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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 13:55

Dernières nouvelles

 

Ancienne-laiterie--13-au-19-boulevard-Ornano-.jpg

Ancienne laiterie sur le boulevard Ornano

 

◊ LE DEVENIR DES MAGASINS DE LA SAMARITAINE

Rappel historique sur l’ensemble immobilier de la Samaritaine

Le percement de la rue de Rivoli sous le Second Empire a entrainé la disparition des maisons bordant la rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois et l’effacement du parcellaire initial.

Constitution de l’îlot Rivoli

Afin que des reconstructions soient possibles, les expropriations de 1851 ont largement débordé cette première rangée de parcelles pour concerner le cœur de l’îlot. Une fois les maisons démolies (en 1852) pour laisser place à la chaussée de la rue de Rivoli, ce qui restait de terrain des parcelles riveraines ainsi que les terrains expropriés à l’intérieur de l’îlot ont été remembrés par la Ville de Paris, pour être immédiatement revendus par lots à des acheteurs privés. Sur ces terrains acquis auprès de la ville, complétés par des achats de terrains non expropriés, quatre acheteurs ont pu construire leur immeuble sur la rue de Rivoli. Le parcellaire de la partie sud-ouest de l’îlot a conservé en revanche sa physionomie initiale.

Constitution de l’îlot Seine 

Côté Seine, les îlots ont été épargnés par les percements de voies nouvelles. La configuration actuelle du site résulte de plusieurs campagnes successives de travaux qui ont débuté en 1891 pour s’achever en 1928, sous l’égide d’Ernest Cognacq dans le cadre de l’agrandissement continu de ses magasins.

L’îlot côté Seine est aujourd’hui constitué de trois bâtiments distincts : Jourdain-Plateau, Jourdain-Verrière, Sauvage.

L’unité des façades masque cependant des logiques constructives hétérogènes qui résultent directement de la maîtrise foncière des terrains. La moitié nord de l’îlot s’étant recomposée progressivement, au fur et à mesure des acquisitions effectuées par Ernest Cognacq, la trame constructive des bâtiments qui y sont implantés conserve certaines traces du parcellaire original.

La partie sud au contraire, et plus particulièrement le bâtiment Sauvage, s’est constitué au gré d’opérations de démolition-reconstruction importantes. Il en résulte une trame constructive relativement cohérente, qui a gommé toute trace du parcellaire ancien.

Création des magasins de la Samaritaine

Le magasin 1 est fondé en 1869 par Ernest Cognacq, côté Rivoli. Il décide rapidement d’agrandir son magasin, qui, prospérant, s’étend et donne naissance aux Grands Magasins de La Samaritaine dans le cadre d’un processus régulier d’acquisition des bâtiments proches. 

Les pâtés de maison sont entièrement réaménagés ou reconstruits de 1883 à 1933, notamment entre 1903 et 1907 par l’architecte Frantz Jourdain qui y applique les principes de l’Art nouveau. Les divers agrandissements successifs aboutissent en 1928 à la construction d’un grand magasin de dix étages sur 48 000 m², situé en bordure de Seine, et réalisé dans un style Art Déco par l’architecte Henri Sauvage. A la mort d’Ernest Cognacq, en 1928, son neveu Gabriel, qui  lui succède, va étendre au Nord, jusqu’à la rue de Rivoli, l’emprise des Grands Magasins de La Samaritaine. En 1930, il fait édifier (en 6 mois) le magasin sur la rue de Rivoli (actuel magasin Etam).

En 1932, La Samaritaine acquiert les Etablissements Révillon qui constitueront le Magasin 4 .C’est encore à Frantz Jourdain et Henri Sauvage qu’est confié l’aménagement de ce magasin mais les travaux de transformation sont d’une toute autre ampleur et anticipent la reconstruction complète de l’îlot. En fait, le Magasin 4 ne sera jamais reconstruit à neuf, mais réaménagé en profondeur : « les travaux mis en œuvre par la Samaritaine supprimèrent la plupart des anciennes structures d’origine » (Grahal).

Diverses modifications ont été apportées de 1935 à 1975 par le cabinet Charpentier, puis ensuite le service travaux de La Samaritaine :

en 1937, la dépose des ornements extérieurs du bâtiment Jourdain, et la couverture des décors de lave par de la peinture fausse pierre.

-  en 1957, la création de passerelles rue Baillet, reliant les magasins 2 et 4, en 1957 (au R+2), en 1966 (R+3).

-  en 1966, la réalisation d’un accès direct au métro Pont-neuf depuis le sous-sol du bâtiment Sauvage.

- en 1975 : Accès direct au parking public de Saint-Germain-l’Auxerrois. 

Le 15 juin 2005, après l’avis défavorable à la poursuite de l’exploitation exprimé par la préfecture de Police, la direction des magasins 2 et 4 décide de suspendre provisoirement l’exploitation du site afin de permettre la réalisation de travaux de mise aux normes modernes de sécurité. (Dossier Morland-Etude historique). Depuis cette date, ces magasins ont fermé définitivement.

Dans le projet, l’ensemble des bâtiments 2 et 4 de la Samaritaine est décomposé en quatre bâtiments distincts : 1-Bâtiment Rivoli (îlot Rivoli), 2- Bâtiment Plateau, 3-Bâtiment Verrière, 4-Bâtiment Sauvage (îlot Seine).

 

I - PRESENTATION DU PROJET ILOT RIVOLI

2 AU 6 RUE BAILLET – 77 AU 83 RUE DE RIVOLI – 26 AU 36 RUE DE L’ARBRE SEC

PC-075-101-11-V-0026 — Date d’enregistrement : 12-07- 201183.

Pét. : Mme Marie-Line ANTONIOS, S.A. Grands Magasins de La Samaritaine.

Restauration d’un bâtiment d’habitation R+7 et reconstruction partielle d’un autre bâtiment R+7 à usage d’habitation et de commerce (41 logements créés). S.T. : 2 866 m2. Surface créée : 17 038 m2. S.H.O.N.

La Commission du Vieux Paris, réunie le 15 septembre 2011, constatant que le projet est identique à celui qu’elle avait examiné en avril 2011, a renouvelé le vœu qu’elle avait alors pris : elle a souligné l’importance historique et géographique que revêt la rue de Rivoli dans l’urbanisme parisien. Première percée entreprise sous le Second Empire, avant même l’arrivée du préfet Haussmann, la section de la rue comprise entre le Louvre et l’Hôtel de Ville en constitue le prototype architectural. Les immeubles de l’îlot Samaritaine, comme tous ceux qui bordent cette section de la rue, présentent des façades de très belle facture, de pierre de taille, dont les caractéristiques architecturales et ornementales homogènes (balcons filants des deuxième et cinquième étages, fenêtres à frontons, décor géométrique neutre) sont constitutives de la scénographie urbaine haussmannienne, faite d’uniformité et d’horizontalité. Quoique progressivement investie, depuis le début du XXe siècle, par le grand commerce, la rue de Rivoli est restée presque totalement intacte jusqu’à nos jours. Des quatre immeubles de l’îlot Samaritaine, un est entièrement conservé dans son état d’origine, trois ont été surélevés et largement vidés de l’intérieur mais sans atteinte à leurs façades. La Commission, majoritairement, a réaffirmé l’importance de cet ensemble urbain majeur que constitue la rue de Rivoli, et refusé son altération par la démolition d’un îlot entier, au profit d’un projet en rupture de gabarit et de matériau. Elle a, au contraire, plaidé pour une mise en valeur de l’existant. Constatant que le programme envisagé n’est pas incompatible avec le maintien des bâtiments existants, la Commission s’étonne que le maître d’ouvrage ait pu opter pour une démolition totale. (Mairie de Paris-Extrait publié dans BMO du 04-11-2011).

Les bâtiments 8, 8bis et 10 de la rue Baillet ne font pas partie de la propriété de la Samaritaine et ne sont donc pas concernés par le présent projet.

L’îlot Rivoli est délimité par les rues de Rivoli, de l’Arbre Sec, de la Monnaie et Baillet. Il est occupé par les entités suivantes :

- Le magasin 4 de la Samaritaine

- L’hôtel Sainte-Marie, édifié en 1853-1854

-  6 immeubles de logements du XVIIe siècle appartenant à La Samaritaine (24 au 34 de la rue de l’Arbre Sec) qui seront réhabilités.

-  2 immeubles de logements appartenant à des tiers (8, 8bis et 10 de la rue Baillet).

Les entités « hôtel Sainte-Marie » et « Magasin 4 » seront totalement démolies pour laisser la place à un ouvrage entièrement neuf.

