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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 23:12

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41, rue Gazan

 

 

REVUE DE PRESSE

- Après deux années de travaux, Le Prince de Galles retrouve son style Art Déco

Il a fallu deux ans de travaux. Et 150millions d’investissements. Mais hier, l’hôtel 5étoiles de l’avenue Georges V (8e), Le Prince de Galles, fleuron de l’Art Déco, a rouvert ses portes. La réception, les 115chambres (à partir de 600 €) et les 44suites (au maximum 16000 €), le centre fitness mais aussi le restaurant, le bar et le patio ont pris un coup de jeune. La décoration des chambres a été pensée comme autant de pièces d’une maison privée. « C’est très important que le Prince de Galles retrouve son style original et devienne le seul hôtel Art Déco de Paris », se réjouit Pierre-Yves Rochon, l’un des architectes en charge de l’opération.

Dans Paris, bon nombre des grands hôtels sont obligés d’investir dans cette remise aux normes. Le Ritz, place Vendôme (1er), comme le Crillon (8e), place de la Concorde, sont aujourd’hui fermés pour de vastes travaux. Qui eux aussi vont durer deux années. (Le Parisien - 17/05/2013)

- Le 13e, vitrine des architectes

La bibliothèque nationale, plantée le long des quais depuis les années 1990, a ouvert la voie. Le 13e arrondissement est devenu la figure de proue de l’urbanisme du Paris de demain. Depuis deux décennies déjà, les architectes se sont emparés de ce vaste territoire ponctué de friches industrielles pour laisser libre cours à leur créativité et faire surgir des immeubles remarquables aux formes audacieuses.

Des délégations du monde entier en visite

Paris Rive gauche, la plus grande ZAC (Zone d’aménagement concerté) de la capitale — elle s’étend sur 130 ha de friches ferroviaires —, en est le plus bel exemple. Les constructions nouvelles, bâties sur la dalle au-dessus des voies de chemin de fer de la gare d’Austerlitz, se marient avec des immeubles anciens, à l’image des moulins qui abritent aujourd’hui l’université Paris-Diderot.

Ce territoire en mouvement est devenu la coqueluche du petit monde des architectes et urbanistes. « Des délégations du monde entier se pressent pour voir de plus près ce nouveau quartier parisien », témoigne Jérôme Coumet, le maire du 13e.

En janvier, son homologue de Santiago du Chili a visité le site de Paris Rive gauche. Les maires de New-York et Moscou, ainsi que des responsables Coréens et Chinois ont également foulé le sol de ce secteur qui s’étire du sud de la capitale jusqu’aux limites d’Ivry-sur-Seine. D’où l’intérêt des architectes français. En marquant de leur empreinte ce territoire, certains y voient un bon moyen de s’exporter.

A travers une sélection de projets originaux ayant remporté récemment les concours d’architecture et qui verront le jour dans un avenir proche, nous vous proposons de découvrir le 13ede demain. (Article Marie-Anne Gairaud et Christine Henry – Le Parisien jeudi 16/05/2013)

Un ensemble architectural étonnant sort de terre au bout de l’avenue de France pour une livraison fin 2014. Ce programme est composé d’un premier bâtiment de 92logements sociaux. Sa structure se désaxe à partir des étages supérieurs comme si l’édifice effectuait une rotation sur lui-même, brisant la verticalité. Au pied de cet immeuble de 50 m de haut signé par les architectes Harmonic et Masson, un deuxième bâtiment offrira 96 appartements, du studio au cinq-pièces, agrémentés de balcons et de larges terrasses en espaliers.

Impossible de la rater. Une tour végétale culminant à 50m de hauteur est en cours de construction au bout de l’avenue de France, dans le quartier Masséna. La façade de cet immeuble de 18 étages imaginé par l’architecte Edouard François sera végétalisée par des espèces issues de milieux sauvages. L’édifice émergera tel un arbre au milieu d’une forêt d’immeubles. Ce programme comprend 140logements sociaux, 92chambres pour jeunes travailleurs, près de 1200m² de commerces et une crèche. Livraison : juin 2014.

Elle penche mais ne vacille pas. La tour Duo de Jean Nouvel s’inclinera vers l’avenue de France et le périphérique. Ce déhanchement la rendra visible depuis la bibliothèque François-Mitterrand. Haut de 175 m, ce gratte-ciel de bureaux constituera un signal architectural. Sa façade en verre reflétera des fragments du paysage ferroviaire et du périphérique. Un second bâtiment, érigé du côté du boulevard Jean-Simon, s’élèvera à 115m de hauteur. Un de ses pans découpé accueillera des terrasses arborées. La livraison est prévue en 2020.

Avec son élégante façade en forme de proue de navire, cet équipement public fait écho à l’école de la rue Kuss, située à deux pas de là. Le bâtiment qui s’élève sur trois niveaux, s’ouvre sur l’extérieur grâce à de larges baies vitrées. Implanté dans la ZAC de Rungis, ce bâtiment, signé par l’architecte Catherine Fernand, accueillera une crèche de 60 berceaux ainsi qu’une halte-garderie de 26 places sur une surface totale de 1500m². Cet équipement, en cours de construction, sera livré fin 2014.

Cette école conçue par les architectes Béal & Blankeart ouvrira ses portes à la rentrée 2015. Implanté rue du Loiret, entre l’avenue de France et la rue du Chevaleret, cet équipement public accueillera 14 classes. Le préau, agrémenté de hautes parois vitrées et colorées, sera coiffé d’un toit ondulé en bois. Le site abritera aussi une résidence étudiante ainsi qu’un foyer pour jeunes travailleurs.

Un édifice en lévitation… Ce bâtiment, constitué de cubes enchevêtrés d’une blancheur immaculée, enjambera le faisceau ferroviaire de la gare d’Austerlitz. Une prouesse technique. Construit en face de la BNF, le long de l’avenue de France, cet immeuble-pont baptisé « le panorama » a été imaginé par Marc Mimram, un architecte-ingénieur. Ce bâtiment de 15 000 m² de bureaux et de 1 000 m² de commerces érigé sur du vide sera livré au cours du second semestre 2017.

