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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 20:37

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REVUE DE PRESSE

 

L’extension de Roland-Garros n’est pas jouée

C’est du tennis mais le tribunal administratif de Paris a décidé de jouer les prolongations. Les juges, qui devaient rendre ce lundi leur arbitrage sur le projet d’extension du stade de Roland-Garros (16e), ont décidé de se donner du temps. Fait rare dans ce genre de procédures, ils viennent de reporter leur jugement et de convoquer une nouvelle audience pour préciser les arguments déployés de part et d’autre du filet. D’un côté, la Fédération française de tennis (FFT) et la mairie de Paris. De l’autre, deux associations de riverains du bois de Boulogne, vent debout contre le projet.

Un budget de 340M€ : que signifie ce coup de théâtre juridique ? Aucun des deux camps ne sait à quoi s’en tenir mais tous les deux s’affirment « confiants ». Parmi la volée de recours préparés par les opposants au projet, cette première bataille juridique porte sur la convention d’occupation du domaine public (CODP), par laquelle la mairie de Paris a accordé à la FFT l’autorisation d’étendre son emprise sur 12,5 ha (contre 8,5 ha actuellement) pendant la période du tournoi du Grand Chelem. « Nous sommes ravis de pouvoir à nouveau faire entendre notre point de vue, on reste convaincus du bien-fondé de notre démarche », commentait hier Gilbert Ysern, le directeur général de la FFT.

Lors de la première audience, pourtant, le rapporteur public avait donné l’avantage aux associations de riverains et préconisé que la FFT et la mairie de Paris revoient leur copie, dans ce secteur très protégé, situé entre le bois de Boulogne et les serres classées d’Auteuil.

Le projet, déjà revu et corrigé par la FFT à l’issue d’une houleuse série de réunions publiques, devrait aboutir à l’horizon 2018. La facture des travaux, parmi lesquels figure la construction d’un toit pour le court central, s’élève aujourd’hui à 340M€. C’est 70 M€ de plus que dans le chiffrage initial. (Christel Brigaudeau – Le Parisien, 10/01/2013).

 

La maison de Dalida en vente : un duplex de légende

C’est l’une des plus belles demeures de la très prisée butte Montmartre. L’appartement en duplex situé au dernier étage de la maison ayant appartenu à la chanteuse Dalida, qui aurait eu 80 ans aujourd’hui, est en vente pour 2,23 millions d’euros, a-t-on appris hier auprès de Xavier Attal, fondateur de l’agence Immo Best International, qui en gère la vente exclusive. Ce bien d’exception de 100 m² offre surtout une vue imprenable qui embrasse toute la capitale avec un panorama à plus de 180 degrés, depuis son balcon et sa terrasse extérieure. Sa propriétaire actuelle, qui souhaite garder l’anonymat, a choisi de se séparer de ce bien unique. Dalida a vécu dans ces pièces de 1962 jusqu’à sa disparition en 1987, à 54 ans. Après sa mort, l’immeuble avait été divisé en plusieurs appartements, et c’est aujourd’hui le plus prestigieux d’entre eux qui est à acquérir, précise-t-on. (Direct Matin, 17/01/2013).

 

La grande serre tropicale du zoo de Vincennes se déploie

Paris 12e, mardi. Emergeant de la brume hivernale, entre les arbres dénudés, la structure de la grande serre tropicale du futur zoo de Vincennes apparaît, non loin de la future entrée. C’est là, sous une voute de verre de 100 m de long, 40 m de large et 16 m de haut que seront recréées des conditions tropicales humides pour y accueillir une faune extraordinaire : insectes, amphibiens, reptiles, oiseaux en vol libre, tamanoirs, primates ou encore paresseux… Mais il faudra attendre avril 2014 avant de pouvoir admirer ces animaux dans leur nouvel environnement.(Le Parisien, 10/01/2013).

 

Les Batignolles accueilleront bien le palais de justice

Paris 17e. La décision est tombée hier : il y aura bien un palais de justice aux Batignolles. Après des semaines de suspense, le gouvernement a fait savoir qu’il ne reviendrait pas sur le déménagement du tribunal de grande instance vers ce nouveau quartier parisien. Les services du Premier ministre ont validé le partenariat public-privé signé en février 2012 avec un groupement d’entreprises mené par Bouygues sous l’ancienne majorité. D’ici à 2017, les Batignolles verront émerger un bâtiment de 160 mètres de haut, œuvre de Renzo Piano, l’architecte du centre Pompidou. Près de 10.000 personnes y travailleront.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira, avait émis de fortes réserves sur le coût du projet visant à déménager une partie des locaux de l’île de la Cité (1er). Dès juillet, elle avait demandé une inspection générale sur le sujet. En octobre, elle avait évalué le coût du contrat sur vingt-sept ans à 2,7 milliards d’euros, soit quatre fois l’investissement initial.

Recours : La maire (UMP) du 17e arrondissement, Brigitte Kuster, salue cet engagement qui « met un terme aux incertitudes ». Pour elle, le palais de justice constitue une « formidable opportunité pour le développement économique du quartier Clichy-Batignolles ». Sollicitée, la Ville de Paris n’a pas fait de commentaire. Bertrand Delanoë avait apporté son soutien à la poursuite du projet.

Pour l’association La Justice dans la Cité, opposée au projet, le feuilleton n’est pas achevé. « Nous avons déposé un recours devant le tribunal administratif contre une série de contrats passés, et la décision est attendue pour le premier semestre 2013, avant le début des travaux », indique son président, Me Cyril Bourayne, qui juge le projet « ruineux ». Et trouve la décision du Premier ministre « surprenante, prise à contre-pied de la ministre de la Justice ». (Vincent Michelon – Métro France, 11/01/2013).

 

La « butte des Batignolles » est née

On connaissait la butte Montmartre, la Butte-aux-Cailles ou encore les buttes Chaumont. Voici venue une nouvelle « émergence » parisienne : « la butte des Batignolles ». C’est ainsi que François Grether, en charge de l’aménagement de la ZAC Clichy-Batignolles, a baptisé le secteur ouest du plus grand chantier de Paris, dans le 17e arrondissement. Le JDD dévoile aujourd’hui le visage de ce nouveau morceau de ville de 200.000 m² de plancher, inséré entre le parc Martin-Luther-King et les voies ferrées de la gare Saint-Lazare. « Il sera visible de très loin et dominera le quartier », assure l’architecte-urbaniste.

