Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 10:05

Cit%C3%A9_Florale.JPG

 

 

REVUE DE PRESSE

 

La halle Freyssinet, futur temple du numérique

Le gouvernement souhaite faire des anciens entrepôts de la Sernam, près d’Austerlitz (13e), le plus gros incubateur d’entreprises européen.

Il hésitait entre plusieurs sites parisiens pour implanter sa « vitrine internationale » du numérique. Hier, la ministre Fleur Pellerin a dévoilé « l’hypothèse la plus sérieuse » : la halle Freyssinet, dans le 13e arrondissement.

Des entrepôts peu utilisés. Ce grand bâtiment de 25 000 m², propriété de la SNCF, a été utilisé jusqu’en 2006 par la Sernam pour l’exploitation du service de messagerie de la gare d’Austerlitz. Un temps à l’abandon, sa gestion a fini par être confiée, sous forme d’un bail précaire, à l’entreprise Jaulin, une société qui y organise depuis toutes sortes d’événements : salons, défilés de mode, meetings politiques…

Jusqu’à 1000 start-up accueillies. L’idée du gouvernement est de racheter ce site classé et d’y installer un incubateur géant d’entreprises. « Jusqu’à mille start-up spécialisées dans l’Internet pourront y être accueillies ». Ce qui en ferait le plus gros incubateur européen. Le projet, qui doit voir le jour à l’horizon 2015, serait financé à la fois par des investisseurs privés et des fonds publics.

Un secteur stratégique. Le choix du 13e  ne doit évidemment rien au hasard. La halle Freyssinet est installée au cœur de la zone d’aménagement concerté (ZAC) Paris-Rive-Gauche. « C’est un quartier qui concentre près de 220 000 m2 de bâtiments universitaires », rappelle Jean-Louis Missika, l’adjoint au maire de Paris chargé de l’innovation. Déjà très dynamique, ce secteur va encore s’étendre de l’autre côté du périphérique, à Ivry (Val-de-Marne), sur les anciens entrepôts du BHV, avec l’ouverture d’une annexe de l’université Paris VII, et la construction de 103000 m2 de bureaux.

Les autres projets maintenus. Le futur incubateur deviendrait le « vaisseau amiral du futur quartier numérique de Paris ». Quid alors du Silicon Sentier qui vise précisément à accompagner le développement de jeunes sociétés dans le fief des grossistes en tissu? Quid également de l’incubateur de jeux vidéo du 18e arrondissement? Selon la mairie, le projet du gouvernement n’hypothèquera pas l’avenir des autres structures parisiennes de ce type. « Freyssinet viendra compléter et renforcer les pôles existants », assure Jean-Louis Missika.

Une quarantaine d’incubateurs en service. La capitale dispose déjà d’une offre relativement étoffée. « Rien que dans les incubateurs labellisés par la Ville, nous disposons d’environ 300 places et nous prévoyons un doublement d’ici l’an prochain, avec quelques belles ouvertures à Boucicaut ou Macdonald », souligne la mairie. Quel intérêt alors d’ouvrir un tel site? « Toutes les études montrent que Paris est devant Londres en termes de pôles numériques. Mais cette vitalité n’est pas suffisamment connue. Grâce à la halle Freyssinet, nous allons avoir enfin une visibilité mondiale », s’enthousiasme Jean-Louis Missika. (Extrait de l’Article de Joffrey Vovos – Le Parisien du 07/03/2013)

Un bâtiment très convoité : La mairie de Paris a accueilli avec enthousiasme le projet présenté hier par la ministre déléguée Fleur Pellerin. Et, pourtant, il y a encore quelques mois, la Ville de Paris avait des vues sur la halle Freyssinet. Elle s’était même livrée à un bras de fer avec l’Etat sur le sujet, quand François Fillon était encore Premier ministre.

L’hôtel de ville a un vaste projet urbanistique dans le cadre de l’aménagement de la ZAC Paris-Rive-Gauche. Logements sociaux et jardin public doivent en partie redessiner le quartier. Pour mener à bien cette opération, la mairie avait prévu de détruire quelques travées de la halle Freyssinet. Un vrai « crime » aux yeux des défenseurs du patrimoine qui avaient trouvé un soutien en la personne du préfet de région Daniel Canepa.

Celui-ci avait décidé l’an dernier d’inscrire dans sa totalité le bâtiment industriel à l’Inventaire des monuments historiques, empêchant ainsi la mairie de Paris de réaliser son opération urbanistique. L’équipe Delanoë, en conflit ouvert avec François Fillon sur les berges de Seine, avait vu dans ce classement de la halle Freyssinet, une nouvelle mainmise de l’Etat sur les aménagements municipaux.

Aujourd’hui, le projet du gouvernement Hollande reçoit un accueil positif de l’équipe Delanoë. « Nous donnerons notre avis d’ici fin avril, mais faire de la halle Freyssinet, une composante du Paris numérique est une bonne idée », commente-t-on dans l’entourage du maire. Avant de donner son feu vert, la Ville veillera néanmoins à ce que le projet gouvernemental prévoie l’ouverture d’une partie de la halle sur le quartier sous la forme d’un espace vert. (Article de M.-A.G. – Le Parisien du 07/03/2013)

Ce dossier est suivi par Paris Historique.

 

Une HLM qui touche du bois.

Un immeuble un peu particulier a été inauguré aujourd’hui 94, rue Philippe de Girard (18e). Parmi les 30 logements sociaux familiaux qu’il abritera, quinze ont une ossature en bois. L’installation offre un rendu aussi agréable qu’amusant, sorte de vaste jeu de construction écologique. Le projet rappelle fortement les modèles architecturaux scandinaves et vise à lutter contre l’habitat insalubre. Les fondations ont été conservées et retravaillées afin de répondre aux normes en vigueur (le Parisien 07/03/2013)

 

Le Marais veut protéger son passé industriel

Les arrière-cours, les usines et leurs verrières, les cheminées de brique… Dans le Marais, il subsiste de rares vestiges industriels.

La splendeur du Grand Siècle a déjà été retrouvée grâce à André Malraux, ministre de la Culture du général de Gaulle, et à sa loi du 4 août 1962 pour « la sauvegarde et la mise en valeur des centres anciens de France ». Ce quartier historique du Marais de 126 ha au cœur de Paris a ainsi pu conserver ses magnifiques hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles dans le cadre du plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), l’un des plus anciens de France (1964).

Seule ombre au tableau, ce PSMV ne disait rien du bâti des années 1800 et 1900. Autrement dit, les ateliers industriels ou artisanaux, sans oublier certains immeubles haussmanniens ou postérieurs, n’étaient pas protégés. Pour combler cette lacune, l’Etat et la Ville ont engagé la révision de ce document afin d’« étendre la protection aux bâtiments des XIXe et XXe siècles qui font partie de la mémoire collective », selon la formule de Danièle Pourtaud, adjointe (PS) au maire chargée du patrimoine.

Au terme d’une procédure longue de plusieurs années, le nouveau PSMV a été voté à l’unanimité en novembre dernier en Conseil de Paris. Au printemps, le commissaire-enquêteur rendra son rapport. Et la nouvelle version devrait être adoptée en Conseil de Paris à l’automne.

Autre grande nouveauté du PSMV 2013 : « Désormais, les règles du logement social en vigueur à Paris s’appliqueront au quartier du Marais », souligne Danièle Pourtaud. Et de préciser : « Tout promoteur qui construira plus de 800 m2 de surface habitable sera obligé d’en réserver 30% au logement social, quota revendu à la Ville ».

