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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 16:59

Hippodrome-Longchamp.jpg

Hippodrome de Longchamp

 

 

REVUE DE PRESSE

 

 

- Incendie à l’hôtel Lambert

 

En une nuit, l’un des joyaux du patrimoine parisien est partiellement parti en fumée. L’hôtel Lambert, œuvre exceptionnelle de l’architecte Louis le Vau, qui se dresse depuis le XVIIe siècle à la proue de l’île Saint-Louis (4e), a été ravagé par un terrible incendie, parti de la toiture, peu après une heure du matin dans la nuit de mardi à mercredi. En cours de restauration, l’hôtel a été racheté 70 millions d’euros en 2007 par la famille de l’émir du Qatar, dans un parfum de scandale. Ce joyau architectural de la capitale, classé monument historique, était actuellement en restauration. L’origine du sinistre est pour l’heure inconnue.

L’incendie « a porté des atteintes très graves à un élément essentiel du patrimoine de Paris, dont certaines sont irréversibles », a déclaré la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, après avoir visité le bâtiment. Et la ministre de citer le Cabinet des Bains peint par Eustache Le Sueur au XVIIe siècle : « le toit s’est effondré et il a été entièrement détruit ».

« Le feu s’est propagé assez vite, puisque le bâtiment est vide et en pleine rénovation, et l’intervention est compliquée puisque l’on a une fragilisation de la structure » expliquait tôt ce mercredi matin le lieutenant-colonel Pascal Le Testu. Arrivés sur place vers 1h30, quelque 140 pompiers sont parvenus à circonscrire l’incendie aux alentours de 7h30 après plusieurs heures de lutte contre les flammes qui ont longtemps menacé de se propager aux bâtiments adjacents.

 

Emotion et tristesse du maire de Paris

« Au final, la toiture est entièrement ravagée, la structure est fragilisée puisqu’un escalier et un fronton sur la partie centrale se sont en partie effondrés » a précisé le lieutenant-colonel. Quant à la célèbre galerie d’Hercule, peinte par Charles Le brun, l’un des auteurs de la galerie des Glaces du château de Versailles, « elle n’a pas été touchée par les flammes mais a été a priori endommagée par les fumées et par l’eau », a-t-il ajouté.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui s’est rendu sur place dans la matinée, a fait part de son « émotion » et de sa « tristesse ». Il a par ailleurs précisé que la mairie veillerait à ce que la « rénovation de cet élément majeur du patrimoine parisien se poursuive dans le respect des principes et des règles mises en œuvre jusqu’ici ».

 

Un projet d’ascenseur pour voitures abandonné.

A l’époque du rachat, l’association Paris Historique notamment, s’était vivement opposée au propriétaire qatarien qui voulait en faire une résidence de grand luxe. Celui-ci avait finalement renoncé à son projet d’ascenseur pour voitures. Il avait aussi abandonné son idée de construire une salle de bain dans le cabinet de Jean-Baptiste Lambert où se trouve une cheminée XVIIIe, le plafond historié et peint étant conservé. «La « Galerie Troubadour » du XIXe siècle, témoignage du passage de la famille polonaise Czartoryski dans l’hôtel, devait également être préservée : les décors et la cheminée devaient être dissimulés sous des cloisons réversibles. Les travaux n’avaient pu commencer qu’au début de l’année 2010. (Extraits des articles de Cécile Beaulieu et Eric le Mitouard, Le Parisien 10/07/2013). 

 

Sauvetage des peintures en cours à l’hôtel Lambert

Après les flammes, il faut maintenant lutter contre l’eau. C’est aujourd’hui le sauvetage des œuvres d’art – en partie gorgées d’eau – qui est la priorité. « Dès que le feu a été éteint, nous avons déclenché une seconde opération : l’évacuation de l’eau qui avait été déversée pour éteindre le feu et ventiler pour faire sécher au maximum les murs », assurait hier le lieutenant-colonel Le Testu des pompiers de Paris.

 

Les conservateurs du patrimoine au travail

Les 650 m² de toiture ont été détruits. « La charpente avait été presque en totalité refaite » précise un des responsables du chantier. Aucun élément du patrimoine n’est donc à déplorer de ce côté-là, si ce n’est le travail de trois années de restauration réduit en cendres.

Beaucoup plus grave, le perte du Cabinet des Bains, peint par Eustache Le Sueur, détruit par l’effondrement du toit. Les débris ont cependant été préservés.

A la pointe de l’île Saint-Louis, dans les autres pièces, les pompiers poursuivaient, hier, leurs efforts pour tenter de sauver l’ensemble des œuvres d’art. « Dès que cela a été possible, nous sommes intervenus avec les conservateurs du patrimoine » confirme le lieutenant-colonel Le Testu. « Dans les étages inférieurs, tous les décors peints des salons d’apparat et notamment le plafond de la galerie d’Hercule ; œuvre de Charles Le Brun, sont toujours en place » affirment les responsables du patrimoine, venus travailler au plus vite. Des maçons ont même déjà pu intervenir pour renforcer les plafonds et les structures.

Mais aujourd’hui encore, tout risque n’est pas écarté. « Les peintures sont en place, mais nous ne connaissons pas les dégâts causés par les rayonnements thermiques et les gaz chauds qui ont pu dilater les murs et les plafonds… », précisent les pompiers. Le pompage de l’eau en surface, qui a été totalement effectué, les fenêtres grandes ouvertes et la ventilation maximum doivent permettre de faire sécher le bâtiment au plus vite. « Je serai naturellement plus tranquille dans une semaine », avouait un des responsables du monument. (Article d’Eric le Mitouard, Le Parisien 12/07/2013). 