 

Vitesse limitée à 20km/h ; pas de places de stationnement

Tout en longueur et surélevé de 10 mètres par rapport aux rails, il sera construit sur une dalle au-dessus d’un garage à locomotives et d’espaces techniques de la SNCF. Et il accueillera une vingtaine d’immeubles, dont certains s’élèveront à 50m de haut (15 étages), bien au-dessus du gabarit haussmannien (37m). Une butte qui ne passera pas inaperçue, donc.

Depuis six mois, architectes, paysagistes, promoteurs, bailleurs sociaux et Ville de Paris se réunissent au sein d’un « atelier de conception » également appelé « workshop ». Objectif : dessiner un paysage urbain cohérent dans lequel les bâtiments ne sont pas posés côte à côte mais « dialoguent les uns avec les autres », selon Didier Bailly, directeur de Paris-Batignolles Aménagement. Ce travail vient de s’achever ; l’atelier a été clôturé le 11 janvier. (La phase 2 du secteur ouest - 100.000 m² côté Maréchaux, démarre en ce moment, avec le retrait des dossiers par les promoteurs). Et les permis de construire des différents bâtiments seront déposés dans deux mois de façon simultanée. Cette « méthode passionnante et inédite à cette échelle », explique François Grether, a débouché sur « une sorte de cohésion, sans l’uniformité de l’époque royale ou impériale ».

Le futur quartier s’articulera autour d’une nouvelle rue de 600 m de long et 23 m de large, qui reliera le pont Cardinet au boulevard Berthier. Une voie ouverte à la circulation automobile et aux bus, où la vitesse sera limitée à 20 km/h, sans places de stationnement – excepté pour les deux-roues, Autolib’ ou aires de livraison-, avec des végétaux de différentes hauteurs plantés à profusion. Cette rue sera bordée par des immeubles de bureaux le long des voies ferrées et par des logements (sociaux et privés) le long du parc. Deux ponts franchiront le faisceau ferroviaire et un autre les Maréchaux, au débouché de la rue.

 

Un centre commercial et sept salles de cinéma

« Deux polarités fortes » sont prévues de part et d’autre de cet axe : un centre commercial de 10.000m² au sud (pont Cardinet) et un cinéma « miniplexe » de sept salles au nord, connecté au boulevard Berthier. Entre les deux, les pieds d’immeuble abriteront des équipements (écoles, crèches, gymnase…), des cafés-restaurants et des commerces.

Ambition : créer un flux piéton et « apporter de la vie au quartier », précise François Grether. Un opérateur unique, propriétaire de toutes les surfaces commerciales (MAB,une filiale du groupe néerlandais Bouwfonds Marignan), aura pour mission de favoriser le commerce indépendant.

Onze architectes travaillent sur cette phase 1 : de jeunes équipes en vogue, tels les chinois MAD, les français Brisac & Gonzalez, des portugais, des parisiens, mais aussi de vieux briscards comme Jean-Paul Viguier. Une dizaine d’immeubles clairs aux socles communs ou imbriqués se tourneront perpendiculairement à la rue, jamais alignés, pour générer des « dégagements visuels » et « laisser passer la lumière ». « Le cahier des charges prévoit aussi un maximum d’espaces extérieurs, balcons et terrasses », ajoute Didier Bailly.

Cécile Brisac qui signe un programme de 143 logements sociaux, une école de 15 classes et un centre sportif le confirme : « On a voulu utiliser la lumière comme un élément sculpteur ». (Bertrand Gréco – JDD, 20/01/2013).

 

Les ouvriers entrent au Panthéon

Cent quarante ans, c’est long. Même pour un monument qui semble aussi indestructible que l’idée qu’il incarne, celle de la nation. Le Panthéon, un des édifices les plus emblématiques de la capitale, n’avait fait l’objet d’aucune campagne de restauration depuis 1873. Un trop long bail, notamment pour l’imposant dôme, qui laisse passer l’eau… Hier, le Centre des monuments nationaux (CMN), établissement public chargé de la gestion du site, a donc lancé une première tranche de travaux. Un chantier d’exception qui constitue l’un des plus importants d’Europe.

« La toiture est vraiment en mauvais état », explique Philippe Bélaval, président du CMN, dans l’ambiance glaciale, météo oblige, de la crypte du monument. « Elle avait notamment souffert lors de la tempête de 1999. Cela a provoqué de nombreuses infiltrations, et les structures métalliques qui servent de squelette au bâtiment se sont oxydées. A long terme, c’est la solidité même de l’édifice qui était menacée. D’où l’importance de ces travaux. »

Un financement difficile

Cette première tranche, prévue jusqu’en mars 2015, devrait mobiliser quelques 250 personnes. Elle comprend la restauration complète des couvertures en plomb de l’immense coupole, la reprise des éléments métalliques, mais aussi la restauration des maçonneries et des éléments sculptés. Plus facile à dire qu’à faire… Le chantier est en effet quelque peu compliqué par l’état et la taille du monument. Il vient d’ailleurs de débuter par la pose de micropieux dans le sol autour du bâtiment pour soutenir le futur échafaudage de 315 t. Le tout pour éviter qu’il s’appuie sur les façades et les endommage un peu plus. Et, comme le Panthéon culmine à 82 m, il faudra ensuite mettre en place une grue de 96 m !

Reste un autre obstacle majeur : l’argent. Cette première étape, dont la facture s’élève à 19 M€, est financée. Mais, dans l’idéal, trois autres phases sont envisagées pour une rénovation complète de l’édifice. Des travaux qui pourraient durer jusqu’en 2022 et dont le montant dépasserait les 100 M€. A ce prix-là, et compte tenu des restrictions budgétaires au ministère de la Culture, le Panthéon pourrait peut-être attendre encore quelques années. (Christophe Levent – Le Parisien, 26/01/2013).

 

Ce bâtiment de fer du 11e va retrouver son éclat

Un diagnostic de la façade sera bientôt établi

L’appel a été entendu. Depuis bientôt trois ans, l’Acap (Association de défense pour l’aménagement concerté de l’avenue Parmentier) réclamait à la Ville la rénovation de la façade de l’ancienne sous-station électrique Voltaire. La mairie d’arrondissement vient d’annoncer que le chantier devrait démarrer cette année.

