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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 18:07

6 rue Hanovre

 

Dernières nouvelles

 

PARIS ABANDONNE LA VENTE DE L’AQUEDUC DE LA DHUIS

L’Est francilien restera vert. La mairie de Paris a décidé d’abandonner la vente d’une partie de l’aqueduc de la Dhuis – un sentier aménagé en Seine-et-Marne sur un ouvrage souterrain construit sous Napoléon III – à un exploitant de carrières. Il y a cinq ans, l’Agence des espaces verts (AEV) avait investi 6 M€ pour transformer cette propriété de la Ville de Paris en une promenade de 27 km à travers le département. Mais en octobre, l’une des délibérations du Conseil de Paris portait sur un projet de convention avec la société BP Placoplatre pour la vente de 6 ha. Objectif : créer une carrière de gypse… de quoi susciter un tollé auprès d’Île-de-France Environnement, qui regroupe environ 300 associations environnementales. Lesquelles se sont mobilisées depuis, rassemblant près d’un millier de personnes lors d’une marche en novembre et collectant une pétition de 5000 signatures.

Dernier épisode en date : « La semaine dernière, nous avons rencontré Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris en charge du dossier, explique Christophe Nédélec, président de l’association les Abbesses de Gagny-Chelles. Il a déclaré que le projet de cession du tronçon était abandonné. » Les tribulations de ce terrain ne sont pas finies. Paris pourrait décider de céder la totalité de l’aqueduc – sous-sol compris -, à l’AEV, qui est chargée de l’entretien du sentier. (Article Le Parisien du 14-03-2012).

 

LA FACADE D’UN MAC’DO CLASSEE MONUMENT HISTORIQUE

Eh non vous ne rêvez pas ! Un fast-food McDonalds à Paris est classé au titre des monuments historiques. Pas question ici de faire entrer le hamburger de Ronald dans le panthéon de la gastronomie française. L’établissement rue Saint-Lazare est tout simplement installé dans un immeuble dont la façade est classée au titre des monuments historiques depuis 1997.

Pas question non plus de la défigurer à coup de grand « M » jaune. La rénovation a été dirigée par un conservateur en chef et par une architecte en chef des Bâtiments de France. L’échafaudage vient d’être enlevé et passants et touristes peuvent à nouveau admirer cette façade atypique située face à la gare Saint-Lazare (VIIIe). Les travaux vont se poursuivre quelques mois encore, mais cette fois-ci à l’intérieur.

La firme américaine, qui a « contribué » à cette restauration garde le silence sur le budget qu’elle y a consacré. (Article Le Parisien du 14-03-2012).

 

DES BASSINS D’EAU NON POTABLE RECONVERTIS EN SQUARES ET LOGEMENTS

Le maintien et la refonte du réseau construit sous Haussmann, constitué d’une dizaine de réservoirs et quelque 1 700 km de canalisations, doivent être votés lundi au Conseil de Paris.

Urbanisme. Des appartements et des espaces verts édifiés en lieu et place de réservoirs d’eau ? C’est l’option à laquelle réfléchit très sérieusement la Mairie de Paris, alors que la demande de logements explose dans la capitale.

Trois bassins, situés à Grenelle (XVe), Auteuil et Passy (XVIe), sont concernés par cette opération d’urbanisme inédite. « L’idée serait par exemple de créer des logements, dédiés notamment aux étudiants, un square de proximité et quelques équipements publics comme une crèche ou une halte-garderie à la place du bassin de Grenelle, dont l’emprise au sol s’élève à 3 240 m² », détaille-t-on au cabinet d’Anne Hildago, l’adjointe au maire en charge de l’urbanisme.

QG de la Gestapo

Plus vaste, les deux autres sites retenus sont aussi plus complexes à reconvertir : « il faudra tenir compte du caractère patrimonial et historique des lieux », confie-t-on dans l’entourage d’Anne Hidalgo. Le bassin d’Auteuil abrite en effet une belle structure métallique. Celui de Passy fut l’un des QG de la Gestapo. Ici, les sous-sols pourraient être conservés en partie tandis que quelques logements et des espaces verts viendraient s’implanter au-dessus. « Ce qui est sûr, c’est qu’il n’y aura pas de tours, rassure le cabinet de l’adjointe. L’objectif est de s’adapter à la morphologie de chaque site. De toute façon pour l’instant, on est encore très en amont dans la réflexion ».

Car ce projet fait en réalité partie d’un programme bien plus large : celui du maintien et de la reconfiguration du réseau d’eau potable, qui doit être acté ce lundi au Conseil de Paris. Conçu sous Haussmann, intégrant 1700 km de canalisations en plus d’une dizaine de réservoirs, alimenté par l’eau grossièrement traitée du canal de l’Ourcq et de la Seine, ce réseau était en sursis depuis les années 1980. « Après plusieurs expertises, on est arrivé à la conclusion que l’abandonner obligerait à nettoyer tous les trottoirs et les égouts, à arroser l’ensemble des espaces verts et à remplir les lacs des bois de Vincennes et de Boulogne avec de l’eau potable », détaille Anne le Strat, adjointe au maire en charge de l’eau et de l’assainissement. Pas franchement écologique, c’est sûr. Surtout, le démantèlement du réseau coûterait la bagatelle de 50 à 60 millions d’euros. Impensable en pleine crise économique.

Certes, la rénovation nécessitera tout de même un investissement de 8 millions d’euros. Mais cette modernisation devrait permettre de récupérer du foncier en plus d’optimiser l’arrosage des parcs et jardins. Actuellement, cette opération nécessite le recours à près de 75 % d’eau potable. « C’est quand même un comble d’utiliser de l’eau chlorée sur les plantes » s’agace Anne le Strat. En outre, de nouveaux usages pourraient être développés : récupérer l’eau de pluie, renaturaliser la capitale en y implantant des petits « ruisseaux urbains » ou rafraîchir la ville, comme à Tokyo, en arrosant la chaussée lors de pics de chaleur. Une piste à ne pas négliger : en 2003, lors de la canicule, Paris avait affiché 8° de plus que la banlieue… (Article Caroline Sallé - Le Figaro du 19-03-2012).

 

1er arrondissement

346 RUE SAINT-HONORE

DP-075-101-12-V-0005 — Date d’enregistrement : 05-01-2012.

Pét. : Mme CHARVET Céline.

Création d’une terrasse avec pose de garde-corps après démolition de la toiture. S.H.O.N. démolie : 5 m2.

A proximité de la place Vendôme, un premier immeuble est construit en 1701 par le maître maçon Jérôme Rousseau sur des terrains restant du lotissement de l’hôtel de Vendôme. L’immeuble actuel présente un aspect de la fin du XVIIIe siècle, qui résulte sans doute d’une reconstruction à la fin du règne de Louis XVI, comme en témoignent le décor de la façade et les garde-corps de style néoclassique ou bien encore le grand escalier.