Rue de Rivoli

Ce nouvel immeuble comportera six étages + un dernier étage en retrait venant couronner le bâtiment. Sa façade, de 25 mètres de haut respectera le PLU en vigueur sur le site (révisé en 2010). Constituée d’une double peau de verre finement ciselée, à l’ondulation douce, elle se déploie le long de la rue de Rivoli. La notion classique de façade est abolie au profit d’une fine membrane établissant une interface subtile entre l’extérieur et l’intérieur : ce rideau de verre sérigraphié blanc réfléchira dans ses plis les immeubles alentour, et laissera deviner les nouvelles activités de La Samaritaine à travers un jeu subtil d’ondulations irrégulières et maîtrisées. La nouvelle façade ondulée reprendra le rythme et l’échelle de la façade existante.

Rue de l’Arbre Sec – immeubles XVIIe siècle

Les façades, murs de refends et sous-sols des bâtiments situés du 24 au 34, rue de l’Arbre Sec seront conservés à la demande des services de la DRAC et du SDAP et seront entièrement réhabilités. Les volumes existant sur rue ne seront donc pas modifiés.

L’aspect général du soubassement existant sera respecté. Le rythme des ouvertures existantes sera repris et intégré au projet. Les façades sur rues existantes ont été récemment ravalées et seront conservées en l’état. Les menuiseries intérieures seront reproduites au plus proche de l’existant afin de concilier demandes patrimoniales et performances thermiques imposées par le PLU et le Plan Climat. D’autre part, les façades sur cour de ces immeubles seront démolies et reconstruites. En infrastructure, les caves voutées existantes seront intégralement conservées.

Rue Baillet

Les anciennes passerelles seront démolies. De fines passerelles en verre seront aménagées entre les bâtiments Rivoli et Seine. Ces passerelles, rue Baillet, seront situées aux deuxième, troisième et quatrième étages du futur bâtiment Rivoli. De faible largeur et transparentes, elles permettront de relier les étages de bureaux entre eux tout en préservant au mieux la perspective de la rue et son éclairement.

Parcelles mitoyennes

La parcelle du projet est mitoyenne avec les 2 parcelles suivantes : 8-8bis et 10, rue de l’Arbre-Sec.

Les murs pignons communs seront conservés. La structure du nouveau bâtiment sera indépendante des murs pignons communs.

La courette située dans la partie de logements rue de l’Arbre-Sec sera réhabilitée. Le puits situé dans cette cour sera préservé et remis en valeur.

La connexion entre la façade des logements XVIIe siècle et la façade contemporaine en verre sera traitée par un joint creux assurant l’indépendance des 2 façades.

L’organisation

Les espaces dédiés au commerce se développeront sur trois niveaux du nouveau bâtiment (rez-de-chaussée, premier sous-sol, premier étage). Ces espaces s’articuleront autour d’un atrium central arboré, desservi par un mail allant de la rue de Rivoli à la rue Baillet. L’atrium en double hauteur, à l’architecture légère et transparente, créera un lieu de détente central, offrant au public une grande visibilité sur les différentes surfaces commerciales rayonnant autour de lui et à l’étage. Les accès aux commerces se feront principalement par la rue de Rivoli.

Le bâtiment Rivoli offrira dans les étages supérieurs de grands plateaux de bureau entre le deuxième et le sixième étage du bâtiment. Leur disposition permettra à chaque plateau de profiter simultanément de la vue privilégiée sur la rue de Rivoli et sur le jardin intérieur en cœur d’îlot. Le septième et dernier étage de bureaux en retrait permettra d’accueillir des espaces spécifiques ouverts sur une large terrasse surplombant la rue de Rivoli.

Les logements sociaux de l’îlot Rivoli seront situés en majorité dans les immeubles du XVIIe siècle réhabilités de la rue de l’Arbre-Sec, et en partie dans le nouveau bâtiment créé. Ils se développeront du deuxième étage au septième et dernier étage. L’accès aux logements se fera par les accès existants des immeubles du XVIIe siècle, rue de l’Arbre Sec. Un parc de stationnement sera créé dans les sous-sols (niveau -3) du bâtiment Seine accessible depuis la rue de la Monnaie.

 

II -PRESENTATION DU PROJET ILOT SEINE

2 AU 4 PLACE DE L’ECOLE – 2 AU 12 QUAI DU LOUVRE – 1 AU 7 RUE BAILLET

PC-075-101-11-V-0027 — Date d’enregistrement : 12-07-2011.

Pét. : Mme Marie- Line ANTONIOS, S.A. Grands Magasins de la Samaritaine. —

Restauration du bâtiment « Sauvage et Jourdain verrière » et restructuration partielle du bâtiment « Jourdain plateau » avec la restauration totale des façades de bâtiments R+7 à usage de commerce, d’habitation, d’hôtellerie, de bureaux et de crèche. Inscription ISMH par arrêté du 25-07-1990. Surface construite : 14 070 m2. S.H.O.N. S.T. : 6 973 m2.

L’ensemble immobilier concerné par le projet s’articule uniquement sur les bâtiments Jourdain-Plateau et Jourdain Verrière constituant une partie de l’ancien Magasin 2 de l’îlot Seine. La partie Sauvage sera traitée dans un autre chapitre. Cet ensemble est inscrit à l’ISMH par arrêté préfectoral du 25-07-1990. Il sera entièrement restauré. Sa structure métallique, sa verrière, son escalier monumental, la modénature de ses façades avec ses baies, ses menuiseries extérieures et ses marquises seront réhabilités. Une cour sera créée dans le bâtiment Plateau, afin d’apporter de la lumière aux commerces, aux bureaux, aux logements et à la crèche. Le tout s’inscrira dans la logique de la structure originelle du bâtiment avec l’adjonction de métal et de verre traités dans un mode contemporain.

Organisation

Les espaces dédiés aux commerces se développeront au premier sous-sol, rez-de-chaussée et premier étage des bâtiments Jourdain-Plateau et Jourdain-Verrière, et aux deuxième et cinquième étages du bâtiment Jourdain-Verrière. Ces espaces s’articuleront autour d’un mail central traversant la rue Baillet vers la rue de la Monnaie. Ce mail offrira une visibilité sur le quai du Louvre par une grande ouverture vitrée entre les commerces et l’hôtel. Les étages de bureaux seront implantés du deuxième au septième étage du bâtiment. Ce dernier étage est en retrait.

Aux deuxième et troisième étages du bâtiment, le long de la rue Baillet, un équipement pour la petite enfance de 60 berceaux sera implanté. Celui-ci donnera sur le patio Plateau avec une façade plein Sud dédiée aux espaces de jeux et de restauration, et sur la rue Baillet réservée aux locaux de sommeil et de repos.

Les logements se développeront depuis le premier jusqu’au septième et dernier étage, complétés de deux accueils avec cages d’escaliers et ascenseurs, ainsi que des locaux vélos, poussettes et poubelles. Un parc de stationnement accessible par la rue de la Monnaie sera créé dans les sous-sols du bâtiment Plateau.

 

III - PRESENTATON DU PROJET DU BATIMENT « SAUVAGE »

Le bâtiment SAUVAGE, implanté en front de Seine, se situe entre le quai du Louvre et les rues de l’Arbre-Sec et de la Monnaie. Il est protégé au titre des monuments historiques.  Le projet consiste en une réhabilitation lourde de l’immeuble existant dont les façades seront rénovées.

Le bâtiment SAUVAGE abritera l’hôtel du CHEVAL BLANC qui sera une entité autonome de l’îlot Seine par sa structure et son programme. Néanmoins, le bâtiment SAUVAGE restera relié au bâtiment Jourdain-Verrière : les commerces s’étendront aux rez-de-chaussée et premier étage du côté de la rue de la Monnaie. Cet hôtel, par sa situation géographique exceptionnelle, son architecture et l’histoire de son bâtiment, a vocation à devenir une nouvelle destination touristique. La rénovation du bâtiment devra répondre au programme environnemental spécialement établi pour ce projet afin d’obtenir la triple certification HQE/BREEAM/LEED.

L’hôtel proposera 72 chambres et suites situées entre le second et le 8e étage. Le noyau central accueillera les ascenseurs (publics et de service), et les locaux de service. Sur la partie arrière du bâtiment, il sera proposé à chaque étage un espace dédié aux clients de l’hôtel. L’entrée se situera quai du Louvre avec, de part et d’autre, une entrée secondaire et un accès pour le service (principalement les bagages). Ces trois entrées correspondront aux accès historiques du bâtiment SAUVAGE. Entre chacune de ces portes, les vitrines historiques seront restaurées et utilisées pour offrir aux Parisiens une exposition permanente d’œuvres d’art en connexion avec la programmation de la Fondation Louis Vuitton.

En mémoire du bâtiment, des pavés de verre revêtiront toutes les circulations dans les étages de chambres, soit du R+2 au R+6.

