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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 17:57

Rue-Pajol.jpg

Rue Pajol en 2012

 

Dernières nouvelles

 

 

LA MAISON DE MOUZAÏA NE SERA PAS DEMOLIE

LE PROJET DE DESTRUCTION D’UN PAVILLON DU QUARTIER DE MOUZAIA INQUIETAIT LES HABITANTS DE CE SECTEUR DU XIXe. LA MAIRIE VIENT DE REFUSER LE PERMIS DE DEMOLIR.

C’est un petit bijou dans un écrin de verdure, le genre de maison qui fait saliver n’importe quel parisien. Et pourtant l’avenir du 5, villa Jules Laforgue (XIXe) semble bien incertain. Ce bien qui a été vendu à un agent immobilier du XIXe arrondissement par un autre agent immobilier du quartier a un prix qui laisse rêveur, est en effet menacé par un permis de démolir. « Un architecte m’a dit que ça coûterait aussi cher que de tout remettre en état », explique l’acquéreur.

Cette pépite des années 1930, nichée dans un passage pavé du quartier de Mouzaïa, où dégouline la vigne vierge, a été cédée 550 000 €. La maison fait 80 m² avec des combles et, chose rare, elle est flanquée d’un jardin à l’arrière de près de 100 m². « L’acheteur a fait un sacré bon coup, analyse Guillaume Lageon, de Century 21. Dans ce secteur, il faut plutôt compter plus de 800 000 € pour une maison, même en mauvais état. » Patricia, une voisine, confirme qu’à l’intérieur « c’est un taudis ».

Secteur protégé

« Quand j’ai vu l’alerte, j’ai signé toute de suite, explique l’acquéreur ? J’ai même donné 35000 € de frais d’agence. L’agent immobilier m’a dit : j’ai 25 appels derrière ! » Mais le « joli coup » du nouveau propriétaire sera contrarié… Hier, la direction de l’urbanisme de la Mairie de Paris a annoncé avoir refusé le permis de démolir qu’il a demandé. « De ma vie d’élu, je n’ai encore jamais vu un permis de démolir pour ces villas qui font partie du patrimoine parisien », lâche un élu de la Mairie de Paris en off. « Nous avions émis un avis défavorable, rappelle de son côté François Dagnaud, premier adjoint au maire du XIXe, chargé de l’urbanisme. Nous sommes dans un secteur protégé au PLU (NDLR : plan local d’urbanisme). Non seulement le nouveau propriétaire voulait une construction moderne qui se serait étendue sur près de 50 m² sur le jardin, mais cette démolition aurait fragilisé les maisons mitoyennes. » François Dagnaud rappelle que le quartier de Mouzaïa, proche des Buttes- Chaumont, est construit sur des anciennes carrières de gypse « un vrai gruyère », résume un architecte. Reste que le propriétaire peut faire un recours au tribunal administratif.

Hier soir, l’intéressé « étonné du refus » indiquait qu’il pourrait toujours « revendre la maison ». De son côté, Colette Bourdache, présidente de l’association de sauvegarde du Mouzaïa, se félicitait du refus de la mairie de délivrer le permis de démolir « au nom de la sauvegarde du quartier ». (Céline Carez-Le Parisien du 05-01-2012).

 

LE MAIRE, LE CURE ET LES ÂMES DU PURGATOIRE

L’œcuménisme était au rendez-vous. Lundi midi, le maire du XIe arrondissement, Patrick Bloche, a inauguré, après sept ans de travaux, la chapelle des Âmes du purgatoire, un chef d’œuvre unique à Paris, édifié dans les années 1760 par l’architecte Victor Louis à l’église Sainte-Marguerite (XIe).