Toujours élevé de deux étages carrés principaux sur un socle commercial à deux niveaux, l’immeuble n’a pas été surélevé et a conservé son comble ancien, brisé côté rue et à faible pente côté cour, aujourd’hui aménagé en habitation, et recouvert de zinc. Le projet actuel sollicite la possibilité de démolir une partie du comble côté cour de manière à aménager une petite terrasse entre l’ancienne lucarne à foin et le mitoyen. Cela entraînera la suppression de deux pannes de la charpente d’origine de l’immeuble. Autour de la cour, les toitures ont déjà été modifiées (surélévation du bâtiment du fond, création d’une terrasse). (Mairie de Paris-Texte DHAAP du 06-03-2012).

Dans sa séance du 06-03-2012, la Commission du Vieux Paris a examiné la demande préalable et a émis une résolution : considérant la situation très spécifique de l’implantation de la terrasse projetée, envisagée côté cour, à l’abri d’une importante souche de cheminée, qui la rendra peu visible, la Commission ne s’est pas opposée à ce projet qui ne semble pas impliquer de destructions importantes sur la charpente d’origine. (Mairie de Paris-BMO du 10-04-2012).

 

2e arrondissement

6 RUE DE HANOVRE

DP-075-102-12-V-0031 — Date d’enregistrement : 10-02-2012.

Pét. : M. Franck DATTEE, Société Foncière Lyonnaise.

Réaménagement intérieur d’un bâtiment de bureau, de 8 étages sur 4 niveaux de sous-sols, avec suppression d’escaliers, mise en conformité des ascenseurs avec rehausse de la gaine d’ascenseur en façade sur cour, après démolition des parties correspondantes, implantation de locaux techniques en sous-sol et création d’une trémie technique du R-2 au R+8, réfection de l’étanchéité de la toiture-terrasse avec dépose des équipements techniques, remplacement des garde-corps et suppression des installations techniques et conduits de la cour intérieure. S.H.O.N. à démolir : 169 m2. S.H.O.N. créée : 47 m2.

La rue du Hanovre a été créée en 1780 et prolongée en 1795. C’est dans cette rue qu’a été fondé en 1888 le Pari Mutuel (Dictionnaire des rues de Paris).

Au n° 6, l‘immeuble a été construit en 1908 par l’architecte Adolphe BOCAGE. La façade en grès flammé est signée d’Alexandre BIGOT.

La déclaration préalable concerne des travaux à l’intérieur de l’immeuble de bureaux ; aucun n’est prévu en façade bien que cette dernière soit sale mais en bon état.

On peut espérer que les travaux projetés ne nuiront pas aux parties patrimoniales de ce très bel immeuble Art nouveau. (Voir photo en haut de page).

 

4e arrondissement

60 RUE QUINCAMPOIX – 139 RUE SAINT-MARTIN

DP-075-104-12-V-0035 — Date d’enregistrement : 27-01-2012.

Pét. : M. Bastien LEFLERE, EXKI NATURAL FRESH & READY.

Modification de la devanture sur rue et de la façade sur cour en vue de l’implantation d’un restaurant avec démolition des allèges et pose de stores.

PC-075-104-12-V-0004 — Date d’enregistrement : 13-02-2012.

Pét. : M. COURY Frédéric, STE FEDERATION DE GYM SUEDOISE. —Arch. : M. LUTHI Yves, 8, rue des Mariniers, 75014 PARIS.

Modification des façades sur rue et cour avec transformation de fenêtres en portes, création de 2 grilles de ventilation dans le sol de la cour, création d’une trémie d’escalier au rez-de-chaussée et agrandissement d’une souche de cheminée en toiture. Immeuble concerné par une inscription au titre des monuments historiques en date du 12-04-74. S.H.O.N. à démolir : 15 m2.

L’ensemble des bâtiments ouvre sur la rue Quincampoix et sur la rue St Martin. D’après le dossier étudié à Morland, les travaux concernent l’aménagement d’un restaurant dans le bâtiment bordant la rue Quincampoix, qui est ISMH depuis 1974 et publié dans le PSMV. Et c’est là qu’est le problème. En effet, en dehors des aménagements intérieurs, il est surtout prévu de transformer les 5 fenêtres en RDC sur rue en portes, ce qui est inacceptable dans ce type de bâtiment (Hôtel XVIIIe). Nous ne pouvons que donner un avis défavorable à ce projet.

 

5e arrondissement

5 RUE DE LA BUCHERIE

DP-075-105-12-V-0034 — Date d’enregistrement : 14-02-2012.

Pét. : M. TAHIR Derradji.

Déplacement de la verrière avec démolition partielle du plancher du 1er étage. S.H.O.N. à démolir : 5 m2 S.H.O.N. créée : 5 m2.

Le projet propose certainement une refonte du RDC et de sa vitrine au vu de l’intitulé (le projet n’étant pas consultable à Morland). On peut espérer que l’entrée typique de ces vieilles habitations sera préservée avec sa poutre porteuse latérale, témoignage des moyens de construction de l’époque. Il y a effectivement dans cette rue de la Bûcherie, une des plus anciennes de Paris, une typologie d’appartement à protéger et à mettre en valeur. Nous espérons que le projet ira dans ce sens.

 

8e arrondissement

117 BOULEVARD HAUSSMANN

PC-075-108-12-V-0007 — Date d’enregistrement : 30-01-2012.

Pét. : M. Yves de MONTFORT, S.A.S. DU 117-119, BD HAUSSMANN. — Arch. : M. Alain-Dominique GALLIZIA, 39 quater, rue de la Belle Feuille, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT.

Restructuration d’un bâtiment de bureau de 4 étages sur 2 niveaux de sous-sol, sur rue et cour, avec déplacement d’escaliers et création d’un ascenseur, démolition et reconstruction de planchers au 1er étage et à l’entresol, fermeture de la courette aux 3e et 4e étages, réfection de la toiture avec création d’une verrière, d’un châssis de désenfumage et implantation d’appareils de climatisation versant cour, démolition de murs porteurs, de planchers, d’allèges, de parties de toiture et de la cage d’ascenseur en façade sur cour, ravalement des façades et création d’une verrière au ras du sol de la cour. S.H.O.N. à démolir : 198 m2. S.H.O.N. créée : 181 m2. S.T. : 955 m2.

Selon le dossier étudié à Morland, cet ensemble, datant de la fin du XIXème siècle, est composé de 3 volumes en continuité : un bâtiment sur rue de 4 étages, un bâtiment latéral de 4 étages et un bâtiment en fond de parcelle, tous élevés sur 2 niveaux de sous-sol. Ces bâtiments ont été modifiés à différentes époques et ont fait récemment l’objet d’autorisations de travaux.

Cette demande de permis est faite en régularisation de PC et PD de 1998 et 1999, suite au refus de certificat de conformité du PC 075-008-98-V-8299 délivré le 7 août 2003, aux motifs suivants :

Modification des façades : conservation d’anciennes baies révélées par la démolition du volume d’ascenseur extérieur ; modification de l’aspect esthétique du RDC ;

modification de l’aspect de la cour extérieure : suppression d’une fontaine suite à l’agrandissement de l’éclairage zénithal des bureaux situés au R-1 ;

installation d’un imposant dispositif de climatisation en toiture ; changement d’implantation des escaliers.

Certaines variantes par rapport au PC initial sont acceptées, d’autres refusées. Presque toutes les modifications sont internes sauf pour la fontaine (qui doit être réinstallée à la place initiale dans la cour) et le pavage de la cour, qui devait être en pavés et sera, finalement, en comblanchien, ce qui est un peu dommage. De plus, l’impact des appareils de climatisation sur le bâtiment latéral devra être moins volumineux.

