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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:58

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Dernières nouvelles

Généralité

◊              Immobilier

Le permis de construire vient de changer de cadre - objectif de la réforme : pouvoir bâtir là où les besoins sont importants.

Depuis mi-2010, le secrétaire d’Etat au Logement, Benoist Apparu, a engagé une réforme du permis de construire. L’objectif : bâtir là où les besoins sont importants et où il est impossible de le faire pour le moment. La demande en Ile-de-France est forte, les réserves foncières y sont plus importantes qu’on ne le croît. Or ces terrains ne sont pas forcément disponibles : souvent ils appartiennent à de grandes administrations, à la SNCF ou à la RATP ; parfois même, ils sont inconstructibles. « Il faut remettre à plat la réglementation actuelle de l’urbanisme. J’ai en tête pas mal de textes surréalistes qui bloquent la disponibilité foncière », explique Benoist Apparu, qui cite l’exemple d’un immeuble du boulevard Voltaire, à Paris. Il est en R + 4 (quatre étages), alors que les immeubles voisins sont en R + 7 et R + 6. Or l’immeuble en R + 4 est considéré comme en surdensité. Du coup, il est quasiment impossible de construire davantage à cet endroit. « Il faut remplacer les taxes de surdensité par une taxe de sous-densité », explique le secrétaire d’Etat. Afin d’inciter à construire dans les zones de tension immobilière. »

La loi sur l’urbanisme serait rapidement mise en place grâce aux ordonnances prévues par le Grenelle de l’environnement. L’une d’elles permettrait de réformer le permis de construire. Les nouveaux textes seraient applicables dès décembre prochain. (Article de Eric Tréguier – Revue CHALLENGE n° 238 du 06-01-2001).

 

A Paris

◊              Maison de l’Histoire de France – Frédéric Mitterrand fait avancer le projet

Au cœur d’une polémique, la future Maison de l’Histoire de France, musée qui doit voir le jour en 2015 dans le Marais, a franchi le 13/01/2011 une nouvelle étape. Un groupe d’experts (historiens, conservateurs, etc.) a été désigné par le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, pour réfléchir aux contours de ce projet qui s’étendra sur environ 10 000 m². « Il ne s’agit pas seulement d’un musée (…) mais aussi d’un lieu populaire, riche de débats, de festivals audiovisuels, etc. » a résumé M. Mitterrand, alors que les historiens, Jacques Le Goff et Pierre Nora ont fait entendre leur opposition à ce projet. Ces derniers craignent de voir l’établissement instrumentalisé par le pouvoir politique. En outre, le personnel des Archives nationales, dont les locaux de l’hôtel de Soubise (3e) doivent servir d’écrin à cette nouvelle institution, continue d’occuper le site pour protester contre cette implantation. (Article n° 808 du 14/01/2011-Direct Matin).

 

◊              Les Halles – Polémique sur la vente du forum

LA CONTROVERSE ne cesse de croître autour de la vente du Forum des halles à Unibail-Rodamco et AXA. Dans le Journal du Dimanche, semaine du 25 au 31 octobre 2010, la première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, expliquait que « le prix de cette vente (238 M€) dépassait de 7 % l’estimation globale faite par France Domaine (222 M€) ». Mais l’association Accomplir reproche à l’adjointe d’omettre « toutes les contreparties » payées par la Ville », qui réduiraient à peau de chagrin le prix de vente de 238 M€ soit un petit tiers de l’investissement total de 802 M€ du projet des Halles. L’association s’est procuré un document confidentiel datant du mois de décembre, qu’elle vient d’adresser à l’ensemble des conseillers de Paris. « On y apprend que les voies publiques cédées par la Mairie à Unibail pour 5,8 M€ feront l’objet de servitudes et donc de charges pour la ville qui pourraient se chiffrer entre 1,8 M€ et 2,5 M€ par an pour une durée illimitée », s’insurge Elisabeth Bourguinat d’Accomplir.

Elle prétend même, citant son avocat, que cette « privatisation » de l’espace public serait illégale. Car il faudrait « déclasser » des passages extrêmement fréquentés : les « circulations horizontales et verticales » cédées par la Ville, c’est-à-dire les escalators et les allées piétonnes souterraines autour de la place basse, au fond du cratère. Un recours devant le tribunal administratif contre la future délibération du Conseil de Paris du 16 novembre est déjà en préparation, dénonçant ce « déclassement ». (Article de B.G. du JDD du 06/11/2010).

 

◊              L’hôtel de la Marine

Alexandre Allard défend son projet de transformer l’hôtel de la Marine, situé place de la Concorde, en un « centre mondial de la création et de la culture » suscite toujours la polémique. L’entrepreneur Alexandre Allard est sorti de son silence face à la fronde menée par plusieurs personnalités, dont l’écrivain Régis Debray, l’accusant de vouloir créer « un barnum commercial ». « C’est un débat entre les Anciens et les Modernes, a-t-il confié. Aujourd’hui, l’Etat veut donner un droit de longue durée à un exploitant sur un bâtiment classé ». Selon lui, les Anciens souhaitent « mettre le patrimoine français dans la naphtaline ». Le devenir de l’hôtel particulier reste incertain. Le gouvernement a reporté au 7 février la date limite du dépôt des candidatures, d’abord fixée au 17 janvier. (Article Direct Matin du 18/01/2011).

Sursis pour l’hôtel de la Marine : Nicolas Sarkozy a assuré le 19/01/2011 lors de ses vœux au monde de la Culture qu’il n’était « pas question » que l’Etat vende l’hôtel de la Marine et il a annoncé qu’une commission indépendante se réunirait la semaine prochaine pour déterminer sa « meilleure utilisation ». De nombreux défenseurs du patrimoine se sont mobilisés contre le projet du gouvernement de confier l’hôtel à un groupe privé pour une très longue durée. (Article Métro du 20/01/2011).

 

 

1er arrondissement

 

Déclarations préalables pour les deux adresses suivantes :

55 rue de Rivoli – 2 rue des Deux-Boules – 19 rue des Lavandières Sainte-Opportune

DP-075-101-10-V-0222). — Date d’enregistrement : 03-11-2010

Pét. : Mme SAGNES DUPONT Brigitte, STE HEMATITE S.A.S.

Ravalement de la façade sur rue avec modification de la devanture d’une boutique de chaussures à rez-de-chaussée, reconstitution des corniches, remplacement de 5 fenêtres et pose de garde-corps en entresol sur rue. Pas de remarques particulières pour cet immeuble de type haussmannien, assez disparate, dont les deux derniers étages sont, curieusement, en briques, avec des chiens-assis pas très harmonieux. Si un ravalement peut uniformiser et réhabiliter l’ensemble, il sera le bienvenu.

 

43 rue de l’Arbre sec

DP-075-101-10-V-0225). — Date d’enregistrement : 09-11-2010.

Pét. : M. Olivier LEBLANC, S.G.I.M. - SOCIETE DE GESTION IMMOBILIERE DES IMMEUBLES MUNICIPAUX.

Réhabilitation d’un bâtiment d’habitation (26 logements sociaux créés) et de commerce à rez-de-chaussée, sur rue et cour, de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol, ravalement des façades avec isolation par l’extérieur côté cour, remplacement partiel des menuiseries extérieures, réfection de la couverture et modification partielle de la pente de la toiture côté rue après démolition de la partie de toiture correspondante.

La rue de l’Arbre Sec date du XIIIe siècle. Elle doit son nom au mythique « Arbre sec » des récits de Marco Polo, parfois assimilé au chêne de Mambré. L’arbre sec est aussi assimilé à tort à la potence qui servait à pendre les condamnés et qui se trouvait à l’extrémité nord de la rue, au carrefour de la rue Saint-Honoré (place de la Croix du Trahoir, où l’on trouve désormais la fontaine du Trahoir, érigée par Soufflot en 1776). (Sources Wikipédia)

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 27-01 :2011, a examiné le projet de réhabilitation sur l’immeuble achevé en 1847, élevé de 4 étages carrés, d’un cinquième en retrait et d’un sixième sous comble. La partie sur rue est double en profondeur. Le porche donne accès à une cour pavée centrale qui, malgré quelques interventions ponctuelles, a conservé sa composition très homogène : rectangulaire avec quatre pans coupés aux angles. Les percements dominent les façades de cette cour, dont les fenêtres à allèges basses ne sont séparées que par de minces trumeaux. Les baies des petits côtés de ce rectangle – quelques d’origine - éclairent deux escaliers semblables. L’acquisition de l’immeuble par la Ville de Paris est l’occasion d’une réhabilitation confiée à la SGIM. Il s’agit pour l’essentiel de travaux d’isolation qui seraient réalisés par l’intérieur sur rue. Sur la cour, l’isolation thermique serait obtenue grâce à un doublage de laine de roche enduite, fixé sur les façades au nu extérieur. Des allèges vitrées seraient installées pour des raisons de sécurité en position de garde-corps sur les appuis maçonnés. Devant ces allèges vitrées les garde-corps d’origine, réduits à une fonction décorative, seraient déplacés vers l’extérieur, reposés en tableaux dans l’épaisseur de l’isolant. Le principe retenu pour l’intervention – qui prétend à la réversibilité – est d’emballer la façade de cette cour, qui, loin d’être une façade arrière, constitue le paysage intérieur de cet immeuble en dessinant l’écran isolant comme une réplique approximative de la façade existante. (Extraits texte DHAAP –Mairie de Paris).