Le père Jean-Louis de Fombelle, curé de la paroisse depuis dix ans, a remercié « du fond du cœur » la Ville, qui, propriétaire du bâtiment en vertu de la loi de 1905, a financé la restauration du décor de la chapelle, pour un montant de 370 000 €. Restauré dans tout son éclat, le monumental tableau en trompe-l’œil de Gabriel Briard, Le Passage des âmes du purgatoire au ciel (1761), « est une très belle image de la résurrection pour nous, chrétiens, qui croyons que la mort est un passage vers un autre monde », a déclaré le père de Fombelle.

Rappelant qu’il fut lui-même « un des paroissiens de cette église », Patrick Bloche, le maire du XIe, s’est permis cette digression, un brin ironique : « Quand on regarde la liste des prêtres depuis trois cents ans (NDRL : puisque l’église fête cette année son tricentenaire), on se dit que, naguère, les curés voyaient passer les maires. Aujourd’hui, ce sont les maires qui voient passer les curés… »

96 édifices culturels à la charge de la ville

Le père de Fombelle, arrivé à Sainte-Marguerite en 2002, quittera pour sa part la paroisse en juin. Précisant que la Ville a la charge de 96 édifices culturels dont beaucoup en mauvais état, Danièle Pourtaud, adjointe chargée du patrimoine, a souligné que « cette chapelle est un élément du patrimoine du XVIIIe siècle qui intéresse tous les citoyens, quelle que soit leur religion ». Avant de citer l’écrivain J.M.G. Le Clézio : « la force de l’art, c’est de nous donner à regarder les mêmes choses ensemble ». (Philippe Baverel-Le Parisien du 24-01-2012).

 

L’AVENIR TOUJOURS INCERTAIN DE L’HÔTEL-DIEU

LE TRANSFERT PROGRAMME D’UNE GRANDE PARTIE DES SERVICES A L’HOPITAL COCHIN SEME LE TROUBLE AU SEIN DES EQUIPES MEDICALES

L’Hôtel-Dieu va-t-il « mourir », être « démantelé » ou au contraire renaître au terme de longs travaux ? La démission récente de la responsable des urgences médico-judiciaires, vient s’ajouter au trouble qui régnait déjà au sein du plus vieil hôpital de Paris. Le médecin dénonçait la suppression prévue des chirurgiens d’astreinte, appelés la nuit pour opérer les cas urgents. Pour la maire du IVe, Dominique Bertinotti, cette démission n’est que l’énième épisode d’un scénario catastrophe. « On ne sait plus qui est décisionnaire, l’Assistance publique –Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’Agence régionale de santé ou le ministère. Il faut arrêter de prendre des décisions qui partent dans tous les sens et élaborer un projet médical pour l’Hôtel-Dieu. Ou alors, on est en train d’achever la bête sans le dire.

L’Hôtel-Dieu (35 000 hospitalisations par an) est désormais regroupé avec les hôpitaux Cochin et Broca. « Le plan stratégique de l’AP-HP prévoit le transfert de la plupart des lits d’hospitalisation traditionnelle à Cochin, explique Sophie Albert, chargée du projet de transformation de l’Hôtel-Dieu. L’hôpital va conserver ses urgences, créer un grand centre universitaire et des écoles dédiées à la chirurgie. Enfin, une petite partie libérée pourra accueillir l’administration de l’AP-HP qui aura quitté l’avenue Victoria. »

Pour les soignants, l’incertitude domine. « On laisse pourrir doucement la situation, estime Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France. Il y a quelques années, ils ont même envisagé de vendre l’Hôtel-Dieu . On m’a expliqué que le rénover coûterait un milliard d’euros. C’est cher. Mais il ne faut pas oublier les services que rend cet hôpital. »

L’AP-HP assure que des travaux « à l’étude » sont prévus e 2013 et 2016 pour permettre la mue de l’hôpital. L’avenir nous le dira.

Mobilisation

A l’hôpital Saint-Antoine (XIIe) aussi, les personnels se mobilisent également contre la fermeture prévue du service de pneumologie, conséquence du regroupement à Tenon. Le service a accueilli plus de 6 000 consultations en 2011. (Vincent Michelon - Le Parisien du 24-01-2012).