Deux escaliers historiques à volée droite reliant le R+1 au R+8 sont situés l’un côté rue de l’Arbre-Sec au niveau de la place de l’Ecole et de l’autre rue de la Monnaie. Ces deux escaliers seront conservés et l’intégralité de leurs décors restaurée. La réglementation incendie imposant une largeur minimum de 180 cm compte-tenu des effectifs prévus, certaines volées devront être élargies. Les garde-corps, ferronneries de Raymond Subes, qui représentent l’ultime vestige de l’aménagement initial du bâtiment, seront conservés et restaurés.

A l’intérieur du hall principal se trouvera, en plus de l’accès aux étages, un salon de thé ouvert au public. Les deux restaurants de l’hôtel et le bar, tous ouverts au public extérieur, se situeront au septième étage au niveau du jardin-terrasse du bâtiment Jourdain afin d’offrir les meilleures vues.

Le dixième étage hébergera exclusivement des locaux techniques. Toutefois, un accès contrôlé, conforme aux dispositions de la réglementation PMR, sera mis en place afin de permettre au public de visiter cette terrasse.

La marquise

Il s’agit d’un  élément fort de la façade du bâtiment d’Henri Sauvage. Toutefois, les rajouts (zinc, équipements techniques, etc.) ont dénaturé la conception originelle. De plus, l’éclairage sous la zone de cette marquise est très insuffisant et les ajouts au cours des années ont accentué le côté massif de l’ouvrage.

L’obligation d’imaginer des dispositifs respectueux de l’environnement amènent à proposer l’adaptation de la marquise avec des éléments translucides sur sa partie supérieure permettant un éclairage naturel de jour, tout en restaurant à l’identique cette dernière.

D’après le dossier consulté à Morland, on peut conclure que la réhabilitation et le changement de destination des bâtiments Jourdain et Sauvage ne porteront pas atteinte aux parties patrimoniales de ces bâtiments. A l’association le projet du bâtiment de la rue de Rivoli fait débat. Certains d’entre nous sont scandalisés et estiment qu’il porte atteinte à l’intégrité paysagère de la rue de Rivoli. Ils regrettent la démolition complète du magasin 4 aux façades possédant des modénatures remarquables, et craignent que ce projet crée un précédent pour l’avenir de la rue de Rivoli. D’autres, peut-être plus confiants au vu des réalisations antérieures de l’agence japonaise Sanaa, voient dans cette initiative une tentative pour innover et proposer une nouvelle image de la Samaritaine sur l’espace public parisien. Quoi qu’il en soit, nous restons très vigilants sur ce dossier.

 

◊ ET SI LA GARE DE VAUGIRARD DEVENAIT UN LIEU ECOLO

Les trains ne passent plus depuis très longtemps, mais la gare de brique de Vaugirard (XVe) voit toujours du monde. Devant le quai désaffecté de cette ancienne halte de la petite ceinture, les rails sont mangés par la végétation. Et ce décor plait. « Même s’ils n’ont pas le droit d’être là, des promeneurs viennent se balader, les week-ends et même le soir », racontent les employés du tennis-club des cheminots de Vaugirard, dont les terrains donnent directement sur l’ancienne voie.

Alors que le site va être réaménagé dans le cadre de la valorisation de l’ancienne petite ceinture, les regards se tournent  désormais vers le bâtiment de la gare. Au dernier Conseil de Paris, les élus UMP du XVe arrondissement ont déposé un vœu pour demander à la ville de racheter la bâtisse, propriété de la SNCF. Leur rêve ? En faire un lieu d’expositions et d’animations autour de l’environnement, de la faune et de la flore parisienne.

« C’est mon idée fixe depuis 2005 ! » confie Claire de Clermont-Tonnerre, la première adjointe (UMP) au maire du XVe arrondissement, en charge du développement durable. « On pourrait installer dans cette gare la maison de la biodiversité que prévoit de créer la ville. Le bâtiment, architecturalement, mérite d’être préservé, et ses fenêtres et son quai donnent directement sur la nature. Ce serait un observatoire idéal ! » D’après son vœu, le lieu pourrait notamment abriter des « ateliers pédagogiques » pour les écoles et les familles, « et pourquoi pas un apiculteur sur le quai » hasarde Claire de Clermont-Tonnerre. A l’Hôtel de ville, l’idée semble faire son chemin, au gré des négociations très longues entre la mairie et les deux propriétaires de la petite ceinture, RFF et la SNCF. « Nous sommes dans l’ensemble plutôt favorables à ouvrir cette gare à la promenade de la petite ceinture, assure-t-on au cabinet de Fabienne Giboudeaux, l’adjointe au maire de Paris chargée des espaces verts. On pourrait imaginer une buvette et une halte pour les promeneurs ou confier une salle à une association naturaliste. » Mais pour l’instant la SNCF loue une partie de la gare de Vaugirard à une entreprise, au rez-de-chaussée, et au tennis-club voisin, qui occupe deux logements de fonction donnant sur les rails. Leurs occupants, prévenus des projets sur la petite ceinture, disent n’avoir reçu « aucune information » à ce jour sur un éventuel déménagement. (Article de Christel Brigaudeau - Le Parisien du 14-11-2011).

 

◊ ET SI LA PETITE CEINTURE DEVENAIT UN GRAND PARC ?

Préserver la nature au sein même de la ville : c’est l’objectif du plan biodiversité que la mairie présente au Conseil de Paris et qui sera débattu le 15-11-2011. D’ici à 2020, la ville va renforcer le « maillage vert » des rues. Et pour trouver de nouveaux espaces à planter, elle va investir les toits. 7 ha de toitures (avec 15 jardins en terrasses) doivent ainsi se couvrir. Elle souhaite aussi développer les « zones humides » avec l’implantation d’une quarantaine de mares dans les neuf ans à venir.

Quelques tronçons sont déjà aménagés. Une promenade de 1,3 km est en projet dans le XVe.

Mais ce débat sur le plan biodiversité va aussi être l’occasion de s’intéresser à l’un des derniers espaces vierges de Paris : la petite ceinture. 23 km de voies ferrées inutilisés depuis la fin de l’exploitation de cette ligne ferroviaire en 1934. Soit près de 50 ha ! Des accords entre la Mairie de Paris et RFF (Réseau ferré de France, le propriétaire des lieux) ont permis l’aménagement de quelques tronçons : jardins partagés dans le XVIIIe, promenade piétonne dans le XVIe

Un autre projet de promenade de 1,3 km dans le XVe doit ainsi encore être lancé à cette séance du Conseil. Mais l’avenir des autres tronçons de la ligne est beaucoup plus incertain. Alors que la Mairie de Paris et RFF sont en pleines négociations pour une « convention cadre », le groupe EELV (Europe Ecologie-les-Verts) va déposer un vœu pour demander l’organisation d’un débat public sur le sujet.

« Il ne faudrait pas que la petite ceinture soit démantelée. RFF a besoin d’argent, nous redoutons que certains terrains soient vendus pour des opérations immobilières », explique Sylvain Garel, le coprésident du groupe EELV.  D’autres tronçons pourraient être utilisés pour du transport de marchandises. Fabienne Giboudaux, l’adjointe chargée des espaces verts, elle, tient à préserver le corridor écologique que représente l’ancienne voie ferrée. (Article M.A.G. – Le parisien du 14-11-2011).

 

1er arrondissement

6 RUE PERRAULT – 83B RUE DE RIVOLI – 25 AU 29 RUE DE L’ARBRE SEC

PC-075-101-11-V-0036 — Date d’enregistrement : 16-09-2011

Pét. : M. Didier LAHAYE, S.C.I. RIVOXERROIS. — Arch. : M. Jean HANEMIAN, 196, av. Victor Hugo, 75116 PARIS.

Réhabilitation de 3 bâtiments d’habitation et de commerce, de 5 et 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol, sur rues et impasse, avec modification des liaisons verticales, fermeture de trémies d’escaliers, démolition partielle de murs porteurs pour création de liaison à rez-de-chaussée et 1er étage avec fermeture de la courette au R+1 en extension des surfaces commerciales, ravalement des façades, création d’un châssis de désenfumage et d’un châssis à vantelles en toiture et modification des devantures. S.H.O.N. à démolir : 34 m2. S.H.O.N. créée : 54 m2. S.T. : 232 m2.

Protection : 25, rue de l’Arbre Sec : bâtiment protégé au titre du PLU. Motivation : Maison présentant une façade en pierre de taille d’aspect de la fin du XVIIIe siècle sur des bases sans doute plus anciennes. Façade composée de deux travées. Appuis soutenus par des consoles en dés et présentant des garde-corps à motifs d’ogive. Ancres métalliques visibles en façade.

Dans sa séance du 10-07-2007, la Commission du Vieux Paris a émis une recommandation afin que le projet respecte l’authenticité et l’écriture architecturale d’origine de cet édifice, en particulier ses percements (porte d’entrée et fenêtres) au rez-de-chaussée et au premier étage, et ce sur les trois rues.