Dans l’attente du vœu émis par la Commission du Vieux Paris qui sera publié prochainement, il ressort que l’isolation de la cour par l’extérieur pose problème, car elle porterait atteinte au caractère exceptionnel des façades de la cour de l’immeuble. Un approfondissement du bilan énergétique serait également souhaitable.

 

 

3e arrondissement

 

Déclarations préalables pour les quatre adresses suivantes :

37 rue des Gravilliers

DP-075-103-10-V-0305. —. Date d’enregistrement : 03-11-2010.

Pét. : M. CHEN Cédric, S.C.I. 37 GRAVILLIERS.

Ravalement de la façade sur rue.

Bien que déjà citée en 1250 hors de la ville, la rue des Gravilliers n’en reste pas moins l’une des vieilles rues de Paris.

Elle tire son nom des ouvriers qui préparaient la cendre gravelée en incinérant les lies du vinaigre, qui s’appelaient les graveliers. On a aussi attribué ce nom à « Jean Gravelier », un boucher, ou à « Gilbert Le Gravelier » qui y habitait au temps de Louis IX.

Au n° 13 – Madone dans une niche.

Au n° 14 – Ancien cabaret du XVIIe siècle.

Au n° 69 - Dans la cour, restes du grand hôtel d’Estrées, construit en 1550.

Au n° 70 – Petit hôtel d’Estrées.

Au n° 88 – Maison où furent arrêtés trois complices de Cadoual. (J. Hillairet).

Façade ravalée il y a une vingtaine d’année par remise en peinture. Hélas ! la peinture de cette époque n’a pas tenu les promesses de ses fabricants. Le ravalement sera donc bienvenu.

 

50 rue des Gravilliers

DP-075-103-10-V-0316 — Date d’enregistrement : 10-11-2010.

Pét. : Mme Stanislas JOBBE-DUVAL, S.A. BATIGERE. —

Ravalement de la façade sur rue avec le remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures côté rue et côté cour. Immeuble de 4 étages, en bon état, ayant été surélevé antérieurement. Seuls les 1er et 2e étages ont gardé leurs garde-corps d’origine. Le remplacement des menuiseries extérieures aura le mérite de préserver l’harmonie de la façade qui au demeurant est très quelconque.

 

8 rue Dupetit-Thouars – 11 rue de la Corderie

DP-075-103-10-V-0306 — Date d’enregistrement : 03-11-2010.

Pét. : M. Bruno BEMBARON, S.C.I. SAINT MICHEL LUXEMBOURG.

Ravalement des façades sur rues avec remplacement des menuiseries extérieures et des garde-corps.

La rue Dupetit-Thouars est ouverte en 1809 sur une partie de l’enclos du Temple. Elle doit son nom au botaniste Louis-Marie DUPETIT-THOUARS (1758-1831).

La rue de la Corderie a été formée en 1885, par la réunion sous ce nom d’une partie de la rue de Picardie à la rue de Franche-Comté. La place de la Corderie et la rue de la Petite Corderie, comme le nom l’indique abritaient d’anciennes corderies.

Au n° 14, maison qui abritait le siège de la Fédération Ouvrière où les membres du Comité Central de la Commune y rédigèrent leur 1ère proclamation et décidèrent la journée d’insurrection du 18 mars 1971. (J. Hillairet).

Au n° 8 de la rue Dupetit-Thouars, maison ancienne à pans de bois et plâtre. Façades peintes nécessitant un rafraichissement. Il est à espérer que les garde-corps actuels, qui ne sont que fonctionnels, seront remplacés par des éléments plus esthétiques.

 

28 rue Notre-Dame de Nazareth

DP-075-103-10-V-0308 — Date d’enregistrement : 03-11-2010.

Pét. : M. Mario ROSA, S.C.I. SARAH. — Changement de destination d’un atelier sur cour en habitation (1 logement créé).

Cette voie existait en 1420 ; elle fut convertie en rue en 1605.

En 1851, on lui a ajouté la rue neuve Saint-Martin qui allait de la rue du Pont-aux-Biches à la rue Saint-Martin, et en 1864, elle fut augmentée d’un tronçon de la rue de Ponceau. Elle doit son nom au couvent des Pères de Notre-Dame de Nazareth dont elle longeait les murs. Le couvent fut établi en 1652 rue du Temple au point où cette dernière rencontre la rue Turbigo.

Au n° 6 – Restes de l’hôtel de Roquelaure qui s’étend jusqu’au 7 de la rue Meslay.

Au n° 15 – Synagogue Nazareth, de rite allemand, construite en 1822 par l’architecte Sandrié de Jouy et réédifiée en 1952.

Au n° 38 – Maison où naquit R. Diesel, inventeur du moteur et du biocarburant qui porte son nom. (J. Hillairet).

Au n° 28 rue Notre-Dame de Nazareth, sur cour, changement de destination d’un atelier en habitation. Le changement de destination ne s’accompagne pas de modification de façade. Seul un ravalement (peinture) de la façade du local est effectué. Pas de remarque particulière.

 

 

5e arrondissement

 

Déclarations préalables pour les deux adresses suivantes : 

111 rue Monge

DP-075-105-10-V-0297 — Date d’enregistrement : 03-11-2010.

Pét. : Mme MANFORTI Michèle, CABINET FALQUE PIERROTIN.

Ravalement des façades sur rue et cour avec réfection de la couverture et réfection des souches de cheminée. Immeuble globalement en bon état mais noirci. Le ravalement sera le bienvenu.

 

13 rue Saint-Séverin

DP-075-105-10-V-0304 - Date d’enregistrement : 08-11-2010

Pét. : M. PEREA OLIVO Luis Raul.

Remplacement des menuiseries extérieures au 4e étage sur rue et cour. Il semblerait que les travaux projetés ont déjà été exécutés. Quant aux menuiseries, elles sont probablement en PVC bien que la hauteur de la façade ne permet pas d’en avoir la certitude.

 

 

6e arrondissement

 

10 rue des Ciseaux – 18 rue du Four

PC-075-106-10-V-0044). — Date d’enregistrement : 20-10-2010.

Pét. : M. DE MANIQUET Pierre. — Arch. : M. DE MANIQUET Pierre, 6 bis, rue de la Terrasse, 75017 PARIS.

Ravalement des façades sur rues et du mur pignon avec réalisation d’un trompe-l’œil sur la 1re travée côté rue des Ciseaux. Immeuble concerné par une Inscription à l’Inventaire Supplémentaire au titre des Monuments Historiques en date du 22-02-1926.

Dossier Morland - descriptif historique : l’immeuble pourrait avoir fait partie de l’ancien hôtel des Ciseaux puis avoir appartenu au collège des Ecossais. L’immeuble actuel, construit à l’angle de la rue des Ciseaux et de la rue du Four, date probablement de la deuxième moitié du XVIIIe siècle avec deux périodes de constructions distinctes, en premier le rez-de-chaussée et l’entresol et à la suite les étages plus tardifs. Il semble qu’il ait subi d’importantes modifications à la fin du siècle avec notamment la construction d’un escalier qui occupe la travée de fenêtres à droite sur la rue des Ciseaux. La construction sur rue est en pierre de taille avec quatre niveaux carrés sur un rez-de-chaussée et un entresol et un niveau en combles. Le rez-de-chaussée et l’entresol comportent de grandes arcades avec des bossages de pierre. Un bandeau mouluré sépare les étages inférieurs des étages supérieurs. Les étages sont percés de grandes fenêtres à encadrement saillant avec des appuis en saillie portés par des modillons. Une frise sépare l’étage d’attique. La couverture est en tuiles plates avec des lucarnes à capucines. L’immeuble comprend un grand pignon surplombant l’immeuble voisin, recouvert d’un enduit en ciment en mauvais état. Le harpage prévu pour lier la construction voisine rue du Four est toujours en place.

Le projet concerne la totalité du ravalement des façades sur rue et pignon. Le Maître d’œuvre est M. de Maniquet, architecte. Il est demandé que la C.R.M.H. (commission régionale des monuments historiques) et les ABF soient prévenus dès le démarrage des travaux. Un prototype (travée témoin) du trompe-l’œil devra également être présenté et une recherche en polychromie devra être réalisée sur les menuiseries.

 

83 rue de Sèvres – 8 au 16 rue de l’Abbé-Grégoire

PC-075-106-10-V-0045 — Date d’enregistrement : 21-10-2010.

