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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 21:16

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8-10, rue Livingstone,19-21, rue Pierre Picard

 

 

REVUE DE PRESSE

 

La capitale poursuit sa mue : quatre grands chantiers s’achèveront cette année

Nouvelle année, nouveaux horizons. En 2013, Paris va poursuivre sa transformation avec la réalisation d’importants projets d’urbanisme. Ce lifting participera à la métamorphose de la capitale, en attendant le réaménagement du 1er étage de la tour Eiffel et la livraison de la canopée du Forum des Halles, prévus pour 2014, ou encore la réouverture de la Samaritaine, à l’horizon 2016.

1 - La rive gauche aux promeneurs

Après le réaménagement cet été de la rive droite, les berges de Seine vont connaître une seconde métamorphose au printemps, avec la piétonisation des quais bas de la rive gauche. Les badauds pourront alors se promener sur les 2,3 kilomètres qui séparent le musée d’Orsay du pont de l’Alma (7e), devant des terrains de sport et des jardins flottants. Les voitures devront circuler sur les quais hauts. Le projet porté par le maire de Paris, Bertrand Delanoë est estimé à 35 millions d’euros.

2 –La République redessinée

Les piétons parisiens vont reprendre en partie la République aux automobilistes. D’ici au mois de juin, la place disposera d’une esplanade de deux hectares. L’aire piétonne disposera de deux basins et de quatre aires de détente au milieu des arbres. Autour, les voitures circuleront à double sens, pour une meilleure connexion avec les grands boulevards, où les voitures roulent déjà dans les deux sens depuis décembre. Le projet, qui demande un an et demi de travaux, est évalué à 15 millions d’euros.

3- Beaugrenelle, nouveau temple du shopping

Entre les tours du Front-de-Seine (15e), un nouveau centre commercial va ouvrir ses portes en septembre : Beaugrenelle. Au total, près de 120 enseignes s’y partageront 45000 mètres carrés, ce qui en fera le troisième plus grand centre commercial de Paris. Près de quatre ans de travaux et 450 millions d’euros ont été nécessaires pour réaliser ce temple du shopping. Près de 18 millions de clients sont attendus chaque année entre ses murs de verre et de végétaux.

4- Un stade Jean-Bouin tout neuf

Le rugby de haut niveau aura un nouvel écrin à Paris, avec la modernisation du Stade Jean-Bouin (16e). L’enceinte du Sade Français, à la porte d’Auteuil, montrera son nouveau visage à partir de juin, 88 ans après sa construction. La capacité d’accueil passera ainsi de 9000 à 20000 places et 8400 mètres carrés de bureaux et de commerces seront ouverts. Le coût total du projet est estimé à 150 millions d’euros. (DirectMatin n° 1210 du mardi 08/01/2013)

 

Notre Dame fête ses 850 ans

Depuis huit siècles et demi, elle est aux premières loges. C’est avec quelques mois d’avance que seront célébrés les 850 ans de la cathédrale Notre-Dame. Ce jubilé sera fêté tout au long de l’année 2013, jusqu’au 24 novembre. Jusqu’à la fin de l’année 2013, un pèlerinage sera proposé aux croyants leur permettant d’admirer les fonds baptismaux ou les reliques de la Passion ; et tous les visiteurs pourront découvrir les rénovations réalisées autour des collections du trésor et du grand orgue.

L’un des grands événements du jubilé sera, le 2 février, l’exposition des huit nouvelles cloches dans la nef avant qu’elles ne soient installées. Mgr Jacquin, recteur-archiprêtre de la cathédrale, estime que ce jubilé, d’un coût total de 6,5 millions d’euros, est un « pari fou qui va faire vivre la cathédrale et la replacer au cœur de la cité ».

Érigé au cœur de Paris au XIIe siècle, ce monument de l’art gothique est le plus fréquenté de France. Chaque année, 14 millions de personnes y pénètrent et 20 millions se pressent sur son parvis. Pour l’historien Michel Rouche, si les visiteurs sont aussi nombreux, c’est davantage « pour les événements qui s’y sont déroulés que pour l’architecture, que l’on retrouve par exemple à Chartres ». La première pierre a été posée en 1163 par le pape Alexandre III sous l’impulsion de l’évêque Maurice de Sully. L’édifice n’a été achevé que deux siècles plus tard. C’est au sein de ce bâtiment, qu’en 1302, Philippe le Bel a convoqué les premiers états généraux ; ou que s’est tenu le procès en réhabilitation de Jeanne d’Arc, en 1455. La cathédrale doit aussi son aura à la fiction. En 1831, Victor Hugo s’en est inspiré pour son célèbre Notre-Dame de Paris. Enfin, c’est sur son parvis que fut posée en 1924 la borne symbolisant le kilomètre zéro des routes de France. Une attestation de plus de la place centrale de la cathédrale, installée sur l’île de la Cité, berceau de la ville de Paris.

Les cloches seront remplacées en mars pour mieux s’accorder au bourdon Emmanuel (la plus grosse cloche, qui pèse 12,8 tonnes). L’ensemble en comportera huit.

Le grand orgue, qui n’avait pas été rénové depuis 20 ans, a vu ses 109 jeux répartis sur cinq claviers entièrement nettoyés. Les 12000 tuyaux de l’instrument seront dépoussiérés en 2014.

Une tour éphémère bleue est installée sur le parvis jusqu’au 24 novembre 2013. Elle permettra aux curieux, nichés dans un belvédère, à 5,50 m de hauteur, d’avoir une vue imprenable. (Extraits de DirectMatin n° 1201 du mercredi 12/12/2012).

 

Redécouvrez les trésors cachés de la crypte archéologique du parvis de Notre-Dame

« L’histoire du parvis, c’est l’histoire de Paris », affirme Rose-Marie Mousseaux, conservatrice du patrimoine, qui a conçu avec Sylvie Robin, conservatrice en chef, la nouvelle scénographie des vestiges archéologiques présentés dans la crypte du parvis de Notre-Dame (4e). Fermés depuis mi-octobre, ces 1800 m² situés sous le parvis de la cathédrale ont rouvert le 14 décembre 2012 dans une mise en scène plus lumineuse qui recourt de façon très pédagogique aux nouvelles technologies. Les écrans interactifs qui présentent les quatre grandes étapes de la construction de Notre-Dame sont à cet égard saisissants.

Méconnue des Parisiens, la crypte vaut le détour par la présentation des vestiges de l’antiquité et du Moyen Age : thermes gallo-romains dotés d’un astucieux système de chauffage, soubassements du rempart de l’île de la Cité ou fondations des grandes maisons du XIVe siècle. Autant de trésors enfouis à moins de 2,80 mètres, qui n’ont été découverts qu’en 1965 à la faveur du percement d’un parking et qu’il a fallu sept ans de fouilles pour inventorier.

Autre curiosité, la maquette du site en 5000 avant Jésus-Christ, époque à laquelle la Seine, pourvue de multiples ramifications, avait un bras qui coulait à l’emplacement des grands boulevards ! En octobre les conservatrices ont retrouvé 18 pièces de monnaie datant du IVe siècle. Preuve qu’il y a encore des découvertes à faire sous le parvis de Notre-Dame ! (Extraits de l’article de Philippe Baverel – Le Parisien du 18/12/2012).