Une disposition destinée à favoriser la mixité sociale dont les classes moyennes risquent toutefois de faire les frais, estime Gérard Simonet, président-fondateur de l’association Vivre le Marais : « Pour pouvoir céder 30% des mètres carrés à moitié prix, les opérateurs vont augmenter de 20 à 25% le prix de vente des 70% restants », craint-il. Mais si ce quartier naguère populaire est devenu l’un des plus chers de la capitale, n’est-ce pas aussi en raison des opérations d’assainissement menées dès 1964 ?

(Extrait de l’Article de Philippe Baverel – Le Parisien du 16/03/2013)

 

L’usine des Cendres, future boutique de mode. Selon l’architecte Pierre Audat, responsable de sa rénovation, l’immeuble de deux étages situé au 39 rue des Franc-bourgeois (4e) est « l’un des plus beaux exemples du patrimoine industriel au cœur de Paris ». Et pourtant, dans l’ancien plan de sauvegarde du Marais, « la moitié de l’édifice était appelée à démolition en cas de changement d’affectation », rappelle l’architecte.

C’est dans ce petit immeuble, siège de la société des Cendres de 1860 à 2011 (date à laquelle l’entreprise a déménagé à Vitry, dans le Val-de-Marne), qu’étaient fondus et recyclés les déchets d’or et d’argent récupérés chez les bijoutiers et joailliers du quartier. En attestent les fours et les meules installés au sous-sol et qui se retrouveront bientôt au cœur de « l’espace patrimonial », au sein d’une boutique de prêt-à-porter. La société des Cendres a en effet décidé de louer son ancienne usine à la marque japonaise Uniqlo.

Si les travaux de réhabilitation de l’édifice doivent s’achever en septembre prochain, l’ouverture du nouveau magasin Uniqlo n’est pas prévue avant le printemps 2014. Même sans acheter un jean, les curieux pourront admirer la fameuse cheminée de brique rouge haute de 35 mètres ! (Extrait de l’article de PH.B. – Le Parisien du 16/03/2013)

Pour un complément d’information, on peut lire les bulletins 103 et 105 de Paris Historique.

 

La tour Saint-Jacques bientôt rouverte au public

Le vœu déposé par Catherine Dumas (UMP) demandant la réouverture de la tour Saint-Jacques (4e) au public, après le succès remporté par ce monument lors des journées du patrimoine, a été adopté. Le clocher de l’église détruite à la fin du XVIIIe siècle domine le paysage du haut de ses 58 mètres et marque le point de départ du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ses terrasses offrent un panorama de Paris exceptionnel. Danièle Pourtaud, adjointe au maire PS chargée du patrimoine, travaille à ce projet, en concertation avec la préfecture. (Le Parisien du 26/0/2013)

 

- Le Louxor a été inauguré le 17 avril

Le Louxor, ce palais du cinéma aux décors égyptiens, abandonné pendant près de vingt ans, va reprendre vie. Le mercredi 17 avril, Paris, qui a financé une rénovation exemplaire, inaugurera ce nouveau complexe de trois salles : la principale, du nom de Youssef Chahine, le réalisateur égyptien, compte 340places. Les deux autres, des créations en sous-sol, font respectivement 140 et 74places. Dans la première, les peintures murales reprennent les décors de 1921. Dans les deux autres, velours, cuirs, parquet créent une atmosphère soignée. L’ouverture du cinéma au public est prévue le jeudi 18 avril. A plein tarif, il faudra compter 9 € le siège. Les cartes seront acceptées. En attendant, une exposition sur l’histoire du monument se tient à la mairie du 10e (72, rue du Faubourg-Saint-Martin), tous les jours, aux horaires des services municipaux. Entrée libre.

 

L’avenir de l’Hôtel-Dieu continue de diviser

« C’est quoi un hôpital debout? Je ne conçois pas ». Dans la salle des fêtes de la mairie du 4e, hier soir, la réunion publique consacrée à l’avenir de l’Hôtel-Dieu n’a pas dispersé les doutes. Ce devait pourtant être « l’heure de vérité », avec la présentation par les professeurs Jean-Yves Fagon et Pierre Lombrail du « projet de soins-projet universitaire » sur lequel ils ont planché durant trois mois.

Mais certaines des réponses les plus attendues par les soignants et les usagers présents ont manqué: quel avenir pour les urgences, quelle médecine de proximité, pourquoi condamner l’Hôtel-Dieu à une médecine ambulatoire qui semble ne satisfaire que la direction de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et les médecins associés à la « restructuration » ? Au « dépeçage », a-t-on entendu dans la salle, où se sont pressées plus de 120 personnes. Dehors, les syndicats, pétition pour la défense de l’Hôtel-Dieu en main; dedans, des médecins, jeunes et moins jeunes, martelant : « Ce projet, c’est du vent, ce qu’on veut, ce sont des lits pour nos malades ».

Mais ni la lettre collective de médecins de l’Hôtel-Dieu, au bord de la démission et du « burn out », ni la demande « d’un moratoire pour ce projet » n’ont fait ciller Mireille Faugère. La très rare et généralement peu loquace directrice générale de l’AP-HP était là pour défendre « un projet innovant dans lequel elle s’engage personnellement depuis deux ans ». « Nous tenons tous énormément à l’Hôtel-Dieu, mais il ne pourra plus longtemps être en sécurité dans ses missions, ajoute-t-elle. Le choix a été de ne pas reconstruire mais de réorganiser l’offre de soins au cœur de Paris, entre l’Hôtel-Dieu et Cochin ». Pas question en revanche, a prévenu la directrice, « de faire des annonces sur le service des urgences. J’ai entendu beaucoup de choses, mais ce qu’on propose c’est le contraire de la fermeture! » Pas sûr qu’elle ait convaincu, au son des commentaires qui fusaient dans la salle.

A quoi ressemblera l’Hôtel-Dieu? A « un hôpital universitaire exclusivement ambulatoire », explique le professeur Fagon, « et qui offrira une gamme de services plus importante qu’aujourd’hui ». « Il y aura des gens capables de prendre des décisions d’urgence 24 heures sur 24 », assure-t-il. Alors qu’en parallèle la réanimation n’existe plus à l’Hôtel-Dieu, comme l’a rappelé plus tard un urgentiste. L’hôpital garderait aussi « un plateau technique complet », des consultations de premier secours sans rendez-vous, un centre de prélèvement, un centre de conseil en génétique, des consultations spécialisées, sa salle d’accueil des victimes… Bref, « les activités existantes seront maintenues et d’autres s’installeront », assure le professeur Fagon, et cela « en synergie avec un projet universitaire ».

Pourtant, depuis deux ans, les transferts de services font très concrètement douter les soignants, les syndicats et les usagers. Les professeurs Fagon et Lombrail se donnent « jusqu’en septembre pour conduire le projet point par point ». (Article d’Elodie Soulié – le Parisien du 29/03/2013)

Les transferts de service continuent : Depuis l’annonce, en septembre 2011, par Mireille Faugère, de cette « restructuration » toujours pas officielle mais déjà très avancée, le berceau historique de la médecine hospitalière vit au rythme des rumeurs et contre-rumeurs de menaces sur son service d’urgences, des missions de « médiation », de rapports de la commission médicale d’établissement (CME), et surtout… des transferts déjà bien enclenchés des services d’hospitalisation : réanimation, rééducation orthopédique, chirurgie ophtalmologique… Et ce n’est pas fini : mardi prochain, le service de pneumologie prend ses quartiers à l’hôpital d’instruction des Armées du Val-de-Grâce. La semaine suivante, le 8 avril, c’est la chirurgie thoracique qui déménage pour l’hôpital Cochin, définitivement devenu la tête de pont du « groupement d’hôpitaux universitaires Paris-Centre-Cochin-Broca-Hôtel-Dieu ». Standard compris. L’épine reste le « cas » des urgences, qui accueillent chaque année près de 43000 personnes, et 30000 patients aux urgences ophtalmologiques. (Article de E.S. – Le Parisien du 29/03/2013)

 

Ils ne veulent pas de HLM en face du Père-Lachaise

L’association Sauvons notre stade est à vent debout contre la construction de logements sociaux au 49-53, boulevard de Ménilmontant (11e), en face du cimetière du Père-Lachaise. Un programme approuvé par le Conseil de Paris « sans tenir compte des recommandations des habitants du quartier », dénonce ce collectif de riverains dans un communiqué. Comme quoi, les beaux quartiers ne sont pas les seuls à s’opposer à ce type de programme.