- Une deuxième vie pour l’ancien hôpital Bon-Secours

Aujourd’hui, élus et officiels posent la première pierre du nouveau site de Bon-Secours, rue des Plantes dans le 14earrondissement. Cet ancien hôpital privé, situé à quelques encablures de la porte d’Orléans, se prépare à une seconde vie : celle d’un « village médico-social ».

Derrière ce terme se cachent une future maison de retraite de près de 100 places pour les personnes âgées dépendantes, dotée d’une unité pour les malades d’Alzheimer, un foyer d’accueil pour les adultes handicapés, ainsi qu’une crèche de 64 berceaux adossée à un centre médico-psychopédagogique. Dans cette structure de petite enfance, 13 places seront réservées à des enfants handicapés.

Un projet à 40 M€ : Au total, plus de 9000 m² de structures et services doivent s’ajouter à la maison de retraite et aux services aux seniors existants sur le site, gérés par l’association religieuse Notre-Dame-de-Bon-Secours. Les anciennes activités hospitalières du lieu, de leur côté, ont été transférées vers les deux autres hôpitaux privés voisins : Saint-Joseph et Saint-Michel.

Largement subventionné par les pouvoirs publics et notamment par la mairie de Paris, ce projet à 40 M€ a été confié à Résidence sociale de France (RSF), une filiale du bailleur 3F. Le bâtiment qui hébergera la maison de retraite et la crèche devrait accueillir ses premiers résidents en septembre 2014. Le second immeuble, où s’installera le foyer médicalisé pour 66 personnes handicapées, ouvrira ses portes en 2016. (Article CH. B. – Le Parisien du 21/05/2013)

-Rue de la Banque : le squat a cédé la place à des logements sociaux.

Les travaux dans l’immeuble occupé par le « ministère de la crise du logement » s’achèvent. Racheté par la Ville, ce lieu emblématique a été transformé en HLM.

Le 6 juin, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, inaugurera un ensemble de 18 nouveaux logements sociaux à une adresse pas comme les autres, qui résonne comme un slogan : le 24, rue de la Banque. C’est ici, le 1er janvier 2007, que naissait le « ministère de la crise du logement » : un squat créé par trois associations Macaq, Droit au logement (DAL) et Jeudi Noir dans les bureaux d’une banque laissés vides depuis trois ans.

La « réquisition citoyenne » a porté ses fruits : l’immeuble, acheté pour 1,8 M€ par la mairie de Paris avec la participation de la région et de l’État, vient d’être transformé en six studios et douze lumineux appartements familiaux, avec vue sur la place de la Bourse. Huit seront réservés à des familles à très bas revenus.

« Le 24, rue de la Banque a été une lutte emblématique : le gouvernement a été obligé de réagir sur la cause des mal-logés, et le droit à l’hébergement a commencé à prendre une consistance juridique », résume Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole du DAL. « Notre objectif était de remettre le logement en tête de file de l’agenda public, abonde Julien Bayou, l’un des fondateurs de Jeudi Noir, devenu depuis conseiller régional. Sur ce plan-là, on a réussi. Beaucoup a été fait. »

Soutien de la première heure des militants de la rue de la Bourse, le maire du 2e, Jacques Boutault, demande « à chaque fois que c’est possible, que les immeubles en vente soient préemptés. Huit fois sur dix, c’est impossible. Mais la préemption reste une vraie arme contre la spéculation immobilière », estime-t-il.

Pour autant, la question des immeubles vides reste brûlante. Sur les 90 000 logements identifiés comme vacants en Ile-de-France, seuls 412 font aujourd’hui l’objet d’une procédure de réquisition. Au 2, rue de Valenciennes (10e), un immeuble de 2 500 m² squatté depuis décembre par le DAL et Jeudi Noir, la procédure de préemption engagée par la mairie peine à aboutir. Et même si la Ville revendique « 3,6 M€ » d’investissements depuis 2001 pour la construction, la liste des demandeurs de logements sociaux culmine à 120 000dossiers, dont 17000 sont estampillés « prioritaires », à défaut d’être satisfaits. (Article de Christel Briguaudeau – Le Parisien 22/05/2013)

- C’est la future pyramide des Batignolles

La première pierre de la résidence Cardinet 17 sera posée aujourd’hui. Situé dans le nouveau quartier des Batignolles, en retrait de la rue Cardinet et à proximité immédiate du parc Martin-Luther-King, cet ensemble en forme de pyramide se compose de trois bâtiments. Le premier comprendra 86 logements en accession et accueillera un centre cultuel réalisé pour le compte du diocèse de Paris. Le deuxième abritera une résidence retraite de 125 lits et 4 chambres d’hôtes. Le troisième comptera 46 logements sociaux construits pour le compte de France Habitation. Grâce à son écoconception, ce programme réalisé par le promoteur Vinci Immobilier a reçu la Pyramide d’argent dans la catégorie «innovation» le mois dernier. Un prix décerné par la chambre régionale de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Cet ensemble conçu par l’architecte Jean Bocabeille-BP Architectures sera livré au cours du 4e trimestre 2014. (Article de C.H. - Le Parisien du 27/05/2013)

- La Canopée des Halles prend corps

Voici enfin la dernière ligne droite pour la Canopée du Forum des Halles. Avant la pose de la couverture de verre au-dessus du forum d'ici à décembre, l'heure est à l'installation des éléments qui constitueront la charpente métallique destinée à soutenir l'édifice. Un va-et-vient incessant qui s'est même poursuivi ce samedi, durant la journée.