 

Une construction qui fâche les défenseurs de Laennec

« Une verrue ». Les défenseurs du patrimoine architectural de l’ancien hôpital Laennec (7e), actuellement en plein chantier, n’ont pas d’autres mots pour évoquer une construction littéralement greffée sur le côté de la chapelle de l’hôpital, plus haute que ne le prévoyaient les plans et les permis de construire initiaux. Le projet de réhabilitation globale doit accueillir plus de 300 logements, le siège du groupe de luxe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), des commerces et un centre gérontologique. Pour les riverains et les familles des illustres défunts enterrés dans la chapelle classée, épargnée par le chantier et restaurée sous contrôle d’un architecte des monuments historiques, c’est une honte, un « massacre ». Un « irrespect » bétonné qui relance également la bataille lancée il y a deux ans par les familles au sujet des sépultures, certes préservées mais dont l’accès restreint leur est insupportable. Les descendants du cardinal de La Rochefoucauld, de Turgot et de l’évêque Jean-Pierre Camus réclament depuis 2011 la réouverture au public de l’édifice et le libre accès au lieu saint. « Les hommes qui y reposent ont fait l’histoire de France ! » rappellent-ils.

Aujourd’hui, c’est une autre bataille que s’apprêtent à livrer les associations, dont le comité Laennec-Turgot, la société des Amis de Turgot et la fédération Patrimoine Environnement. « Par rapport aux plans, le bâtiment qui vient d’être construit, collé à l’extrémité d’une des croix de l’édifice, nous semble tout à fait anormal », souligne Arlette Vidal-Naquet, du comité Laennec-Turgot. « Il est aussi contraire à l’enquête publique ». Un affichage récent signale le permis annonçant la « modification de l’aspect extérieur et de la distribution intérieure du centre de gérontologie et des logements », et prévoyant également 314 logements au lieu de 309. Pour Arlette Vidal-Naquet, c’est un signe supplémentaire que le devenir de l’ancien Laennec, « l’un des premiers hôtel-Dieu », est « un scandale immobilier où l’argent et le profit dirigent tout depuis plus de dix ans ». Dans leur nouvelle bataille contre « la verrue » autorisée par le permis modificatif accordé le 19 novembre, les associations espèrent un sursaut des riverains et des spécialistes du patrimoine. La pétition lancée il y a six ans « pour la réhabilitation du site et des sépultures » circule toujours et compte aujourd’hui 12000 signatures, et surtout « le délai de recours n’est pas terminé mais il y a urgence ». Le 19 janvier, les deux mois de recours légal seront écoulés. (Extrait de l’article d’Elodie Soulié – Le Parisien du 04/01/ 2013)

 

Les travaux enfin autorisés à la Samaritaine

Nous vous reportons au Sauv’Dernière du 7 décembre 2011 (SD 238), dans lequel nous avons détaillé les travaux envisagés tels qu’ils étaient présentés dans deux permis de construire.

Les négociations avec la Ville auront duré jusqu’au dernier moment. Après plus d’un an d’attente, le groupe LVMH a enfin reçu hier ses deux permis de construire, étape préalable au lancement des travaux de la Samaritaine. Inauguré en 1870 et fermé en 2005 en raison de son état de délabrement, l’ancien « grand magasin de nouveautés » va enfin pouvoir entamer sa mue. Une nouvelle qui satisfait aussi bien le propriétaire que Jean-Yves Mano, l’adjoint au maire chargé du logement. Désormais, seuls des recours d’association ou de riverains peuvent entraver ce vaste projet immobilier. Jean-Jacques Guiony, directeur financier du groupe LVMH et PDG de la Samaritaine, détaille les contours de l’opération validée.

« Coté rue de Rivoli, nous allons reconstruire un bâtiment avec 20 cm de hauteur en moins que les immeubles actuels. Cet îlot bénéficie d’un plan local d’urbanisme spécifique. Il a été modifié une première fois en 2006 pour réaffirmer le caractère commercial des activités de la Samaritaine. Puis, en 2010, pour réaliser un projet mixte : un grand magasin, des bureaux, des logements… C’était dans l’intérêt de la Ville comme de la Samaritaine, du public comme du privé. Cela va nous permettre notamment de construire 95 logements sociaux et une crèche ».

« Le bâtiment côté Rivoli va subir une destruction-reconstruction complète, sauf pour la partie XVIIe à l’arrière de l’îlot et pour les trois immeubles de logements de la rue Baillet qui ne nous appartiennent pas. Ici, une architecture contemporaine sera réalisée par les architectes japonais de l’agence Sanaa), avec une façade vitrée ondulée et sérigraphiée de gros points ronds. Nous prévoyons en son cœur une cour intérieure plantée ». « Dans la partie Jourdain Plateau, nous conservons juste la façade et le début des plateaux. Nous créons en plus une cour intérieure moderne. La partie verrière est, elle, totalement classée, intérieur et extérieur, avec ses frises, ses stucs imitation fonte et son grand escalier. Cette partie sera magnifiée. Ce sera le cœur de la zone commerciale du site ».

« Le côté Seine est en partie classé. Nous ne toucherons pas à la façade ni aux structures Eiffel que nous devons préserver. Mais elles pourront être masquées pour les besoins de la création de l’hôtel ».

« Nous voulons faire un magasin populaire et attractif, à la fois pour les habitants du quartier et pour les touristes. Nous souhaitons que l’on puisse trouver ici la quintessence du commerce parisien, sans que cela soit uniquement un magasin de luxe. On ne trouvera pas tout à la Samaritaine comme avant. Il n’y aura plus le rayon bricolage, par exemple. Sur les 21000 m² de commerces, 2000 m² seront consacrés à la montre. Ce sera un espace multimarques. Il y aura également un corner de 500 m² pour Vuitton, et un espace dédié au parfum. Peut-être y aura-t-il aussi une librairie. De plus, nous prévoyons de larges espaces de restauration, entre l’épicerie et la restauration rapide ».

« Notre objectif est d’en faire le plus bel hôtel urbain du monde. Il aura indéniablement la plus belle situation et la plus belle vue ; 95% des chambres donneront sur la Seine, de Notre-Dame à la tour Eiffel. C’est un lieu féérique ».

Les travaux devraient démarrer l’an prochain et durer vingt-huit mois. L’ouverture est prévue en 2016. (extrait de l’article de Éric le Mitouard – Le Parisien du 19/12/2012)

Les riverains sont quant à eux septiques et craignent que la « nouvelle Samaritaine » ne devienne un repaire de milliardaires bling-bling. (Extrait de l’article de Philippe Baverel - Le Parisien du 19/12/2012)

 

La ville veut faire revivre ses anciennes gares

Deux stations désaffectées de la Petite Ceinture, dans les 14e et 18e arrondissements, vont être transformées en lieux culturels. De plus en plus, la Ville veut valoriser le patrimoine ferroviaire. A l’image du café-concert la Flèche d’Or, qui s’est installé avec un succès jamais démenti dans l’ancienne gare de la Petite Ceinture de la rue de Bagnolet (20e), la Ville veut faire revivre ces stations ferroviaires (la capitale en compte vingt-neuf), plantées sur les rails de la ligne aujourd’hui désaffectée.

Avenue de Saint-Ouen (18e), la vieille gare taguée, qui a longtemps abrité un vaisselier discount, devrait se métamorphoser dans l’année à venir en lieu culturel. Racheté par la Ville à Réseau ferré de France (RFF), le bâtiment de 400 m² a fait l’objet d’un appel d’offres auquel ont répondu cinq candidats à la reprise, qui tous se sont engagés à effectuer les travaux de réhabilitation qui pourraient s’élever à plus de 1M€.