Dans sa séance du 23-07-2009, la Délégation Permanente de la Commission du Vieux Paris a demandé la conservation du hall de l’immeuble haussmannien situé 6, rue Perrault, comme le prévoit le PLU, et la séquence vestibule – escalier avec son décor caractéristique des années 1850, y compris la porte d’entrée, qui eut en son temps les honneurs d’une publication par César Daly. Elle s’est également opposée à l’extension de la devanture actuelle aux travées et immeubles voisins.

Dans sa séance du 17-11-2011, La Commission du Vieux Paris a examiné le nouveau projet de réunion des trois immeubles des 17e et 19e siècles formant l’angle des rues Rivoli, Perrault et de l’Arbre Sec. Elle a renouvelé sa demande de conservation, 6, rue Perrault, du hall et de la séquence homogène formée par l’escalier et le vestibule, y compris la porte d’entrée.

Par ailleurs, elle a demandé, au titre de sa représentativité, la conservation intégrale de l’escalier à rampe de serrurerie du 17e siècle situé dans le bâtiment de la rue de l’Arbre Sec.

Elle a également renouvelé son opposition à l’extension de la devanture commerciale actuelle à l’entresol de l’immeuble rue Perrault, afin de préserver le dessin authentique de cette élévation. (Mairie de Paris-BMO du 20-12-2011).

 

6 RUE PERRAULT – 83B RUE DE RIVOLI – 25 AU 29 RUE DE L’ARBRE SEC (suite)

La parcelle est composée de deux maisons de rapport rue de l’Arbre Sec, antérieures au XVIe siècle (remaniées à plusieurs reprises à l’époque moderne) et d’un immeuble de rapport à l’angle de la rue de Rivoli, élevé en 1853 – soit parmi les premiers de cette section de la rue. Quant aux immeubles anciens, le n° 25, rue de l’Arbre Sec conserve un très bel escalier à rampe de serrurerie du XVIIe siècle, alors que sa façade conserve les traits d’un ravalement de la fin du XVIIIIe siècle.  (Mairie de Paris-Texte DHAAP-17-11-2011).

La réhabilitation annoncée de cet ensemble immobilier devrait permettre de redonner à la façade de l’immeuble rue de Rivoli une écriture qui respecterait un peu plus l’édifice car la devanture actuelle allant du rez-de-chaussée au 1er étage est fort laide. Il faut également espérer que le pétitionnaire tiendra compte du vœu de la Commission du Vieux Paris pour les parties à conserver.

 

34 RUE DES BOURDONNAIS

PC-075-101-11-V-0037 —. Date d’enregistrement : 05-10-2011.

Pét. : M. Gérard PINOTEAU, IMMO DE FRANCE. —Arch. : BASTID ET BAZAUD, 12, bd Magenta, 75010 PARIS.

Restauration de la cage d’escalier et ajout de 2 garde-corps aux fenêtres du 1er étage sur cour. Immeuble concerné par une inscription sur l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en date du 20-12-1984.

Ce vaste hôtel, rebâti en 1640, fut la propriété des Villeroi jusqu’en 1700. Cette famille fut anéantie sur l’échafaud en 1794. Porche orné de guirlandes ; balcon ; première cour ; escalier monumental Louis XVI ; deuxième cour  où étaient  les remises et écuries ; mansarde à poulie.(J. Hillairet).

Selon le dossier consulté à Morland, les travaux portent sur la restauration de l’escalier monumental Louis XVI, situé dans la première cour :

-  Réparation de la poutre parallèle aux façades sans modification de l’aspect.

-  Amélioration d’aspect du passage des câbles.

-  Remplacement des appareils lumineux.

-  Traitement des plafonds, des murs, des boiseries.

-  Traitement du garde-corps de l’escalier.

Ces travaux ne devraient pas poser de problème quant à leur exécution compte-tenu du classement ISMH de l’immeuble.

 

6e arrondissement

107 AU 109 RUE NOTRE-DAME DES CHAMPS – 128 RUE D’ASSAS

PC-075-106-11-V-0037 — Date d’enregistrement : 27-09-2011.

Pét. : M. Alain GRANGE-CABANE, ASSOCIATION ECOLE ALSACIENNE.

Arch. : S.A.R.L. MAUFRAS ET ASSOCIES, 64, rue Ducouédic, 75014 PARIS.

Restructuration, pour mise aux normes et extension, d’un ensemble de bâtiments scolaires avec démolition d’un corps de bâtiment de 3 étages et de ses escaliers extérieurs, sur cour, pour construction d’un bâtiment de 6 étages sur 2 niveaux de sous-sols conservés, démolitions partielles de planchers, redistribution intérieure, modification des liaisons verticales et de la façade à rez-de-chaussée côté rue, création d’une marquise sur cour et réaménagement des espaces extérieurs avec création d’un escalier et d’un ascenseur. S.H.O.N. à démolir : 682 m2. S.H.O.N. créée : 1 959 m2. S.T. : 7 579 m2.

L’ensemble de bâtiments scolaires concerne l’Ecole Alsacienne située au 109, rue Notre-Dame des Champs. Une autre façade de cette école se situe rue d’Assas.

Selon le dossier étudié à Morland, l’ambition de ce projet d’adaptation de l’Ecole Alsacienne à la réglementation comme à son développement interne est bien de préserver définitivement cet ordre paysager, de respecter le cœur de l’Ecole représenté par la cour des sports et ses façades, et d’améliorer la continuité de l’axe piétonnier majeur, par des constructions neuves et des restructurations partielles qui s’intègrent aux existants par le choix des matériaux de façades existants (briques, acier et verre).

 

7e arrondissement

38 BOULEVARD DE LA TOUR MAUBOURG – 71 RUE SAINT-DOMINIQUE

PC-075-107-11-V-0031 — Date d’enregistrement : 28-09-2011.

Pét. : M. Stanislas JOBBE DUVAL, BATIGERE ILE DE FRANCE. —Arch. : M. Aldric BECKMANN, 5, rue d’Hauteville, 75010 PARIS.

Changement de destination d’un bâtiment de bureau de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol en habitation (19 logements sociaux créés), réaménagement intérieur du bâtiment d’habitation sur rue, ravalement des façades, remplacement des menuiseries extérieures et démolition du bâtiment en fond de parcelle pour création d’un espace végétalisé. S.H.O.N. à démolir : 168 m2. S.T. : 1 183 m2.

Selon le dossier étudié à Morland, les travaux projetés concernent la réhabilitation d’un immeuble de 1862, en très bon état, à l’angle du boulevard de La Tour-Maubourg, boulevard que cet édifice de deux étages semble ignorer avec sa longue façade sur la rue St Dominique. Côté boulevard de La Tour-Maubourg,  la façade arrière, enfermée sur une cour allongée, s’aperçoit au-dessus d’un mur sans porte surmonté d’une grille. A l’angle, on aperçoit  le dos d’un pavillon de gardien.

Il s’agit de créer 19 logements sociaux, en profitant de la structure saine de l’ensemble pour une simple mise aux normes, circulation, sécurité, et révision générale.  Deux cages d’escalier, sans  ascenseurs prévus. Cheminée du pignon déposée. A l’intérieur, changement de portes, placards, faux plafonds, cloisons. En fond de cour un petit bâtiment sera démoli pour créer un espace vert.

Grille métallique, escaliers de bois, garde-corps, pavillon de gardien resteront inchangés. On ne peut qu’apprécier. L’entrée se fera par le Boulevard.

 

 

101 AU 97 RUE DE LILLE

PC-075-107-10-V-0008-01 — Date d’enregistrement : 04-10-2011.

Pét. : M. Philippe D’HOUDAIN, S.C.I. DU 101, RUE DE LILLE. — Arch. : M. Alban GUERIN SURVILLE, 41 bis, bd Voltaire, 75011 PARIS.

Suppression de la galerie de liaison en sous-sol entre le bâtiment rue et le bâtiment en fond de parcelle, déplacement de la liaison de cour à jardin entre le 97 et le 101, rue de Lille, modification partielle des ouvertures et des façades des trois bâtiments. S.H.O.N. à démolir : 37 m2. S.T. : 495 m2.

Cette adresse a déjà été visitée (voir CR n° 222 Sauv’Dernière de juin 2010). D’après le dossier consulté à Morland : la parcelle comprend un immeuble sur rue début XIX° de 3 étages+ comble et caves voûtées. Un autre en fond de jardin, fin XIXe de 2 étages + comble, et une annexe basse et longue sur jardin, d’un seul niveau, à toiture plate, structure en bois, début XX°.