 

La thèse de l’accident électrique privilégiée

Un accident sans doute électrique, avec l’hypothèse d’un appareil sous tension, pourrait être à l’origine du sinistre. Une multitude d’aménagements et de choix matériels auraient ensuite aggravé la situation : « le volume entre le plafond et le toit était totalement occupé par des gaines et des machineries électriques » témoigne un technicien du chantier (qui allait s’achever en septembre). (Extrait de l’article de d’Eric de Mitouard, Le Parisien 17/07/2013). 

 

Communiqué du Paris historique à la presse le 11 juillet 2013.

C’est avec émotion que Paris historique a appris l’important incendie qui a affecté l’hôtel Lambert cette nuit.

L’association est sensible aux efforts déployés par les pompiers pour circonscrire le feu tout en tenant compte de la valeur patrimoniale de ce bâtiment. Elle mesurera l’étendue réelle des dommages causés par le sinistre lorsqu’un bilan officiel sera établi.

 

-         Chantier des Halles – La construction de la canopée commence.

Alors que la structure du nouveau bâtiment des Halles atteint quasiment sa hauteur définitive (14,5 m), les riverains s’interrogent sur la qualité architecturale de l’édifice conçu par les architectes Patrick Berger et Jacques Anziutti. Secrétaire de l’association de riverain Accomplir, Elisabeth Bourguinat ne l’envoie pas dire : « Tout ça est très massif et très lourd. Songez que cette structure d’acier pèse 7 000 t, soit le poids de la tour Eiffel qui elle, fait 300 m de haut ! »

Comparaison n’est pas raison, répond en substance Dominique Hucher, directeur du réaménagement des halles à la SemPariSeine : « La tour Eiffel ne se porte qu’elle-même, si je puis dire. En revanche, notre structure métallique doit supporter deux bâtiments de deux étages chacun, un côté rue Rambuteau, l’autre côté rue Berger, ainsi que le toit de verre ». A ceux qui critiquent l’aspect très imposant des piliers et des poutres, il répond : « Ces structures ne se verront plus quand le bâtiment sera terminé. N’apparaîtront plus alors que le toit et les vitrines ». Rendez-vous donc fin 2013 lorsque les façades en verre auront été posées.

 

De nombreuses questions

La transparence de la canopée, toit de verre qui coiffera l’ensemble, suscite aussi bien des questions. « La canopée constituée d’une part importante de métal, aura beau être peinte en jaune, elle ne sera pas transparente. Et je fais le pari que, dès que le temps sera un peu gris, il faudra recourir à la lumière électrique sous ce vaste couvercle ! » prédit Elisabeth Bourguignat. Tout en rappelant que le prototype installé cet hiver sur le chantier a démontré qu’il laissait passer la lumière, Dominique Hucher préfère expliquer la construction du toit en cours : « Les deux bâtiments seront reliés par une quinzaine de poutres métalliques dont la longueur atteint 90 m côté jardin et 25 m côté rue Lescot.

Chacune de ces poutres, qu’on appelle des ventelles, supportera un morceau de toiture en verre incliné à 45° et de sept mètres de hauteur, chaque pièce se superposant l’une sur l’autre pour assurer la protection contre la pluie».

Si la première ventelle vient d’être posée côté rue Lescot, il reste encore à fixer à l’intérieur les tuiles de verre de deux mètres sur un. Lourde tâche puisque la surface totale de la canopée est de 25 000m². (Article de Philippe Baverel, Le Parisien 5/06/2013).

 

 

-         Samaritaine, bras de fer capital

Le PDG de la Samaritaine trépigne. Ce qu’il qualifie d’« événement architectural majeur pour la capitale », c’est-à-dire la rénovation et la transformation en profondeur du mythique grand magasin fermé en 2005, ne cesse de prendre du retard. D’abord prévue pour 2014, la « Samaritaine du XXIe siècle » ne pourra être inaugurée avant la fin 2016. « Le calendrier est incertain », soupire Jean-Jacques Guiony, également directeur financier de LVMH, propriétaire des lieux. Car un recours contre le permis de démolir et de construire est en attente de jugement, déposé par deux riverains et deux associations, la SPPEF et SOS Paris.

« Nous ne sommes pas inquiets, assure le PDG. Le chantier débutera dès que la justice se sera prononcée». Mais les contestataires sont déterminés : « notre avocat a déposé vendredi un référé-suspension au tribunal administratif pour stopper les travaux de destruction annoncés pour juin. Il y a urgence », annonce Alexandre Gady, président de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France (SPPEF), association de défense du patrimoine créée en 1901. Ce professeur d’histoire de l’art à la Sorbonne entend tout faire pour « arrêter les bulldozers ».

Entretemps ce recours a été déclaré irrecevable par la justice début juillet. L’affaire est désormais portée devant le Conseil d'Etat, et cela peut prendre du temps. Ce pourvoi n’étant pas suspensif les travaux peuvent commencer.

 

C’est un sujet sensible

De leur côté, les architectes nippons de l’agence Sanaa mesurent combien il est « difficile de construire en France ». Ils présenteront demain soir, pour la première fois, leur projet aux parisiens à l’occasion d’une conférence et d’une exposition au pavillon de l’Arsenal. « Nous avons conscience qu’il n’est pas anodin d’ériger un bâtiment très contemporain en plein cœur de Paris, à quelques centaines de mètres du Louvre. C’est un sujet sensible. Nous devons en tenir compte » confie au JDD Yoshitaka Tamase, architecte associé chez Sanaa.

