2011.

Pét. : M. Pascal DELCEY, BECHET S.A.S.

Ravalement de la façade sur rue. Immeuble concerné par une inscription sur l’ISMH en date du 04-07-1986.

Immeuble construit de 1911 à 1913 par les architectes Henri Sauvage et Charles Sarazin pour abriter les bureaux, magasins et ateliers de Louis Majorelle, le fabricant de meubles et ferronnier d’art, l’une des principales figures de l’Ecole nancéienne de l’Art Nouveau. C’est une construction mixte en béton armé et structures métalliques. Le rez-de-chaussée est occupé aujourd’hui par une banque qui a supprimé la marquise métallique de l’édifice. La façade est protégée. (Monuments historiques Paris).

Le ravalement rafraîchira la façade, légèrement rosée.

 

20 RUE DE LA BOETIE

PC 075-108-11-V-0020–– Date d’enregistrement : 10-05-2011.

Pét : M. Christophe DONADIEU, BATI CONSEIL RESTAURATION – Arch : ATELIER 2/3/4, 234 rue du Faubourg Saint-Antoine 75012 PARIS.

Réhabilitation de trois bâtiments de bureaux avec surélévation d’un étage côté rue, création d’une passerelle de distribution entre le bâtiment sur rue et le bâtiment de 4 étages sur cour, transformation de surfaces de bureau en sous-sol du bâtiment en fond de parcelle en 4 places de stationnement, démolition partielle des couvertures pour la création de 2 toitures terrasse végétalisées et aménagement de la cour ; SHON à démolir : 207 m² - SHON créée : 207 m² - ST : 1132 m².

Selon dossier étudié à Morland : Ensemble haussmannien construit par l’architecte Henry Marchand entre 1876 et 1878, constitué d’un corps de logis sur rue destiné à la location bourgeoise et un 2e corps de logis à usage d’hôtel particulier en arrière. Une première campagne de travaux avait été menée en 1920 et le jardin avait été remplacé par des bureaux, en fond de parcelle. Dans la restructuration actuelle, notre attention a surtout été attirée par la création d’un niveau supplémentaire en mezzanine sur rue (R+5) et l’aménagement, en remplacement de la toiture, d’un attique contemporain vitré surélevé d’un niveau par la juxtaposition d’éléments verriers.

La Commission du Vieux Paris aurait donné son accord sur ce dossier le 19 avril 2011, après quelques mois de discussions entre les parties : en effet des assurances auraient été obtenues sur la conservation d’un certain nombre de décors à l’intérieur des bâtiments mais on peut regretter que la façade soit défigurée par cet attique vitré qui ne s’insère que très mal dans le contexte de la rue La Béotie même si l’architecte affirme le contraire dans ce projet censé s’inscrire « dans les réflexions sur la capacité de l’architecture contemporaine à exister de façon harmonieuse et néanmoins affirmée dans les projets de restructuration d’édifices historiques cohérents, notamment les bâtiments haussmanniens ».

On peut ne pas partager l’avis de la CVP et craindre, de plus, que cela ne soit utilisé comme référence pour d’autres futures réhabilitations.

 

10e arrondissement

22 RUE DU CHALET – 24 RUE DU CHALET

PD-075-110-11-V-0003 — Date d’enregistrement : 29-04-2011.

Pét. : M. Jean-Nicolas MICHEL, Mairie de Paris - Direction du Logement et de l’Habitat - S.A.D.I.

Démolition d’un bâtiment à usage d’artisanat et d’habitation, de 1 étage, sur rue et cour.

PD-075-110-11-V-0002 — Date d’enregistrement : 29-04-2011.

Pét. : M. Jean-Nicolas MICHEL, Mairie de Paris - Direction du Logement et de l’Habitat - S.A.D.I.

Démolition d’un bâtiment à usage d’entrepôt, de 1 étage, sur rue et cour.

Le n° 24 de la rue du Chalet correspond à l’entrepôt (uniquement en rez-de-chaussée, contrairement à ce qui est écrit dans l’énoncé du PD). Par contre le n° 22 est beaucoup plus intéressant : c’est un bâtiment d’un étage orienté perpendiculairement à la rue et qui se présente à l’étage comme une juxtaposition de modules identiques, chacun avec une porte et une fenêtre, le rez-de-chaussée est assez similaire.