Actuellement l’ensemble est à usage de bureaux, destiné à un centre  de formation, « La Femme Secrétaire ». Il est en chantier depuis 2010. Les travaux projetés seront les suivants :

Bât A sur rue : La restitution de la travée centrale de la façade sur rue a été acceptée par l’Architecte des Bâtiments de France. On peut apercevoir, sous les bâches, la nouvelle baie qui a retrouvé sa place au 1° étage, en toute logique,  et c’est très bien.  Côté cour les baies de ce même étage vont être dégagées d’un oriel et création de circulations de secours. Au RDC une fenêtre sera transformée en porte

Bât. C fond jardin : Conservation des escaliers à double volée et de leur rampe. Modification des ouvertures  sur courette arrière en conservant la trame des menuiseries. Conservation du perron et des caves voûtées. Mise en valeur de l’appareillage brique d’origine de la façade, avec joints blancs fins en surépaisseur. (Ceci  est dommage, quoique réversible, le blanc et la surépaisseur donneront un aspect clinquant inutile ; mais accord de l’architecte des Bâtiments de France).

Bât. B annexe : Réfection des huisseries, déplacement de l’entrée,  pente toiture modifiée à 10% avec parties vitrées, et réfection en zinc ; actuellement en fibrociment.

Suppression d’un tunnel de liaison entre les deux immeubles. Démolition d’escaliers de dégagement.

Pose d’une lisse horizontale en fer carré sur l’ensemble des  garde-corps, accordée.

 

8e arrondissement

21 AU 29 AVENUE MONTAIGNE – 1 RUE CLEMENT MAROT

PC-075-108-11-V-0039 — Date d’enregistrement : 29-09-2011.

Pét. : M. DELAHAYE François, Sté HOTEL PLAZA ATHENEE. — Arch. : M. ORY Jean-Jacques, 91 bis, rue Cherche Midi, 75006 PARIS.

Réhabilitation d’un hôtel de tourisme de 8 étages sur 2 niveaux de sous-sol sur rues et cours avec extension sur 3 bâtiments sur rues et cour à usage de bureaux, d’artisanat et d’habitation, changement de destination partiel en vue de l’extension de l’hôtel, surélévation d’un étage du bâtiment de 4 étages côté rue Clément Marot, fermeture d’une courette, modification des circulations verticales, extension du 2e niveau de sous-sol, démolition et reconstruction partielle du 1er niveau de sous-sol, démolition du plancher de l’entresol, création partielle de planchers, réaménagement d’une cour, remplacement partielle des menuiseries extérieures sur rues et cour, ravalement des façades sur rue avec pose de stores aux fenêtres et réfection des toitures. Immeuble concerné par une Inscription à l’Inventaire Supplémentaire au titre des Monuments Historiques en date du 04-11-1994. S.H.O.N. démolie : 1 151 m2. S.H.O.N. créée : 1 121 m2.

La présente demande a pour but l’agrandissement et la rénovation de certains espaces de l’hôtel PLAZA-ATHENEE, actuellement classé comme Palace (5*). Il se compose de 4 unités foncières  qui s’étendent sur l’avenue Montaigne, entre la rue du Boccador et la rue Clément Marot :

1) 23-27 Av. Montaigne, correspondant à l’établissement historique de l’hôtel Plazza-Athénée, construit entre 1912 et 1919, d’une hauteur de 7 étages sur RDC et entresol. Il sera agrandi par l’exploitation de tout ou partie de 3 bâtiments voisins:

2) 3 rue Clément Marot  (R+4);

3) 1 rue Clément Marot/29 av. Montaigne, construit en 1876  (R+3);

4)  21 av. Montaigne (à l’angle de la rue du Boccador), construit en 1885  (R+6).

En dehors de la surélévation d’un étage de l’immeuble situé au 3 rue Clément Marot, la volumétrie générale des autres bâtiments sera inchangée. Les travaux envisagés concernent essentiellement des aménagements intérieurs. Les parties classées seront respectées: au 23-27 av. Montaigne, le hall d’accueil, la salle à manger, la grande galerie et la salon Montaigne sont classés MH; au 21 av. Montaigne, la devanture du restaurant et le bas-relief situé au-dessus du bar sont inscrits MH.

La seule inquiétude de notre rapporteur porte sur la surélévation de l’immeuble 3 rue Clément Marot. Cette parcelle a été construite en 1887-1888  pour le propriétaire de l’hôtel particulier du 29 Avenue Montaigne, lors du percement de la rue Clément Marot. Cet immeuble de rapport a subi de nombreuses modifications, notamment un redressement disgracieux des 2 niveaux sous combles (R+3 et R+4) en  1967. Ce bâtiment comporte 4 étages sur un RDC haut, un RDC bas et un sous-sol. Il était devenu un immeuble de bureaux aujourd’hui inoccupé.

 

21 AU 29 AVENUE MONTAIGNE – 1 RUE CLEMENT MAROT (suite)

Contrairement à l’hôtel particulier du 29 Av. Montaigne/1 rue Clément Marot qui fait l’objet d’une protection patrimoniale au titre du PLU, cet immeuble de rapport du 3 rue Clément Marot ne bénéficie d’aucun classement. Il est dit dans le dossier Morland  que cette surélévation sera construite en retrait et sera donc très peu visible de la rue. Etant donné le prestige que veut conserver cet ensemble hôtelier, on a tout lieu de penser que cette réalisation sera de bon goût.

 

6 RUE CHAUVEAU-LAGARDE

DP-075-108-11-V-0436 — Date d’enregistrement : 27-09-2011.

Pét. : Mme ANTOUN Caroline, S.A. STE DE L’HOTEL ROBLIN.

Ravalement de 2 façades sur cour et courette avec remplacement de 2 fenêtres au 5e étage et réfection partielle de la couverture suite à un sinistre.

Cet immeuble est déjà en travaux. La partie cour est totalement inaccessible.

Cette DP est sans doute complémentaire à des travaux plus conséquents. Sur la façade rue, seul le 2e étage est très décoré, or il n’est pas concerné par le remplacement de fenêtres. Le ravalement sera bienvenu.

 

9e arrondissement

22 RUE DE LA CHAUSSEE D’ANTIN

PC-075-109-11-V-0052 –– Date d’enregistrement : 07-10-2011.

Pét : M. Bastien LEFLERE, EXKI NATURAL  FRESH & READY – Arch : ARCHITECTURE & PROJECT MANAGEMENT, 9 av de la Faculté d’Agronomie, 50230 GEMBLOUX

Modification de la devanture avec pose de stores et aménagement intérieur en vue de l’implantation d’un restaurant. Immeuble inscrit MH en date du 30-12-1977.

 

Cet immeuble fait partie d’un ensemble de 3 hôtels que fit édifier Jean-Baptiste Lakanal-Dupuget, royaliste convaincu. Construit en 1797 par l'architecte François-Nicolas Trou, dit Henry. Le n°20, acquis en 1799 par le général Moreau est un édifice de deux étages avec portique d'entrée ionique. Une aile est ajoutée en 1801. Au milieu du 19e siècle, l'hôtel et l'aile sont surélevés de deux niveaux et les façades sont modifiées. En 1977, lors de travaux de soutènement, 400 fragments sculptés appartenant à la façade de Notre-Dame de Paris sont retrouvés dans la cour de cet hôtel, dont 20 têtes de statues colossales des rois de Juda qu’aurait pieusement conservées Lakanal-Dupuget. Elles sont actuellement au musée de Cluny.

Précisions : La décoration Premier Empire du salon circulaire : inscription par arrêté du 19 octobre 1927 - Les façades et les toitures sur rue et sur cour : inscription par arrêté du 30 décembre 1977 - Deux pièces au rez-de-chaussée et une pièce au premier étage de l'immeuble dit ancien hôtel Moreau ; une pièce au rez-de-chaussée et une pièce à l'étage de l'aile en retour dite "aile Lequeu" : inscription par arrêté du 8 juillet 2003.

On peut difficilement imaginer que les travaux ne seront pas réalisés dans la conservation stylistique de la façade actuelle (même si la devanture-publicité du 20 « Surcouf », sans store, n’est pas très belle) et suivis avec attention, tant les ravalements intérieurs ont été bien réalisés.

 

13e arrondissement

11 AU 13 QUAI D’AUSTERLITZ – 10 AU 18 RUE EDMOND FLAMAND – 1 AU 15 RUE FULTON

PD-075-113-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 27-09-2011,

Pét. : M. VIDON Jean-Luc, I.C.F. LA SABLIERE.

Démolition totale de 3 bâtiments d’habitation et de commerce à rez-de-chaussée sur rue et cour (133 logements supprimés).

La démolition concerne trois bâtiments, en forme de L en briques, construits au milieu du XXe siècle, séparés par des jardins avec arbres et jeux d’enfants, calmes ayant un certain charme… pas de parking souterrain. L’ensemble appartient à la SNCF. Ces anciens bâtiments ne sont-ils pas assez rentables ou ne correspondent-ils peut-être plus aux normes actuelles ? à savoir….

