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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 20:23

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Dernières nouvelles

 

◊ LES TRAVAUX SONT LANCES A MOLITOR

Les ouvriers démarrent le vaste chantier de transformation de la piscine Molitor. Ainsi un hôtel quatre étoiles, deux bassins et un centre de santé seront (re)construits dans le quartier du parc des Princes. Ouverture prévue en 2014.

« Nous lançons aujourd’hui les premières phases de désamiantage. Nous effectuons en même temps le recensement des parties historiques de la piscine Molitor » annonce un représentant de ColonyCapital, le fonds d’investissement choisi par la ville pour réaliser la transformation des deux bassins édifiés en 1929. Moulages des plafonds Art déco, protection des vitraux, prélèvement des pièces qui seront réimplantées dans le futur bâtiment et photographie des tags sont en cours. ColonyCapital en contrepartie du financement des travaux (75M€) va pouvoir gérer pendant cinquante-quatre ans les deux bassins, un hôtel 4 étoiles de 124 chambres et un centre de santé.

Pas facile de faire du neuf dans un site inscrit aux monuments historiques depuis 1990. Les architectes ont fait un choix drastique : seule la façade de la rue et celle de la rotonde seront conservées. Les deux bassins seront démolis dès janvier. « Le béton est dans un état dramatique », estime Alain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments Historiques. « Pour redonner vie au lieu, nous avons voulu retrouver l’âme de Molitor », affirme Alain Derbesse, l’architecte chargé du chantier. Le long de l’avenue de la porte de Molitor, il a prévu de construire « une règle de verre » pour la circulation des clients de l’hôtel sur la façade préservée. Dans le bassin d’hiver, destiné à accueillir les scolaires, « une reconstruction tel qu’il était à l’origine sera faite… avec les normes de sécurité et d’accueil qui s’imposent aujourd’hui », insiste ColonyCapital. Une « réécriture » plus libre sera réalisée dans le bassin d’été.

« Nous avons décidé de faire un contraste net entre le bassin et les deux niveaux de gradins reconstitués avec les couleurs d’origine (bleu et ocre), et les interventions contemporaines sur les deux niveaux supérieurs. Et cela sans faire de pastiche », annonce Alain Derbesse.

« Le rythme des portes des anciennes cabines sera maintenu, mais ces meurtrières seront désormais des fenêtres qui auront la vue sur le bassin », ajoute Jean-Philippe Nuel , le décorateur. Avec finesse, il n’oublie pas les tags qui ont marqué l’histoire de 1989 – date de la fermeture de Molitor – jusqu’à nos jours. Dans le restaurant, mais aussi dans les chambres, le graff, l’un des fils conducteurs de la décoration, transformera Molitor en un nouveau lieu tendance. (Article Eric Le Mitouard – Le Parisien du 19-12-2011).

 

◊ L’ASSISTANCE PUBLIQUE VEND L’HOTEL MIRAMION (Ve)

Combien, pour 2 900 m² sur les quais de la rive gauche ? Le conseil de surveillance de l’Assistance publique a donné son accord pour la mise en vente de l’hôtel particulier de Miramion, qui abrite le musée de l’AP-HP. « Nous allons le proposer d’abord sur le marché international, explique-t-on à la direction financière ? Si cela pouvait intéresser un prince saoudien… » Mais, même juteuse, la cession de l’hôtel Miramion ne plait pas à tout le monde. « On cède le patrimoine de l’AP, à cause de déficits qui ne sont pas causés par elle », s’agace Rose-May Rousseau, déléguée CGT et membre du conseil de surveillance. Selon nos informations, les collections auraient déjà en partie été transférées dans les sous-sols de l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne). « Elles vont voyager, pendant un certain temps, sous forme d’expositions, en attendant l’ouverture du nouveau musée, ailleurs », explique la direction de l’AP-HP. La piste de l’Hôtel-Dieu, en pleine restructuration, serait d’ailleurs envisagée. (Article CH.B.-Le Parisien du 16-12-2011).

 

1er arrondissement

6 RUE MONTESQUIEU

PC-075-101-11-V-0041 — Date d’enregistrement : 28-10-2011.

Pét. : M. LEBLANC Olivier, SGIM. — Arch. : Sté SCP TRUELLE/VUILLAUME, 54, av. Lénine, 94250 GENTILLY.

Réhabilitation d’un bâtiment à destination d’hébergement hôtelier et d’entrepôt de 4 étages sur un niveau de sous-sol sur rue avec changement de destination total en foyers logements (60 logements créés), démolitions partielles des planchers en entresol et 1er étage en vue de la création d’un patio, modification des liaisons verticales, aménagement de locaux sociaux en sous-sol, ravalement des façades avec remplacement des menuiseries extérieures et réfection de la couverture. S.H.O.N. à démolir : 495 m2. S.H.O.N. créée : 194 m2.

Le bâtiment se situe juste sur l’arrière de l’annexe du ministère de la Culture (rues Saint-Honoré et des Bons-Enfants). Il est occupé actuellement par la Fondation Emmaüs avec, entre autre, un accueil de nuit. Le projet est de le transformer en foyer-logements pour y créer 60 logements. L’aspect extérieur du bâtiment sera réhabilité et ravalé, les menuiseries extérieures remplacées et la couverture refaite. Le reste des travaux concerne l’intérieur du bâtiment. Cette réhabilitation ne devrait pas poser de problème.