 La nouvelle a toutefois été accueillie avec circonspection par Claude Combes, le président de l’Acap. « En 2011, on nous avait promis que des travaux de réhabilitation auraient lieu en 2012 et il ne s’est rien passé. La façade est toujours dans un triste état. »

Construit en 1908 sur les plans de l’architecte-ingénieur Paul Friesé, ce grand bâtiment de l’avenue Parmentier (11e) faisait partie d’un ensemble de neuf sous-stations créées par la Compagnie parisienne de distribution d’électricité pour alimenter le métro en courant. Mais, contrairement à son frère jumeau du Temple (10e), l’édifice n’a jamais été classé au titre des monuments historiques.

 

Devenu un lieu culturel

Longtemps laissé à l’abandon, il a fini par être racheté à EDF par la mairie de Paris, puis transformé en 2008 en lieu culturel. Occupé par la Générale, un collectif d’artistes qui vient de voir son bail renouvelé pour trois ans, l’édifice abrite désormais une salle polyvalente au rez-de-chaussée, pouvant recevoir du public, ainsi que quatre bureaux. « La façade, c’est une chose, mais il y aurait aussi des travaux à faire à l’intérieur. Tout un étage est condamné », souligne Emmanuel Ferrand, le président de la Générale.

Dans un courrier adressé dès 2009 à Danielle Pourtaud, l’adjointe (PS) de Bertrand Delanoë chargée du patrimoine, Patrick Bloche, le député-maire (PS) du 11e, avait lui aussi jugé « l’état de conservation du bâtiment […] peu satisfaisant. […].  Les structures métalliques ne sont plus protégées de la corrosion et les produits verriers ne sont plus adaptés aux contraintes d’isolation thermique des bâtiments actuels. Plus inquiétant, les désordres sont suffisamment importants pour affecter la stabilité du bâtiment dans un délai de cinq ans », avait écrit l’élu.

Première étape avant les travaux, le service local d’architecture a été chargé de réaliser un diagnostic de la façade. Le dossier devrait être transmis au printemps à la direction du patrimoine et de l’architecture. Il appartiendra alors à l’Hôtel de Ville de lancer les marchés. (Joffrey Vovos - Le Parisien, 14 janvier 2013).

 

 Kengo Kuma signe l’extension du musée Albert-Kahn

 Reflet du dialogue entre les cultures, le projet d’extension et de rénovation du musée et jardin Albert-Kan à Boulogne-Billancourt, remporté par Kengo Kuma, rend hommage à l’œuvre du banquier humaniste. A l’unanimité, le jury a choisi la proposition de l’architecte japonais, qui inscrit la tradition nipponne dans la modernité.

Donner une cohérence : le projet comprendrala création d’un auditorium (120 places) dans la galerie d’exposition existante, la rénovation de neuf bâtiments existants et la création d’un bâtiment neuf. « Notre objectif : réarticuler les différents aspects du site pour donner une cohérence sur le fond et sur la forme », explique Patrick Devedjian, président du conseil général, maître d’ouvrage.

Ce nouvel édifice, de 2 300 m², est imprégné de culture japonaise. « Côté sud, sur la rue, des effets de coupe et de fuites rappellent les éléments d’un origami, l’art du pliage du papier au Japon », souligne Kengo Kuma. Cette façade, composée d’éléments en aluminium, laisse deviner les espaces d’exposition.

« Le projet réinterprète par ailleurs un élément traditionnel de l’architecture japonaise : l’engawa, espace de transition entre l’intérieur du bâtiment et son environnement, permettant de déambuler et de contempler le paysage », précise Diego Lopez, directeur du projet pour Kuma & Associates Europe.

Côté nord, à l’intérieur, les rideaux des engawas en façade, jalousies de bois et de métal, dialoguent en harmonie avec le jardin.

Implanté à l’angle de la rue du Port (98 m de façade) et de la rue des Abondances (18 m de façade, le bâtiment se présente sur trois niveaux côté jardin, deux côté rue. On y accède par une rampe depuis la rue comme une promenade. Au rez-de-chaussée, on trouve un restaurant (60 couverts), un salon de thé aménagé selon les règles de l’art, en lien avec un jardin zen, un espace d’exposition permanente (370 m²) ; à R + 1, un espace réservé aux expositions temporaires (830 m²), et à R + 2, une bibliothèque pour chercheurs.

Ce projet HQE aura recours à la géothermie. Le chantier devrait débuter en janvier 2015 pour s’achever à l’été 2017. Montant de l’investissement assuré par le conseil général : 26,7 millions d’euros TTC (valeur 2011).

(Hervé Guénot – Le Moniteur, 25/01/2013).

 

 V I S I T E S

 

1er arrondissement

 

42, rue Croix des Petits-Champs

PC-075-101-12-V-0055 . — Pét. : M. Alexandre CAYLA, HOTEL DE ROUEN S.A.S. — Arch. : CABINET CIE D’ARCHITECTURE, 18, rue Daval, 75011 PARIS. — Réhabilitation d’un bâtiment de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’hôtel de tourisme avec changement partiel de destination d’un commerce en vue de l’extension de l’hôtel et permutation de 4 m2 d’hôtel en commerce, création d’un ascenseur côté courette, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures et ravalement des façades, modification d’aspect extérieur et déplacement de liaisons verticales. Surface créée : 5 m2. Surface démolie : 18 m2. S.T. : 100 m2.— Date d’enregistrement : 09-11-2012.

Le vieil hôtel de Rouen, qui réunissait deux charmantes maisons anciennes aux planchers mal raccordés, va être réhabilité pour devenir un ambitieux hôtel quatre étoiles, le Pocket Palace. Ce permis en cours est une nouvelle version du PC 075 101 12 V 0017 examiné par la Commission du Vieux Paris qui avait demandé alors, pour préserver le caractère  de la rue, que le retrait  de la façade au 5° étage soit conservé. Ce qui sera fait.  La toiture côté droit sera effectivement rehaussée à hauteur du côté gauche, mais elle restera invisible du fait du retrait existant.  Ainsi l’hôtel bénéficie, en toute discrétion, d’un étage supplémentaire et d’un comble technique  pour climatisation, tandis que la ligne des toits avec  leurs hautes cheminées est préservée. Le projet semble respectueux dans son ensemble. Il s’attache à conserver les  deux étroites maisons bien distinctes, alors qu’elles ne seront plus qu’une seule entité. Dans ce but, les deux descentes d’eaux pluviales sont conservées.

Côté courette, la toiture sera surélevée du R4 au R5 pour abriter la cage d’ascenseur élevée sur la totalité de l’emprise de la courette depuis le sous-sol. Au total,  7 étages desservis par l’ascenseur extérieur + 3 escaliers. Grands bouleversements intérieurs avec démolition et reprise du mur de refend, anciennement  mur mitoyen. Démolition de planchers pour trémies d’ascenseur ou d’escaliers, remise à niveau des planchers, consolidation des souches de cheminées.