Chaque nuit de cette semaine, jusqu'à vendredi, des éléments de près de 10 tonnes seront acheminés et assemblés entre 1 heure et 5 heures du matin avec, au programme, des manœuvres à la fois délicates et bruyantes. L'aménageur du site, la SemPariSeine, assure que des consignes ont été passées aux entreprises "pour que ces nuisances soient limitées au maximum", mais l'ampleur de ces manœuvres risque de ne pas passer inaperçue.

Deux incidents depuis 2011

Le déplacement des éléments de charpente métallique de ce poids nécessite, pour des raisons de sécurité, que personne ne circule dans le forum à ce moment. Les précautions sont nombreuses. En novembre 2012, la chute d’un parpaing lors de la démolition de l'ancien forum avait provoqué l'interruption du chantier. Un an plus tôt, c'est l'affaissement du plafond d'un magasin situé en sous-sol qui avait stoppé les travaux.

Les aménagements à l'intérieur du Forum bouleversent également l'activité commerciale du site. Durant les prochains jours, la restructuration des escalators, la création de nouveaux ascenseurs et la pose de la charpente impliqueront la fermeture ponctuelle des mails Berger et Lescot. L'accalmie est attendue pour le mois de décembre. (Article de Vincent Michelon – Métro du 27/05/2013)

- Archéologie sur l’île de la Cité – l’histoire refait surface

Des poteries gauloises, des squelettes d’un cimetière médiéval, une église du XVIIe siècle démolie par le baron Haussmann au XIXe… Des vestiges témoignant de l’histoire de Paris ont été mis au jour sur l’île de la Cité. Des archéologues s’affairent actuellement sur un chantier de fouilles de 300 mètres carrés sur un site de la préfecture de police. Dévoilé hier à la presse, il sera ouvert au public ce week-end lors des Journées nationales de l’archéologie. Autour des fondations de l’ancienne église Saint Eloi, cinq chercheurs ont trouvé depuis la mi-avril des trésors remontant jusqu’au Ve siècle avant notre ère. « On ne s’attendait pas à découvrir autant de choses dans ce véritable millefeuille où l’on remonte les époques par strates », explique l’archéologue Xavier Peixoto.

Les fouilles devraient s’achever en septembre et pourraient livrer des indices qui permettraient de comprendre comment l’île s’est formée depuis un simple banc de sable, il y a des millénaires. » (Direct Matin du mardi 04/06/2013)

- La place de la République défigurée

Le débat est ouvert après l’inauguration de la nouvelle « place de la République » par Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo dimanche : la banalité esthétique est criante, mais le plus grave est surtout la négation de la dimension historique de ce lieu de mémoire national. Baptisée en 1889, la place de la République répondait, en miroir, à la place de la Concorde : devant deux immenses façades rectilignes, les frères Léopold et Charles Morice avaient élevé une statue dédiée à la France nouvelle – la République triomphale, accompagnée de trois allégories, Liberté, Egalité, Fraternité -, entourée symboliquement de deux fontaines aux dauphins, images du pays entre ses rivages, faites pour répondre aux fontaines des Fleuves et des Mers qui encadrent l’obélisque.

Sur cette place, le général de Gaulle, le 4 septembre 1958, proclama la Ve République et Malraux, ce jour-là, dans un discours sublime s’adressa à la statue : « Ecoute, pour la France, République de bronze… ». Ce lieu de mémoire associé aussi à tant de manifestations et de combats à la fin du XXe siècle, s’était bien dégradé. Il était possible d’en restituer le sens en restituant un superbe état XIXe, agréable, joyeux, festif, qui aurait été une des cartes postales de Paris les plus populaires dans le monde entier : sans voitures, avec les fontaines remises en eau et les hauts mâts portant les drapeaux tricolores, éliminés en 1988. Au lieu de cela, les dauphins ont été remisés au dépôt d’Ivry, le cimetière des éléphants du patrimoine parisien, les margelles de pierre jetées à la benne, la place livrée aux bulldozers.

Vandalisme officiel

Le résultat des travaux menés par l’agence d’architectes urbanistes Trévelo & Viger-Kohler (TVK), est consternant de banalité. La place, avec ses petites dalles grises, ressemble à un centre-ville de métropole industrielle allemande de seconde catégorie : une esplanade sans âme, comme on en voit partout. Au centre, l’immense statue est entourée d’un étroit bassin ponctué de ridicules geysers de 10 centimètres. Une sorte de pédiluve de piscine municipale où viennent se salir les enfants a été installé, mais d’un seul côté, pour surtout briser la symétrie de ce lieu qui n’est justement que symétrie.

Face à ce désastre, un maire d’arrondissement, Patrick Bloche, a eu le bon réflexe, parce qu’il aime vraiment la culture, de faire voter par son conseil municipal la reconstruction, sur une place ou dans un jardin, d’une des deux fontaines aux dauphins. Reste à savoir quand. Mais le problème va bien au delà de la démolition de deux petites fontaines anciennes. Le propos n’est pas de plaider pour la restitution d’un état d’autrefois. L’erreur tragique est aussi d’avoir conçu un parvis qui n’est pas relié à un quartier : les voitures passent encore du côté le plus commerçant, et l’axe « rendu aux piétons » est, de manière absurde, celui de la caserne. Les rues voisines, qui ne verront pas venir les promeneurs de la place, ne vont pas profiter de ce faux centre tape-à-l’œil qui n’est le centre de rien.

Triomphe ici une vision parcellaire de l’urbanisme, sans idée, sans réflexion pratique, sans esprit. Anne Hidalgo, si elle est élue, menace de ravager ainsi la Bastille et la Nation. La recette est simple : un budget important – ici 24 millions d’euros -, un « modernisme » d’il y a vingt ans et, surtout, aucun sens de la grandeur historique de ces sites, qui ne peuvent être traités comme n’importe quelles places. La République, la Nation, la Bastille, c’est la France avant d’être un enjeu municipal, qu’on traite à coups de « consultations de riverains ». L’une des plus belles places françaises du XIXe siècle, haut lieu de notre histoire du XXe siècle, vient de mourir sous nos yeux. (Article d’Adrien Goetz, Le Figaro du 19/06/2013).