 

20 AU 22 RUE HEROLD – 47 RUE ETIENNE MARCEL

PC-075-101-11-V-0040 — Date d’enregistrement : 26-10-2011.

Pét. : M. LEFEBVRE Denis, CAISSE D’EPARGNE ILE DE FRANCE. — Arch. : Mme TARENNE Armelle, 1, rue du Hameau, 92190 MEUDON.

Ravalement des façades sur rue, modification de la baie à rez-de-chaussée du pan coupé, remplacement de l’oculus à l’entresol et mise en place d’une grille de fermeture sur l’accès au garage côté rue Hérold. Bel immeuble, imposant, daté du 4e quart du XVIIe siècle. Il a été inscrit en 1926.

La baie du pan coupé du rez-de-chaussée, qui doit être modifiée, n’est pas belle. Elle est postérieure à 1926. L’oculus lui aussi a été modifié. On peut espérer qu’il retrouvera son caractère d’origine. Le ravalement ne peut être que positif, de même que la mise en place d’une grille sur l’accès au garage, cela évitera les tags.

 

3e arrondissement

63 RUE MESLAY

PC-075-103-11-V-0038 — Date d’enregistrement : 27-10-2011.

Pét. : Mme Anne MARIN. — Arch. : Mme Laëtitia ANTONINI, 11, rue des Petites-Ecuries, 75010 PARIS.

Changement partiel de destination d’un bâtiment de 2 étages à usage d’habitation et de bureau en vue de l’extension de l’habitation, création d’une piscine en sous-sol, d’un patio et modification des liaisons verticales. S.H.O.N. démolie 108 m2. S.H.O.N. créée : 7 m2. S.T. : 306 m2.

A cette adresse, seul un bâtiment sur rue de quatre étages est visible. En fait, la consultation du dossier à Morland a permis d’en savoir plus. Le projet est situé en fond de parcelle. Il s’agit de regrouper 2 lots, l’un à usage d’habitation (1er et 2e niveaux), l’autre à usage d’activité (Bureau-RDC) pour créer une maison de ville entièrement dédiée à l’habitation. Le projet s’organise autour de la création d’un patio à l’angle SE de la parcelle pour ménager des vues aux pièces principales et les éclairer naturellement.

Dans la cour d’entrée, la verrière existante sera déposée afin de créer le patio en cœur d’ilot. Les deux bâtiments seront réhabilités avec façades largement vitrées tout autour du patio. La toiture sera modifiée pour créer une terrasse gazonnée. Pas de problème pour cette habitation individuelle en fond de parcelle.

 

4e arrondissement

11 RUE CRILLON

PC-075-104-10-V-0024-01 — Date d’enregistrement : 27-10-2011.

Pét. : M. Mahendraje et SINGH. — Arch. : CABINET CARRED’ARCH BARADE et SENLIS, 28, rue Vergniaud, 92300 LEVALLOIS PERRET.

Modification des façades et de la couverture et réaménagement intérieur. S.H.O.N. démolie : 162 m2. S.H.O.N. créée : 102 m2. Modificatif au PC no 075-104-10-V-00024 délivré le 08-02-2011.

Cette rue, ouverte en 1843, en bordure ouest du Grenier-de-Réserve sur les terrains provenant de l’ancien enclos de l’Arsenal a reçu, l’an suivant, le nom de Berton, seigneur de Crillon (1543-1615), compagnon d’armes d’Henri IV.

N° 11 – Procure des Missions africaines.

Selon le dossier étudié à Morland, des travaux sont actuellement en cours dans cet hôtel particulier de la rue Crillon composé d’un bâtiment sur rue d’un étage sur brisis avec porche central monumental. Le bâtiment principal, sur cour, est accessible par un perron de 8 marches; un 1er étage plein et un second sur brisis surmontent le RDC surélevé. La présente demande de permis modificatif reprend la majorité des dispositions du projet d’origine, accepté le 8/02/2011, et en cours de réalisation. La notice initiale de présentation du projet reste d’actualité pour la description détaillée du projet.

Dans le projet initial, les réaménagements étaient surtout intérieurs et une grande piscine devait être construite au sous-sol entre le bâtiment sur rue et le bâtiment principal sur cour. A l’extérieur, des appentis sur cour devaient être supprimés et les toitures refaites avec adjonction de verrières et légère modification des brisis. Il est actuellement impossible de pénétrer dans la cour à cause du chantier.

Les modifications apportées au projet initial sont les suivantes:

1 - Modifications des façades: la façade sur cour arrière au 1er étage par la création d’une ouverture « œil de bœuf » au droit de la future salle de bain; au 2e étage, création de 2 ouvertures « œil de bœuf » dans le brisis, une unité côté nord, une côté sud.

2 - Modifications des menuiseries extérieures. Toutes les façades, sauf celles sur rue avec ses ouvrants à la française, seront équipées d’ouvrants à recouvrement.

3 - Modifications de la charpente et de la couverture. Pour le bâtiment sur rue, révision d’éléments de zinguerie ainsi que de poteries sur les souches existantes. Au niveau du bâtiment principal, création d’une nouvelle charpente, du terrasson et du nouveau brisis en façade arrière, création     d’une verrière centrale et modification de la nouvelle verrière au-dessus de l’escalier principal.