Le n° 20 a été déjà démoli, l’espace est en attente.

En fait il semble qu’il ne s’agisse pas de la construction d’un nouvel immeuble, mais d’un projet de la Mairie du 10e (remontant à 2002) de créer un jardin à l’emplacement du n° 18. Puis le projet a évolué par préemptions successives des n°20, 22 et 24. Il représente 1000 m2 d’espaces verts avec jeux pour enfants et jardin partagé. Le jardin partagé, sorte de mini-potager, existe déjà. De telles initiatives, qui vont à contrecourant de la tendance actuelle à la densification urbaine, sont louables, même s’il est dommage de démolir le bâtiment du n° 22 qui pourrait être utilisé dans le cadre de ce jardin après réhabilitation.

 

12e arrondissement

7 RUE VICTOR CHEVREUIL

PC-075-112-11-V-0013 — Date d’enregistrement : 09-05-2011.

Pét. : Mme Stéphanie MARTY. — Arch. : M. Julien PAULRE, 24, rue Saint-Sabin, 75011 PARIS.

Extension de la maison sur 2 étages après démolition de la cuisine sur cour, ravalement des façades et création d’une toiture-terrasse. S.H.O.N. créée :

37 m2. S.H.O.N. à démolir : 7 m2.

Cette maison en brique de la fin du XIXe siècle est située dans le quartier de Bel Air. De caractère très modeste, elle correspond au modèle de maison ouvrière, souvent reproduite en série. Edifié en 1893, le bâtiment a été surélevé en 1914, puis agrandi d’un volume à rez-de-chaussée côté cour. Il ne bénéficie donc aujourd’hui que d’un espace extérieur très restreint le long d’un haut mur mitoyen. La maison est composée d’un rez-de-chaussée, de deux étages carrés et d’un comble brisé recouvert de tuiles, avec des éléments de céramique émaillée assez soignés.

Le projet propose une redistribution complète des intérieurs rendue possible grâce à la nouvelle extension prévue dans la cour, destinée à abriter le futur escalier. La demande porte sur la création d’un volume ex nihilo côté gauche, sur 4 niveaux. Cette modification se traduit par la démolition totale de l’escalier d’origine, et la démolition du comble pour la création d’une terrasse et d’un volume en retrait, ainsi que la création, côté rue, d’une vaste baie vitrée au deuxième étage. L’ensemble de ces travaux serait complété par un ravalement. (Mairie de Paris-Extrait du texte DHAAP du 08-07-2011).

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 08-07-2011, a recommandé que le projet privilégie, au 2e étage, l’ouverture d’une seconde fenêtre, sur le modèle de celle de l’étage inférieur, plutôt que de créer une baie à l’écriture totalement étrangère à la façade existante. (Mairie de Paris-BMO du 5-08-2011).

Quant à notre rapporteur, il constate que l’énoncé du permis ne mentionne pas la démolition du comble pour créer la grande baie vitrée. La redistribution projetée est très lourde pour cette maison. Dommage que l’escalier d’origine disparaisse.

 

14e arrondissement

124 AVENUE DU GENERAL LECLERC – 19B RUE FRIANT – 2 AU 16 RUE DE COULMIERS

PC-075-114-11-V-0016 — Date d’enregistrement : 25-03-2011.

Pét. : M. QUEMERAS Yanick, Sté SEERI SAS. —Arch. : M. PAILLARD Louis, 55, rue des Prairies, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 6 étages + combles sur un niveau de sous-sol sur rue et cour à destination d’habitation (114 logements créés dont 55 logements sociaux), de commerce et de stationnement au 1er niveau de sous-sol (84 places de stationnement créées) et réhabilitation du local commercial d’un étage sur rue et des escaliers d’accès au quai (ancienne gare de Montrouge) avec démolitions du parc de stationnement du 1er niveau de sous-sol au 1er étage, des 2 ailes commerciales sur rues et sur rail, des locaux de bureau, aménagement d’espaces verts, végétalisation des toitures-terrasses et pose de panneaux solaires thermiques et photovoltaïques (137 m2). S.H.O.N. à démolir : 2 391 m2. S.H.O.N. créée : 8 350 m2. S.T. : 3 659 m2.