 

VISITES

 

2earrondissement

4 au 12, rue Paul Lelong et 111 au 119, rue Réaumur

PC-075-102-13-V0005. — Pét. : TS PARIS BOURSE S.C.I. — Restructuration des halls d’entrée avec modification des façades et création d’une marquise à rez-de-chaussée sur la rue Réaumur, création de 2 portes à rez-de-chaussée sur la rue Paul Lelong, permutation partielle de destination des locaux de bureau et commerce, du 2esous-sol au 1erétage, démolition et reconstruction de planchers et construction d’une véranda pour le restaurant d’entreprise des bureaux dans le patio du 1ersous-sol – Surface supprimée : 354 m² - Surface créée : 352 m2 - S.T. : 5 199 m2 . Date d’enregistrement : 14-03-2013.

Tous les RDC, des deux côtés, sont déjà très modifiés, sauf peut-être pour le n° 119 de la rue Réaumur (immeuble 1900 Architecte G. BOVSSOU – restructuration et rénovation en 1993 par MENU et MACARY architectes) moins modifié extérieurement. Les cours intérieures sont récentes selon ce que l’on peut apercevoir par une des portes existantes sur la rue de Réaumur.

Il est prévu une marquise côté rue Réaumur. Pourquoi pas ?

Rien à objecter.

3earrondissement

64 au 66, rue de Turenne

PC-075-103-13-V0006 — Pét. : GRAND GARAGE TURENNE. — Création d’un jardin avec ravalement du mur de clôture côté no 66, après démolition partielle du bâtiment à usage de garage - Surface supprimée : 525 m2. — Date d’enregistrement : 07-03-2013.

PC-075-103-13-V0007 — Pét. : GRAND GARAGE TURENNE. — Changement de destination d’un bâtiment artisanal sur jardin, en salle d’exposition de photographies, avec reconstruction de la façade. — Date d’enregistrement : 07-03-2013.

La fondation Cartier-Bresson souhaite aménager ces locaux, composés d’un centre culturel consacré à Henri Cartier-Bresson, des salles d’expositions temporaires, un centre d’archives… dans les locaux de l’ancien garage. Mais compte-tenu des préconisations du PSMV ainsi que des demandes de la ville de Paris et de l’ABF, le bâtiment de garage nécessite des adaptations faisant l’objet des présentes demandes de permis de construire et de démolir.

La superficie libérée par la démolition se situe dans la moitié arrière de la parcelle du n°66 desservie par un passage couvert en limite des n° 64 (ancien hôtel particulier construit en 1637 pour François Petit- Hillairet) et n°66. C’est là que se trouve actuellement le garage. La première partie sera démolie et transformée en espace vert, recréant ainsi la séquence d’espaces extérieurs à prédominance végétale le long du passage d’accès à la parcelle. Cet espace sera l’aboutissement dudit passage : il sera configuré par la façade restituée du bâtiment ancien et par celle de la fondation Henri Cartier-Bresson, bâtiment moderne liée à la restauration du reste du garage.

La façade sur la rue de Turenne ne sera nullement modifiée puisque les travaux auront lieu sur la partie arrière de la parcelle.

Le résultat des travaux sera une amélioration d’aspect de l’intérieur de la parcelle.

4earrondissement

14, rue Saint-Merri et 1-3, rue Pierre au Lard

PC-075-104-13-V0003— Pét. : S.A.S. WHO’S. — Réhabilitation d’un bâtiment d’un étage à usage commercial, annexé à un restaurant existant en vue de l’installation d’un bar-club avec ouverture d’un accès à rez-de-chaussée entre les 2 bâtiments, modification des escaliers entre le rez-de-chaussée et le 1erétage, ravalement des façades et création d’une porte à rez-de-chaussée sur rue - Surface démolie : 20 m2 - Surface créée : 6m2 . — Date d’enregistrement : 15-03-2013.

Ce local commercial, situé au 14, rue St Merri (entrée principale) est largement développé sur la rue Pierre au Lard. Il occupe la totalité de la parcelle au RDC et une partie au niveau du 1erétage, le reste de l’immeuble étant constitué de logements. Les sous-sols sont occupés par les locaux annexes du restaurant existant (enseigne « WHO’s).

Le projet prévoit d’adjoindre à la surface existante du restaurant celle d’un local mitoyen inoccupé depuis plusieurs années par la démolition de la cloison non porteuse existante, ouvrant sur la rue Pierre au Lard. La surface ajoutée (130 m2) sera exploitée comme bar au RDC et comme club au 1erétage (160 m2 sous un toit à 2 pans). Le restaurant existant conservera sa fonction.

Réhabilitations :

- local principal : mise aux normes, et suppression de l’estrade existante.

- local mitoyen adjoint : le RDC sera constitué d’une salle principale à usage de bar avec diffusion de musique enregistrée, de sanitaires et de deux fumoirs accessibles au public et accessible par l’accès principal. Une porte double servant uniquement d’issue de secours sera également créée dans une baie existante sur la rue Pierre au Lard. L’étage sera à usage de Club, avec piste de danse, bar linéaire en extrémité et d’un fumoir. Une isolation acoustique de type « boite dans la boite » sera mise en place au sein de ce local adjoint. Un ravalement extérieur est prévu.

Le tribunal administratif a annulé, début janvier, le 4epermis de construire tacitement accordé par la Ville de Paris, en raison d’une disposition du code de l’urbanisme qui prévoit que les établissements accueillant du public doivent être desservis par une voie d’au moins 8 mètres de large. Or la largeur de la rue Pierre-au-Lard n’est que de 2,80m. Pour respecter les règles de sécurité, le projet prévoit cette fois que l’accès de la future discothèque se fasse par la rue St Merri, plus précisément par le restaurant le WHO’s (Le Parisien, 24/04/2013).