 

9e arrondissement

26 AU 26B PLACE SAINT-GEORGES – 5 RUE LAFERRIERE

DP-075-109-12-V-0026 — Date d’enregistrement : 20-01-2012.

Pét. : Mme LENEVEU Guillemette, STE UNAF.

Ravalement des murs bahuts des clôtures avec réfection et mise en peinture des barreaudages, ravalement des soubassements, remplacement de la porte à rez-de-chaussée sur rue et réfection de la cour pavée.

La parcelle est traversante et l’accès principal se fait sur la place Saint-Georges. Deux immeubles y sont implantés et accolés mais bien différents dans leur architecture. Comme tous les immeubles de la place circulaire, ils sont situés en retrait de la rue avec une même clôture tout autour. Les travaux prévus dans la déclaration préalable seront bienvenus, tant pour la clôture que pour la cour actuellement recouverte de gravillons avec de vilaines circulations en ciment. Par contre, notre rapporteur a eu du mal à situer la porte qui doit être remplacée. Le bâtiment (sans doute un hôtel particulier), en entrant dans la cour à gauche est de très belle facture et sa porte est, a priori, en bon état.

De toute façon, tous les travaux sur cette place sont surveillés.

 

11e arrondissement

35 AU 37 RUE DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE

PC-075-111-12-V-0006 — Date d’enregistrement : 20-01-2012.

Pét. : M. ZAGHDOUN David, S.C.I. DU PONT DE SOLFERINO. — Arch. : STE EQUILIBRE

ARCHITECTES, 105, rue de Charenton, 75012 PARIS.

Réfection de la couverture et ravalement de la façade sur rue avec dépose du bardage au 1er étage et modification de la façade à rez-de-chaussée. Immeuble concerné par une inscription au titre des monuments historiques en date du 09-10-1996.

Du 31 au 39 rue du Faubourg Saint-Antoine, 5 numéros, 6 immeubles, 1 maison de maître… Au début de la rue du Faubourg Saint-Antoine s’alignent six petits immeubles quasiment identiques. C’est un lotissement du XVIIe siècle. Jean Bricart, charpentier ordinaire du roi, a fait construire ces six maisons dans les années 1660. Au centre de cet ensemble, s’ouvre un passage cocher qui conduit à une cour à l’arrière. Sur cette cour donne une maison de maître, également construite pour Jean Bricart. À l’origine, elle disposait d’un jardin. Mais au fil du temps, cette fonction résidentielle a laissé place aux activités artisanales. Le jardin a été remplacé par un « chantier » de bois (lieu où l’on entreposait du bois de charpente ou de chauffage) et des ateliers ont envahi la cour. Le plus impressionnant de ces nouveaux bâtiments installés sur la cour est un grand édifice en brique, béton et pan de fer, haut de sept étages. Il a été élevé en 1930 par l’architecte Eugène Boucher pour servir de magasin de meubles. Cet ensemble illustre donc d’une manière exemplaire l’évolution urbaine du faubourg Saint-Antoine du XVIIe siècle aux années 1930. (Site Internet IDF-Fr-Patrimoine-et-inventaire)

Compte tenu de l’inscription au titre des MH, la présence du bardage est particulièrement incongrue : une dépose s’impose effectivement ! Les immeubles mitoyens faisant partie de la même inscription ont été moins défigurés, mais mériteraient aussi un ravalement de façade qui rendrait à l’ensemble une partie de l’unité qui fut la sienne à l’origine. Il faudra veiller à ce que l’enlèvement du bardage permette de faire réapparaître la forme d’arcade autour des fenêtres, et à ce que la façade à RDC ne vienne pas tout gâcher Le projet présenté à Morland nous laisse espérer le meilleur.

 

32 RUE LEON FROT – 128 RUE DE CHARONNE

DP-075-111-12-V-0075 — Date d’enregistrement : 13-02-2012.

Pét. : M. Abdel Krim SEKOURI, S.C.I. FROT CHARONNE.

Création d’un bandeau au niveau du 1er étage côté rue, pose d’un caisson sur le rideau métallique du bar et réfection des soubassements.

 D’après Wikipedia, Léon Frot habita au n° 32, rue Léon Frot ! Un peu d’histoire : Artisan, conseiller municipal du 11e arrondissement et conseiller général de la Seine, il fut arrêté par les autorités françaises au début de la Seconde Guerre mondiale en tant que communiste à la suite de la signature du pacte germano-soviétique. Interné dans un camp, il fut livré aux Allemands comme otage et fusillé le 13 janvier 1942 à Clairvaux.

Les travaux projetés concernant cette déclaration préalable ne visent que la partie commerciale du bâtiment, donc cela ne devrait pas bouleverser les façades actuelles du bâtiment. Dans son dictionnaire historique des rues de Paris, J. Hillairet montre une photo de cet immeuble ancien en 1960 : il possédait alors des volets, ce qui lui donnait un caractère plus faubourien.

 

61 AU 65 BOULEVARD DE CHARONNE

PC-075-111-11-V-0063 — Date d’enregistrement : 23-12-2011.

Pét. : Mme Hélène SCWOERER, PARIS HABITAT OPH. — Arch. : CABINET BROSSY & ASSOCIES, 61, av. Philippe Auguste, 75019 PARIS.

Construction d’un ensemble de bâtiments 3 à 8 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (106 logements) de commerce (191 m2), d’une crèche (66 berceaux), d’une maison de santé et d’une maison d’accueil pour adultes vieillissants (22 logements), d’un parc de stationnement (79 places - 1 906 m2) et pose de panneaux solaires (144 m2). S.H.O.N. créée : 10 475 m2. S.T. : 4 598 m2. Hauteur du projet : 26m.

Le dossier consulté à Morland montre un projet d’immeuble dont les façades nord sont organisées en gradins avec terrasses plantées et façades d’ateliers. La façade boulevard de Charonne comporte une volumétrie de transition entre le R+13 et l’ancien poste électrique Nation de Charonne construit en 1930 et désaffecté en 1990. Il attend une reconversion. Le projet d’immeuble est résolument moderne, mais sans provocation. Il s’intègrera bien dans l’alignement des immeubles existants.

 

62 AU 62B RUE OBERKAMPF

PD-075-111-11-V-0008 — Date d’enregistrement : 03-01-2012.

Pét. : M. Daniel SCHNEIDER, R.I.V.P.

Démolition d’un ensemble immobilier à rez-de-chaussée et 3 étages, sur rue et cour.

Cette parcelle a été lotie progressivement à partir du fond où s’élevait initialement un ensemble d’ateliers autour d’une cour carrée. Entre 1820 et 1840, un bâtiment placard d’un étage comptant dix travées, destiné à abriter des chambres, est édifié en aile à droite en retrait de l’alignement. Il est complété en 1849 par l’immeuble sur la rue Oberkampf. Destiné au même usage –le logement d’ouvriers en chambres simples- ce bâtiment sur rue, double en profondeur, est élevé sur caves d’un rez-de-chaussée (à deux boutiques) et de trois étages carrés plus comble.