Gare de Montrouge. Gare du chemin de fer de Petite Ceinture qui conforte la trace dans la ville d’un réseau ferré ancré dans la mémoire des Parisiens. Pavillon à plan carré et pans coupés dont l’implantation est caractéristique des stations construites au-dessus de la Petite Ceinture.(Marie de Paris-Annexe VI-Protections patrimoniales).

Parcellaire important comportant un ensemble de bâtiments à démolir, construits sur les voies de la Petite Ceinture, bordé par l’ancienne gare de Montrouge dans un état très dégradé. Le projet du PC stipule la construction d’un ensemble de bâtiments assez attractifs, séparés par des jardins, sur la Petite Ceinture ainsi que la réhabilitation de la gare de Montrouge. Cependant, une association s’est créée pour s’élever contre le projet trop lourd.

 

65 RUE FROIDEVAUX

PC-075-114-11-V-0019 — Date d’enregistrement : 29-03-2011.

Pét. : M. Rodolphe MORIN, S.C.I. 65, RUE FROIDEVAUX. — Arch. : M. Jacques GRELLIER, 11, rue Gonnet, 75011 PARIS.

Surélévation d’un bâtiment d’un étage à usage de commerce et d’habitation pour la création d’un atelier d’artiste et d’une terrasse. S.H.O.N. créée : 65 m2.

Jolie maison individuelle en briques peintes face au cimetière du Montparnasse. Elle possède des détails décoratifs intéressants : lucarnes triangulaires, corniches à petits modillons, portes en arcades. La surélévation projetée pour la création d’un atelier d’artiste, résolument de style ultra moderne, déséquilibre totalement ce décor harmonieux. C’est un désastre architectural qui fait « froid dans le dos ! ».

 

53 AVENUE REILLE – 51 SQUARE DE MONTSOURIS

PC-075-114-11-V-0025 — Date d’enregistrement : 27-04-2011.

Pét. : M. François MARIE. — Arch. : M. Jean-Marie HERREMAN, 58, rue Saint-Louis en l’Ile, 75004 PARIS.

Réouverture d’une fenêtre sur le mur pignon au 2e étage côté jardin. Immeuble concerné par une Inscription sur l’ISMH en date du 15-01-1975.

Immeuble construit par le Corbusier et Jeanneret. (J. Hillairet) en 1923 pour le peintre Amédée Auzenfant.

La réouverture d’une fenêtre au 2e étage côté jardin n’aura aucun impact sur les façades côté rue et conduira au rétablissement de la façade d’origine sur le jardin.

 

15e arrondissement

9 AVENUE EUGENIE – 1 AU 7 RUE LHUILLIER – 29 AU 35 RUE OLIVIER DE SERRES

PC-075-115-11-V-0034 — Date d’enregistrement : 29-04-2011.

Pét. : M. Pierre SOREL, BNP PARIBAS IMMOBILIER RESIDENTIEL PROMOTION ILE DE FRANCE. — Arch. : Cabinet François LECLERCQ, 39, rue du Repos, 75020 PARIS.

Construction d’un ensemble de bâtiments de 8 étages sur 1 à 4 niveaux de sous-sols à usage d’habitation (207 logements dont 117 logements sociaux), de crèche (60 berceaux), d’un institut médico-éducatif pour enfants et adolescents (75 places), de foyer d’hébergement pour adultes handicapés mentaux (55 places), de résidence pour personnes âgées dépendantes (82 lits) et de stationnement (89 places conservées et 160 créées) avec végétalisation des toitures-terrasses. S.H.O.N. démolie : 19 431 m2. S.H.O.N. créée : 30 963 m2. S.T. : 9 188 m2.

L’ensemble de bâtiments projetés va être construit sur l’emplacement de l’Hôpital Saint-Michel.

 

90 RUE DE LOURMEL – 31 AU 33 RUE DE L’EGLISE

80A AU 90 RUE DE LOURMEL – 31 AU 33 RUE DE L’EGLISE

PD-075-115-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 28-04-2011.

Pét. : SEMPARISEINE.

Démolition d’un bâtiment de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol, sur rue.

PC-075-115-11-V-0032 — Date d’enregistrement: 28-04-2011.