L’association "Vivre le Marais" s’oppose à ce projet. Elle souhaiterait la destruction de ces bâtiments non surmontés d’immeubles et la création d’une placette végétalisée.

Ce projet pose des problèmes de sécurité et de nuisances nocturnes pour les riverains.

7earrondissement

44- 54, rue de Bellechasse et 108-112, rue de Grenelle

PC-075-107-13-V1010 — Pét. : S.A.R.L. CS.— Réhabilitation d’un ensemble de bâtiments de bureau et logement de fonction, sur rue, cour et jardin, avec changement de destination en habitation (20 logements créés), décaissement pour création d’un parking sous la cour, création d’un monte-voiture dans le bâtiment sur rue, modification des liaisons verticales, démolition et reconstruction du pavillon en R+1sur cour, démolition de parties de façades du bâtiment de liaison sur cour pour construction d’une extension, ravalement de l’ensemble des façades avec remplacement partiel des menuiseries extérieures et modification partielle des châssis de toit - Surface supprimée : 756 m2 - Surface créée : 167 m2 - S.T. : 980 m2 . Date d’enregistrement : 21-03-2013.

Cette opération concerne le 44, rue de Bellechasse situé dans le secteur sauvegardé du 7earrondissement.

L’ensemble est composé d’un bâtiment sur rue et d’un sur cour centrale, reliés sur le côté Nord par un bâtiment de liaison (tous de 4 étages); un petit pavillon est appuyé contre l’héberge Sud et un jardin en partie arrière.

Ces immeubles de rapport ont été construits entre 1828 et 1840. En 1951, le Ministère de l’Education Nationale en devient propriétaire et procède à des travaux d’aménagements intérieurs à usage de bureaux, gommant la quasi-totalité des décors d’origine et introduisant des éléments parasitant l’harmonie des bâtiments.

Projet. La façade droite du RDC sur rue, détruite dans les années 196O, sera recréée, reproduisant de façon symétrique la façade gauche du porche. Seule la dernière travée comportera une porte ouvrant sur le monte-voitures donnant l’accès au parking souterrain. Cette création nécessite la démolition du petit pavillon qui sera reconstruit à l’identique. Le parking ne sera pas étendu sous les 2 bâtiments, permettant la conservation des caves et voûtes existantes.

La rénovation des façades ainsi que les modénatures et corniches sont prévues dans leur aspect d’origine en enduit plâtre et chaux ton pierre calcaire. Les menuiseries seront conservées ou remplacées à l’identique en bois laqué. Les garde-corps seront conservés et ceux soumis aux normes se feront à l’aide d’ajout de 2 lisses, et repeints en noir. La porte du porche sera conservée et repeinte en bleu foncé. Les surfaces en toiture du bâtiment de liaison et du petit pavillon seront traitées en terrasses accessibles.

Cette réhabilitation nécessaire est positive, elle se fait dans le respect des façades sur rue et cour, des voûtes du sous-sol. Un exemple à suivre.

8earrondissement

43A, bd des Batignolles et 1, rue de Saint-Pétersbourg.

PC-075-108-13-V-0009 — Pét. : M. Emmanuel SAURE, EFFIA CONCESSIONS. — Réhabilitation d’un parc de stationnement public à rez-de-chaussée et 2 niveaux de sous-sol sous halle avec ravalement de l’ensemble des façades de la halle, réfection de la couverture, création d’un niveau supplémentaire dans le volume de la halle et démolition d’un bâtiment de 2 étages à usage d’annexe au parc de stationnement - Surface supprimée : 646 m2 - Surface créée : 4 430 m2 - S.T. : 6 320 m2 .— Date d’enregistrement : 06-03-2013.

Le bâtiment côté Saint-Pétersbourg date de 1885 et était alors une halle de messageries, construite pour pallier le manque de place de la gare Saint-Lazare. Un ascenseur hydraulique pouvait monter les wagons au niveau de la rue pour les décharger sur des voitures de livraison. Entre 1913 et 1919, la halle a été prolongée vers le boulevard des Batignolles par l’entreprise Moisant-Savey et c’est cette partie qui est concernée par le projet. Les poutres en treillis de croix de Saint-André ont permis des portées plus grandes. La société André Citroën s’en servit comme hall publicitaire. La partie Saint-Pétersbourg a été vendue à la Poste (centre de tri).

La taille du bâtiment (200 m de long), son système constructif en éléments de structures métalliques dans l’esprit des ouvrages d’art connexes de la gare (poutres en treillis de croix de St André, charpente métallique légère, grandes toitures comportant d’importants surfaces de verrières), façade en métal brique et verre, en font un élément marquant du paysage urbain de ce quartier. Ce bâtiment apparaît comme un ouvrage intéressant pour son caractère historique en relation avec la construction des chemins de fer de la gare Saint-Lazare, mais il est aujourd’hui délabré et tagué. Les travaux prévus préservent les structures existantes et les mettent en valeur (le bâtiment démoli à l’intérieur est sans intérêt) ; ils remettront aux normes ce bâtiment tout en lui donnant un meilleur aspect extérieur.

Ce n’est pas pour son côté architectural que ce dossier a fait parler dans le 8earrondissement, mais par la fait que tous les locataires des emplacements de parking avaient reçu brutalement un avis de fin de location sans autre solution de stationnement dans un quartier où il n’est pas facile de se garer. Le Maire du 8eet les associations de quartiers se sont opposés à cette manœuvre, avec succès, puisque ce lieu sera maintenu en parc de stationnement, avec la création d’un niveau supplémentaire, ce qui augmentera la capacité à 591 places au lieu de 400 actuelles. Les habitants du quartier ne peuvent que s’en réjouir.

10earrondissement

14, place Jacques Bonsergent.