 

LES TOUT-PETITS CRECHENT EN HÔTEL PARTICULIER

BERTRAND DELANOË A INAUGURE MERCREDI LA 2000e PLACE EN CRECHE DEPUIS 2008. UN LIEU INSOLITE, RACHETE A L’ETAT EN 2006 POUR 16,3 MILLIONS D’EUROS.

Les parents des quarante bambins hébergés au 32-34, rue de Châteaudun (IXe) ont de la chance. Non seulement ils ont déniché une place en crèche, mais en plus pas n’importe où… dans un hôtel particulier des années 1830, inscrit à l’inventaire des monuments historiques. Au fond d’une cour pavée, le grand immeuble fraîchement réhabilité accueille déjà depuis un mois, ses dix-huit premiers petits hôtes.

Desservis par un bel escalier de marbre, enrichis d’œuvres contemporaines, les grands et lumineux salons d’époque ont été reconvertis en salles de jeu, de restaurations et de repos. « L’ambiance favorise le travail du personnel et le bien-être des petits, se réjouit Karine Duran, la directrice. Comme pour toute crèche, la géographie des lieux a été réhabilitée à leurs besoins. »

L’adaptation a nécessité de lourds et coûteux travaux. L’immeuble abritait autrefois le service des ressources humaines de l’Education nationale. La Ville l’a racheté en novembre 2006 pour 16,3 millions d’euros, moins de la moitié de son estimation. La rénovation des vieux bureaux a été confiée, sous forme de bail, à la régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), qui vient aussi d’y aménager cinquante logements sociaux. Montant global des travaux : 16,8 millions d’euros, honoraires inclus, selon la RIVP.

Les crèches ne représentent pas toujours un investissement aussi important. En moyenne, selon Christophe Najdovski, adjoint écologiste à la petite enfance, un établissement de soixante berceaux coûte 4 millions d’euros, soit près de 70 000 euros par nourrisson. « Ce n’est pas la première fois que l’on installe une crèche dans un hôtel particulier, indique l’adjoint. Cela a été fait rue Erlanger, dans le XVIe. A Paris, nous faisons la chasse à tous les lieux disponibles. » D’ici à 2014, ce sont mille nouvelles places qui devraient être ouvertes selon le maire de Paris. (Vincent Michelon – Métro du 02-02-2012).

 

2e arrondissement

25 RUE POISSONNIERE

PC-075-102-11-V-0050 — Date d’enregistrement : 07-12-2011. Pét. : M. Mathieu VENTURINI, S.C.I. BELLE POISSONNIERE. — Arch. : CABINET VIA ARCHITECTES, 8, rue de Mulhouse, 75002 PARIS.

Réaménagement d’un ensemble de bâtiments de 3 à 5 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation, de commerce conservé en partie et d’atelier supprimé en vue de l’extension de l’habitation avec restauration de toutes les façades, remplacement de l’ensemble des menuiseries, ravalement des façades, démolition d’appentis à rez-de-chaussée sur cour, de planchers à tous les niveaux du bâtiment en fond de parcelle et reconstruction de certains planchers. S.H.O.N. démolie : 80 m2. S.H.O.N. créée : 61 m2. S.T. : 258 m2.

L’immeuble, construit sur une parcelle très étroite, semble dater de la fin du XVIIe ou du début XVIIIe siècle. Bien que remanié au cours des deux derniers siècles, il possède encore quelques éléments patrimoniaux significatifs : maçonnerie de moellon et pans de bois.

Selon le dossier étudié à Morland, le réaménagement consistera rn une remise en état avec restauration des façades, ravalement, dépose des anciennes fenêtres, mise en place de nouvelles menuiseries, bandeaux, corniche et zinguerie. Les travaux porteront également sur la réfection à neuf de la devanture du commerce : bois peint en applique. En principe, ces travaux ne devraient pas poser de problème.