Ce nouvel immeuble sur rue ne possède pas de façade arrière à proprement parler mais est imbriqué, sans doute par souci d’économie, avec aile existante réutilisée et desservie, de façon contournée, par le nouvel escalier.Une dernière construction est ajoutée en 1869 en aile à gauche au-dessus du passage menant aux ateliers du fond. Le programme ne varie pas : « trente-neuf fenêtres de 1e classe et treize de 2e classe » donnent, en vis-à-vis de la première aile, au-dessus de l’étroite cour centrale bientôt couverte d’une verrière. Les mêmes locaux, qui n’ont été ni modernisés ni entretenus, étaient encore exploités récemment par un hôtel qui vient de cesser son activité. La démolition de l’ensemble est demandée, au profit d’un programme de construction de logements sociaux. (Maire de Paris-Texte DHAAP du 06-03-2012).

 

Dans sa séance du 06-03-2012, la Commission du Vieux Paris a émis un vœu pour demander la conservation du bâtiment sur rue, daté de 1849, compte tenu de sa représentativité et de la parfaite inscription de sa façade dans le paysage de cette section de la rue Oberkampf. (Maire de Paris-BMO du 10-04-2012).

Suite à ce vœu, une visite complémentaire a été effectuée sur place qui a révélé que la démolition des ailes en retour côté cour entrainerait pour le bâtiment sur rue la nécessité d’une reprise totale de sa façade arrière et de ses planchers portés, compromettant la cohérence du bâtiment dont la conservation a été demandée. (Mairie de paris-Extrait texte DHAAP du 13-04-2012).

Compte-tenu de ce qui précède, la Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 13-04-2012 a levé son vœu et a accepté la démolition de l’immeuble sur rue.

Il est toujours regrettable de voir un immeuble ancien promis à la démolition. Quelle architecture d’immeuble va être proposée à sa place ? Dossier à suivre….

 

13e arrondissement

21 AVENUE STEPHEN PICHON – 2X IMPASSE DU PETIT MODELE

PC-075-113-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 10-02-2012.

Pét. : Mme, M. MALBET François et Katell. — Arch. : M. BANG ARCHITECTES -

M. GAUDARD Nicolas, 4, cité Leroy, 75020 PARIS.

Surélévation de 2 niveaux d’une maison de ville d’un étage sur rue et impasse après démolition de la toiture. S.H.O.N. créée : 90 m2.

Selon le dossier consulté à Morland, le projet architectural consiste (après dépose de la toiture existante en zinc) à venir « poser » une surélévation de deux niveaux sur la bâtisse existante, ce qui permettra aux propriétaires d’agrandir leur surface habitable. A cette occasion la maison existante d’un étage sera entièrement ravalée (enduit blanc) et les menuiseries extérieures seront remplacées par des fenêtres en aluminium blanches : un mur sera également édifié au-dessus de la porte donnant sur l’impasse en lieu et place de la verrière en polycarbonate existante, il sera percé d’une fenêtre similaire à celles qui existent sur la façade. L’écriture architecturale contemporaine fait échos à la collection de petits édifices installés le long de l’impasse du Petit Modèle (maisons anciennes à toit en pente, villa contemporaine avec bardage en bois, etc.). La structure de la surélévation est prévue en panneaux de bois massif (mélèze) préfabriqués selon un caractère durable et écologique du bois.

Cependant, l’architecture proposée pour cette surélévation restera malgré tout un peu trop visible par rapport aux bâtiments environnants

 

14e arrondissement

16B RUE DE LA SABLIERE

PC-075-114-12-V-0006 — Date d’enregistrement : 20-01-2012.

Pét. : M. Jérôme BEAUNIER. — Arch. : S.A.R.L. ZOOMFACTOR ARCHITECTES, 3, rue Lacepède, 75005 PARIS.

Surélévation d’un niveau d’une maison de ville d’un étage, sur rue, après démolition de la toiture et démolition partielle de la façade. S.H.O.N. créée : 54 m2. S.T. : 55 m2. Hauteur du projet : 12 m.

Un premier PC, à l’identique, avait été déposé le 28/10/11, sans doute sans suite (voir Sauv’Dernière n° 239 de Janvier 2012). Selon le dossier consulté à Morland, ce nouveau projet se propose de traiter une séquence typiquement parisienne.

Cette maison est la plus ancienne des constructions mitoyennes. Elle date de la fin du XIXe siècle. Il s’agit de remodeler l’image de cette maison en créant un étage supplémentaire et une terrasse jardin. Le vocabulaire des « années 30 » d’encadrement et de fenêtres verticales étroites est repris pour l’extension. Un bow-window permettra de raccorder l’ancien nu de la façade situé en retrait de la rue au bâtiment du 16 afin de ne pas créer de rupture trop forte. Cette maison, évocatrice de l’époque artisanale, sera transformée en module moderne, sobre ; le bow-window semble être un élément important par l’augmentation de l’habitat fourni, ainsi que du nivellement avec l’immeuble prévu au n° 16, afin d’apporter un volume sur la façade. Il va malheureusement encastrer la maison du 18 et l’isoler totalement. En conclusion, ce projet de surélévation donne plutôt à cette maison un aspect de petit immeuble.

 

2X RUE ALFRED DURAND-CLAYE – 198 RUE RAYMOND LOSSERAND

PC-075-114-12-V-0009 — Date d’enregistrement : 13-02-2012.

Pét. : M. LEBLANC Olivier, STE S.G.I.M.. — Arch. : MM. FAY + GRAVES Jean- Nicolas et Julien, 15, rue Lacharrière, 75011 PARIS.

Réhabilitation avec surélévation d’un niveau d’un bâtiment de 3 étages sur un niveau de sous-sol à destination d’habitation et de commerce avec changement de destination partiel du local commercial en locaux poussettes et poubelles, pose d’une isolation thermique extérieure, transformation des réserves en sous-sol en locaux techniques, pose de panneaux thermiques en toiture (17 m2), création d’un plancher dans les combles, démolition de l’appentis à rez-de-chaussée sur cour, démolition partielle et reconstruction du plancher du rez-de-chaussée et modification de la devanture à rez-de-chaussée sur rue. S.H.O.N. à démolir : 54 m2 S.H.O.N. créée : 126 m2.

Selon le dossier étudié à Morland, l’objet du PC est la rénovation d’un immeuble et la création de 8 logements locatifs sociaux. Les travaux concernent principalement : l’isolation par l’extérieur du bâtiment et la pose d’un parement brique, la surélévation du niveau des combles existants, le remplacement de la couverture tuile existante par une couverture zinc, la mise en place de panneaux solaires, la reprise de l’ensemble des fluides, la création de locaux communs et techniques, une nouvelle répartition du cloisonnement des appartements à chaque niveau.

L’isolation sur les façades sur rue sera recouverte d’une enveloppe constituée d’un appareillage de brique bicolore allant de l’ocre rouge à l’ocre jaune. La façade sur cour sera en maçonnerie enduite. La nouvelle toiture sera une couverture en zinc de teinte quartz zinc. En façade sur rue, des baies de mêmes proportions que les fenêtres des étages inférieurs seront créées au dernier niveau.

La brasserie est hors projet de réhabilitation de l’immeuble. La destination du local commercial n’est pas connue à ce jour.