PC-075-110-13-V-0013— Pet.: M. Olivier COLAS, BONSERGENT INVEST S.A.R.L. — Arch.: CABINET S.A.R.L. ESP-ART, 3, av. Viton, 13009 MARSEILLE. — Réhabilitation côtés rue et cour d’un bâtiment artisanal de prêt-à-porter féminin de 3 étages sur 1 niveau partiel de sous-sol en habitation (17 logements créés) avec remplacement des menuiseries extérieures, ravalement des façades, création d’une supérette à rez-de-chaussée et 1erétage et construction de 3 maisons individuelles de 2 étages sur jardin - Surface supprimée : 1 119 m² - Surface créée : 763 m²- S.T. : 1 215 m² — Date d’enregistrement : 04-04-2013.

 

PD-075-110-13-V-0001 —Pet. : M. Olivier COLAS, BONSERGENT INVEST S.A.R.L. — Démolition de l’ensemble des toitures de locaux artisanaux. — Date d’enregistrement : 04-04-2013.

Pavillon néo-Louis XIII édifié en 1878 par l’architecte Edouard Singery. Il comprend un corps de bâtiment sur rue de deux étages carrés et un troisième mansardé. Deux ailes, à droite et à gauche, mènent à un deuxième corps de logis situé en fond de cour. Derrière se succèdent 3 corps de logis en pan de bois et plâtras, séparés par 3 cours. Sur rue, l’ancienne habitation a conservé sa façade en brique et pierre, ainsi que son escalier d’origine, ample et prolongé par un second, plus simple. Ils desservent les deux étages carrés, le comble et son grenier.

Les constructions de fin de parcelle ont été remplacées vers le début du XXe siècle par des ateliers à charpente métallique sur deux niveaux, qui ont occupé toute l’emprise disponible.

Le projet, qui implique la démolition de la toiture actuelle de la maison sur rue et des ateliers arrière, consiste à surélever la maison par l’ajout de 3 étages carrés, et à adapter le RDC à la nouvelle desserte du fond de parcelle.

A l’arrière, les ateliers démolis seraient remplacés par un local commercial sur deux niveaux, sur la terrasse duquel seraient posés trois « plots » abritant des logements neufs séparés par des terrasses-jardins. (Extraits du rapport de la CVP – Séance plénière du 14/05/2013)

On ne peut que regretter une telle surélévation du bâtiment sur rue qui passe par une démolition de toiture très dommageable au vu de son caractère architectural particulier. On enlève et dénature complètement l’ensemble du bâtiment existant, qui se suffit à lui-même, en lui ajoutant de la construction rapide et sans tenue. Il y a suffisamment à faire en fond de parcelle en réhabilitant les anciens ateliers.

 

63, rue de Lancry

PC-075-110-13-V-0012— Pet. : M. Fabrice SAULAIS, CABINET FABRICE SAULAIS. — Arch. : CABINET DARY, 48, rue Maurice Arnoux, 92120 MONTROUGE. — Création d’un ascenseur en façade sur rue. Immeuble concerné par une inscription au titre des monuments historiques en 29-10-1975. — Date d’enregistrement: 28-03-2013.

Il s’agit en fait de la mise en place d’un ascenseur sur la façade cour. L’entrée et l’accès se faisant par l’extérieur, le percement de baies en façade permettra l’accès aux paliers des logements. La machinerie sera implantée dans les caves situées dans la cour, à l’aplomb du pylône. Il est à noter que l’escalier intérieur est un escalier de maitre inscrit au titre des monuments historique.

A ce titre, on peut déplorer le choix des matériaux utilisés pour l’installation de cet ascenseur. En respect au bâtiment existant, même si cet ascenseur est situé sur cour, le maitre d’œuvre aurait pu apporter un soin particulier à sa finition; plutôt que de construire un pylône entièrement vitré pour réduire, dit-il, l’impact sur l’environnement. On aurait certainement plus apprécié une enveloppe en fer forgé par exemple comme les anciens ascenseurs, puisqu’il s’agit d’un bâtiment post-haussmannien en pierre de taille de la fin du XIXe-début XXe.

 

14earrondissement

41, rue Gazan

PC-075-114-13-V1008. — Pét. : STE S.C.C.V. AR GAZAN. — Construction d’un bâtiment d’habitation (9 logements) de 6 étages sur rue après démolition d’un bâtiment d’habitation de 1 étage et combles - Surface à démolir : 261 m² - Surface créée : 650 m². — Date d’enregistrement : 02-04-2013.

Cette rue a été lotie en 1865 pour la construction d’une bande de maisons individuelles, progressivement remplacées par des immeubles de 4 à 6 étages. Le pavillon de brique du n°41 est la seule maison qui subsiste du lotissement d’origine (voir photo ci-dessus). Elle est accessible par un jardin latéral qui permet d’avoir une vue sur l’intérieur de l’îlot. La démolition totale de la maison est envisagée pour la construction d’un immeuble de facture contemporaine juché sur de hauts pilotis entre lesquels serait installé un espace vert avec des arbres. Le bâtiment en fond de parcelle est déjà plus moderne et on le verra à travers l’espace évidé.

On imagine mal que le jardin créé sous le bâtiment puisse se développer harmonieusement (effet d’annonce ?). De plus on assiste à une uniformisation de cette rue et au gommage de tout souvenir du passé et de tout espace vert, ce qui malheureusement est de plus en plus fréquent. Le style contemporain retenu ici se marie mal au moins avec le bâtiment de gauche (extraits du rapport de la CVP-Séance plénière du 14/05/2013).

La CVP était défavorable à cette démolition lors de la réunion du 14 mai 2013.

16earrondissement

25 rue Jasmin et 11-13, rue Henri Heine

PC-075-116-13-V1017— Pét. : SI DU 25 RUE JASMIN. — Construction d’une résidence de tourisme (13 logements), de 6 étages sur 3 niveaux de sous-sol (49 places de stationnement), sur rues et jardin, avec implantation de panneaux solaires thermiques en toitures-terrasses - Surface créée : 2 364 m2- S.T. : 788 m². — Date d’enregistrement : 29-03-2013.