Pét. : M. Claude PRALIAUD, SEMPARISEINE. — Arch. : TREVELO VIGER-KOHLER, 23, rue Olivier Métra, 75020 PARIS.

Construction de 2 bâtiments en cœur d’ilot et d’1 bâtiment sur rue, de 6 et 8 étages sur 1 niveau de sous-sol, à usage d’hébergement pour personnes âgées dépendantes comprenant un centre d’accueil de jour, de halte-garderie (20 places), d’habitation (54 logements sociaux et 2 logements de fonction), de commerce (471 m2), de résidence pour femmes victimes de violences et végétalisation des toitures-terrasses avec implantation de panneaux solaires thermiques (151 m2) et photovoltaïques (85,5 m2).

S.H.O.N. créée : 12 321 m2. S.T. : 5 903 m2.

Les trois bâtiments projetés vont remplacer trois petits bâtiments sur rue et un bâtiment en cœur d’îlot dont certains sont déjà démolis et un autre va l’être.

Les nouveaux bâtiments à l’architecture contemporaine acceptable vont néanmoins densifier la parcelle. Compensation : des espaces verts ouverts au public en cœur d’îlot.

 

16e arrondissement

154 AU 154B RUE VICTOR HUGO

PC-075-116-11-V-0037 — Date d’enregistrement : 13-05-2011.

Pét. : M. DE LAS CASES François, STE SEFRI-CIME ACTIVITES & SERVICES S.A.S. — Arch. : ATELIER 115 ARCHITECTES, 115, avenue Jean-Baptiste Clément, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

 Construction d’un bâtiment de 8 étages sur 2 niveaux de sous-sol sur rue et jardin à destination d’habitation, de local associatif à rez-de-chaussée et de stationnement en sous-sol après démolition totale d’un bâtiment de 4 étages sur un niveau de sous-sol à destination de foyer d’hébergement. S.H.O.N. à démolir : 1 987 m2. S.H.O.N. créée : 2 354 m2. S.T. : 654 m2. Hauteur du projet : 29 m.

Dans sa séance du 08-07-2011, la Commission du Vieux Paris a examiné le projet de démolition totale d’anciens bâtiments paroissiaux, construits en plusieurs phases lors de la seconde moitié du 19e et du début du 20e siècle.

Elle a demandé que lui soit communiquée une étude historique permettant de documenter les bâtiments, afin d’éclairer et d’orienter toute décision sur le devenir de cet ensemble. (Mairie de Paris-BMO du 05-08-2011).

Selon le dossier consulté à Morland : immeuble fin XIXe siècle à un étage dénaturé dans les années 40 par une surélévation de 3 niveaux, élargi d’une unique travée qui coiffe l’accès à la cour sur toute la hauteur pour former le 154B. Occupé par des étudiants de la Communauté du Chemin Neuf et propriété de l’Association Saint-Honoré d’Eylau, l’immeuble sera démoli ainsi que les deux bâtiments qui entourent la cour.

Création de logements collectifs et d’un local associatif, 56 chambres et un appartement, avec la volonté d’une écriture moderne pour la façade de 8 étages sur rue alignée sur les voisines.

Le projet a fait des efforts pour s’intégrer aux différents registres existant sur l’avenue Victor Hugo.

On peut tenir compte de ces essais pour éviter froideur et banalité. De surcroît, le vieil immeuble était un peu triste.

 

19 RUE DE L’AMIRAL HAMELIN

PC-075-116-11-V-0035 — Date d’enregistrement : 09-05-2011.

Pét. : Mme CHARADI Samia, STE LE JONC ET CIE. — Arch. : CABINET 7-29 ARCHITECTES - G. LE GRELLE ET B. COGNACQ, 29, rue Traversière, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Réhabilitation d’un hôtel particulier de 4 étages sur rue à usage de bureau et d’habitation et d’un bâtiment d’un étage en fond de cour sur un niveau de sous-sol commun avec démolition et reconstruction du plancher du rez-de-chaussée, déplacement des liaisons verticales, permutation des locaux de bureau et d’habitation entre le rez-de-chaussée et le 1er étage, démolition du sol de la cour et de l’avancée à rez-de-chaussée en vue de la création d’un plancher vitré porteur, ravalement de l’ensemble des façades, remplacement des menuiseries extérieures, réfection de la couverture avec modification des ouvertures et création d’un édicule d’ascenseur. S.H.O.N. à démolir : 177 m2. S.H.O.N. créée : 113 m2.