Mais ici, la parcelle, actuellement occupée par un terrain de sport et un boulodrome, doit accueillir 80 logements sociaux ainsi qu’un gymnase, un nouvel espace vert et un stade réaménagé. Selon la mairie, le projet offre surtout l’occasion de palier le déficit d’HLM dans l’arrondissement. « Nous n’avons que 12% de logements sociaux, c’est moins que le 15e, et très peu de foncier disponible, alors que 7500 personnes sont en attente », souligne François Vauglin, adjoint (PS) en charge de l’urbanisme.

Vers une déchetterie en sous-sol. Sauvons notre stade ne le voit pas de cet œil. « On va construire un immeuble d’habitation de plus de trente mètres de hauteur dans un des quartiers les plus densément peuplés de Paris », critique la présidente de l’association, M.T. Dides.

Les opposants s’inquiètent aussi de la création, sous le nouveau terrain de sport, d’un centre de valorisation des encombrants (CVAE). « Le maire du 11e prétend que cette déchetterie en sous-sol sera comparable à ce qui existe sous l’esplanade des Invalides, rappelle l’association. Or la configuration des lieux est complètement différente : l’accès au CVAE des Invalides est vaste et très ouvert, n’entrave en rien la circulation et ne constitue pas une source de nuisances, comme cela ne manquera pas d’être le cas avec l’afflux de camions sur le boulevard de Ménilmontant, régulièrement encombré aux heures de pointe ». Là encore, François Vauglin s’inscrit en faux. « Les études de circulation ont montré qu’il y aura 50 à 60 véhicules en plus par jour sur le boulevard de Ménilmontant sur un total d’environ 8 000, c’est moins de 1%! »

Autre problème soulevé : le nouvel immeuble pourrait complètement occulter la basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. L’édifice religieux « ne dispose aujourd’hui que de l’ouverture que constitue le stade pour toute perspective », note Marie-Thérèse Dides. La mairie du 11eassure qu’une clause spécifique figurera dans le concours d’architectes qui doit être lancé avant l’été par Paris Habitat. « Le jury se réunira à l’automne pour un lancement des travaux au 2e trimestre 2016. Cela nous laisse encore beaucoup de temps pour poursuivre la concertation avec les riverains », insiste François Vauglin. (Article de Joffrey Vovos – Le Parisien - 30/03/2013)

 

La chasse aux logements étudiants est lancée

Les jeunes ont jusqu’au 30 avril pour déposer leur demande d’hébergement. La ville de Paris multiplie les projets de résidences universitaires.

Sur les 358000 étudiants que compte Paris, 200000 tentent de trouver une chambre. Pour tous ceux qui souhaitent s’installer dans la capitale, la rentrée se prépare dès maintenant. Ils ont jusqu’au 30 avril pour déposer leur demande de bourse et/ou logement sur le site Internet du Crous de Paris. Mieux vaut ne pas attendre le dernier moment, la procédure est souvent longue. « Impossible de faire plus pénible qu’une demande de logement au Crous », s’exaspère Eléonore, élève de terminale qui débutera une licence d’histoire à l’automne.

En effet, l’accès à l’une des 5155 places proposées par le centre universitaire est très sélectif. « Une demande de logement sur cinq est reçue favorablement », selon Mathieu Beurois, chargé de communication du centre. Résultat : actuellement, moins de 3% des étudiants parisiens sont logés par le Crous. Les loyers mirobolants de la capitale poussent naturellement les étudiants vers leurs offres. Le Crous propose des chambres d’environ 18 m2 pour 300 € par mois charges comprises (sans compter les APL). « Le prix est imbattable. Il faut débourser deux à trois fois plus pour le même espace en passant par une agence », commente Kévin, inscrit en fac de droit à Albi (Midi-Pyrénées), qui espère s’installer à Paris en septembre.

La mairie, consciente de la situation, a lancé plusieurs projets de résidences dans la capitale, projets qui commencent à sortir de terre : 841 places supplémentaires ont été proposées à la rentrée 2012, 569 sont attendues pour 2013. Onze résidences ouvriront en 2014 et huit en 2015. Le parc s’agrandira notamment dans les 13e, 14e, 18e, 19e et 20e arrondissements. « Nous devrions dépasser les 6000 places dès l’an prochain », assure Mathieu Beurois.

La mairie de Paris cherche également à développer, en partenariat avec des fonds étrangers, la Cité internationale universitaire (14e), où 5700 places sont réservées aux étudiants français ou étrangers. « Le but est de relancer la Cité en créant 1000 à 2 000 logements supplémentaires dans les cinq ou dix années à venir », souligne Didier Guillot, adjoint au maire chargé de la vie étudiante.

Pour les recalés, faute de place, et les retardataires, un « colocdating », variante du speed dating pour jeunes en mal d’hébergement, est prévu en septembre. Pour les autres, il reste le secteur privé et ses résidences ou le système D. (Article d’Olivier Philippe – Le Parisien du 02/04/2013)

 

 

VISITES

 

7e arrondissement

 

83-85, rue du Bac, 53-57, rue de Grenelle et 14, bd Raspail

PC 075-107-12-V-0042 – Pét. : M. DUMAS Laurent – DUFOURT BIGUET IMMOBILIER – Réhabilitation et extension d’un ensemble de bâtiments de 1 à 6 étages sur un niveau de sous-sol partiel à usage d’habitation, de bureau, d’artisanat, de commerce, d’hébergement hôtelier et d’enseignement, situé sur 2 terrains, avec changements de destination partiels, ravalement des façades, modifications d’aspect extérieur, démolitions partielles, reconstruction et extension des planchers à tous les niveaux, construction d’un bâtiment d’habitation de 4 étages et création de 2 niveaux de sous-sol.- SHON supprimée sur les 2 terrains : 2800 m2, SHON créée sur les 2 terrains : 3152 m2, surface des 2 terrains : 4744 m2– Date d’enregistrement : 16/11/2012.

La façade de la chapelle des Récollettes, au 83-85, rue du Bac, est protégée au titre des Monuments historiques (inscription par arrêté du 16 juin 1965). Cet îlot est inclus dans le Plan de sauvegarde et de mise en valeur du faubourg Saint-Germain.

Ce chantier important a fait l’objet d’un examen par la CVP (séance plénière du 19/02/2013).

L’importante parcelle concernée par ce projet de restauration et de restructuration se compose de trois entités réunies en une seule propriété depuis 2011. De natures et d’époques différentes, elles ont en commun de résulter de l’opération de la clôture du couvent des Récollettes, constituée par différentes acquisitions entre 1640 et 1686. Les vestiges des bâtiments conventuels subsistent aujourd’hui dans l’ensemble situé 81-85, rue du Bac, ainsi que dans une partie des locaux du musée Maillol. Le grand jardin a été loti en deux temps : d’une part pour construire le petit bâtiment en brique du 14, bd Raspail (parcelle résultant de l’ouverture de cette nouvelle voie en 1905), et, d’autre part, pour créer la cour du 53-57, rue de Grenelle, ensemble initialement étranger au couvent.