En façade, ravalement par un enduit blanc aspect pierre. Les garde-corps sont changés.  Les huisseries sont toutes uniformisées  en bois  couleur blanche pour les fenêtres, terre d’ombre pour les devantures dont  les vitrages sont plaqués de profilés en aluminium doré. La devanture s’organise en 3 parties : entrée-accueil au centre, restauration et bar à vin. Bandeaux et stores  sont ornés d’un liseré et d’un lettrage dorés. Il sera créé une porte d’entrée en fer forgé et verre.

Quelques dorures pour les 4 étoiles du palace et un air pimpant, c’est semble-t-il, tout ce qui menace ce beau patrimoine.

 

2e  arrondissement

 

1-3, rue Feydeau et  23-27, rue N.D. des Victoires

PC-075-102-12-V1025  — Pét. : RREEF INVESTMENT GMBH. — Restructuration d’un bâtiment de bureau de 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol, avec création d’escaliers et d’ascenseurs, modification et ravalement des façades avec isolation thermique par l’extérieur des façades sur cour, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures  sur rue et cour, rénovation de la toiture avec création d’un cheminement et remplacement des garde-corps, après démolition de planchers, d’un ascenseur, et d’un bâtiment de 1 niveau à rez-de-chaussée sur cour. Surface démolie : 466 m2. Surface créée : 130 m2. — Date d’enregistrement : 08-11-2012.

 

Le projet concerne la rénovation totale d’un bâtiment en pierre de taille construit en angle, au début des années 1920, à usage de bureau. Les derniers étages sont en brique claire. Le projet semble respectueux de ce grand immeuble en très bon état qui a subi peu de modifications extérieures, à l’exception des huisseries et de quelques ajouts dans la cour.  Il restera  immeuble de bureau, mais avec une meilleure distribution intérieure.  Les documents de 1925 conservés vont permettre de restituer les menuiseries d’origine, moins sévères. Seuls les châssis de l’entrée seront modifiés après la suppression réglementaire des marches du seuil.Les travaux  se concentrent  sur  l’amélioration de la sécurité, l’accessibilité, la gestion de l’énergie, l’optimisation de la place et l’éclairage du sous-sol :

-  Démolition d’annexes techniques et d’un petit bâtiment dans la cour, pour 4 places de stationnement, abritées par une structure métallique sous auvent qui servira de terrasse au 1° étage ; plantes grimpantes le long des murs ;

 - Redistribution des plateaux de bureaux par création d’escaliers neufs dans les trémies existantes ;

-  Batterie d’ascenseurs en duplex créés en remplacement de l’ascenseur de la cour ;

-  Restitution de l’entrée principale à l’angle ;

- Sous-sol remanié pour salles de conférence, vestiaires, maintenance. Quelques fenêtres seront légèrement reprises pour faire entrer la lumière naturelle.

 Pas d’inquiétude.  On notera l’amélioration spectaculaire de l’entrée principale du fait de l’abaissement du seuil  et de l’allongement des verrières qui dégagent deux verticales intéressantes,  jusqu’alors tronquées. La façade d’angle en est valorisée et l’accueil gagne une allure plus prestigieuse correspondant mieux à la qualité de l’immeuble.  Accessoirement, un meilleur éclairage du hall dans sa partie abaissée à l’avant  et sa partie haute d’origine à la suite.

 

3e arrondissement   

 

80, rue de Turenne et  7, impasse Saint-Claude                                                  

PC-075-103-12-V-0029 — Pét. : M. Olivier LEBLANC, SGIM. — Arch. : CABINET MONCHECOURT & CORD, 19, rue de Turenne, 75004 PARIS. — Restauration et réhabilitation d’un bâtiment d’habitation de R+5 avec changement de destination de commerce en habitation (2 logements créés), restauration et remplacement de menuiseries extérieures, remise aux normes et restauration des garde-corps sur rue, restauration du porche, création d’une trappe d’accès à la toiture, après création et bouchement de trémies, suppression d’escaliers et démolition d’un édicule sur cour. Surface créée : 131 m2. Surface supprimée : 51 m2. S.T. : 1 925 m2. — Date d’enregistrement : 15-11-2012.

 

La parcelle de 1925 m2 s’étend de la rue de Turenne jusqu'à l’impasse Saint-Claude. Elle s’inscrit dans le périmètre de sauvegarde et de mise en valeur du Marais. Cet ensemble comprend 3 entités qui constituent l’hôtel « Voysin », construit sur l’ancienne rue Saint-Louis au Marais vers 1660 par Libéral Bruant pour le compte de François Le Coigneux. L’ancien hôtel particulier (B) entre cour et jardin était autrefois encadré sur rue par deux maisons indépendantes (aujourd’hui A et C). Elles possèdent chacune une petite cour, séparée de la grande par un mur arrondi. La plus grande (A), percée d’une large porte cochère, constitue l’accès principal aux trois immeubles. Ces deux maisons de rapport ont été reconstruites entre 1770 et 1775 en pierre de taille sur 3 étages et un comble mansardé. Elles sont mieux entretenues que l’hôtel qui, lui, périclite. En 1840, l’hôtel passe dans les mains de deux nouveaux propriétaires qui se le répartissent. D’où certaines modifications ; suppression des cours fermées pour les maisons sur rue et construction à leur emplacement de deux édicules abritant les loges respectives. La surélévation sur rue date de cette époque.

La façade du bâtiment A sur rue a été ravalée il y a 5 ans et ne comporte pas de dégradations visibles. Le RDC et les deux premiers étages sont en pierres de taille appareillées. Les deux étages supérieurs sont en enduits de type plâtre et chaux, badigeonnés. Les couvertures sont en terrasson cuivre, dans un état d’usage normal. La toiture de la loge est de même facture et munie de deux châssis de toits parisiens et d’une petite excroissance en dalle de béton et pavé de verre. Les façades sur cour ont fait l’objet d’un PC en juillet.

La projet prévoit  :

  • La dépose des réseaux apparents en façade sur cour et dans le passage commun ;
  • Les deux commerces en RDC et R+1 seront conservés et réaménagés. L’étage sera réaffecté au logement ; suppression des escaliers, trémies rebouchées.
  • Dans la courette,  la construction de planchers intermédiaires à tous les niveaux permet la création de pièces d’eau manquantes. Cette densification suppose un complément de toiture qui sera intégré à la toiture existante.