Le projet est de construire de nouveaux bâtiments pour y créer 360 appartements et sans doute aussi des bureaux plus rentables. Les habitants, sur une banderole, expriment leur incompréhension de devoir quitter ce lieu agréable et bien situé. On peut s’interroger sur l’utilité d’une telle action car cela semble plutôt du gaspillage. On ne maintient pas la diversité architecturale du secteur. Les nouveaux bâtiments auront-ils la même qualité que ceux qui vont être détruits ? Cette opération est le type même d’action que l’on ne comprend pas…

 

14e arrondissement

26 AU 28 RUE DE LA TOMBE ISSOIRE

15 AU 17 VILLA SAINT-JACQUES

PD-075-114-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 14-10-2011.

Pét. : M. Jean PAPAHN, S.N.C. DE LA TOMBE ISSOIRE.

Démolition totale du bâtiment B.

PD-075-114-11-V-0004 — Date d’enregistrement : 13-10-2011.

Pét. : M. Jean PAPAHN, S.N.C. DE LA TOMBE-ISSOIRE.

Démolition totale du bâtiment H.

PD-075-114-11-V-0005 — Date d’enregistrement : 13-10-2011.

Pét. : M. Jean PAPAHN, S.N.C. DE LA TOMBE-ISSOIRE.

Démolition du bâtiment I.

Ancienne propriété sur laquelle s’élevaient jusqu’au XVIIIe siècle un ancien moulin à vent et la maison du meunier. Au XIXe siècle, ces bâtiments vont laisser  peu à peu la place à une ferme au XIXe siècle.

Entre 1846 et 1862, plusieurs transformations sont opérées dans la propriété, avec entre autre la construction d’un immeuble destiné à abriter les employés et ouvriers. Dans les années 1950, la ferme est démolie pour laisser place à la vaste cour actuelle. En 1962 la grange fait l’objet d’importants travaux en vue d’abriter des activités de jeunesse. Ce lieu est situé sur des carrières du Moyen Age (1re carrière du Xe siècle – règne d’Hugues Capet), classées Monument Historique. Ces carrières permettent de visualiser l’un des procédés d’exploitation utilisé à partir des XIVe-XVe siècle. D’où l’importance de réhabiliter ce site historique.

En 2007 et 2010 des sondages souterrains des carrières de Port Mahon ont permis d’identifier certaines zones de fragilité impliquant un traitement rapide.

Soucieux de restaurer le site dans les règles de l’art, la SOFERIM s’est attachée les conseils d’experts mandatés par la DRAC.

En parallèle, le PLU a édité en 2007 de nouvelles règles de préservation sur cette parcelle classée, dont le patrimoine en surface se dégrade. Or la sauvegarde de ces éléments passe par la délivrance d’une autorisation des travaux en surface, elle-même conditionnée par l’autorisation de travaux du sous-sol.

 

26 AU 28 RUE DE LA TOMBE ISSOIRE - 15 AU 17 VILLA SAINT-JACQUES (suite)

Les éléments patrimoniaux protégés au titre du PLU, qui se dégradent et dont la sauvegarde passe par l’obtention d’un permis de construire  sont:

la porte charretière, la grange en fond de cour, le pavillon Troubadour dont le style est néo-renaissance et les espaces verts.

Dans le respect du PLU, un projet prévoit à terme de recréer un cadre de vie qui préservera le cachet naturel du site et la continuité de son histoire. (Informations venant des panneaux affichés)

Notre rapporteur n’a pas eu la possibilité de pénétrer sur la parcelle, le chantier étant interdit au public.

Les permis de démolir des trois bâtiments sont en cours d’instruction, alors que des engins de chantiers fonctionnent à l’intérieur de cette parcelle.

Un collectif et une association se battent, depuis de nombreuses années, pour la préservation des carrières de Port Mahon et les derniers bâtiments encore existants dits « Ferme Montsouris ». Ce collectif nous informe que le conseil d’arrondissement du XIVe, en date du 07-12-2011, a émis à l’unanimité un vœu pour que les nouveaux permis de démolir ne soient pas délivrés tant que la Soferim n’a pas obtenu  une autorisation de travaux. Le 08-12-2011, le collectif a constaté que la Soferim a entrepris de démolir le toit du n° 28 de la rue de la Tombe Issoire.

Nous regrettons que des lieux classés, telles les carrières, puissent être endommagés. Que va-t-on construire sur cette parcelle et est-elle constructible ? Affaire à suivre…

 

15e arrondissement

16 AU 18 RUE GINOUX – 64 AU 66 RUE SAINT-CHARLES

PC-075-115-11-V-0086 — Date d’enregistrement : 30-09-2011.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, RIVP. — Arch. : M. BRANGIER Yves, 60, rue des Orteaux,

75020 PARIS.

Réhabilitation de 2 ateliers d’artiste à rez-de-chaussée sur rues et cour avec création d’une mezzanine, remplacement des matériaux de couverture, des fenêtres de toit et des verrières, ravalement des façades, fermeture de 2 auvents sur cour en vue de l’extension du bâtiment et installation d’une clôture sur rue. S.H.O.N. créée : 36 m2. S.T. : 987 m2.

Dans sa séance du 17-11-2011, la Commission du Vieux Paris a examiné le nouveau projet de rénovation des ateliers de sculpteur de Beaugrenelle, construits par Jean-Claude JALLAT, en 1976.

La Commission a pris acte de la modification du revêtement de façade envisagé, davantage respectueuse de cette architecture expressionniste jouant sur l’oblique et a levé le vœu pris le 05-04-2011. La Commission a toutefois demandé une rénovation des verrières qui soit plus proche des profils et des caractéristiques des menuiseries d’origine. Elle a également rappelé la personnalité de Jean-Claude JALLAT et demandé que du zinc pré-patiné de couleur foncée soit préféré en couverture, afin de mieux respecter les contrastes de teintes initialement mis en œuvre.

Elle a enfin demandé le maintien d’une haie basse, qui permettrait de dissimuler la clôture envisagée dans le projet, et d’atténuer ainsi l’effet séparatif entre la Ville et les ateliers, tout à fait étranger à l’esprit de cet architecture. (Marie de Paris-BMO du 20(-12-2011).

D’après le dossier étudié à Morland, la réhabilitation ne concerne que les ateliers situés rue Ginoux. Quant aux ateliers situés rue Saint-Charles, les façades et la toiture en zinc seront ravalées.

On peut espérer que pour les travaux projetés, la RIVP suivra les recommandations de la Commission du Vieux Paris.

 

27 RUE SAINT-LAMBERT

PC-075-115-11-V-0088 — Date d’enregistrement : 13-10-2011.

Pét. : M. Jean KERDILES, S.C KERDILES.

Construction d’un bâtiment de 5 à 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage d’habitation (16 logements), de bureau et de stationnement (7 places) avec pose de panneaux photovoltaïques. S.H.O.N. créée : 996 m2. S.T. : 281 m2.

Le bâtiment à démolir, à l’architecture simple, s’intégrait bien entre les deux immeubles mitoyens. On peut regretter quelque part sa démolition au vu du bâtiment projeté à l’architecture trop contrastée par rapport aux immeubles environnants.

 

16e arrondissement

11 RUE CHARDIN

PC-075-116-08-V-0051-01 — Date d’enregistrement : 04-10-2011.

Pét. : M. AZRIA Max. — Arch. : M. TISSERAND Lionel, 84, rue d’Entraigues, 37000 TOURS.

Affouillement sur 40 m2 pour création d’un patio en sous-sol, création de murs végétalisés et d’une gaine de climatisation en fond de parcelle, dépose des cheminées et des conduits en toiture et ravalement de la façade sur cour. Modificatif au PC no 075-016-08-V-0051 délivré le 28-01-2009.

D’après le dossier consulté à Morland, le PC de 2008 ne concernait que la façade sur rue.  Les travaux ont permis de  retrouver la façade d’origine de cet hôtel particulier de deux étages, en effaçant les modifications antérieures, à savoir deux portes de garage enserrant l’entrée réduite en conséquence. C’est une transformation de bureaux en résidence mono-familiale. La maison voisine ayant fait les mêmes améliorations, la petite rue Chardin s’en trouve très embellie.

Le modificatif de 2011 est une augmentation de volume, non en surélévation pour une fois, mais par creusement de la cour arrière. Après dépose d’une couverture Shed sans intérêt, affouillement de toute la cour pour prolonger le sous sol existant,  avec création de baies sous la véranda devant un petit patio végétalisé. Ce qui était le RDC sur cour se trouve maintenant au-dessus de la véranda et présente, en retrait, une terrasse vitrée, englobant avec elle la largeur de la façade, d’où un gain de lumière. Les ouvertures retrouvent l’alignement  normal détruit par des interventions antérieures.  

Pose de 3 fenêtres de toit, côté cour. Exemple d’une réhabilitation réussie et d’une augmentation de volume non agressive.