Pét. : M. Michel JOUVE, ARFORG. — Arch. : CABINET VERMEULIN E.U.R.L., 20, rue d’Angoulême, 91100 CORBEIL ESSONNES.

Changement de destination des 2 bâtiments à usage d’hôtel en vue de l’extension du service public d’intérêt collectif par la création d’une crèche (24 berceaux) d’un foyer pour mineurs isolés de 15 à 18 ans (44 places) et d’une maison maternelle (10 chambres) avec modification partielle d’aspect extérieur sur l’ensemble des façades et réouverture de 4 fenêtres côté rue de Sèvres avec suppression d’un escalier de secours.

Depuis 1678, une maison de la rue de l’Abbé-Grégoire est occupée par la communauté des filles de Saint-Maur, consacrée à l‘instruction des jeunes garçons et filles pauvres, bientôt complétée par un hospice. Au 18e siècle, la congrégation s’agrandit de plusieurs acquisitions d’hôtels particuliers du côté de la rue de Sèvres, mais aussi au 12, rue de l’Abbé-Grégoire (hôtel de Jumilhac). L’ensemble est complété en 1895 par une chapelle de l’architecte E. Charpentier, et par un bâtiment de liaison entre cette dernière et l’hôtel. En 1993, le bâtiment rue de l’Abbé-Grégoire est restructuré pour accueillir une maison de retraite pour les religieuses. (Mairie de Paris - Extraits texte DHHAP).

La Commission du Vieux Paris :

-                      dans sa séance du 07-10-2010 a examiné un PC déposé pour adapter la partie de la maison de retraite située sur la rue de l’Abbé-Grégoire de sécurité et d’accessibilité tout en augmentant le nombre de pensionnaires. Les circulations insuffisantes seraient rectifiées, élargies et desserviraient des salles de consultation gagnées sur l’extérieur par des oriels côté jardin. (Mairie de Paris - Extraits texte DHHAP du 07-10-2010).

                La Commission du Vieux Paris a émis un vœu contre la création d’oriels au premier étage de la façade côté jardin du corps de bâtiment formant galerie construit en 1893. Ces adjonctions viendraient dénaturer la sobre façade de cet ancien couvent en altérant le rythme des fenêtres en plein cintre du premier étage. (Mairie de Paris – BMO du 09-11-2010).

                Dans sa séance du 16-12-2010, la Commission du Vieux Paris a de nouveau examiné le PC modificatif déposé qui fait état de l’abandon du principe des trois oriels au premier étage sur jardin. (Mairie de Paris - Extraits texte DHHAP du 16-12-2010).

                La Commission du Vieux Paris a levé le vœu suite à la constatation des pièces modificatives faisant état de l’abandon du principe des trois oriels au premier étage sur jardin. (Mairie de Paris – BMO du 14-01-2011). C’est un nouveau PC qui est publié avec d’importants travaux et un pétitionnaire qui a changé.

 

83 rue de Sèvres – 8 au 16 rue de l’Abbé Grégoire (suite)

D’après le dossier étudié à Morland, les locaux à aménager sont situés en deux parties, l’une en partie nord-ouest du terrain donnant sur la rue de Sèvres, et dénommée PRUNELLE, et l’autre située en partie sud-est, donnant sur la rue de l’Abbé-Grégoire, et dénommée GREGOIRE, dans des bâtiments dont la construction s’est étendue du XVIIe au XIXe siècle.

L’accès à l’ensemble du site se fera par le porche donnant sur le 83, rue de Sèvres.

Façades bâtiment GREGOIRE : La façade sur rue restera inchangée. Elle est en pierre au rez-de-chaussée et en maçonneries enduites de ton beige sur les autres niveaux. Les façades sur cour sont en maçonneries enduites de ton clair, blanc cassé, percées de baies sans encadrements. Ce bâtiment accueillera de jeunes mineurs isolés de 15 à 18 ans.

Façades bâtiments PRUNELLE : la façade sur rue est en maçonneries enduites de ton pierre, les baies présentent des encadrements de ton pierre. Le portail et le portillon d’entrée de facture ancienne avec platebandes moulurées sont en bois peint de teinte vert foncé. La modification sur cette façade sera limitée à la restitution des quatre fenêtres au premier étage, identiques à celles déjà existantes sur cette façade. Les façades sur cour sont en maçonneries enduites de ton clair, blanc cassé. Ce bâtiment accueillera une crèche de 24 berceaux et une maison maternelle destinée à accueillir des jeunes mères et leur bébé. Dix chambres seront mises à leur disposition. On peut penser que ce nouveau permis de construire sera, peut-être, à nouveau étudié par la Commission du Vieux Paris.

 

130 boulevard Saint-Germain – 8 cour du Commerce Saint-André

PC-075-106-10-V-0047 — Date d’enregistrement : 22-10-2010.

Pét. : M. Eric RULLIAT, PREMIERE PRESSION PROVENCE S.A.R.L.

Remise en peinture de la devanture d’une épicerie fine. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 11-05-1987.

Au 8, cour du Commerce Saint-André : imprimerie où Marat fit paraître en 1793, jusqu’à son assassinat, le 14 juillet de cette même année, son journal « l’Ami du Peuple ». Dans cette même maison, on trouve après la Terreur, tenant un cabinet de lecture, la veuve de Brissot, un des plus illustres girondins, décapité en octobre 1793. Sainte-Beuve, qui habitait ce passage, y vint souvent. Ce cabinet exista jusqu’en 1880. (J. Hillairet).

Les travaux sur la devanture de l’épicerie fine « Un dimanche à Paris » concernent le 8, cour du Commerce Saint-André et l’on constate qu’ils ont déjà été réalisés. Quand on regarde cet ancien immeuble historique, on est surpris par la réhabilitation trop forte qui a été effectuée. Il y a encore quelques années, la devanture du commerce et l’étage au-dessus avaient un aspect plus ancien. Il est également regrettable que le café, à côté du Procope, ait obtenu l’autorisation de mettre une longue bâche pour protéger sa terrasse, cela coupe la perspective de la Cour du Commerce Saint-André.

 

 

7e arrondissement

 

52 rue des Saints-Pères

PC-075-107-10-V-0032 — Date d’enregistrement : 09-11-2010.

Pét. : Mme Françoise BEAUVOIS, G. IMMO. — Arch. : S.C.P.A. LAGNEAU, 132, bd Saint-Germain, 75006 PARIS.

Ravalement des façades sur rue, du portail et des murs de clôture. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire des monuments historiques en date du 08-06-1949.

Hôtel de Cavoie construit en 1640 par Daniel Gittard pour le compte de Paul Bailly, fils d’un président aux comptes. Il fut acheté par le marquis de Cavoie en 1579. Différents propriétaires lui succédèrent. Enfin en 1923, il fut acheté par Mme Lehr qui l’a restauré très heureusement. (J. Hillairet).

Les façades de l’hôtel sur cour ont déjà été restaurées. Il était temps de faire le ravalement des façades sur rue, très abîmées.

 

118 au 120 rue de Grenelle

PC-075-107-10-V-0029 — Date d’enregistrement : 04-11-2010.

Pét. : M. GENIN Philippe, OGEC PAUL CLAUDEL.- Arch. : M. PERRIN Blaise, 3, place du Général de Gaulle, 50400 GRANVILLE.

Installation d’une plateforme élévatrice pour personnes à mobilité réduite avec création d’une rampe d’accès en façade sur jardin et ravalement de l’aile Est de l’Hôtel Villars. Immeuble concerné par une inscription à l’Inventaire supplémentaire au titre des monuments historiques en date du 30-09-1954. Nous vous parlions de l’aménagement d’une plate-forme, sur le perron de la partie sud, de l’hôtel de Villars dans notre CR n° 222 Sauv’Dernière de juin 2010.

Actuellement le dossier du PC étudié à Morland est la poursuite de la mise en œuvre des travaux d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite du Lycée et Collège Paul Claudel. Il s’agit d’une plate-forme élévatrice avec rampe d’accès en façade sur jardin. Il n’y aura aucune modification de la terrasse.

Le Petit Hôtel de Villars a été construit en 1712 par Boffrand comme dépendance de l’hôtel du Maréchal de Villars et comprend un rez-de-chaussée sur cave, un étage carré, un comble. Sont prévues la restauration des parements de façade, la restauration des couvertures, des panneaux de soubassement illustrant des assises horizontales de pierre à l’image de l’existant et de ce qui a été réalisé sur l’aile ouest.

 

 

8e arrondissement

 

33 au 33b rue Jean Goujon

PC-075-108-10-V-0052 — Date d’enregistrement : 18-10-2010.

Pét. : M. Claude SCHMITZ, S.N.C. JEAN GOUJON. — Arch. : M. Alain-Dominique GALLIZIA, 39 quater, rue de la Belle Feuille, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Réhabilitation d’un hôtel particulier de 3 étages + combles sur un niveau de sous-sol à usage de commerce avec changement de destination partiel en habitation, fermeture de 2 courettes, décaissement partiel du sous-sol pour la création d’une piscine et transformation de locaux de commerce en caves d’habitation, création d’un ascenseur et percements de murs porteurs. S.H.O.N. démolie : 143 m2. S.H.O.N. créée : 103 m2.