Lauréats du prestigieux prix Pritzker en 2010 – l’équivalent du Nobel pour l’architecture-, les japonais entendent « proposer une expérience architecturale aux visiteurs ». Ceux-ci pourront emprunter une nouvelle « promenade urbaine », façon passage parisien, qui reliera les quais de Seine à la rue de Rivoli. Comme un « voyage temporel traversant trois grands patios en enfilade » : l’un sous la splendide verrière du bâtiment Art déco d’Henri Sauvage (1928), un deuxième créé en lieu et place de constructions existantes au centre, et un troisième au milieu du futur immeuble « très contemporain ».

LVMH investit 450 millions d’euros dans le projet. Le bâtiment Art déco qui surplombe la Seine doit abriter un palace Cheval blanc, comme à Courchevel. « Notre ambition est simple : faire le plus bel hôtel urbain du monde, précise Jean-Jacques Guiony. Chacune des 80 suites et chambres, ou presque, sera dotée d’une vue exceptionnelle sur le fleuve. C’est unique, aucun palace parisien n’a cette chance. » Un restaurant gastronomique et deux autres « plus accessibles » sont prévus. La future Samaritaine accueillera aussi 20 000 m² de commerces, essentiellement consacrés à la mode, la joaillerie, la beauté ou la gastronomie.

Avant de donner son accord, la mairie de Paris a posé ses conditions : prévoir une crèche de 80 berceaux et 96 logements sociaux (8 000 m² pour 250 nouveaux habitants) qui seront vendus à Paris Habitat, bailleur social de la Ville. « La mixité des fonctions est une bonne idée finalement », admet le PDG de la Samaritaine.

C’est la partie contemporaine du projet, rue de Rivoli, qui pose problème. « Nous avons imaginé une façade ondulée et transparente, comme des vagues verticales, précise Yoshitaka Tanase. Grâce à une double peau de verre sérigraphié, elle reflète la ville alentour, elle interagit et s’insère paisiblement dans le quartier. »Et Jean-Jacques Guiony d’ajouter : « Nous aurions pu faire du simple façadisme. Mais cela aurait été une négation du potentiel du bâtiment. »

Les opposants qualifient cette façade de « rideau de douche ». Le professeur d’histoire de l’art frondeur dénonce une « atteinte insupportable à l’esthétique du centre de Paris : pour la première fois depuis Pompidou, on va démolir une maison Louis XIV, une très jolie façade Louis XV et d’autres haussmanniennes, pour les remplacer par une architecture commerciale assez banale, blanchâtre et massive, qu’on nous vend comme un chef-d’œuvre absolu ! » Alexandre Gady se défend de relancer ici la « querelle des anciens et des modernes ». Et il déplore que « Bernard Arnault bénéficie d’une exception aux règles d’urbanisme et patrimoniales ».

Le patron de la Samaritaine, lui, déplore une « frilosité » qui participe, dit-il, de la « fossilisation de Paris ». Il plaide pour l’audace architecturale. « Il ne s’agit pas de faire du contemporain à tout prix, ni de provoquer avec un geste architectural dérangeant, mais de construire un bâtiment qui va dialoguer avec la ville. ». (Article de Bertrand Greco, JDD 26/05/2013).

 

 

-         La PJ se prépare à quitter l’île de la Cité (4e). D’ici la fin 2016, les policiers seront regroupés dans le quartier des Batignolles (17e).

Alors que la police judiciaire s’apprête à célébrer son centième anniversaire, le mythique 36, quai des Orfèvres va quitter l’île de la Cité. Le commissaire Maigret va faire ses adieux au légendaire bâtiment en bord de Seine pour s’installer dans son nouveau quartier général planté sur un terrain de plus de 50 000 m² en plein cœur du futur site des Batignolles, en lisière de Clichy-la-Garenne (Hauts de Seine), à l’ouest de la capitale. La maquette a été présentée hier pour la première fois, dans le cadre d’une journée portes ouvertes sur le quartier du 17e en construction.

D’ici fin 2016, les 1 700 fonctionnaires de la crim’, de l’antigang, de la brigade de protection des mineurs ainsi que celle des affaires économiques et financières, répartis aujourd’hui sur quatre sites seront regroupés ici, dans leur nouveau QG écolo adossé à la gigantesque tour en verre du futur palais de justice (à l’arrière-plan sur l’illustration ci-dessus), elle-même bientôt en chantier.

 

Bunker ultra-sécurisé et parois pare-balles.

Ce bunker ultra-sécurisé dessiné par le cabinet Valode & Pistre Architectes sera habillé d’une façade en verre pare-balles sur laquelle s’épanouiront des dégradés de bleu, inspirés du tableau impressionniste « le canal Saint-Martin » d’Alfred Sisley. « Ce procédé permettra de préserver la confidentialité et d’empêcher toute reconnaissance visuelle des témoins ou des fonctionnaires de police, précise Romain Reuther, chef de projet de la préfecture de police de Paris. Le socle sera également équipé d’une armature en béton anti-déflagration capable de résister au choc d’une voiture-bélier ». Enfin, plus de 300 caméras balaieront les huit étages du bâtiment ainsi que les abords 24 heures sur 24.

Pour pénétrer dans le quartier général, les visiteurs, avocats médecins ou témoins devront être munis d’un badge. La zone ultra-sécurisée de l’état-major, elle, sera accessible grâce à une reconnaissance biométrique. En outre, afin d’éviter les embouteillages sur la nouvelle voie accédant au « nouveau 36, quai des Orfèvres », les limiers en mission pourront rejoindre directement le boulevard Berthier grâce à un souterrain aménagé sous leur bâtiment.