Le contrôle et la révision des toitures et gouttières, avec intégration des ventilations, sorties et prises d’air, cheminée de chaufferie, châssis d’accès au toit, dispositifs de sécurité pour l’entretien, etc.

 

4e arrondissement

 

 1, quai des Célestins

PC-075-104-12-V-0020— Pét. : MM. Andrea MARCELLI et Nicolas LEFEVRE, S.A.S. LES 3230 NAUTES. — Arch. : M. Luc LEFEVRE, 34, rue Auguste Micon, 42300 ROANNE. — Changement de destination, en vue de l’aménagement des berges de la Seine, d’un bâtiment de bureau de 1 étage, sur quais haut et bas, en bar-restaurant, avec construction d’une mezzanine dans le volume du 1er étage, création de 2 baies de fenêtres au 1er étage côté quai bas et nettoyage des façades avec remplacement des menuiseries extérieures. Surface créée : 28 m2 — Date d’enregistrement: 06-11-2012.

 

Cette maison de l’ancien port des Célestins (voir photo du port en 1890) a été construite vers 1850 à la demande de la Direction des secours publics de la Préfecture de Police pour les besoins du service de la navigation. Ce bâtiment est protégé au titre du PLU.

Le réaménagement  de cette maison, propriété du Port de Paris, prend place dans le cadre plus large de l’aménagement des quais rive droite de la Seine, entre l’Hôtel de Ville et le port de l’Arsenal, portion des berges classée par l’UNESCO  en 1991. Le bâtiment a conservé en l’état ses façades depuis la construction. Il a en revanche subi d’assez profondes modifications intérieures. Le pavillon ouest est intégralement occupé par une cheminée d’aération en béton réalisée par la RATP pour la ventilation d’une ligne de métro et le plafond du pavillon est une dalle de béton avec pavés de verre. Il ne subsiste rien d’anciens aménagements intérieurs.

 

Les travaux visent à ouvrir un café au RDC et un restaurant au premier. A cette fin, le présent projet  concerne essentiellement le percement au premier étage du corps central de deux fenêtres de part et d’autre de la baie existante et les deux ouvertures au RDC.  Des terrasses avec tables et bancs fixes  sont déjà aménagées en amont et en aval, au pied des escaliers qui descendent de part et d’autre du bâtiment.

La CVP a examiné cette demande et s’est prononcée contre le percement de deux fenêtres au premier étage de la façade côté Seine de cette maison . Elle demande qu’une autre solution soit recherchée pour l’éclairage de cette pièce (séance plénière du 14 décembre 2012). On peut comprendre cette position du fait  que cette maison de bateliers est l’une des toutes dernières survivantes.

 

7e arrondissement

 

 

46, rue de Bourgogne 

 

PC-075-107-12-V-0047— Pét. : Mme Bénédicte PERDRIEL, S.C.I. CIVISTA. — Arch. : M. Xavier BERNARD, 2, rue d’Enghien, 75010 PARIS. — Rénovation d’un bâtiment d’habitation avec ravalement  des façades sur rue, cour d’honneur, jardin et courette, pose d’un parement de pierres sur porte de garage, réfection partielle de la couverture et du pavage de la cour, restauration des menuiseries extérieures XVIIIe, suppression et création de fenêtres en façade sur courette  et en toiture, pose d’un châssis de désenfumage et  création et suppression de trémies d’escalier et d’ascenseur, après démolition d’un édicule sur courette. Surface créée : 33 m2. Surface supprimée : 90 m2. S.T. : 1 458 m2. Bâtiment  inscrit au titre des monuments historiques le 29-03-1926. — Date d’enregistrement : 14-11-2012.

 L’hôtel particulier dit « l’hôtel d’Anlézy », du nom de son 1er propriétaire, a été construit en 1772. Il  est jumeau de l’hôtel de Pomereu (ancien hôtel de Choiseul-Praslin)  situé au 48 , édifié en 1773 par le même architecte Guillaume Trepsatet restauré et remanié par l’architecte en chef des monuments historiques, Benjamin Mouton en 2000/2003.  Le plan des deux hôtels, tel qu’il apparaît dans la gravure de CH. Krafft et N. Ransonnette, confirme cette similitude, à l’exception des façades sur jardin qui adoptent chacune un aspect particulier ; nous ne sommes pas en présence d’un hôtel classique entre cour et jardin.  Autrement dit la séparation médiane ne matérialise pas un partage a posteriori mais une situation d’origine.

L’hôtel d’Anlézy était originellement composé d’un corps de bâtiment sur rue, d’une aile en retour sur la cour d’honneur et d’un grand corps principal entre cour et jardin. Il a d’abord connu toute une série de transformations vers le milieu du XIXe dans le cadre d’une première redistribution des bâtiments en plusieurs logements. Ces modifications ont porté notamment sur les surélévations d’un niveau de combles à la Mansart du corps de bâtiment sur rue et d’un niveau de façade surmonté de combles pour constituer le vaisseau de l’escalier d’honneur, enfin le redressement de la couverture pour aménager les combles du corps principal. Puis une aile de bâtiment a été rajoutée en 1890 sur l’arrière du jardin, enfin divers travaux d’aménagement intérieur se sont succédés au long du XXe siècle.

Une partie des façades de l’hôtel d’Anlézy étant inscrite au tittre des monument historiques depuis 1926, le bâtiment et ses intérieurs seront protégés. Actuellement l’hôtel se compose de plusieurs bâtiments destinés à l’habitation et aux services. Côté rez-de-cour, les anciennes écuries aménagées pour neuf chevaux et les remises des carrosses et voitures ont été transformées en garage.

 

Le nouveau propriétaire souhaite procéder à des travaux de réaménagement et d’amélioration du bâtiment en tenant compte des conservations et préservations nécessaires des configurations bâties existantes, voire des restaurations, tout en améliorant la distribution actuelle des appartements, ce qui permettra de rendre les appartements indépendants les uns des autres.  La superficie actuelle des logements sera légèrement diminuée pour permettre la création de paliers d’accès et de circulations  communes au profit d’une nouvelle distribution que les deux ascenseurs regroupés faciliteront.

 

Les façades sur cour d’honneur sont construites en pierre de taille, faux appareillage. Leur état est correct et ne nécessite pas de ravalement. A part quelques réparations au mortier et des reprises de zinguerie, les interventions seront limitées à un nettoyage des algues et salissures.