Hôtel particulier construit en 1907 par l’architecte Ernest Rahir, pour M. de Villeroy, occupé jusqu’à une période encore récente par une administration. Composé d’un rez-de-chaussée surélevé et de deux étages carrés, le bâtiment cache derrière une façade quelque peu austère un dispositif spatial exceptionnel : un puits de lumière central avec galeries superposées sur lequel se greffe un escalier, tous deux de plan elliptique, permet la distribution des pièces de séjour et des chambres principales sur jardin, et de petits salons indépendants sur rue. Ce bâtiment est demeuré intact en dépit des modifications apportées dans le courant du XXe siècle. Les rares décors qui subsistent, notamment celui du grand salon, à l’image de la façade sur rue, sont de style néo-classique. Seuls les vitrages cintrés des deux courettes, identiques à ceux du palais de la Mutualité, trahissent une construction moderne. Le bâtiment, qui se trouve dans un très bon état de conservation, sans altérations structurelles, va retrouver aujourd’hui un usage mixte de salles de sport dans les étages bas sur cour et d’habitation dans les étages hauts sur rue. S’agissant d’une seule et même propriété, le dispositif de galerie centrale serait préservé. Seuls seraient remises en cause les deux courettes latérales avec leur cloison de séparation, par la création de planchers. (Mairie de Paris-Extraits texte DHAAP).

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 19-11-2010 a examiné le projet et compte tenu du caractère exceptionnel de sa distribution et de ses aménagements intérieurs, notamment le puits de lumière central avec ses galeries elliptiques superposées, compte tenu de la bonne qualité de conservation du bâtiment, sans altération structurelle, la Commission a formé le vœu que cet hôtel particulier puisse être inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments historiques. (Mairie de Paris – BMO du 11-01-2011).

Nous espérons que pour les travaux projetés, ceux-ci seront respectueux des lieux, et que le vœu formulé par la Commission du Vieux Paris verra le jour très prochainement.

 

50 rue du Faubourg Saint-Honoré

PC-075-108-10-V-0054 — Date d’enregistrement : 29-10-2010.

Pét. : M. OLIVIERI Marco, STE ASTRUM FRANCE. — Arch. : M. COCCIADIFERRO Claudio, 23, rue Baudélique, 75018 PARIS.

Réhabilitation d’un bâtiment de 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage de commerce à rez-de-chaussée et bureau en étage avec modification des liaisons verticales, transformation de réserves commerciales au 2e niveau de sous-sol en locaux techniques, nettoyage de la façade avec pose de garde-corps et de lambrequins sur l’ensemble des fenêtres et suppression de la verrière en toiture. S.H.O.N. créée : 54 m2. S.H.O.N. à démolir : 54 m2. De gros travaux projetés sur cet immeuble, qui semble-t-il ont déjà commencé puisque la façade est intégralement couverte par des panneaux. Un site sur internet montre l’immeuble dont l’architecture est quelconque.

 

 

9e arrondissement

 

34 rue Duperre – 1 rue Fromentin – 26 rue Pierre-Fontaine

PC-075-109-10-V-0032 — Date d’enregistrement : 22-09-2010.

Pét. : M. Mustapha ZEKRI, CRISTAL 9 SARL. — Arch. : M. Dominique GUEGAN, 7, rue Châteaubriant, 75008 PARIS.

Remise en peinture de la devanture d’un café. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques en date du 30-04-1982.

Bel immeuble cossu du XIXe siècle, de taille imposante, Quelques commerces en rez-de-chaussée, mais on ne trouve pas de café concerné par la remise en peinture. L’immeuble appartient à la « Sauvegarde de l’Art français » dont le siège social est au 1er étage. De ce fait, si des travaux doivent se faire, on peut penser qu’ils se feront dans les règles de l’art.

 

15 rue de Douai

Immeuble XIXe siècle de belle facture comprenant quatre travées avec une fenêtre par travée. Au 1er étage, un balcon court sur deux travées. Malheureusement au rez-de-chaussée, dans la travée la plus à gauche, deux fenêtres ont été remplacées ultérieurement et le résultat n’est pas heureux. C’est sans doute à cet endroit que le changement de fenêtres va avoir lieu. Cela supprimera peut-être les verres cathédrale colorés qui font tâche sur la façade.

 

24 cité Trévise

PC-075-109-10-V-0036 — Date d’enregistrement : 21-10-2010.

Pét. : M. BURGER Maurice, Syndic CABINET CMB. — Arch. : M. LAMY Alain, 18, rue de l’Avenir, 92170 VANVES.

Ravalement de la façade sur rue. Inscription à l’Inventaire Supplémentaire au titre des Monuments Historiques en date du 07-06-1991.

Les immeubles des numéros 22 et 26 de la cité Trévise sont déjà ravalés. Un peu de nettoyage sur l’immeuble au n° 24 ne pourra qu’être bénéfique, surtout pour les volets.

 

13 au 13b rue Henry Monnier

PC-075-109-10-V-0035 — Date d’enregistrement : 20-10-2010.

Pét. : M. Jean-Jacques LEBEL, S.C.I. AELLO. — Arch. : M. Jean-Yves CLEMENT, 14, rue Genissieu, 38000 GRENOBLE.

Réhabilitation d’un bâtiment sur jardin, en fond de parcelle, à usage d’artisanat et d’habitation, d’un étage sur 1 niveau de sous-sol partiel, avec suppression de la partie artisanale transformée en extension de l’habitation existante, démolitions partielles des toitures pour reconstruction de verrières et toitures végétalisées, de parties de planchers pour création d’ascenseur et escalier, modification des baies, du revêtement de façade et suppression de la toiture du passage d’accès au bâtiment. S.H.O.N. créée : 11 m2. S.H.O.N. à démolir : 12 m2. S.T. : 1 346 m2. Derrière la façade du n° 13bis de la rue Henry Monnier, il y a une cour et sur le côté du passage du n° 13, étayé tout du long, couvert d’une toiture en mauvais état, on peut voir une autre cour. Tout au fond des travaux sont commencés (destruction de cloisons). On ne peut pas imaginer le projet dans cet espace compliqué, mais tout se situe en fond de parcelle, non visible de la rue. Les travaux ne pourront qu’améliorer les bâtiments existants et les rendre plus sûrs.

 

38 rue d’Amsterdam – 26 rue d’Athènes

PC-075-109-10-V-0037 — Date d’enregistrement : 26-10-2010.

Pét. : M. MAMEZ Philippe, STE ACANTHE DEVELOPPEMENT. — Arch. : CABINET GLOBAL ARCHITECTURE, 42, rue Trébois, 92300 LEVALLOIS.

Modification partielle d’aspect extérieur et des châssis de toit d’un bâtiment de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol. Sur l’immeuble, il est difficile de voir les travaux projetés pour une modification partielle de l’aspect extérieur car tout est « neuf ».

 

 

10e arrondissement

 

1 au 7 rue Bossuet – 2 au 8 rue Fénelon – 3b rue de Belzunce

PC-075-110-09-V-0004-0. — Date d’enregistrement : 27-10-2010.

Pét. : M. IMBERT Daniel, MAIRIE DE PARIS - DAC.

Modification du portail. Immeuble concerné par une Inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 30-11- 1944. Modificatif au PC no 075-110-09-V-00004 délivré le 24-06-2009.

L’église Saint-Vincent de Paul, a été dessinée d’abord par l’Architecte Baptiste Lefrère (1824), puis par son gendre Jacques-Ignace Hittorff.

« C’est une réminiscence des premières basiliques chrétiennes ». Malheureusement, elle a subi des mutilations à la révolution de 1848 et durant la Commune. (J. Hillairet).

A la demande de la mairie d’arrondissement, remise en place de l’ensemble des panneaux restaurés sur l’église Saint-Vincent-de-Paul du XIXe siècle. Le premier permis prévoyait la restitution du panneau au-dessus du portail principal. Le présent projet prévoit la restitution de six autres panneaux latéraux de part et d’autre de ce même portail principal. Nous ne pouvons qu’applaudir cette opération.

 

47 rue de Lancry

PC-075-110-10-V-0044 — Date d’enregistrement : 21-10-2010.

Création d’une toiture-terrasse en lieu et place d’un comble non aménageable suite à la démolition d’une partie de la toiture en zinc. La toiture de l’immeuble n’est pas visible de la rue. La création de la toiture-terrasse ne devrait pas déparer l’immeuble en bon état.

 

236 rue du faubourg Saint-Martin

PC-075-110-10-V-0045 — Date d’enregistrement : 29-10-2010.

Pét. : CABINET MICHEL & XAVIER GRIFFATON.