Les conditions de rétention seront également améliorées. La trentaine de cellules de garde à vue individuelles sera équipée de sanitaires et bénéficiera de la lumière naturelle. Des salles de visioconférence permettront au procureur de signifier au prévenu la prolongation de sa garde à vue. Les suspects seront déférés au dépôt grâce à une liaison souterraine reliant la PJ et le palais de justice. Les policiers d’élite bénéficieront eux aussi de meilleures conditions de travail : en plus des salles de réunion et d’audition, ils auront à leur disposition un dojo ainsi qu’un stand de tir ultrasophistiqué.

Les impératifs écologiques de ce bâtiment sont respectés. Le quartier général de la PJ sera recouvert de panneaux solaires. Les eaux pluviales seront récupérées pour arroser les végétations des patios et nettoyer les parkings souterrains. De quoi faite oublier aux policiers leur Grande Maison… (Article de Christophe Henry, Le Parisien 01/07/2013).

 

- La restauration de la belle colonne incertaine (4e)

La colonne à chapiteau sculpté découverte début mai à l’angle des rues Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie et du Temple sera-t-elle restaurée ? Pour l’heure, rien n’est plus sûr. Situé sous la tourelle d’un hôtel particulier du XVIIe siècle, ce pilastre est réapparu au grand jour lors de la dépose du coffrage en bois d’une mercerie fermée l’an dernier.

Le fonds de commerce a été repris par la société Huygens qui doit ouvrir à la mi-juin un magasin de produits cosmétiques. D’après les devis établis à la demande de l’architecte des Bâtiments de France, le coût de la restauration de la fameuse colonne ne dépasserait pas 7000€.

 

Un désaccord avec les Bâtiments de France

Président de l’association Paris historique, Pierre Housieaux serait prêt à lancer une souscription pour que les amateurs de vieilles pierres puissent participer financièrement aux travaux. « Mais cet appel aux dons n’est pas possible tant que persistera le désaccord entre l’ABF et le commerçant », confie Pierre Housieaux.

Et d’expliquer : « Alors que l’ABF souhaite qu’un espace de 20 cm (qui permettrait d’admirer les pierres de taille) soit laissé entre le pilastre et le nouveau coffrage de la devanture, le commerçant préfère que le coffrage soit découpé au plus près de la colonne et de son chapiteau ». Tout en signalant que le pilastre restera « visible », le jeune gérant de la société Huygens se borne à déclarer : « Une partie des pierres de taille reste apparente. Nous voulons aboutir à quelque chose de satisfaisant. » S’il regrette que « la colonne soit belle mais pas propre », il reconnaît n’avoir à son agenda aucun rendez-vous avec l’ABF. (Article de Philippe Baverel, Le Parisien 13/06/2013).

 

 

-         La tour Saint-Jacques enfin accessible cet été

On ne dira jamais assez ce que le patrimoine doit aux associations chargées de le défendre. Grâce à celle dénommée les Amis de la tour Jean sans Peur, les Parisiens vont enfin avoir accès à la Tour Saint-Jacques, située rue de Rivoli (4e).

La tour, dont l’extérieur a été rénové entre 2006 et 2009, est jusqu’à maintenant fermée, faute de personnel notamment. Mais la mairie de Paris vient de signer une convention avec l’association pour qu’elle puisse organiser des visites. « Nous avions déjà fait un essai lors des dernières Journées du patrimoine, avec succès », indique Rémi Rivière, directeur des Amis de la tour Jean sans Peur. « Nous avons reçu un accord de la Préfecture pour des visites de groupes accompagnées, les vendredis, samedis et dimanches, du 5 juillet au 15 septembre. » L’entrée sera payante, entre 5 et 6 €. Et il est convenu que la mairie reçoive l’équivalent de 2,5% des recettes.

Considérée comme un des anciens points de pèlerinage de Saint Jacques de Compostelle, la tour n’est qu’un vestige d’une ancienne église construite à partir de 1509. Son intérêt touristique vient largement de sa hauteur, soit 50 mètres. Après une montée de 300 marches – l’équivalent de 16 étages – elle offre une des plus belles vues de Paris, de 360 degrés. Le regard va bien au-delà de la Seine et de Notre-Dame de Paris.

Pour la mairie, qui a voté la convention au Conseil de Paris de juin, l’ouverture de ce lieu de patrimoine pendant l’été a valeur de test. Si l’expérience « se révélait concluante », a indiqué Danièle Pourtaud, adjointe du maire de Paris en charge du patrimoine, une mise à disposition de la tour pourrait être envisagée de manière permanente.

L’association, de son côté, estime qu’elle a gagné une manche dans son combat : « Nous nous sommes fixé pour but de faire ouvrir des lieux de Paris en déshérence », poursuit Rémi Rivière. (Article de Claire Bommelaer, Le Figaro 14/06/2013).

 

 

- La restructuration du campus Jourdan débute cet été

 

Le chantier de restructuration du Campus Jourdan doit commencer cet été par la démolition de quatre bâtiments pavillonnaires (sur huit) datant de la fin des années 1940, côté rue de la Tombe-Issoire (14e). Ils vont laisser place au printemps 2016 à un grand bâtiment R+6 conçu par l’agence TVAA, esquisse d’un campus urbain situé face à la Cité universitaire. « Cet ensemble immobilier, dont la vocation est l’enseignement et la recherche, va accueillir à la fois le collège de sciences sociales de l’Ecole normale supérieure (ENS) et la tête de réseau de l’Ecole d’économie de Paris (EEP) », explique Isabelle This Saint-Jean, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France, maître d’ouvrage. Long de 100 mètres avec une façade de 20 mètres donnant sur le boulevard Jourdan, l’immeuble (12 471 m²) pourra accueillir 1900 personnes. « Les façades intègrent des panneaux mobiles en bois et en inox mat. Notre objectif : donner une vibration de lumière à ces façades et orienter la lumière naturelle. L’équation est complexe », souligne Thierry van de Wyngaert (TVAA).