La société sélectionnée bénéficiera d’un bail emphytéotique et sera chargée de transformer la gare en salle ouverte toute la journée sur le quartier, ses habitants et ses associations. Elle devra également proposer une offre de restauration. Le repreneur devrait être sélectionné en début d’année prochaine. Avec ses gares, la ligne de la Petite Ceinture servait à affiner la desserte des quartiers parisiens. Maintenant qu’elles sont fermées, il est temps de leur trouver une nouvelle vocation. Comme celle de l’avenue de Saint-Ouen, la gare de Montrouge située avenue du Général Leclerc, dans le quartier de la porte d’Orléans (14e), va reprendre vie. Ouverte en 1867 sur la ville de Montrouge, commune qui sera partiellement annexée par Paris, elle a fermé en 1934, puis a accueilli tour à tour un café, une brasserie et divers commerces. Aujourd’hui la gare est vouée à un nouvel avenir. Déployée sur 350 m², elle sera réhabilitée et abritera un équipement à vocation citoyenne, sociale et culturelle « pour répondre à un besoin identifié par la mairie et le conseil de quartier » explique-t-on à la mairie du 14ème. Le futur équipement prendra place au cœur d’un programme de 130 logements (Extrait de l’article de Cécile Beaulieu et Christine Henry – Le Parisien du 08/12/2012).

 

La petite ceinture passe au vert

Les 23 km de rails désaffectés autour de la capitale vont faire l’objet d’un plan ambitieux – et écologique- qui sera soumis aux Parisiens. La Belle au Bois dormant parisienne est appelée à se réveiller… après soixante-dix-huit ans de somnolence. La mairie envisage en effet très sérieusement un nouveau destin à la Petite Ceinture. Cette infrastructure ferroviaire qui fait le tour de la capitale sur 32 km à l’intérieur des boulevards des Maréchaux n’est plus utilisée pour le transport de voyageurs depuis 1934 – et depuis 1993 pour le transport de marchandises. La ligne de chemin de fer abandonnée a fait l’objet d’une « étude prospective » menée par l’Atelier parisien d’urbanisme (apur) à la demande conjointe de la Ville et de Réseau ferré de France (RFF), propriétaire de cet axe circulaire. Un document jalousement gardé secret par la première adjointe, Anne Hidalgo, que le JDD a pu consulter en avant-première.

A l’avenir, la Petite Ceinture (PC) pourrait être « divisée en trois parties », correspondant à trois usages distincts : une « vocation ferroviaire » inchangée à l’ouest et au nord; une ligne de tramway à l’est ; et une promenade paysagère au sud.

Le RER C emprunte le tronçon Muette-porte de Clichy (16e-17e) sur 2 km depuis 1988 ; pas question d’y toucher. Dans le 18e, aucun changement non plus. Dans les 19e et 20e arrondissements, l’apur suggère de prolonger le tramway T8 de Saint-Denis (93) à la future gare Éole Rosa Parks (19e), d’où il descendrait vers la porte de Vincennes (12e). Le reste de la boucle devrait connaître une véritable révolution : « la fonction ferroviaire serait totalement supprimée », précise l’apur. Les rails et équipements de sécurité seraient démontés et remplacés par une promenade verte, comme c’est déjà le cas dans le 16e, entre Auteuil et la Muette. Il s’agit de toute la partie sud (13e, 14e, 15e). Mais aussi d’un tronçon dans le 12e. Ou encore la tranchée rue Pereire, dans le 17e.

« RFF a validé toutes les propositions de cette étude », précise Dominique Alba, à la tête de l’ apur. Mais à quel prix ? Fabienne Giboudeaux, adjointe EELV chargée des espaces verts, s’inquiète : « RFF, très endetté, pourrait être tenté de vendre du foncier à des promoteurs ». De son côté, Jean-Michel Terrier, président de l’Association pour la sauvegarde de la Petite Ceinture, réclame une « remise en service du trafic voyageur, type tramway, sur les 23 km ».

En attendant un accord, Anne Hidalgo lance aujourd’hui une « consultation citoyenne », à la demande des écologistes. Des ateliers thématiques – trames vertes, accessibilité, patrimoine, usage des tunnels, déplacements… - seront organisés, ainsi qu’une large concertation » dans les arrondissements. Enfin, le 14 février, une « journée de restitution » se tiendra à l’Hôtel de Ville. L’heure du réveil pourra alors sonner.

(Extrait de l’article de Bertrand Gréco – Le JDD du 02/12/2012).

 

Anne Hidalgo : « de grandes promenades aménagées et d’autres plus sauvages »

La reconquête de la Petite Ceinture figure en tête de ses priorités « parce que c’est une chance exceptionnelle d’avoir cet espace de biodiversité dans Paris .C’est le point de départ de notre réflexion. A partir de là, et en s’appuyant sur l’étude de l’apur, on va pouvoir travailler avec les habitants pour concrétiser cette reconquête. Depuis 2001, avec Bertrand Delanoë, nous avons créé 60 Ha d’espaces verts. J’entends poursuivre cet effort, non seulement avec les 50 Ha de la Petite Ceinture, mais aussi en récupérant l’héliport de Paris – une anomalie urbaine-, ou encore grâce à la végétalisation des toitures et de tous les espaces possibles, pour permettre à Paris de réduire sa température au moment des fortes chaleurs.

J’imagine des grandes promenades avec le cachet des paysages ferroviaires envahis par la nature. Une chose est sûre : on ne pourra pas faire le tour à pied, à cause des tunnels, des ruptures, de la géographie des lieux. Ces promenades auront différents visages : des espaces très aménagés, avec plates-formes en bois et ascenseurs, mais aussi des espaces publics plus sauvages, presque en friche, gérés par des associations, des conseils de quartier ou des collectifs d’habitants, avec notre regard bienveillant et le soutien des Parcs et jardins ». (Extraits des propos recueillis par Bertrand Gréco – le JDD du 02/12/2012)

Les défenseurs de la petite ceinture ferroviaire montent au créneau. En ligne de mire : le projet proposant de retirer les rails entre la gare de Gobelins (13e) et le parc André-Citroën (15e), à Pereire (17e) et sur le cours de Vincennes (12e) pour y aménager une promenade urbaine « pérenne ». Un cheval de bataille pour la première adjointe Anne Hidalgo qui a fait de la petite ceinture l’un des axes de campagne de sa candidature aux municipales de 2014 […]

« Sur les Maréchaux, au sud de Paris, la fréquentation du T3 est déjà très chargée avec 137000 voyageurs par jour », argumente le président de l’association ASPCRF, Jean Emmanuel Terrier. « Il est évident qu’il faut garder cette infrastructure en réserve ». […] (Extrait de l’article de Vincent Michelon –Métro France du 17/12/2012)

Un nouveau site Internet a été mis en ligne hier. Il permettra aux Parisiens de donner leur point de vue, et éventuellement des idées sur la transformation des voies. Dès janvier vont être organisées des « réunions thématiques », assorties de visites des sites de la petite ceinture ouverte au public. Un « séminaire d’échange » est aussi prévu pour février. (Extrait de l’article de CH.B – Le Parisien du 28/12/2012).

 

Paris cède son patrimoine

Pour renflouer ses caisses, la Ville de Paris compte sur son vieux patrimoine. Dans le cadre du budget 2013, qui sera voté lundi au Conseil de Paris, la mairie prévoit de vendre l’an prochain pour 175 millions d’euros de biens. Un montant en hausse, les cessions foncières ayant représenté 150 millions d’euros en 2011 et 174 millions en 2012. « On vend des biens qui ne sont plus utiles aux Parisiens », assure l’adjoint aux Finances, Bernard Gaudillère. « La Ville avait par exemple des châteaux en province, acquis autrefois pour créer des colonies de vacances ».

Les acheteurs sont le plus souvent des collectivités locales, mais aussi les investisseurs. La ville cède également des terrains en banlieue et des petites parcelles de 100 ou 200 mètres carrés à Paris qui intéressent les copropriétés.