 

3 AU 5, rue D’ANDIGNE

PC-075-116-07-V-0056-01 —Date d’enregistrement : 06-10-2011.

Pét. : M. Xavier NIEL. — Arch. : M. Joseph DIRAND, 4, cour Saint-Pierre, 75017 PARIS.

Modification des façades, de la toiture et des niveaux de sol. Modificatif au PC  n° 075-016-07-V-0056 délivré le 07-01-2008.

Selon le dossier consulté à Morland, le PC modificatif concerne des modifications  prévues sur la toiture du Palais Rose…  travaux déjà en cours.

On peut vraiment espérer que rien ne sera visible. Le brisis des combles est caché derrière une rangée de balustres, et les pentes du toit sont faibles. Il s’agit de créer une terrasse côté rue, dans la partie médiane de la corniche qui présentait un vide entre les deux blocs mansardés  de part et autre de l’immeuble. A cette place, les  balustres étaient remplacés par des dalles opaques pour cacher le vide. Elles resteront telles quelles pour masquer la future terrasse entourée de 7 nouvelles fenêtres. On ne verra, en principe, rien .

D’autre part, on a des précisions supplémentaires sur l’aspect de la piscine ; son emplacement parait étudié pour s’harmoniser avec le mur structuré du fond ; les escaliers imposants des deux édifices auront le même nombre de marches et seront de la même pierre. Création d’un jardin à la Française. Il ne manque plus que les grandes eaux !

 

17e arrondissement

104 RUE CARDINET

PC-075-117-11-V-0008-01 — Date d’enregistrement : 15-09-2011.

Pét. : M. Bruno BEMBARON, S.C.I. CARDINET. — Arch. : M. Alban HINTZY, 4, rue de Saussure, 75017 PARIS.

Redistribution intérieure et modification de la façade à rez-de-chaussée sur rue et cour. Modificatif au PC no 075-117-11-V-008 délivré le 02-05-2011.

 

Plusieurs membres du Groupe « Sauvegarde » sont déjà allés à cette adresse depuis septembre 2009 et plusieurs demandes de permis successives ont été déposées. La « dent creuse » est insérée entre 3 bâtiments de R+6 et R+4 étages et la façade n°96 de la rue de Levis, représentative des années 30,  est protégée. Les deux bâtiments actuels seront démolis (le second, en fond de parcelle, n’est pas visible de la rue). Le but est la construction d’un seul bâtiment sur rue, de 5 étages, avec un retour sur la cour, et permettra la création d’un espace-jardin intérieur.

Le permis n° 075-117-11-V-0008 a été accepté en mai 2011, et nous en sommes déjà à un premier modificatif qui a pour buts principaux : le passage de 41 appartements à 14 et la suppression de la salle de réunion prévue au sous-sol, remplacée par des caves et des espaces vélos et poussettes.

Le traitement global du projet est censé « rendre hommage au passé industriel de ce quartier » « ce qui se traduit dans les matériaux mais également dans les ensembles menuisés (rythme vertical) empruntés aux ateliers, et dans la forme de la couverture (sheds) empruntée aux anciennes halles de production ».

Même si on peut regretter la suppression de l’auberge, il faut convenir que le bâtiment, certes de style actuel, sera construit avec le souci de respecter l’environnement architectural par le choix des matériaux (brique blonde), l’alignement avec les bâtiments avoisinants, les espaces verts sur la rue (12 m²) et en fond de parcelle (22 m²), même si esthétiquement on peut juger un peu contestable le choix des sheds en zinc pré-patiné, dicté aussi par un souci de luminosité, mais qui n’a rien à voir avec les toitures des immeubles adjacents.

 

72 RUE DE LEVIS

PC-075-117-11-V-0057)— Date d’enregistrement: 22-09-2011.

Pét. : M. Benjamin SARFATY. — Arch. : M. Thierry TOURNEUR, 7/9, rue Geffroy Didelot, 75017 PA

RIS.

Surélévation de2 niveaux d’un bâtiment de 2 étages + combles à usage d’habitation et de commerce. S.H.O.N. créée : 173 m2.

La rue de Lévis est une section du très ancien chemin qui conduisait, dès le VIIe siècle, de Paris à Argenteuil par le village de Monceaux. C’est une des plus vieilles rues du quartier qui a gardé un  certain charme.

La surélévation de ce petit immeuble le mettra au même niveau que l’immeuble mitoyen à gauche et densifiera un peu plus la parcelle. Espérons que le style sera cohérent avec celui du bâtiment existant et respectera les immeubles environnants.

 

18e arrondissement

8 RUE DE L’OLIVE – 11 RUE DE LA GUADELOUPE

PC-075-118-11-V-0066 — Date d’enregistrement : 17-08-2011.

Pét. : Mme Armelle MAILLERE, S.C.I. MARCHE L’OLIVE. — Arch. : M. Louis D’ALENCON, 48, rue Jean-Jacques Rousseau, 94200 IVRY SUR SEINE.

Réhabilitation d’un bâtiment de rez-de-chaussée à 1 étage + combles à usage de commerce et d’habitation avec extension du sous-sol, surélévation d’un niveau du bâtiment rue de la Guadeloupe et redressement de la toiture côté rue de l’Olive et modification des façades. S.H.O.N. à démolir : 4 m2. S.H.O.N. créée : 358 m2.

Dans sa séance du 21-10-2011, la Commission du Vieux Paris a examiné le projet de transformation de la maison et de l’ancien hangar à charbon à l’angle des rues de l’Olive et de la Guadeloupe.

La Commission s’est prononcée contre le ravalement de couleur brique envisagé, et pour une restauration soignée des façades de la maison d’angle, construite par les architectes E. et P. MERLE en 1888, comprenant la restitution des garde-corps et des persiennes en bois.

La réhabilitation annoncée entrainera des modifications dans l’aspect des bâtiments, même si ceux-ci ont besoin de travaux d’embellissement. Nous espérons que le pétitionnaire tiendra compte du vœu de la Commission du Vieux Paris car il est vrai que la couleur projetée n’est pas du meilleur effet.

 

120 AVENUE DE SAINT-OUEN

PC-075-118-11-V-0069 — Date d’enregistrement : 02-09-2011.

Pét. : M. Maurice NASS. — Arch. : CABINET COPIN & DUPEYROU, 25, rue Poulin, 93100 MONTREUIL. 

Surélévation d’un niveau d’un bâtiment de 5 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol à usage d’artisanat et d’habitation avec démolition de réserves à rez-de-chaussée et 1er étage sur cour. S.H.O.N. démolie : 45 m2. S.H.O.N. créée : 45 m2. S.T. : 117 m2.

Immeuble en bon état, entre deux mitoyens de même hauteur créant une certaine harmonie que la surélévation va rompre, en densifiant un peu plus la parcelle.

 

7 RUE PIERRE L’ERMITE – 11 RUE SAINT-BRUNO – 6 RUE SAINT-LUC

PC-075-118-11-V-0072 —Date d’enregistrement : 23-09-2011.

Pét. : M. Alain DUVAL, OGEC SAINT-BERNARD SAINTE-MARIE. — Arch. : CABINET

ALTER EGO, 92, bd de Charonne, 75020 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 3 étages à usage d’enseignement primaire en vue de l’extension d’un bâtiment existant avec création de coursives et d’un ascenseur et ravalement des façades. S.H.O.N. créée : 180 m2. S.T. : 700 m2.

Ce projet de construction d’un bâtiment de 3 étages, en extension d’un bâtiment existant fait partie d’un ensemble scolaire privé. Il a le seul tort  de se trouver près d’une église, et son architecture ne respecte pas l’environnement.

 

13 AU 19 BOULEVARD ORNANO – 10 AU 14 RUE BAUDELIQUE

PC-075-118-11-V-0071 — Date d’enregistrement : 21-09-2011.

Pét. : M. MONNET Julien, S.A. SODEARIF. — Arch. : M. VAHANIAN Eddy, 41, rue de la Tombe Issoire, 75014 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 7 étages sur 3 niveaux de sous-sol sur rue et cour à destination d’EHPAD, habitation (64 logements créés) et de stationnement (73 places créées) après démolition d’un entrepôt et de locaux de bureaux et d’habitation (5 logements supprimés) et réhabilitation d’un bâtiment de 5 étages sur 2 niveaux de sous-sol sur bd et sur cour avec création d’une crèche à rez-de-chaussée (40 berceaux créés) changement de destination des locaux d’entrepôt en habitation (85 logements créés) et commerce, démolitions partielles et reconstruction de planchers, création de mezzanines, modification des liaisons verticales, ravalement des façades et aménagement d’espaces verts. S.H.O.N. à démolir : 14 261 m2. S.H.O.N.créée : 14 202 m2. Hauteur du projet sur rue : 21 m.