 

Mise en valeur du jardin intérieur

A l’intérieur du bâtiment, trois équipements au RDC sont communs à l’ENS et à l’EEP : un amphithéâtre de 300 fauteuils, une bibliothèque, une cafétéria. Dans un vaste hall, se trouve la « Promenade des Ernests », allusion normalienne aux célèbres poissons rouges du bassin de l’école de la rue d’Ulm (1). Les deux premiers étages sont réservés aux étudiants en Master 1 et Master 2 ; les quatre derniers aux bureaux des chercheurs (trame de 2,70 m) « C’est tout un jeu de géométrie que de superposer toutes ces fonctions », précise l’architecte Le bâtiment, surélevé de 6m, met en valeur, côté rue de la Tombe-Issoire, le jardin intérieur, aujourd’hui occulté. « Il existe une adéquation permanente entre les lieux de travail, l’espace public et le jardin à toutes les échelles du projet », ajoute-t-il.

Après confortement du sous-sol (on est à l’orée de carrières) et les démolitions, le chantier devrait démarrer début 2014 et durer deux ans. L’investissement s’élève à 49 millions d’euros, financé par la région (64,2%), l’Etat (29,6%) et le département de Paris 6,2%). (Article de Hervé Guénot, le Moniteur, 14/06/2013).

 

-         Métamorphose d’un hospice en centre culturel

 

« Il aura fallu cinq ans de travaux et autant pour la phase d’études », raconte Marc Lacrépinière, responsable du pôle patrimoine bâti et logistique de la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine) lors de l’ouverture du nouveau théâtre des Sablons, en janvier dernier. « Conçu comme un espace pluridisciplinaire, il compte un auditorium de 135 places, une école de musique avec dix studios de répétition, une salle d’exposition de 515 m², 800 m² de salles d’activités dédiées aux pratiques sportives, culturelles ou associatives, et 28 logements sociaux ! Enfin, point d’orgue du projet, une salle de spectacle destinée à remplacer l’ancien théâtre de la Ville. Sa configuration modulaire et polyvalente permet d’accueillir de 600 à 850 spectateurs. Son acoustique variable s’adapte aussi bien aux spectacles contemporains que classiques, aux concerts symphoniques et aux opéras… « Programme ambitieux, doublé d’une réhabilitation en profondeur, le projet s’inscrit au sein de l’ancien hospice Sainte-Anne. Mais de la maison de retraite ne subsistent plus que la façade du bâtiment principal et la chapelle, transformée en auditorium, toutes deux inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1994. (Extrait de l’article de Virginie Bourguet, le Moniteur 14/06/2013).

 

 

VISITES

 

2e arrondissement

 

16, rue du Mail

PC-075-102-13-V0008 — Pét. : S.A.R.L. 16 MAIL. — Réhabilitation et extension d’un bâtiment de 3 étages + combles sur un niveau de sous-sol à destination de bureau et d’habitation avec changement de destination des locaux de bureau en commerce à rez-de-chaussée et en habitation (8 logements) aux 1er et 2e étages, ravalement des façades sur rue et cour, modification de la devanture à rez-de-chaussée, installation d’un ascenseur, création d’une verrière au 2e étage, aménagement de terrasses aux 2e et 3e étages et pose de 8 châssis de toit et d’un châssis de désenfumage en toiture. Surface démolie : 69 m². Surface créée : 69 m². — Date d’enregistrement : 14-05-2013.

Cet immeuble de deux étages pleins + un troisième étage avec mansardes, en bon état, a déjà été ravalé sur rue. La devanture en RDC reste à faire et le projet proposé, classique, améliorera l’aspect de l ‘ensemble. Le reste des modifications (ascenseur, verrière, terrasses) sont intérieures ou extérieures mais non visibles depuis la rue.

Ce réaménagement est sans problème.

 

6e arrondissement

 

43 au 51, boulevard Raspail, 23, rue de Sèvres, 3, place Alphonse Deville (hôtel Lutetia)

PC-075-16-13-V1010. — Pét. : S.A.S. L’HOTEL. — Restructuration des locaux d’un grand hôtel avec création et déplacement de trémies d’ascenseurs et d’escaliers, extension des locaux techniques au 3e niveau de sous-sol, création d’un patio à rez-de-chaussée sur cour, modifications ponctuelles en façade sur courettes, création d’édicules techniques en toiture sur rue, ravalement et remplacement des menuiseries extérieures sur rue et cour, redistribution des locaux et modification des façades à rez-de-chaussée sur rues. — Date d’enregistrement : 07-05-2013.

Historique

La société du grand hôtel de la rive gauche, dans le but de construire dans le 6ème arrondissement de Paris un grand hôtel de voyageurs rivalisant avec les palaces parisiens de la rive droite, acquit les terrains en 1907. L’hôtel Lutetia fut construit par les architectes L.H. Boileau et H. Tauzin, en 3 phases :

- 1907 / 1910 : le corps d’immeuble sur le Bd Raspail et la rue de Sèvres ;

- 1912 / 1914 : le corps d’immeuble à l’angle du Bd Raspail et de la place Alphonse Deville ;

- 1920 / 1930 : le corps d’immeuble en fond de cour (anciennement le 21 rue de Sèvres).

Il a conservé, dans une certaine mesure, sa décoration de style art-Déco.

A partir des années 30, il fut un haut lieu de la culture parisienne et accueillit Picasso, Matisse, Cocteau, Gide. Durant la guerre de 1940, il devint le siège du service de renseignements allemands de la Wehrmacht. A la libération, un centre de soins et de transit pour les déportés revenant des camps de concentration y sera hébergé.