Dans le lot, il y a quelques perles. Fin 2010, la Ville avait mis en vente, pour plus de 2 millions d’euros, un château médiéval à Bayac (Dordogne). En 2011, l’hôtel particulier de l’École de la rue Blanche (IXe) a été cédé pour plus de 5 millions d’euros à un investisseur. Dans le Marais, au 26, rue Geoffroy-l’Asnier, l’hôtel particulier de Chalons-Luxembourg, monument historique du XVIIe siècle, sera prochainement vendu au plus offrant. La Ville n’a pas souhaité communiquer l’estimation du bien, qui abritait la Commission du Vieux-Paris avant d’être laissé à l’abandon et d’accueillir brièvement, en février 2012, le collectif AClefeu et son « ministère de la crise des banlieues ». La vente devrait, selon nos informations, se chiffrer en dizaines de millions d’euros. « Cet édifice nécessite une importante restauration », précise l’association de sauvegarde du patrimoine Paris Historique. Mieux vaut qu’il soit racheté et rénové plutôt qu’abandonné, à condition que les règles de restauration soient respectées ».

 

Hôtel Chalons-Luxembourg

En juin dernier, les écologistes ont déposé un vœu réclamant une plus grande transparence dans ces transactions immobilières. Selon Bernard Gaudillère, toutes les cessions sont « soumises au Conseil de Paris ». (Article de Vincent Michelon – Le Parisien du 07/12/2012)

 

L’Azerbaïdjan s’offre un hôtel particulier de la place Vendôme

Le fond public pétrolier d’Azerbaïdjan, SPFAZ, a signé une promesse d’achat d’un montant de 135M€ pour un ensemble immobilier sur la prestigieuse place Vendôme (1er). Située au n° 8, cette propriété se compose d’un hôtel particulier de 1712 comprenant 3160 m² de bureaux, commerces et habitations, ainsi qu’un immeuble des années 1950 avec 2240 m² de bureaux.

C’est Axa Real Estate qui a annoncé hier la transaction. Selon la filiale immobilière du groupe français d’assurances, cette propriété n’avait pas changé de main depuis 1953(article du Parisien du 21/12/2012).

 

L’ancien siège d’Hachette revendu 148 M€

L’ancien siège social des Éditions Hachette change de main. La société d’investissement immobilier Gecina vient de le céder à Axa Real Estate pour près de 148 M€. Édifié entre 1826 et 1856 à l’angle des boulevards Saint-Germain et Saint-Michel, dans le 6e arrondissement, l’îlot avait été mis sur le marché en 1999 par le CDR, le consortium chargé de gérer le passif du Crédit Lyonnais. Il avait été acquis par le promoteur Cogedim, qui en avait ensuite rétrocédé une partie à Gecina.

Dans ce groupe d’immeubles qui a abrité Hachette jusqu’en 1995, Cogedim a réalisé 25 appartements et Gecina aménagé 5600 m² de commerces et 6700 m² de bureaux. Le pied des immeubles est désormais occupé par des enseignes grand public come la Fnac ou Sephora. La transformation de cet ensemble, rebaptisé Carré Saint-Germain, avait été confiée aux architectes Michel Macary et Aymeric Zubléna, concepteurs entre autre du Stade de France. Les façades haussmanniennes ont été conservées et un parking de 44 places a été créé pour les occupants des bureaux.

Selon un porte-parole d’Axa, le nouveau propriétaire n’a pas l’intention d’effectuer de nouveaux travaux. « Il s’agit d’une opération très classique dans le cadre de la gestion d’un portefeuille d’actifs » indique la société (Article de J.V. – Le Parisien du 26/12/2012).

 

Modernité hidalgolienne

Surplombs à gogo ! Lors de la Révision du PLU, votée en février 2012, le règlement du plan local d’urbanisme, a été modifié en ce qui concerne le dépassement des éléments en saillie sur rue. Ceux-ci sont désormais mesurés non plus par rapport au plan de façade, mais par rapport à l’alignement de la voie, entre le rez-de-chaussée et le sommet de la façade. Le but d’Anne Hidalgo et de Bertrand Delanoë est de « favoriser l’architecture contemporaine de qualité lorsque les constructions sont implantées en retrait de l’alignement des voies ». Les architectes s’y adonnent à cœur joie…

 

Un architecte fêlé au 218, rue Croix-Nivert : non, vous ne rêvez pas, au 218-220, rue de la Croix-Nivert, la maquette du projet présente un immeuble qui est comme éventré par une énorme lézarde. Les surplombs rentrent les uns dans les autres, il fallait y penser. Idéal pour un cinéaste faisant une prise de vue pour un film de guerre civile en Syrie. Sans cela, il n’y aurait rien que très banal. A signaler tout de même les incontournables « épinards » ici très audacieux, puisqu’il n’existe pas de frondaisons d’arbres de ce type, montant verticalement du 4e au 7e étage ; il faut donc supposer que les occupants s’adonnent à la culture du chèvrefeuille.

 

Les plots en surplomb de la rue du Chevaleret : Au bout de la rue du Chevaleret, vers la rue de Tolbiac, vient d’être construit un immeuble théâtre-école-logements. Le socle, rustre, efface la topographie lourdement ; il présente des ouvertures parallélépipédiques, sans formes et sans imagination. Au dessus est posé un plot, non pas directement, mais en surplomb, comme sur pilotis, sans doute pour renforcer l’aspect container à humains. Il est peint en bleu, parsemé d’ouvertures en quinconce : celles-ci sont noires si le volet en aluminium est ouvert, blanches s’il est fermé. Encore un design injustifié bientôt passé de mode… alors que la « colline du 13ème » aurait pu inspirer un architecte imaginatif.

Autre incongruité, en face de l’autre côté de la chaussée, un bloc s’avance exagérément au dessus du vide. A quoi bon ce surplomb pénible ?

 

Villa de l’Astrolabe : les artisans chassés de la cour artisanale : Au cœur de Montparnasse, la jolie cour artisanale du 12, villa de l’Astrolabe, est fort abîmée et elle aura bientôt perdu tous ses artisans. Rappelons que s’y trouvaient en 2007 un ébéniste, un atelier de céramique, un artiste peintre, un artisan fabriquant des masques à plumes pour le théâtre… sans compter un studio de production cinématographique. Malheureusement, trois petits promoteurs voulaient y mener une opération juteuse.

Nous avons donc lancé une pétition qui a attiré l’attention du maire du 15e, Philippe Goujon, ce qui a beaucoup retardé la délivrance du permis. Cependant, les promoteurs avaient signifié à la personne fabriquant des masques à plumes que son bail ne serait pas renouvelé. De plus l’ébéniste avait décidé de prendre sa retraite fin 2012. Restaient Catherine Savigny, la « potière » et Jean Dumas, l’artiste peintre décorateur. Face aux difficultés, seul subsiste actuellement l’un des trois associés, Le Bozec. Le promoteur se révèle désormais sous son vrai jour. Il refuse à Catherine Savigny le renouvellement de son bail et enjoint à Jean Dumas, qui bénéficie de la loi de 1948, de s’expatrier provisoirement, le temps des travaux.