Le couvent se développait en cœur d’îlot. Ses vestiges correspondent à l’ancienne entrée, constituée par un étroit passage conduisant à la cour et longeant le flanc gauche de la chapelle, dont la façade s’ouvre directement sur la rue. Construite entre 1693 et 1703, elle a été entièrement modifiée aux XIXe et XXe siècles. Ne subsistent aujourd’hui que des traces de son élévation d’origine « à la romaine » avec le fronton triangulaire du premier étage et les vestiges de volutes du second. Perpendiculairement au chevet, s’étend l’ancien chœur des religieuses, élevé dans la seconde moitié du XVIIe siècle et composé d’une vaste salle couverte d’un plafond à voussures et éclairé par de hautes fenêtres sur la cour. Entre la cour du couvent et le jardin, un second corps de logis, contemporain du précédent, abritait les cuisines, le réfectoire et les dortoirs ; côté jardin, il était ouvert au RDC par une galerie en anse de panier servant de cloître.

L’ensemble 53-57, rue de Grenelle, résulte de plusieurs campagnes de construction conduites entre 1908 et 1950 à l’emplacement d’un hôtel particulier et de trois immeubles anciens situés en revers de la fontaine des Quatre Saisons de Bouchardon (1739). Seul un corps de bâtiment de la fin du XVIIIe a été conservé, mais abondamment modifié par la suite. L’ensemble se compose d’un immeuble de rapport sur la rue de Grenelle, adossé à la fontaine, construit par Denis Honegger en 1937-1938 en béton revêtu d’un parement de pierre. Il remplaçait un bâtiment industriel des années 1908-1926 dont ne furent conservées que les ailes se développant en U vers le fond de la parcelle. L’architecte restructura l’ensemble des bâtiments en vastes plateaux d’ateliers et de bureaux, dégageant notamment la totalité du RDC. Si les bâtiments de l’entre-deux-guerres ont perdu une grande partie de leur caractère par les différentes modifications apportées aux intérieurs, l’immeuble d’habitation a été conservé sans modification notable, avec une grande qualité de sa séquence d’entrée et du dessin de sa façade.

14, boulevard Raspail, la parcelle triangulaire, résultant de l’ouverture du boulevard, est accessible par un long passage cocher pratiqué sous un immeuble de H. Sauvage (n° 16). Elle est occupée par un corps de bâtiment en brique et béton, construit en 1911 par l’architecte P.-M. Meunié pour abriter le patronage de la paroisse Saint-Thomas d’Aquin, puis étendu et surélevé en 1925-1926.

 

Le projet

Les façades des bâtiments de l’ancien couvent seront restaurées avec quelques propositions de restitution, appuyées sur l’étude historique et des sondages : la réouverture de la grande baie de la chapelle donnant sur le passage d’entrée, et la recréation des grandes fenêtres du chœur des religieuses sur la cour (le chœur en lui-même reste entresolé, mais le plancher est réduit de manière à dégager les baies). Aucune modification intérieure de chapelle n’est prévue et la façade sera simplement nettoyée. Les locaux de cet ensemble conserveront leurs affectations actuelles –commerces en partie basse, logements dans les étages, et hôtel de tourisme au 83, rue du Bac.

L’ensemble côté rue de Grenelle doit au contraire connaître des transformations plus importantes. De manière à aménager des surfaces commerciales sur l’ensemble du RDC et du 1er étage, aussi bien sur la rue que de part et d’autre de la cour intérieure, il est demandé la démolition de la couverture de la cour et la démolition/reconstruction des élévations des deux niveaux inférieurs. Toutes les façades des bâtiments de 1908-1926 seraient redessinées : aux niveaux bas, une structure métallique remplacerait au RDC et au 1er étage la structure en béton des bâtiments. Dans les étages, le remplissage de brique disparaîtrait plus ou moins complètement pour aménager des logements largement éclairés. Sur la rue de Grenelle, la façade d’Honegger serait redessinée dans sa partie basse de manière à créer un socle commercial sur deux niveaux : le rythme des percements et des proportions de l’élévation seraient modifiés, faisant disparaître le registre du premier étage actuel.

Après démolition du mur séparatif entre la cour de l’ancien garage et celle du 14, bd Raspail, l’immeuble du patronage serait intégré à l’ensemble immobilier. Il est soumis à la même démarche de recomposition des façades, entraînant sa régularisation complète et la disparition de la lecture de ses étapes de construction. Il serait en outre surélevé d’un étage, dans le même style que les constructions neuves (habitations) envisagées dans son prolongement. (exposé de la CVP, séance plénière du 19/02/2013)

A l’issue de cette réunion, la CVP, constatant la complexité morphologique et la multiplicité des strates historiques des lieux, souhaite procéder à une visite des lieux avant d’arrêter son avis sur ce projet de transformation radicale du cœur d’un îlot situé en secteur sauvegardé.

Cette visite a eu lieu le 22/03/2013 (adresse remise à l’ordre du jour de la séance de la CVP du 14/05/2013 pour suivi de vœu).

 

8e arrondissement

 

7, rue Saint-Philippe du Roule

PC-075-108-13-V-0006.- Pét. : M. Olivier RICHARD, S.A.R.L. ALCOM. —Arch. : M. Olivier BILLIOTTE, 122, av. Henry Barbusse, 94240 L’HAY LES ROSES. — Travaux en vue du remplacement de toutes les menuiseries extérieures sur rue et cour, démolition des balustres en pierre et dépose des grilles de soupirail côté rue, couverture de la courette sur 5 niveaux, création d’un châssis de désenfumage, déplacement des appareils de climatisation au R+5 sur courette, réaménagement intérieur et ravalement des façades sur rue et cour. Surface démolie : 42 m2. Surface créée : 36 m2. S.T. : 1 169 m2— Date d’enregistrement : 12-02-2013.

Rue ouverte en 1882 (Hillairet) et a priori l’immeuble du n°7, de style post-haussmannien, date de cette époque.

Le projet consiste en travaux d’ intérieur (suppression du plancher du 6e étage pour la continuité de l’escalier principal, changement d’ascenseur, bouchement de la courette sur 5 niveaux), des changements de menuiseries (en bois exotique, respect des tableaux existants et de l’ordonnancement des petits bois, des moulures type XIXe, avec verre isolant et phonique), réalisation de lucarnes neuves en toiture en remplacement de celles existantes (chêne mouluré, fenêtre en bois à petits bois, garde-corps métalliques tels celui du balcon du 5e étage, habillage zinc), ravalement et skydome de désenfumage pour l’escalier. Tous ces travaux sont sans dommage pour le bâtiment.

Mais on peut voir aussi dans le dossier de Morland, pour le RDC sur rue, « suppression des balustres en pierre et dépose des grilles de soupirail pour mettre des fenêtres en menuiserie métallique» et on se demande vraiment pourquoi cette suppression, qui n’est pas justifiée dans le dossier, très léger d’ailleurs sur les travaux.

Dommage pour ces balustres en pierre, beaucoup plus belles que les menuiseries métalliques. On aurait pu ne faire démarrer ces fenêtres qu’au- dessus de ces balustres, et mettre une porte supplémentaire dans le style de celle de droite, alors que le dessin montre un réel décalage de style entre les deux.