4 - Aménagements intérieurs: modification de la distribution des locaux plus respectueuse des structures existantes, déplacement de l’ascenseur au    droit des paliers de l’escalier principal; la forme de la piscine et des plages au 1er sous-sol ainsi que le belvédère d’entrée ont été simplifiés; le cul-de-four, découvert après le curage dans le local du futur atelier au RDC, sera intégré dans la décoration.

En conclusion, les modifications du projet initial sont mineures. Les apparences extérieures sur rue sont sauves pour cet hôtel particulier qui n’est pas classé. Pas d’opposition à ces travaux.

 

39 RUE DES FRANCS-BOURGEOIS

PC-075-104-11-V-0044 — Date d’enregistrement : 10-11-2011.

Pét. : M. Jean-Cyrille BOUTMY, SOCIETE DES CENDRES S.A. — Arch. : M. Pierre AUDAT, 222, rue Saint- Martin, 75003 PARIS.

Restructuration avec changement de destination d’un bâtiment artisanal de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et cour, en commerce, avec modification des liaisons verticales, démolitions partielles et reconstructions de planchers, remplacement des verrières, démolition d’une partie du bâtiment pour restitution de la cour à sa configuration d’origine, réfection partielle de la couverture avec implantation de châssis de désenfumage et de conduits d’extraction et ravalement des façades avec modification des baies à rez-de-chaussée côté rue. S.H.O.N. à démolir : 560 m2. S.H.O.N. créée : 617 m2. S.T. : 650 m2.

Ce site a déjà fait l’objet d’un PC que nous avons examiné (voir CR n° 225 Sauv’Dernière Octobre 2010) et d’un article dans le bulletin n° 103 de notre Association. Cette nouvelle demande a plus de chances d’aboutir parce qu’elle répond à une demande d’exploitation commerciale de la société Mall et Market (création d’un magasin UNIQLO). Le propriétaire et maître d’ouvrage demeure la Société des Cendres. Elle souhaite préserver et revaloriser ce patrimoine au cœur du Marais en créant une activité commerciale comprenant des espaces destinés à la vente et à l’exploitation du patrimoine.

Cette Société des Cendres est le témoignage intact des petites industries qui se sont installées en milieu urbain au cours du XIXème s. et dans la première moitié du XXème s. On y distingue les ateliers sous verrière situés en retrait derrière le bâtiment administratif sur rue et séparés par une cour.

En résumé, le projet consiste à redonner à l’ensemble ses espaces d’origine sur lesquels on a empiété par construction d’édicules dans la cour, par adjonction de nombreuses cloisons dans l’atelier. Finalement recréer, sous cette nef en verrière, un vaste espace lumineux qui deviendra un magasin très ouvert. Seule la grande cheminée de brique sortira de cette verrière. Une mezzanine avec escalier central sera créée sur un seul niveau R+1. Finalement, cette nef sera très épurée. Le sous-sol, très remanié pour l’accès au public, conservera ses deux presses à double meule en fonte et sera enrichi des fours qui seront reconstitués. Ce matériel industriel pourra être observé en lumière naturelle grâce à des pavés de verre aux plafonds surplombant ces engins. On peut regretter, dans le bâtiment administratif, la transformation de deux fenêtres, encadrant le porche d’entrée, en portes-fenêtres.

Bien que le projet ne redonne pas exactement l’aspect de la petite entreprise initiale (nécessités économiques obligent), on peut féliciter la Société des Cendres de remettre à neuf l’essentiel des éléments de cette industrie du XIXe siècle dans un quartier comme le Marais. (Voir photos en ci-dessus.)

 

7e arrondissement

43 AU 47 BOULEVARD DES INVALIDES – 16 AU 20 RUE MONSIEUR

PC-075-107-11-P-0035— Date d’enregistrement : 25-10-2011.

Pét. : M. LIU Yuxi, AMBASSADE REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE. — Arch. : CABINET ARTE CHARPENTIER ARCHITECTES, 8, rue du Sentier, 75002 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment sur rue et d’un hôtel particulier sur cour avec changement de destination partiel en habitation (8 logements créés), modification des liaisons verticales, démolition partielle du plancher du rez-de-chaussée, percements de murs porteurs, création de 2 niveaux de sous-sol, agrandissement des cours anglaises, modification des façades avec ravalement et remplacement des menuiseries extérieures. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 23-12- 1992. S.H.O.N. à démolir : 892 m2.

DP-075-107-11-P-0375— Date d’enregistrement : 25-10-2011.

Pét. : M. LIU Yuxi, AMBASSADE REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE.

Abattage de 11 arbres.

Derrière un immeuble des années 1950, subsiste le corps de logis principal de l’hôtel de Montesquiou, bâti par Alexandre Théodore Brongniart en 1778-79 pour le marquis de Montesquiou, premier écuyer de Monsieur, frère du roi. Re-décoré par Brongniart sous le premier Empire, l’hôtel est transformé en couvent en 1851 (aménagement d’un cloître et d’une chapelle dans la cour, Clément parent Architecte). Les dispositions actuelles résultent de l’installation, après la Seconde guerre Mondiale, du ministère des Colonies (puis d’Outre-mer, puis de la Coopération) pour lequel l’architecte des palais nationaux Georges Martin fait démolir les ailes basses de la cour de l’hôtel, en très mauvais état suite à l’abandon par les bénédictines et au pillage qui s’en est suivi. En 1953-54, un immeuble de bureaux est bâti le long de la rue, en accompagnement de l’hôtel qui devient un objet isolé, selon une lecture stéréotypée de l’œuvre de Brongniart. L’architecture conventuelle est, elle aussi, totalement effacée du terrain. La distribution de l’hôtel, qui avait été préservée jusque là est alors modifiée (les décors intérieurs dessinés par Brongniart et connus par des aquarelles avaient déjà été pillés pendant la guerre).