Les jolis pavés ont été retirés. Pour quelle raison ? Apparemment, il n’y a pas de maître d’œuvre, les corps de métier se succèdent avec de longs intervalles durant lesquels le chantier stagne. L’ensemble des bâtiments sont à pan de bois et, avec le temps, les poutres ont été abîmées par l’humidité. Les cirons s’y sont mis. Voulant réaliser l’opération à moindre coût, Le Bozec a envoyé les entreprises appliquer leurs poutrelles en alu, leurs poteaux, sans le préalable d’un traitement vermifuge. De toute façon, les acheteurs n’y verront rien… Catherine s’accroche, d’autant que le promoteur refuse de lui donner les indemnités d’éviction auxquelles elle peut prétendre. (Extraits de l’article de Patrice Maire – Journal Monts 14 n° 44 – oct.-déc.2012)

 

 

VISITES

 

5e arrondissement

34 au 42, rue des Fossés Saint-Bernard, 25 au 31B, rue du Cardinal Lemoine

PC-075-105-12-V-0021 —Pét. : M. Dominique DUTREIX, S.A. COFFIM. — Arch. : CABINET ANTONINI + DARMON ARCHITECTES, 36, rue de Lancry, 75010 PARIS. Construction d’un bâtiment d’habitation (132 logements dont 28 logements sociaux) et de commerce de4 à 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol, création de 3 cours, d’une toiture végétalisée avec installation de panneaux solaires (141 m2) après démolition d’un ensemble de bâtiments de commerce et d’habitation (24 logements). Surface supprimée :12 103 m2. Surface créée : 10 198 m2. Hauteur du projet : 23 m. S.T. : 2 303 m2. — Date d’enregistrement : 26-10-2012. Le projet s’insère sur une parcelle traversante reliant la rue des Fossés Saint-Bernard et la rue du Cardinal Lemoine.

Son emprise comprend plusieurs parcelles : une parcelle centrale, de loin la plus vaste, sur laquelle s’élève actuellement un garage traversant s’élevant sur RDC + 4 niveaux ; à l’est, 7 parcelles d’immeubles parisiens de 3 à 4 étages et à l’ouest, deux parcelles donnant sur la rue du Cardinal Lemoine : l’ensemble sera démoli. Le projet est bordé au sud-ouest par un bâti ancien faisant l’objet d’une protection patrimoniale.

Le retrait du garage et des deux immeubles côté rue du Cardinal Lemoine correspond à un ancien projet visant à élargir la rue. La ville ayant abandonné ce projet d’élargissement, le retrait ne sera pas maintenu et le nouveau projet immobilier recréera l’alignement sur la rue par rachat à la ville de cette bande de terrain d’environ 141 m2. Le projet immobilier prévoit la création de 132 logements de 3 types :

(1) 58 logements remis aux propriétaires à l’est ;

(2) 28 logements sociaux dans la partie centrale ;

(3) 46 logements en accession à l’ouest.

Très contemporain, traité comme un monolithe de 4 à 7 étages aéré par 3 cours, l’immeuble se pare de béton poli « blanc comme le calcaire parisien, sobre et pur, il affiche sa pérennité et rassure par sa matérialité ! ».

En référence à l’architecture traditionnelle parisienne, les percements sont tramés verticalement. Un jeu aléatoire de volumes exécutés (bow-windows et jardins d’hiver) crée une rupture avec cette lecture classique. Reprenant l’architectonie d’un mitoyen rue des Fossés Saint-Bernard, les façades du RDC sont formées d’arches pour signaler les entrées, le reste de la façade est traité avec légèreté.

Au vu de l’état vétuste du garage, sa démolition est souhaitable, ce qui n’est pas le cas des maisons typiquement parisiennes qui l’encadrent (2e moitié du XVIIIe siècle). Il est fort déplorable qu’elles soient incluses dans ce projet, qui par ailleurs semble être une belle construction moderne.

 

21, rue Daubenton

PC-075-105-12-V-0022 — Pét. : M. Jean-Paul CREPIN, ASSOCIATION L’INITIATIVE. — Arch. : STE A3 ARCHITECTURE, M. Michel BRUNEL, 40, rue Marat, 94200 IVRY SUR SEINE. — Réhabilitation et extension d’un foyer de jeunes travailleurs, avec comblement d’une dent creuse de 5 niveaux sur rue et aménagement de combles sur cour (13 logements créés), réfection de la couverture sur cour et création de 4 châssis de toit. Surface créée : 135 m2. S.T. : 616 m2. — Date d’enregistrement : 29-10-2012.

Construit en 1913, cet immeuble fut à l’origine un foyer pour jeunes filles, avant de se transformer en foyer de jeunes travailleurs appelé « l’Initiative ». A proximité des Facultés de Jussieu et de Censier, de la mosquée de Paris, du Jardin des Plantes et du quartier Mouffetard, il constitue, par cette situation centrale, un pôle d’attraction pour les jeunes à l’heure où la tentation du marché locatif en lle-de-France les repousse vers une périphérie toujours plus lointaine.

Ce foyer d’un seul étage coincé entre deux immeubles de 7 étages présente sur la rue une « dent creuse » que le projet se propose de combler, soit 5 niveaux dont 2 en comble. L’implantation du projet est en alignement sur rue, il est adossé aux constructions mitoyennes des 19 et 23 rue Daubenton et contre le bâti existant.

Foyer actuel d'un étage

Le projet reprend la volumétrie existante avec les couleurs dominantes existantes.

Sur rue, la construction projetée est en ossature fer avec remplissages traditionnels habillés en pierre agrafée, aspect lisse en partie haute et en bossage léger au RDC et en cassettes métalliques pour les oriels.

Les menuiseries sont en aluminium laqué. La partie haute du bâtiment projeté est réalisée avec une charpente bois couverte en zinc. Sur cour, la charpente est percée de fenêtres de toit de type velux en aluminium laqué. Le projet est dans une rue relativement étroite, mitoyen à un immeuble récent ainsi que celui d’en face. Toutefois, il reste 2 maisons de 2 étages à proximité: il y a lieu de s’inquiéter de leur avenir.

 

7e arrondissement

230, boulevard Saint-Germain, 4, place Saint-Thomas d’Aquin et 2, rue Saint-Thomas d’Aquin

PC-075-107-12-V-0039 — Pét. : Mme Isabelle GENCE, IMMOBILIERE DASSAULT. — Arch. : CABINET BRAUN ET ASSOCIES, François Stéphane BRAUN, 19-21, rue du Bouloi, 75001 PARIS. — Changement de destination d’un bâtiment de bureau et d’habitation de 6 étages sur 1 niveau de sous-sol en hôtel, commerce et habitation (1 logement de fonction créé) avec création et agrandissement de trémies d’escaliers et d’ascenseurs à tous les niveaux, démolition ponctuelle de murs porteurs, abaissement partiel du plancher du rez-de-chaussée, création d’un 2e niveau de sous-sol partiel, démolition de l’édicule d’ascenseur et remplacement d’une verrière par une toiture sur cour, remplacement des menuiseries extérieures et des fenêtres de toit, isolation thermique par l’extérieur de la façade, remplacement de la verrière à rez-de-chaussée sur cour et création d’une devanture sur rue. Surface supprimée : 366 m2. Surface créée 283m2. — Date d’enregistrement : 23-10-2012.

Au 17e siècle, cette parcelle se trouvait dans l’enceinte du couvent des Jacobins. Après la Révolution et la confiscation des biens des congrégations, puis le passage d’Haussmann au carrefour de la rue du Bac, la rue Saint-Dominique devient le boulevard Saint-Germain, son percement entrainant la démolition de vieux hôtels du Faubourg. Le libraire-éditeur Charles Delagrave fait construire en 1890-1891 un immeuble de rapport occupant tout le côté pair de la rue reliant le boulevard Saint-Germain à l’église Saint-Thomas d’Aquin. L’édifice, élevé sur les plans de l’architecte Louis Gauthier, est caractéristique de la construction bourgeoise de prestige attendue dans ce quartier. Sur un RDC commercial, les cinq étages carrés comportent chacun un appartement de 7/8 pièces, richement décoré et pourvu de tous les équipements de confort de l’époque. En 1935 la ville de Paris commence à l’occuper, puis entreprend des travaux d’aménagement, le destinant à ses bureaux, tout en préservant une grande partie des décors d’origine.