 

3e arrondissement

17 RUE PASTOURELLE – 25 RUELLE SOURDIS. DP-075-103-11-V-0372 — Date d’enregistrement : 24-11-2011. Pét. : Mme LEBOSSE Michèle, SDC DU 17, RUE PASTOURELLE, 75003 PARIS. — Arch. : CABINET STUDIO MARECHAUX, 9, rue Deparcieux, 75014 PARIS.

Achèvement des tableaux de fenêtres de l’échauguette de la ruelle de Sourdis et son ravalement, ravalement de la façade sur la rue Pastourelle, achèvement des ouvrages sur cour, et transformation de la fenêtre en façade Nord de la cour en porte-fenêtre en symétrique de l’existant.

Il est regrettable que les fenêtres de l’échauguette de la ruelle Sourdis ne reprennent pas les formes des anciennes ouvertures. Le ravalement de la façade sur la rue Pastourelle sera le bienvenu, et la transformation de la fenêtre en façade nord de la cour en porte-fenêtre, en symétrie de l’existant, ne pose pas de problème.

 

1 RUE DE LA PERLE

DP-075-103-11-V-0381 — Date d’enregistrement : 02-12-2011. Pét. : Mme MARTINS Débora, ALPHANE IMMOBILIER. — Arch. : B-ARCHI, 35, bd Berthier, 75017 PARIS.

Changement de destination des locaux du rez-de-chaussée au 1er étage avec entresol d’un musée en habitation (3 logements créés), bureaux, stationnement à rez-de-chaussée et locaux techniques en combles. S.H.O.N. supprimée : 84 m2.

La rue de la perle porte le nom d’une enseigne d’un jeu de paume. C’est une ancienne partie de la rue de Torigny ou Tourigny. Cette rue a bien failli être entièrement démolie au début du XXe siècle afin de créer une voie reliant la rue Etienne Marcel au boulevard Beaumarchais. Le projet ne fut pas réalisé mais seuls subsistent les hôtels, côté nord, qui ont été édifiés par Libéral Bruant (1636-1697), architecte français caractéristique du « classicisme français. »

Au n° 1 l’hôtel Libéral Bruant est construit en 1685. Vendu en 1968 par la Ville de Paris à la société BRICART, il est revendu en 2003.

L’ensemble des façades sur la cour, la façade postérieure, les toitures correspondantes auxdites façades, le portail et le sol de la cour ont fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques le 22 mai 1964. Compte tenu de ce classement, il est difficile de se prononcer sur les futurs travaux. Néanmoins, on peut espérer qu’ils seront effectués dans les règles de l’art afin de respecter ce bel hôtel.

 

9e arrondissement

37 AU 39 AVENUE TRUDAINE – 1 RUE BROCHART DE SARON – 58X RUE CONDORCET PC-075-109-11-V-0057 — Date d’enregistrement : 29-11-2011. Pét. : M. Philippe CAYOL, SOCIETE CIVILE DE CONSTRUCTION VENTE PARIS-TRUDAINE. — Arch. : A. BECHU ET ASSOCIES, 82, rue Lecourbe, 75015 PARIS.

Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments, sur rues et cour, à usage d’école de commerce avec changement de destination en habitation et en crèche (36 berceaux), modification des circulations verticales, ravalement des façades et construction de 2 bâtiments sur cour de 4 étages + entresol sur 3 niveaux de sous-sol avec toitures-terrasses végétalisées, à usage d’habitation (75 logements dont 19 logements sociaux) et de stationnement (74 places), après démolition d’un bâtiment de 7 étages. S.H.O.N. démolie : 3 731 m2. S.H.O.N. créée : 5 695 m2. S.T. : 2 987 m2.

Placée sous la responsabilité de la Chambre de Commerce, l’Ecole supérieure de Commerce de Paris, située rue Amelot en 1863 pour préparer aux carrières du commerce, de l’industrie et de la banque, fit construire un deuxième établissement à l’angle de l’avenue Trudaine et de la rue Bochart de Saron.