 

135, boulevard Haussmann et 19-19B, rue de la Baume

PC-075-108-13-V-0001. — Pét. : Mme Marie-Antoinette DAIN, PROGERIM. — Arch. : GLOBAL ARCHITECTE, 42, rue Trébois, 92300 LEVALLOIS. — Surélévation, après démolition de la partie de toiture correspondante, d’un bâtiment d’habitation et de commerce, de 6 étages, sur rue et cour, avec réaménagement du 6e étage (1 logement créé), prolongement de l’ascenseur du 5eau 6e étage et transformation de réserves commerciales au sous-sol en caves d’habitation. Surface supprimée : 57 m2. Surface créée : 34 m2. S.T. : 758 m2

C’est un des beaux immeubles haussmanniens sur le boulevard du même nom et une parfaite illustration du style : décor discret aux motifs très variés, comme un répertoire d’ornementation. L’immeuble comporte 6 niveaux dont les deux derniers sous combles.

Le projet est de rehausser légèrement le faîtage d’une vingtaine de centimètres afin de mieux exploiter le 6° niveau qui abrite actuellement une quinzaine de chambres de service vides et des débarras. Création d’un logement de 35 m2 avec lucarnes donnant sur rue et cour. Les brisis du 5° niveau, en ardoise sur la rue et zinc côté cour, ne seront pas atteints. Seule la calotte supérieure en zinc, repérable à ses vasistas, sera démolie. Les lucarnes nouvelles, à l’alignement des niveaux inférieurs, seront en fort retrait dans le nouveau volume de toit. A l’arrière, côté rue de la Baume, elles s’ouvriront sur des balconnets.

L’immeuble est en surdensité. Quelques surfaces commerciales en sous-sol seront restituées aux logements en tant que caves.

Les immeubles mitoyens sont déjà surélevés. Ce projet, avec sa charpente traditionnelle en bois traité, ses lucarnes à moulures rapportées pour maintenir l’harmonie, ses démolitions limitées, est conçu d’une manière qu’il faut encourager ; la surélévation ne devrait pas se remarquer.

 

9e arrondissement

 

9, rue de Liège

PC–075–109–13–V0001-Pét. : HOTELIERE OPERA LIEGE - Restructuration avec changement de destination d’un ensemble de bâtiments de bureau, sur rue, en hôtel de tourisme (49 chambres) après démolition de la toiture du bâtiment en R+2 sur rue pour surélévation de 2 étages, fermeture d’une courette, création de 2 escaliers et d’1 ascenseur, démolition pour reconstruction d’une aile de bâtiment de 4 étages, extension du sous-sol, démolition des verrières pour création de 2 jardins et construction en fond de parcelle d’un bâtiment de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol. Surface supprimée : 592m2 - Surface créée : 776m2 - ST : 606m2

Ce petit hôtel particulier du second Empire, construit entre 1852 et 1864, avec un corps de logis principal R+2 en cœur de parcelle et 2 ailes latérales revenant vers la rue, était initialement implanté entre une belle cour et un petit jardin. Au fil du temps, des adjonctions, des surélévations, la couverture des espaces libres, le tout s’échelonnant depuis la fin du XVIIIe siècle jusqu’à la 2e moitié du XXe, font que la parcelle est entièrement construite et l’ensemble bien hétérogène.

Les nouveaux propriétaires projettent la reconversion et l’extension du bâti de bureaux existant en un hôtel 4*. Pour ce faire, il est prévu :

-    la dépose de la toiture du bâtiment sur rue (actuellement, 2 niveaux) pour surélévation de 2 niveaux ;

-    la démolition de l’aile Est, fortement dénaturée par des travaux antérieurs (suppression des baies sur cour, création d’édicules en toiture pour l’ascenseur et modification de planchers) avant reconstruction à l’identique de l’aile Ouest, conservée ;

-     la suppression des 2 verrières qui recouvrent les espaces autrefois libres ;

-      l’édification, en fond de parcelle, d’un nouveau corps de bâtiment de R+4 sur un niveau de sous-sol.

Par ailleurs, 2 jardins seront créés : l’un de 60m2, entre les 2 ailes à la place de l’ancienne cour, sera planté de haies taillées et une passerelle conduira depuis la rue au bâtiment central. Le second de 106m2 sera planté de 2 arbres de moyen développement.

Pour donner une unité à cet ensemble et l’éclairer, le parti pris du miroir a été retenu. Il habillera toutes les façades créées : un seul traitement avec des inclinaisons différentes reflètera trois images :

-    le ciel. La toiture sur rue dont l’inclinaison commencera au 3e étage, reflètera le ciel, les nuages,

-     le bâti. L’aile Est renverra l’image des autres constructions,

-      le jardin en cœur d’îlot. La façade en miroir s’inclinera vers le sol et reflètera les arbres.

Les niveaux ajoutés fin XXe siècle au bâtiment principal seront peints dans des tonalités similaires à celles des autres toitures.

La CVP ne s’oppose pas au principe de surélévation de ce petit hôtel particulier qui a déjà fait l’objet de plusieurs surélévations sur rue et sur cour. Mais elle rejette unanimement le traitement en miroir de la surélévation sur rue qui choque le bon sens urbain. D’autre part, elle demande la conservation de la première cour et de sa verrière, au titre que cette disposition est caractéristique de la typologie des hôtels particuliers construits entre cour et jardin présents dans ce quartier (CVP du 22/03/2013).

 

58, rue Condorcet, 37 au 39, avenue Trudaine, 1, rue Bochart de Saron

PC- 075–109–13–V0003. - Pét. : PARIS-TRUDAINE - Réhabilitation d’un bâtiment de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol partiel, sur rue et sur cour, à usage d’école partiellement transformée en habitation (71 logements créés dont 16 sociaux) et crèche (36 berceaux), construction d’une extension en R+6 sur 2e cour et de 3 niveaux de sous-sol (80 places de stationnement créées), démolition pour reconstruction de planchers à tous les niveaux, modification des liaisons verticales, démolition de la partie de bâtiment en R+1 dans la 2e cour, ravalement de l’ensemble des façades avec remplacement des menuiseries extérieures, création d’oriels et de balcons sur cours, végétalisation de 2 toitures-terrasses et réfection des couvertures. Surface supprimée : 2 867m2 - Surface créée : 4 252m2 - ST : 2 987m2.-Date d’enregistrement : 31-01-2013. Nous avons déjà étudié un deuxième projet en Février 2012 (cf. Sauv’Dernière - Février 2012). Il s’agit maintenant du troisième projet.

Rappel : la parcelle est bordée d’immeubles anciens (maximum 2 étages). Au centre, un grand bâtiment de 7 niveaux (parallèle à l’avenue Trudaine et dont la dernière surélévation remonte à 1987) la partage en 2 cours, Cour 1 au nord, Cour 2 au sud. Par ailleurs, les bâtiments antérieurs à 1896 bénéficient d’une protection au titre du PLU.

Dans le nouveau projet, changement notable, le bâtiment de 7 étages est conservé. Des logements seront créés en épaississement du bâtiment central dans la cour 2 au sud et au sud-ouest, en adossement des immeubles voisins.

Partis retenus :

1) L’ensemble immobilier sera constitué de 3 bâtiments à 3 adresses différentes autour de 2 cours intérieures à l’air libre :

-           1 bâtiment au 39 av. Trudaine, autour de la cour 1 (4 cages d’escalier A,B,C,D),

-                      1 bâtiment E au 1 rue Bochart de Saron sur la cour 2,

-                      1 bâtiment F au 58 rue Condorcet sur la cour 2.