La société Immobilière veut réaliser, à partir de ce fleuron haussmannien, un joyau hôtelier. La restructuration de l’immeuble passera par une restauration et mise en valeur attentive des éléments préservés jusqu’à aujourd’hui tout en y incluant les éléments techniques modernes les plus performants. Cet Hôtel 5étoiles se développera du 1er sous-sol au R+6 et comportera 23 suites et un logement pour le personnel au 1er étage ; une boutique sera aménagée au coin du boulevard Saint-Germain et de la rue Saint-Thomas d’Aquin ; un 2e sous-sol sera créé pour les locaux techniques.

La volumétrie générale extérieure sera maintenue dans son aspect actuel. L’ensemble de la façade sera isolé par l’extérieur et revêtu d’un enduit monocouche ton pierre. Les 2 escaliers existants seront conservés ; l’imposante porte côté place Saint-Thomas d’Aquin, datant des années 1930, sera conservée, de même que la porte en serrurerie fine; l’ensemble des ferronneries seront conservées et restaurées ; les menuiseries extérieures, d’un état de vétusté avancée ne permettant pas leur restauration, seront refaites à neuf à l’identique dans le respect du dessin des menuiseries d’origine . Les vitraux existants et les verres ciselés seront déposés, nettoyés et reposés en applique sur les nouveaux ensembles menuisés. Les avancées de façades (sorte d’oriels) traitées en serrurerie sur les niveaux 2 à 5 à l’extrémité de la rue St Thomas d’Aquin seront conservées et restaurées. L’ensemble des baies du R+1 au R+5 seront équipées de stores toile type screen. Deux ascenseurs seront créés à proximité de l’escalier d’honneur ; leur emplacement permettra de ne pas dénaturer les locaux patrimoniaux du RDC et des étages courants. Le lustre suspendu et la verrière donnant sur l’escalier d’honneur seront restaurés.

Le projet présenté est le fruit d’une étroite concertation entre l’architecte des bâtiments de France, l’architecte voyer et la Commission du Vieux Paris qui, dans sa séance plénière du 14 décembre 2012, a approuvé le projet de transformation qui permet la conservation de la distribution d’origine, de l’escalier principal, des décors de ses appartements. Elle demande que l’aménagement des ouvertures du RDC permette de conserver les traces d’interventions antérieures, et notamment celle concernant la modification du RDC de la façade boulevard Saint-Germain faite en 1984 par l’architecte Michel Duplay.

L’immeuble avait besoin d’une restauration, La volumétrie restant à l’identique et les éléments de décoration étant conservés, c’est une finalement une sauvegarde du patrimoine. Seule est à regretter la peinture sur la façade pour l’isolation extérieure, rien ne peut remplacer les pierres !

 

11e arrondissement

18-20, rue du Faubourg du Temple

PC-075-111-12-V-0076 — Pét. : Mme Marine DAHAN, S.A.R.L. EDEN REPUBLIQUE. —Arch. : M. Jean-Claude POURTIER, 23, rue d’Hauteville, 75010 PARIS. — Changement de destination d’un local commercial à rez-de-chaussée en 2 salles de théâtre et hall, avec réfection de la devanture et percement de 3 trémies d’escalier et d’ascenseur. Surface créée : 2 m2. Surface supprimée : 20 m2. S.T. : 2 600 m2. — Date d’enregistrement : 25-10- 2012.

Cirque Franconi

C’est un lieu chargé d’histoire. On trouvait à cet emplacement le premier cirque couvert à Paris en 1782 (cirque Franconi) qui sera détruit par un incendie. En 1811est construite une fabrique de biscuits Guillout.

Changement de décor en 1908 : ce qui restait de l’usine des biscuits Guillou est démoli et remplacé par un « hôtel industriel »avant l’heure par construction des locaux actuels en béton armé. Il s’agit d’un ensemble de bâtiments destinés à regrouper des activités variées n’ayant aucun rapport entre elles (téléphonie, habillement, matériel mécanique, force motrice…) mais ayant intérêt à se grouper pour diverses raisons économiques. Construit sous la direction de l’architecte Henri-Paul Nénot, cet ensemble qui n’a guère changé en un siècle, est dominé par un grand corps de bâtiment de 6 étages. Sa façade est décorée de panneaux de céramique vernissée (voir photo de couverture). Perpendiculairement à ce bâtiment sur rue, deux autres sont séparés par une cour vitrée où glisse un pont roulant encore visible aujourd’hui. L’entrée de la cour est marquée par deux atlantes sculptés. Ces bâtiments « possèdent de larges baies comme celles des écoles afin de donner le plus de jour possible à l’intérieur des locaux. Planchers, poutres, piliers, linteaux, encorbellement du hall vitré, en un mot tout ce qui subit des efforts est en béton armé », précise fièrement Hennebique, l’inventeur de ce matériau, dans sa revue Le béton armé en 1912.

Pont roulant

En 1999, le bâtiment devient un lieu communautaire autour d’internet visité par le président de la République J.CHIRAC. Depuis 2011, c’est une pépinière municipale d’entreprises « du désign et de la création ».

Le projet concerne l’aménagement du RDC : la façade côté n°18 doit être modifiée pour ouvrir un accès à une deuxième salle de théâtre, comparable, on peut le supposer, à celui existant pour la première salle, au n°20.

 

11 rue Gerbier

PC-075-111-12-V-0078— Pét. : Mme Christine ASPERTI-BOURSIN. — Arch. : STE DDS ARCHITECTS, 10, rue Basfroi, 75011 PARIS. — Construction d’un immeuble d’habitation et de commerce de 5 étages sur un niveau de sous-sol après démolition d’un bâtiment de R + 2 étages. Surface supprimée : 357 m2. Surface créée : 394 m2. S.T. : 139 m2. — Date d’enregistrement : 30-10-2012.

Cet immeuble coquet de 2 étages est coincé entre deux immeubles de 5 étages carrés+ un à deux étages sous combles avec brisis qui délimitent une dent creuse, bien tentante. Le rez-de-chaussée actuel est un centre médical, pas particulièrement esthétique, mais la façade des étages, fraichement ravalée, est harmonieuse avec ses modénatures et ses fenêtres aux belles ferronneries. Les immeubles de part et d’autre sont d’époques différentes mais l’ensemble s’harmonise bien. Ce petit immeuble doit être démoli.

Un premier projet, apparemment refusé, a été présenté en 2012 dans le Sauv’Dernière n°244. Le projet actuel vu à Morland est un immeuble fer verre et béton, avec une trouée au niveau du premier étage. Bien que plus sobre que le précédent, il n’est pas du tout dans le style actuel de la rue. On aurait préféré un rehaussement qui intègre les deux étages existants.

 

14e arrondissement

9, villa Duthy

DP-075-114-12-V-0359 - Pét: M. Laurent GUILMINEAU, SCI LNC DUTHY-Ravalement des façades sur rue, cour et pignons avec isolation thermique par l’extérieur, remplacement des menuiseries sur rue, réfection de la couverture sur cour avec création de fenêtres de toit et création d’un local poubelle sur cour. Date d’enregistrement 16-10-2012.

L’immeuble se situe dans une impasse agréable à l’abri des bruits des voitures avec plusieurs petits logements bien entretenus et restaurés qui confèrent à cette impasse un caractère particulièrement charmant. En espérant que l’isolation thermique en façade ne vienne pas défigurer l’aspect de ce bâtiment très bien en soi. Discret mais avec des bandeaux qui marquent la séparation des étages, les balcons en fer forgé, et le décrochage du bâti au dernier étage donne un certain cachet à cet immeuble qui s’intègre parfaitement dans l’impasse. On ne peut que se réjouir de la volonté d’un rafraîchissement général pour une plus grande mise en valeur.