Bel immeuble XIXe siècle, magnifiquement construit, avec baies voûtées et grand balcon sculpté. L’immeuble est profond suivi d’une cour et d’un joli petit bâtiment classique d’un étage avec perron.

Selon le dossier consulté à Morland : rénovation et restructuration pour la Fondation à « caractère culturel » de l’Office Chérifien des Phosphates « Le Jonc et Cie ».

- Le siège et ses bureaux s’installent dans l’hôtel de prestige.

- La Fondation, ses services et un logement dans l’immeuble sur cour.

- Le culturel, sous la cour, entièrement vitrée sur un auditorium.

Il semble que l’immeuble et son décor intérieur soient conservés au mieux dans leur caractère d’origine. La façade reste intacte, seule une fenêtre du rez-de-chaussée sera transformée en porte comme issue de secours. La hauteur des plafonds sera conservée sur 2 étages. La note résolument moderne sera réservée au bâtiment annexe et à la cour.

Projet : la façade dénudée de l’immeuble en fond de cour deviendra entièrement vitrée et recouverte d’une résille métallique.

La cour sera entièrement couverte d’un plancher vitré, les murs végétalisés.

Il est dommage de ne pas avoir de photos du décor intérieur mais on sait que l’on garde l’escalier majestueux et ses baies, sauf une, les sols de pierre de l’entrée cochère qui deviendra hall, l’appareillage de ses murs, les décorations murales du rez-de-chaussée et du 1er étage. On peut espérer…

 

91 AU 111 BOULEVARD SUCHET – 122 AU 82 BOULEVARD DE MONTMORENCY – 55 RUE RAFFET

PC-075-116-08-V-0082-02 — Date d’enregistrement : 07-03-2011.

Pét. : PARIS HABITAT. — Arch. : Cabinet Anne DEMIANS, 27 ter, rue du Progrès, 93100 MONTREUIL.

Réaménagement partiel et modification d’aspect extérieur de 2 bâtiments de 9 à 10 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation, de crèche (66 berceaux) et de stationnement (264 places au lieu de 284). S.H.O.N. créée : 14 151 m2. Modificatif au PC no 075 116 08 V 0082 délivré le 19-06-2009.

Cette adresse a été visitée par un membre du Paris historique en 2008. Ce nouveau PC est un modificatif à celui délivré en 2009. D’après notre rapporteur, c’est un nouveau rebondissement concernant le grand chantier de l’ancienne Gare d’Auteuil. Sur place, rien de nouveau, sinon un grand terrain vague suite à des démolitions. Une association de riverains s’est constituée pour s’opposer au bétonnage de la Gare d’Auteuil. Affaire à suivre….

 

17e arrondissement

42 AU 44 BOULEVARD DE REIMS – 218 AU 222 RUE DE COURCELLES

PC-075-117-11-V-0032 – Date d’enregistrement : 18-04-2011.

Pét : M. VANICHE Daniel, ACIP – Archi : FLECHET Bruno et MAUPIN Stéphane, 23 villa Wagram, 75008 PARIS

Construction d’un bâtiment de 2 à 8 étages sur un niveau de sous-sol sur rues à destination de centre culturel, associatif et religieux (centre du judaïsme français et européen) et de stationnement (34 places de stationnement – 991 m²) ST : 1677 m² - SHON créée : 5030 m²

Cette adresse a déjà été visitée par un membre du Paris historique (voir CR Sauv’Dernière n° 230 de mars 2011). Espace actuellement occupé par le cirque Romanès et les Chapiteaux Turbulents, dans un environnement d’immeubles modernes, sans style. On ne pourra que regretter l’espace très vert et ses arbres, qui va disparaître avec cette construction, quelque soit son style.

 

145B RUE CARDINET – 6 RUE CHRISTINE DE PISAN – 116 AU 166 RUE DE SAUSSURE

PC 075-117-11-V-0031 – Date d’enregistrement : 18-04-2011.