Malgré ces modifications, l’hôtel de Montesquiou est un témoin important de l’architecture du règne de Louis XVI. Il est l’un des quatre hôtels de Brongniart aujourd’hui conservés, alors que l’architecte a été un acteur important des deux principaux lotissements de l’époque, la Chaussée d’Antin et les Invalides. (Mairie de paris-Texte DHAAP-17-11-2011).

L’hôtel a été acquis par la république Populaire de Chine qui souhaite y installer la chancellerie de son ambassade et la résidence de son ambassadeur à Paris. L’immeuble de bureau sur rue n’est guère modifié, à l’exception peut-être du changement de la grille d’entrée (la grille ornée des bas-reliefs d’Henri Lagriffoul, est déplacée au fond du passage, côté cour). En revanche, le corps central de l’hôtel particulier doit subir des modifications importantes.

Souhaitant bénéficier d’un accès central côté cour, on projette de modifier l’ordonnancement de la façade en supprimant les deux perrons en angle au profit d’un perron central conduisant à la création de trois portes par la démolition des allèges des trois fenêtres centrales. Ce dispositif est présenté comme l’aboutissement logique de la mutation de l’hôtel d’origine qui, ayant perdu ses ailes, se présente aujourd’hui comme un pavillon isolé auquel il conviendrait de donner l’aspect que Brongniart a utilisé dans les hôtels de ce type. Par ailleurs, on met en avant la volonté de restituer la distribution intérieure documentée par le plan cadastral de Vasserot. L’ancienne grande salle à manger deviendrait un vaste vestibule d’entrée directement ouvert par trois baies sur le grand salon. Ce faisant, on reviendrait à un état proche de celui du couvent au XIXe siècle (où une galerie de cloître était adossée à la façade et certaines fenêtres transformées en portes), que la restauration des années 1950 a voulu corriger. En ce qui concerne le jardin, le ministère de la culture a demandé la restitution du jardin régulier tel qu’il a été imaginé et réalisé par Brongniart en 1778 et 1780 au droit de la façade de l’hôtel. Au nord, un jardin contemporain sera créé au droit de l’annexe des années 1950. (Mairie de paris-Texte DHAAP-17-11-2011).

Lors de sa séance du 17-11-2011, la Commission du Vieux Paris a examiné le projet et n’a pas émis d’observation particulière sur les travaux. On peut espérer que l’architecte des Bâtiments de France surveillera de près les travaux. Quant à l’abattage des 11 arbres annoncé dans la déclaration préalable, on peut supposer qu’ils sont situés dans le jardin de l’hôtel.

 

10e arrondissement

97 RUE DU FAUBOURG DU TEMPLE

PC-075-110-11-V-0055 — Date d’enregistrement : 22-09-2011.

Pét. : M. VOGEL, S.I.E.M.P. — Arch.: RH+ARCHITECTURE, 2, rue Saint-Joseph, 75002 PARIS.

Construction de 2 bâtiments de commerce (85 m2) et d’habitation (14 logements sociaux créés) de 3 et 5 étages sur rue et cour avec pose de panneaux solaires en toiture-terrasse. S.H.O.N. créée : 1 084 m2. S.T. : 495 m2. Hauteur du projet : 19 m.

Il s’agit de l’une des adresses confiées à la SIEMP dans le cadre du programme de résorption de l’habitat insalubre. Le maître d’ouvrage a demandé la démolition totale de l’ensemble en vue d’y construire douze logements. Il avait toutefois également envisagé l’hypothèse d’une réhabilitation du corps de bâtiment sur rue. L’étude historique, reçue à la suite du vœu de la CVP en 2009, confirme le caractère complexe du bâti. Si la première mention de la maison remonte à 1685, la plus ancienne description ne date que de 1730 et aucun document ne permet de connaître ses dispositions d’origine. Au début du 18e siècle, la maison se compose d’un corps de logis sur rue, haut d’un rez-de-chaussée, de deux étages et d’un grenier, d’une aile haute d’un rez-de-chaussée et d’un grenier sur une parcelle très profonde allant jusqu’à la rue du Buisson. En 1776 aurait eu lieu une nouvelle campagne de travaux suivie un siècle plus tard par une surélévation de deux niveaux en retrait (A. Trilleau, architecte). Trois appartements sont aménagés dans les nouveaux étages, desservis par un grand escalier, que l’étude historique considère comme reconstruit mais que l’examen sur place permet de faire remonter au XVIIIe siècle. (Maire de Paris-Texte DHAAP du 15-10-2009).

La Commission du Vieux Paris, réunie le 15-10-2009, a regretté que l’état très dégradé du bâtiment daté du 18e siècle situé 97, rue du Faubourg du Temple, ne permette pas sa conservation et sa réutilisation dans le cadre du projet immobilier de la SIEMP. (Mairie de Paris-BMO du 19-11-2009).

Un permis de démolir a été validé le 28-09-2010 pour l’ensemble des bâtiments sur rue et cour. Un premier permis de construire a été déposé en date du 06-07-2010., mais sans suite (voir CR n° 224 Sauv’Dernière de septembre 2010).