 

15e arrondissement

7X, rue Camulogène, 9 au 9B, rue Chauvelot.

PC-075-115-12-V-0055—— Pét. : M. Christian BOURET, S.C.I. CPN BOURET. — Arch. : M. Jug CEROVIC, 85, bd Pasteur, 75015 PARIS. — Surélévation de 2 niveaux d’un immeuble d’habitation de 2 étages (2 logements créés) et ravalement de la façade sur rue. Surface créée : 136 m2. Surface démolie : 4 m2. — Date d’enregistrement : 24-10-2012.

Cette surélévation de 2 niveaux ne sera pas déplacée dans cette petite rue où il y a un mélange de petites maisons, d'immeubles modernes et d'ateliers. On se croirait ici dans une banlieue de Doisneau plutôt qu'à Paris. La surélévation est dans le style de l’existant, avec conservation des volets.

 

7, place Etienne Pernet

PC-075-115-12-V-0048 - Pét : Mme Maelys DHUIEGE – Arch : Cabinet HERTWECK DEVERNOIS ARCHITECTES URBANISTES, Cour du Cheval Blanc, 2 rue Royale, 78000 VERSAILLES – Construction d’un bâtiment d’habitation (1 logement créé) de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol après démolition d’un bâtiment d’habitation (1 logement) de 1 étage sur sous-sol partiel sur rue. Surface démolie : 167 m². Surface créée : 258 m². S.T. : 111 m² – Date d’enregistrement : 18-09-2012.

Ce bâtiment d’un étage fait face à la façade sud-est de l’église Saint Jean-Baptiste de Grenelle, avec son clocher néo-gothique, construite par Jean-Léonard Violet en 1824. Il est encadré par un bâtiment de 5 étages au n° 5, et une maison de 1 étage au n° 9, dans le style de celle du n° 7.

La CVP a accepté, en sa séance du 12 juillet 2012, la démolition du bâtiment sur rue et d’un bâti en fond de parcelle (état délabré et de moindre intérêt patrimonial).

Citons quelques phrases du nouveau dossier consulté à Morland :

- « la modénature du projet rejoint les grandes lignes directrices horizontales des immeubles adjacents pour assurer une continuité stéréométrique… »

- « le RDC propose une esthétique classique des devantures parisiennes, en bois peint de couleur rouge vin; le traitement de l’entrée réinterprète l’imaginaire collectif des rez-de-chaussée parisiens avec des lambris de hauteurs rythmées par les pare closes, tableaux à grands cadres, tables oblongues et cimaises »

- « le véritable espace de vie est rehaussé et légèrement en retrait, protégé des regards indiscrets par des lames en bois de mélèze qui rythment le bow-window en métal galvanisé de même aspect que la fonte des gardes corps voisins. Ce filtre laisse entrer la lumière réfléchie par le pignon de l’église. »

- « le lambris haut et le bow-window sont encadrés de briques parisiennes (identiques à celles du au n° 5) qui assurent une assise architectonique du projet et son insertion avec le bâti voisin »

Une jardinière inaccessible et une terrasse haute avec des arbres en pot assureront un peu de verdure.

Le projet précédent (avec un autre architecte) évoqué en juin 2012, ne faisait état que d’une surélévation de 2 étages, sans destruction totale, et dans un style beaucoup plus en rapport avec l’environnement proche. Le nouveau projet est pire au point de vue insertion architecturale et impact visuel. Pas sûr qu’il soit plus agréable d’y vivre avec ses lambris de mélèze qui « filtrent » la lumière.

 

16e arrondissement

1B, av. des Peupliers, 16, rue Poussin

PC-075-116-12-V-0065 — Pét. : M. Romain TRANCHANT, S.C.I. CHOUMA. — Arch. : M. Pascal MEGIAS, 144, chemin de la Pataquière, 30220 AIGUES-MORTES. — Construction d’un bâtiment de 1 étage à usage d’habitation avec décaissement pour création d’une piscine suite à la démolition d’un garage de stationnement. Surface créée : 78 m2. S.T. : 1 085 m2. — Date d’enregistrement : 30-10-2012.

Villa Montmorency, sur le terrain entourant une maison de maître début XX°, projet d’une piscine en rez-de-jardin surmontée d’un étage pour un logement 2 pièces, à l’emplacement de 2 garages à démolir. Cette annexe, non attenante, longera la face latérale de la maison en reliant les jardins avant et arrière. Elle prolongera un pavillon de gardien construit dans le même style que la maison, avec bandeaux de brique, modénature et pierre sculptée ; ce pavillon ne sera pas modifié, si ce n’est à l’arrière par une légère augmentation du volume, uniquement en RDC, pour création douche et kitchenette. Ce volume supplémentaire offrira de nombreux avantages. Outre le confort amélioré du pavillon, il réduit le vide entre les deux bâtiments, supporte une dalle avec revêtement bois pour liaison et solarium, et au dessous permet une entrée couverte pour la piscine. Les bandeaux de brique du décor sont évidemment prolongés, le raccord est invisible. Fenêtre haute à l’arrière, transformée en porte.

Bâtiment construit pour une piscine

Le style de l’extension évoque un atelier d’artiste. Baies sur toute la hauteur et toutes les faces, peu de murs pleins. En RDC, revêtement brique, mais sans la reprise des bandeaux laissés aux constructions XIX°, et c’est bien ainsi. Toit à double pentes asymétrique.

Ce projet apporte une touche moderne et gaie. L’eau du bassin éclairera tout le RDC derrière les vitrages. L’étage cache les murs voisins, offre des coins abrités et surtout, agrandit le volume habitable par l’astuce de la liaison avec le petit logement de gardien qui se trouve englobé.

 

17e arrondissement

7, rue Vernier

PC-075-117-12-V-0065— Pét. : M. Pascal LECOINTE. — Arch. : M. Christophe GIRAULT, 84, rue de Charenton, 75012 PARIS. — Surélévation de 2 étages avec terrasses d’un bâtiment d’habitation de 2 étages et combles sur rez-de-chaussée et sous-sol, création d’une extension aux 1er et 2e étages sur cour et modification d’aspect extérieur sur rue et cour. Surface créée : 60 m2. Hauteur du projet : 14 m. S.T. : 104 m2. — Date d’enregistrement : 26-10-2012. BMO du 27 novembre 2012

Cette maison individuelle de deux étages et deux travées, à proximité de la Porte Champerret, est bordée à droite par une maison individuelle R+1 et à gauche par un immeuble industriel R+2. Elle semble en bon état côté façade et elle est probablement sombre côté jardin.

Le projet concerne la surélévation de cette maison avec création de terrasses. L’extension sera en bardage de fibre ciment noir. En façade sur rue, la surélévation vient s’aligner sur l’immeuble mitoyen. Ses châssis vitrés et ses volets sont traités en aluminium gris anthracite. La façade R+2 sera ravalée et dotée de volets coulissants. Les modénatures seront conservées. La façade côté jardin sera retravaillée en verrière sur la hauteur du bâtiment pour favoriser un apport de lumière. Ce qui permettra une homogénéisation avec la surélévation.

Les aménagements côté rue donnent un aspect résolument moderne à la façade, mais avec la disparition des volets traditionnels et probablement des modénatures. Aspect positif côté jardin : les modifications apporteront de la lumière.