Nous ne pouvons qu’être sensibles au souci de continuité des façades avec celles des bâtiments voisins en utilisant la brique de couleur proche. Toutefois, il est à craindre que ce choix, en plus de la surélévation, change radicalement le caractère faubourien de cet immeuble, et c’est plutôt regrettable et inacceptable ! Quant aux cheminées parisiennes sont-elles aussi appelées à disparaître ?

 

15e arrondissement

1 AU 15 RUE LACRETELLE – 393X RUE DE VAUGIRARD

PC-075-115-09-P-0050-01 — Date d’enregistrement : 14-02-2012.

Pét. : M. Frédéric DARDEL, Université René Descartes - Paris V. — Arch. : M. Pascal QUERE, 20 rue Archereau, 75019 PARIS.

Surélévation de la toiture et de l’édicule ascenseur, modification partielle du parement de façade sur la rue de Vaugirard, réfection du parvis d’entrée et pose de rampes d’accès rue Lacretelle, suppression des claustras en façade côté cour, prolongement de la passerelle suspendue avec remplacement de l’escalier par une échelle à crinoline, modification de châssis, portes et garde-corps, aménagement des espaces verts avec pose de terrasses bois et de bancs, et création de 12 places de stationnement (au lieu de 17). Modificatif au PC no 075 115 09 P 0050 délivré le 25-11-2009.

La rue Lacretelle a été ouverte en 1928. L’immeuble qui abrite l’Institut régional d’éducation physique de Paris, appelé aujourd’hui "UFR STAPS", dépendant de l’université Descartes Paris V, a été construit en 1937 par l’architecte P. Mesnier. Son style est vaguement gothisant et son porche Art déco. De nombreuses adjonctions ont été faites, pour des salles de sport et gymnases, donnant un ensemble assez hétéroclite ; certains aménagements semblent avoir déjà été réalisés (cour), sans doute lors de la délivrance du premier PC en 2009. A priori, nous ne pensons pas que les travaux projetés auront une incidence sur l’ensemble du bâtiment. Les façades sur rue ont été refaites, mais celles sur cour sont sales et en mauvais état.

 

25 AU 27 AVENUE ALBERT BARTHOLOME – 5X AU 7X AVENUE DE LA PORTE DE PLAISANCE – 58 BOULEVARD LEFEBVRE

PC-075-115-12-V-0007 — Date d’enregistrement : 31-01-2012.

Pét. : Mme SCHWOERER Hélène, PARIS HABITAT OPH. — Arch. : CABINET BRS ARCHITECTES INGENIEURS, 80, rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 PARIS.

Construction de 2 bâtiments (A et B) sur rues. Lot A : bâtiment de 9 étages sur 2 niveaux de sous-sol à destination d’habitation (48 logements créés), de stationnement (36 places créées) et de caves en sous-sol. Lot B : bâtiment de 6 à 9 étages sur 3 niveaux de sous-sol à destination d’habitation (151 logements sociaux créés), de commerce, de crèche, de stationnement (178 places créées) et caves en sous-sol. S.H.O.N. créée : 16 115 m2. Hauteur des bâtiments : 29 et 32 m.

Dans sa séance du 01-10-2009, la Commission du Vieux Paris a émis la recommandation que soit inscrit au cahier des charges du futur concours d’aménagement de l’ancien site du laboratoire central des Ponts-&-Chaussées, le possible réemploi de l’immeuble bâti par Raymond Gleize, Coquet et Robert Joly en 1959-1963, notamment son socle en béton brut de décoffrage extrêmement soigné. (Maire de Paris-BMO du 06-11-2009)

En 2010, un permis de démolir (PD-075-115-09-V-0008) avait été déposé (voir CR n° 220 Sauv’Dernière d’Avril 2010).

D’après le dossier consulté à Morland, la plupart des bâtiments de l’ancien laboratoire central des Ponts-&-Chaussées sont promis à la démolition pour être remplacés par des immeubles d’habitation, sauf le bâtiment sur le boulevard Lefebvre – il semblerait que Paris Habitat ait suivi la recommandation de la Commission du Vieux Paris.

Ce projet soulève des questions de la part de notre rapporteur :

- Pourquoi ne pas garder les bâtiments existants pour les convertir en logements ? Cette solution serait peut-être plus économique.

- On constate également que tout ce qui a été construit dans les années 1950, 1960 et 1970 est souvent considéré sans intérêt et en conséquence la destruction ne dérange personne. Peut-être devrions nous regarder l’architecture des années 50-70 avec moins de préjugés.

Le quartier concerné par ces futures constructions pose un problème de ghettoïsation. Il a déjà 90 % de logements sociaux et les quatre quartiers environnants en ont 56 %. La moyenne pour le XVème arrondissement est de 16 %. Il est vrai que Paris a un besoin désespéré de logements sociaux, mais ne serait-il pas plus judicieux d’éviter la concentration de ces bâtiments dans les mêmes lieux.

En conclusion, la parcelle de l’ancien laboratoire central des Ponts-&-Chaussées va être densifiée au maximum ! Est-ce une bonne chose ?

 

16e arrondissement

154 AU 154B AVENUE VICTOR HUGO

PC-075-116-12-V-0006 — Date d’enregistrement : 27-01-2012.

Pét. : M. François de LAS CASES, SEFRI-CIME ACTIVITES & SERVICES. — Arch. : ATELIERS

115 ARCHITECTES, 115, av. Jean-Baptiste Clément, 92100 BOULOGNE BILLANCOURT. Construction d’un bâtiment d’habitation (21 logements créés dont 5 logements sociaux), de local cultuel à rez-de-chaussée et de stationnement (26 places - 888 m2), sur rue et jardin, de 9 étages sur 2 niveaux de sous-sol, après démolition des bâtiments d’habitation existants. S.H.O.N. à démolir : 1 987 m2. S.H.O.N. créée : 2 354 m2. S.T. : 654 m2.

Dans sa séance du 08-07-2011, la Commission du Vieux Paris avait examiné le projet de démolition de ces anciens bâtiments paroissiaux et demandé une étude historique permettant de documenter les bâtiments, afin d’éclairer et d’orienter toute décision sur le devenir de cet ensemble.

Au vue de cette étude historique, la Commission du Vieux Paris, dans sa séance du 13-04-2012, a validé la démolition totale des bâtiments.

Un premier PC a été déposé en Mai 2011 (voir CR n° 234 Sauv’Dernière de juillet 2011).

Le nouveau dossier étudié à Morland présente un étonnant travail de documentation, surtout quand on sait que cet ancien hôtel particulier construit sur la Plaine de Passy en 1868, est voué à la destruction complète en 2012. On y trouve tous les actes notariés de la parcelle depuis la création de la Plaine, les plans et dessins des architectes pour les constructions successives, l’historique détaillé des propriétaires. On remarque que le perron arrière a été démoli. L’immeuble est actuellement la propriété de la Paroisse St Honoré d’Eylau et accueille de jeunes travailleurs depuis 1932. Une réhabilitation en 1980 l’a définitivement banalisé. Il ne répond plus ni au programme d’habitation actuel, ni aux normes. Le 154 B n’est qu’une simple travée ajoutée sur l’ancien accès du jardin, et fait office de porche d’entrée pour une cour encombrée de deux bâtiments en angle à décor de brique.