Le permis ci-dessus est donc le deuxième déposé par la SIEMP. Selon le dossier étudié à Morland, il apparait que l’Inspection Générale des Carrières a émis un avis défavorable en date du 10-10-2011 et a demande des sondages de sol complémentaires. Lettre d’engagement de la SIEMP du 18-10-2011 pour effectuer ces reconnaissances de sol, courrier qui a conduit l’Inspection Générale des Carrières à lever son avis défavorable par lettre du 25-10-2011.

Dans la notice d’insertion du projet, le nouveau bâtiment en R+5 offrira une façade côté rue en béton blanc, très différente côté jardin. Un soubassement en béton coloré viendra asseoir le bâtiment dans la rue au milieu des commerces. Les fenêtres seront toutes traitées en portes fenêtres afin de conserver la proportion de baies verticales, très présentes dans la rue. Elles seront habillées de gardes corps en métal perforé et de volets coulissants en acier pré-laqué, faisant office de protection visuelle et solaire. Le bâtiment en cœur d’îlot R+4 offrira des façades en bardage bois. Entre les deux corps de bâtiment, un jardin central sera créé, commun à tous les habitants

Comme pour la cour de Bretagne mitoyenne, l’entrée de l’immeuble sur rue sera marquée par un porche, ouvert en partie haute en acier perforé pré-laqué blanc, qui laissera deviner la profondeur de la parcelle. Les habitants du second bâtiment traverseront le jardin central pour se rendre dans leurs logements.

On peut regretter la démolition de l’immeuble sur rue du XVIIIe siècle qui aurait pu être réhabilité malgré sa vétusté. Quant à l’architecture des nouveaux bâtiments, surtout celui sur rue, chacun pourra en juger…

 

13e arrondissement

14 AU 36 RUE DES LONGUES RAIES

PC-075-113-11-V-0065 — Date d’enregistrement : 26-10-2011.

Pét. : M. MONTHIOUX Jacques, VILLE DE PARIS. — Arch. : M. FAUCHEUR Augustin, 12, rue Burnouf, 75019 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’1 étage sur rues à destination de Centre Social Associatif. S.H.O.N. créée : 456 m2. S.T. : 417 m2. Hauteur du projet : 12 m.

C’est un vaste chantier qui se présente à notre rapporteur. Compte-tenu des numéros impairs de la rue, les numéros 14 à 36 correspondent à la dalle qui surplombe une partie de la voie ferrée de l’ancienne petite ceinture. Une exposition au Pavillon de l’Arsenal dans le 4ème arrondissement montre le futur projet du bâtiment qui sera construit à destination d’un Centre Social Associatif, à l’architecture résolument contemporaine, aux caractéristiques environnementales du Plan Climat de Paris.

 

28 RUE PATAY

PC-075-113-11-V-0066— Date d’enregistrement : 27-10-2011.

Pét. : M. DONTOT Olivier, FONCIERE PARIS DEVELOPPEMENT. — Arch. : CABINET FS BRAUN & ASSOCIES, 19-21, rue du Bouloi, 75001 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’habitation et de stationnement de 6 étages sur un niveau de sous-sol existant sur rue (5 logements créés) après démolition d’une maison de ville. S.H.O.N. à démolir : 140 m2. S.H.O.N. créée : 378 m2. S.T. : 105 m2. Hauteur du projet : 22 m.

La maison vouée à la démolition ne présente pas de caractères particuliers… contrairement au pavillon sur jardin dont un des côtés s’appuie contre un immeuble de 6 étages. L’architecture du futur immeuble est contemporaine. La notice architecturale précise qu’il possèdera deux beaux duplex de 102 m² avec terrasse plein sud. Que demander de plus ! Dommage pour le joli pavillon, en retrait, qui sera encadré par deux immeubles modernes de 6 étages.

 

14e arrondissement

38 RUE LIANCOURT

PC-075-114-11-V-0061 — Date d’enregistrement : 27-10-2011.

Pét. : M. Jacques MONTHIOUX, D.P.A. — Arch. : CANTIN PLANCHEZ ARCHITECTURES, 34, rue Dussoubs, 75002 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 2 à 3 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de crèche (66 berceaux) et d’habitation (1 logement) avec pose de panneaux solaires thermiques (36 m2) et photovoltaïques (46 m2). S.H.O.N. créée : 1 103 m2. S.T. : 430 m2.

Cette adresse a été visitée en 2010 par le Paris historique pour un permis de démolir (voir CR Sauv’Dernière n° 224 de septembre 2010).

Selon le dossier étudié à Morland, le futur immeuble à l’architecture résolument contemporaine s’intègrera bien avec les deux immeubles récents de proximité. Sa hauteur respectable permettra à la maison du n° 40, inscrite au PLU et construite avant l’annexion de 1860, de garder sa visibilité.

 

16B RUE DE LA SABLIERE

PC-075-114-11-V-0063 — Date d’enregistrement : 28-10-2011.

Pét. : M. BEAUNIER Jérôme. — Arch. : STE SARL ZOOMFACTOR ARCHITECTES, 3, rue Lacépède, 75005 PARIS.

Surélévation d’un niveau d’une maison de ville d’un étage sur rue après démolition de la toiture et démolition partielle de la façade. S.H.O.N. créée : 54 m2. S.T. : 55 m2. Hauteur du projet : 12 m.