 

18e arrondissement

8-10, rue Livingstone,19-21, rue Pierre Picard

PC-075-118-12-V1059 — Pét. : S.A. VETEMENTS WEILL. — Restructuration d’un immeuble de bureaux et de commerce avec modification des façades et toiture sur cour et courette, modification des baies en toiture sur rues, isolation thermique du bâtiment, changement de destination de locaux artisanaux en bureaux du 1er au 5e étage et créa

tion d’un commerce à rez-de-chaussée sur rue, extension en toiture aux 4e et 5e étages avec la création de plancher Surface créée : 633 m2. S.T. : 887 m2. — Date d’enregistrement : 26-10-2012.

Weill est une société française fondée à Paris en 1892 par Albert Weill. L’entreprise est spécialisée dans le prêt-à-porter féminin haut de gamme et les accessoires. Weill est la plus ancienne maison de mode française encore en activité et depuis sa fondation, l’intégralité du capital est détenue par la famille Weill.

L’immeuble Weill, construit au début du XXe siècle a évolué au cours du temps, s’adaptant aux besoins du fonctionnement de l’entreprise. Il a connu deux modifications majeures en 1937 et en 1957 et plusieurs réaménagements intérieurs. En 1922, la Manufacture A. Weill s’installe sur le site de Montmartre et établit les fondements de son entreprise avec la construction d’un bâtiment en R+2 sur un niveau de sous-sol. En 1937, le bâtiment est agrandi avec la création d’un troisième niveau qui va accueillir entre autres le showroom de la marque. En 1957, le bâtiment est à nouveau agrandi : en plus des niveaux R+4 et R+5 en haut comble brisé, un nouveau niveau de sous-sol est créé. Laverrière de la cour en R+1 est remplacée par une voûte en pavé de verre. Le bâtiment prend alors l’aspect connu aujourd’hui.

L’immeuble témoigne par son architecture, du passé industriel de la marque et d’un quartier : construit avec une ossature métallique et un remplissage en brique. Seule la façade sur la rue Livingstone a connu par la suite un parement en pierre collé afin de lui conférer la noblesse qui convenait au statut de l’entreprise.

Aujourd’hui, la maison Weill a délocalisé sa production et l’immeuble de Paris n’abrite plus que ses bureaux. Le projet actuel concerne la réorganisation et la requalification de l’immeuble, dont les parties basses sont destinées à la location (commerces et bureaux). Conscient de la valeur patrimoniale du bâtiment, le maitre d’ouvrage et le maitre d’œuvre affichent une volonté commune de conserver l’enveloppe extérieure et le corps du bâtiment en l’état tout en proposant de le régénérer par un nouveau cœur, une nouvelle enveloppe dans la cour du bâtiment. Le Hall d’entrée et le showroom seront également améliorés, ainsi que les espaces intérieurs : salle à manger, bureau…. Mais le centre du projet et ses modifications est l’ajout en toiture, en cœur de bâtiment, d’une nouvelle enveloppe en verre qui laisse visible l’ancienne façade en brique : toute la maçonnerie mémoire de l’ancien bâti est conservée et mise en valeur.

C’est un beau projet qui respecte à la fois l’intégrité du bâtiment en conservant la mémoire d’une époque industrielle et dans le même temps trouve la capacité de faire une double enveloppe en verre innovante en cœur d’îlot. Les aménagements intérieurs d’après les photos recueillies à Morland prouvent la volonté de conserver le prestige et la noblesse des Vêtements Weill.

Dans sa séance du 14/12/2012 la CVP, après examen du projet, a indiqué que, « tout en appréciant dans sa globalité la qualité patrimoniale de la proposition de requalification de l’immeuble Weill, elle exprime plusieurs recommandations : la possibilité de conserver l’ensemble constitué de l’escalier et de l’ascenseur ; le maintien des allèges des fenêtres sur la rue Livingstone de manière à conserver le soubassement d’origine et les ferronneries. »

 

20e arrondissement

21T, rue Haxo

PC-075-120-12-V-0069 — Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch. : M. Nicolas GAUDARD, 4, cité Leroy, 75020 PARIS. — Construction d’un bâtiment de 4 étages à usage d’habitation (12 logements) et de commerce avec pose de panneaux solaires en toiture (15 m2). Surface créée : 710 m2. S.T. : 286 m2. — Date d’enregistrement : 31-10/2012.

Parti de l’architecte (extraits) : La parcelle est occupée par un bâtiment d’habitation R + 3 voué à être démoli car très dégradé (?) La rue Haxo, dans cette partie du moins, est constituée d’un collage de bâtiments d’époque, de facture et de hauteurs très différentes. L’hétérogénéité du bâti y est flagrante. Les pignons du bâtiment actuel sont très présents dans la skyline (panorama urbain) de la rue car ses voisins sont sensiblement moins hauts, à noter que la parcelle est en saillie d’environ 1,5 m. La façade sur rue du nouveau bâtiment tire partie de cette particularité sur 1 m. Cette façade subtilement pliée pourrait se comparer à un système de bow-windows horizontaux et « dilatés ». Les fenêtres verticales, en aluminium de couleur foncée (persiennes repliables), évoquent les fenêtres d’immeubles faubouriens parisiens. Nous sommes donc dans l’interprétation libre d’un archétype (l’immeuble faubourien parisien) associée à un subtil jeu volumétrique assumant la contemporanéité du projet (sic). (Dossier du PC consulté à Morland).

Malgré l’affirmation de l’architecte, l’immeuble actuel en pierre de taille semble parfaitement sein et aurait pu bénéficier d’une réhabilitation. Il est sûr que l’hétérogénéité et la skyline de la rue seront à nouveau accentués par cette nouvelle interprétation « subtile » de l’immeuble faubourien parisien.

 

88, rue de Ménilmontant

PD-075-120-12-V-0010 — Pét. : M. Jean RENUCCI, S.A.R.L. DU 7 RUE THOREL. — Démolition d’un ensemble de petits bâtiments vétustes de un, deux et trois niveaux— Date d’enregistrement : 19-10-2012. BMO du 27 novembre 2012 .

A deux pas de la Bellevilloise, dernier acte pour La Miroiterie surnommée « La Miroit’ ». Suite à la désaffection en 1988 de la fabrique de miroir installée dans cette longue cour bordée de différents ateliers, un groupe d’artistes en mal d’espace de création a investi les lieux. Il est le plus vieux squat d’artistes « off » de Belleville, lieu culte pour sa scène musicale, ses nombreuses expositions, sa forte énergie créative et ses manifestations ouvertes au plus grand nombre, foyer d’un des mouvements culturels français les plus importants des années 1980. La plupart de ces squats ont aujourd’hui disparu. Les artistes « off » de Belleville sont les pionniers déclencheurs involontaires mais aussi victimes de la « gentrification » ou « boboïsation » du quartier. Le prix du m2 l’a emporté, aujourd’hui le site est la propriété d’un promoteur immobilier, tous les artistes ont été expulsés malgré des années de combat faussement soutenu par la mairie du 20e. Ouvert à tout vent, le lieu est à l’heure actuelle complètement délabré. Il abrite encore quelques SDF de passage qui parachèvent son délabrement pour sa prochaine démolition en toute bonne conscience.

Il n’en demeure pas moins que nous devons à ces artistes « off » d’avoir contribué involontairement à la sauvegarde et la mise en valeur dans ce quartier de ces cours artisanales (mais pas toutes) très recherchées aujourd’hui par les « bobos » artistes et autres.

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  • Entreprendre et mener toute action permettant de promouvoir, protéger et faire connaître les quartiers de Paris et des communes d'Ile-de-France, afin de faire reconnaître et de sauvegarder leur harmonie architecturale, urbaine et sociologique.
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