L’objet du permis est la construction d’un immeuble de logement en R+8 avec duplex en R+9, avec des logements sociaux en niveaux 1 et 2, privés de 3 à 8. En RDC sur deux niveaux de s/s, un local cultuel (CINASPIC) donnant sur l’avenue.

Le projet présente une difficulté d’insertion dans un environnement très Haussmannien : un immeuble d’Henri Sauvage à proximité, peu d’architectures modernes. Recherche de raccord des alignements en façade et reprise de l’héberge. Lignes simples, mais volumes avec décrochements du R2 au R6, en rupture avec le soubassement, balcons et oriels marquant un débord. Derniers niveaux en retrait avec terrasses plantées. Jardin arboré agrandi.

On peut toutefois avoir quelques regrets pour l’ancienne demeure si malmenée, devenue banalement triste.

 

17e arrondissement

7 AU 9 RUE WALDECK ROUSSEAU

PC-075-117-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 17-01-2012.

Pét. : M. SCHNEIDER Daniel, R.I.V.P. — Arch. : Mme PLET Véronique, 29 rue Miguel Hidalgo, 75019 PARIS.

Changement de destination d’un bâtiment de 7 étages sur 1 niveau de sous-sol, sur rues, à usage d’habitation, d’hôtel meublé et de commerce à rez-de-chaussée partiellement conservé, en résidence sociale pour migrants (60 logements), avec démolitions partielles de plancher à tous les niveaux, remplacement des menuiseries extérieures, création de balcons au dernier étage côté rue Waldeck-Rousseau, implantation d’une cage d’ascenseur en saillie côté voie privée et réfection de la couverture. S.H.O.N. à démolir : 41 m2. S.H.O.N. créée : 13 m2. S.T. : 308 m2.

Cet immeuble en béton armé de 7 étages et 6 travées fut réalisé en 1906 par l’architecte Armand ALLENDY. Il est le témoignage d’une application précoce du béton armé pour un hôtel formé d’une douzaine de chambres par niveau, réparties autour d’un escalier central ajouré qui distribue les 7 étages identiques. Les seuls motifs qui ponctuent la façade sont les petits fenestrons des sanitaires et des jardinières en allèges. Une telle réalisation annonce l’architecture fonctionnelle et sobre de l’entre-deux-guerres.

Le projet consulté à Morland prévoit une réhabilitation du bâtiment pour un changement de destination (un foyer pour migrants remplacera l’hôtel meublé actuellement inoccupé). La façade sera simplifiée par suppression des jardinières en béton et les fenestrons remplacés par des pavés de verre. La taille des fenêtres sera réduite par la pose de panneaux colorés et l’escalier démoli et reconstruit aux normes actuelles. Cette adresse a déjà fait l’objet d’une visite d’un membre de notre groupe « sauvegarde » en déc. 2011. La simplification de la façade permettait une isolation thermique par l’extérieur. L’immeuble est en mauvais état extérieur mais sa structure est bonne. Il a grand besoin d’être réhabilité.

La Commission du Vieux Paris a examiné ce dossier le 6 mars 2012 et a émis un vœu. « Prenant en compte la précocité de cet immeuble au regard de l’histoire de l’utilisation du béton dans la construction de logements à Paris, la Commission du Vieux Paris a demandé la conservation et la restauration de sa façade, en particulier des jardinières et des menuiseries, qui participent pleinement de son identité. Elle a également demandé que le ravalement respecte la nature de ce matériau et qu’aucun enduit de couleur ne soit employé » (Mairie de Paris-BMO du 10-04-2012).

Nous ne pouvons qu’être d’accord avec cette demande qui évitera la création d’une façade plate et banale.

 

13BX BOULEVARD BERTHIER – 155 RUE SAUSSURE – 152 RUE DE TOCQUEVILLE

PC-075-117-12-V-0004 — Date d’enregistrement : 17-01-2012.

Pét. : Mme GIRAUD Muriel, S.N.C. BD BERTHIER. — Arch. : CABINET CARRE D’ARCH BARADE ET SENLIS ARCHITECTES ASSOCIES, 28, rue Vergniaud, 92300 LEVALLOIS PERRET.

Construction d’un bâtiment d’habitation de 6 étages sur rues et boulevard après démolition totale d’une station-service. S.H.O.N. créée : 1 737 m2.

Un premier PC avait été déposé en Août 2010 (voir CR n° 225 d’Octobre 2010).

Le garage actuel, désaffecté, est situé à l’intersection du bd Berthier, de la rue de Tocqueville et de la rue de Saussure. Le projet prévoit la démolition de ce garage et la construction d’un immeuble d’habitations et commerce à RDC. Le bâtiment s’inscrit le long des 3 voies et dégage un cœur d’ilot qui sera traité en espace vert sur dalle. Cet immeuble cherche à s’intégrer harmonieusement avec les constructions voisines qui sont majoritairement modernes. L’architecture est moderne mais les façades seront habillées et animées.

Cette nouvelle construction ne pourra qu’améliorer l’aspect de cet angle bien visible.

 

147BIS AU 147TER RUE CARDINET

PC-075-117-12-V-0012 — Date d’enregistrement: 08-02-2012.

Pét. : Mme Régine ENGSTRÖM, Mairie de Paris - D.E.V.E. — Arch. : Atelier François GRETHER, 173, rue de Charenton, 75012 PARIS.

Réhabilitation avec extension et ravalement des façades, après démolitions partielles de planchers, façades et toiture, du bâtiment dit « La Forge », de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol, à usage de locaux pour le personnel de la D.E.V.E., dans le parc Martin Luther King, avec changement de destination partiel en restaurant, construction d’un bâtiment commercial d’un niveau reposant sur une plate-forme surplombant les voies ferrées de la petite ceinture avec implantation de 20 m2 de panneaux solaires thermiques et 483 m2 photovoltaïques en toitures-terrasses, création d’une entrée du parc entre les 2 bâtiments et construction d’un bâtiment avec promontoire, côté boulevard Berthier, pour le stockage des fournitures et des engins d’entretiens, après démolition totale du bâtiment existant, création d’un escalier menant du bd au promontoire, et construction de kiosques et d’une fontaine. S.H.O.N. à démolir : 362 m2. S.H.O.N. créée : 773 m2. S.T. : 10 000 m2.

 

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre du projet d’aménagement d’une friche ferroviaire de 54 ha du quartier Batignolles. Autour des quelques 10 hectares du parc Martin Luther-King s’élèvera un quartier conjuguant, dans une mixité sociale et urbaine, des logements et des activités économiques entre les voies ferrés de St Lazare et de la Petite Ceinture. Le nouveau Palais de Justice y sera implanté d’ici 2015. Une dalle recouvrira la Petite Ceinture. Le présent projet concerne les zones suivantes: la Forge, le Belvédère, les kiosques nord et le Promontoire Berthier, en limite nord du parc Martin Luther-King et l’adresse actuelle sur la rue Cardinet n’est pas évocatrice, car les travaux auront lieu au fond du parc, le long de la Petite Ceinture et du Bd Berthier. Notons, à titre d’information, qu’au 147 rue Cardinet, l’ancienne gare de marchandises Cardinet a été conservée et restaurée.