Actuellement ce n’est qu’un terrain nu, défoncé, de 800 m2sur lequel sera construite une Résidence de Tourisme étoilée, de grand luxe, à l’angle des deux rues Heine/Jasmin. En friche depuis 2006, à cause d’un changement de projet. L’environnement très varié réunit les innovations architecturales du XX° siècle. Ainsi rue Heine, le projet est mitoyen d’un immeuble 1930-1940. En vis-à-vis, un immeuble 1931 inscrit au PLU comme « bâtiment remarquable protégé ». Rue Jasmin, une ancienne poste 1920 d’un modernisme austère et de beaux immeubles 1900.

Projet : un immeuble d’angle de 6 étages avec réelle volonté d’intégration. L’architecte évite les trouvailles agressives et joue avec les courbes dans un esprit plutôt Art Déco. A l’angle des deux rues, un arrondi en encorbellement à partir du 2° étage se prolonge rue Heine où une faille le rompt sur toute la hauteur pour marquer la place de l’entrée et de l’escalier. C’est une jolie manière d’animer les surfaces.

L’immeuble sera composé de :

- 8 grands appartements simplex ou duplex, nommés suites Présidentielles ;

- un jardin suspendu en terrasse avec bassin, panneaux solaires et, au 6e, une toiture végétalisée inaccessible.

Construction en pierre dure à joints creux pour le soubassement, pierre de Paris lissée pour les étages.

Cela donne une façade vivante et accueillante que l’on ne peut qu’apprécier.

111 à 113, rue Lauriston

PC-075-116-13-V1015— Pét. : M. Alexandre GIRELLI. — Surélévation d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage de restaurant et d’habitation en vue de l’extension du logement avec remplacement des menuiseries extérieures - Surface créée : 108 m²- S.T. : 233 m²- Hauteur du projet : 15 m. — Date d’enregistrement : 14-03-2013.

Ce nouveau permis est la modification d’un projet étudié en décembre 2012 (Sauv’Dernière 248). Il s’agit de surélever une maison comportant un restaurant sur deux niveaux, et un logement au 2° étage. Sous sa toiture à faible pente, la maison très basse fait rupture dans l’alignement de la rue. Un volume habitable plus important que le précédent est projeté pour accueillir une deuxième famille.

Aucune modification des parties communes et salles de restaurant. Après démolition du toit, création d’un duplex de structure légère dont les charges nouvelles sont étudiées pour ne pas peser. Le 3eétage sera construit en retrait de 55cm de la façade et ancré dans les maçonneries mitoyennes. Il sera ouvert de larges baies sur toute la largeur. Le dernier étage, consacré à l’espace nuit, sera traité en brisis et habillé de zinc. 5 baies étroites seront toutes dans l’alignement des niveaux inférieurs. Côté cour, une terrasse aménagée sur le 2eétage, sera protégée par un muret de 1m, un abri bois et une pergola démontable.

Ce nouveau projet présente un style plus traditionnel que celui du permis précédent. L’élimination de la dissymétrie dans la surélévation ainsi que du bardage bois est une excellente chose. Les baies et la couverture zinc s’intègrent discrètement. Ce nouveau projet est beaucoup plus satisfaisant que l’ancien.

 

20, rue Weber

PC-075-116-13-V1012— Pét. : S.C.I. AHMS. — Surélévation d’un niveau d’un bâtiment d’habitation de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol après démolition de la toiture - Surface créée : 167 m² - S.T. : 433 m². — Date d’enregistrement : 01-03-2013.

Le projet concerne la surélévation d’un hôtel particulier de la fin du XIX°, partie d’un ensemble architectural composé de deux immeubles identiques de part et d’autre d’un bâtiment central plus élevé. Situés à l’extrémité de la rue Weber, ces immeubles, à l’époque, donnaient sur le bois de Boulogne.

La surélévation, avec retrait, du brisis de la toiture permet de ne pas toucher au niveau actuel des mansardes au 2eétage. Le brisis sera prolongé d’un niveau supplémentaire en ardoises. Une modénature, à l’aplomb de la porte cochère, combinera la lucarne de pierre existante et une lucarne du dernier étage. Moulures et volutes dans le style de l’époque seront réalisées par un tailleur de pierre. Les lucarnes de la partie haute seront en zinc avec ornementation, posées par un ornemaniste zingueur.

Sur cour, l’ensemble de la toiture sera en zinc dans la continuité de l’existant, et les lucarnes seront réalisées à l’identique.

La nouvelle hauteur s’alignera sur celle du bâtiment central et rendra moins pesant le haut pignon de gauche. La mansarde richement décorée apporte une note de fantaisie et renforce l’esprit hôtel particulier. Espérons que les briques du décor soient seulement lavées et non peintes comme actuellement. Saluons cet exemple rare de surélévation réussie, en harmonie avec l’existant.


17earrondissement

277, boulevard Pereire

PC-075-117-13-V-0007- Pét.: M. Mike NIZARD S.C.I. JM NIZARD - Arch.: Sté Architecture Production, 29 av. Galliéni 94100 Saint Maur. Construction d’un bâtiment de 3 étages sur un niveau de sous-sol en vue de la création d’un restaurant après démolition d’un immeuble de 2 étages de commerce et d’habitation et création d’une gaine d’extraction en façade sur héberge. Surface supprimée : 450m2. Surface créée : 447m2. S.T. :168m2.Date d’enregistrement:05/03/2013.

En lieu et place d’un bâtiment de 2 étages, coincé entre 2 hauts immeubles, le propriétaire veut édifier un bâtiment de 3 étages entièrement occupé par un restaurant : 120 places assises sur 3 niveaux, RDC, 1eret 2eétages, cuisine au RDC et équipements techniques au sous-sol, 1eret 3eétages.

Les façades seront traitées en un mur rideau avec double vitrage et ventelles coulissantes en alu. La terrasse fermée sera en verre agrafé. Le projet sera normalement soumis aux services de la Ville mais aussi à l’ABF.