L’architecte Just Lisch choisit un plan en U, qui permettait de disposer, autour d’une cour ouverte, six classes dans deux ailes basses de part et d’autre d’un bâtiment principal à cinq travées, destiné à l’amphithéâtre et semble-t-il aussi à une bibliothèque.

Cet ensemble fut complété par un corps de bâtiment sur l’avenue ; puis agrandi en 1893 par l’architecte Masson Détourbet jusqu’à la rue Condorcet. De nouvelles classes furent ajoutées autour d’une seconde cour, l’ancien bâtiment étant transformé en réfectoire doublé d’un préau à l’arrière. Le nouvel amphithéâtre fut déplacé à l’angle de la rue Condorcet. La forme trapézoïdale de cette salle fut saluée pour son ingéniosité car elle tirait parti de l’angle aigu du terrain difficile à aménager et du pan coupé, alors que l’ancienne, en hémicycle, laissait autour d’elle l’espace d’une cour concave peu commode. Le bâtiment aligné sur la rue Condorcet a été surélevé dans l’entre-deux guerres. Plus tard, l’essentiel de la densification a porté sur le bâtiment central, surélevé de trois étages, destinés à de nouvelles classes et à des bureaux. La seconde cour reçut vers 1980 des aménagements sans grande qualité : création de cours anglaises en vue de l’exploitation des sous-sols. (Texte DHAAP-09-06-2011).

La Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 09-06-2011 a examiné, en faisabilité, le projet de transformation et de restructuration lourde d’une ancienne école de la Chambre de commerce de Paris. La Commission s’est prononcée contre la surélévation des bâtiments qui bordent la parcelle le long des rues Condorcet et Brochart de Saron, protégés au titre du PLU.

Elle a également demandé que le futur projet de restructuration respecte la partie originelle du bâtiment construite en cœur de parcelle en 1863 par l’architecte Just Lisch, auteur notamment de l’agrandissement de la gare Saint-Lazare. Elle a recommandé que soit menée une réflexion sur l’organisation spatiale de la parcelle qui respecte l’équilibre actuel entre les parties construites et les espaces non bâtis. (Marie de Paris-BMO du 05-07-2011).

Un collectif de riverains, la mairie du 9e arrondissement et l’intervention du Paris historique auprès de la Commission du Vieux Paris ont permis la protection patrimoniale au titre du PLU du bâtiment construit par l’architecte Just Lisch. Le PC-075109-11-V-0026 déposé le 30-06-2011 a été refusé.

D’après le dossier étudié à Morland, ce deuxième PC a pour projet la construction de 75 logements dont 19 logements sociaux, d’un parc de stationnement et d’une crèche de 36 berceaux. Le bâtiment central parallèle à l’avenue Trudaine, très disgracieux, devrait être démoli et sera remplacé par deux immeubles d’habitations de cinq étages. La crèche sera située côté rue Condorcet. Cette affaire est suivie de très près par le collectif de riverains qui déplore le manque de concertation et de ne pas être informé de l’avancement du dossier, ce à quoi se serait engagée le pétitionnaire, la société civile de construction vente Paris-Trudaine.

En conclusion, il faut espérer que le nouveau projet respectera les parties patrimoniales et que les nouveaux bâtiments s’intègrerons au mieux dans ce site.

 

11e arrondissement

8 RUE GODEFROY CAVAIGNAC

PC-075-111-11-V-0058 — Date d’enregistrement : 08-12-2011. Pét. : M. Hervé VIALA. — Arch. : 2P2A SARL, M. Baptiste PLANTET, 14, rue du Curé Saint-Etienne, 59000 LILLE.

Construction d’un bâtiment d’habitation de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol (10 logements créés et 1 place de stationnement), sur rue et cour, après démolition du bâtiment existant. S.H.O.N. à démolir : 260 m2. S.H.O.N. créée : 589 m2 S.T. : 198 m2.

Le terrain, d’une largeur de 11 m est actuellement occupé par une maison sur rue d’un étage + combles, et par un ancien atelier en fond de parcelle. La maison et l’atelier seront détruits. Le secteur est principalement constitué d’immeubles de 4 à 5 étages.