Pét : Eric PINATEL SA ICF NOVEDIS – Arch : Cabinet LAN ARCHITECTURE 25 rue d’Hauteville 75010 PARIS

Construction d’un bâtiment de 7 étages, sur voie nouvelle et bd, sur 2 niveaux de sous-sol, à destination d’habitation (4 ( ?) logements créés) et de commerces à rez-de-chaussée (lot 4.2) SHON créée : 3075 m² - ST : 480 m² - Hauteur du projet : 23 m.

Tout le périmètre en question est déjà détruit. Il s’agit d’une partie de l’opération Clichy-Batignolles – Secteur Saussure, a priori en arrière de la rue de Saussure, le long des voies de chemin de fer de la gare de Pont Cardinet.

Pas grand-chose à dire car au 120-124 rue de Saussure il y a déjà un bâtiment très moderne (école maternelle) tout comme rue Christine de Pisan (immeuble d’habitation récent sans style). Dommage pour les habitants de l’immeuble magnifique en face, au n° 111 rue de Saussure, et dont l’environnement va changer drastiquement !

 

18e arrondissement

8 BOULEVARD BARBES

PD-075-118-11-V-0002 – Date d’enregistrement : 18-04-2011.

Pét. M. BOUKHRIS Innouri.

Démolition totale de l’immeuble.

Au n° 10 emplacement de l’ancien bal du Grand-Turc, fondé en 1806, dans la partie disparue de la rue des Poissonniers, en bordure de la Goutte d’Or. Zola l’a mentionné dans l’Assommoir. Café-Concert « La Fourmi » de 1896 à 1905. L’enseigne d’un café rappelle son existence.(J. Hillairet).

Le n° 8 du boulevard Barbès est un immeuble de 4 étages construit en 1840, seul vestige sur le boulevard, entre deux immeubles construits au début du XXe siècle. On peut constater en regardant l’image de 1900 pour cet immeuble que la technique du lissage, l’enduit au ciment et la suppression des persiennes dans les années 1950, déplorable et destructrice, ont défiguré la façade. Il sera intéressant de suivre le projet du PC à venir…

 

20e arrondissement

110 BOULEVARD DE BELLEVILLE – 1 RUE RAMPONEAU

PC-075-120-11-V-0034 — Date d’enregistrement : 02-05-2011.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, RIVP. — Arch. : M. VAHANIAN Eddy, 41, rue de la Tombe Issoire, 75014 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment d’un étage sur un niveau de sous-sol à usage de commerce et d’habitation avec création de trémies d’escalier, changement de destination partiel à rez-de-chaussée en vue de la création d’un local de tri-sélectif, aménagement de locaux techniques au sous-sol, création d’une coursive au 1er étage sur cour, ravalement de l’ensemble des façades, remplacement des menuiseries extérieures et réfection de la couverture. S.H.O.N. à démolir : 69 m2. S.H.O.N. créée : 32 m2.

Relais de Poste, ancien poste frontière de Paris juste au-delà de l’enceinte des Fermiers Généraux. Maison basse d’un étage sur rez-de-chaussée (probablement de la fin du XVIIIe siècle), rare témoignage du faubourg de Belleville précédant l’annexion. Conservation d’éléments de toiture : couverture de tuiles plates, anciennes lucarnes passantes et à ferme débordante. Sa fonction de ravitaillement des chevaux est attestée par une lucarne faitière donnant toujours sur la rue ramponeau. Propriété de la Ville de Paris, il est classé en 2006 au PLU sous Protection Ville de Paris et, sert, en 2008, d’entrepôt pour les travaux du complexe sportif de la rue Dénoyer en attendant la définition d’un projet d aménagement. (Mairie de Paris-Protections patrimoniales).

Ce bâtiment se présente en U sur le boulevard de Belleville, la rue Ramponeau et la rue Dénoyez.

Selon le dossier consulté à Morland : la réhabilitation annoncée de l’ancien Relais de Poste va être importante. Au premier étage du bâtiment seront créés : 6 logements en duplex de taille modeste et au rez-de-chaussée des petites surfaces commerciales.

Le doublage actuel de la façade côté boulevard de Belleville serait supprimé, entre autre élément parasite, cette résille en aluminium masquant une grande partie de la façade d’origine, en compromettant la lecture très unitaire de sa composition.