Les menuiseries extérieures seront restaurées, quelques-unes seront remplacées. Seul un édicule en encorbellement à usage de wc sur la petite façade Est de la courette intérieur de l’aile du XIXe serait démoli pour ré-harmoniser les façades de la courette. Les trois façades de cette dernière seront ravalées et des ouvertures de ventilation seront pratiquées dans le faux comble.

La toiture côté cour du corps principal de logis est vétuste. Côté rue, les brisis ardoise du XIXe sont en bon état. Côté jardin le chéneau du corps principal ainsi que le brisis ardoise sont en état vétuste. Les interventions seront limitées à des réfections partielles à l’identique.

Le jardin : les murs sont dégradés et les sols doivent être décapés pour remettre de la terre et de nouvelles plantations, les deux arbres de haute tige seront conservés.

 

On constate que dans ce projet,  les travaux sont réduits au strict nécessaire, avec une volonté manifeste de préserver le patrimoine.

 

1-5, rue Duvivier et , 157, rue de Grenelle

 PC-075-107-12-V-0044— Pét. : M. Nicolas GAGNEUX, CLI. — Arch. : ARCHIMAT, 25 av. de Verdun, 92170 VANVES. — Surélévation de 2 étages, après démolition

 de la toiture, du bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et cour, à usage de bureau et d’habitation (1 duplex créé), avec redistribution intérieure, construction d’un escalier menant du rez-de-chaussée au 1er étage, suppression du cloisonnement des caves transformées en extension d’habitation, construction d’un bâtiment d’habitation de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol (1 logement créé), sur cour, après démolition du bâtiment existant à rez-de-chaussée et démolition d’une partie de bâtiment à rez-de-chaussée sur cour pour création d’un jardin et d’un local vélos. Surface supprimée : 67 m2. Surface créée : 329 m2. S.T. : 546 m2. — Date d’enregistrement : 05-11-2012. BMO 14 décembre 2012.

Sur ce terrain sont construits 5 bâtiments  A-B-C-D-E à usage mixte de logements, de commerce et de bureaux. Les façades des 3 bâtiments A-B-C sur rue sont traitées, quasiment à l’identique.

 

Le projet consiste à :

- modifier le bâtiment B par une sur élévation, un réaménagement intérieur et la transformation des caves existantes.

- construire un triplex à l’emplacement du bâtiment D.

- construire un local à vélo à l’emplacement du bâtiment E

- rénover les appartements conservés du bâtiment C.

- réaménager la cour en la végétalisant.

 

Le bâtiment B (sur rue) est actuellement composé d’un RDC et de deux niveaux de logements, le tout sur un sous-sol.

Le projet consiste en une surélévation de deux niveaux qui assurera la continuité entre le bâtiment A et le bâtiment C. La surélévation de ce Bât. B sera occupée par un logement en duplex, accessible depuis la cage d’escalier existante, et qui aura la possibilité de profiter de l’accès à sa toiture terrasse aménagée et partiellement végétalisée, depuis une verrière escamotable.

Ce duplex profitera aussi du réaménagement de la totalité de la grande cave voûtée qui deviendra une belle salle audio vidéo.

Cette surélévation sera construite en structure métallique composée de grandes poutres horizontales apparentes reprenant le principe des appuis de fenêtre filants des bâtiments existants et de remplissages verticaux alternant les baies vitrées en acier laqué blanc grisé mat, des trumeaux en acier laqué blanc grisé mat et des volets coulissants persiennés en acier laqué blanc grisé mat.

Ces remplissages seront alternés de manière aléatoire, tous les volets étant mobiles et posés sur un rail unique filant tout le long de la poutre horizontale. Des garde-corps, d’une grande sobriété en acier laqué, permettront d’assurer la sécurité des personnes.Le réaménagement des deux étages de logements existants qui seront transformés en un grand duplex accessible depuis le 1er étage grâce à la construction d’un escalier intérieur privatif et indépendant implanté en fond du local commercial situé au RDC.

Le fond de la parcelle sera occupé par la construction d’un triplex dont les deux étages supérieurs seront construits dans le prolongement des bâtiments existants sur les parcelles mitoyennes. Accessible depuis la cour intérieure, ce logement profitera d’un grand jardin privatif à RDC et d’une belle terrasse au 1er étage. Sa toiture terrasse inaccessible sera recouverte d’un substrat végétal de plantes grasses. Comme la surélévation du bâtiment B.

Construction d’un local à vélos à la place du bâtiment E.

Toutes les constructions bâties à l’occasion de ce permis de construire feront l’objet d’un traitement architectural similaire et reconnaissable. Les bâtiments conserveront des proportions et une esthétique fidèles à l’existant et en harmonie avec les bâtiments alentours.

La façade rue de Grenelle (bât. A) est inchangée. Les appartements conservés du bâtiment C seront rénovés.

La cour sera réaménagée en la végétalisant. Elle sera composée d’une partie privative et d’une partie commune.

 Ce projet semble être soucieux de l’esthétique et de l’harmonie. Certes la partie construite s’insère dans le cadre, mais ne se dissout pas dedans, elle reste nettement visible.

  

10e arrondissement 

 

13, boulevard de Strasbourg

 

PC-075-110-12-V- 0026— Pét. : Mme Elisa DUBOIS, S.A.S. MUSICALS. — Arch. : M. Jacques MECHALI, 42, rue du Docteur Roux, 75015 PARIS. — Réhabilitation de l’ancien théâtre de la Scala, avec restructuration des volumes, création d’un 2e niveau de sous-sol, modification de la distribution, réfection de la façade sur rue et de la couverture et création d’une terrasse végétalisée après démolition de la charpente et de planchers. Surface créée : 162 m2. Surface supprimée : 214 m2. S.T. : 930 m2. — Date d’enregistrement : 05-11-2012

 

La Scala, ancienne salle de music-hall créée en 1874, fut un célèbre music-hall. Elle a été transformée en salle de cinéma en 1936 et spécialisée à partir des années 1970 en cinéma porno. La salle ferme au cours de l’été 1999. En 2000 La Scala a été rachetée par l’Eglise universelle du royaume de Dieu pour en faire un lieu de culte, mais les oppositions du quartier amènent la mairie de Paris à refuser les permis de construire. La salle est toujours fermée en 2009.

 

Le projet consiste aujourd’hui dans la réhabilitation d’un théâtre avec restructuration des espaces intérieurs.