Selon le dossier étudié à Morland, le projet prévoit la construction d’un immeuble de logements avec l’aménagement d’une cour intérieure composée d’une terrasse et d’une zone engazonnée servant notamment au tamponnement des eaux de pluie.

Le futur immeuble respectera l’alignement urbain et s’intègrera de ce fait aux constructions existantes de la rue. Le dernier étage présentera un recul par rapport à la rue en respectant les règles de prospect. Les façades vitrées seront volontairement en retrait afin de dégager les vues et de créer des balcons.

C’est de nouveau une maison qui disparaît et c’est dommage !

 

12e arrondissement

5 AU 7 RUE DU SAHEL

PC-075-112-11-V-0050) — Date d’enregistrement : 23-11-2011. Pét. : M. Philippe TESSENDIER DE LA SERVE, SOGEXO. — Arch. : GERA S.A.R.L. D’ARCHITECTURE, 102, rue Roque de Fillol, 92800 PUTEAUX.

Construction, après démolition des bâtiments existants à rez-de-chaussée et 1 étage, d’un bâtiment de 7 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage d’habitation (32 logements dont 8 logements sociaux) et de stationnement (23 places - 540 m2), sur rue et jardin, avec végétalisation partielle et implantation de 37 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture-terrasse. S.H.O.N. à démolir : 875 m2. S.H.O.N. créée : 2 347 m2.

Les bâtiments à démolir d’aspect hétéroclite sont sans intérêt…sauf deux très beaux mascarons de lions, en bronze semble-t-il, sur chacun des piliers encadrant l’un des portails.

D’après le dossier étudié à Morland, ces constructions seront remplacées par un immeuble de standing, plutôt banal, comme beaucoup dans le secteur, construit en façade sur rue avec jardin à l’arrière. Cependant, c’est « une zone de déficit en logement social » donc sur les 33 logements construits par la SOGEXO, 8 seront des logements sociaux gérés par la RIVP. Mais que vont devenir nos beaux lions ?

 

51 RUE DU CHAROLAIS

PC-075-112-11-V-0046 — Date d’enregistrement : 26-10-2011. Pét. : M. Jacques MONTHIOUX, D.P.A. — Arch. : M. Bernard DESMOULIN, 49, rue du Faubourg Poissonnière, 75009 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 1 à 5 étages sur 1 niveau de sous-sol partiel à usage de conservatoire municipal. S.H.O.N. créée : 4 236 m2. S.T. : 1 520 m2. Hauteur du projet : 21 m.

Selon le dossier étudié à Morland, la demande de permis de construire concerne la construction du conservatoire municipal du 12e arrondissement destiné à l’enseignement de la musique, de la danse et de l’art dramatique. Il est projeté à l’intersection de la rue de Charolais (au 51) et d’une voie nouvelle.

Inscrit dans le cadre du PLU et du respect de l’esprit des prescriptions architecturales, ce projet est « une couture entre une échelle de place, un existant, et de futures constructions mitoyennes. » Les deux figures qui dessinent le conservatoire cohabitent dans une relation de contraste qui se retrouve dans l’expression de leurs façades. Chacune exprime un usage et un contexte urbain différent. (Extrait texte de la notice architecturale). L’architecture de ce conservatoire se veut résolument contemporaine.

 

14e arrondissement

43 AU 45 RUE HALLE

DP-075-114-11-V-0431 — Date d’enregistrement : 21-11-2011.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P. — Ravalement des façades côtés rue et cour avec remplacement des menuiseries extérieures, modification de baies de fenêtres et de portes, pose d’une isolation thermique par l’extérieur en totalité côté cour et du 2e au dernier étage côté rue, réfection de la couverture avec dépose des conduits de cheminées, remplacement des tuiles par du zinc et création d’un châssis de désenfumage et d’une trappe d’accès.