Réhabilitation d’un bâtiment avec permutation de commerce en habitation et d’une loge de gardien en commerce, surélévation d’un niveau côté rue, création de mezzanines dans le volume du rez-de-chaussée côté cour, remplacement partiel des menuiseries extérieures, ravalement de l’ensemble des façades et démolition partielle de planchers à tous les niveaux. S.H.O.N. démolie : 240 m2. S.H.O.N. créée : 356 m2. S.T. : 1 364 m2. Hauteur du projet : 15 m. Nous nous permettons de retranscrire les éléments principaux d’une étude de La Commission di Vieux Paris concernant ce bâtiment XIXe siècle, resté dans son état d’origine et témoin d’une architecture propre à l’habitat phalanstérien.

Sur l’ancien terrain dit « du vieux Montfaucon », la parcelle de l’actuel 236, rue du Faubourg Saint-Martin est constituée dès le 18e siècle, elle aboutit au quai de Valmy lorsque celui-ci est aménagé en 1824. En 1836, elle est simplement occupée par deux petites ailes construites le long des limites nord et sud, à l’intérieur du terrain, et par deux pavillons sur le quai. Entre 1841 et 1843, deux bâtiments sont construits en complément des ailes existantes, sur la rue, et au milieu de la parcelle entre ce qui est devenu une cour d’une part et un jardin d’autre part. Malgré une différence de statut - l’immeuble sur rue n’est composé que d’un grand étage, alors que le bâtiment en fond de cour en compte trois – les deux bâtiments sont distribués de manière similaire : chacun est organisé autour d’une vaste cage d’escalier centrale sous verrière, éclairée latéralement sur des courettes, qui dessert par de larges paliers et coursives deux séries de pièces parallèles aux façades. L’originalité de cet ensemble consiste en l’association d’un appartement de maître au rez-de-chaussée du bâtiment principal entre cour et jardin (bien conservé, avec ses corniches, cheminée, croisées, volets…) et une soixantaine de logements d’une pièce principale et un cabinet éclairé sur l’escalier ou la courette. Malgré ce programme mixte, les façades sur la rue et sur le jardin au néoclassicisme affirmé appartiennent au vocabulaire de l’architecture domestique de luxe.

Le plan en H faisant de l’escalier une sorte de cour intérieure autour de laquelle s’ouvrent des logements à pièce unique renvoi à la typologie communautaire et évoque la Cité Napoléon construite en 1840-1851 par l’architecte Gabriel-Marie Veugny, N’ayant fait l’objet d’aucune grande rénovation, à l’exception du ravalement au ciment de la cour, l’ensemble présente encore aujourd’hui un aspect authentique.

Le projet actuel consiste à rénover les deux bâtiments d’extrémité sur rue et sur jardin en adaptant des petits logements dans la trame d’origine des immeubles. La modification principale envisagée concerne la surélévation du bâtiment sur rue, après démolition de la construction existante sur la partie droite. Celle-ci est pourtant attestée dès 1862 comme atelier du photographe Noël Paul à l’enseigne de Photographie de l’Aigle Impérial. Cet –étage lambrissé – était éclairé par une verrière ouvrant sur un balcon délimité par l’acrotère de la façade sur rue. Il serait remplacé par une surélévation totale de l’immeuble, entièrement revêtue de zinc et composée de travées accentuées en contradiction avec le dessin classique du reste de la façade. La surélévation entrainerait la condamnation de l’éclairage zénithal de la cage d’escalier. Par ailleurs, l’appartement de maître serait sacrifié. (Mairie de Paris-Texte DHAAP).

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 27-01-2011, a examiné le dossier de réhabilitation. Il semblerait que les travaux projetés seraient plus lourds que ceux décrits dans le libellé du PC sur les bâtiments protégés au PLU depuis 2006. En effet, la surélévation du bâtiment sur rue n’est pas adaptée et abimerait la façade. Elle demande une protection ISMH pour la typologie des bâtiments et les décors intérieurs de l’appartement du maître. L’escalier du bâtiment sur rue avec sa verrière devrait être également conservé. Le vœu de la Commission du Vieux Paris sera publié prochainement. (Voir photo de l’immeuble en haut).

 

 

11e arrondissement

 

17 boulevard Jules Ferry

PC-075-111-10-V-0068 — Date d’enregistrement : 25-10-2010.

Pét. : Mme Véronique BENADON.

Changement de destination d’un bâtiment d’un étage en fond de parcelle à usage de bureau en habitation (5 logements créés) avec surélévation partielle d’un niveau, modification d’aspect extérieur, démolition et reconstruction de planchers et création de mezzanines. S.H.O.N. démolie : 319 m2. S.H.O.N. créée : 318 m2. S.T. : 565 m2. Hauteur du projet : 9 m.

Immeuble construit en 1872 par l’architecte Lefèvre, en bordure du square couvrant le canal Saint-Martin, orné de la statue la « Grisette » de 1930.

Dossier Morland

Deux petits bâtiments sur cour font l’objet des travaux. Le bâtiment en fond de parcelle comporte un R.C. et un étage. Un autre bâtiment sans étage, perpendiculaire au précédent, s’appuie en partie sur lui ainsi que sur l’immeuble principal de 8 étages sur comble, sur rue, de type haussmannien. Il s’agissait de locaux de bureaux.

Le nouvel ensemble projeté comporte: 3 duplex mitoyens avec terrasse et jardin pour chacun + 1 logement disposé au niveau 2 avec mezzanine accessible par un ascenseur privatif + 1 studio occupant une partie du bâtiment perpendiculaire en R.C. sur cour avec jardin.

Le bâtiment en fond de parcelle fera l’objet d’une réhabilitation qui respectera les principes constructifs de l’existant. La surface de plancher SHON existante de 581 m2 sera redistribuée pour dégager des espaces extérieurs accueillant des jardins. Cette réduction des espaces intérieurs sera compensée par la création d’un deuxième étage dans le volume existant du bâtiment situé en fond de parcelle avec création d’une mezzanine en surélévation en forme de lucarne au centre de ce corps de bâtiment.

Les volumes restent inscrits dans les volumes des constructions existantes. Les matériaux de façade seront l’enduit ton pierre claire et les toitures en zinc, conformément à l’existant. La verrière de fond de parcelle sera supprimée pour libérer les espaces nécessaires à la création des jardins intérieurs et à l’apport de lumière pour les logements. La reconversion de ces bâtiments sans augmentation importante de leur hauteur, la création d’espaces verts dans une cour qui n’en comporte pas, ne peuvent qu’améliorer l’aspect de cette cour.

 

8 rue Godefroy Cavaignac

PC-075-111-10-V-0070 — Date d’enregistrement : 29-10-2010.

Pét. : M. Hervé VIALA. — Arch. : 2P2A SARL, M. Baptiste PLANTET, 14, rue du Curé Saint-Etienne, 59000 LILLE.

Construction d’un bâtiment d’habitation de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol (10 logements) sur rue et cour, après démolition d’un bâtiment d’un étage à usage d’habitation et d’un entrepôt côté cour. S.H.O.N. à démolir : 260 m2. S.H.O.N. créée : 670 m2. S.T. : 198 m2. Hauteur du projet : 19 m.

Dans la rue Godefroy Cavaignac encore marquée par son passé faubourien, à la silhouette en escalier, une maisonnette d’un étage et son garage vont faire place irrésistiblement à un immeuble de 10 logements.

Dossier Morland : 

Le projet d’un immeuble de 5 étages, la façade rue sera composée de 2 volumes. Un premier en bardage bois et un second en enduit noir au 4e étage. Les façades vitrées seront volontairement en retrait afin de créer des balcons. Le 5e étage, en attique, comportera une terrasse avec corniche. Il sera aménagé une cour intérieure avec jardin. Un espace vert en pleine terre sera également créé en fond de parcelle avec un arbre en angle. Au niveau du porche automobile actuel, un garage sera créé pour un véhicule. L’entrée piétonne se fera sur l’extrême droite et ouvrira sur le local à vélo. Dans cette rue où les immeubles sont de hauteur et de styles différents, il paraît difficile de critiquer le style de cette nouvelle construction mais on peut cependant regretter le revêtement en bois qui, sauf s’il est très bien entretenu, vieillit mal.

 

 

13e arrondissement

 

21 au 23 rue Alphand

PC-075-113-10-V-0047 — Date d’enregistrement : 19-10-2010.

Pét. : Mme Solange et M. Guillaume ARNAUD. — Arch. : CABINET B. HOUSSAIS ARCHITECTURE, 30, rue du Faubourg Poissonnière, 75010 PARIS. Surélévation de 1 et 2 étages d’une maison de ville avec création d’une terrasse après démolition des toitures, ravalement de la façade sur rue et agrandissement d’une trémie d’escalier. S.H.O.N. créée : 77 m2. S.T. :121 m2.

Voie ouverte, en 1846, sous le nom de passage Alphand, cette rue, de 1939, a gardé le nom du maître-carrier Alphand, propriétaire des terrains où cette voie avait été percée. (J. Hillairet).