Définition des espaces créés, fond de scènes, 2 locaux techniques, circulation et ascenseur, un escalier de secours. Réaménagement du 1er sous-sol du rez-de-chaussée du R+1 au R+4 avec transformation de la toiture en terrasse végétalisée. Le projet comprendra la création d’un 2eme sous-sol et d’une surélévation avec également réfection de la façade. On aurait pu s’attendre en façade sur rue, vu l’importance du projet,  à une plus grande marque de signalisation constituant un symbole assez fort pour marquer l’entrée. Le projet montre une certaine modestie par cette forme de vitrine et de petite proportion par rapport à la hauteur du bâtiment existant.

 

Il aurait été intéressant de marquer l’entrée de ce théâtre de manière plus forte. Il s’agit quand même d’un théâtre avec une longue histoire.  

La CVP exprime également « des  réserves sur le projet de restitution d’une façade de salle de spectacle dont les documents originaux sont manquants ».

 

 

12e arrondissement

 

75-79, rue de Reuilly

 

PC-075-112-12-v-0040 – Pet. : M. Yves-Marie ROMAIN, Assoc.. Monsieur VINCENT – Construction de bâtiments de 5 à 7 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’établissement d’hébergement  pour personnes âgées dépendantes (106 lits), de résidence sociale (33 lits), de foyer-logement (26 lits), de crèche (30 berceaux), de lieu de culte, de musée et de stationnement (17 places) avec toitures-terrasses végétalisées et pose de panneaux solaires thermiques (130 m2) après démolition de 2 bâtiments et d’une chapelle.- SHON démolie : 5192 m2 ;- SHON créée : 11055 m2, surface de terrain : 5693 m2, hauteur du projet : 28 m. -Date d’enregistrement : 25/10/2012.

La communauté des Filles de la Charité s’installe dans cette rue de Reuilly en 1830 pour y créer une école de charité et un asile pour enfants. Ces orphelinats pour garçons et pour filles étaient complétés de patronages, d’écoles professionnelles pour 700 apprentis des deux sexes et d’un asile pour jeunes aveugles. La chapelle n’est mentionnée qu’à partie de 1852. Aujourd’hui, c’est la seule construction ancienne qui subsiste sur le site, les autres constructions ayant été remplacées ou très fortement transformées durant les années 1970. L’ensemble accueille de nos jours une résidence pour personnes âgées de 96 places, ainsi qu’un petit musée en sous-sol dédié à Catherine Labouré.

Le projet prévoit la démolition de l’ensemble des constructions pour édifier un nouvel établissement d’hébergement pour personnes âgées, une crèche et une résidence sociale. Une nouvelle chapelle serait aménagée dans l’immeuble sur la rue (avec remploi des vitraux), ainsi que le musée  (rapport de la CVP, séance du 19/02/2013). La CVP a demandé une révision du projet.

 

19e arrondissement

 

149, rue de Belleville

PC-075-119-12-V-0050—— Pét. : Mme Pia LE WELLER. — Construction d’une maison individuelle de 2 étages après démolition d’un chalet. Surface supprimée: 36 m2. Surface construite: 87 m2. S.T.: 1 362 m2. — Date enregistrement : 12-11-2012.

Après avoir traversé  l’immeuble du 149,  banal,  on trouve, tout au bout d’une allée bordée de petites maisons deux chalets, dont un occupé, l’autre en déshérence. La consultation du dossier à Morland, permet de confirmer que cette maison est inhabitable car abandonnée depuis plusieurs années, construite sans fondations, avec une façade en bardage bois vertical en mauvais état (sol et bardage sont moisis), une toiture percée.

Le projet  consiste à construire « une version contemporaine de la cabane en bois ». On peut s’interroger sur la définition d’une cabane dans le langage contemporain : « la façade sera en bardage bois non traité de couleur gris lumière, comme réminiscence de la construction préexistante (!) et rappel à l’histoire du lieu : dans les années 80, un atelier de menuiserie était implanté en fond de parcelle ».

Le perron de 82 cm de haut sera supprimé, un soubassement vitré supportera les étages supérieurs ; un rez--de-jardin semi-enterré et deux demi étages, dont le 2e en retrait, permettront en effet la construction d’un bâtiment de 2 étages qui ne dépassera pas ou peu les maisons autour. La végétalisation de la terrasse ainsi que des 2 toitures donneront « une vision inattendue d’un jardin suspendu ».

Même si ce chalet ne mérite guère plus qu’une démolition au vu de son état, et que les maisons de l’impasse sont de styles divers, il est un peu dommage de réaliser ici un bâtiment aussi sec et anguleux, écrasant de son volume les constructions proches.

 

20e arrondissement

 

19, rue du Groupe Manouchian

 PC-075-120-12-V-0070.  — Pét. : M. Olivier LEBLANC, SGIM S.E.M. — Arch. : CABINET NINEY & MARCA ARCHITECTES, M. Thibault MARCA, 1, bd de Belleville, 75011 PARIS. — Réhabilitation de 2 bâtiments de 1 à 3 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (6 logements créés) avec démolition et reconstruction de planchers, fermeture de la courette du bâtiment en fond de parcelle, modification d’aspect extérieur, ravalement de l’ensemble des façades avec isolation thermique par l’extérieur et réfection de la couverture du bâtiment situé 19, rue du Groupe Manouchian. Surface supprimée : 28 m2. Surface créée : 40 m2.— Date d’enregistrement : 02-11-2012.

Rue nommée «  du groupe Missiak Manouchian » en hommage au résistant exécuté en 1944 suite à l’Affiche Rouge de la propagande vichiste.

 

Le site est situé en arrière de plusieurs fronts bâtis vis-à-vis de voies classées ; de ce fait l’ensemble des façades du site n’est pas classé.

Contrairement à la maison de ville sur rue de type faubourienne, l’immeuble en fond de parcelle datant du XIXe, n’appartient pas à un style architectural particulier. Ces 2 bâtiments ont subi plusieurs incendies et se trouvent dans un état d’usure et de dégradation avancé. La maison côté rue a un large pignon vers la partie la plus dégagée et élargie de la rue, côté nord.

Le projet consiste en la réhabilitation des 2 bâtiments sans perturber le volume existant. La maison de ville sera rénovée et remise en l’état, seule la porte d’entrée sur rue sera déplacée pour être fixée sur le mur pignon. La couverture sera en tuiles plates de terre cuite, la façade sur rue sera doublée et isolée par l’extérieur et recouverte d’un enduit gratté fin blanc gris, le soubassement en peinture gris, le contour des fenêtres en ciment neutre blanc, les fenêtres et persiennes en menuiseries double vitrage bois peint blanc, les garde-corps en fer forgé peint blanc repris sur le modèle original,  la porte d’entrée en acier gris.