Les 3 corps de bâtiments seront restructurés ou construits en habitations.71 logements dont 16 sociaux (contre 75 dont 19 logements sociaux dans le projet précédent).

2) 1 crèche en rez-de-jardin sous le bâtiment F au 58 rue Condorcet, de plain-pied avec la rue. 36 berceaux.

3) 1 parking de 84 places (contre 74) sur 3 niveaux de sous/sol, cour 1.

L’immeuble central recevra, côté nord, en partie supérieure, un couronnement en zinc avec oriels en saillie et balcons largement vitrés. Côté sud, la façade recevra un revêtement minéral et également des balcons en saillie. Les toitures-terrasses seront végétalisées.

Quant aux cours, elles représenteront un peu moins de 600m2 d’espace libre. La géométrie de la Cour 1 ne sera pas modifiée. Des pavés de grès la recouvriront ; des parterres seront créés avec végétation et 2 arbres de moyen développement plantés. Dans la cour 2, engazonnement partiel et plantation de 2 arbres. L’espace réservé à la crèche sera séparé par une grille et un pare-vue translucide et protégé par une couverture également translucide.

On ne peut as dire que ce bâtiment central conservé sera amélioré par cet épaississement et ces oriels modernes.

 

12e arrondissement

 

38-38B, rue du Faubourg Saint-Antoine et 37-39, rue de Charenton

La parcelle est composée d’un bâtiment de 4 niveaux, allant de la rue du Faubourg Saint-Antoine jusqu’à la rue de Charenton.

Seuls les bâtiments situés au 38, rue du Fg Saint-Antoine et au 37, rue de Charenton sont concernés par le projet. Les travaux envisagés concernent :

- la modification de la façade située au 38, rue du Fg Saint-Antoine ;

- la modification de la façade située au 37, rue de Charenton (remplacement de la porte d’accès à 5 vantaux bois par une huisserie métallique) ;

- le changement d’affectation partielle des surfaces destinées à l’artisanat des bâtiments R+1. Destination envisagée : commerces.

Les travaux de modification de façade ont pour objectif de mettre en accord les éléments de modénature qui composent la façade du 38 avec les éléments existant sur la façade du 38B, rue du Faubourg Saint-Antoine. Ils consistent en la pose d’un ensemble menuisé comprenant un verre fixe. Châssis, plates-bandes, impostes, moulures, piliers et habillage de bois exotique et contre-plaqué de qualité extérieure et finition à peindre selon l’existant.

Ce projet de modification de façade est tout à fait satisfaisant.

 

13e arrondissement

 

56, rue Brillat-Savarin

PC-075-113-13-V-0003 —Pét. : Mme Marielle DHUICQUE HENON, S.C.I. MH. —Arch. : CABINET SYNTHESE ARCHITECTURE, 35/37, rue Berthollet, 94110 ARCUEIL. — Surélévation d’un niveau avec toiture-terrasse partielle d’un bâtiment d’habitation de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol avec remplacement des menuiseries extérieures et ravalement de la façade sur rue. Surface créée : 22 m2— Date d’enregistrement : 29-01-2013.

Cette maison est située à l’entrée de la « Cité Florale » (voir photo ci-dessus), charmante cité triangulaire construite en 1928 sur un marais bordant la Bièvre. C’est pourquoi seules des maisons basses ont été autorisées. L’ensemble est jusqu’ici bien conservé : toutes les maisons sont propres et bien entretenues. Les façades sont homogènes et blanches ou de couleur claire. Le n° 54 a déjà été rehaussé et la façade repeinte en rouge.

Le projet prévoit de mettre sur le toit une « boite en bois » avec une large baie vitrée munie de volets.

Le permis précise que « une fois les volets fermés, l’extension devient un « cocon urbain, espace de vie retourné sur lui-même, se protégeant des éléments extérieurs, dans un désir d’intimité. » Ce sera surtout une masse sombre dans une rue aux maisons blanches. La surélévation sera visible de la rue à l’arrière et en rompra l’esthétique. De surcroît, l’ensemble de la façade sera repeint en noir avec des menuiseries gris foncé.2 vues d’architecte, l’une avec façade noire, l’autre avec façade vert foncé. Pas mieux l’une que l’autre.

A la fois par sa nature et par sa couleur, le projet est inacceptable dans cet environnement. Il dénature l’esprit d’un lieu rare et jusqu’ici préservé et à sauvegarder.

 

130 au 136, bd Auguste Blanqui, 155 au 161, rue Léon-Maurice Nordmann, 63 au 75, rue de la Santé

PC-075-113-12-V-0049— Pét. : Mme BYRON Margarita, FIDELES COMPAGNES DE JESUS. — Arch. : STE ROUGE BASILIC, 17 bis, rue de Froment, 75011 PARIS.— Restructuration de l’ensemble de la parcelle avec requalification du parc, démolition de l’aile Sud du bâtiment historique et des 5 appentis, surélévation d’un niveau et extension du bâtiment R + 1 à usage de lycée, construction d’un bâtiment R+1àR+9 à usage d’école et de résidence étudiante (92 chambres) et restauration des façades du bâtiment historique avec création d’un ascenseur. Surface de plancher créée : 5 133 m2. Surface de plancher à démolir : 1 115 m2. S.T. : 10 987 m2. — Date d’enregistrement : 28-12-2012.

L’institution s’est installée à cet endroit en mars 1848, la première construction datant de 1852, immeuble de 4 niveaux reconstruit en 1901. Le bâtiment sud fut construit en 1957/1958 sur 4 niveaux, l’aile nord construite en 1977 sur 3 niveaux, surélevée en 1978 à 5 niveaux. Le bâtiment lycée en R+1 ne fut élevé qu’en 1986/1987. Donc pas de bâtiment antérieur à 1900, on ne sait donc ce qu’est le « Bâtiment Historique ».

En projet:

- construction d’un nouveau bâtiment (lycée) à l’intérieur du parc ;

- construction d’une résidence qui aura une façade sur le bd Blanqui. Moderne, mais ne choquant pas avec le bâtiment voisin actuel.

Si l’on en croît les photos, le mur actuel côté bd Blanqui et le portail du n° 63, surmonté d’un fronton (cité dans Hillairet) qui fait l’angle avec la rue de la Santé disparaissent.

 

15e arrondissement

 

75, rue de l’Abbé Groult

PC-075-115-13-V-0001 — Pét. : M. Jérôme LECLERT. — Arch. : CABINET J+L ARCHITECTURES, 181, bd Pasteur, 94360 BRY-SUR-MARNE.-Surélévation de 3 étages d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’atelier en partie conservée (168 m2 au lieu de 514 m2 ) avec changement partiel de destination en habitation sur l’existant (11 logements créés), modification d’aspect extérieur, remplacement des menuiseries et démolition et reconstruction de planchers. Surface démolie : 64 m2. Surface créée : 184 m2. S.T. :180 m2 — Date d’enregistrement : 03-01-2013.

En 1927, la parcelle accueille un petit bâtiment industriel en béton armé et remplissage de brique, composé d’un corps de bâtiment sur rue d’un étage et de deux ailes en retour. La cour est couverte d’une verrière. L’ensemble abrite les bureaux, les magasins et les ateliers de montage et bobinage de l’entreprise de MM. Dunyach et Leclert, fabricants d’appareils téléphoniques. En 1928, ils obtiennent la permission de reconstruire un bâtiment sur la rue et de modifier la distribution de l’ensemble, d’après les plans de l’architecte Pierre Buet. Il en résulte une nouvelle élévation qui correspond à la façade actuelle sur rue : un bâtiment de deux étages carrés, et toit terrasse, largement ouvert dans sa partie centrale par des baies horizontales, en encorbellement au deuxième étage, et flanquées de deux travées étroites. Depuis, la couverture de la cour a été remplacée par une voûte en béton translucide percée d’un lanterneau, et une surélévation partielle a été construite sur l’aile du fond. Le bâtiment, aujourd’hui à usage d’imprimerie, conserve l’escalier et plusieurs menuiseries de 1928.