Une des rues qui monte vers celle de la Butte aux Cailles… Il s’agit de 2 petites maisons mitoyennes appartenant à la même famille, d’un étage pour le 21 et de 2 étages pour le 23. Le 21 est surplombé de plus de 3 étages par l’immeuble voisin du 19. Le projet est de les surélever pour arriver au même niveau que l’immeuble du 25 (à droite), qui a 3 étages, mais avec une création d’une terrasse. C’est bien dommage de moderniser et d’uniformiser ainsi de petites maisons de ce secteur, qui font tout le charme de ce quartier, mais on ne peut reprocher à ses propriétaires de vouloir s’agrandir ! Toutefois, le projet de terrasse semble vraiment choquant dans une rue où tous les toits sont en pente.

 

69 au 71 quai Panhard et Levasseur – 2 au 12 rue Thomas Mann – 2 rue des Frigos

PC-075-113-10-V-0048 — Date d’enregistrement : 26-10-2010.

Pét. : M. GREPPO Sébastien, UNIVERSITY OF CHICAGO. — Arch. : STE S.A.R.L. STUDIO KOMPA, 15, rue Jean-Marie Poulmarch, 94200 IVRY SUR SEINE. — Changement de destination d’un local d’habitation à rez-de-chaussée en vue de l’extension d’un centre culturel et de formation avec percements d’un mur porteur.

La rue Thomas Mann porte le nom d’un écrivain allemand (1875-1955). (Petit ROBERT).

Il ne s’agit que du changement de destination d’un local d’habitation en rez-de-chaussée, en vue de l’extension d’un centre culturel et de formation au n° 6, rue Thomas Mann indiqué par une plaque de cuivre « University of Chicago », petit bâtiment éclairé sur la photo, avec percement d’un mur porteur. L’agrandissement ne peut se faire que dans la cour à l’arrière car il n’y a aucun logement sur la rue. Les 3 adresses données, délimitent un grand quadrilatère sur lequel sont situés plusieurs immeubles neufs séparés les uns des autres par des sortes d’allées privées, fermées par des grilles. Dans l’allée entre le 6 et le 8 se trouve une statue de Lincoln. Le changement de destination du local en question ne modifiera donc en rien l’aspect de la rue. De l’autre côté de la rue, on trouve les Grands Moulins rénovés (université Paris-Diderot).

 

 

14e arrondissement

 

Déclarations préalables pour les 4 adresses suivantes :

169 rue du Château

DP-075-114-10-V-0359 — Date d’enregistrement : 22-10-2010.

Pét. : M. LEBLANC Olivier, STE SGIM.

Ravalement des façades sur rue et cour avec remplacement des menuiseries extérieures et réfection de la couverture. L’actuel nom de 1873 de la rue du Château vient de ce que cette rue conduisait au Château du Maine, vaste domaine du XVIIIe siècle. (J. Hillairet). Bel immeuble de 5 étages en briques grises avec jolis décors de briques rouges, un peu fatigué. Les divers travaux projetés ne pourront qu’être bénéfiques pour cet immeuble.

 

7 rue Morère

DP-075-114-10-V-0362 — Date d’enregistrement : 27-10-2010.

Pét. : M. LE NY Michel.

Création d’une véranda en toiture-terrasse et remplacement d’une verrière existante. S.H.O.N. créée : 10 m2. S.T. : 254 m2.

Maison assez quelconque, imbriquée dans sa voisine, dans une rue assez banale. Les travaux projetés ne changeront pas fondamentalement ce bâtiment.

 

18 villa Seurat

DP-075-114-10-V-0366 — Date d’enregistrement : 02-11-2010.

Pét. : M. Richard ENGELBREKTSON.

Remplacement du garde-corps de la terrasse, côté rue.

Une des charmantes rues de « villas modernes » d’artistes du quartier Montsouris. Une grande partie des maisons de cette villa a été construite par André Lurçat (frère de Jean, qui y avait son atelier au n° 4), mais pas celle considérée ici. Le n° 18 comporte cinq appartements ; Henry Miller y habita et y écrivit « Tropique du cancer » en 1931. Jolie façade moderne avec balcons arrondis. On peut être surpris que la déclaration préalable ne mentionne que le remplacement d’un garde-corps ; un ravalement serait bien nécessaire car la façade est fatiguée, avec des coulures et des fils qui y serpentent disgracieusement.

 

84 ou 34 ? rue Hallé

DP-075-114-10-V-0376 — Date d’enregistrement : 10-11-2010.

Pét. : Mme Valérie FAVRELLE, CABINET ISAMBERT.

Ravalement des façades et des murs d’enceinte, côté cour. L’annonce publiée indique le n° 84, or il s’agit du n° 34. Bel immeuble situé entre l’entrée de la Villa Hallé et la charmante partie en demi-cercle de la rue Hallé. Le ravalement côté rue a déjà été effectué et bien fait. La cour n’est pas accessible, mais il n’y a aucune raison que le ravalement projeté soit négligé.

 

 

15e arrondissement

 

13 rue Dalou – 165 rue de Vaugirard

PC-075-115-10-V-0073 — Date d’enregistrement : 05-11-2010.

Pét. : COGEDIM RESIDENCE. — Arch. : ARCHIDEV - Mme Blandine ROCHE, 6, rue du Docteur Gosselin, 94230 CACHAN.

Construction de 4 bâtiments d’habitation (47 logements créés dont 16 logements sociaux) et de stationnement (55 places - 1 500 m2), sur rue et jardin, de 2, 3 et 5 étages sur 2 niveaux de sous-sol avec implantation de 80 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture, après démolition des bâtiments à usage d’entrepôt existants. S.H.O.N. à démolir : 5 500 m2. S.H.O.N. créée : 4 237 m2. S.T. : 2 067 m2. Ce projet COGEDIM remplacera des hangars au milieu de l’îlot. Le bâtiment sur la rue de Vaugirard, avec sa très belle façade Art Déco, sera conservé.

 

16 rue Théodore Deck

PC-075-115-10-V-0070 — Date d’enregistrement : 22-10-2010.

Pét. : Mme Nathalie et M. Shay ABOURMAD. — Arch. : M. PERDU Denis, 112, cours de Vincennes, 75012 PARIS.

Réhabilitation d’une maison de ville de 2 étages sur un niveau de sous-sol partiel à usage de bureau avec changement de destination en habitation, surélévation de la toiture, déplacement des trémies d’escalier, suppression de la verrière en toiture en vue de la création d’un patio et modification de la façade sur rue avec création d’une loggia au 2e étage. S.H.O.N. à démolir : 26 m2. S.H.O.N. créée : 24 m2. Hauteur du projet : 10 m. Maison sans caractère. Les travaux projetés devraient peut-être améliorer son aspect général.

 

16 rue Thibouméry

PC-075-115-10-V-0072 — Date d’enregistrement : 28-10-2010.

Pét. : M. Stéphane GORRIAS. — Arch. : CABINET ADA DESIGN ARCHITECTURE, 20 bis, rue Sadi Carnot, 92000 NANTERRE.

Surélévation partielle de la toiture d’un bâtiment de 2 étages à usage d’habitation avec fermeture et création de trémies d’escalier, remplacement de l’ensemble des menuiseries et ravalement des façades. S.H.O.N. démolie : 10 m2. S.H.O.N. créée : 51 m2. S.T. : 107 m2. Hauteur du projet : 10 m. Maison construite en 1925 sur le sous-sol d’une maison de 1857. La modification principale est le remplacement du toit à 2 pentes par un toit à la Mansart, avec création de lucarnes. Les autres modifications concernent une terrasse donnant sur le jardin. La maison, qui sera peinte en rose foncé, deviendra un pastiche d’une maison de banlieue du XIXe siècle.

 

 

16e arrondissement

 

2x rue de l’Yvette – 18 au 20 rue de la Cure

PC-075-116-10-V-0054 — Date d’enregistrement : 09-11-2010.

Pét. : Mme Valérie DOUSSET. — Arch. : Mme Julie DELACOMMUNE, 148 bis, rue de Longchamp, 75116 PARIS.

Construction d’un escalier extérieur côté rue d’une maison individuelle, décaissement et percement de la façade pour création d’une porte au niveau du sous-sol et réaménagement des espaces verts. Hôtel particulier construit en angle sur deux niveaux + combles. Construction élégante à décor de pilastres et chapiteaux. Un blason orné d’un griffon est situé au-dessus de l’entrée rue de la Cure. A l’arrière, derrière un haut mur, on trouve un jardin bordé d’arbres.

Le projet d’un escalier enterré pour un accès à la cave n’altèrera en rien la maison. C’est une sorte de cour anglaise avec deux volées de marches séparées par un palier. Ouverture d’une baie pour une porte pleine avec serrurerie.

-                      Marches en ciment, finition bois.

-                      Garde-corps ferronnerie doublés de verre pour limiter l’impact architectural.

-                      Pavés réutilisés sur une surface élargie.