PC-075-114-11-V-006 — Date d’enregistrement : 08-11-2011.

Pét. : M. Yves FRANCEY, SABLI 16. — Arch. : S.A.R.L. ZOOMFACTOR ARCHITECTES, 3, rue Lacépède, 75005 PARIS.

Extension avec surélévation de 3 étages (2 logements créés), d’un bâtiment de 1 étage à usage d’artisanat et de stationnement, sur rue, après démolition de la toiture, création d’un niveau de sous-sol, changement de destination partiel des rez-de-chaussée et 1er étage en parties communes d’habitation et en extension du stationnement avec modification des liaisons verticales et de la façade à rez-de-chaussée. S.H.O.N. à démolir : 7 m2. S.H.O.N. créée : 115 m2. S.T. : 65 m2. Les permis de construire déposés concernent une maison de ville d’un étage qui doit être surélevée d’un étage et un immeuble d’un étage qui, lui, va être surélevé de trois étages.

Ces travaux ne devraient pas trop bouleverser le paysage urbain de la rue mais sont un peu regrettables vis-à-vis de la proximité d’un bel immeuble haussmannien.

 

15e arrondissement

33 RUE BLOMET – 2 AU 4 RUE COPREAUX

PC-075-115-11-V-0091 — Date d’enregistrement : 21-10-2011.

Pét. : M. Guillaume CORNUT. — Arch. : M. Laurent ZAGURY, 24, quai du 4 Septembre, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Réhabilitation d’une salle de concert avec création d’un 2e niveau de sous-sol, modification de la devanture, changement de destination partiel du rez-de-chaussée aux combles en habitation (4 logements créés), création de verrières et de lucarnes en toiture, de plancher au 1er étage et modification des baies sur rue. S.H.O.N. à démolir : 463 m2. S.H.O.N. créée : 540 m2.

Cette adresse a déjà été visitée (voir CR Sauv’Dernière n° 221 de mai 2010) pour un permis de transformation en bureaux de la maison caractéristique de l’ancien village de Vaugirard, et ce projet avait été examiné par la Commission du Vieux Paris au cours de la séance du 27-05-2010. Entre temps ce projet a été abandonné.

Lors de sa séance du 16-12-2011, la Commission du Vieux Paris a examiné le nouveau projet où une nouvelle équipe envisage à présent de remplacer la salle de l’ancien « Bal Nègre » par un nouveau bâtiment derrière la maison villageoise. En lieu et place de l’ancienne salle, quatre appartements neufs en triplex seraient éclairés par de hautes verrières sur la rue Copreaux. Trois niveaux de sous-sol seraient créés pour accueillir une nouvelle salle de musique, enterrée.

La maison d’angle serait, elle aussi, reprise en sous-sol. Au lieu de sa cave voûtée^, trois niveaux de sous-sol accueilleraient des locaux de services, l’escalier et l’ascenseur d’accès à la salle. Le plancher du rez-de-chaussée serait percé pour cet accès et la façade arrière serait murée afin d’isoler la maison des futurs logements. (Maire de Paris-Texte DHAAP-16-12-2011).

D’après le dossier consulté à Morland, il est stipulé que le Bal Nègre sera reconstitué dans son esprit d’origine (salle de cabaret, volume équivalent, coursives), modernisé pour offrir un confort de travail aux artistes et aux spectateurs et être conforme aux normes en vigueur. Afin de limiter les désagréments pour le voisinage, la salle de bal sera reconstruite au sous-sol. Le projet de recréer un endroit festif dans l’esprit du Bal Nègre est une excellente idée. Cependant, nous nous interrogeons sur les décors intérieurs de l’ancien Bal Nègre et entre autre de la frise Art Déco d’instruments de musique. Cette frise retrouvera-t-elle sa place dans le décor de la nouvelle la salle de concert ?

 

177 AU 181 RUE BLOMET -37 RUE SAINT-LAMBERT

PC-075-115-11-V-0094 — Date d’enregistrement : 28-10-2011.

Pét. : Mme Françoise FABRE, CONGREGATION DES PETITES SOEURS DES MATERNITES CATHOLIQUES. — Arch. : CABINET G2A ARCHITECTURE François PAYEN, 7, rue Alfred Durand Claye, 75014 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 2 à 6 étages sur 4 niveaux de sous-sol à usage d’habitation (54 logements) et de stationnement (55 places - 1 917 m2) après démolition totale d’un ensemble de bâtiments à usage de maternité et de lieu de culte. S.H.O.N. démolie : 3 718 m2. S.H.O.N. créée : 4 881 m2. S.T. : 1 630 m2. Selon le dossier étudié à Morland, le bâtiment de la clinique Sainte-Félicité va être démoli après le déménagement de la clinique dans de nouveaux locaux vers 2015. Un immeuble résidentiel sera construit à cet emplacement qui satisfera, sans doute, le voisinage qui n’aura plus à subir le va-et-vient des ambulances et le bruit de leurs sirènes.

 

18e arrondissement

LE SECTEUR CHATEAU ROUGE

Le constat de dégradation de ce quartier populaire, densément loti à partir des années 1840, a conduit à une première opération de rénovation décidée pour le quartier de la Goutte d’Or au début des années 1980, prolongée par l’opération de rénovation de l’habitat du quartier Château Rouge. Après déclaration d’utilité publique du projet, la SEMAVIP a été désignée en 1998 pour procéder aux acquisitions et aux travaux nécessaires. Instruite par la controverse qui avait accompagnée la première opération, la SEMAVIP a d’abord opté pour des démolitions limitées, équilibrées par des réhabilitations.