Le projet prévoit que la façade sur rue soit ravalée et ses menuiseries acier changées au profit de profilés en aluminium gris anthracite. Le corps de bâtiment sur rue, entre deux immeubles plus élevés, serait surélevé de trois niveaux, deux dans le prolongement de la façade et un en retrait, traité en zinc pré-patiné avec toiture à deux pans.

A l’arrière, un nouveau corps de bâtiment prendrait place autour d’une nouvelle cour et sa distribution serait recomposée. Cette nouvelle disposition implique une démolition quasi-totale de l’existant.

Sans s’opposer au principe d’une surélévation de ce petit ensemble industriel de 1928, la CVP souhaite voir maintenir la séquence qu’il forme sur la rue avec l’immeuble voisin, des années 1930 également. A cet effet, elle demande que le corps de bâti sur rue et son volume soient conservés, ainsi que sa cour couverte d’une voûte à lanterneau. (extraits du rapport de la CVP, séance plénière du 22 /03/2013).

 

54- 58, rue Mademoiselle et 53- 57, rue de l’Amiral Roussin

DP-075-115-13-V-0028. — Pét. : Mme Catherine MERLE, CLM 2A. — Surélévation du 2e étage d’un bâtiment d’habitation sur rues. Surface créée : 11 m2. S.T. : 536 m2. — Date d’enregistrement : 15-01-2013.

Le projet se situe à l’angle des 2 rues, au cœur de Vaugirard. L’ensemble immobilier actuel est composé de 4 bâtiments disparates, un sur la rue Mademoiselle, deux sur la rue de l’Amiral Roussin et un bâtiment d’angle d’un seul étage. En vis-à-vis, une école primaire des années 1980. Les appartements ne sont pas habitables en l’état, du fait de l’insalubrité et de fissures importantes.

Le premier projet a été refusé parce qu’il défigurait un bâtiment faubourien (cf. Sauv’Dernière 247-Nov. 2012).

Ce nouveau projet consiste à rassembler les 4 bâtiments pour créer un habitat sur 2 niveaux en R+1 et R+2, ce qui conduit à :

- revoir la- toiture en zinc à pente très douce,

- restructurer le R+2 en créant un espace à vivre éclairé et aux normes,

- relier les 2 niveaux.

Les façades aux niveaux R+1 et R+2 seront ravalées à l’identique, en peinture de couleur claire. Les baies fixes et ouvrantes seront en bois, couleur bois cassé. La terrasse au R+1 conservera le relevé existant et sera dotée de garde-corps en filin, avec une lisse en acier, ton pierre.

Un angle de rues est sauvegardé! Il faut s’en réjouir. La façade de l’angle est préservée grâce à la terrasse. En revanche, les verrières de la surélévation, à l’angle et sur la rue Mademoiselle ne sont pas judicieuses. Elles auraient dû être réalisées comme les fenêtres de la rue de l’Amiral Roussin car le projet de fenêtres présenté accentue la disparité existante.

 

16e arrondissement

 

11, rue Molitor, 2 au 4, villa Molitor

PC-075-116-13-V-0009—Pét. : M. Hilaire de LAAGE, S.A.S. MOLITOR. — Arch. : CABINET CLCT ARCHITECTES, 2, rue de Compiègne, 75016 PARIS. — Construction d’un bâtiment d’habitation (2 logements) de 3 étages sur rues. Surface créée : 770 m2. Hauteur du projet : 12 m. S.T. : 529 m2. — Date d’enregistrement : 15/02/2013.

Le Groupe Sauvegarde s’est déjà rendu à cette adresse pour 3 permis différents :PC 075 116 –V- 0034 – Renonciation du 14/11/2012 ; PC-075-116-V-116–0061 déposé le 18/10/2012 pour 1 bâtiment R+3 – Renonciation en cours d’instruction ; DP-075-116-V-116-12-V-0259 obtenue, pour le détachement de la parcelle AP 87 sur laquelle seront construites 2 maisons mitoyennes jumelées à R+2+Combles (non desservies par des parties communes).

Le présent dossier ne reprend donc que les éléments nouveaux glanés dans le dossier de Morland. Il s’agit maintenant de construire 2 villas R+2+Combles adossées au pignon de l’immeuble R+7+Combles Art Déco à droite sur la rue Molitor. De l’autre côté, à gauche, plus loin existe un immeuble R+9 années 60/70.Dans la villa Molitor, on trouve principalement de petites villas à R+1+C ou R+2+C construites de la fin du XIXe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle, allant d’un classicisme second empire à l’art déco. Les points communs entre ces constructions sont donc plutôt leurs compositions (corps de bâtiment et toitures à la Mansart) et leurs volumétries. « L’analyse du front bâti a permis de dégager les éléments structurants qui permettent de composer le projet de manière harmonieuse dans le respect des existants » dixit l’architecte. Les travaux prévus consistent en :

-  Construction en retrait de 1,50 m de l’alignement sur rue pour bien marquer l’appartenance à la Villa.

-  Chaque maison aura son entrée sur la rue et son jardin privatif.

-   R+2+C avec 2 travées d’ouverture pour chaque maison.

-   Une courette de 2m x 2m est prévue au droit des ouvertures du pignon contre lequel s’adosse le projet.

-   Le dernier étage sera en retrait, côté rue au nord et côté jardin à l’est, pour créer des terrasses côté jardin. Ce dernier niveau sera traité à la manière d’un étage de combles et recouvert d’une toiture à pente 5 %.

-  La nouvelle grille sera volontairement ajourée (la grille précédente était pleine) sur un petit soubassement de pierre ; elle sera complétée d’une haie végétale côté jardin.

-    Matériaux : pierre de taille de teinte blanc cassé pour la façade ; habillage zinc à joint debout sur la partie verticale du dernier étage et couverture en zinc également pour la toiture extra-plate ; menuiseries en aluminium thermo laqué gris foncé ; garde-corps des fenêtres en verre clair avec une fine lisse en aluminium.

Ce nouveau projet s’intègre aussi bien que possible dans l’environnement.

 

1-3, rue Paul Delaroche et 42, rue Vital

PC-075-116-13-V-0003 —Pét. : M. Olivier TOLEDANO, S.C.I.OOTOLEDANO. — Arch. : M. Marc BARDOU, 7, rue de l’Ouest, 75016 PARIS. — Réhabilitation d’un bâtiment à usage d’habitation et d’artisanat, avec changement de destination d’artisanat en habitation, transformation d’une toiture en toit-terrasse, ravalement des façades, création et agrandissement de baies, réfection de couverture, création et suppression d’escaliers. Surface supprimée : 24 m2. S.T. : 622 m2. — Date d’enregistrement : 18-01-2013.

Des immeubles fin XIX°, alignés sur trois rues et une place, délimitent un îlot avec cour commune de forme irrégulière, accessible par une seule entrée, 1 rue Paul Delaroche. En partie occupée par un vaste garage sans attrait d’un seul niveau sous une couverture en onduline translucide, vétuste. Volume qui ensevelit jusqu’au toit une maisonnette ancienne qui lui est accolée. Seules émergent trois mansardes charmantes sur une toiture à double pente, mi-zinc, mi-tuile mécanique, qui a gardé son feston décoratif, rappel de l’ancien faubourg de Passy. Le propriétaire veut rénover son habitat et l’agrandir en utilisant le volume du garage désaffecté.