L’hôtel fut l’objet de travaux pour lui faire retrouver son statut d’établissement de luxe de la rive gauche durant les trois derniers quarts du XXème siècle, avec une grande réhabilitation en 1980.

Projet

D’une façon générale, les interventions sur les façades extérieures sur rues et sur cours ont la volonté de respecter le plus possible les façades existantes, de se rapprocher au plus près du projet d’origine et/ou de restituer des éléments disparus avec le temps.

Sur l’ensemble du bâti, les menuiseries en PVC seront remplacées par des menuiseries en bois identiques à celles d’origine alors que des menuiseries métalliques seront restituées dans leur disposition d’origine au RDC. Au 6ème étage, les grandes baies semi-circulaires seront à nouveau vitrées complètement. Un ravalement sera finalement réalisé avec restitution des teintes d’origine.

Façades place Deville - bd Raspail

Le tambour existant de l’entrée principale, qui n’est pas d’origine, sera démoli et agrandi pour raison de sécurité et la grande baie vitrée « entourant » le tambour retrouvera son dessin d’origine. L’auvent d’origine, métallique et vitré, sera reconstitué.

Remise en place et à neuf des appliques lumineuses d’origine et restitution des appliques manquantes.

Concernant l’entrée du 51 Bd Raspail, l’ensemble des portes existantes sera supprimé afin de créer une sortie de secours.

La future entrée des salons sera constituée d’une grande porte en verre et métal dont le dessin sera proche de celui d’origine.

Façades rue de Sèvres

La véranda de la brasserie ainsi que l’auvent métallique, sur l’emprise du domaine public, seront démolis pour cause de vétusté. Une nouvelle véranda vitrée sera créée dont l’emprise sera diminuée. Cette véranda sur double hauteur reprendra les grandes lignes de composition des baies du Bd Raspail. Autour de cette véranda, une façade en pierre sera reconstituée avec deux nouveaux accès: 21 et 23 rue de Sèvres. Il sera restitué un oculus au-dessus de la porte 23 rue de Sèvres.

Cour du Midi, cour centrale, cour Sèvres, cour Récamier

Les cours subiront plusieurs démolitions, entre autres des parties les plus basses, pour apporter plus de lumière naturelle aux salons qui les bordent. Une nouvelle cage d’ascenseur totalement vitrée sera créée dans la cour Midi.

Conclusion

On peut raisonnablement penser que ce projet, qui a le souci de revenir, pour certaines parties modifiées, à l’aspect d’origine 1930, tout en aménageant certaines autres aux normes actuelles requises et au confort des touristes, sera de très bon goût pour ce Palace qui veut pouvoir rivaliser avec les autres existant sur Paris. Il semblerait que la partie rue de Sèvres / Bd Raspail aura un caractère moderne de par sa porte d’entrée et la véranda de la brasserie, tandis que l’autre angle aura retrouvé son caractère d’autrefois.

 

7e arrondissement

 

82, rue de Lille

PC-075-107-13-V1013 — Pét. : STE FONCIERE DU ROND POINT. — Restructuration de 3 bâtiments de bureau de R + 1, R + 3 et R + 4 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol, sur rue et cours, avec changement de destination en commerce à rez-de-chaussée et sous-sol côté rue, et en habitations (19 logements créés) côtés rue et cours, démolitions partielles de planchers pour la création d’escaliers, modification des fenêtres de toit et des lucarnes, redistribution intérieure et restitution des cours intérieures avec aménagement paysager. Surface à démolir : 9 m². Surface créée : 8 m². — Date d’enregistrement : 07-05-2013. BMO du 4 juin 2013.

Ce PC fait suite au PC 075-107-12-V-0029, déposé le 29 juin 2012, et qui a été refusé. Il a été traité dans le Sauv’Dernière 245 (septembre 2012).

Les modifications apportées intéressent :

- La toiture des 3 bâtiments qui devait subir une démolition partielle avec implantation de châssis et de lucarnes. Côté Rue, Les tabatières existantes seront supprimées et 5 lucarnes jacobines seront créées avec dépose d’une cheminée; Côté cour, remplacement des tabatières existantes par des fenêtres de toit style parisien.

 - Les démolitions intérieures ne seront que des percements ponctuels de murs porteurs pour passage de portes et création de 2 trémies pour le passage d’escaliers. Au total, 19 logements seront créés au lieu de 17.

- L’ensemble des autres parties de l’immeuble (murs, planchers, plafonds, façades) sera strictement conservé à l’identique. La surface à démolir ne sera que de 9m² au lieu de 462m². 

On ne peut qu’approuver cette seconde version de la réhabilitation, beaucoup plus respectueuse de l’existant. Les intérieurs communs conserveront leur décor.

 

16e arrondissement

 

5, rue Louis Boilly

PC-075-116-13-V1021— Pét. : S.A.R.L. FONCIERE DE RANELAGH. — Réhabilitation d’un bâtiment de 6 étages + combles sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (9 logements créés) avec surélévation partielle de la toiture en vue de la création d’un duplex au 6e étage avec remplacement de toutes les menuiseries, démolition partielle de toiture versant cour et de planchers à certains niveaux pour la création de trémies d’escalier et d’un monte charge. Surface supprimée : 68 m². Surface créée : 68 m². S.T.: 280 m². Hauteur du projet : 27 m. — Date d’enregistrement : 02-05-2013.

Bel immeuble, inchangé depuis les années 1900, comme tous ceux de la très courte rue Boilly dont l’angle est occupé par le musée Marmottant. Il est en parfait état, néanmoins il sera entièrement réhabilité, des caves aux combles, pour mise aux normes, confort et augmentation du volume habitable au niveau toiture.