Progressivement pourtant, les immeubles initialement destinés à être restaurés ont été considérés, suite à plusieurs années sans entretien, comme irrémédiablement dégradés, et démolis. (Mairie de Paris – Commission du Vieux Paris séance du 16-12-2011).

Sur place, nous avons constaté que la SEMAVIP ne fait « pas de quartier ». On observe, depuis le printemps 2011, la multiplication des démolitions, véritable hécatombe, à savoir les 2 rue Cavé/45 rue Stéphenson et 24 rue Cavé très contestées, les 32, 42-44, 37 rue Myrha, le 32 rue Polonceau, actuellement tous à l’état de friches, suivies d’ici peu des démolitions en cours ou programmées du 47 rue Marcadet, du 70 rue Myrha et du 30 rue Affre. Cette dernière démolition pourrait être fatale à ses 2 voisins, le 32 rue Affre angle du 7 rue Myrha, ainsi que le 5 rue Myrha, le plus bel immeuble de la rue datant de la Monarchie de Juillet (en principe préservé mais contraire au projet de la SEMAVIP) à l’image de ce qui s’est passé aux 2 et 24 de la rue Cavé. A noter que ces adresses devaient être réhabilitées !

Le long de la rue Myrha, épicentre de cet aménagement, « surgissent de nouvelles constructions qui, peu à peu, dessinent un nouveau paysage urbain ». « Or celui-ci entre trop souvent en rupture, voire en contradiction, avec l’héritage faubourien de ce quartier qui, malgré son état de vétusté ou d’insalubrité, n’en constitue pas moins un héritage patrimonial reconnu, auquel ses habitants sont par ailleurs attachés » (Propos de deux adjoints à la Mairie du 18e arrondissement) s’inquiétant du « bilan d’étape urgent » demandé il y a un an par la Commission du Vieux Paris. Il est déjà trop tard le mal est fait…

 

70 RUE MYRHA – 18 AU 20 RUE DES POISSONNIERS

PC-075-118-11-V-0077 — Date d’enregistrement : 26-10-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. — Arch. : ANTOINE REGNAULT ARCHITECTURE, 80, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 4 à 5 étages sur un niveau partiel de sous-sol à usage d’habitation (13 logements) et de commerce avec pose de panneaux solaires (24 m2). S.H.O.N. créée : 1 179 m2. S.T. : 336 m2.

Cet immeuble à l’angle des rues a été ravalé dans les années 1950 avec un revêtement au ciment qui lui a fait perdre toutes ses modénatures. Il est désormais voué à la démolition après des années de non entretien qui, comme on le pense, est voulu par les aménageurs d’autant plus qu’il se trouve sur une parcelle en angle très prisée. Ils veulent marquer l’endroit par une construction très « contemporaine », d’autant que le projet du nouvel immeuble est connu depuis longtemps (via Internet). Il comportera un étage supplémentaire.

Cependant, on peut regretter que l’architecture soit en rupture totale avec celles des immeubles faubouriens environnants.

 

4 RUE LEON

PC-075-118-11-V-0078 — Date d’enregistrement : 27-10-2011.

Pét. : Mme Solène LIN LE SERGENT, LS PROJETS. — Arch. : CABINET POSSOMPES MICHEL, 99, rue de Vaugirard, 75006 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 6 étages sur un niveau de sous-sol à usage d’habitation (5 logements). S.H.O.N. créée : 317 m2.

Le square Léon marque l’emplacement d’une colline où l’on trouvait cinq moulins au début du XIXème siècle et la rue Léon était le chemin d’accès qui y conduisait.

La démolition de l’immeuble au n° 4 de la rue Léon a été effectuée en octobre dernier. Les deux immeubles jumeaux faubouriens à l’angle du 6, rue Léon et 33, rue Myrha ont aussi été démolis bien que la Commission du Vieux Paris ait pendant longtemps demandé la protection, puis la reconstruction à l’identique !!! Les démolisseurs ont tout compris, tout a été cassé pour construire l’immeuble d’angle.

Le dossier consulté à Morland présente un futur immeuble en continuité avec l’architecture de ses voisins d’angle précités.

 

30 RUE AFFRE

PD-075-118-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 31-10-2011.

Pét. : Mme Marie-Anne BELIN, SEMAVIP.

Démolition totale d’un bâtiment d’habitation de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol. S.H.O.N. démolie : 238 m2. — Date d’enregistrement : 31-10-2011.

Initialement destiné à être restauré, l’immeuble du 30, rue Affre, large de deux travées sur la rue, en élévation de 6 niveaux carrés sur caves, appartient au lotissement initial de ce secteur réalisé sous la monarchie de juillet vers 1845. Construit en plâtre et pans de bois, sans traitement architectural particulier, il est représentatif des constructions simples du quartier.

Frappé d’un arrêté de péril en 1992 et d’une interdiction d’habiter depuis 1997, l’immeuble devait bénéficier d’une réhabilitation. Ce projet autorisé en 2004 n’a pas été mis en œuvre par Paris Habitat. Depuis, le bâtiment n’a pas été entretenu et l’escalier a été démoli pour rendre impossible toute occupation abusive. (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 16-12-2011).