La dimension de richesse patrimoniale est fortement prise en compte dans la capacité de réhabilitation attribuée à ce bâtiment dont les matériaux apparents sont les suivants :

- façades en moellons sur rue et sur cour, toujours enduites au plâtre,

- menuiseries extérieures en bois dans les étages et lucarnes,

- toiture à deux pentes, couverture en tuiles plates sur charpente bois chevillée,

- planchers bois et caves voûtées en pierre apparente.

Il sera porté particulièrement attention aux interventions sur l’existant ou lors de la création d’éléments neufs, concernant leur aspect sur les qualités architecturales du bâtiment d’origine.

Si les travaux sont effectués tels qu’ils sont décrits, ils redonneront de la beauté à ce bâtiment particulier. Seule interrogation quand on regarde le projet, c’est le lissage, peut-être excessif, des façades. Attendons de voir le bâtiment réhabilité. (Voir photos de l’existant et du projet de l’ancien relais de poste en début de page).

 

9 RUE LESAGE

PC-075-120-11-V-0035. — Date d’enregistrement : 09-05-2011

Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch. : Mme Karin LEOPOLD & M. François FAUCONNET, 9, rue Béranger, 75003 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 4 étages à usage d’habitation (7 logements créés). S.H.O.N. créée : 624 m2.

Démolition totale d’un immeuble de faubourg, sur une parcelle, autrefois, traversant entre la rue de Belleville et la rue Lesage, avec un bâtiment d’alignement rue de Belleville, une cour, un bâtiment commandé en cœur de parcelle, une deuxième cour et un bâtiment rue Lesage. Quoique l’ensemble de la parcelle soit hachuré sur le PLU de 2006, la protection ne portait que sur le côté rue de Belleville. La division parcellaire intervenue récemment au milieu de ce terrain en lanière, limite dorénavant cette protection à l’immeuble de la partie Belleville.

La SIEMP a fait l’acquisition de la parcelle côté rue Lesage, contenant à la fois un immeuble d’alignement ancien, et un immeuble rénové en fond de parcelle.

La demande porte sur la démolition de l’immeuble d’alignement. Datant du début du XIXe siècle.

Cet immeuble constitue l’un des derniers témoignages du bâti ancien du quartier de la Courtille.

L’immeuble est à la fois dégradé et remanié. Les désordres structurels sont relativement importants : des traces d’humidité » liées à des infiltrations d’eau. Viennent s’ajouter des déformations de planchers, qui nécessiteraient selon la SIEMP un renforcement systématique important, et un mauvais état général de la couverture et de la charpente.

La demande, déjà formulée en faisabilité au printemps 2008, porte donc sur la démolition totale du bâtiment en vue de sa reconstruction dans un gabarit comparable, avec un R+3 en lieu et place du R+2+ combles existant. Un porche serait restitué pour la desserte du fond.

Dans sa séance du 28-01-2010, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition totale du bâtiment, 9, rue Lesage.

« Le projet consiste en la démolition de l’actuel bâtiment délabré sur rue pour la construction d’un bâtiment de 7 logements sur 5 niveaux. La cour séparant le futur bâtiment sur rue et celui en cour d’îlot devient un jardin tampon, un lieu convivial de partage entre les deux bâtiments. La servitude du passage au travers du porche n’est plus une contrainte mais une liaison fonctionnelle, esthétique et sociale offrant une vue sur la cour depuis la rue. La façade du RDC sur rue est constituée d’une grille en acier galvanisé laissant passer des opacités et des transparences. Cette grille sera juxtaposée à un enduit taloché fin de ton vert brun couvrant la totalité de cette façade. Ces petites opérations de construction neuve sont fondamentales parce qu’elles permettent à la ville de se reconstruire et de se recomposer dans un rapport toujours remis en question. La prise de conscience de tous les acteurs qu’il faut mettre l’architecture au cœur du dispositif, permettra au territoire partagé par tous les citoyens d’évoluer dans le respect de l’espace urbain et des hommes. ». (extrait du Parti de l’architecte, dossier consulté à Morland).

L’architecte peut chercher dans son exposé à démontrer que le futur immeuble répond à un besoin de modernité, on ne peut pour autant accepter que des immeubles anciens disparaissent pour laisser la place à des constructions à l’architecture souvent insipide ou trop marquante qui, au lieu d’améliorer le paysage de nos rues, les rendent mornes et tristes.