La Forge, construite vers 1850, est un édifice en pierre et brique de 2 niveaux dont un en comble, avec une toiture à 4 pentes couverte de tuiles. Le RDC est ouvert de plain pied du côté du parc, devant un plan d’eau. Ce bâtiment a déjà été réaménagé vers 1990 puis partiellement rénové en 2007 pour accueillir la Direction des espaces verts. Il devra être restauré dans sa totalité, y compris l’étage, pour accueillir un nombre plus important de personnes de ce service et faire place à un espace de restauration. Malheureusement, il sera amputé d’une travée, côté Petite Ceinture, pour créer un accès spécifique du service Espaces verts sur le parc. En extension de la Forge, une plate-forme belvédère sera construite au-dessus des voies ferrées de la Petite Ceinture pour le franchissement du public entre les parties nord et sud du parc. Sur ce belvédère, une seconde activité de restauration sera édifiée.

Des kiosques Nord seront implantés le long d’une allée traversante Est-Ouest qui constitue l’un des axes du parc. Ils seront intégrés dans le parc, telles des « fabriques » dans un jardin. En dehors des accès, les kiosques seront bordés par une végétation dense.

Le promontoire Berthier est composé d’un local technique à l’usage des jardiniers du parc. Le projet se situe à la limite nord du parc sur le Bd Berthier, dans l’axe de la grande allée diagonale du Parc. L’escalier projeté constitue un accès majeur du public au Parc. Ce projet du Promontoire Berthier résout 2 fonctions principales :

- le stockage des fournitures et des engins d’entretien du Parc ainsi que l’accès à la Base Verte Framboisine » de la DEVE.

- l’accès du public au parc depuis le Bd Berthier grâce à deux volées d’escalier. Le local technique du promontoire Berthier sera un ouvrage de génie civil, conçu avec la contrainte du RER C passant en infrastructure. Le bâtiment abritera une aire de stockage et une de stationnement des engins d’entretien. Les murs du promontoire seront dans la continuité du mur de soutènement bordant le Parc le long du Bd Berthier et couverts d’une toiture terrasse revêtue de pavés en granite avec insertion de rails SNCF évoquant l’histoire industrielle du site. Les marches du grand escalier seront en béton préfabriqué de couleur claire.

 

18e arrondissement

54 RUE VAUVENARGUES

PC-075-118-12-V-0007 — Date d’enregistrement : 10-02-2012.

Pét. : M. Stéphane VAN GELDER. — Arch.: MM. Michel DAYOT / Patrice de TURENNE, 34, rue Lebrun, 75013 PARIS.

Surélévation d’1 niveau d’un bâtiment d’habitation de 1 étage et combles sur 1 niveau de sous-sol avec création d’une trémie d’escalier au niveau des combles et d’une verrière en toiture sur cour. S.H.O.N. créée : 95 m2.

La surélévation projetée et la verrière se feront côté cour. En principe, les travaux projetés ne devraient pas avoir d’incidence sur l’aspect visuel du bâtiment sur rue. Il faut reconnaître que le bâtiment et ses mitoyens forment un ensemble harmonieux mais pour combien de temps encore ?

 

19e arrondissement

25B RUE DE BELLEVUE – 28 VILLA FELIX FAURE

DP-075-119-12-V-0026 — Date d’enregistrement : 31-01-2012.

Pét. : Mme Florence et M. Frédéric MARCOUT.

Surélévation de la toiture d’une maison individuelle après démolition de la toiture existante avec création de 4 fenêtres de toit côtés rue et cour, ravalement des façades, ouverture dans le mur pignon d’une baie de fenêtre et création d’une trémie d’escalier au 2e étage.

Un premier PC avait été déposé en Janvier 2011. (Voir CR n° 231 d’Avril 2011).

Dans sa séance du 05-04-2011, la Commission du Vieux Paris s’était prononcée contre la surélévation proposée.

Ouverte en 1913, la villa Félix Faure est l’une des dernières opérations de lotissement de la partie sud du quartier de la Mouzaïa. A l’angle de la rue de Bellevue, qui marque la limite sud du quartier, la maison n° 28 est construite en 1914 par les architectes R. & E. Lemoine, en même temps que sa voisine de droite. Répondant au cahier des charges général du lotissement édicté en 1889, c’est une construction d’un étage, précédée d’une courette, qui comporte un logement par étage.

Redistribuée en habitation individuelle et ravalée au cours du XXe siècle, la maison fait aujourd’hui l’objet d’un projet d’agrandissement par modification de sa toiture. Un premier projet, refusé, visait à remplacer le toit à faible pente par un haut comble brisé couvert de zinc au pignon vitré.

Le nouveau projet, moins conséquent, prévoit un léger rehaussement de la toiture et une modification de son profil. La façade sur la rue de Bellevue serait rehaussée et transformée en pignon pour soutenir une nouvelle couverture traditionnelle, à deux pentes, à l’image de la maison au n° 25. (Marie de paris-Texte DHAAP du 13-04-2012).

Dans sa séance du 13-04-2012, la Commission du Vieux Paris a levé son vœu en acceptant le nouveau projet de surélévation plus respectueux de l’environnement. (Mairie de Paris-BMO non encore publié).

On ne peut que se réjouir de voir qu’un pétitionnaire, dans ce dossier, ait tenu compte des remarques de la Commission du Vieux-Paris.

 

3 AU 5 VILLA DU BOIS D’ORME

PC-075-119-12-V-0007 — Date d’enregistrement : 03-02-2012.

Pét. : Mme Valeria SANCHEZ BEAUTEMPS, S.C.I. PIRINGUNDINO. — Arch. : M. Didier BEAUTEMPS, 32, rue du Temple, 75004 PARIS.

Surélévation d’un étage d’une maison de ville de 1 étage sur 1 niveau de sous-sol, sur jardin, après démolition de la toiture, construction d’une véranda à rez-de-chaussée, modification des escaliers intérieurs avec démolition partielle de plancher, redistribution intérieure, décaissement du sous-sol pour remise à niveau, et démolition totale de l’appentis à rez-de-chaussée. S.H.O.N. à démolir : 26 m2. S.H.O.N. créée : 84 m2. S.T. : 188 m2.

PC-075-119-12-V-0008 — Date d’enregistrement : 03-02-2012.

Pét. : Mme Valeria SANCHEZ BEAUTEMPS, S.C.I. PIRINGUNDINO. — Arch. : M. Didier BEAUTEMPS, 32, rue du Temple, 75004 PARIS.

Construction d’un bâtiment de bureau de 1 étage sur sous-sol semi-enterré, sur passage, avec façade vitrée et terrasse au R+1, après démolition du bâtiment commercial existant avec conservation partielle de ses murs périphériques. S.H.O.N. à démolir : 88 m2. S.H.O.N. créée : 183 m2. S.T. : 188 m2.

DP-075-119-12-V-0030 — Date d’enregistrement : 03-02-2012.

Pét. : Mme Valeria SANCHEZ BEAUTEMPS, S.C.I. PIRINGUNDINO.

Division de la parcelle en 2 lots, en vue de construire.