La cour intérieure aura le sol en béton lavé gris foncé chiné avec des végétaux.

Cette réhabilitation était nécessaire et conserve à l’identique la maison faubourienne excepté la porte d’entrée déplacée sur le mur pignon qui aurait dû avoir un enduit gris comme la façade. L’enduit blanc de l’Immeuble en fond de parcelle est un choix judicieux en isolant ainsi la maison de l’ensemble et en la faisant ressortir. Donc conservation du patrimoine réussie.

 

107-109 rue Orfila et  69, rue Pelleport

PC-075-120-12-V-0072 — Pét. : M. Eric BERGERON, S.C.I. PELLEPORT ORFILA. —Arch. : S.A.R.L. LLTR-ARCHITECTES -Guillaume TESTAS, 12, rue Georges Lardennois - Butte Bergère, 75019 PARIS. — Construction d’un bâtiment d’habitation de 42 logements, de stationnement (24 places - 730 m2) et de commerce (65 m2), de 6 étages sur 2 niveaux de sous-sols, sur rue, cour et jardins, avec implantation de 35 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture-terrasse, après démolition des bâtiments existants. Surface supprimée : 618 m2. Surface créée : 2 336 m2. S.T.: 664 m2. — Date d’enregistrement : 07-11-2012.

A l’angle, et derrière les immeubles de la rue Pelleport, plusieurs corps de bâtiments hétérogènes ont remplacé progressivement, au cours des années 1880-1890, la modeste construction en RDC attestée en 1865 avec un jardin derrière. La maison d’angle faubourienne, construite en 1884, témoigne de l’histoire du quartier et marque la topographie environnante. Elle abritait, de 1920 jusqu’en 2012, la maison Rousselet, fabricant de « bijoux de haute fantaisie »  pour les couturiers parisiens. Cet ensemble est stratégique face à un carrefour important : l’avenue Gambetta montant depuis l’Hôtel de ville, la rue Pelleport  qui longe l’hôpital Tenon et la rue Orfila (faubourienne) qui se rejoignent ici devant la sortie de métro Pelleport.

 

Le permis de démolir a été présenté à la CVP qui est venue visiter le site, et qui présentera ce dossier lors de sa réunion de Février.

Le projet prévoit la réalisation  d’un bâtiment d’angle de composition horizontale classique en 3 parties :  

- au RDC, un soubassement traité en aluminium laqué gris beige sombre et béton lasuré + anti-graffiti, comprenant  une vitrine de commerce en angle, les grilles, la porte de parking ;

- le corps principal de la façade sera traité par une alternance horizontale de bandeaux pleins préfabriqués formant allèges et de bandes formées de larges fenêtres et trumeaux maçonnés rythmés par des volets persiennés  coulissant en aluminium; les menuiseries seront  en bois brut lasuré ;

- le R+6 en retrait derrière une terrasse sera  revêtu de zinc prépatiné sombre.

Sur cour, à partir du R+2, les logements bénéficieront de balcons filants bordés par des gardes corps à barreaudage vertical incliné ; au RDC, la façade des 2 logements aura une hauteur de plafond plus importante et sera traitée comme une façade d’atelier sur cour, largement vitrée et rythmée verticalement.

Le sol de la cour intérieure sera traité en 2 bandes parallèles égales : un cheminement minéral dans le prolongement du porche et longeant une bande de jardin ; un épais mur massif de béton brut séparera ces deux bandes.

Une maison faubourienne disparait et de plus sur un site stratégique évoqué plus haut qui donnait une respiration à ce carrefour envahi d’immeubles R+6. La maison d’angle pouvait être conservée et un immeuble de logements construit en retrait sur la cour au 107 rue Orfila . Ce projet doit être refusé et  donc le permis de démolir présenté à nouveau .

 

53, rue des Rigoles

 PC-075-120-12-V-0073 — Pét. : Mme Pénélope DE BOZZI et M. Mathieu LEMARIE. — Arch. : M. Nicolas OMET, 7, rue Alexandre Cabanel, 75015 PARIS. — Rénovation et restructuration d’une maison individuelle de R+2, avec surélévation de 1 niveau, ravalement des façades sur rue et jardin et modification des baies en façade sur rue, création d’une véranda sur jardin, réfection de la couverture sur rue et jardin, construction d’une extension de 2 niveaux, après démolition de la charpente et d’un bâtiment en fond de parcelle. Surface créée : 79 m2. Surface à démolir : 21 m2. S.T.: 103 m2. — Date d’enregistrement : 15-11-2012 .

 

La rue des Rigoles est un ancien sentier ouvert en 1730, ayant des petits chéneaux qui conduisaient les eaux de ruissellement vers les regards des aqueducs de Belleville et de St Gervais.

Le terrain se situe dans un environnement architectural disparate, constitué d’une succession de petits immeubles R+3-4, de maisons de ville R+1-3 et de quelques immeubles collectifs allant jusqu’à R+7, avec, en face un HLM en R+11. En fond de parcelle l’héberge est constituée par un mur pignon de l’immeuble en R+7.

 Les bâtiments sont en mauvais état, celui en fond de parcelle est insalubre.

 La façade sur rue est traitée de manière homogène avec l’existant, les chassis existants sont conservés et la largeur des vantaux est reprise pour l’implantation des parties neuves (surélévation d’un étage). En R+2, un Oriel est implanté saillant de 3O cm (pour animer la façade et afficher un dynamisme à la rénovation, selon l’architecte). Le ravalement sera effectué par la pose d’un enduit épais sur une isolation thermique extérieure de couleur blanc cassé avec une finition taloché fin, les appuis de baies de couleur Gris Clair coordonnés au soubassement, les menuiseries métalliques, oriel, balcon, huisseries de couleur Anthracite, les gardes corps seront rénovés et conservés, la couverture  sera réalisée en zinc naturel ; une verrière sera implantée côté rue et une fenêtre de toit côté ouest.

 Le bâtiment en fond de parcelle sera démoli et reconstruit avec une surélévation pour former un R+2. Réalisé en ossature bois avec bandeau au niveau su R+1, la couverture sera une terrasse gravillonnée non accessible et végétalisée.

Une fois de plus une maison de ville perd son aspect par la surélévation, l’ITE, et l’oriel, et quoiqu’en dise l’architecte qui prétend respecter la façade, cette maison n’a plus aucun aspect architectural ni caractère, ce qui n’a pas été le cas de sa voisine lors de la restauration.

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