L’apparence de cette façade détonne un peu dans l’environnement proche.

18earrondissement

26, rue Bonnet

PC-075-118-13-V0011— Pét. : Mme CHANON-LEMERLE Anne. — Surélévation d’un niveau d’une maison individuelle d’un étage sur un niveau de sous-sol avec création d’une cour couverte et d’une toiture végétalisée -Surface créée : 70 m² - S.T. : 105 m². — Date d’enregistrement : 12-04-2013.

La rue Bonnet est une petite rue piétonne entre la rue Paul Abadie et la rue Jean Dolfus. Le bâti va de 3 à 4 étages en moyenne, les immeubles récents sont en retrait de 2m.

Il s’agit d’une petite maison d’un étage du début du XXe siècle, en forme de L, donnant sur rue et cour. Les murs sont en moellons et briques recouverts d’un enduit traditionnel. Elle a déjà fait l’objet de plusieurs PC-PD puisqu’elle était promise à la démolition en 2010 (Sauv’Dernière 226) et en 2012 suivie de la construction d’un immeuble de 2 étages pleins + 2 en retrait, projets qui ont été refusés.

Le projet : les volumes seront conservés au RDC et au niveau 1. Un niveau supplémentaire sera créé en retrait de 2m par rapport à la façade côté rue. Ce retrait sera utilisé en terrasse végétalisée et accessible. La toiture sera végétalisée et servira de « potager de ville ». Les fenêtres sur rue seront conservées et de nouvelles seront ouvertes sur la cour.

L’étage ainsi créé sera réalisé en ossature bois et recouvert en zinc prépatiné noir.

Côté cour : la cour sera couverte d’une verrière et une coursive d’entretien de celle-ci sera également végétalisée de manière à créer un jardin vertical désolidarisé du n° 24.

Ce 3eprojet verra-t-il enfin le jour ?

20earrondissement

21, rue de l’Ermitage

PC-075-120-13-V-0010. — Pét. : Mme Camille & M. Joël LEON. — Arch. : CABINET DE BARBARIN Guilhem, 68, rue Saint-Jacques, 13006 MARSEILLE. — Construction d’un bâtiment de 4 étages avec conservation du bâtiment à rez-de-jardin en fond de parcelle après démolition d’un ensemble de bâtiments de rez-de-jardin à 1 étage à usage d’habitation - Surface supprimée : 101 m2 - Surface créée : 197 m2 - S.T. : 101 m2. — Date d’enregistrement : 25-03-2013.

La rue doit son nom à un kiosque dit de l’Ermitage qui se trouvait à proximité ; voie classique des Faubourgs Parisiens avec des constructions plus hautes et plus denses. Les immeubles anciens disparaissent au profit d’immeubles contemporains de 3 à 5 étages.

Le parti architectural du projet s’oriente vers un volume simple percé d’ouvertures verticales donnant un élancement à la façade. Le dernier niveau sur rue sera occupé par une large baie rappelant les ouvertures type « atelier » .Des terrasses seront créées aux 1eret 4èmeétages, côté fond de parcelle mitoyenne sur cour. Les enduits de façades seront à la chaux couleur blanche, les menuiseries extérieures en bois teinte naturelle côté rue et aluminium laqué côté cour, la toiture en zinc, la cour existante restera végétalisée.

Ce sera une maison familiale de 2 appartements, pourquoi 4 étages ?

L’objectif de l’architecte est de retrouver une hauteur sensiblement équivalente à celle des constructions voisines afin d’être en cohérence avec les façades contigües sur rue et afin de réduire la surface visible des pignons ! ! Il oublie l’Architecture que son projet va écraser : la maison néogothique mitoyenne de 1906 avec ses grotesques. S’il voulait l’unité du façadisme, il aurait dû enrichir cette façade de briques, comme ses voisines. On aurait évité l’insignifiance de cette façade sur rue.

Cette rue n’en finit pas de subir les démolitions des quelques maisons faubouriennes restantes, notamment les 2 projets actuels, à l’entrée de la Villa de l’Ermitage, laquelle se situe juste en face.

10, rue des Rondonneaux et 18, rue Emile Landrin

PC-075-120-13-V-0009. — Pét. : M. David ZNATY.— Arch. : M. Gérard APPERE, 132, bd de Clichy, 75018 PARIS.— Construction d’un immeuble d’habitation (1 logement créé) et de commerce de 2 étages sur un niveau de sous-sol après démolition de 2 bâtiments de commerce et d’habitation - Surface supprimée : 120 m2 - Surface créée : 206 m2 - S.T. : 81 m2 . — Date d’enregistrement : 08-03-2013.

La rue des Rondonneaux est un ancien sentier de la cour des Noues (pierre creusée en rigole pour l’écoulement des eaux).

Emile Landrin était un conseiller municipal du 20° se dévouant pour l’amélioration de vie de la classe ouvrière.

Les immeubles à démolir ont de un à cinq étages. Un bar tabac est mitoyen avec retour sur la rue des Pyrénées (un étage + combles) et côté rue des Rondonneaux (un étage). En fond de parcelle un pignon de 4 étages. Les immeubles environnants sont du 19éme et des années 197O.

Projet : l’immeuble à créer aura deux étages+terrasse, avec un local commercial au RDC. Il sera aligné sur les limites séparatives latérales, en fond de parcelle et sur rue.

Les façades sur rues et arrières seront traitées en pierre gris foncé, les volets en bois gris clair et foncé, les gardes corps vitrés, une pergola en métal gris foncé, la toiture en zinc.

Ce projet est à refuser, vu l’environnement. Il est la porte ouverte pour l’autre angle mitoyen donnant sur la rue des Pyrénées et sur celui de la rue des Rondonneaux. Un projet de restauration devrait être envisagé, préservant cet ilot faubourien. Un seul appartement et un commerce ne peuvent justifier cet immeuble inapproprié, sans âme.

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Published by Paris historique - dans Sauvegarde des quartiers
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