Ce vaste ensemble composite est formé, derrière le bâtiment principal sur le boulevard Ornano, des immeubles du 10 au 14, rue Baudelocque, ainsi que des ateliers à sheds au fond des cours couvertes d’auvents. Une faisabilité a été présentée en juin 2010 à la Commission, qui ne s’était pas opposée à la démolition de l’intérieur de l’îlot et des immeubles de la rue Baudelique. A leur place des immeubles neufs, séparés du bâtiment –Ornano – par une voie privée reliant le boulevard à la rue, rassembleront un établissement d’accueil pour personnes âgées dépendantes (130 lits) sur rue, 64 logements libres sur cour et leur stationnement. (Mairie de Paris-Extraits texte DHAAP du 17-11-2011).

Dans sa séance du 17-11-2011, la Commission du Vieux Paris a examiné  le projet de démolition d’immeubles de rapport rue Baudelique  et de restructuration de l’ancienne laiterie Maggi, boulevard Ornano. Elle a recommandé un traitement soigné de la façade de l’immeuble industriel situé boulevard Ornano, élevé par l’architecte Félix BESENCENET de 1905 à 1912, et retravaillé par A. GAILLOT dans les années 1920. Elle a demandé que soit respectés ses matériaux, ses décors, ainsi que ses menuiseries et soupiraux existants. (Maire de paris-BMO du 20-12-2011)

On peut espérer que ce projet sera revu pour tenir compte du vœu de la Commission. Nous sommes heureux de constater que l’on ne touchera pas à l’intégrité de l’ancienne laiterie sur le boulevard Ornano, et qu’elle continuera à être présente dans le paysage urbain (voir photo en haut de page).

 

19e arrondissement

8 VILLA CLAUDE MONET

PC-075-119-11-V-0065 — Date d’enregistrement : 07-10-2011.

Pét. : Mme, M. Elie FEDIDA. —Arch. : AGENCE CUBE, 8, rue Froidevaux, 75014 PARIS.

Construction d’une maison de ville de 3 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et cour, après démolition du garage existant. S.H.O.N. créée : 321 m2. S.T. : 126 m2.

Dans le secteur des villas du 19° arrondissement, la villa Claude Monet est constituée de maisons construites entre 1930 et avant la Seconde Guerre mondiale, sans caractère particulier, en brique et enduit peint, sauf  la maison du n° 6 d’inspiration architecturale des années 30 ainsi que l’immeuble d’angle n°2, construit en 1933, cité au Plan Patrimonial Ville de Paris.

Le projet se situe sur un terrain nu de construction (sauf le garage qui va être démoli), qui sert de jardin à la maison du n° 6 depuis 3 ans. Le terrain du n° 10 est aussi nu et très boisé.

Comme on peut le voir sur les photos du dossier Morland, le garage est sans intérêt et invisible de la rue car caché derrière une clôture métallique pleine.

Des extraits du dossier permettent de se faire une idée sur les motivations du  projet :

-  « le projet ne cherche pas à plagier une architecture ancienne, mais reste dans l’esprit villa, maison de ville, avec son caractère particulier et le respect volumétrique ; il cherche à s’ouvrir sur la rue avec des ouvertures grandissantes plus les niveaux s’élèvent. »

-  « le projet entend s’inscrire par son ton au respect de son environnement végétal unique en plein Paris surtout du côté de la parcelle du n° 10.

-  « sur l’arrière la façade est léchée par les 2 érables « pour une vie dans les arbres ».

Dans le dossier il est aussi indiqué que des sondages sont en cours pour préciser la nature des fondations à préconiser. La villa étant assez hétéroclite, cette construction plus moderne ne devrait pas choquer. Le voisin semble tout à fait impliqué dans ce projet (signatures d’autorisations).

 

5 VILLA JULES LAFORGUE – 6 VILLA PAUL VERLAINE

PD-075-119-11-V-0006 — Date d’enregistrement : 07-10-2011.

Pét. : M. Ourid et Mme Myriam BENNAÏM.

Démolition d’une maison de ville de 1 étage + combles, sur rue et jardin.

Côté Jules Laforgue, il n‘y a qu’un portail métallique, un haut mur, et la maison elle-même n’a que peu d’ouvertures.

Côté Paul Verlaine, notre rapporteur est arrivé en pleine réunion de chantier : des ouvriers qui venaient pour fermer les ouvertures (problème de squatter), un architecte et le propriétaire (qui a acheté il y a 6 mois). Ils avaient déjà reçu la visite de la Commission du Vieux Paris qui a accepté la démolition compte tenu de l’état de la maison (réunion du 17 novembre 2011), et de l’ABF.

Devant le regret de notre rapporteur pour la démolition de cette maison, tout à fait dans le style des autres maisons en brique rouge et beige de la villa, l’architecte a affirmé que la maison ne pouvait être conservée en l’état compte tenu, en particulier, des nombreuses fissures constatées (et d’un plan peu en rapport avec la vie moderne) et qu’il avait dans l’idée de proposer un projet « contemporain » avec façade en pierre agrafée. Notre rapporteur a pu discuter avec le propriétaire qui semblait vouloir rester dans l’esprit de la villa : il a acheté, a-t-il dit, pour le charme de l’endroit. Notre rapporteur lui a donc suggéré qu’il insiste pour une façade dans le même style ; il a posé la question à l’architecte, qui ne semblait pas convaincu. Attendons de voir la publication du permis de construire pour connaître le projet de la future maison.

 

20e arrondissement

63 RUE DE BUZENVAL

PD-075-120-11-V-0015 — Date d’enregistrement : 10-10-2011.

Pét. : M. Sébastien DANET, MAIRIE DE PARIS - DIRECTION DU LOGEMENT ET DE L’HABITAT - S.A.D.I. Démolition d’un bâtiment d’exploitation d’1 étage.

 

PC-075-120-11-V-0078 — Date d’enregistrement : 30-09-2011.

Pét. : M. Jacques MONTHIOUX, VILLE DE PARIS. — Arch. : M. Agissilaos PANGALOS, 36, bd Bastille, 75012 PARIS.

Construction d’un bâtiment de 3  étages + combles sur 1 niveau de sous-sol et 1 niveau d’entresol à usage de centre d’animation. S.H.O.N. créée : 1 503 m2.

Bâtiment d’angle construit en 1908 par l’architecte Ligny pour la Compagnie Générale de Distribution d’Electricité sur un terrain appartenant à la Ville qui en recouvre à présent l’usage en fin de concession. (Mairie de Paris-Extraits texte DHAAP du 16-02-2010).

Dans sa séance du 16-02-2010, la Commission du Vieux Paris a validé la démolition de ce bâtiment.

On peut regretter que ce bâtiment de belle pierre, aux ouvertures en arcades séparées de pilastres, avec monorail à palan sortant de son portail, n’ait pu trouver une nouvelle utilité, mais il faut reconnaître que ses proportions monumentales, grande hauteur d’un seul rez-de-chaussée, sont bien singulières et le rendent bien peu adaptable. Sa démolition est difficilement acceptable quand on regarde le projet du futur immeuble qui va venir rompre l’harmonie du paysage urbain par son architecture  plutôt incongrue dans ce quartier.

 

8 PASSAGE PERREUR

PC-075-120-11-V-0079 — Date d’enregistrement : 05-10-2011.

Pét. : M. Franck NAKACHE. — Arch. : M. Jug CEROVIC, 85, bd Pasteur, 75015 PARIS.

Surélévation et extension avec création d’un 1er étage et de combles, d’une maison de ville à rez-de-chaussée, sur passage et jardin, après démolition de la toiture existante et ravalement des façades. S.H.O.N. créée : 51 m2. S.T. : 123 m2.

Joli passage champêtre, étroit, ce qui donne peu de recul. Le rehaussement de la maisonnette concernée sera peu visible et de toute manière en harmonie avec les habitations voisines, déjà surélevées.

 

57 RUE DES RIGOLES

PC-075-120-11-V-0080 — Date d’enregistrement : 05-10-2011.

Pét. : Mme Clarisse DOLLFUS. — Arch. : M. Noël DOMINGUEZ-TRUCHOT, 23, rue Olivier Métra, 75020 PARIS.

Construction, après démolition du bâtiment d’habitation existant à rez-de-chaussée, d’un bâtiment d’habitation de 2 étages, sur jardin. S.H.O.N. à démolir : 44 m2. S.H.O.N. créée : 80 m2.

Dans la rue des Rigoles, les immeubles implantés sont très disparates. Le petit immeuble, sans caractère particulier possédant une très vilaine porte de garage, va être démoli. On peut regretter qu’à nouveau du bâti ancien disparaisse. Espérons que le bâtiment qui va le remplacer ne détonnera pas trop par son architecture et qu’il permettra d’améliorer l’alignement de la rue.

 

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