Le comble sera partiellement surélevé. Les lucarnes sont conservées telles quelles sur rue et cour dans le brisis en ardoise ; seule, la partie en zinc du sommet sera prolongée à partir du faîtage existant en direction de l’arrière, jusqu’aux limites du gabarit PLU.

Les 15 chambres de bonne du 6° seront supprimées pour créer un appartement en duplex avec aménagement des nouveaux combles. L’escalier de service sera supprimé sur toute la hauteur. Les trémies permettront d’installer un ascenseur ainsi qu’un monte-charge.

La disposition actuelle d’un seul appartement par niveau est conservée.

Des isolations phoniques et thermiques se feront par l’intérieur. Remplacement à l’identique de toutes les huisseries bois avec double vitrage. Création d’un local vélo et poussettes.

D’après le dossier, on ne verra ni la surélévation limitée à la partie arrière du toit, ni aucun des nombreux aménagements de confort qui ont eu lieu dans la totalité du volume. La jolie rue Boilly restera intacte.

 

2, route des Tribunes – Reconstruction de l’hippodrome de Longchamp

PC-075-116-13-V-1020 – Pétitionnaire : M. MONZAT Hubert-FRANCE GALOP - Réaménagement du site de l’hippodrome de Longchamp avec reconstruction de la tribune du Jockey Club, réhabilitation de 4 bâtiments, construction de 6 bâtiments et mise en valeur des jardins – SHON démolie : 15 243 m² ; SHON créée : 15 207 m² - Date d’enregistrement : 22/04/2013.

Historique

La création d’un hippodrome à Longchamp est décidée en 1854, dans le cadre de l’aménagement du Bois de Boulogne entrepris par Napoléon III sous la direction du préfet Haussmann assisté de Jean-C. Alphand, G. Davioud et P. Barillet-Deschamps, jardinier-chef de la Ville de Paris. Les premières tribunes sont conçues par A-N. Bailly et G. Davioud. Elles sont composées de trois parties : au centre le pavillon impérial et, de part et d’autre, les tribunes ou loges réservées, prolongées par les tribunes publiques. L’hippodrome est inauguré en 1857.

Ces tribunes sont agrandies en 1863 et seront reconstruites en 1904 par Charles Girault. La « tribune du Pavillon » aura un sort particulier : construite vers 1900, elle constitue un des premiers modèles de tribunes en béton armé. A côté des autres tribunes, presque entièrement reconstruites dans les années 1960, elle constitue le seul rappel subsistant aujourd’hui de la physionomie de l’hippodrome à la Belle Epoque.

En 1926, un nouveau bâtiment est construit le Totalisateur, qui centralise toutes les opérations liées au pari mutuel, de style « anglo-normand ».

En 1982, les tribunes seront reconstruites par Jacques Régnault. Ce sont les actuelles tribunes du Jockey Club.

L’hippodrome est classé au titre de la protection des sites et la zone forestière au PLU. Pas de bâtiment classé ou inscrit (CR de la CVP, séance du 11/07/2013).

Projet

En 2010, un avis favorable au projet de rénovation a été donné, incluant les démolitions des années 1960 confié à l’agence Perrault/France Galop. C’est un projet architectural emblématique capable de s’adapter aux évolutions futures (restauration de quatre bâtiments anciens ayant gardé un caractère authentique, tous situés au sud du site et démolition/reconstruction d’une nouvelle tribune), mais également un projet de paysage mettant en valeur à la fois le patrimoine bâti et le patrimoine végétal, issu du plan de composition d’Alphand.

- Le projet de restauration de la tribune du Pavillon prévoit de rouvrir les baies obturées le long de la galerie médiane et de supprimer les adjonctions de bow-windows côté façade ouest pour retrouver au mieux l’état d’origine

- Le Totalisateur n’a pas subi de modification importante de ses façades (conservation des tableaux d’affichage et du décor anglo-normand). La restauration prévoit des modifications d’ouverture au rez-de-chaussée.

- Le bâtiment administratif fera l’objet d’un simple ravalement et les écuries seront agrandies d’un nouveau module construit à l’identique de l’existant.

Tous les bâtiments situés au nord de ce périmètre et construits durant les années 1960 seront démolis et remplacés par de nouveaux bâtiments (restaurant des pistes, pavillon du manège, pavillon d’honneur, pavillon de Suresnes) reliés par une circulation dénommée « les planches » située à 4,70 m au-dessus du terrain naturel, et par la nouvelle tribune du Jockey Club qui se substitue aux trois tribunes précédentes en proposant une densification (3 niveaux de gradins permettant d’accueillir 9600 visiteurs). Ces démolitions/reconstructions diminueront l’emprise au sol du bâti de 152 m² et permettront une augmentation de sols végétalisables de 44%.

Le projet propose de plus un prisme de verre partiellement suspendu dans le vide, reposant sur le tribune du Jockey Club : le Grand Panorama ». Ce volume abrite un restaurant et des salons et loges. Il offrira une vue panoramique exceptionnelle sur le champ de course et l’environnement paysager de l’ouest parisien (extraits du rapport de la CVP-séance du 17/07/2013).

L’environnement paysager de ce site classé ambitionne de retrouver l’esprit des principes édictés au XIXème siècle par Alphand, en le mettant en résonance avec le projet architectural du Nouveau Longchamp.