Considéré comme irrémédiablement dégradé, la SEMAVIP en demande sa démolition totale. Cependant force est de constater que cette dégradation est due semble-t-il à un pourrissement orchestré et, de plus, la démolition va sans doute fragiliser les immeubles voisins dont l’état est similaire, à savoir l’immeuble à l’angle du n° 32, rue Affre et du n°7, rue Myrha, sans oublier le n° 5, rue Myrha, le plus bel immeuble de la rue de style Louis Philippe avec son étage en retrait, son balcon et son décor soigné. Dans le projet de démolition, sa façade doit être en principe préservée mais en la laissant se dégrader au fil du temps et en reportant les travaux de réhabilitation, on risque de rendre sa destruction à son tour inévitable.

 

112 RUE LEPIC – 1 RUE DE LA MIRE

PC-075-118-11-V-0080 — Date d’enregistrement : 07-11-2011.

Pét. : M. Jean-Marc GALABERT, S.C.I. 1, RUE DE LA MIRE. — Arch. : CABINET L+M ARCHITECTES, 4, passage du Grand Cerf, 75002 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 1 étage + combles sur 1 niveau de sous-sol partiel à usage d’habitation et d’atelier supprimé, avec surélévation des 2 toitures, démolition et reconstruction de planchers à tous les niveaux, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures et ravalement des façades. S.H.O.N. démolie : 57 m2. CHON créée : 92 m2. S.T. : 286 m2.

La rue de la Mire conduisait à la Mire du Nord plantée le 14 août 1675 par l’abbé Jean Picard repère pour le méridien de Paris, près du moulin Blute-Fin. C’était un simple poteau en bois indiquant la position de la Méridienne tracée à partir de l’axe de l’Observatoire de Paris. Les travaux de mesure de la longueur de l’arc du méridien ont été poursuivis par Cassini, puis par son fils Jacques Cassini. En 1736, Jacques Cassini fait remplacer le poteau par un monument de 3 mètres de haut, actuellement caché par le 79 de la rue Lepic où l’on trouve le Moulin de la Galette.

Les travaux projetés concernent principalement le 1, rue de la Mire (bâtiments très dégradés, sans intérêt), s’intégrant dans la réhabilitation complète de l’ensemble des bâtiments. Le dossier consulté à Morland montre que les travaux envisagés amélioreront et respecteront au mieux ce lieu pittoresque, mais nous sommes à Montmartre !

 

19e arrondissement

35 RUE EMILE DESVAUX

DP-075-119-11-V-0312 — Date d’enregistrement : 26-10-2011 ;

Pét. : M. Christophe SAMOYAULT, SCPSAMOYAULT-MULLER ET ASSOCIES. — Ravalement des façades sur rue et cour et réfection du pignon droit avec pose d’une isolation thermique extérieure. Voie ouverte en 1907.

Cette maison, que l’on peut dater des années 1925-30 d’après les garde-corps, et qui parait inhabitée, mérite bien un sérieux ravalement qui lui rendra tout son charme. Il semble que l’isolation thermique soit limitée au pignon droit, donc sans problème.

 

2 RUE PAUL LAURENT – 48 RUE D’AUBERVILLIERS

PD-075-119-11-V-0008). — Date d’enregistrement :09-11-2011.

Pét. : M. Ludwig VOGEL, S.I.E.M.P.

Démolition d’un bâtiment de 4 étages.

Dans sa séance du 16-12-2011, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition de l’immeuble.

Ce bâtiment d’angle aux fenêtres murées est dans un état vétuste avec d’énormes fissures sur la façade de la rue d’Aubervilliers. Il est entouré de terrains vagues sur les deux côtés. Une nouvelle construction se fera sans doute en alignement sur les immeubles de la rue Paul Laurent, un peu en retrait. Cette démolition préfigure un aménagement concerté de tout le quartier. Mais quel caractère paysager va-t-on donner à ces rues du nord-est de Paris ? L’architecture, bien souvent proposée, est loin de faire l’unanimité.

 

11 VILLA DU DANUBE

PC-075-119-11-V-0069 — Date d’enregistrement : 04-11-2011.

Pét. : M. PEREIRA David. —Arch. : M. CHOUPIS Emmanuel, 25, rue Jean Leclaire, 75017 PARIS.

Construction d’une maison de ville de 3 étages sur un niveau de sous-sol sur rue. S.H.O.N. créée : 126 m2.

La villa du Danube, voie privée ouverte en 1923, va de la rue David d’Angers à la rue de l’Egalité.

Le terrain est libre, coincé entre deux maisons, avec une largeur de façade de 4,30 mètres environ. Au fond du terrain, il y a déjà une maison appuyée en partie sur un mur aveugle, donnant sur la villa Alexandre Ribot. Selon le dossier étudié à Morland, la maison comportera une cuisine et une buanderie en sous-sol, un séjour et une salle à manger, 3 chambres et 2 salles de bain. Elle sera alignée sur la maison en briques du n° 9, donc précédée d’un jardin.

Le style est contemporain et peu en accord avec celui des maisons voisines avec leurs décors de briques de couleur : façade en grès cérame imitation bois, menuiseries en alu anodisé… mais elle utilise au maximum le volume libre, sans dépasser ou de très peu le niveau des maisons voisines.

 

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