Cette déclaration préalable est déposée par la RIVP pour un immeuble de logements sociaux de trois étages + un étage en retrait. Divers travaux vont être entrepris dont le ravalement des façades, pose d’une isolation thermique par l’extérieur en totalité côté cour et du 2e au dernier étage côté rue. La couverture sera également refaite avec le remplacement des tuiles par la pose de zinc. L’ensemble de ces travaux sera un plus pour cet immeuble de facture simple mais en bon état.

 

15e arrondissement

58 RUE CASTAGNARY – 1 AU 5 VILLA DES CHARMILLES

PC-075-115-11-V-0100 — Date d’enregistrement : 24-11-2011. Pét. : M. Francis SCEMAMA. — Arch. : M. Stéphane CHAUCHAT, 39 rue Bargue, 75015 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 2 étages à usage d’habitation (2 logement créés) après démolition d’un bâtiment à usage de local artisanal avec création d’un patio central. S.H.O.N. à démolir : 164 m2. S.H.O.N. créée : 249 m2.

PC-075-115-11-V-0103 — Date d’enregistrement : 14-12-2011. Pét. : M. Christophe CADIERE. — Arch. : M. Clément BAEHR, 163, rue Charenton, 75012 PARIS.

Construction d’un bâtiment d’un étage avec toiture-terrasse accessible à usage d’habitation et de bureau après démolition d’un bâtiment artisanal à rez-de-chaussée. S.H.O.N. à démolir : 124 m2. S.H.O.N. créée : 168 m2.

D’après le dossier consulté à Morland, ce sont deux PC qui ont été déposés avec les mêmes adresses. Cependant le premier PC concerne le 5, Villa des Charmilles et le second concerne le 3, Villa des Charmilles. Dans les deux cas, il s’agit du remplacement d’un hangar artisanal par de nouveaux bâtiments.

Au 3, Villa des Charmilles, le projet prévoit un bâtiment d’un étage avec création d’un bureau et d’un logement en triplex. Son architecture est contemporaine mais semble bien s’implanter dans l’environnement de l’impasse.

Quant au 5, Villa des Charmilles, le nouveau bâtiment de deux étages s’intègrera également bien dans l’impasse.

On peut constater que les architectes ont su créer, pour les deux bâtiments, une architecture respectueuse de celle des villas existantes qui bordent l’impasse.

 

16e arrondissement

43 AVENUE THEOPHILE GAUTIER – 20 AU 22 RUE FRANCOIS GERARD

PC-075-116-11-V-0076 — Date d’enregistrement : 18-11-2011. Pét. : Mme Agathe PIRONNEAU-BOUILLANT. — Arch. : CCG ARCHITECTURE, 127, av. René Cassagne, 33150 CENON.

Extension avec surélévation d’un niveau d’une maison de ville de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol, sur rue, cour et jardin, après démolition de la toiture existante. S.H.O.N. créée : 31 m2. S.T. : 652 m2.

Cette a dresse a déjà été visitée par un de nos rapporteurs concernant un PC toujours affiché déposé en novembre 2011 et délivré en mai 2011. Il concernait la création d’un sous-sol. Le bâtiment relatif à ce nouveau PC a pour projet une surélévation du petit pavillon faisant la jonction entre les deux bâtiments mitoyens. On peut penser que la surélévation sera en harmonie avec les bâtiments existants.

 

 

17e arrondissement

7 PASSAGE DOISY

PC-075-117-11-V-0078 — Date d’enregistrement : 15-12-2011. Pét. : Mme Stéphanie TENOUDJI et M. Baptiste CORVAL. — Arch. : M. Aymeric MENAGER, 28, bd Pereire, 75017 PARIS.

Surélévation d’un bâtiment de 2 étages + combles avec modification de la toiture, création d’une lucarne côté jardin et de trois châssis de toit. S.H.O.N. créée : 56 m2.