Différents axes guident le projet de paysage :

- Conforter le dispositif mis en place par Alphand là où il est affaibli;

- Offrir une plus grande perméabilité visuelle vers la lisière en bordure des lacs ;  

- Permettre des ouvertures visuelles vers les horizons métropolitains depuis la « promenade des planches » ;

- Développer fortement la biodiversité à l’échelle de l’ensemble du site;

- Réduire significativement l’emprise des sols imperméables tout en augmentant les sols de nature végétale. (Extraits du rapport de la Commission des Sites 25/06/2013)

Dans ses vœux, la CVP regrette que les choix faits en matière d’aménagement de l’ensemble ne s’appuient pas sur une réflexion globale cherchant à identifier les enjeux généraux du site en matière de patrimoine, et ce au-delà des bâtiments « historiques » conservés. D’autre part, elle estime que le nouvel aménagement gagnerait à mieux prendre en charge sa relation avec la Seine.

 

18e arrondissement

 

 2, Villa Poissonnière

PC-075-118-13-V0015. — Pét. : Mme AZZI KOHLHEPP Yasmina. — Réaménagement avec surélévation des combles d’un bâtiment de 2 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’habitation (5 logements), création d’une mezzanine au dernier étage, remplacement des menuiseries extérieures et ravalement des façades. Surface construite : 40 m². S.T. : 100 m². — Date d’enregistrement : 10-05-2013.

Passage parisien construit vers 1840, composé de maisons en fond de parcelle, avec des jardins, sur le modèle cottage. Les bâtiments sont de tailles différentes et les toitures mansardées y dominent.

La maison de 2 étages est située à l’entrée de la villa, côté rue de la Goutte d’Or.

L’aspect extérieur de la surélévation propose une réinterprétation contemporaine des codes traditionnels parisiens : lucarnes, couverture en zinc, toiture mansardée. Le ravalement de la façade respectera les matériaux anciens (plâtre gros et chaux), les menuiseries seront en bois à la française, la peinture gris clair, les garde-corps des lucarnes en acier avec motif à l’ancienne.

Le projet est satisfaisant car il respecte le bâtiment existant et l’ambiance de la Villa.

 

10 au 12, rue de Torcy

PC-075-118-13-V0013— Pét. : DPA. — Construction d’une maternelle de 5 étages sur 1 niveau de sous-sol (11 classes) et 2 logements de fonction au 4e étage avec pose de panneaux voltaïques en toiture (88 m²). Surface créée : 2 750 m². — Date d’enregistrement : 02-05-2013.

Ce projet fait suite au permis de démolir du 26/02/2013 de l’emprise municipale existante.

Côté rue (façade Sud) la future construction sera établie à l’alignement de la voie et l’épaisseur du bâtiment s’adaptera aux constructions mitoyennes de 4 et 5 étages. Côté cour (façade Nord),les murs de clôture des parcelles voisines seront maintenus et doublés sur le terrain par un mur de briques blanches ajourées formant un enclos continu permettant d’affaiblir l’impact sonore des jeux des enfants.          

La façade du bâtiment sur rue sera faite en alternance de surfaces vitrées et de surfaces opaques, avec en RDC un muret sous -bassement en maçonnerie de teinte anthracite. Les châssis de type bois-aluminium seront en façade intérieure en bois brut, et en face extérieure en aluminium. Ils seront soit ouvrants avec allèges vitrées fixes et double vitrages isolants, soit des panneaux d’aluminium perforé utilisés en volets ou bien en bardage fixe. Ce dispositif architectural permettra selon les saisons de garantir les protections solaires nécessaires, et de filtrer les vues à volonté.

Les façades Nord seront de même matériaux et finitions que celles sur rue, mais avec des dispositifs différents : niveaux et volumes successifs présentant des toitures terrasses partielles faites de retraits successifs et revêtues de lès en tôle d’aluminium sur plots.

Deux accès : le Principal menant au Hall de l’école par une large porte coulissante en aluminium, le Secondaire réservé aux logements et aux services par un portail métallique en aluminium perforé.

Ce projet est un exemple type des constructions biocliatiques actuelles : il est capable de tirer profit des apports solaires passifs, capable aussi, selon les saisons, de garantir les protections solaires nécessaires et de filtrer les vues à volonté. C’est une expression architecturale modulable au gré des usagers et des variations de l’ensoleillement : sa façade est comme un grand pare-soleil.

A ce titre, un tel projet a sa place dans ce quartier en pleine restructuration.

 

20e arrondissement

 

82, rue de la Mare et 91, rue des Cascades

PC-075-120-13-V-0021 — Pét. : M. Frédéric ALLIOT, S.C.I.MARE-CASCADES. — Arch. : M. Yahia Samir SAHEB, 3, rue de Joinville, 75019 PARIS. — Réhabilitation d’un bâtiment de 4 étages sur 1 niveau de sous-sol à usage d’hôtel de tourisme en habitation (6 logements créés) avec conservation du commerce, remplacement de l’ensemble des menuiseries extérieures, ravalement des façades, réfection de la couverture et démolition partielle de planchers pour la création de liaisons verticales. Surface supprimée : 6 m2. — Date d’enregistrement : 06-05-2013.

L’hôtel est situé au départ des deux rues depuis la place Henri Krasucki. Il a fait l’objet d’un arrêté d’insalubrité dû à l’état délabré des chambres, d’où le changement de destination en six logements, et maintien du bar en RDC.

Notre crainte était liée au passage partiel de l’Aqueduc de Belleville, classé, sur la parcelle du projet. En fait, l’aqueduc est profondément enterré, non visible au niveau du sol de la cave. Les travaux envisagés n’auront aucune incidence sur cet ouvrage car les caves ne sont pas concernées. Une modification mineure est prévue sur les façades, avec remplacement des fenêtres à l’identique, ravalement avec peinturage de couleur blanche, révision d’ensemble de la toiture et réfection partielle à l’identique (zinc naturel ou rouge cendre).

Le style architectural est respecté et préserve l’harmonie du quartier. L’Aqueduc ne subira aucun impact. Ce projet est un exemple réussi de restauration.

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