-                      Arbustes déplacés pour travaux, espaces verts plus denses et harmonieux à l’avant et à l’arrière.

 

8 rue Daumier

PC-075-116-10-V-0049 — Date d’enregistrement : 15-10-2010.

Pét. : M. BRUMELOT Nicolas — Arch. : M. PERRIN Blaise, 3, place Général de Gaulle, 50400 GRANVILLE.

Création d’une toiture-terrasse après démolition partielle de la toiture côté jardin et création d’une remise et d’une verrière à usage d’édicule d’escalier.

Création d’une terrasse, côté jardin, après démolition de la face arrière de la toiture et de la charpente. La terrasse sera invisible de la rue et aussi du jardin. Verrière de l’escalier rehaussée pour prolonger l’escalier jusqu’à la terrasse en reprenant le volume de l’ancienne verrière. Parements latéraux revêtus de bardage en IP. Plancher de la terrasse en dalles boisées sur étanchéité multicouches.

 

9 cour Jasmin

PC-075-116-10-V-0048 — Date d’enregistrement : 14-10-2010.

Pét. : M. Farid et Mme Céline MAROUANI. — Arch. : M. MOSER Henri, 9-11, rue du Colonel de Virel, 80250 GUYENCOURT SUR NOYE. Surélévation d’un étage d’une maison de ville d’un étage sur un niveau de sous-sol avec création d’une toiture-terrasse végétalisée avec création d’une trémie d’escalier. S.H.O.N. créée : 54 m2.

Maison de ville en maçonnerie couverte d’un parement pierre, années 1960-70, en fond de cour entourée de bâtiments disparates de hauteurs très diverses, avec jardin plantés d’arbres.

Le mur pignon mitoyen, en meulière, est un R+7.

Projet de surélévation d’un étage sur la même emprise, qui reprend le style existant avec ossature bois habillée de bardage bois gris clair, pour

une impression de légèreté. Le volume de l’édicule, accès terrasse existant, est intégré dans la surélévation. La toiture-terrasse sera végétalisée par bacs mobiles, entourée d’acrotères cachés dans le prolongement de l’ossature bois.

 

 

17e arrondissement

 

18 rue Lacroix

PC-075-117-08-V-0074-02 — Date d’enregistrement : 20-10-2010.

Pét. : M. Bruno BEMBARON, S.C.I. ST-MICHEL LUXEMBOURG.

Surélévation des toitures afin d’augmenter la volumétrie et les surfaces de 2 bâtiments avec modification d’aspect extérieur. S.H.O.N. créée : 82 m2. —.

Petit immeuble de 4 niveaux, sans style particulier, situé entre un immeuble de la même architecture et celui du n° 20, daté de 1920, construit par l’architecte Ed. Thomas, plus haut de 2 niveaux, d’aspect plus soigné. Pas d’observation particulière sur les travaux projetés.

 

26 au 28 rue Navier – 6 au 8b villa des Epinettes

PC-075-117-10-V-0049 – Date d’enregistrement : 21-10-2010.

Pét. : Mme Agnès MENARD - Archi : ATELIER LAB, M. Christophe Lab 21, rue de Tanger 75019 Paris.

Surélévation partielle d’un niveau d’une maison de ville d’un étage (1 pièce créée) par la construction d’une extension au niveau de la toiture-terrasse, côté rue, avec création d’un garde-corps, côté jardin, et d’un pare-vue côté n° 4 – SHON créée : 32V m² - ST : 173 m².

Si on trouve bien, sur le côté Villa des Epinettes, les numéros 6 et 8B, correspondant à deux petits bâtiments mitoyens, de style très différent, un peu bunker pour l’un (1 étage) et briques rouges pour l’autre (2 étages). L’arrière de ces bâtiments est difficilement visible depuis le n° 22 de la rue Navier (et non 26-28), fermé par des portes métalliques, très actuelles. Ces bâtiments sont placés entre deux immeubles beaucoup plus beaux, en briques rouges et parements pierre blancs. Le PC concerne le bâtiment d’un étage (donc blanc), et on ne peut dire que cette surélévation le dénaturera.

 

35 rue Fortuny

PC-075-117-10-V-0048 — Date d’enregistrement : 19-10-2010.

Pét. : M. Dominique GALOUZEAU DE VILLEPIN, S.C.I. FORTUNY 35. — Arch. : M. Thierry LE GUAY, 54, rue David d’Angers, 75019 PARIS.

Création d’une terrasse accessible au niveau des combles du 2e étage d’un bâtiment de bureau, sur rue, après démolition de la partie de toiture correspondante et remplacement d’un châssis parisien par une lucarne.

Hôtel particulier de la tragédienne Sarah Bernhardt construit par l'architecte Nicolas-Félix Escalier de 1876. La façade est en pierre blanche de parement agrémenté de bossages avec remplissage de brique. Hôtel de style éclectique, aux références tirées de l'Ecole des Beaux-arts, du gothique (gargouilles en saillie sur la corniche) et de la Renaissance. Les grilles et l'ensemble du décor sont dans un excellent état de conservation. (Mairie de Paris-Annexe VI-Protections Patrimoniales).

D’après le dossier consulté à Morland, depuis son acquisition par la SCI Fortuny 35 en janvier 2010, l’hôtel a subi d’importants travaux de rénovation visant à restituer au maximum les volumes et éléments de décoration d’origine. Ont été supprimés tous les revêtements de sol souples, revêtements textiles muraux, cloisonnements, faux plafonds, cabine d’ascenseur y compris structure, câbles, etc. posés par les anciens propriétaires. Il est envisagé de créer, depuis le niveau des combles, un accès à une terrasse accessible à créer en remplacement de la couverture en plomb existante, fuyarde en très mauvais état (le plancher poutrelle hourdis de la terrasse existe).

Travaux : modification du brisis en ardoise, évacuation de la toiture en plomb y compris de sa gouttière sur cour, création d’une lucarne saillante avec couverture en zinc, jouées couvertes en ardoise, piédroits et fronton en chêne vernis mat à l’identique de la lucarne sur façade rue ; création d’une porte-fenêtre en bois peinte à l’identique des menuiseries extérieures de la lucarne sur façade rue (ton brun) avec 1 vantail ouvrant à la française, double vitrage et petits bois. L’architecte a essayé de préserver au maximum le bâti existant et de minimiser l’impact visuel de la lucarne et de la terrasse créée, notamment sur la rue. Les garde-corps seront en retrait des façades sur rue et la lucarne sera placée de telle sorte qu’elle ne soit visible que depuis un seul angle de la rue Fortuny. Nous sommes très sensibles et apprécions particulièrement les travaux projetés qui respecteront l’architecture de cet ancien hôtel particulier.

 

 

18e arrondissement

 

92 boulevard de la Chapelle – 31 rue de la Charbonnière

PC-075-118-10-V-0081 — Date d’enregistrement : 04-11-2010

Pét. : Mme STEINER, LAMY REPUBLIQUE. — Arch. : M. François LACOSTE, 2, rue Monge, 75005 PARIS.

Reconstruction de la toiture et de parties de planchers aux 4e et 5e étages d’un bâtiment d’habitation, après incendie, avec nettoyage des façades et remplacement partiel des menuiseries extérieures sur rues et cours. S.H.O.N. à démolir : 12 m2. S.H.O.N. créée : 12 m2. On ne peut que se réjouir des travaux projetés, absolument nécessaires pour remettre en état l’immeuble. En effet, un incendie a fait des ravages sur les deux derniers étages et les bâches placées au-dessus ne sauraient y rester durablement.

 

52 rue des Abbesses

PC-075-118-10-V-0085 — Date d’enregistrement : 08-11-2010.

Pét. : M. Thierry CAMPION, S.A.R.L. LA MASCOTTE. — Arch. : M. Thierry CHALAUX, 31, Grande Rue, 61800 TINCHEBRAY.

Modification de la devanture et de la marquise d’une brasserie avec changement de destination des bureaux du 1er étage et de parties communes d’habitation à rez-de-chaussée en extension du commerce, création d’un escalier de liaison du 1er étage au sous-sol après démolition du plancher correspondant, construction d’une extension du commerce au R + 1 sur la première cour, décaissement pour extension du sous-sol et démolition des toitures sur cour pour reconstruction avec création de verrières.

De nombreux immeubles de la rue des Abbesses sont cités PPVP (Protection Patrimoniale Ville de Paris) comme immeubles de rapport de la première moitié du XIXe siècle (au n° 50) ou haussmannien (au n° 48 construit en 1859), typique du style montmartrois, mais le n° 52 n’est pas concerné par ces descriptions. Les travaux concernent la brasserie du rez-de-chaussée : extension sur le 1er étage et les parties communes du rez-de-chaussée (avec création de verrières sur la cour), création d’un escalier de liaison entre le 1er étage et le sous-sol. La modification de la devanture et de la marquise ne devrait pas poser de problème esthétique ou historique car les devantures de la rue sont en général hétéroclites.