Bel immeuble avec au 1er étage un arrondi dans l’angle + balcon au 2e étage. La surélévation projetée ne devrait pas rompre l’harmonie de cet immeuble. Dans le cas contraire, ce serait regrettable.

 

18e arrondissement

14T RUE PAJOL – 55 RUE DU DEPARTEMENT

PC-075-118-11-V-0086 — Date d’enregistrement : 06-12-2011. Pét. : M. Abderrazek BOUIKOUREN. — Arch. : M. Sergio NOERO, 2 bis André Barsacq, 75018 PARIS.

Surélévation d’un étage d’un bâtiment d’un étage à usage d’habitation et de commerce avec modification d’aspect extérieur, ravalement des façades, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, création d’une terrasse en toiture et démolition partielle de plancher pour agrandissement d’une trémie d’escalier. S.H.O.N. démolie : 1 m2. S.H.O.N. créée 53 m2. S.T. : 57 m2.

Cet immeuble d’angle de 1872, d’un étage, jouxte sur sa droite l’école maternelle du 58, rue Philippe de Girard, la plus belle maison du quartier qui semble n’avoir reçu aucune protection ?

La consultation du PC à Morland révèle le projet de cette surélévation, aberrante et ordinaire, sans aucun respect pour le bâti existant et l’immeuble voisin de qualité. A noter que les fenêtres datant de 1872 seront remplacées par des « baies » avec « volets glissants » !!

On peut s’étonner que la Commission du Vieux Paris n’ait pas examiné ce projet situé au carrefour des rues du Département, Philippe de Girard, de la rue Pajol et proche de la ZAC Pajol. (Photos de la rue Pajol en première page).

 

18 PASSAGE DU MONT-CENIS

PC-075-118-11-V-0087 — Date d’enregistrement : 13-12-2011. Pét. : Mme SERRANT. — Arch. : M. STROOBANDT Eric, 545, av. de Rosendael, 59240 DUNKERQUE.

Surélévation d’un niveau d’une maison de ville d’un étage sur rue après démolition de la toiture et du plancher. S.H.O.N. créée : 56 m2. S.T. : 95 m2. Hauteur du projet : 11 m.

D’après le dossier consulté à Morland, il s’agit du rehaussement d’un niveau d’une maison. Cette nouvelle création de surface aura pour but de permettre l’agrandissement de la surface habitable. Sur la façade Sud donnant sur le passage du Mont-Cenis, on créera trois nouvelles baies de manière à permettre une entrée de lumière dans les chambres, la salle de cinéma et la salle de bains. Aucune baie ne sera construite sur les pignons Ouest et Est et sur la façade Nord du fait de la mitoyenneté avec les habitations voisines.

Dans son ensemble, le projet de surélévation projeté de la maison de ville la mettra en valeur, tout en permettant son intégration dans l’aspect paysager de ce passage.

 

20e arrondissement

40 RUE DES RONDEAUX

PC-075-120-11-V-0090 — Date d’enregistrement : 30-11-2011. Pét. : M. Arezki FADLI.

Surélévation d’un étage + comble d’un bâtiment à rez-de-chaussée côté rue en vue de l’extension d’une habitation avec ravalement des façades et remplacement des menuiseries extérieures. S.H.O.N. créée : 54 m2. S.T. : 89 m2.

Le terrain comporte deux volumes reliés par une terrasse. L’un est sur deux niveaux en maçonnerie, accolé aux limites de la propriété, en fond de parcelle. L’autre est sur un niveau en maçonnerie, sur rue, accolé également aux limites de la propriété.

Selon le dossier consulté à Morland, toute la partie arrière existante de la propriété sera rénovée mais conservée à l’identique, les menuiseries seront remplacées.

La partie sur la rue des Rondeaux sera démolie en partie, la toiture déposée pour permettre la création d’un niveau supplémentaire, la façade quant à elle sera conservée, renforcée structurellement et surélevée. Il est vrai que le bâtiment sur rue est en mauvais état, mais que dire de l’architecture moderne, sans caractère, de la future maison…

 

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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