 

RUE DU CLOS

PC-075-120-11-V-0033 — Date d’enregistrement : 22-04-2011.

Pét. : M. Jacques MONTIOUX, MAIRIE DE PARIS. — Arch. : Cabinet LAN ARCHITECTURE, 25, rue d’Hauteville, 75010 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau partiel de sous-sol à usage de crèche (66 berceaux) et de halte-garderie (30 berceaux). S.H.O.N. créée : 1 332 m2. S.T. : 888 m2. Hauteur du projet : 10 m.

La rue du Clos, formée en 1844, et tracée en 1758 sous le nom de ruelle Colot. Là se trouvait « le bout d’en bas de Charonne », à partir d’où la rue Saint-Germain de Charonne, actuelle rue Saint-Blaise (grand rue du Village de Charonne) devenait un chemin de campagne conduisant de Charonne à Saint-Mandé (J. Hillairet).

La visite sur place par notre rapporteur n’a pas permis de localiser l’emplacement de la future crèche, pour cause, la rue du Clos va être prolongée de la rue Saint-Blaise, exactement au n° 49, déjà démoli, jusqu’au boulevard Davout, à usage de desserte locale. Son débouché se fera au niveau de la future station du tramway. Cette nouvelle rue fonctionnera fin 2013. Ce réaménagement s’inscrit dans le projet d’aménagement du secteur Cardeur pour le quartier Saint-Blaise. Les immeubles avoisinants font partie d’un ensemble d’immeubles des années 1980, qui ont défigurés et ghettoïsés complètement la rue Saint-Blaise, entre la place des Grès et le boulevard Davout.

 

31 RUE RAMPONEAU

PC-075-120-11-V-0032 — Date d’enregistrement : 22-04-2011.

Pét. : M. VOGEL Ludwig, SIEMP. — Arch. : Cabinet ANTONINI+ DARMON, 11, rue des Petites Ecuries, 75010 PARIS.

Construction d’un ensemble de bâtiments d’1 à 3 étages à usage d’habitation (33 logements créés) et réhabilitation d’un bâtiment d’habitation de 5 étages + combles et intégration dans le projet d’un passage permettant la future liaison avec le terrain voisin au 21/23, rue Ramponeau. S.H.O.N. à démolir : 279 m2. S.H.O.N. créée : 1 579 m2. S.T. : 1 623 m2.

Prolongement de la rue de l’Orillon avant l’annexion de 1860. Elle reçut en 1867 le nom de Ramponneau (sans x), Jean Ramponeaux (1724-1802), célèbre cabaretier du « Tambour Royal » installé à la hauteur du 36, rue du Faubourg du temple. L’endroit fut fréquenté par toutes les couches de la société du temps des Lumières. Ramponeaux eut l’idée révolutionnaire, dans cet Ancien régime, corseté par les corporations, de « casser les prix ». Son vin n’était pas plus mauvais, mais il était bien moins cher que ses confrères. Au Tambour Royal, il y avait autant de clients dehors que dedans. Il va transmettre au quartier de la Courtille un succès qui durera jusqu’en 1840. (Histoire de Comptoir).

La rue Ramponeau, industrieuse et populaire vers 1900, est devenue aujourd’hui le bas Belleville, ghetto de l’immigration. Elle fut amputée vers 1970 de toutes ses maisons traditionnelles côté pair, remplacées par un grand ensemble à l’architecture prétentieuse et morne des années 1980 qui est aujourd’hui dans un état assez sordide.

Le PC concerne en fait la longue parcelle du fond de l’impasse Ramponneau. Seul le bâtiment de 5 étages sera réhabilité, les autres constructions existantes, de moindre intérêt, seront détruites pour un ensemble de bâtiments à usage d’habitation intégrant un passage de liaison avec le 21-23 rue Ramponeau; Ce terrain encore en attente de construction devrait compléter l’ensemble du projet.

Ce réaménagement plutôt convivial, respectueux avec la réhabilitation de l’immeuble du 31 sur rue du côté impair de la rue Ramponneau, ne peut qu’améliorer l’ambiance générale…

  

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