 La toiture industrielle est remplacée par une terrasse bois de surface identique.

Changement des fenêtres de lucarnes anciennes en portes-fenêtres pour accès terrasse.

Le mur de façade de la maisonnette est repris en RDC pour créer un ensemble d’entrée. Un patio planté encadré de grandes surfaces vitrées transformera le salon en jardin d’hiver et dessinera une échancrure verte dans la terrasse au-dessus. Rénovations intérieures de la maison. Le nouveau toit en ardoise verra hélas la disparition des attendrissants festons. Le mur pignon perd son escalier extérieur ainsi que sa porte. La terrasse ne doit être accessible que de l’intérieur.

Saluons cette démarche originale. L’espace commun actuel s’en trouvera amélioré. Les différentes copropriétés ont bien accueilli ce projet qui élimine les inconvénients de bruit et d’odeur.

 

20e arrondissement

 

1, rue Fernand Raynaud et 43 au 47, rue de l’Ermitage

PD-075-120-13-V-0002— Pét. : Mme Roxane AUROY, VILLE DE PARIS DLH-SADI. — Démolition d’un ensemble de bâtiments de 1 étage partiel d’artisanat. Surface à démolir : 242 m2. — Date d’enregistrement : 29-01-2013.

À dominante agricole jusqu’à la fin du XVIIe siècle, le village de Belleville s’urbanise dès le premier tiers du XIXe siècle. La ville s’y construit de manière hétérogène, mêlant petite industrie, lotissements d’anciennes emprises religieuses ou nobiliaires et constructions à l’alignement des chemins ruraux.

Les bâtiments visés par la demande de démolition sont les anciens ateliers de mécanique Kemmler, qui sont implantés du n° 43 au n°47 de la rue de l’Ermitage, sur un terrain en pente bordé dans sa partie basse par la rue des Cascades, ancien sentier rural, et à droite par la rue Fernand Raynaud, étroit passage rythmé d’escaliers.

Sous la partie des ateliers située au n°43 se trouve le regard des Petites Rigoles, issu d’un réseau particulier lié aux sources captées sur les hauteurs de Belleville qui alimentaient l’abbaye Royale de Saint-Antoine des Champs. Ce regard, dont la démolition n’est pas demandée, est souvent confondu avec celui dit « de Saint Martin » du fait de sa proximité, et a été co

nstruit plus tardivement, entre 1631 et 1634. Arasé à une date incertaine, c’est aujourd’hui un ouvrage entièrement souterrain. Accessible depuis une trappe à tampon du niveau bas du n°43, il se constitue d’une chambre abritant une cuvette, qui comporte trois bassinets servant à décanter les eaux puis à séparer la partie assurant la concession du domaine de la Roquette et le surplus qui était dirigé vers l’aqueduc de la ville. Au-delà de cette chambre, un linéaire de l’aqueduc amont subsiste jusqu’à la rue de l’Ermitage.

Seul regard des Sources du Nord encore existant qui montre un tel système de réalisation d’une concession vers un particulier, l’ouvrage a été classé Monument Historique en 2006 après avoir été inscrit en 1929.

La Ville est en train d’acquérir ce terrain pour y réaliser un jardin public (vœu du Conseil de Paris des 14 et 15 novembre 2011) dont l’étude n’a pas encore débuté, mais qui motive la présente demande de permis de démolir en surface.

La CVP approuve la démolition de l’ancien atelier de mécanique « Kemmler » en vue de la création d’un jardin public qui mettra en valeur le regard des « Petites Rigoles », classé Monument historique. A cette occasion, elle demande que lors de la démolition de ces bâtiments, toutes les précautions soient prises afin d’assurer une conservation parfaite du regard. Par ailleurs, elle demande la conservation sur toute sa hauteur du mur de clôture qui flanque la venelle Fernand Raynaud, dernier vestige de la Colline du Belleville des vignerons. (CVP 22 mars 2013)

 

3, impasse Philidor et 10 au 14, rue Philidor

PC-075-120-13-V-0002. — Pét. : S.N.C. 10-16 PHILIDOR. — Arch. : ABH-ARCHITECTES S.A.R.L., 19, rue Juge, 75015 PARIS. — Construction, après démolition d’un ensemble de bâtiments, d’un bâtiment d’habitation (32 logements créés) et de commerce (220 m2), de 5 étages, sur rue, impasse et jardin privatif, avec implantation de 50 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture-terrasse. Surface supprimée : 707 m2. Surface créée : 1 854 m2. S.T. : 521 m2. — Date d’enregistrement : 22-01-2013.

Philidor était le nom d’une dynastie de célèbres musiciens français entre XVIe et XVIIIe siècles. Jusqu’en 1905, la rue reliait le bd Davout et la rue des Maraîchers, en vue de l’agrandissement de la Gare de Charonne. Le tronçon entre le passage de Lagny et le Bd Davout fut déclassé.

Cet ilot de trois maisons avait 2 accès distincts sur rue (un pour l’immeuble et un pour le local d’activités en RDC). La surface pleine terre est de 76m2. L’ensemble, partiellement démoli, le sera totalement.

Afin de s’inscrire dans la silhouette générale du quartier, l’immeuble neuf sera implanté de façon à recréer une continuité entre les deux R+5 voisins, en alignement rue et impasse Philidor, avec un décroché sur l’impasse en vue de respecter les vues du voisin. Cette disposition générale en L permet, en plus de respecter la continuité urbaine, de ne pas porter d’ombres aux immeubles voisins, et d’orienter les vues des appartements du projet vers les arbres situés sur la parcelle voisine.

La typologie des immeubles en vis-à-vis de la rue est très fortement marquée et identifiée par des horizontales (bandes ou balcons) ; afin de s’harmoniser avec eux, la nouvelle façade reprendra ces codes en intégrant des lignes horizontales. Le soubassement sera en béton poli gris agrafé sur rue et enduit gris sur cour alors que la façade est sans nez de béton sur l’impasse et l’ensemble des façades du niveau R+5 sera en cassettes métalliques laquées grises. Les volets perforés coulissants de R+1 à R +4 seront en bois compact, ceux du R+5 coulissants en métal laqué gris ; les châssis seront en aluminium laqué gris foncé, les garde-corps en métal laqué gris.

Cet îlot de 3 maisons était le dernier vestige faubourien de la rue. Une rupture patrimoniale une fois de plus !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le blog de Paris historique
  • Le blog de Paris historique
  • : Sauv'dernière est le blog de l'association pour la Sauvegarde et la Mise en valeur du Paris historique. Il publie l'actualité de la défense du patrimoine de tous les quartiers parisiens et des communes d'Ile-de-France...
  • Contact

Profil

  • Paris historique
  • Entreprendre et mener toute action permettant de promouvoir, protéger et faire connaître les quartiers de Paris et des communes d'Ile-de-France, afin de faire reconnaître et de sauvegarder leur harmonie architecturale, urbaine et sociologique.
  • Entreprendre et mener toute action permettant de promouvoir, protéger et faire connaître les quartiers de Paris et des communes d'Ile-de-France, afin de faire reconnaître et de sauvegarder leur harmonie architecturale, urbaine et sociologique.

A l'enseigne de l'Ours

Saissisez Votre Mot-Clé

Le cellier d'Ourscamp

On En Parle Beaucoup...