La villa du Bois d’Orme correspond au 14-16 rue de Romainville. Le 3-5 est composé d’un pavillon d’habitation élevé sur un sous-sol et d’un atelier (ancien cours de danse), une dépendance et une cour . Le tout sera divisé en 2 lots : la maison qui sera la résidence principale et l’actuel atelier qui servira de cabinet pour l’architecte.

Cette maison ouvrière a été construite entre 1890 et 1910. Le projet consiste en la surélévation de 1 niveau de la maison, l’agrandissement du sous-sol, la création au RDC d’un jardin d’hiver vitré donnant sur la cour (+ 58 m² compensés par la démolition des 2 appentis). Il n’y a pas d’ouverture prévue sur le passage et le profil en meulière et enduit blanc de la base sera conservé comme témoin de l’ancien gabarit. Le revêtement de la cour en béton sera remplacé par un caillebotis bois ; les murs périphériques seront végétalisés et l’arbre à haute tige, qui constitue la seule présence végétale du passage très minéral, sera conservé.

L’atelier existant, en très mauvais état de conservation, sera démoli, tout en conservant une partie des murs périphériques ; un atelier, de surface plus importante sera construit, pour accueillir des bureaux et postes de travail architecte, sur un niveau bas en double hauteur avec mezzanine et un étage supérieur, compatible avec les gabarits du passage. La toiture sera à une seule pente, en zinc. Une façade vitrée type atelier, si caractéristiques des passages parisiens, viendra clore le bâtiment dans l’alignement de la voie.

Ce passage sans charme ne peut être qu’amélioré par ces nouvelles constructions même si elles sont assez contemporaines.

 

5 VILLA JULES LAFORGUE – 6 VILLA PAUL VERLAINE

PD-075-119-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 13-02-2012.

Pét. : Mme, M. Ouriel et Myriam BENNAÏM.

Démolition partielle sur cour d’un bâtiment d’habitation du rez-de-chaussée aux combles. S.H.O.N. à démolir : 98 m2.

Nous vous avons parlé de cette maison à deux reprises (voir CR n° 238 Sauv’Dernière de Décembre 2011 et dans le CR n° 240 Sauv’Dernière de février 2012.).

Dans sa version présentée en novembre 2011, la demande envisageait la démolition totale de cette maison. Suite à l’avis défavorable de l’architecte des bâtiments de France et de la mairie d’arrondissement, la demande a évolué vers une démolition totale à l’exception de la façade sur rue du pavillon. L’effet de « façadisme » qui pourrait en résulter motive cette nouvelle présentation.

Le lotissement de la Villa Jules Laforgue est approuvé par la Ville en 1925, selon un cahier des charges reprenant les prescriptions générales édictées en 1889 pour le quartier de la Mouzaïa. La voie est bordée dans les années suivantes de pavillons élevés d’un étage, avec petite cour à l’avant et jardin à l’arrière. L’architecte F. de Graët a ainsi réalisé les n° 5, 6, 7 et 8 entre 1927 et 1928. L’autorisation de bâtir le n° 5 a été sollicitée par Charles Poirier, capitaine au 12e Tirailleurs le 15 octobre 1927. Il s’agit d’un petit pavillon en brique, simple en profondeur, élevé sur terre-plein d’un rez-de-chaussée et d’un étage, chacun composé de deux pièces principales, desservies par un escalier central. La façade sur la villa est animée par un ressaut central et un appareillage soigné de briques bicolores contrastant avec les linteaux en béton. Côté jardin (qui surplombe la villa Paul Verlaine), la façade est très simple, et aujourd’hui presque entièrement aveugle, la fenêtre du salon du rez-de-chaussée ayant été bouchée. Les dispositions actuelles correspondent exactement au permis de construire de 1928, et la maison est arrivée jusqu’à aujourd’hui malgré un défaut d’entretien certain. En raison de son exiguïté et de son mauvais état, sa démolition totale a été demandée par les nouveaux propriétaires en octobre 2011, au profit d’une habitation neuve plus grande et d’un réaménagement du jardin. Si la CVP ne s’y est pas opposée (séance du 17 novembre 2011), la démolition n’a pas été autorisée, suite aux avis défavorables de l’architecte des bâtiments de France et de la mairie d’arrondissement. Aujourd’hui, le nouveau projet prévoit la conservation de la façade antérieure, seule. (Mairie de paris-Texte DHAAP du 13-04-2012).

Dans sa séance du 13-04-2012, la Commission du Vieux Paris a donné un avis favorable au nouveau projet. (Mairie de Paris-BMO non encore publié).

Il faut également signaler que l’Association des riverains de la Mouzaïa s’est aussi élevée contre la démolition de la maison. Bravo aux défenseurs du Patrimoine !

 

20e arrondissement

34 RUE ETIENNE MAREY – 4 VILLA BAUMANN

PC-075-120-12-V-0003 — Date d’enregistrement : 25-01-2012.

Pét. : M. Pascal LUQUET. —Arch. : M. Jean-Pierre LAUBAL, 4, rue Saint-Nicolas, 75012 PARIS.

Surélévation d’une maison de ville de 1 étage, sur rue et cour, après démolition partielle de la toiture, avec ravalement de la façade sur rue et modification des baies. S.H.O.N. à démolir : 2 m2. S.H.O.N. créée : 30 m2. S.T. : 160 m2.

 

La façade de la maison sur rue est d’une architecture plutôt simple. La surélévation projetée lui redonnera un peu plus de caractère et s’insèrera très bien dans le paysage de la rue. Des carrières sont signalées dans le secteur mais la maison est en dehors de cette zone.

 

7 AU 9B RUE COURAT

PC-075-120-12-V-0010 — Date d’enregistrement : 15-02-2012.

Pét. : M. Alain KELLER. — Arch. : M. Serge KLIBANER, 27, rue Danton, 93310 LE PRÉ SAINT-GERVAIS.

Construction d’un bâtiment de 5 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage de bureau et de commerce à rez-de-chaussée avec toiture-terrasse végétalisée après démolition de 3 bâtiments. S.H.O.N. créée : 2 491 m2. Hauteur : 20 m.

 

Adossé à la Petite Ceinture, cet ensemble de bâtiments fait partie des derniers témoignages des entreprises artisanales familiales du faubourg laborieux d’autrefois, typique avec ses ateliers, ses logements et derrière, la jolie maison du patron.

D’après le dossier étudié à Morland, le descriptif du projet prévoit la construction d’un immeuble d’activités de formation sur 5 niveaux avec 20 salles de formation et une salle multimédia de 350 places en sous-sol. L’architecte propose pour la façade rue un « pastiche » du style Art Déco industriel, bien plus attrayant que la façade arrière. Faute de créativité et de talent, le « pastiche » semble être la nouvelle tendance de nos architectes ! Encore du bâti faubourien et de son âme qui disparaît pour faire place à un immeuble moderne, plat, malgré ses couleurs.

 

39 AU 41 RUE DE L’ERMITAGE – 38 RUE DES CASCADES

PC-075-120-12-V-0007 — Date d’enregistrement : 07-02-2012.

Pét. : M. Paolo TARABUSI. — Arch. : Atelier TARABUSI E.U.R.L., 27, rue David d’Ang

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