 

38 rue des Trois-Frères

PC-075-118-10-V-0073 — Date d’enregistrement : 05-10-2010.

Pét. : M. BRAULT Raphaël. — Arch. : M. KARAM Clément, 133, bd de Grenelle, 75015 PARIS. — Réhabilitation d’une maison de ville d’un étage sur un niveau de sous-sol sur rue avec changement de destination du local artisanal à rez-de-chaussée et 1er étage partiel en habitation, démolition partielle du bâtiment arrière en vue de la création d’une cour en fond de parcelle, démolition et reconstruction des planchers du 1er étage avec création d’un niveau supplémentaire, modification de la façade sur rue et création de lucarnes en toiture. S.H.O.N. créée : 111 m2. S.H.O.N. à démolir : 189 m2. La rue des Trois-Frères date de 1840 et doit son nom aux Trois Frères Dufour, propriétaires. Elle est bordée d’immeubles de rapport construits entre 1840 et 1860. Le rez-de-chaussée de cette jolie maison de ville d’un étage, avec des encadrements de fenêtres en briques rouges, semble comporter un atelier artisanal qu’il s’agit de transformer en habitation et de créer un niveau supplémentaire. Si on regarde l’état pitoyable des bâtiments n° 32 et 32bis, vidés de leurs habitants et étayés, on ne peut que se réjouir de voir cette maison réhabilitée, en espérant que le propriétaire fera en sorte de garder le charme du décor de briques rouges.

 

 

19e arrondissement

 

30 rue de l’Ourcq

PC-075-119-10-V-0071 — Date d’enregistrement : 28-10-2010.

Pét. : M. Stanislas DAUBARD, S.C.I. 50 OURCQ. — Arch. : SELARL CAMFRANCQ & FANTI, 41, rue Duris, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 5 étages à usage d’habitation (42 logements créés) après démolition d’entrepôts. S.H.O.N. démolie : 1 592 m2. S.H.O.N. créée : 1 911 m2. S.T. : 1 293 m2. Hauteur : 18 m. Des entrepôts vont être démolis pour laisser la place à un immeuble de 5 étages avec création de 42 logements. Mais qu’elle sera l’architecture pour ce nouveau bâtiment ? Espérons qu’il ne sera pas comme le bâtiment que l’on voit sur rue qui, lui est horrible. On peut regretter également que ce faubourg populaire et industrieux disparaisse inexorablement.

 

72 rue Compans – 2 au 18 rue de Bellevue

PC-075-119-10-V-0074 — Date d’enregistrement : 29-10-2010.

Pét. : M. DHAUTEVILLE GUIBAL Cyril, LIDL S.N.C.

Changement de destination partiel d’un local artisanal à rez-de-chaussée et 1er étage en commerce alimentaire avec création d’une verrière à rez-de-chaussée, de 2 cours anglaises côté rue de Bellevue, modification des façades et des ouvertures, aménagement d’une terrasse avec création au 1er étage d’un auvent. S.H.O.N. créée : 22 m2. S.T. : 3 503 m2.

PC-075-119-10-V-0077 — Date d’enregistrement : 15-11-2010.

Pét. : Mme Céline LEGRAIN, CRESCENDO. — Arch. : SERAU S.A.S., 21, rue du Faubourg Saint-Antoine, 75011 PARIS. Changement de destination d’un local artisanal à rez-de-chaussée sur rues, en crèche (80 berceaux), avec fermeture de trémies d’escaliers et monte-charges à rez-de-chaussée, démolitions partielles de la toiture-terrasse pour la création d’un patio et d’une cour ouverte, d’une partie du plancher du 1er étage pour le passage de gaines, ravalement des façades et remplacement des menuiseries extérieures. S.H.O.N. à démolir : 221 m2. S.H.O.N. créée : 26 m2. Le commerce alimentaire et/ou la crèche (80 berceaux) ne pourront qu’améliorer et animer cet ensemble bunker couronné de 5 barres donnant une impression morne à ce quartier. Pour qui est la « Bellevue » ?

 

 

20e arrondissement

 

85 rue de Bagnolet – 1x voie ci/20

PC-075-120-10-V-0055 — Date d’enregistrement : 05-11-2010.

Pét. : M. Arnaud PINGAT, PINGAT IMMOBILIER S.A.R.L. — Arch. : PINGAT ARCHITECTES &

INGENIEURS, 10, rue de Crosne 76000 ROUEN.

Construction d’un bâtiment d’habitation (11 logements) et de bureau (50 m2) avec terrasses végétalisées, sur rue et jardin, de 3 étages, après démolition d’un bâtiment artisanal d’1 étage. S.H.O.N. à démolir : 622 m2. S.H.O.N. créée : 729 m2. S.T. : 341 m2.

Dans le CR N° 226 Sauv’Dernière de novembre 2010, un premier PC-075-120-10-V-0047 a été déposé en date du 07-08-2010, il annonçait bien sûr la démolition de l’imprimerie et la construction d’un bâtiment de 2 à 3 étages à usage d’habitation (11 logements créés) et de bureau. Or, ce nouveau PC annonce toujours la construction d’un bâtiment d’habitation, de 11 logements et de bureau. Le changement vient de la création de terrasses végétalisées sur rue et jardin. On peut espérer que le nombre d’étages reste le même, soit 2 à 3, afin de garder un site très joli, bordé de petits immeubles : l’allée de la Villa Godin qui jouxte cette partie de la rue de Bagnolet.

 

86 rue de Bagnolet

PC-075-120-10-V-0057 — Date d’enregistrement : 15-11-2010.

Pét. : M. GRANDEAU Frédéric. — Arch. : M. ABARDIA Alain, 23, rue de la Py, 75020 PARIS. Surélévation partielle d’un étage d’un bâtiment sur cour d’un étage + comble sur un niveau de sous-sol avec création d’une trémie d’escalier dans le plancher des combles. S.H.O.N. créée : 32 m2. S.T. : 237 m2. Hauteur du projet : 9 m.

Le PC annonce la surélévation partielle d’un étage sur le bâtiment sur cour, en très bon état. La cour arrière de l’immeuble sur rue sera un peu plus densifiée. On ne peut aller contre ce type de travaux ayant pour but le bien être d’un propriétaire. Quant à l’immeuble sur rue, il est en parfait état.

 

25 au 30 rue Vitruve

PC-075-120-10-V-0054 — Date d’enregistrement : 29-10-2010.

Pét. : M. Xavier ROUY, SOCIETE SEGER. — Arch. : CABINET IMHOTEP ARCHITECTES, 6 bis, rue Richard Lenoir, 75011 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 7 étages à usage d’habitation (12 logements) et de stationnement (6 places - 174 m2) après démolition de 2 bâtiments d’1 et 2 étages sur cour. S.H.O.N. démolie : 375 m2. S.H.O.N. créée : 783 m2 S.T. : 262 m2. Hauteur du projet : 20 m.

Dans sa séance du 16-12-2010, la Commission du Vieux Paris a examiné le permis de construire. La rue Vitruve remplace l’ancienne rue des Hautes Vignoles, l’un des chemins desservant les terrains agricoles situés entre la barrière des Fermiers généraux et le village de Charonne, au sud de la rue de Bagnolet. Ce quartier ne s’urbanise qu’après l’annexion de 1860. Les deux immeubles n° 28 et 30, rue Vitruve ont été bâtis avant 1862 : le 28 se trouve correspondre exactement à la description donnée par le calepin du cadastre à cette date (Archives de Paris : un bâtiment double sur rue, élevé d’un rez-de-chaussée et de deux étages carrés, et un second bâtiment en fond de cour d’un seul étage. La boutique abrite d’abord un débitant de vin, puis un marchand de charbon, alors que les étages sont loués en garnis. Le n° 30 est d’abord composé d’un R+1 entre rue et jardin ; en 1875, un petit immeuble construit en fond de parcelle (à l’identique de celui du 28). La boutique est également louée à un débitant de vin, et les logements à différents ouvriers, dont les dévideuses, probablement employées par la filature voisine. Enfin, en 1907, le bâtiment sur rue est surélevé d’un étage carré par l’architecte G. Hervé, donnant l’état actuel ;

Ces deux immeubles sont aujourd’hui les derniers de la rue Vitruve à correspondre au gabarit de l’époque d’urbanisation de ce quartier, à proximité de la place de la Réunion. Le n° 30 a été fragilisé par la démolition en 1970 des bâtiments industriels formant l’angle avec la rue des Pyrénées (Mairie de paris – Texte DHAAP).

La construction d’un bâtiment de 7 étages, même s’il y a création de 12 logements, va densifier encore un peu plus la rue Vitruve car le bâti environnant est caractérisé par des immeubles de grandes hauteurs et à l’architecture insipide.

La Commission du Vieux Paris a émis le vœu que les immeubles aux n° 28 et 30° ne soient pas démolis mais réhabilités. (Mairie de Paris-BMO du 14-01-2011). Il suffit de regarder le projet de construction du futur immeuble pour s’en convaincre.

 

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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